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Bavière, août 1944
Allons-y ! Tous à bord !
- Montez dans le train lieutenant ! - Tout de suite.
Allons-y ! Allons-y ! À bord !
Tous à bord !
Où étais-tu ? Le train part.
Je sais. J'étais avec le docteur.
Clemens, nous allons avoir un bébé.
Lisa.
Papa, tu m'enverras une carte postale ?
Je vais y aller.
Tu promets ?
Je te le promets.
Une promesse est une promesse que vous ne briserez jamais.
Non, je ne la briserai pas.
Dernier appel, Lieutenant ! Tous à bord !
Allons-y ! Tous à bord !
Je reviendrai bientôt.
Je te le promets.
Je serai de retour pour Noël !
AUSSI LOIN QUE MES PAS ME PORTENT
Clemens Forell est accusé de violation aux paragraphes 319 et 320.
La Cour prononce sa sentence.
Le défendeur est coupable
de crimes contre les Partisans.
Vous êtes condamné
à 25 ans de travaux forcés.
La sentence commence aujourd'hui, 13 juillet 1945.
Forell !
C'est votre tour.
Tournez-vous !
Il ne te laissera pas tranquille ! Il ne vous laissera pas tranquille !
Hé, petit ! C'est moi !
Il ne sera plus désolé. Il est mort.
Bonjour, Lisa. J'ai quelque chose pour vous aujourd'hui.
C'est ici... et maintenant je veux un bisou.
Quelle petite fille effrontée !
Mamma !
Lisa.
Une lettre de Clemens ?
C'est de la Croix Rouge :
Nous n'avons aucune trace de
Clemens Forell dans nos fichiers.
Il n'y a pas d'information non plus du tribunal militaire russe.
Ils ne savent rien.
Rien !
Tout va s'arranger... .
Marie. . . mère compatissante.
Veuillez rapporter mon père à la maison.
Papa !
Hé, Danhorn.
Vous étiez au quartier général.
Et vous faisiez des cartes.
Oui, et voilà où ça m'a mené.
Où est le Cap Dejnev ?
Tu ne connais pas grand-chose à la géographie, hein ?
Bien...
D'ici... du nord au sud . .
Les montagnes de l'Oural.
À l'ouest
ce lieu là on peut déjà oublier : l'Europe.
La rivière Irtish. . . derrière nous.
Maintenant, nous devons être ici.
À l'extrémité orientale, la rivière Yenisey.
La Lena...
Vitim. . . petit Olekma.
D'ailleurs, ici tout est petit
Rien de moins que 1 000 km.
Cap Dejnev
Oui, eh bien... C'est très à l'est,
nord-est.
Ça va prendre une éternité pour y arriver.
Nous n'arriverons jamais.
D'abord, ils vont nous faire mourir de faim ou nous allons mourir de froid.
Peut-être qu'on ne mérite pas mieux.
Nous avons fait notre devoir.
Tu étais aux SA.
Et j'en suis fier !
Arrêtez ! Vous êtes devenus fous ?
- C'est votre dernier ordre capitaine ! - Enlevez vos mains de moi !
Quatre bûches chacun. Moins que d'habitude.
Clemens, nous attendons un bébé !
Je serai de retour pour Noël !
J'ai dit quatre, espèce de batard !
Pourquoi mangez-vous les premiers ?
Tout le monde mangera ! Vous comprenez ?
Qu'arrive-t-il à la route principale, capitaine ?
Bientôt, vous n'aurez plus de raison de rire.
Ils nous laisseront mourir.
Ils nous ont séparés, donc nous allons mourir.
Chère maman, priez pour moi. Ne me laissez pas mourir.
Laissez-nous mourir.
Ils vont nous tirer dessus. Ils vont nous tirer dessus.
Fermez-la ! Il n'y a rien à manger !
Allez, mon garçon ! Nous sortirons ensemble !
La dernière lettre de ma mère me donne de la force.
Cachez-vous dans les trous.
Ne les laisse pas te trouver.
Essaye de dormir.
- Qu'est-ce que c'est ? - Je ne sais pas.
Ils viennent ici. Ils vont nous emmener.
Vers où ?
Novembre, quelque part en Sibérie.
Cette lettre n'arrivera jamais.
Elle ne sera jamais envoyée.
Je ne peux même pas écrire.
Je peux difficilement coordonner mes idées sur ce que je veux dire.
J'ai vu cette roue grinçante.
Cette chose terrible qui détruit tout.
Mais j'ai aussi réalisé qu' aucune douleur n'est irrévocable.
Mais garder espoir, oui.
Camp de prisonniers du Cap Dejnev, 1946 Quartier Général.
Il a sauvé la companie. Il a traversé le pays.
Pour cette raison, vous recevrez une médaille.
- Voulez-vous un verre ? - Non, merci.
Vous pourriez servir dans la région occidentale ou même à Leningrad.
Cependant, vous êtes au Cap Dejnev. Pourquoi ça ?
Parce que je sens que c'est mon devoir.
La tentation pour une femme !
Bien...
Vous serez chargé(e) de la sécurité du camp.
J'espère être en mesure d'y arriver.
Merci de votre confiance, Major. Je ferai de mon mieux.
Le campement !
Nous somme arrivés !
Typhus.
Nous ne pouvons pas continuer comme ça.
Nous avons de la pénicilline. Je sais. Des Américains.
Alors donnez-en moi !
Je vous préviens, Dr Stauffer.
Vous serez responsable si une épidémie se déclenche !
Ne me dites pas ce dont je suis responsable !
N'oubliez pas qui est responsable !
Ils sont nécessaires pour examiner les prisonniers.
Nous avons terminé lieutenant.
Ce sont les ordres du commandant. Et je suis ici ici pour m'occuper de tout ce dont vous aurez besoin.
- Êtes-vous le Dr Stauffer ? - Oui mon lieutenant !
Vous accompagnerez le Dr Pachmutova.
Il y a beaucoup de travail à faire.
Il n'y a pas de barrières ! Pas de miradors !
Ils n'en ont pas besoin au nord du cercle arctique.
Où irais-tu ? Il n'y a même pas d'arbres ou de buissons,
pas même un peu d'herbe à manger.
214 ! 215 ! 216 !
Un bateau !
Nous sommes dans le Cap-Oriental. Il doit y avoir un port par ici.
Recommencez !
C'est très fastidieux, Dr Stauffer.
Mais il y a un gros avantage.
De cette façon, nous saurons qui est fort et sain pour travailler.
- Vous n'avez pas besoin de moi pour ça. - Si.
Pour les certificats de décès.
Ma lettre.
Silence !
Que cachez-vous ?
Juste une lettre.
De ma mère.
Enlevez vos vêtements !
Qu'est-ce que tu fais ?
Je donne mon manteau à mon compagnon.
Pourquoi ?
Pour qu'il ne gèle pas.
Puis-je dire quelque chose, Lieutenant ?
Non.
Quel est votre nom ?
Clemens Forell.
Clemens Forell...
Gardez votre manteau. Vous en aurez besoin.
Avance Forell.
Quoi ?
Vas-y, moi je ne peux plus supporter ça. Je n'en peux plus !
Sorte et reste avec Mattern ! Et va prendre l'air frait !
Quoi ? On va dormir ici ?
- Épouillement ? - Épouillement.
Je pense qu'on va devoir enlever tous nos vêtements.
- Ça c'est le miens ! - C'est le miens !
Lâche ça !
Le comité national de l'Allemagne libre.
Toute personne qui adhère au bon côté aura sa chance.
- Forell, c'est ça ? - Clemens Forell.
- Qu'est-ce qu'il y a ? - Papa n'est pas mort.
Non, Lisa. Je suis sûr qu'il ne l'est pas.
Désolé, rien. Je n'ai pas d'informations.
Ça ne veut pas dire qu'il est mort.
Cet automne, il y aura de nouvelles négociations avec les Russes.
Il faudra attendre.
attendre...
Satanée lumière !
Danhorn ! Oh, mon Dieu !
- Prisonnier Forell ! - Il est mort !
Camarade Lieutenant !
L'ingénieur n'est pas là. Et ce type est trop stupide.
es-tu bien traîté ?
Je n'ai pas à me plaindre, mais...
Bien.
Allons-y. Répare cette machine.
Moi ? Comment voulez-vous que je fasse ?
Tu es mécanicien, prisonnier Forell. C'est écrit dans ton dossier.
Tu veux dire qu'il y a une erreur ?
"MS Alaska"
Allume.
Tu parles russe ?
- Ce n'est pas dans ton dossier. - Juste quelques mots.
- Tu as appris les bons. - Oui.
Toujours vivant, le prisonnier Forell ?
- Oui. - Plus fort !
Oui Lieutenant Kamenev !
C'est mieux ! Où allais-tu ? En Alaska ?
L'Union des Républiques Soviétiques
a un accord avec les États-Unis d'Amérique.
Même si tu réussis à t'échapper, ils te renverraient.
Lève-toi !
C'est bien.
Tu ne quitteras jamais cet endroit.
Tu seras enterré ici.
Comme nous tous.
En avant.
Tes compagnons t'attendent.
Allez, Forell ! On attend !
Arrêtez ! Mais arrêtez ! Arrêtez !
Ils t'ont pas raté.
Je ne suis pas surpris.
Ils ont faim.
Rien à manger en cinq jours.
Qui laisserait passer. . . la première chance
qu'il avait pour s'échapper ?
Vous ne sortirez jamais de cette façon.
Il s'en remettra ?
Il est fort.
Emmenez-le à... l'infirmerie.
C'est un ordre.
Il a une très forte fièvre.
J'espère que ce n'est pas le typhus.
Aidez-moi.
Je dois... Je dois écrire une lettre à ma maison.
Elle n'arriverait jamais.
Bonjour ! Bonjour !
- Ici, vous devez manger de la bonne nourriture. - Merci beaucoup. Merci beaucoup.
Cher Papa, je veux t'écrire une lettre,
mais je ne sais pas où te l'envoyer.
Maman dit que tu es en Russie.
Mais la Russie est très grande, et très loin, trop loin...
Je voudrais tellement te revoir.
Vous savez ce que c'est ?
Ce ne sont pas des toiles d'araignée comme Pachmutova le dit.
Il n'y a pas d'araignées ici, seulement du plomb.
- Qu'est-ce que cela signifie ? - Que ça provoque une intoxication.
Les dactylos ont déjà été prévenues de chercher une nouvelle profession.
- Et il n'y a rien que vous puissiez faire ? - Non.
Tout le monde est intoxiqué, tôt ou tard.
Je dois rentrer chez moi.
Ecoutez. . . Forell.
- Vous pouvez le faire. - Mais comment !
Il faut être prêt. Vous avez besoin de bons habits
de chaussures solides, d'une boussole.
Comment allez-vous vous procurer de la nourriture ? et si vous rencontrez d'autres personnes ?
Comment allez-vous faire du feu à 40 degrés en dessous de zéro ?
- Je sais que c'est possible. - Fermez-là !
Vous ne savez rien.
Si vous pouveiz atteindre la Lena en un an,
vous pourriez mettre à genoux et remercier Dieu.
la Lena est au milieu de la Sibérie.
Oui.
Je peux vous aider.
- Reuter ? - Apte au travail.
Baier ?
Apte au travail.
Klugmann ?
J'ai tout nettoyé. Vous voyez ?
Tout est propre. Les araignées n'ont aucune chance ici.
Apte au travail.
pourquoi tu t'es levé...
Fièvre.
Pénicilline.
- Il est apte à travailler. - Non.
- Moi je pense que oui ! - Cet homme a de la fièvre !
Vous ne décidez pas, Dr Stauffer.
Ici, je suis responsable.
Je suis responsable de qui est apte et qui ne l'est pas.
Apte au travail.
Vennez me voir ce soir.
- Vous avez été vu ? - Non. c'est bon.
Vennez ici.
Danhorn a dessiné cette carte quand il était encore en vie.
Bien sûr, ça peut ne pas être très précis.
Une rivière comme celle-ci peut changer son cours.
Les rivières gèlent en hiver, mais sont comme des océans en été.
Vous pourrez avoir à attendre l'hiver suivant pour les traverser. . .
Entrez là-dedans !
Vous avez besoin de moi Lieutenant ?
Vous avez travaillé dur Dr Stauffer.
- Pourquoi ne pas... prendre un verre ? - Merci Dr Stauffer.
Merci monsieur. J'en avais besoin.
Où avez-vous trouvé ça ?
Approuvé par le quartier général des commandants.
C'est pour couper les tissus, pour les os brisés.
Nous manquons de tout.
Ne continuez pas à travailler ce soir.
- Éteingnez la lumière. - Oui.
- Bonne nuit. - Bonne nuit.
On a eu de la chance. On n'a plus le temps. Je ne peux pas tout vous dire.
Viennez ici. Mon pull.
Mes bottes.
Portez tout pendant la journée. Enlèvez certaines choses pendant la nuit
et couvrez-vous bien avec. Viennez, commençons.
- Vous devez me montrer comment... - Vous voulez vous enfuir ? Oui ou non ?
- Bien sûr que oui ! - Mais il faut que ce soit aujourd'hui et maintenant !
Si vous ne le faites pas ce soir, vous retournerez dans la mine et plus jamais n'en sortirez !
J'ai caché des provisions sur la colline où le train passe.
Pain sec et beurre, et deux kilos de tabac.
Ne les fumez pas. vous en aurez besoin pour commercer.
Une petite cuisine, une boussole. Et aussi des raquettes à neige.
Où avez-vous trouvé tout ça ?
C'était pour mon évasion.
Ici.
Portez-le sous vos vêtements. À hauteur du ventre.
Il est chargé. Huit balles.
Ils vous tueront immédiatement s'ils les trouvent.
Pourquoi ne vous êtes-vous pas échappé ?
Seul vous risquez de perdre la boule.
Parlez-vous à vous-même. Parlez même avec les arbres.
Prennez aussi ceci avec vous.
J'ai inscrit mon adresse dessus.
Ma femme à Magdebourg.
Dites-lui que j'avais préparé tout pour ma fuite.
Oui, pourquoi je ne me suis pas échappé ?
Il y a deux mois, J'ai arrêté de me donner de faux espoirs.
Cancer....
Je ne demande qu'une chose, Forell. Si vous y arrivez,
aller voir ma femme.
Dites-lui que je vous ai envoyé et
que je suis mort durant l'hiver 1950.
Février.
Décrivez-lui ma tombe.
Dites...
Dites-lui qu'il y a une croix sur ma tombe.
Non, attendez.
C'est mieux de dire que c'était en mai.
Elle imaginera avec des fleurs. Cela fera plus printemps.
Promettez-le moi ?
Oui, d'accord. . . n'oubliez pas la carte.
Prennez le couteau avec vous. Je n'en ai plus besoin.
Vous aurez une longueur d'avance jusqu'à demain matin. Ce n'est pas grand-chose.
Ils vont vous chercher dans l'ouest.
allez au nord vers la mer et longez la côte.
C'est plus sûr !
Allez, s'il te plaît.
Je te le demande.
- Excusez-moi. - Je te le demande. Attend.
Laissez s'il vous plaît. Je vais m'en occuper.
Tu vois, comment font les Allemands.
Il va s'occuper de lui.
Il est fier de travailler.
Et nous pouvons tous les deux. . .
Je vous préviens.
Je vous préviens ! Si vous n'arrêtez pas de flirter avec les Allemands,
- surtout avec ce Forell... . - Quoi ?
Quoi ? Peut-être que vous avez déjà fait quelque chose !
Stauffer ! Levez-vous quand je vous parle !
Lève-toi !
Lève-toi, batard !
Retournez au travail !
Seulement si mes hommes ont quelque chose de décent à manger. Sinon, nous ne travaillerons pas.
Vous savez de qui c'est la faute.
Vous nous blâmez aussi. Ce n'est pas juste.
Vous parlez d'injustice !
Oui.
Vous pouvez tous nous tuer,
mais nous ne frapperons plus jamais un de nos camarade.
Lieutenant, le rapport de la patrouille.
Qu'avez-vous à signaler ?
Nous avons cherchez à l'ouest à travers les plaines.
Jusqu'aux montagnes.
Il ne peut pas être allé si loin.
Nous avons cherché pendant cinq jours. Nous sommes complètement épuisés.
Nous pensons qu'il est enterré dans la neige.
J'attends que vous exécutiez les ordres !
Vous avez échoué ! Rompez !
Vous avez perdu le contrôle du camp.
Vous n'avez pas fait votre devoir.
L'un d'eux s'est échappé.
Vous avez tiré sur un autre.
C'est un sabotage.
C'était une révolte.
Ok, supposons c'est vrai.
Et que Forell est mort de froid.
Inscrivez-le dans votre rapport.
Non. . . il n'est pas mort.
Notre Père... qui êtes aux Cieux. . .
Donnez-nous aujourd'hui notre pain de chaque jour. . .
Mon pain. . .
Donnez-le-moi tout de suite !
Excusez-moi, mais j'ai besoin de ta graisse.
Je dois rentrer à la maison.
997, 998, 999. . .
3.000
001, 002, 003, 004. . .
Tu... tu es un arbre ! Un arbre !
Tue es un arbre !
Je vais y arriver !
Je vais y arriver.
Toutes les stations ont été informées ?
Oui, dans un rayon de 500 kilomètres.
Augmentez le rayon d'action.
En deux mois il ne peut pas être allé plus loin que 500 km.
Jetez vos armes !
Très bien, très bien.
Nous ne te voulons aucun mal.
On aurait pu te tuer avant.
Mais nous sommes des chasseurs et des chercheurs d'or.
En été, on cherche de l'or.
Et en hiver, nous chassons.
Nous avons vu le feu.
Et nous avons pensé que nous devrions jeter un coup d'oeil.
Tu es allemand non ? Et tu t'es enfui ?
Ce sera bientôt l'aube.
Une tempête de neige arrive.
Tu devrais chercher un endroit sûr.
Nous en connaissons un. Allons-y. Allons-y.
Je n'ai pas besoin de vous. Allez-vous en.
Partez !
Comme tu veux. Allons-y !
Anastas !
Pourquoi tu traînes ?
Tu ne nous fais toujours pas confiance ?
Je m'appelle Semyon. Et toi ?
Pjotr.
Bien sûr. Ne fais confiance à personne.
Et ne dis jamais ton vrai nom.
Viens avec nous.
Tu n'y arriveras jamais tout seul en Sibérie.
Le printemps arrive, Lisa. Je suis sur le chemin du retour.
Devrais-je remercier Dieu...
ou mes compagnons sibériens ?
Ce n'est qu'une petite partie de la route que j'ai devant moi.
Semyon a dit que ce qui me restait était 10 000 fois plus long
et puis il a ri.
Semyon est toujours en train de rire.
Quand atteindrons-nous les montagnes Kalym ?
Dans deux jours, peut-être trois.
Mais la rivière coule vers le nord.
Non, 500 kilomètres à l'ouest.
Ramène-moi à la maison, Anastas... Sur ce radeau.
Nous traversons le Caucase !
Tu y arriveras. Si quelqu'un peut le faire, c'est bien lui.
C'est possible.
Mais tu ne devrais pas partir.
Regarde autour de toi. C'est magnifique.
C'est la Sibérie !
Fertile et belle.
Tu peux être très heureux ici.
C'est vrai, Pjotr.
Prends la rame.
Maintenant, tu montres que tu as appris.
À gauche !
Anastas ! En avant !
Anastas allait me laisser me noyer.
Merci, Petja.
Viens, Pjotr. Viens.
Ces feuilles sont comestibles. Je t'enseignerai tout.
Pourquoi m'emmenez-vous avec vous ?
On a fui les mines d'or.
Anastas pensait que tu pouvais nous dénoncer.
Tôt ou tard, tu serais pris.
- Mais maintenant, tu es l'un des nôtres. - Non !
Non, je ne me suis pas noyé !
Qu'est-ce que je pouvais faire ? Abandonner le radeau avec toutes nos provisions ?
- Où est mon sac ? - Il est parti. Il a coulé.
Tout est là-dedans !
Qu'est-il arrivé à mes affaires ?
Je pensais qu'il pourrait y avoir un peu de sel.
Nous n'avons pas eu de sel depuis longtemps.
Et pourquoi en avez-vous besoin ?
Il y a des villes et des rues dont tu n'as jamais entendu parler auparavant.
Les rivières sont redirigées.
Partout, ils construisent, er collectivisent.
C'est ainsi l'Union soviétique aujourd'hui.
Pas de sel alors ?
Je n'avais pas vérifié... Eh mais !
Quel idiot je suis !
Du sel !
de la Vodka !
de la Vodka !
Quelle chance, Petrouchka ! Vodka !
Tu as de la chance, Petrouchka !
Pourquoi l'as-tu tué ?
Pourquoi, à ton avis ?
Nous devons l'enterrer.
Les loups s'occuperont de lui.
Il voulait voler mon or.
Écoutez, Petja. Prends tes affaires et allons-y.
On se débrouillera sans lui. Allons-y.
Je rentre à la maison, pas à pas.
Même si je dois faire des détours.
C'est ce que j'ai appris : La route du sud ou de l'ouest
va parfois au au nord, parfois à l'est.
Je n'en peux plus. Je ne peux pas continuer.
On va y arriver, Semyon.
Nous devons continuer. Donnes-moi ton sac. Je vais le porter.
Merci, c'est très gentil de ta part.
Mais il y a assez d'or que pour un seul !
Pour un !
Lisa.
Ce n'était qu'un rêve. Seulement un rêve.
Calme-toi, chérie.
J'ai soif.
- Je vais chercher de l'eau. - Ok.
"ok" ! Tu parles comme un Yankee...
- Tu as encore rêvé de papa. - Oui.
moi c'est Kolka !
Et lui c'est Alyoshka !
Prisonnier de guerre.
Tu as parlé dans ton sommeil.
Voici Irina.
Son grand-père t'a guéri.
Elle, elle peut guérir n'importe qui qui tombe malade.
Mais elle n'a pas pu guérir son mari.
Les ours l'ont dépecé.
Ma femme.
Mon fils.
Je dois y aller.
Pour pas mal de temps, avec les chiens.
Mais n'ai pas peur.
Ici, personne ne te fera de mal.
Mais tu dois manger et boire,
pour reprendre des forces.
- Tu as compris ? - Oui...
Clemens.
C'est tout ce que nous savons de lui.
Les clés.
Il voulait acheter un passeport avec l'or qu'il a volé.
- Imagine, camarade Kamenev. - Il ne m'intéresse pas.
Je veux l'autre homme dont vous parlez dans le rapport, un Allemand.
- Il as parlé d'un Allemand ? - Oui, monsieur, camarade Kamenev.
Interrogez-le sur l'Allemand.
Attention ! La Sécurité d'Etat demande l'aide des habitants de Yakutsk.
Nous recherchons un espion allemand dont le nom est Pjotr.
Son vrai nom est Clemens Forell.
Forell, j'ai un fils !
C'est mon fils ! Oh, mon vieux ! Quel grand garçon !
Regarde comme il est grand !
Ça va être un géant !
Tu as un fils ?
Je ne sais pas.
- Je l'espère. - Je vais le découvrir.
Je suis sûr que oui.
Ils te recherchent.
C'est très dangereux pour toi.
Je dois m'en aller.
Aljoshka t'emmènera dans les grands bois.
Et puis. . .
tu seras seul.
Merci pour tout.
Argish !
Occupes-toi de lui et il ira avec toi.
C'est un bon chasseur et un bon petit un os est tout ce dont il a besoin.
- Bien. . . bonne chance. - Merci.
C'est du cèdre.
Il te protégera.
L'esprit du chaman sera avec toi.
Rentres chez toi... et oublies mon nom.
Maintenant, vas-y ! vas-y !
Argish, va avec lui et protège-le.
Été 1951
Hé ! Ne bouge pas !
Viens ici ! Allez viens !
- Quel est ton nom ? - Réponds au camarade inspecteur !
Pjotr Ivanovich. Je suis de la Baltique.
Mes huit années de travail forcé sont terminées.
Je dois faire un rapport au commandant du rayon de la MWD à...
Tchita. Ici.
Ici. Tchita.
As-tu des papiers ?
Non, je n'en ai pas.
- Mais. . . - tu n'as pas de papiers ? - si...
Mais ils sont en cours d'envoi.
Je n'aurais pas pu m'échapper.
Avec une des papiers.
Je sais tout sur vous, les cochons allemands.
As-tu une idée de la distance à parcourir jusqu'à Tchita?
C'est loin. Très loin.
800 kilomètres.
- Saleté de chien ! - Il a faim.
On ne trouve pas grand-chose à manger dans la forêt.
Sort et demande de la nourriture.
Merci, camarade inspecteur.
Nous devons le signaler.
Oui, mais d'abord nous devons organiser le transport.
Tu as de la chance !
Il y a un train de marchandises qui va à Tchita.
Tu t'occuperas des freins.
Assure-toi qu'aucun clochard ne monte.
Vérifie les chaînes.
- Tu as compris ? - Oui.
Allons-y !
- Au revoir ! - Bonne chance !
Attention !
Camarade Lieutenant, le détachement est prête pour entrer en action !
Commandant... . Lieutenant Zykov.
- Combien d'hommes ? - Quinze.
- Boutonnez votre manteau. - Désolé.
Hé, viens. On est arrivés.
On doit partir !
Il n'est pas là !
À l'avant du train !
Silence !
Presque à temps, prisonnier Forell.
Argish ! Arrête !
Il prend de la terre, il moule l'argile et la fait cuire.
Dépêchez-vous, allez, les artisans, la cloche doit être terminée aujourd'hui.
Il prend de la terre, il moule l'argile et la fait cuire.
Hâtez-vous, allez, artisans, la cloche doit être terminée aujourd'hui.
Apprenez tout ce que vous pouvez.
Continuez à apprendre.
La chanson de la nuit du marcheur.
La brise apporte le silence sur la colline. Les arbres sont pressés par le vent.
La pie qui dort sur la branche. Attendez et voyez.
Nous trouverons bientôt le repos.
C'était très beau, Elisabeth.
Va à ta place.
Qui d'autre a mémorisé un poème ?
Rudolf.
Asie centrale, août 1952
Seigneur, pardonnez mes péchés...
Pardonnez-moi.
Les miracles ne s'arrêtent pas !
Un Allemand demande le pardon.
C'est évident.
Il y a beaucoup d'indigents par ici,
mais je n'en ai jamais vu un qui était allemand.
Si vous me pardonnez l'expression,
il a une odeur très forte.
Vous pouvez prendre un bain dans ma maison.
Je veux vous aider.
C'est loin ?
Vous ne pouvez pas marcher ?
Il est préférable d'emprunter les rues secondaires.
Quartier général de la police soviétique
Entrez.
Mes frères...
Nous venons de Pologne.
Je suis allé en Union soviétique et eux à Gdansk.
Un de nos oncles y vit.
Je l'ai brûlé
quand j'ai reçu la nouvelle que... que lui aussi...
Prennez du sucre.
Avez-vous été dans un camp de concentration ?
Pourquoi avez-vous brûlé la photo de vos frères ?
Je suis désolé.
Je suis désolé.
C'est facile à dire.
Et maintenant, qu'allons-nous faire de vous ?
Vous avez besoin d'un passeport.
- Un passeport ? - Sinon, vous ne pourrez pas passer la frontière.
Avez-vous un faux nom que vous avez choisi pour vous-même ?
- Pjotr. - Pjotr.
Pjotr Ivanovich Ulyanov.
C'est aussi courant ici que Hans Peter Müller en Allemagne.
Pourquoi faire ça pour moi ?
Vous voulez savoir pourquoi un juif aide un allemand ?
Même si vous les Allemands, avez tué mes frères.
Tout le monde ne savait pas ce qui était en train de se produire.
Bien sûr
Vous auriez dû vous battre pour sauver au moins les femmes et les enfants.
Vous auriez dû tuer vos commandants.
Mais vous ne saviez rien.
Ils ont gardé le secret.
Vous ne faisiez que votre devoir.
Moi aussi je fais mon devoir.
Je vais vous préparer un bain.
Je me sens un peu bizarre.
Au moins la coupe de cheveux est meilleure.
Attendez ici.
Cela peut prendre quelques heures.
Quand je partirai, j'éteindrai les lumières.
Restez dans l'obscurité.
- Essayez de dormir. - entendu.
Suspicieux ?
J'ai appris à être prudent.
Vous devez apprendre à faire confiance aux gens à nouveau.
Votre passeport et le billet pour le voyage.
Le voyage ne coûte rien.
Une réalisation soviétique.
Maintenant, écoutez, Pjotr Ivanovich Ulyanov.
Vous devez passer pour un letton. Cela expliquera votre accent.
Mémorisez ces informations.
Vous devez vous dépêcher.
Le point de rencontre est au bout de la rue.
Pourquoi faites-vous tout ça pour moi ?
Vous avez mauvaise conscience
Parce que vous n'avez rien fait de tel pour un juif ?
Ça vous devrez le clarifier en vous-même.
Maintenant, allez-y. Avec un peu de chance, vous allez y arriver.
Merci.
Que se passe-t-il ?
J'ai entendu parler de votre hospitalité.
Je peux entrer ?
Papa, tu m'enverras une carte postale ?
Cette carte postale d'ici, s'il vous plaît.
20 copecks.
Nous avons des soupçons sur vous.
Mais aucune preuve.
Mais qui a besoin de preuves !
Vous ne pensez pas que j'aide un Allemand.
Je dois savoir où il se trouve.
Vous comprenez ?
Oui, je l'ai aidé.
Et je le referais.
J'aiderai toute personne qui qui en aura besoin. Vous comprenez ?
Il y a eu un éboullement.
Vous allez devoir faire un détour.
Qui nous écarte de notre chemin.
Qu'est-ce que je peux y faire ?
Est-il possible d'y aller à pieds ?
Oui, mais c'est très loin.
Comment êtes-vous arrivé ici ?
Il y a eu un glissement de terrain dans les montagnes.
Alors j'ai marché.
Vous avez marché ? C'est très loin.
Oui.
Écoutez... Je dois... traverser la frontière aujourd'hui.
Regarder... c'est valable jusqu'au 13 août.
Les Iraniens ne me laisserons pas traverser demain.
Oui, en effet. ils ne vous laisseront pas entrer.
Vous pouvez passer.
Merci.
C'est moi qui ai gagné.
Prison fédérale de Téhéran, Décembre 1952
Nous pensons qu'il s'agit d'un espion russe.
Il sera condamné à mort.
Il affirme que son nom est Clemens Forell et dit
qu'il s'est enfuit de la côte est sibérienne.
Il a dit que ça lui a pris trois ans pour venir jusqu'ici.
C'est tellement incroyable que c'est peut-être vrai.
C'est pourquoi je vous demande votre aide
pour nous aider à l'identifier.
La dernière fois que je l'ai vu, c'était en 1937.
Avant d'être nommé Ministre de l'économie à Ankara.
Voyons s'il s'agit vraiment C'est mon neveu.
Vous avez mon soutien total, M. Baudrexel.
Oncle.
Tu ne me reconnais pas ?
- Vous dites être mon neveu. - C'est moi.
Asseyez-vous.
Si vous êtes Clemens Forell... .
Je voudrais que vous répondiez à quelques questions.
Troupe de montagne du Régiment de Reichenhall.
J'ai donné cette photo à ma mère le jour de son anniversaire en 39.
J'y ai écrit quelque au verso.
A ma chère mère le jour de son anniversaire.
15 juillet 1939...
Clemens.
Chéri, mets ton bonet
Subtitles LOUISIX
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