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Original subtitles

Faites une protection plus grande autour du bloc et de la clinique.

Utilisez des hélicoptères si nécessaire.

- Ils sont tous déjà opérationnels. - Je ne les entends pas.

- Il sont en vol. - Je veux les entendre !

- Demandez au ministre de la Défense. - Oui.

Double protection, j'insiste.

Bonjour.

Alors ?

Son état général est satisfaisant.

A-t-il dit quelque chose ?

Rien.

Un ici.

Un là.

- Qui sait qu'il est vivant est a été libéré ? - Personne.

- Pas même la famille. - Personne ne doit savoir qu'il est ici.

Une chose à la fois.

- Pas même le pape ? - Non, mieux vaut attendre.

Quand pourrons-nous annoncer la nouvelle ? Qui nous l'interdit ?

La prudence.

Je pense que nous devrions d'abord consulter nos amis américains.

Mais comment va-t-il ? Il est lucide, il se rappelle ?

Il est très éprouvé.

Pouvons-nous le voir ?

Mieux vaut le laisser tranquille.

- Juste un moment sans parler. - Il a besoin de se reposer.

"La situation étant ce qu'elle est…

je reconnais que c'est à la générosité des Brigades Rouges

et par la grâce de Dieu…

…d'avoir la vie sauve et d'être libre.

Je leur en suis profondément reconnaissant.

Pour le reste, après ce qui s'est passé,

je ne peux qu'affirmer mon désaccord total

avec le parti démocrate-chrétien.

Je renonce à toutes les charges.

Excluant toute candidature future,

Je démissionne du parti démocrate-chrétien.

On ferme tout ! Aide-moi!

- Éteins la lumière. - Pourquoi ?

Dépêche-toi !

Allez, dépêche toi !

Vite ! Vite ! Vite !

Fascistes, bourgeois, encore quelques mois !

En 1978, dans un monde divisé entre l'Occident et le bloc soviétique, Aldo Moro, président de la Démocratie chrétienne,

tente de former un gouvernement d'unité nationale avec le soutien du parti communiste, pour la première fois dans un pays du Pacte atlantique.

Du chlore pour le clergé, de la dioxine pour le DC !

Du plomb, du plomb, du plomb pour le MSI !

"L'autonomie des classes plutôt que les plans du capitalisme". " Le pouvoir aux travailleurs".

Il n'y a pas de médiation possible ! Il n'y a pas de compromis possible !

Ou notre peuple se sentira trahi

et il nous tournera le dos.

Notre électorat est notre richesse.

Leur croix sur notre symbole, le bouclier des croisés,

cela symbolise notre identité politique.

Que serions-nous sans leur consentement majoritaire ?

Ils nous demandent de diriger le pays,

pas de traiter avec nos ennemis !

La majorité du parti, c'est nous.

Des personnes respectables, messieurs.

Même si une grande partie de la presse radicale de gauche…

…nous traite de criminels.

Nous disons non à un gouvernement d'urgence.

Nous disons non à une coalition gouvernementale

qui compterait également le PCI.

Aucne confiance en un parti communiste

qui a déchaîné la haine et la moquerie contre nous !

D'où vient, selon vous, ce climat de violence ?

Ces fanatiques qui mettent la ville à feu et à sang !?

Ils viennent sous nos fenêtres,

ils ne vont pas aller Via delle Botteghe Oscure !

(Rue des Boutiques obscures: ou se trouve le siège du PCI)

Non, ils n'y vont pas !

Ils n'y vont pas !

Par conséquent, passons par les urnes, pour nous compter…

…pour voir combien nous sommes à crier :

"Jamais, jamais avec les communistes !"

Jamais ! Jamais !

Jamais !

Jamais ! Les communistes doivent attendre encore 50 ans !

Ils doivent prouver qu'ils ne sont pas les vassaux de Moscou !

Bravo.

Amis, amis s'il vous plaît, je cède la parole au président Aldo Moro.

Si nous votons, nous passons en minorité.

Collègues et amis.

Nous sommes confrontés à des questions…

que j'ai parfois qualifiées d'angoissantes.

Voyez-vous, je crois qu'elles le sont parce qu'il y a

il y a quelque chose…

une chose de rouillé dans le mécanisme de la vie publique italienne.

Un autre parti…

menace depuis des années notre suprématie…

…et deux vainqueurs dans une même bataille ne peuvent qu'être cause de problèmes.

Imaginez ce qui se passerait dans notre pays

de passion constante mais aux structures fragiles

si la logique de l'opposition était menée jusqu'au bout.

Nous resterions immobiles,

paralysant en entier le pays.

C'est pourquoi je dis…

qu'il est si nécessaire d'inclure les 33 % d'Italiens

qui ne votent pas pour nous.

Ici, je veux être extrêmement clair…

ceux qui ne sont pas d'accord doivent avoir confiance.

Vous le savez, je respecte et apprécie les positions de tous,

mais je vous le répète : "Restons unis.

Parce que si nous devions nous tromper…

…il vaut mieux se tromper ensemble.

Si nous devions avoir la bonne intuition…

Alors, ce serait merveilleux de l'avoir ensemble,

mais surtout, restons unis.

Parce que c'est l'unité de nous tous…

…qui a fait de nous, ces trente dernières années,

le plus grand parti populaire d'Italie.

Eh bien, les amis…

Nous devons être courageux et confiant.

Et vivre le temps qui nous est donné, car…

c'est aujourd'hui qu'il nous est donné de le vivre.

Aujourd'hui c'est l'heure de la responsabilité.

Je vous remercie.

- Honorable, bonsoir. - Bonsoir.

Salut.

- Merci d'être venu. - Oublie ça.

- Où veux-tu qu'on se mette ? - Je ne sais pas, où tu veux.

Viens.

- Tu veux boire quelque chose ? - Non, merci.

Alors, tu as vu ?

Finalement, la fin du monde n'a pas eu lieu.

Nous avons obtenu la majorité du parti.

Tu le sais, Aldo…

si tu impliques tous les courants en distribuant proportionnellement

les ministères et les sous-secrétariats,

et dans ce domaine tu es un maître, le parti va obéir.

Ce qui me fait peur…

ce sont les Américains.

Les paroles rassurantes ne suffisent pas avec eux.

une autre mentalité…

Ils ne comprennent pas les nuances, pour eux le rouge c'est le rouge.

Donnons juste les faits aux américains.

Montrons que rien ne change.

Andreotti reste président du Conseil,

toi ministre de l'Intérieur.

Merci, ta confiance m'honore.

Non, tu n'as pas à me remercier, tu es excellent.

Et tu bien assez inventifs pour mener à bien cette mission.

Rassure-les.

Après tant d'années, ils n'ont toujours pas compris

que le Parti communiste italien est une force d'ordre comme nous.

Ils ne le comprennent pas.

Tu dois insister.

La goutte creuse la pierre. (Loc lat. "Gutta cavat lapidem")

Comment ça va, avec ta femme ?

Elle ne bouge pas de la maison.

Elle vit comme un fantôme.

Au fond, peut-être que le fantôme, c'est moi.

Elle m'ignore.

Quand je rentre à la maison, elle disparaît.

La politique a un prix mon cher Francesco, le courage.

Nous ne devons jamais oublier que c'est une sorte de mission.

La foi en cette mission peut nous aider à supporter

certaines douleurs personnelles.

N'allez pas par là, ils ont tout brûlé.

Les pompiers sont encore à l'œuvre.

- Président. - Bonsoir, bon travail.

Président, je met la sirène ?

Non, Leonardi, ce n'est pas nécessaire.

Président, voulez-vous que je vous réchauffe quelque chose ?

Non, pas d'inquiétude Leonardi, rentrez chez vous.

- Bonne nuit. - Bonne nuit, à demain.

Il est parti de San Francisco.

Dans le sac uniquement des livres, des journaux et une sucette.

Moravia prétend avoir vu des soucoupes volantes au moins deux fois.

C'est ce qu'il relate dans un article pour L'Espresso.

Une première fois sur l'écran d'un cinéma de Houston, au Texas,

et une seconde fois, en voiture

sur la route entre San Gimignano et Massa Marittima.

Sa deuxième expérience est confirmée par la presse italienne

puisque le lendemain les journaux écrivaient

que la soucoupe volante avait traversé l'Italie

de Brindisi à la Toscane jusqu'à la Ligurie.

Gian Maria Volonté jouera dans le film Le Christ s'est arrêté à Eboli.

Le film sera réalisé en deux versions,

une pour le cinéma et une pour la télévision.

La mise en scène sera assurée par Francesco Rosi.

Papa ?

- Agnese. - Encore éveillé ?

Pourquoi tu ne dors pas encore ?

Je finissais de lire le journal.

- Tu t'es lavé les mains ? - J'y vais.

Alors ? Que va-t-il se passer ?

Bah.

Au moins dans le parti, un accord devrait être trouvé.

J'ai fait un très long discours devant l'assemblée

qui a duré plus d'une heure dix.

J'ai dû convaincre les partisans les plus récalcitrants.

C'est seulement plus tard que j'ai réalisé…

que je n'avais pas prononcé ce mot une seule fois.

- Quel mot ? - "Communisme".

Pas une seule fois je n'ai prononcé le mot "communisme".

Pas par peur personnelle, pour ne pas leur faire peur à eux.

Mais ces boucles d'oreilles…

Euh… Lionello.

Ah mais !

- Elles sont magnifiques. - Il me les a offertes ce soir.

- Alors avec ce Lionello… - Va dormir.

Je ne fais que demander.

Je vais attendre encore un peu, Giovanni n'est pas encore rentré.

Alors bonne nuit.

- Lave-toi bien les mains. - Je viens de les laver.

- Giovanni, bonne nuit. - Bonne nuit papa.

- Tu as pris ta valériane ? - Oui, mais ça ne fait rien.

Prends un Valium.

Je ne veux pas m'y habituer.

Écoute, je pensais à quelque chose.

Si jamais tu as besoin du notaire…

- Non, s'il te plaît, demain. - Non.

- Attends, tu te souviens de ce Brighetti. - Oui.

C'est quelqu'un d'efficace, scrupuleux, de plus très honnête.

Aussi pour le partage, les ventes, mon frère me l'a toujours conseillé.

- Ici, nous sommes ne sommes pas très réaliste. - C'est vrai.

Tous des idéalistes.

C'est bon, je ne parle plus.

- Prier, non ? - Prier va finir par me réveiller pour de bon.

Fais dodo.

Ferme tes yeux.

Bravo.

Maintenant, dormons tous.

- Salut. - Bonjour.

- Président, bonjour. - Bonne journée.

Domenico, bonjour.

- Bonjour. - Bonjour.

Merci.

- Président ! - S'il vous plaît…

Non, je veux juste lui parler..

S'il vous plait, puis-je vous laisser le CV de mon fils ?

- Bien sûr. - Il est doué, mais il ne trouve pas de travail.

Il a étudié dur, il eu son diplôme avec mention très bien. (litt. e 110 lode)

- Madame… - Aidez-nous.

- Oui - Merci.

- Bonne journée. - Pensez à lui.

- Merci. - Je vous en prie.

Toi qui vis et règnes pour toujours et à jamais.

Amen.

La paix du Seigneur soit toujours avec vous.

Et avec votre esprit.

Échangez un signe de paix.

Paix à vous.

Paix.

Paix à vous.

LUTTE ARMÉE CONTRE L'ÉTAT

DU CHLORE POUR LE CLERGÉ

LA GUERRE SANS PEUR

À MORT ANDREOTTI, COSSIGA, FANFANI ET MORO

NOS CAMARADES DE LA LUTTE NE SONT PAS DES CRIMINELS

Tiens, tiens.

Tenez camarades, et diffusez-le.

Faites circuler.

Faites savoir.

Tenez les gars. Passez le mot, camarades.

- Bonjour. - Bonjour, Tritto.

Donnez-m'en un.

Passez le mot, camarades.

Donnez-moi.

Tenez camarades, et diffusez-le. Passez le mot, s'il vous plaît.

- C'est le même air que l'année dernière. - Faites passer…

Nous allons reprendre l'enseignement dans une école privée.

Non, cette année c'est bien pire.

Gardez-le, s'il vous plaît.

- Bonjour. - Bonjour professeur.

- Je vais vous aider. - Merci.

Avant de commencer aujourd'hui, permettez-moi une petite parenthèse.

Je ne sais pas qui de vous a vu, je crois que c'était samedi soir,

la diffusion du feuilleton télévisé "Pinocchio".

Oui.

Je l'ai regardé avec mon petit-fils.

Ça l'a beaucoup amusé, et aussi beaucoup attristé.

Sans doute à cause d'a priori d'universitaire,

quand la scène du procès est arrivée…

- Président ! - …je pensais…

Excusez-moi, qui êtes-vous ?

Vous pouvez soudoyer les révisionnistes du PCI

mais vous ne vous offrirez jamais le prolétariat !

- Vous nêtes pas de ma classe, il me semble. - Quel différence ça fait ?

Une grande. Nous sommes en cours…

Le prolétariat ne sera jamais votre complice.

Président…

Nous tous ne serons jamais vos complices !

Je ne comprends pas ce que cela a à voir avec cela.

Il me semble que votre contestation virulente serait plus légitime

dans un contexte public.

Je ne sais pas, un rassemblement, une tribune politique.

C'est une salle de classe universitaire, ce n'est pas le bon endroit…

Ça l'est. C'est là que se forment et se déforment les consciences.

Ferme-la.

Ferme-la toi.

Vous voyez bien, que vous êtes en minorité.

Comme je respecte les lois et les institutions

auxquelles ce cours est par ailleurs dédié,

je vous demande de ne pas empêcher la majorité des étudiants…

Nous sommes la majorité ici.

- Ce n'est pas vrai. - C'est vrai !

- Maintenant… - Ils se taisent par peur !

Ils n'obéissent que par peur.

Encore une fois, je vous demande gentiment de bien vouloir sortir

pour permettre la poursuite de ce cours.

Très bien, alors restez.

Commençons, peut-être que vous pourriez être intéressé.

- Vous pouvez… - L'appel.

- Nous le ferons plus tard. - Oui.

Si vous voulez vous reporter à l'article 62

en rapport avec les circonstances atténuantes génériques.

- Oui ? - Cossiga, passez-moi le président.

De suite.

Président, le ministre Cossiga veut vous parler.

Merci.

- Dis-moi, Francesco. - Salut Aldo.

Ils ont tué un maréchal des carabiniers à Turin.

C'est tous les jours maintenant.

Soit un homicide, soit un 'jambisme*'.

(*coups de feu visant les jambes de la victime)

Ont-ils déja revendiqué ?

Pas encore, mais c'est soit les Brigades rouges, soit la Prima Linea*, ils sont en rivalité.

(*"La Première ligne", groupe terroriste italien d'extr. gauche)

Je dois te laisser, j'arrive au Vatican.

Je te ferais savoir s'il y a du nouveau.

- Pries pour moi. - Bien sûr.

- Salut. - Salut, Aldo.

Heureux ceux qui sont invités à la table du Seigneur.

Voici l'agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde.

Je ne suis pas digne d'être à votre table

mais dites une parole et je serai sauvé.

Le corps du Christ.

- Le corps du Christ. - Amen.

- Le corps du Christ. - Amen.

Le corps du Christ.

Amen.

- Le corps du Christ. - Amen.

J'ai retrouvé une lettre de toi dans mes archives.

Adressée au cardinal Siri, c'était en 1962.

Tu avais demandé un soutien pour une ouverture vers les socialistes.

Tu y disais que s'ouvrir aux socialistes

était une façon d'isoler le parti communiste.

Maintenant, tu voudrais même que les communistes soient au gouvernement ?

Non, non, non.

Amener, peut-être, les communistes à soutenir ce gouvernement.

Dans la majorité, pas d'attribution directe.

Je suis bien conscient du moment dramatique que nous vivons…

mais je pense à la conscience des catholiques qui sont contre le divorce, contre l'avortement

au moment même où le Parlement s'apprête à voter une loi

qui veut légaliser l'interruption de grossesse.

Je pense à ces consciences

face à un parti qui se définit comme chrétien…

mais…

qui veux s'allier avec ceux qui ont des convictions profondément différentes…

sur des questions fondamentales.

Il y a de quoi être désorienté, Aldo.

C'est précisément pour cette raison, Votre Sainteté,

que je crois qu'il est indispensable, maintenant plus que jamais…

Qu'il est indispensable, alors que nous allons nous rapprocher

de forces aux inspirations différentes,

que notre relation ne se ternisse jamais.

Qu'il soit toujours clair pour le monde extérieur

que nos valeurs restent les valeurs de l'Église.

Alors…

cette lettre au cardinal Siri est une lettre qui date d'il y a 15 ans.

Ça fait déjà 15 ans, c'est vrai.

Certains sont encore en colère, imagine donc aujourd'hui.

Tout ce que je demande, c'est qu'on me donne une chance de convaincre.

Je suis fatigué, Aldo.

Votre Sainteté, vous respirez bien ?

Ça ira.

Père Giano.

Merci, Votre Sainteté.

Que le Seigneur soit avec toi.

Allez, s'il vous plaît, allons-y.

La comparaison avec les mouvements a donné ça.

Les communistes ne voteront jamais cette liste.

Je dis que nous devons changer la liste.

Mettons notre parti dos au mur.

Je suis le secrétaire, tu es le président, Giulio est chef du gouvernement.

Nous pourrions décider.

La véritable inconnue, ce sont les communistes.

La question n'est pas de se demander si un gouvernement comme celui-ci,

composé de ministres qui ont déjà prêté serment…

avec ses sous-secrétaires, peut être accepté par les communistes.

Mais si un gouvernement de vaste renouveau

serait accepté par le reste du monde.

Le gouvernement est ce qu'il est.

Si vous voulez réduire la liste des sous-secrétaires,

ça ne me pose pas de problème.

Seule la liste des sous-secrétaires a changé.

J'en fais partie ?

Ceux qui sont éliminés se rattraperont au prochain tour.

Non, tu n'y es pas..

Je n'y suis plus.

Tu y es.

Tu es au ministère de l'Agriculture.

Je suis chef dans un service de radiologie.

La vie aux champs est une question de santé.

Vous avez fait un massacre.

Au niveau du nombre de sous-secrétaires,

nous devions montrer un signe de discontinuité.

C'est-à-dire ?

Cinq sous-secrétaires aux Affaires étrangères, c'est trop.

Les Affaires étrangères ne sont pas des portefeuilles d'État.

Mon courant a droit à une compensation.

En attendant nous ne sommes pas au marché.

Vous avez divisé par deux le nombre de personnes représentables.

Faisons preuve de modération.

La présence de communistes dans la majorité appelle

un contrôle plus ferme et plus ramifié de l'exécutif.

De trop de ramification on peut mourir, mon ami.

Giulio, la présidence du Conseil en compte déjà cinq.

Vous avez inventé un sous-secrétaire à la question féminines.

Quels problèmes les femmes ont-elles

qui rendent nécessaire un sous-secrétariat à la présidence ?

Si j'amène 100.000 chrétiens que j'ai convaincu un par un

il est juste que ces 100.000 chrétiens

soient proportionnellement représentés !

On nous compte pour rien !

Mais rappelez-vous que ces votes sont nos votes.

Que va dire ma mère ?

Honorable, bonsoir.

Maréchal.

Le président est dans la voiture.

- Merci. - Je vous en prie.

- Oh merci. - Président.

Merci d'être venu.

Voici donc la liste.

Vous avez aussi volé le match dimanche.

Cuccureddu… (joueur puis entraineur)

…il était hors-jeu, c'est évident.

Mon neveu est un fan inconditionnel de la Juventus.

- Tu es romain et tu soutiens la Juve ? - Quel âge a-t-il ?

- Qui l'a manipulé ? - Tu n'as pas honte ?

Rome, Palerme, Bari, les supporters de la Juve sont partout.

Je peux comprendre ta déception, mais…

…tu sais que ce n'est qu'en donnant l'illusion de la continuité que l'on pourra…

…opérer un réel changement.

En tout cas dans ce pays.

Ici, c'est votre vote de confiance qui change tout.

Ce sera la vraie nouveauté, le vrai changement.

Cela pourrait ouvrir la voie

à une vraie participation à un futur gouvernement.

C'est…

seulement la première étape.

Pensez-y.

La direction du parti en décidera.

Bien sûr.

Attends…

Mais de quoi parlent-ils ?

Il n'y a qu'un seul grand drapeau.

Au fond quand j'y pense.

Il me semble qu'ils ont moins de problèmes que nous.

Peut-être sont-ils vraiment la preuve que ce pays est prêt.

En fait, peut-être sont-ils en avance sur nous.

Salut.

- Maréchal. - Bonsoir

Leonardi, s'il vous plaît, pouvez-vous appeler Maria Fida ?

De suite.

Merci.

- Allo ? - Fida.

- Bonjour papa. - Bonjour.

Dis-moi.

Écoute, je voulais te demander…

Est-ce que Luca peut rester avec nous ce soir ?

- Il est déjà resté la nuit dernière ! - Je sais, je sais.

- Tu le pourris… - Oui, oui.

Demain est un jour important et je dors mieux quand il est là.

OK, je passerai le chercher demain matin.

Oui.

- Je vais appeler maman. - D'accord.

- Mais il rentre à la maison demain. - D'accord, je te le promets.

- Promis ? - Salut.

- Salut. - Salut.

Merci Leonardi.

Écoute, Eleonora…

Demain, après le vote de confiance à Montecitorio, nous pourrions aller à Torrita Tiberina.

L'entreprise n'a toujours pas fini les travaux.

Peut-être que s'ils nous voient ils se bougeront.

Oui, mais il pleut toujours.

Allons-y dimanche.

Dimanche, les maçons n'y seront pas.

Écoute, on y pensera demain ?

Viens au lit, viens.

Je vais aller chercher le Président.

- La jaune. - Oh, qu'est-ce qu'on construit ici ?

- Président, bonjour. - Hein ?

- Tu veux venir avec ton grand-père, Luca ? - Je vais chercher les sacoches.

Mais je pourrais entrer ?

Tu es petit, je peux te mettre dans mon sac, personne ne te verra.

Et pour respirer ?

Ah zut !

Si tu sors la tête comme uns toutou, les policiers vont te voir.

Eh bien, on va y réfléchir.

- Bonjour. - Bonjour.

- Salut maman. - Salut.

- Salut Lucas. - Salut.

- Salut, le petit a mangé ? - Oui.

- Salut. - il a même mangé son fruit.

- Merci. - Salut.

Luca !

Chéri, prépare-toi, on doit y aller.

- À plus tard. - Oui, au revoir

Bonjour, Mme Moro. Président.

Qu'est-ce qu'il fait ? Il est fou.

Doucement, ralentis

- Et le fleuriste ? - Il n'est pas là.

Président, baissez-vous ! Couchez-vous, Président !

Allez, viens !

- Allez ! - Allez !

Venez, président.

- Non ! - Vite !

Montez ! Dépêchez-vous, bordel ! Attendez !

Allez, vite !

Magnez-vous.

Aide-moi.

Doucement.

Doucement.

"Je jure d'être fidèle à la République,

d'observer sa Constitution et ses lois

et d'exercer mes fonctions dans l'intérêt suprême de la Nation."

Je le jure.

Voici les sous-secrétaires de la présidence du Conseil.

L'Honorable Piergiorgio Bressani.

Le Sénateur Giovanni Del Rio.

Giulio, c'est terrible.

- Quoi ? - Ils ont kidnappé Moro.

Le Sénateur Vincenzo Senese.

L'Honorable Inès Boffardi.

Ils ont kidnappé Moro !

L'ANARCHIE POUR QUE LA MORT NE NOUS TROUVE PAS VIVANTS ET QUE LA VIE NE NOUS TROUVE PAS MORTS

Les rouges ! Les rouges ! Les Brigades rouges !

Les rouges ! Les rouges ! Les Brigades rouges !

ÉDITION SPÉCIALE

Bonjour, le président de la Démocratie chrétienne Aldo Moro, a été kidnappé ce matin…

Augmente le volume.

…alors qu'il venait de quitter son domicile pour se rendre à Montecitorio

où devait se tenir le débat parlementaire sur le nouveau gouvernement Andreotti.

Moro était escorté par cinq personnes.

Les terroristes auraient ouvert le feu.

Quatre des cinq hommes d'escorte seraient morts.

Moro, quant à lui, a été enlevé.

Jusqu'à présent, il n'y a aucune trace des ravisseurs.

- Le ministre Cossiga s'est rendus sur les lieux... - Votre Sainteté.

Le chef de la police s'est exprimé.

Rome est en état de siège

dans l'espoir que que les ravisseurs ne puisent pas s'enfuir.

Venez.

Moro était l'une des principales cibles des terroristes.

Il était toujours escorté par quatre ou cinq personnes,

mais ce matin, les terroristes ont utilisé la technique utilisée en Allemagne

contre le chef du patronat.

Ils ont tiré sur l'escorte pour la forcer à s'arrêter

- et ont kidnappé Moro. - Mon cilice.

- À 10 heures, devait commencer… - Saint-Père, est-ce bien le moment ?

…le débat sur la confiance dans le nouveau gouvernement.

Lorsque la nouvelle est parvenue à Montecitorio,

il y a eu des réactions de consternation, d'indignation et de protestation.

Nous venons de recevoir des nouvelles Voiçi les premières déclarations.

La ministre Tina Anselmi… Pardon, on m'appelle au téléphone.

- S'il vous plaît, Votre Sainteté. - Nous sommes en liaison avec Montecitorio.

Quelles sont les réactions ?

Le président Ingrao s'exprime.

Je rends la ligne, la connection est mauvaise

Attendez, un instant.

- Un instant, La liaison n'est pas très bonne. - Serrez.

Si vous pouviez envoyer quelqu'un à mon domicile.

J'ai besoin d'une autre veste.

Tenez.

- Ne laissez personne entrer. - J'y vais de suite, Président.

Fascistes, bourgeois, plus que quelques mois !

L'État bourgeois s'effondre mais ne change pas !

Allons-y.

Traduction par D.V.P. 2023

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