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Original subtitles

Feu !

Vive l'Espagne !

Feu !

Toi.

Embrasse la statue, cochon de communiste !

J'embrasse pas une statue !

- Fais-le ! - Non !

- Embrasse-la ! - Non !

- Fais-le ! - Embrasse-la !

Fais-le !

Feu !

BALLADE POUR UN MAUVAIS GARÇON

Allez, du nerf. Ça ne vous tuera pas.

Le diable sera au ciel avant que vous ayez fini.

1, 2, 3, 4.

Pensez-y.

Jésus était toujours fier de son travail.

Pour ce que ça lui a rapporté !

Frotte, 636.

Gauche, droite, gauche, droite…

De la concentration, garçons...

6 Km, ça fait une belle trotte.

Encore une, Excellence. Frères...

Souriez, s'il vous plaît.

Monseigneur.

Beau travail, mon Père.

Remercions Dieu.

Continuez comme ça.

Vous pouvez compter sur moi, monseigneur.

En rang !

Avant, marche !

Qu'est-ce que l'hygiène du corps, 913 ?

La base du soin de l'âme.

Que fait ce pull par terre, alors ?

Ramasse-le et porte-le Ă  la lessive.

Oui, monsieur.

En marchant !

VoilĂ , voilĂ , voilĂ .

- M. Franklin, je suppose ? - Oui.

Oui, donc, entrez...

Un coup de peinture ne ferait pas de mal.

Soyez le bienvenu.

J'espère que vous trouverez ça confortable.

Des toilettes sont au bout du couloir.

Au cas oĂą vous en auriez besoin.

- Quelle partie de l'école est-ce ? - Ce sont les anciennes cellules.

Oui, des prisonniers politiques il y a longtemps.

Mais aujourd'hui inutilisées. Dieu merci.

J'espère vraiment que vous serez heureux ici, M. Franklin.

Moi aussi.

Vous ĂŞtes notre premier professeur laĂŻc.

Le changement est bienvenu.

Je vous laisse vous installer.

- Bonne nuit. - Dieu vous bénisse.

Il y a du thé à la cuisine.

Sois un bon garçon maintenant pour Frère Mac.

Et souviens-toi de ce que je t'ai dit.

Comporte-toi bien,

et tu sortiras vite d'ici.

Patrick Delaney, c'est ça ?

Oui.

Condamné à passer 2 ans 1/2 ici.

Motif : 35 jours d'école buissonnière.

Et tu as volé 5 fois.

- Quel âge as-tu ? - 13 ans et 1/2.

Bon, tu n'es pas un saint.

Fameux palmarès pour un garçon de 13 ans.

Désormais Delaney,

Tu seras le 743.

C'est le numéro qui t'est attribué,

et Ă  toi seul.

Arrête ça.

Bonjour...

Je vous présente notre supérieur.

Père Damian, c'est M. Franklin.

Bonjour M. Franklin.

- Enchanté. - Bienvenu à St-Jude.

Le voilĂ .

- Bonjour. - Bonjour, monsieur.

M. Franklin,

je vous rappelle que votre cours commence à 9 heures précises.

Oui, le Père Damian m'a fait visiter l'école.

Je suppose que vous vouliez débuter dans une École publique.

Ça fait longtemps.

Qu'avez-vous fait en ce sens ?

Voyager.

Ça élargit les horizons.

Je ne l'ai jamais pensé.

Non ?

Je vous donne un bon conseil.

Les créatures à qui vous allez enseigner

- si on peut dire -

ne doivent pas ĂŞtre confondues avec des ĂŞtres humains intelligents.

La seule chose que ces garçons comprennent est la force.

Si vous ne ressentez pas l'usage nécessaire de la force,

ils vous avaleront tout cru.

Merci pour cet avis fraternel.

Merci de m'aider à me débrouiller.

Garçons !

Entrez donc.

Trouvez-vous une place et asseyez-vous.

Commençons par le commencement.

Mon nom est M. Franklin.

Comme vous le savez, c'est mon premier jour Ă  St-Jude

Et ce ne sera pas mon dernier.

Alors, si quelqu'un veut me mettre à l'épreuve,

je suggère de le faire maintenant.

Parfait.

C'est réglé.

Je suis un homme de bien,

mais ne vous faites aucune illusion.

J'ai des yeux dans le dos.

Des questions ?

Quel est ton nom ?

458 Peters, monsieur.

Debout, M. Peters.

Pourquoi quelqu'un comme vous vient dans un tel endroit ?

Qu'en penses-tu ?

Parce qu'il pourrait ne pas avoir trouvé de travail ailleurs.

Assis M. Peters. Avez-vous des questions sérieuses ?

Vous n'avez pas encore répondu à la première.

Je suis ici car je suis professeur. Et je pense que j'en suis un bon.

Maintenant !

Avant de commencer, mettons-nous d'accord.

D'abord vous allez vous appeler par vos noms.

Deuxièmement,

la raison de votre présence ici

ne me concerne pas.

Seul me concerne le fait que dans cette salle,

vous appreniez

quelque chose,

concentrés.

Vous pouvez poser toutes les questions que vous voulez,

j'essaierai d'y répondre.

Si je ne sais pas,

je vous le dirai.

- Est-ce clair ? - Oui, monsieur.

M. Peters,

debout.

Ouvrez votre livre et commencez Ă  lire.

- Qu'y a-t-il de drĂ´le ? - Il ne peut pas lire.

Et pourquoi ça ?

Personne ne lui a appris.

VoilĂ  pourquoi.

Comment t'appelles-tu ?

- Liam Mercier. - Lève-toi.

Tu sais lire ?

Oui.

Et écrire aussi.

Je propose que tu apprennes Ă  Peters.

Pourquoi le ferais-je ?

Bonne question. Assieds-toi et réfléchis-y.

D'autres ne savent ni lire ni écrire ?

Levez la main.

N'ayez pas honte.

On a du pain sur la planche, je vois.

Regarde.

Il manque deux perles.

Défais-le et recommence.

Tu apprendras vite.

N

O

Ok Rogers, Continue.

Continue.

Du calme,

silence, allez.

Continue.

P

Q...

X, Y, Z ?

Stop, stop...

Assis.

D

Downey...

H

I

J

C...

K

K

L

O'Reilly.

Quels livres as-tu lu ?

Volés, pour la plupart.

Tu en as lu que tu n'as pas volés ?

Ouais.

Tu veux dire "oui".

Je l'ai dit.

Où as-tu trouvé ceux-ci ?

Chez un vieux, au-dessus de chez nous.

Ils t'ont appris quelque chose ?

Non.

Rien ?

Quel genre de livres c'est ?

Des âneries.

Je peux te prêter des livres. Tu me diras si c'est des âneries ou pas.

Page 21, Mercier. À voix haute et claire.

"Ne reste pas sur ma tombe Ă  te lamenter."

"Je ne suis pas lĂ . Je ne dors pas."

"Je suis un millier de coups de vent."

"Je suis les reflets de diamant sur la neige."

"Je suis le soleil sur le grain mûr."

"Je suis la douce pluie d'automne."

"Quand tu t'éveilles dans le matin calme,"

"Je suis le prompt édifiant élan"

"d'oiseaux tranquilles volant en cercle."

"Je suis la douce lueur d'étoile à la nuit."

"Ne reste pas sur ma tombe, Ă  pleurer."

"Je ne suis pas lĂ . Je ne suis pas morte."

- Bonjour. - J'ai pensé que ça vous servirait.

- Je n'en aurai plus l'usage. - Merci bien.

C'est le cahier de Liam Mercier.

C'est vraiment un drĂ´le d'oiseau.

Il est au-dessus de la moyenne.

Ses parents vivent encore ?

Il est arrivé ici à dix ans.

Sa mère était morte depuis quelques années.

Son père vit encore mais ne vient jamais.

Que compte-t-il faire en sortant d'ici ?

Connaissant Mercier,

la seule voie qu'il suivra

sera criminelle.

J'espère que non.

Il partira bientĂ´t comme tous les autres.

Rien ne dure éternellement.

Dieu merci !

743.

Tu connais les règles concernant ce mur ?

Non, monsieur.

Laisse-moi te les expliquer.

Je le ferai une seule fois, et ne répéterai pas mes explications.

C'est compris ?

Oui, monsieur.

Ce mur a sa raison d'ĂŞtre.

Il sépare les garçons plus âgés qui sont de ce côté,

des plus jeunes qui sont de l'autre côté.

Il est interdit de le toucher de la main ou du pied.

Il est interdit de s'appuyer dessus.

Et il est interdit d'y griffonner, mĂŞme aux idiots comme toi

qui ne savent rien faire de mieux.

As-tu compris ?

Oui, monsieur.

Laisse-moi t'expliquer la suite.

Des deux côtés du mur,

il y a une ligne rouge.

Cette ligne continue ne peut ĂŞtre franchie par personne.

Si ça arrive, par accident ou exprès,

je ferai personnellement en sorte

que ça ne se reproduise plus.

Ai-je été assez clair ?

Oui, monsieur.

Alors, écarte-toi de mon chemin,

et souviens-toi de ce que j'ai dit.

Galvin.

A

B

C

D

E

F

Downey.

Va jusqu'Ă  la ligne du haut. Ensuite vers le bas.

Puis un trait au milieu. Essaie.

Rends ça !

Mercier !

Debout !

C'est sa faute !

Tu m'as entendu ? Debout.

Rapporte ça au Frère John.

Je vous salue Marie, pleine de grâce. Le seigneur est avec vous.

Vous êtes bénie entre toutes les femmes, et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pêcheurs,

maintenant et Ă  l'heure de notre mort. Amen.

Je vous salue Marie, pleine de grâce. Le seigneur est avec vous.

Vous êtes bénie entre toutes les femmes, et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pêcheurs,

maintenant et Ă  l'heure de notre mort. Amen.

- Tu es proche de 100 ? - Je suis proche, monsieur.

- Très près ? - Presque fini, monsieur.

Alors tu peux y aller.

Que cela te soit une leçon.

Au nom du Père, au nom du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

Mercier !

- Comment tu t'es fait ça ? - À votre avis ?

Je suis tombé dans la cour, monsieur

Je suis le préfet ici, M. Franklin.

Et c'est ma responsabilité de m'assurer que les garçons

comprennent la discipline.

Avez-vous la moindre idée

de ce qu'on ressent d'ĂŞtre battu ainsi.

Il ne s'avisera plus de déranger la classe,

parce qu'il aura ressenti ça.

Il y a de meilleurs moyens de discipliner les garçons.

Vous ĂŞtes professeur ici, M. Franklin.

Et en plus, vous débutez.

Laissez-moi vous dire quelque chose.

Si vous voulez continuer à enseigner dans cet établissement

vous n'aborderez plus cette question.

M

N

O

P

Q

R

S

T

U

V...

Avancez. Par ici.

Avancez, garçons.

Allez.

C'est ça, Delaney. C'est bien.

Je sais ce que tu fais, Downey.

Désolé, Frère Mac.

J'avais leur âge quand j'ai rejoint l'ordre.

Vraiment ?

Ma famille était trop pauvre pour me payer une éducation.

Mon père voulait que nous étudions.

Je suis venu ici 2 ans après mon ordination.

Avant ça, j'étais à Dublin.

Comment avez-vous trouvé Dublin ?

Trop bruyant.

Il n'y a pas assez d'espace.

Comment avez-vous atterri ici ?

C'est ici que je peux le mieux servir Dieu.

C'était ça ou les missions.

Ce n'était vraiment pas une vie pour moi.

Comme vous voyez, mon supérieur était d'accord.

On te voit, Downey.

Qui a fait ce bruit ?

Qui a fait ce bruit dégoûtant ?

C'était toi ?

Je t'ai posé une question, 743.

C'était toi ?

Non.

Il n'y a rien de pire que ça.

Comment osez-vous, M. Franklin ?

Vous avez commis une très,

très grave erreur.

Tout le monde debout ! Debout !

Debout !

- 849, allez, debout !

Lève-toi, 658.

Allez, plus vite.

855, tendus les bras.

Tiens-toi droit, 743. Ou ce sera à tes dépends.

Rappelez-vous.

Vous pourrez remercier M. Franklin

pour ce rassemblement de minuit.

Rompez.

En ordre.

"Je ne céderai pas. Je ne faillirai pas."

"Je mangerai de la dynamite."

"Et un jour, j'exploserai comme un volcan."

Tu parles tout seul, Mercier ?

Vous m'avez habitué à lire à voix haute.

- Je peux l'emprunter ? - Oui

Que fais-tu ici ?

Vous m'avez appelé.

Et la porte était ouverte...

Appelé ?

Oh oui, oui !

Il y a des livres Ă  apporter en classe.

Vous avez fait la guerre d'Espagne ?

Oui.

De quel côté ?

Que sais-tu de la guerre civile espagnole ?

Seulement ce que Frère John dit des communistes.

Il dit qu'ils ont brûlé toutes les églises d'Espagne.

ĂŠtes-vous communiste, M. Franklin ?

C'était une guerre entre

ceux qui auraient dû hériter de la terre depuis longtemps

et ceux qui voulaient les en empĂŞcher.

Tu comprends ce que ça veut dire ?

Oui.

Ce poème parlait de l'Espagne. Qu'en as-tu pensé ?

Ces vers qui expriment ce que je ressens.

"Je ne céderai pas."

"Je ne faillirai pas."

"Je mangerai de la dynamite."

"Et un jour,"

"j'exploserai comme un volcan."

Ça t'inspire quoi ?

Je battrai les salauds qui sont contre moi,

comme vous en Espagne.

Ne te laisse pas emporter, Mercier.

La vie peut ĂŞtre impitoyable.

Ah, oui !

Mercier...

Les livres.

Pourquoi empĂŞcher John de punir Delaney ?

Parfois, il faut se battre pour ses principes.

Ça nous a vachement aidés !

Mercier !

Qu'allez-vous faire ?

Rapporter au Frère John ?

Communiste !

Les communistes vont t'avoir !

Qu'a-t-il dit d'autre ?

Il s'est battu en Espagne.

- Dans les forces communistes. - C'est quoi des communistes ?

Des gens qui ne croient pas en Dieu.

Imaginez Franklin avec un fusil...

Je vais te tuer, John. Je vais te tuer...

M. Franklin a une mauvaise influence sur les garçons.

M. Franklin est un excellent professeur, Frère John.

Il a peut-ĂŞtre du mal Ă  s'habituer

à la manière dont l'école fonctionne.

Je vais en parler avec lui.

Non, il doit partir, mon Père.

- Dans la Bible, il est dit que... - Non.

Je sais ce qu'il y a dans la Bible, mon Père.

C'est mon devoir, envers Dieu,

de protéger ces garçons de la corruption de ce monde.

M. Franklin est un facteur de corruption.

Parce qu'il a mis en question votre autorité,

vous voulez le détruire ?

Parfois, je me demande

par quel miracle cette Église a survécu avec...

Elle a survécu par le pouvoir de Jésus Christ.

Je vous le demande pour la dernière fois.

Allez-vous, ou n'allez-vous pas

renvoyer M. Franklin ?

Merci.

Encore une...

Hey, Preston, souris !

Félicitations !

Tu peux embrasser la mariée !

Rosa, lance le bouquet !

Je vous dérange, M. Franklin ?

Non. Pas du tout, mon Père.

Je vais parler franchement.

Vous vous êtes fait un ennemi en Frère John.

Remettre en question son autorité sur les garçons

était la pire chose à faire.

Il vous a dit pourquoi ?

Ce n'est pas le sujet.

Il est le préfet. Il est en charge de la discipline.

Qu'aurais-je dĂ» faire ?

Rester coi pendant qu'il

frappait un garçon sans défense au visage

Ă  coup de ceinture ?

Il y a d'autres façons d'arranger ces situations.

En les ignorant ?

M. Franklin...

J'essaie depuis des années

d'apporter des changements significatifs Ă  St-Jude.

Ça n'a pas été facile, mais nous faisons des progrès.

Je n'ai pas nommé Frère John comme préfet.

J'aurais préféré Frère Tom,

mais l'évêque a imposé sa volonté.

Je dois l'accepter.

Vous aussi.

On commence avec toi, Peters.

Rien Ă  foutre d'apprendre Ă  lire !

Alors, t'es vraiment stupide.

Qu'est-ce que tu feras, une fois sorti d'ici ?

Je serai sacrément heureux, sûr !

Yeah !

Et si tu veux falsifier un chèque ?

Je sais lire l'argent. Facile.

Reste con, alors.

- Tu sais oĂą il y a vraiment de l'argent ? - Oui je le sais !

Dans les livres, registres et banques.

- Tu peux ramasser des millions. - Qui dit ça ?

Je le dis.

Ça s'appelle de la fraude.

C'est des gens avec des stylos,

en costume-cravate.

Ils ont des comptes en banque partout dans le monde

Alors ?

Alors pour faire ça, il faut au moins savoir lire et écrire.

C'est la base, sinon t'es foutu.

- T'es sûr de ça ? - Certain.

Ok, putain !

Faut qu'je sache.

Yeah !

Répète juste après moi.

C-H-AT... CHAT

Et...

Non, non, continuez.

M

- M - A

Pas d'aide. On ne souffle pas, Downey.

A... A

T

MAT

R

A

T

RAT

Yeah !

LĂ ...

Allez...

Ne me frappez pas...

Bon Garçon, oui...

Oui, bon garçon...

Je t'ai amené quelque chose. Regarde.

Regarde ça.

Croque...

Bon garçon, Delaney !

Tu sais ce qui est le mieux...

Garde ta bouche fermée.

Je peux aller aux toilettes, Frère Mac ?

Je pense que oui.

Je te montre quelque chose.

Quand tu fais un "r",

juste, arrondis-le bien.

Ok ? Essaie...

C'est ça.

Comme vous le savez,

le prochain vendredi est le premier du mois.

Le Père Driscoll qui revient des missions

sera parmi nous pour les confessions.

Que chacun fasse son examen de conscience.

pour faire une bonne confession.

Merci, Frère Whelan.

On reprend le travail.

Et les sales bruits ont commencé.

Il l'a sortie.

Il me l'a fait tenir.

Il la faisait aller et venir dans ma main.

Il est devenu dur.

Alors il m'a mis face contre mur.

Je ne voulais pas faire ça.

Il a baissé mon pantalon.

Et l'a enfoncée en moi.

Ça faisait tellement mal.

J'essayais de hurler.

mais il a mis sa main devant ma bouche,

me disant tout bas que j'étais un bon garçon.

Mais je ne suis plus un bon garçon.

Rien de ce que tu m'as dit ne doit sortir de ce confessionnal.

As-tu Compris ?

Oui, mon Père.

Vous ne l'aurez pas...

Ha !

Yo, mais j'aurai le point.

Oh Ouais !

No !

Ça, c'était vraiment trop fort.

Aucune chance...

Au nom du Père, du Fils,

et du Saint-Esprit. Amen.

Delaney...

Qu'est-ce que je t'avais dit, Delaney ?

Je t'avais dit de garder la bouche fermée !

Ce matin,

l'ambassadeur britannique Ă  Berlin

a adressé au gouvernement allemand

un ultimatum.

prenant effet Ă  son annonce, et lui laissant

jusqu'Ă  11 heures,

pour qu'il se déclare prêt à immédiatement

retirer ses troupes de Pologne,

sinon l'état de guerre

serait proclamé entre nous.

Je dois vous communiquer maintenant

qu'il n'y a eu aucune réponse susceptible de préserver la paix,

et qu'en conséquence,

ce pays

est en guerre avec l'Allemagne.

Vous pouvez imaginer

quel terrible coup c'est pour moi.

Mon combat pour assurer la paix a échoué.

Jusqu'au dernier moment,

Il aurait été très possible de négocier

un pacifique et honorable règlement.

entre l'Allemagne et la Pologne.

Alors, c'est la guerre,

M. Franklin.

Il faut qu'on se tire d'ici !

On est encerclés...

Je vais par ici, toi va par lĂ ...

Allez !

Allez !

On y va !

Il faut partir...

Non, attends ! Attends !

Allons-y ! Vite !

Il faut y aller...

Franklin ! Va !

Vite !

Vite William !

William...

William !

Allez !

Retournez dans vos lits, garçons...

C'est bon, garçons,

retournez au lit.

Allons, au lit. Retournez au lit.

Retournez au lit, garçons...

La pause est finie

Maintenant...

Ă€ cette date, hier,

l'Angleterre a déclaré la guerre à l'Allemagne.

Et maintenant l'Europe est en guerre,

Ă  nouveau.

Nous allons discuter de ce que ça signifie pour nous.

Downey, quel est ton avis ?

La guerre, c'est quand deux pays se disputent.

Et chaque pays envoie son armée à la bataille.

Mercier ?

La guerre, c'est quand des soldats tuent.

Et beaucoup de gens meurent.

Touché juste.

Assieds-toi.

Vous m'avez laissé tomber.

Oui,

en effet.

Et je vous fais mes excuses, mon Père.

J'avais foi en vous.

Je ne suis pas Jésus Christ.

Je n'ai pas les réponses.

Ce que vous avez M. Franklin,

c'est le talent pour enseigner.

Tout ce que j'ai, c'est le don

pour laisser tomber les gens.

Maintenant excusez-moi,

Je vais faire mes bagages.

Nulle nécessité à cela.

Ă€ moins que vous ne vouliez partir.

Voulez-vous nous quitter, M. Franklin ?

Non.

Mon Père, je n'y tiens pas.

Bon.

Il y a du travail.

HolĂ , doucement. Ne courez pas...

Du calme, garçons...

Allez venez. Suivez...

Ne cours pas avec ce râteau, Lynch.

Lynch !

Les mauvais garçons sont nés dans le péché.

Les mauvais garçons sont nés dans le péché.

Les mauvais garçons n'ont que la peau sur les os.

Les mauvais garçons.

D'accord...

Vous voulez vous battre avec eux ?

Les voilĂ  !

Qu'est-ce que vous attendez ?

Les mauvais garçons sont...

Oh, tu n'as que des injures ?

Allez-y, M. Franklin !

Et quoi ?

Foutez le camp, et grandissez un peu !

On nous a demandé de monter une crèche pour Noël.

Le Père Damian pense qu'on peut s'en occuper.

Une idée de ce que nous pourrions faire ?

Monsieur...

Non...

M. Rogers,

il semble que vous ne débordiez pas d’enthousiasme aujourd'hui.

Que nous proposez-vous ?

Si nous avions des moutons ?

Des moutons ?

M. Lynch ?

Seulement Jésus, Marie et Joseph.

Vous, Mercier.

Quelle idée a pu germé dans votre tête de cabochard ?

Monsieur, je vous prie, oui.

Je ne ferais pas juste la crèche.

Je ferais aussi l'extérieur.

Je sais,

on pourrait faire tout ça en bois.

En utilisant du papier de verre,

ça ferait bien les rochers.

On pourrait mettre une lampe derrière une étoile découpée.

On pourrait peindre Bethléem.

Bethléem à l'horizon

et un ciel bleu.

Et on pourrait mettre de la neige sur le tout

et des arbres autour.

VoilĂ  ce que je ferais, M. Franklin.

Merci, M. Delaney.

Des objections ?

Non, monsieur.

C'est donc ce que nous ferons !

Je vous salue Marie, pleine de grâce. Le Seigneur est avec vous...

Pauvre foutu Delaney !

Ouais...

Putain d'envie de te tuer, Rogers !

Ouais...

J'ai pas mouchardé, je jure, j'ai pas mouchardé !

"J'ai pas mouchardé, Je jure, j'ai pas mouchardé."

Tu es un putain d'espion, Rogers !

T'as dit à John que Delaney avait pissé au lit.

Enfoiré !

Je jure, j'ai pas mouchardé...

Laisse-le tranquille... Mercier...

Je jure...

Mercier !

Lâche-le ! Lâche-le !

Je vais te tuer, Rogers !

Te tuer !

Dehors !

- T'es mort, Rogers ! - Ça va ?

C'est bon. Va nettoyer ça.

Merci, monsieur.

Toi...

Dehors !

Bon Dieu, Mercier !

Je croyais que tu avais une cervelle !

Mais tu es aussi épais que ce fichu mur.

Tu te fous de tout, sauf de toi, hein ?

Vous avez fini ?

NON !

Je n'ai pas fini !

Tu comptes sortir d'ici un jour ?

N'as-tu vraiment rien appris !

- Puis-je y aller ? - C'est tout ce que tu sais dire ?

- "Puis-je y aller." - Va te faire foutre !

Et qu'est-ce que tu dis de ça ?

Ça te plaît ?

743.

Tu peux y aller.

Je vous salue Marie, pleine de grâce. Le Seigneur est avec vous...

Veux-tu t'excuser ?

Et vous ?

Chapitre 27, Mercier.

"J'ai passé la porte et j'ai écouté."

"Ils ronflaient,"

"alors je suis passé sur la pointe des pieds,"

"jusque au bas de l'escalier."

"Il n'y avait pas..."

"J'ai passé la porte..."

Oh, arrĂŞte. ArrĂŞte.

Quoi ?

Quoi ?

Assieds-toi.

Je t'ai vu aider Rogers aujourd'hui.

Alors ?

Pourquoi ce revirement ?

J'ai réfléchi à ce que vous m'avez dit.

Comment cela ?

On a tous besoin d'un coup de main.

C'est fini.

Sauve-toi.

Va.

J'envoie le prisonnier suivant ?

Oui.

Prisonnier suivant.

Remerciez votre papa les enfants.

Merci papa.

Merci papa.

J'invite Frère Mac à rester en dehors.

Vous pourrez avoir une discussion personnelle de cette façon.

Une discussion personnelle.

Oui, garçons ?

Oui, monsieur.

C'est bien ici.

Continue. Très bien.

- ...bécile ! - C'est pas comme ça !

Hey, hey. Comment va Milles ?

Bien, monsieur.

Très bien.

Il faut s'entraider pour faire ce travail.

surtout avec cette scie très coupante.

Monsieur.

- O'Reilly. - Monsieur ?

- Es-tu gaucher ? - Oui monsieur.

Alors utilise ta main gauche.

Monsieur.

VoilĂ ...

Garçons, il ne nous reste plus qu'une semaine.

Stupide entêté !

Fiche-moi la paix !

Hé, hé, j'ai dit tout doux !

Désolé monsieur...

Bon...

Plutôt comme ça, Rogers.

- Un petit coup de main. - Merci, Mercier.

Joyeux Noël.

Silencieuse nuit.

Sainte nuit.

Tout est calme,

tout est lumineux,

autour de la vierge lĂ  bas,

la mère et l'enfant.

Saint enfant, si tendre et si doux.

Christ le sauveur est né,

Christ le Sauveur est né.

La crèche est superbe.

- Merci, Mme Keogh. - Joyeux Noël.

Félicitations, M. Franklin.

Je ne m'attendais pas du tout à ça.

Ă€ quoi vous attendiez-vous ?

Je

n'en sais rien !

Les garçons sont très talentueux mon Père.

Tout ce qu'il leur faut, c'est d'être un peu encouragés.

Debout.

En ligne.

Silence.

Magnifique !

Vous savez,

vous devriez leur dire ça.

Je vais le faire.

Je vais le faire en effet.

Félicitations, garçons.

Vous avez bien travaillé.

Très belle crèche !

Je suis

très fier de vous tous !

Joyeux Noël.

Joyeux Noël, Père.

- Mon Père… - Bien.

Oui.

Bien sûr que vous pouvez. Vous avez fait

du bon travail.

Vous savez, merci.

Allez-y, Frère Whelan.

Les garçons qui ont travaillé à la crèche retournent à St-Jude avec moi.

Ils retournent comme ils sont venus.

Ils m'accompagnent, Frère John.

Ils n'iront nulle part

sans ma permission.

J'ai, du Père Supérieur,

la permission.

On y va, garçons.

Garçons !

Plus doucement.

Vous allez réveiller toute la ville

D'accord...

C'est bon...

Allons...

Allez...

Maintenant.

Au lit !

Vous savez que la crèche est exactement comme je l'avais pensé.

Oui.

Je le sais.

Merci pour votre dur labeur.

C'était chouette.

Tu es vite content !

ArrĂŞtez...

Assez...

Vos lits vous attendent.

Oh, monsieur !

Vous allez rater le Père Noël !

- Il est venu ? - Qu'en penses-tu, Mercier ?

Demandez demain.

Je le ferai. Oh, attendez.

Qu'est ce que c'est?

Merci monsieur !

Je crois que ce sont des cadeaux !

Delaney.

- Peters. - Merci monsieur !

- De rien. - Rogers.

Lenny.

Qu'est ce qu'il y a ? Tu ne crois pas au Père Noël ?

Merci monsieur !

Et vous ?

Bien sûr que j'y crois.

Maintenant.

Au lit.

Downey.

Joyeux Noël.

Joyeux Noël, M. Franklin...

Joyeux Noël, monsieur.

Merci, M. Franklin.

De rien, Liam.

POÉSIES CHOISIES

Ă€ Liam Mercier,

de la part de son ami,

William Franklin.

J'ai hâte de voir mon frère.

Ne reste pas trop, Peters.

Gerry...

Joyeux Noël, Sean.

Joyeux Noël, Gerry.

Je voudrais que papa soit lĂ .

C'est honteux,

et une chose dégoûtante

que le comportement d'un garçon

l'abaisse au niveau de le bĂŞte.

Ă€ genoux.

C'est un affront Ă  Dieu,

et un blasphème de l'âme.

Regardez bien ceci.

Et souvenez-vous de ce que vous allez voir.

Ce châtiment n'est que le commencement.

Dans les mains de Dieu Tout-Puissant,

vivent les futurs châtiments.

Et ils seront plus terribles encore

que tout ce que vous pourriez jamais imaginer !

Va prévenir Franklin.

Va !

M. Franklin...

Rogers ?

Raclée dans la cour !

Quoi ?

Frère John frappe Peters et son petit frère dans la cour.

Tournez-vous !

Ne jetez pas un seul coup d’œil !

Que fais-tu 636 ?

Tu ne m'adouciras pas.

Pas de fouet...

Je vais te crucifier, Mercier !

Pas de fouet...

Je vais te crucifier !

Tu m'entends ?

Je vais te crucifier !

Pas de fouet...

ArrĂŞtez !

Le jour de Noël !

Venez...

Ok...

Mon Jésus, je vous aime.

Pardonnez-moi mes péchés.

Mon Seigneur et mon Dieu,

Mon Jésus...

J'espère que tu pries pour ton pardon.

Au premier obstacle, tu nous laisses tomber

moi et l'Église.

Retiens mes mots.

Si jamais

tu me laisses tomber encore,

je te briserai !

Souviens-toi, Frère.

Tes activités avec certains garçons

ne passent pas inaperçues.

Mon Seigneur et mon Dieu,

Jésus,

je crois en votre présence

et je vous adore.

Jésus,

j'espère que vous aurez pitié de moi.

Jésus, je vous aime.

Pardonnez-moi mes péchés.

William !

Rosa !

Ne m'oublie pas...

Je te trouverai !

William, ne m'oublie pas...

- Je te trouverai... - Ne m'oublie pas...

"hors d'eux-mĂŞmes,"

"dé... pendus"

Chut...

"dépassionnés"

Signifiant libéré des émotions.

Bon retour, M. Peters.

Monsieur.

Assieds-toi.

Downey, reprends.

Downey !

Si j'entends la moindre ironie, ça ira mal.

Continue, Downey.

"Ce... Ce..."

"Certains d'entre eux"

"se... se... semblent..."

Delaney...

Ça va ?

Ça va ?

Ça va aller.

Ça ira.

Ça ira maintenant.

"La paisible nuit qui m'entoure coule,"

"transperce de ta prison de fer les portes."

"Libre Ă  travers le monde,"

"ton esprit s'envole."

"Des mains complices"

"se joignent aux tiennes."

"Le vent est notre allié."

"La nuit a laissé ses portes entrouvertes,"

"nous nous retrouvons au-delĂ  de la porte qui barre la Terre,"

"oĂą tous les rebelles sauvages du monde"

"vont."

Delaney, c'est ce que tu vas apprendre.

Merci.

- Peters ? - Monsieur ?

Voilà un ensemble de mots. Tâche d'en saisir le sens.

Oui monsieur.

Je reviens, O'Connor.

Ryan, Je reviens.

- Rogers. - Monsieur.

Un poème de William Butler Yeats.

Je veux que tu l'apprennes par cœur.

- Mercier. - Oui monsieur.

"Macbeth".

Scène 8, Acte 5.

La scène où Macbeth et Macduff se battent.

C'est fait pour toi.

"Je jouis d'une vie enchantée,"

"qui ne doit céder à quiconque né d'une femme."

"prémonition"

"larmoyant", et

"Hélios..."

"Que... Que n'ai-je"

"des cieux..."

"Ce que tu as Ă  dire,"

"dis-le fort, garçon."

"Désespère de ton enchantement"

"et que l’ange que tu as toujours servi..."

"ouvrées de l'or... "

"Freiné..."

"Accordé..."

"prématurément arraché..."

"Consiste... Aiguille..."

"Désespère de ton enchantement" et que l’ange que..."

"prémonition..."

"trans... transperce"

"de ta"

"prison"

"de fer,"

"les portes."

Je pense que je sais, pourtant j'oublie.

Fais-le tourner. Lentement d'abord.

Tu n'en es pas loin.

Je te le dis, Frère Mac.

Les vannes ont été ouvertes.

Et c'est notre devoir de faire

qu'elles soient comme avant, fermées de nouveau.

Déjà renoncé aux études académiques ?

J'aide Frère Tom, monsieur.

Aide ?

Tu en fais beaucoup ces temps-ci, suis-je dans le vrai ?

Suis-je dans le vrai, Mercier ?

Si vous le dites monsieur.

Je le dis.

Aider les autres est certes bel et bon.

Il y a toujours un prix Ă  payer.

Retiens ça.

Bien, bien !

Oui...

"les champions disparurent de leurs postes, "

"à la vitesse de l'éclair,"

- "au point central de la lumière..." - "les deux chevaliers étaient tombés,"

"car la force de l'impact avait fait reculer les chevaux..."

"À travers leurs visières, chacun d'eux..."

"Ă  l'attention des spectateurs. Cette rencontre..."

Attendez-moi, M. Franklin !

Avec ce costume, tu seras la vedette.

Quand est le grand jour ?

Dans moins d'une semaine.

Bordel !

Downey !

Mais qu'est-ce que tu fiches ?

Faut que ça aille...

Fais gaffe ! Je veux pas rentrer à la maison estropié.

Tes parents vont te reconnaître ?

J'ai 8 frères et sœurs.

Y'aura mĂŞme pas une putain de remarque !

Downey !

Désolé, monsieur.

Au revoir, les gars.

- Adieu, Downey. - Au revoir.

Je te vois, Downey. Excusez-moi, monsieur.

Les trompettes retentirent

et les champions disparurent de leurs postes,

C'est quoi, des communistes ? Des gens qui ne croient pas en Dieu.

Vous imaginez Franklin avec un fusil ? Je vais te descendre, John.

C'est quoi, des communistes ? Des gens qui ne croient pas en Dieu.

Je vais te descendre.

Que feras-tu quand tu sortiras d'ici ?

Je ne sais pas.

Tu as déjà envisagé d'enseigner ?

Non !

Non... Liam.

Pourquoi es-tu ici ?

Mon père ne me contrôlait pas.

Du moins, c'est ce qu'il disait.

Quand ma mère est morte,

il nous a juste laissés.

Je détestais l'école. Je n'y allais pas.

J'ai commencé à voler.

Je me suis fait prendre.

Pourquoi ĂŞtes-vous venu ici ?

Je n'ai rien trouvé d'autre comme boulot.

Downey avait raison.

Que ça reste entre nous.

allez, va.

Quoi ?

C'est comment d'ĂŞtre amoureux, M. Franklin ?

Pourquoi me demandes-tu ça ?

Vous croyez que ça m'arrivera un jour ?

Bien sûr que oui. Pourquoi pas ?

Elle est comment ?

Qui ?

La femme que vous aimez.

Celle de la photo, qui était dans le livre.

Je ne suis pas sûr de pouvoir te répondre.

Quand vous êtes arrivé, vous avez dit

que si on vous posait une question,

vous essaieriez d'y répondre.

Elle était formidable.

Mais elle est morte.

Désolé, monsieur.

Au camarade William Franklin.

Avec tout mon amour. Rosa. Espagne 1937.

Fais-moi entendre ça.

"La..."

- "La..." - Bien fort.

"La tr... tran..."

- "La tranqui..." - tranquille

"La tranquille... La tranquille..."

"nuit..."

"qui..."

"coule..."

"autour de moi..."

Très bien.

- perce... - "perce..."

"les... perce les..."

"les…. portes d'acier..."

"de ta prison."

Excuse-moi, Frère.

Mercier, tu as de la visite.

Ils ne te reconnaîtront pas dans ce costume.

Je t'accompagne.

Ce ne sera pas long.

Ned.

Galvin.

Je vous ai à l'œil.

Tout le monde est lĂ  ?

Oh, Mercier a de la visite, monsieur.

Probablement que ce ne sera pas long.

D'accord.

M. Rogers.

On vous écoute.

"Que n'ai-je des cieux les toiles ouvragées,"

"ouvrées de l'or et l'argent du jour,"

"les bleues et les pâles et les sombres toiles"

"de la nuit, la lumière et du demi-jour,

"j'étendrai les toiles sous tes pieds :"

"Mais moi, étant pauvre, ai seulement mes rêves ;"

"J'ai"

"étendu mes to..."

"rĂŞves"

"sous tes pieds ;"

"Marche doucement car tu marches sur mes rĂŞves."

Très bien.

Très bien. Tu en as fait du chemin, Rogers.

Mercier.

J'attendais ce moment depuis quelque temps.

Depuis ton action héroïque dans la cour.

Tu en es sûrement très fier, Mercier.

Tu es un voyou et un casseur.

Mais tu le sais bien, non ?

M. Franklin t'a déjà raconté ce qu'il faisait avant de venir ici ?

Non, monsieur.

Menteur.

Tu sais que c'est un impie de communiste.

Tu pleures, Mercier.

Je te prenais pour un dur.

N'est-ce pas, Frère Mac ?

"Au camarade William Franklin".

Lève-toi.

Relève-le.

Relève-le !

Qui t'a donné ce livre ?

Je l'ai volé.

Menteur !

Qui t'a

donné ce livre ?

Je l'ai volé.

Menteur !

Menteur !

Je ne

tolère pas

les mensonges !

- Authentique ? - Ça veut dire "vrai".

Accordé ?

"Donné".

Conséquence ?

Ce n'est pas moi.

Ce n'est pas moi.

- Ce n'est pas moi. - Quoi ?

Quoi ?

Mercier. Ce n'est pas moi.

OĂą est-il ?

OĂą est-il ?

Il est dans le réfectoire.

Liam.

Mon Dieu.

Liam...

Mon Dieu.

Ramenez-les en classe.

Allez, les garçons. En classe.

Marie, Sainte Mère de Dieu, Immaculée Conception,

bénie sois-tu, Sainte Vierge Marie.

Béni soit Joseph, bénis soient Dieu et ses Anges...

Monseigneur.

Tout est réglé.

Merci d'ĂŞtre venu, monseigneur.

- Je vous en prie, M. Franklin. - Lâchez-moi !

Salopard d'assassin !

- Je vous en prie, M. Franklin. Calmez-vous. - Ça va très bien !

- Ça va très bien. - Dieu vous bénisse.

Dieu vous bénisse. Merci, monsieur.

ArrĂŞtez, M. Franklin.

M. Franklin, ça suffit.

Assez, M. Franklin. Je vous en prie.

ArrĂŞtez, M. Franklin ! Au nom de Dieu.

ArrĂŞtez !

C'est terminé !

M. Franklin...

Frère ?

Frère ?

C'est comment d'ĂŞtre amoureux, M. Franklin ?

Vous croyez que ça m'arrivera un jour ?

Désolé, monsieur.

Liam Mercier a été maltraité et battu.

Toute sa vie.

D'abord par sa propre famille.

Ensuite, par les gens de cette école

auxquels il avait été confié

par l'Église et l'État.

Il y en a certains

ici

qui préféreront raconter

que Liam Mercier est mort de maladie,

ce sont

des menteurs.

Liam Mercier a été

assassiné.

Et c'est

la vérité.

Bien, Frère Whelan.

Lancez le démantèlement.

Bon travail.

Braves garçons.

C'est bien, les enfants.

Fais-le, bordel !

Fais-le !

Vas-y. Fais-le !

Fais-le, Delaney.

C'est pour vous, monsieur.

Mercier aurait voulu que vous l'ayez.

Merci.

Dites juste que vous restez, M. Franklin

Prends bien soin de toi, Patrick.

Le voilĂ .

Il s'en va.

Prenez bien soin de vous.

Venez...

"La paisible nuit qui m'entoure coule,"

"transperce de ta prison de fer les portes."

"Libre Ă  travers le monde, ton esprit s'envole."

"Des mains complices se joignent aux tiennes."

"Le vent est notre allié."

"La nuit a laissé ses portes entrouvertes."

"Nous nous retrouvons au-delĂ  de la porte qui barre la Terre,"

"oĂą tous les rebelles sauvages du monde vont."

William Franklin a continué d'enseigner, jusqu'à ce qu'il rejoigne l'armée alliée.

Il est tombé en Normandie le 6 juin 1944.

Frère John fut envoyé comme missionnaire en Afrique, où il mourut en 1969.

Frère Mac émigra vers une paroisse aux USA, où il vit encore aujourd'hui.

Liam Mercier est enterré au cimetière de St-Jude.

Patrick Delaney purgea sa peine Ă  St-Jude et devint journaliste.

On ignore ce qu'il est advenu de la plupart des autres garçons.

Le système de rééducation scolaire a perduré en Irlande jusqu'en 1984.

Ce film est dédié aux nombreux enfants qui ont souffert pendant leur incarcération

dans les écoles de rééducation irlandaises.

À la mémoire de Raphael Walsh 1931-2002

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