All language subtitles for Too Much, Too Soon (1958) WAC DVDRip BBM

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (SoranĂ®)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal) Download
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

On est arrivés, Mlle Barrymore.

Mlle Barrymore...

Merci, Carter.

Diana...

Qu'y a-t-il ?

Votre mère sait pour la lettre.

- Comment ? - Cette fouine de McGruder.

Elle l'a trouvée et lui a donnée.

Très bien Christa. Merci de m'avoir prévenue.

Pour conclure, il n'y aura aucune réécriture

sans l'autorisation écrite de Mlle Strange.

Très bien.

Mlle Strange ne corrigera que des épreuves.

Les épreuves ! Vous savez ce que ça coûte ?

C'est réservé à George Bernard Shaw.

C'est M. Shaw qui lui a conseillé de travailler ainsi.

Vous devez réaliser que c'est un privilège de publier

la biographie d'une femme unique.

J'en suis conscient, je vous assure.

Je m'enthousiasme toujours pour les nouveaux livres.

Ce n'est qu'après le chapitre 5 ou 6 que je commence à boire.

Autre chose ?

Mlle Strange est très occupée.

Elle travaille de 9 h du matin Ă  minuit.

Elle peut être appelée après.

Moi aussi, mais seulement par ma femme.

Ce n'est pas sujet Ă  plaisanterie, M. Frank.

Pour un éditeur, tout l'est.

Ne vous inquiétez pas.

Mlle Strange a du talent et je respecte. Tout ira bien.

Au revoir, jeune fille.

Maman...

- Maman... - Je travaille, Diana.

Je dois te parler, maman.

C'est très important.

Au point que tu voulais envoyer ça sans me consulter ?

J'ai essayé de te le dire.

McGruder disait que tu avais trop de travail.

Tu lui as dit de quoi il s'agissait ?

"Cher papa, j'ai lu dans le journal que tu voguais vers la Floride.

"Maman ne le sait pas mais j'ai vu tous tes films.

"Parfois, que, j'ai du mal à croire que tu es mon père.

"J'aimerais te parler comme une fille à son père.

Pourrais-je venir te voir Ă  bord de l'Infanta ?"

Tu es assez âgée pour savoir

que les yacht des hommes ne sont pas pour leurs filles.

Surtout pas celui de Jack Barrymore.

C'est mon père.

Pourquoi refuserait-il de me voir ?

T'a-t-il vue ces 10 dernières années ?

A-t-il pris de tes nouvelles depuis notre divorce ?

Mais tu continues Ă  tout lire sur lui dans les journaux,

comme s'il était un preux chevalier.

Je veux le connaître. C'est pour ça que je lis la presse.

Si tu dois le connaître, connais-le vraiment.

Il boit plus que jamais. Ses escapades gâchent sa carrière.

Il n'a pas fini son dernier film.

C'est pour ça qu'il est à bord de son bateau.

Je ne veux pas m'imposer. Je veux juste lui demander.

Il ne te répondra pas.

S'il ne le fait pas...

je ne parlerai plus jamais de lui.

Très bien, envoie ta lettre.

Découvre tout l'intérêt que possède Jack Barrymore pour sa fille.

Qu'est-ce que dois faire, papa ?

Du calme, chérie. Je suis là.

Ferre-le. Qu'il avale bien l'hameçon.

A mon signal, tu tireras un grand coup.

Très bien.

Je ne peux pas le tenir !

Tu te débrouilles très bien.

Ce n'est rien, chérie.

Je suis désolée.

Il n'y a pas de quoi. Je préfère le steak, au dîner.

Merci. Tiens.

Ce sera tout pour aujourd'hui. On rentre.

Le poisson doit gagner parfois, sinon il devient méfiant.

Tu n'es vraiment pas en colère ?

Qui t'a donné ce genre d'idées ?

Ne me dis rien, je sais.

Ecoute, on va passer une semaine ensemble.

Ne pensons plus Ă  elle. N'en parlons plus.

C'est de toi que je veux parler.

Vraiment, tu t'intéresses à moi ?

Infiniment.

Je vais tout te raconter sans rien oublier.

J'ai fait toutes les pensions de New York.

De Barstow Ă  Ste Marie...

Maman a trouvé que ça allait trop loin.

A 9 ans, je ne savais ni lire ni écrire.

Mais à qui écrire, sinon toi et maman ?

Et vous étiez toujours hors d'atteinte du facteur !

C'en est arrivé au point

que le mot "maman" m'évoquait juste des cartes postales.

Si j'ai aimé l'école c'est grâce à toi.

Quand les autres ont su que John Barrymore était mon père,

elles sont devenues folles.

"Est-ce que les baisers de cinéma sont vrais?"

"Est-ce que les acteurs font semblant ?

Ça dépend s'ils embrassent Jean Harlow ou Rintintin.

J'ai l'honneur d'avoir été mordu par les deux.

Je n'en doute pas...

Même les filles venues de l'étranger savaient tout sur toi.

Tu es mondialement connu.

Tu es mon père, et tu sembles si jeune...

A l'écran.

C'est fou, non ?

Hilarant...

Je rĂŞvais de passer une semaine avec toi.

Je n'aurais jamais cru que maman m'y autoriserait.

Tu n'imagines pas ma joie.

Diana...

Ohé, de l'Infanta !

C'est toi, Jack ?

Qui est-ce ?

Qui ĂŞtes-vous ?

Henning, vieux tombeur. Bill Henning.

Bill !

Je te croyais en Espagne en train d'écrire sur la guerre.

C'était le cas. Mais je n'avais plus d'encre.

- Je te cherche depuis 2 jours. - Pourquoi ?

Tous tes amis sont Ă  bord.

Tout le monde voulait te voir, pour verser une larme avec toi.

Qui ça, tout le monde ?

Jack chéri, c'est Lynn Comment vas-tu ?

Lynn...

J'ai vieilli. Beaucoup vieilli.

Jack, est-ce que tu es riche ?

Non, mais me femmes le sont.

"Jamais roi ne fut plus craint ni aimé que votre Majesté."

Tu te souviens ?

"Hélas, votre excès d'amour à mon égard

"Est une sentence bien lourde pour ces malheureux."

"L'habile artilleur fait pleuvoir ses obus mortels."

As-tu oublié ça ?

"Encore une fois, à la brèche.

"Encore une fois, mes amis.

"Fermons la brèche avec des morts anglais.

"Dans la paix, rien ne sied mieux Ă  un homme...

"Que la modestie et l'humilité.

"Mais quand la guerre résonne à ses oreilles,

"Le voilĂ  qui imite le tigre.

"Son odorat s'affine, il a soif de sang.

"Sa nature heureuse disparaît derrière une rage sans borne.

"Il n'est plus qu'un soudard.

"A tous, il apprend la guerre.

"Jurons.

"Tu es digne de ton sang, je n'en doute pas.

"Aucun de vous, méchants et cruels,

"N'en est pas moins un noble gentilhomme.

"N'écoutez que votre courage et dans cette charge,

"Criez: Dieu, Harry,

"l'Angleterre et St Georges !"

Papa !

Tout va bien?

Bien sûr.

Plonge, l'eau est bonne.

Accrochez-vous, je vais vous remonter.

"Enfin, pauvre Yorick..."

Jack, vieux fou, c'était magnifique.

Et pour la suite ?

Vous avez aimé ? L'été prochain, je joue dans La Féérie des eaux.

Ecoute, vieil idiot...

Tu es bien trop drĂ´le pour broyer du noir tout seul.

Viens donc avec nous !

OĂą ?

A Rio. Ils prolongent le carnaval pour nous.

Viens, Jack.

Il nous manque quelqu'un pour la queue du dragon.

Je suis votre homme.

Chérie, cette semaine a été, merveilleuse.

Reste le temps que tu veux. Crowley est Ă  ton service.

Et dis à ta mère de bien te traiter, ou elle en répondra !

Jack, tu es fou !

Ce sera inutile.

Ce qu'il cherche n'est pas Ă  Rio.

Je l'ai ennuyé.

Pendant que je parlais, je le savais.

Mais je ne pouvais pas m'arrĂŞter.

J'avais tant de choses Ă  lui dire.

Ne vous reprochez rien.

Il avait juste besoin d'amis comme lui.

Il ne voulait pas vous blesser.

Je ne suis pas blessée.

Je suis jalouse.

Jalouse de chacun d'entre eux !

Mlle Michael Strange vous invite à la réception

en l'honneur de sa fille, Diana Barrymore.

le 2 décembre, 23, Sutton Square.

Vous avez merveilleusement joué toute la soirée.

Merci, Diana. C'était la plus belle fête de la saison.

A demain soir ?

Je ne sais pas.

Comment ça? C'est prévu depuis 3 mois.

J'en ai assez des fĂŞtes, Linc.

C'était une idée de maman.

Maintenant que c'est terminé, j'ai payé ma dette à la société.

J'ai faim. A jouer les hôtesses, j'en ai oublié de manger.

Ma mère était la secrétaire de mon père avant de l'épouser.

C'est un secret qui ne m'impressionne pas.

Ce n'est pas un secret. Mais quel plaisir pour lui

de lui montrer et de lui offrir tant de choses nouvelles.

- Tiens. - Merci.

Maman ne connaissait que Staten Island avant la France.

Papa n'oubliera jamais son regard au réveil,

quand elle a découvert tout Paris depuis le balcon.

Pour la 1re fois de sa vie, il était heureux d'être riche.

Tu aimerais que je sois pauvre, c'est ça ?

Pour me conquérir en m'offrant tout?

C'est la chose la plus gentille qu'on m'ait dite.

Si seulement je n'étais pas allée déjà 8 fois à Paris.

Les riches n'ont rien Ă  offrir aux riches.

Ce que je veux ne s'achète pas.

Tu as essayé ?

C'est un monde.

Un monde Ă  part fait de gens passionnants

qui écrivent, peignent, jouent et se moque de tout le reste.

Au moins, tu as compris ça.

Quoi ?

Ils se moquent de tout le reste.

Tu es une grande fille.

Arrête poursuivre ton père et commence à vivre ta vie.

Tu as sans doute raison.

Tu sais comment tu vas entrer dans ce monde Ă  part ?

De la seule façon que je connaisse.

En devenant actrice.

Une minute !

Souhaite-moi bonne chance. C'est mon entrée à Broadway.

Tu n'as pas besoin de chance, tu as travaillé dur.

Plus dur que jamais auparavant.

Un peu de chance ne fera pas de mal Montre-leur, Diana.

Le fidèle et noble Linc.

Chéri, on a encaissé l'argent. Les gens veulent voir la pièce.

Quoi qu'il faille, elle le possède. Ecoutez-les, applaudir.

Ce n'est pas elle qu'ils applaudissent.

C'est son nom.

Attendez...

Ne me regardez pas ainsi. Vous avez vu les répétitions.

Vous imagine le résultat sur scène.

Et alors ? Au moins, elle n'y pensera plus.

Elle pourra m'épouser et oublier la scène.

Ils l'en empĂŞcheront.

Le nom de Barrymore est une aubaine dans ce métier.

Tous les producteurs rĂŞvent de pouvoir capitaliser dessus.

Demain matin, elle aura une douzaine, d'offres.

Une douzaine de chances de se ridiculiser encore plus.

Rien de ce que je dirai ne te fera changer d'avis ?

Je comprends pourquoi tu le souhaiterais.

Je suis actrice. C'est une opportunité pour moi.

Tu as si peu d'expérience...

Je le sais. Je l'ai dit aux gens du studio.

Le cinéma demande moins d'expérience que la scène.

Avec les caméras, on peut faire plusieurs prises.

Tu peux me retarder de 4 mois jusqu'à ma majorité.

Ensuite, je déciderai.

Je signerai l'autorisation.

Mais il y a une chose que tu dois signer avant.

Quoi ?

Une promesse. Ta promesse solennelle

de ne pas vivre avec ton père en Californie.

Tu le hais vraiment, hein ?

Je ne le hais pas le moins du monde.

Je hais ce qu'il s'est infligé.

Si tu l'avais connu avant,

avec le visage d'un prince de la Renaissance.

Le corps plein de talent et de vitalité.

Je hais ce qu'il est devenu.

Mais je ne le hais pas.

Je ne promettrai pas de ne pas le voir,

s'il me contacte.

Je ne te le demande pas.

Par ici !

Que ressentez-vous à l'idée de ce rôle ?

Je suis heureuse. Et flattée.

- Vous avez peur ? - New York vous manque ?

- Que pensez-vous de Hollywood ? - Du bien. J'y suis.

Grimpez, Mlle Barrymore

Parfait.

Vous avez lu le papier de Cora Steele ?

Quel papier ?

Je l'ai ici.

Vous pouvez croiser les jambes ?

Merci beaucoup. Et maintenant le génie des Barrymore...

Vous allez habiter chez votre père ?

Je ne l'ai pas vu depuis des années. J'irai à l'hôtel.

Mlle Barrymore, Cora Steele a écrit ce qui suit:

"Pourvu que Diana Barrymore ne suive pas les traces de son père.

"En 4 ans,

"le plus aimé des acteurs est devenu le plus détestable des ivrognes.

"A ma connaissance, il ne s'est pas tenu droit depuis 6 mois."

C'est un mensonge.

A l'évidence, la cadavérique Mlle Steele

est jalouse de ma... droiture.

C'est son père !

On peut vous prendre ensemble ?

On peut vous citer ?

B. A. R. R. Y.

M. O. R. E.

Bonjour, Diana.

Tu es devenu une femme magnifique, depuis ma fuite Ă  la nage.

Vous ne l'embrassez pas ?

Ça ferait une belle photo.

Ferons-nous plaisir Ă  la presse ?

Si tu ne veux pas, je comprendrai.

Je t'en prie...

Embrasse-moi.

Fantastique !

Bien sûr, des rideaux aux fenêtres feraient toute la différence.

C'est lĂ  que tu dors ?

Quand je dors.

C'est la seule pièce qui soit meublée.

OĂą est le reste ?

Je me suis souvent posé la question.

La réponse est simple: j'aime les belles choses.

Malheureusement, mes créanciers aussi.

Tu es fauché ?

Ratissé.

Mais ne t'inquiète pas.

J'ai peut-ĂŞtre perdu une bataille mais pas la guerre.

Je me mĂŞle de tes affaires,

mais tu pourrais vendre pour trouver mieux.

J'aimerais bien.

Tu connais quelqu'un qui veut acheter la gare centrale ?

Gerhardt, vous avez recommencé.

99 % d'eau, 1 % de vin de sureau.

J'espère que vous avez mieux pour notre invitée.

Je ne prendrai rien.

Alors ?

Vous savez que c'est tout ce qu'il y a ici.

Je ne veux vraiment rien.

Pourquoi ? Rien ne prouve que ce soit héréditaire.

Mais d'autres choses le sont.

Comme ce regard que tu viens de me lancer.

C'est ton oncle Lionel tout craché.

Je détestais cette façon d'entrer en scène.

Mais il l'a toujours fait.

Richard Bill ?

On le croyait devenu inutile, et pas du tout.

Il sert de tirelire.

Quand il nous quittera, je serai riche.

Continuons.

Qu'est ce que c'est ?

C'est l'oncle Sam.

Le percepteur me l'a donné,

comme lot de consolation.

Et il te console ?

Oui. Avec Sam, on se comprend.

Tous les deux, on a volé très haut avant de finir en cage..

Il a l'air bien seul.

Si c'est le cas, c'est de sa faute.

Cette cage abritait des oiseaux venus du monde entier.

Que tes créanciers aimaient aussi ?

Pas exactement.

Mais faute de payer la nourriture,

j'ai dĂ» laisser la situation... entre les serres de Sam.

OĂą allons-nous ?

Je vais te montrer quelque chose de très spécial.

C'est magnifique.

Ça te plaît ? C'est pour toi.

Flambant neuf et non gagé.

Bien sûr, ça me plaît.

C'est la plus belle des chambres.

J'en suis ravi.

Pendant que je parlais, en bas,

je craignais que tu la trouves un peu vieillotte.

Elle est adorable. Adorable.

Mais je ne peux pas.

Je suppose que ta mère t'a parlé de l'histoire ancienne.

Elle t'a dit que j'étais un ivrogne,

la honte de deux continents ?

Tout est vrai, dans le moindre détail.

Mais elle te parlait de son mari.

Et nous parlons de ton père.

Un homme qui ne cherche plus la fontaine de jouvence

et qui ne veut plus qu'aimer sa fille.

Je viens de penser Ă  une chose.

Je n'ai fait que parler depuis ton arrivée.

C'est vrai.

Tu vas t'enfuir ?

Gerhardt !

Oui, M. Barrymore.

Montez les bagages de ma fille.

Bien, monsieur.

Il a toujours été là ?

Toujours.

Qui est-ce ?

Gerhardt ?

C'est mon gardien.

Tu vas faire un film, il est temps que je te conseille.

Mais voilà le gardien de la geôle, avec un petit-déjeuner de roi.

Tu ne devrais pas prendre quelque chose ?

Si...

Si, je devrais. J'espérais que tu n'en parlerais pas.

C'est déjà assez dur de boire ce Vermouth allongé.

Cependant,

pour en revenir à la comédie,

le plus important est d'avoir confiance en soi.

Si tu as un public qui ne rit pas quand il faut,

tu dois à tout prix vérifier si ta jupe ne s'est pas ouverte.

Pour le reste, c'est comme jouer aux cow-boys et aux Indiens.

Tu sais que c'est aux. Pour toi en tout cas.

Oreilles trop grandes.

Je suis coiffeur, M. Snow, pas chirurgien plastique.

Je vous ai demandé d'opérer ?

Elle a des cheveux non ? Cachez ses oreilles.

Ne vous en faites pas.

Leonard est un expert. Un spécialiste des oreilles.

N'est-ce pas ?

Oui, M. Snow.

Je ne pensais pas avoir un problème, Charlie.

Nous le réglerons.

Si le producteur dit de cacher, il faut cacher.

Attaquez-le en diffamation.

Vos oreilles sont magnifiques.

Si j'avais de la cervelle, je m'en irais tout de suite.

Ne vous en voulez pas.

Voyez ce qu'ils m'ont fait.

J'interprète un joueur, un homme à l'air rapace.

Vous débutez ?

Moi aussi. J'arrive de New York.

Vince Bryant. Et vous ?

Diana. Diana Barrymore.

J'ai entendu parler de vous.

Vous ĂŞtes Cendrillon, tout juste descendue de son carrosse.

Qu'entendez-vous par lĂ  ?

Toute ma vie,

j'ai été sincèrement impressionné par votre famille.

Et maintenant c'est vous qui m'impressionnez.

Vous ĂŞtes un menteur.

Coiffée ainsi, je n'impressionnerais qu'un chien de berger.

J'ai entendu parler de vous aussi.

Trois succès à New York.

Le rôle principal dans Crépuscule sur la Nouvelle-Orléans.

On dit que vous finirez vos jours Ă  Hollywood.

J'y resterai au moins 12 semaines.

Si on doit finir nos jours ici, passons-en une partie ensemble.

Puisque nous sommes des touristes de New York,

pourquoi ne viendriez-vous pas visiter avec moi ?

Le soir, après le travail.

Ça me plairait.

Je rĂŞve de savoir si mes pieds rentrent dans ceux de Clara Bow.

Vous montez ?

Je ne devrais pas.

On part pour Frisco Ă  6 h demain matin.

Merci pour cette soirée, et pour toutes les autres.

Depuis que vous avez vu mes oreilles il y a 3 semaines.

Un jour, leur empreinte sera dans le ciment du Mann Chinese.

Faites-moi confiance, j'ai l'œil.

Ou plutĂ´t l'oreille.

Enfin...

Les acteurs ne devraient pas écrire leurs scènes d'amour.

Elles sont terribles.

Celle-ci m'a plu.

Vraiment ?

Ecrivez-moi.

C'est ma sentence de mort ? "On vous écrira."

Dites-moi.

Vous, écrivez-moi.

Souvent.

Papa...

Papa...

C'est toi ?

S'il te plaît...

Va-t'en, Diana.

Laisse-moi.

Est-ce que ça va ? Je peux t'aider ?

Oui, tu peux.

Hors de ma vue ! Laisse-moi tranquille !

Désolé, je vais m'occuper de lui.

Nous avons assez ri, retournez-vous coucher.

N'approchez pas.

Je vous préviens !

Allez vous coucher, Mlle Barrymore.

Je t'en prie, pose ça...

Je vais le poser... en travers de sa gorge !

Il vaut mieux que vous partiez. Il est fier et encore lucide.

Il ne veut pas que vous voyiez la suite.

Elle est partie, Jack. Posez la bouteille,

ne me forcez pas Ă  la prendre.

Vous osez m'appeler "Jack", espèce de singe ?

C'est moi qui vous paye !

C'est exact, M. Barrymore. Tout Ă  fait exact.

Maintenant je vais devoir agir !

Vous êtes fou ! Lâchez-moi !

Diana !

Lâchez-moi !

Il est en train de me tuer !

Mlle Barrymore...

Comment va-t-il ?

- Il voudrait vous voir. - Bien sûr.

Il est malade.

Une autre crise de ce genre pourrait lui ĂŞtre fatale.

Comment est-ce arrivé ?

Il n'avait plus de médicament.

Il s'est endormi, je suis allé en chercher.

J'aurais dû savoir que c'était une de ses ruses.

OĂą a-t-il eu le brandy ?

J'aimerais le savoir. C'est un génie dans son domaine.

Quand il cache une bouteille, le FBI ne la retrouverait pas.

Vous l'avez rattrapé.

Pas sans y laisser des plumes.

Comme Ă  chaque fois qu'il se saoule.

Je vais vous laisser seule avec lui.

D'accord. Merci.

Quelle entrée, pour une scène comme celle-ci...

Si tu étais sur scène, je t'étranglerais.

Je suis désolé.

Ce n'est rien. C'est fini.

Quel plaisir que tu sois franche.

Je n'oublierai pas ce qui s'est passé.

Tu comptes trop pour moi.

Demain, on pourrait prétendre que ce n'est jamais arrivé.

Mais je m'y refuse.

C'est parfois bon de prétendre que certaines choses n'existent pas.

Pas pour moi. Trop de choses n'existent pas pour moi.

Comme une mère et un père ?

Oui.

Je suis désolé, chérie.

Désolé que tu aies dû m'attendre si longtemps.

Attendre que je sois vieux.

Et alcoolique.

Incapable de te donner quoi que ce soit.

Je voulais que tu saches Ă  quel point il m'importe

que tu essaies d'arrĂŞter.

C'est si important pour toi ?

Je suis si important ?

Oui. Et tu l'as toujours été.

D'accord, chérie.

Ça ne remplacera pas ce que je ne t'ai pas donné,

mais aussi longtemps que je pourrai, j'essaierai.

J'essaierai de te donner un père intègre et sobre.

Soirée réservée à la presse

Que tout le monde...

Que tout le monde écoute !

Eteignez les lumières !

Charlie, enlève donc ce cigare de ton bec !

Personne ne te comprend !

Si je le fais, qui se souviendra que je suis producteur ?

Très bien...

C'est un moment important.

Je viens de voir notre dernier film, "A jamais dans mon cœur".

Cela ne fait aucun doute pour moi une nouvelle star est née.

Pour vous prouver Ă  quel point Imperial Pictures est confiant,

je vous présente la publicité

dont elle va bientôt bénéficier.

Freddy !

Vous avez aimé Lionel Barrymore.

Vous avez été captivés par John Barrymore.

Soyez exaltés par Diana Barrymore

et " A Jamais dans mon cœur".

Quel est son nom, déjà ?

Les frères Smith vont vous attaquer pour plagiat !

Bien sûr...

Tout va bien, Charlie. Pas d'inquiétude.

Les Barrymore et les Smith ont un accord.

On évite les postillons et les Smith évitent...

Peu importe ce qu'ils évitent.

Vous me semblez si jeunes que je vais devoir me présenter.

Je suis celui qui vous a tous... captivés. Lui-même.

Quelle entrée en fanfare...

Jack, content que vous soyez venu.

Vous voulez quelque chose ? Un coca ? Une orangeade ?

Merci, Charlie.

Excellente idée.

Rallumez !

- Jack, ça faisait un bail. - C'est vrai, Bill.

Tu prends quoi, Jack ?

Peu importe, tant que c'est liquide.

Il y a de tout. Schweppes, limonade,

soda, root beer.

Du champagne. Une bouteille de champagne.

Bien, monsieur.

Je vais la prendre.

Merci.

La direction partage votre enthousiasme pour ce film ?

Bien sûr. Pourquoi ?

A cause de ce champagne.

Qu'est-ce qu'il a?

Il est californien.

A l'époque Hollywood était un endroit passionnant.

Du jour au lendemain, des cow-boys, des standardistes, des vendeurs

sont devenus millionnaires. Les idoles de la nation.

Nous étions tous comme des enfants dans une confiserie.

On construisait des palaces sur les collines.

On achetait des voitures sur mesure.

Chacun offrait à sa mère le chauffeur qu'il lui avait promis.

Ça vous manque ?

Si ça me manque ? Parfois.

Jamais je n'ai été aussi heureux qu'à White Plains.

Je tondais le gazon moi-mĂŞme.

J'avais la pelouse la plus douce et la plus régulière de la côte Est.

Quand vous étiez marié à Michael ?

Diana n'était pas plus haute que ça.

Elle s'asseyait sur les genoux de sa mère,

elles riaient aux éclats en me voyant suer sur la tondeuse.

Je lui faisais des sifflets avec de l'herbe. Tu te souviens ?

Et ensuite ?

Ensuite ?

Une chose inattendue est arrivée.

L'herbe ne cessait de pousser, malgré mes tontes répétées.

C'était comme la 1000e d'une pièce à succès.

Vous avez l'impression que si vous la jouez encore,

vous allez devenir fou.

Pour mettre fin Ă  la monotonie,

j'ai pris un verre.

Puis un autre.

Un matin, je me suis réveillé à Copenhague.

M. Barrymore, je devais vous prévenir à 22 h.

Exact. Merci, Gerhardt.

Restez, la fĂŞte commence Ă  peine.

Ne partez pas, Jack. Jamais je ne les ai vus si captivés.

Merci.

Mais l'herbe qui a parsemé ma vie m'a couté un certain prix...

Ne vous levez pas.

Chérie, reste.

J'ai tant parlé que tu n'as rien pu dire sur ton film.

Allez-y si vous voulez, ne vous en faites pas pour nous.

On sera de votre côté dans l'édition du matin.

- Merci. Bonsoir. - Bonsoir.

- Messieurs... - Bonsoir, Jack.

Copenhague...

Excusez-moi, messieurs.

J'ignore comment vous remercier. Ils vous mangeaient dans la main.

Ils nous auraient massacrés sans vous.

Merci. J'ai passé un bon moment.

En vous écoutant, j'ai eu une idée.

Vous pourriez jouer Whiteside dans The Man who came to dinner.

Je ne le produis pas, mais je peux vous recommander.

Je parlerai Ă  Squires.

Ce serait merveilleux.

Merci beaucoup, mais...

Vous devriez attendre l'aube avant de faire des promesses.

Pas la peine. Je ne suis pas du genre Ă  m'emballer.

J'ai regardé, vous n'avez pas touché au champagne.

Un homme doté d'une telle volonté, je le soutiens.

Comment avez-vous fait ?

Ce n'était pas difficile.

Pas difficile ?

Charlie, je déteste le champagne.

Viens.

M. Barrymore...

Si vous le permettez, je vais aller au cinéma.

Vous me libérez sur parole ?

Disons que je vous fais confiance,

temporairement, pour bonne conduite.

Je me sens comme un gamin

que sa mère laisse à l'école pour la 1re fois.

Entre, espèce de cabot...

A propos de cabot,

je jouerais bien le rĂ´le de Sheridan Whiteside.

- Charlie était sérieux ? - Bien sûr.

Tu le connais...

Ce bar me manque.

Charlie aura tellement hâte de se vanter de t'avoir fait revenir

qu'il oubliera d'avoir peur de prendre des risques.

- J'espère que tu as raison. - J'ai raison.

Je te parie que demain, Squires va t'appeler Ă  l'aube.

Squires... Il ne m'a pas appelé depuis 5 ans.

Ça fait même 5 ans et un mois.

Oui...

On dirait que ça va changer.

Oui, en effet.

Je te dois beaucoup, Diana.

Veille Ă  bien me remercier.

Je vais dormir pour être belle. Clichés publicitaires, demain.

Bonne nuit, chérie.

Diana...

Oui ?

Je serais bon dans le rĂ´le de Whiteside.

Crois-tu que quiconque en ait jamais douté ?

5 ans ont passé.

Allons, va te coucher.

D'accord. Bonne nuit, chérie.

Diana...

Oui ?

Ne te moque pas...

Je vais appeler Michael.

Michael ?

Oui.

Je vais lui demander de venir ici.

C'était vraiment l'époque la plus heureuse de ta vie ?

Avec elle ?

Oui.

Michael avait...

Elle avait de la personnalité.

Les autres n'étaient que des images, même dans la vie.

Qu'y a-t-il ?

Si tu en as envie, fais-le. Je vais me coucher.

Attends. J'aimerais que tu restes.

Un appel avec préavis, pour New York.

Mlle Michael Strange,

Rhinelander 4-7-0-9-8.

Je vous rappelle.

Non, je reste en ligne.

Très bien.

New York ...

Ici Los Angeles pour Rhinelander 4-7-0-9-8.

Merci.

Résidence Strange.

Un appel de Los Angeles pour Mlle Michael Strange.

Désolée, Mlle Strange est sortie.

Votre correspondant est sorti. Je rappelle ?

Oui, je vous remercie. Rappelez, s'il vous plaît.

Merci, monsieur.

C'est une apothéose qui a tourné court.

Tu devrais te coucher, elle peut rentrer tard.

Il est plus de minuit Ă  New York. Elle devrait rentrer vite.

Elle sera encore lĂ  demain.

Je ne suis pas homme Ă  attendre le lendemain.

Je sens déjà mon courage s'enfuir.

C'est maintenant ou jamais.

Je vais faire du café.

Merci.

C'est ce que j'appelle une fille aimante.

Ravi de ne pas voir Ă  plaider avec l'estomac vide.

- Ils ont rappelé ? - Pas encore.

Mais c'est imminent. Michael aime se coucher avant 1 h.

Tu vois, je la connais.

- J'ai eu votre correspondant. - Bien. AllĂ´ ?

Michael ?

Michael...

Comment vas-tu ?

Jack...

C'est toi ?

Oui, ma chérie. C'est moi.

C'est vraiment moi.

Il est très tard.

Je sais.

J'ai essayé de te joindre avant.

J'étais au théâtre. La première de "Justice avec Desmond".

Une première à New York...

Je t'imagine.

Couverte de bijoux et de fourrure, tout de noir vĂŞtue...

Tu as toujours été plus passionnante que la pièce elle-même.

Que veux-tu ?

Te parler, Michael.

Pour qu'on se souvienne.

Dis-moi...

Tu portes ta broche .

Tu essaies de raviver le passé comme je le fais?

Que veux-tu, Jack ?

Je veux l'impossible.

Que les années s'effacent et que tout redevienne comme avant.

Jack, est ce que...

Est-ce que je vais bien ? Bien sûr que oui.

Et imagine un peu grâce à qui.

Ne sois pas en colère.

Diana est lĂ .

C'est un ange.

Elle m'a remis dans le droit chemin.

Toi seule en aurais fait autant.

Je ne peux pas recommencer...

Réfléchis, chérie. Ecoute-moi...

Je veux que tu viennes ici.

Il nous reste de belles années si tu le veux.

Je ne t'ai pas dit ? On me renvoie au boulot.

Je dois jouer Sheridan Whiteside dans "The Man who came to dinner".

Je serai tout simplement sensationnel.

C'est merveilleux. Je suis heureuse pour toi.

Sois heureuse avec moi.

Je retrouverai le haut de l'affiche, tu écriras tes livres,

tu feras des conférences sur l'érythème chez le nouveau-né.

Oui une autre idiotie de ce genre. Contente-toi de me dire oui.

Si les acteurs font leur retour, pourquoi par les mariages ?

S'il te plaît, c'est capital pour moi.

Chérie ?

Elle a raccroché...

Elle a raccroché !

Tu étais saoul, elle l'a su.

Elle est si importante pour toi

que tu ne supportes pas de ne plus la posséder ?

Tu es encore une enfant.

Tu ne comprends pas ces choses.

Je suis contente qu'elle ne vienne pas.

Contente ?

Comment ça ?

Si elle te fait cet effet, je n'en veux pas ici.

Tu n'en veux pas ici ?

Tu ne buvais plus. Nous étions heureux.

J'ai détesté ton idée de l'appeler.

Je savais que tu oublierais le reste.

Tu as détesté quoi ?

Quoi ?

Je vais te le dire:

tu as détesté l'idée qu'on se retrouve, avec Michael.

Parce que tu as peur de te retrouver exclue.

C'est si dur Ă  comprendre ?

Dur ? Tu es stupéfiante, petite idiote !

Que veux-tu faire de moi ? M'enfermer dans cette cage ?

Avec une pipe et des pantoufles ? Un petit papa en laisse ?

Tu n'as pas le droit de me parler ainsi.

Toi qui disais tout me devoir.

Les autres ont la décence d'attendre pour demander leur dû.

Chérie...

Diana !

Ecoute-moi.

Je suis ton père. Quoi que je t'aie dit, je t'aime.

Ta mère et moi t'avons donné...

de mauvaises cartes quand tu étais petite.

Tu as eu si peu d'amour et d'affection

qu'à présent tu veux l'amasser, comme un avare, son or.

Mais l'amour ne fonctionne pas de cette façon.

Si tu essaies de le forcer, il se dessèche et s'envole,

comme s'il n'avait jamais existé.

Lâche-moi !

Chérie...

J'ai 59 ans.

Je ne suis pas aussi saoul que tu le crois.

Pourquoi...

ne prends-tu pas le peu que j'ai Ă  offrir

au lieu de me demander l'impossible ?

ÉCHEC À LA GESTAPO Avant première

Vous voulez donner votre avis ?

Personnellement, je peux vous dire ce qui n'allait pas.

Je ne te l'ai pas demandé.

Dans chacun de tes films, Mortimer Green

joue un rĂ´le sympathique.

Etre ton ami ne le rend pas pour autant sympathique.

Ecoutez ma femme !

Charlie, ne paniquons pas.

C'est un peu long, coupons-le.

Brillant !

Coupons les plaisanteries ratées et les meurtres un peu trop drôles.

Vous pensez que c'est si grave ?

Peu importe ce que je pense.

Maintenant, c'est aux dieux d'en décider.

On peut toujours améliorer un film avec quelques coupes.

Bien sûr...

Excusez-moi, M. Snow. Les premiers avis.

Attachez vos ceintures.

Alors ?

"Un navet."

"Un désastre."

Ce ne sont que les 20 premiers avis.

20 ou 20 000, la réponse restera la même.

Et moi ?

Ils m'ont aimée ?

En vérité ?

Je n'ose pas vous le dire.

Ils n'ont pas toujours raison. J'ai souvent vu le cas.

Seulement au cinéma.

Je vais partir avant qu'on me demande de rembourser.

Bonsoir.

Mlle Barrymore...

Gerhardt, que faites-vous ici ?

Je viens de l'emmener Ă  l'hĂ´pital. C'est grave.

Il n'a cessé de boire depuis votre départ.

Je n'ai pas pu l'en empĂŞcher.

Vous auriez dĂ» m'appeler. Je serais venue.

Il ne voulait pas. Vous le connaissez.

Il voulait que ça vienne de vous. Il ignore même que je suis là.

OĂą est-il ?

A Lakeside. Je vais lui chercher un pyjama.

Il refuse de mourir dans une chemise de nuit.

J'y serai dans une heure.

- Charlie, allons-y - D'accord.

Juste un instant.

Diana ?

Réveille-toi.

C'est moi, Vince.

Vince...

Je suis contente de te voir.

Dès que la radio en a parlé je suis venu au plus vite.

Je sais Ă  quel point tu l'aimais.

Je l'aimais Ă  tel point...

que je l'ai tué.

Ne te rends pas responsable.

Il était malade, tu le savais.

Oui, je le savais...

Et je l'ai abandonné pour qu'il se saoule à mort.

Nul ne pouvait l'arrêter. Tout le monde a essayé.

Je le pouvais.

J'y étais arrivée.

Durant tout un mois.

Puis on s'est disputés.

Il a dit que j'en exigeais trop...

que je voulais forcer les gens Ă  m'aimer.

J'aurai pu lui dire que c'était faux.

Vince, tu m'aimes ?

En tout cas, tu m'as terriblement manqué.

D'ici peu...

Embrasse-moi, Vince. Je t'en prie.

Je le ferai.

Quand tu auras pris un café. Ce n'en sera que mieux.

Embrasse-moi maintenant.

- Diana... - Maintenant...

Sûrement. Je repars pour la Nouvelle-Orléans demain.

Encore une histoire de bateau à aube qui fera un succès.

Dites Ă  Diana qu'on tourne la semaine prochaine.

Je lui dirai.

A qui parles-tu ?

A Charlie Snow. De ton tournage.

Passez me voir.

Prenez soin de ma femme et on se reverra dans 3 mois.

D'accord, Charlie. Au revoir.

OĂą va-t-il ?

C'est moi qui pars.

Le studio veut que je parte demain.

Tu vas le faire?

C'est une drĂ´le de question.

J'ai promis de me vouer corps et âme à Imperial Pictures

40 semaines par an.

Tu es promis Ă  moi pour la vie.

Tu parles comme un gardien, pas une épouse.

C'est drĂ´le...

Quoi ?

Mon père m'avait dit la même chose.

ArrĂŞte, tu veux.

Qu'est-ce qui te prend ?

Toi qui refusais les poires Ă  l'eau de vie.

Je déteste les poires.

Viens voir ce que je t'ai trouvé.

Encore ?

Tu m'as déjà tout offert. Montre, boutons de manchette, alliance,

boucle de ceinture, étui à cigarettes, briquet...

J'ai peur de sortir sans escorte !

C'est un peu exagéré, non ?

Je t'aime. C'est exagéré ?

Voyons comment ça ira avec tes yeux.

Ça ira forcément avec un de mes yeux.

Tais-toi sinon demain, l'un deux sera au beurre noir.

Vince...

Ne pars pas.

Je n'ai pas le choix.

Je suis un acteur qui travaille.

Tu devrais te réjouir plutôt que me culpabiliser.

On n'a pas besoin de cet argent.

Il y aura d'autres films. Restons ensemble.

Tu n'as pas tant d'argent.

Tu fais juste comme si.

Et même si c'était le cas, je ne me ferais pas entretenir.

Je ne peux plus rester seule.

Je l'ai déjà été trop longtemps.

J'ai besoin de quelqu'un. En permanence.

J'ai besoin de travailler.

Diana, il faut que tu grandisses.

D'accord.

Je vais grandir.

En ton absence,

je vais grandir.

Salut, Diana. Belle fĂŞte, hein ?

Diana ma chérie... Ma fille du tonnerre...

Où étais-tu donc ?

Tu parles de ta dinde ?

Vous en avez assez ?

On est Ă  court de jambon.

J'arrive tout de suite.

On va manquer de whisky, Mme Bryant.

Appelez le magasin. Il reste assez de jambon ?

Oui, Mme Bryant.

Qui est la fille trempée ?

Oublie-la, elle est mariée. Son mari est en tournage.

Elle a des ennuis.

Tiens-moi ça.

OĂą tu vas ?

La sécher.

Bonsoir.

Johnny Howard. Je joue au tennis.

Vous avez l'intention de jouer ici ?

Et vous de nager ici ?

Je remplissais justement la piscine.

Très drôle. Votre mari doit avoir des crampes.

Mon mari n'est pas lĂ .

Vous le saviez, non ?

Sinon, il ne vous laisserait pas avoir la chair de poule.

N'en faites pas trop.

Très bien.

Je ne peux pas vous laisser comme ça.

Tenez. Je vous offre mon gilet.

Prenez-le, vous avez froid.

Je vous fais peur ?

C'est ça ?

Je vais mieux, merci. Je vais aller me changer.

Vos muscles sont noués.

C'est ce qui arrive quand on ne se sèche pas.

Ça fait du bien ?

C'est surtout très voyant.

Détendez-vous.

C'est gratuit.

Comme le gilet.

Et vos muscles me remercient.

Dites-leur donc que ce n'est rien

et laissez-moi.

Mes invités m'attendent.

A votre place, la seule chose qui m'attendrait

ce serait une douche chaude.

Je peux vous parler ? C'est important.

Bien sûr Servez-vous donc un verre.

Je me fais dénouer les muscles.

Je dois vous voir seule.

Très bien...

C'est peut-ĂŞtre plus grave que vous ne le croyez.

Merci, monsieur...

Howard. John Howard.

Merci, M. Howard.

Vous ne partez pas tout de suite ?

Vous avez mon gilet.

C'est juste, en effet.

Venez, Charlie. Je vous attendais.

Cet endroit en vaut un autre. Asseyez-vous.

Depuis quand ça dure ?

Depuis ce midi.

Je peux vous faire gagner du temps.

Je ne reviendrai pas.

Vous ne pouvez pas me dire ça, Diana.

J'ai un film Ă  1200 000 en attente.

La direction ne veut pas le sortir avant qu'on refasse des scènes.

Dites que je suis morte.

Vous n'êtes pas morte. Le cinéma est une industrie.

85 personnes sont payées à vous attendre depuis 3 semaines.

Que vous arrive-t-il ?

C'est une très longue histoire.

Disons que...

J'ai perdu ma motivation.

Si vous ne revenez pas vous perdrez davantage.

Je serai fini. Et vous aussi.

Si vous ne venez pas demain, dites adieu au cinéma.

Vous étiez à l'avant-première.

Le public en a déjà décidé.

Il n'a pas été... exalté par moi.

C'est votre dernier mot?

Oui.

Je suis aussi décidée qu'on puisse l'être.

Très bien.

Je saluerai ma femme et mes enfants pour vous.

Je suis désolée.

Partez... S'il vous plaît...

Partez.

La voie est libre ?

Je pensais bien que vous seriez Ă  sec.

Comme vous êtes prévenant...

- Vous avez remarqué ? - Comment ne pas le voir ?

A quoi jouez-vous, déjà ?

Au tennis.

Vous ne faites rien d'autre ?

Je n'en ai pas besoin.

Je suis classé au 5e rang des amateurs.

Vos muscles ont encore besoin de mes services.

- Non... - Détendez-vous.

J'essaie juste d'être prévenant.

Je vais prendre une douche.

Vous avez raison.

Vous vous sentirez une autre.

Si seulement c'était vrai, M. le joueur de tennis ...

Très bien...

Très bien.

Une seconde...

Vous ĂŞtes en retard. La fĂŞte est finie.

Je suis Vince Bryant.

Alors, c'est votre peignoir.

Gardez-le.

Merci.

Qu'y a-t-il ? Qui est lĂ  ?

Vince...

Au revoir, Diana.

Je t'en prie, ne pars pas !

Je l'aime ! Laissez-moi passer !

A quoi bon ?

Vous ne comprenez pas ? C'est mon mari.

C'est votre mari, et alors ?

Dans 6 semaines vous en aurez un autre.

Moi, par exemple.

Ce serait quelque chose.

Avec mes idées et votre argent,

ce serait quelque chose.

Bornéo n'est pas l'endroit rêvé. On y coupe les têtes.

Si cela avait été Bali, j'aurais mieux compris.

On vous dépose ?

Non merci. C'est tout près, je vais marcher.

Bonsoir, Michael. Merci pour cette soirée.

Bonsoir, Lewis.

On est arrivés ?

Diana...

Bonsoir Ă  tous.

Bonsoir, Diana.

Bonsoir, fidèle et noble Linc.

Que t'arrive-t-il ? Que fais-tu Ă  New York ?

Bonsoir maman. Je ne t'avais pas vue.

Le brouillard est plus dense qu'avant.

Tu es ivre. Comment oses-tu venir ici dans cet état ?

Je n'ai aucun autre endroit.

On est fauchés comme les blés.

Nous...

Au fait...

Je vous présente mon mari,

M. Howard.

Johnny Howard.

Salut la compagnie.

Bonjour, maman.

Tu voulais me voir ?

Oui, en effet.

J'ai le sentiment que tu m'évites, ces jours-ci.

Non, maman. C'est juste que...

tu es couchée quand on rentre.

Tu te sens mieux ?

Je pourrais, s'il n'y avait pas ça.

Je suis désolée.

Je vais voir ce que je peux faire.

Johnny !

Tu ne peux pas arrĂŞter ? Maman essaie de se reposer.

Je suis désolée.

Je ne le comprends plus.

Peu importe. C'est de toi que je veux parler.

Depuis un mois,

tu n'es pas restée sobre plus de 24 heures d'affilée.

Je ne tiens pas Ă  en parler.

J'ai peur qu'il le faille.

Des factures des boîtes de toute la ville. Total : 1100 $.

Qu'es-tu en train de te faire ?

N'est-ce pas mon affaire ?

Dans ce cas, tes dettes seront ton affaire aussi.

Dans ton propre intérêt, je ne te donnerai plus un sou.

Pas tant que tu le dilapideras Ă  cette vitesse.

C'est tout ?

Pas tout Ă  fait.

J'apprécierais que toi et ton tennisman

partiez d'ici et trouviez un logement.

Très bien.

On va faire nos bagages.

Quand vous serez installés, écris-moi.

J'aimerais savoir oĂą tu es.

Très bien. Dès que nous aurons une adresse.

Nous partons. Maman demande que nous partions.

Combien tu as eu ?

- Rien. Pas un sou - Comme ferons-nous ?

On est fauchés.

Je le sais bien.

Il va falloir qu'on travaille.

Tu es encore actrice. Tu peux faire un autre film.

Ils ne voudront plus de moi.

Pourquoi pas une tournée d'été ?

Tout le monde en Nouvelle-Angleterre veut voir jouer une Barrymore.

Ivre ou Ă  jeun.

Je ne peux pas continuer Ă  me ridiculiser.

Tu n'as pas le choix. Ton nom est notre dernière carte.

Sauf si tu veux devenir vendeuse.

Mais ça ne paierait pas mes balles.

Et si tu allais travailler ?

Impossible.

J'ai essayé une fois. Je ne suis pas fait pour.

Tu n'es vraiment qu'une sangsue.

Tu as tort, je suis un tennisman.

ArrĂŞte !

Tu n'as pas à t'inquiéter. N'oublie pas qui est ton mari.

Si tu veux me donner des épithètes, traite-moi de tennisman.

Tu n'en es pas un !

Tu n'es qu'un vaurien, un faible et un sadique !

Tu devrais soigner ta bouche, elle saigne.

Fiche le camp !

Je ne peux plus te supporter !

Je vais te dire un secret.

C'est ce que je ressens depuis le début.

Diana Barrymore dans "La vie et la liberté"

On arrive Ă  temps.

Ça ne changera rien. J'ai encore 5 décors à construire

et on m'envoie chercher une actrice alcoolique.

Ne préjugez de rien. Elle a pu arrêter.

C'est pas la première du genre à me planter.

Elle ne sera pas plus sobre que dans ce train.

Les acteurs !

Alors, j'avais raison ou pas ?

Elle avait quelle voiture ?

Voiture 791. Compartiment A.

De l'argent fichu en l'air.

Autant vérifier.

C'est tout vérifié.

Mlle Barrymore ?

S'il vous plaît, aidez-moi.

Bien sûr, Mlle Barrymore. J'attends dehors.

- Que fait-elle ? - Elle s'habille.

Gardez la voiture.

Je vais l'attendre. On prendra un taxi.

Elle a un problème ?

Elle ne m'a pas tout dit,

mais je pense qu'il avait un peu de ceci et un peu de cela.

Wilcox, je sais que les acteurs font toujours bloc.

Mais vous aurez des ennuis si ce qu'il y a, c'est ceci...

La première est vendredi, ne l'oubliez pas.

Je vous ai tout dit.

Retournez construire vos décors. On sera là dans une heure.

Très bien. Dans une heure.

Mais si quiconque arrive ivre au théâtre, qui que ce soit,

j'ai son billet de retour pour New York.

Vous lui donnerez ces fleurs.

Avec les compliments de la direction.

PrĂŞte ?

Presque. Il nous reste combien de temps ?

Environ 10 minutes.

C'est plein à craquer. Et ça embaume la citronnelle.

Angoissée ?

Pas plus qu'un condamné à mort.

Le trac de la première. Vous serez parfaite.

Si la pièce marche ici, Fulton la montera à New York.

- Avec moi ? - Pourquoi pas ? Il vous aime bien.

M'aimerait-il autant si je m'appelais Diana Schulz ?

On sait Ă  quoi s'en tenir quant Ă  mon jeu.

Je le fais seulement pour me débarrasser de Johnny.

Quel mari vous avez choisi !

C'est l'histoire de ma vie.

Et au fait, merci d'avoir sauvé la mienne.

Vous en auriez fait autant pour moi.

Je suis sincère, Bob.

Vous m'avez ramassée et remise sur pied.

Grâce à vous je suis redevenue une, femme.

Je vous remercie sincèrement.

C'est votre œuvre. Vous n'avez pas bu de la semaine.

Je n'en avais pas besoin.

Je ne bois que quand je suis seule.

Il y a une chose dont nous devrions parler.

Vous allez me dire que vous avez une femme et 3 enfants ?

Pire que cela.

Diana, je suis alcoolique aussi.

Je suis sobre depuis 8 mois,

mais je ne m'estime pas guéri.

Surtout quand je vois le danger se profiler Ă  l'horizon.

Comment ça ?

Nous ne nous apporterons jamais rien de bon l'un Ă  l'autre.

Mais pourquoi ? Pourquoi ne pas nous aider mutuellement ?

A cause de ce que nous sommes.

Chez nous, la boisson est...

le symptĂ´me d'un mal plus profond.

Chez vous, la véritable maladie,

c'est un besoin d'amour si fort

que vous emprisonnez les gens.

Moi, c'est plus simple.

Toute ma vie...

j'ai fui les responsabilités que je trouvais trop lourdes.

Quand je ne peux pas fuir,

je bois.

Je vois.

Ça fait 8 mois pour moi.

8 mois que je me sens de nouveau humain.

Je vous demande juste de ne pas m'enfermer.

Sinon,

je m'écroulerai.

D'accord, Bob.

Je crois que je comprends.

A partir de maintenant, pour nous,

la pièce passe avant tout.

Très bien.

A New York Ă  l'automne.

Bobby...

J'ai fait de mon mieux. Tu le sais, n'est-ce pas ?

Mais je ne sais pas jouer, on le savait tous les deux.

Tu m'aimes vraiment, dis-moi ?

Je t'aime.

J'aime, tu aimes, il aime, nous aimons, vous aimez, ils aiment.

Ne plaisante pas.

Tu vas me laisser en paix ?

Bobby, je t'en prie...

Je t'en prie...

Va voir qui c'est.

Je t'ai dit d'y aller.

- Mme Wilcox ? - Oui.

Un télégramme. Signez ici.

Vous avez un problème de lumière ?

Elle est éteinte.

- Allumez-la. - La ferme !

Peu importe. Peut-être que ça dit que vous avez gagné le gros lot.

Bobby...

Tu sais quoi ?

Quoi ?

Mama est morte.

Ils l'ont terrée hier.

T'as bien dit qu'elle était morte ?

Tu t'attendais Ă  quoi ?

De l'argent ?

Elle te laisse de l'argent ?

Ce n'est pas écrit.

Mais ça ne changerait rien pour nous.

Il faut des mois...

Je ne ressens rien du tout.

Quand on perd sa mère, on doit ressentir quelque chose.

Si tu avais été là, tu aurais senti son pouls.

Ne me dis pas ce genre de choses, j'ai peur.

Il ne me reste plus que toi.

Je n'ai plus que toi au monde. Sois gentil avec moi.

Je serai gentil avec toi.

Comme tu l'as été avec moi.

Ne commence pas avec ça.

On est ensemble, tu dois m'aider.

Je ne ressens rien du tout et j'ai peur.

Tu dois m'aider Ă  ressentir quelque chose.

Si tu ne ressens toujours rien je peux te dire...

que tu dois te sentir trempée.

Bobby...

Attendez ! Attendez s'il vous plaît !

C'est qui, ta copine ?

A présent,

pendant que Tassels se change pour le prochain numéro...

S'il vous plaît....

Nous allons assister Ă  divertissement de prestige.

Je vous présente la fille d'une très célèbre famille...

La star de la scène et de l'écran, dans ses célèbre imitations,

Mlle Diana Barrymore ! Accueillez-la chaleureusement !

Je préférais ton autre copine !

Merci, mesdames et messieurs pour votre accueil.

Je vais vous imiter quelques personnes que vous adorez.

Faites revenir la fille !

Va-t'en... Je veux ĂŞtre seule...

On va s'en aller aussi, chérie !

Accroche-toi à la chaise avant de t'étaler !

On me demande ce que je portais quand j'ai posé pour mon calendrier.

Je ne portais qu'une radio.

Je suis sûr que t'as aimé ça !

Allez, enlève tout !

Sois pas timide !

Allez, vas-y !

Très bien !

Merci, mesdames et messieurs !

Qu'est-ce que tu fais ?

Ils m'adorent !

Bien sûr, ma chérie.

Ils m'aiment vraiment, pas vrai ?

Je veux dire, vraiment... du fond du cœur.

Absolument. Et je t'aime aussi.

C'est gentil, Harry. Je ne le savais pas.

Je t'aime tant que je ne veux plus te voir ici.

Pas la peine de venir demain soir.

Tu pourrais attraper froid sur scène.

C'est vraiment gentil de ta part. Vraiment gentil.

C'est dans ma nature. Je suis un mec gentil.

Pas la peine de venir...

Pas la peine de venir...

Dépêchez-vous ! Appelez la police !

ArrĂŞtez !

ArrĂŞtez!

A l'aide !

M. Frank, les médecins vous laissent la voir

parce que M. Wilcox est mort.

Mais ne restez pas trop.

Les visiteurs troublent les autres patients.

Je comprends.

Diana, vous avez un visiteur.

Je vous laisse avec elle.

Bonjour, Diana. Vous vous souvenez de moi ?

Je suis un vieil ami. On se connaît depuis longtemps.

J'ai travaillé avec votre mère.

Vous m'avez vu un jour en revenant de l'école.

Vous m'avez dit au revoir.

Exact.

Vous avez bonne mémoire.

On me dit que vous vous remettez.

Que voulez-vous ?

Vous mettre au travail, vous et votre mémoire.

Votre docteur approuve cette idée.

Quelle idée ?

Que nous écrivions un livre. Sur vous.

Votre histoire, intéressera les gens.

Si elle se vend comme je le pense, cela vous remettra Ă  flots.

Je ne veux pas écrire un livre sur ma vie.

La vivre m'a amplement suffi.

En la revivant, vous comprendrez ce qui est arrivé.

Et que la seule personne que vous cherchez depuis tout ce temps,

c'est vous.

Je ne connais rien à l'écriture.

Mois, si.

Je vous aiderai.

OĂą commencer ? Comment m'y prendre ?

Vous commencez par le début. Ensuite, vous travaillez dur.

Si vous en venez Ă  bout,

vous aurez fait une partie du chemin qui mène à la rédemption.

Je ne sais pas...

Je ne veux pas vous obliger. Ce serait mauvais pour nous deux.

Quand vous sortirez de l'hĂ´pital, vous me trouverez lĂ .

J'habite sur la 10e Rue, près de Washington Square.

On a une chambre d'amis, on vous accueillera

jusqu'Ă  ce que vous trouviez mieux.

Il vous suffit de prendre le bus dès que vous sortirez d'ici.

Peu importe quand.

Si vous laissez passer les jours,

vous croirez pouvoir prendre un verre ou trouver l'homme idéal.

Mais ce sera faux.

Qui qu'il soit.

Aucun ne vous conviendra.

Je sais au moins cela.

Oui...

Je comprends...

Au revoir, Diana.

J'espère vous revoir bientôt.

Mesdames, vous voilĂ  libres.

La clinique vous a remises sur pied Ă  vous de le rester.

Au revoir et bonne chance.

Adieu, Addie.

Pas d'adieu entre nous. Juste un au revoir.

Mon sac était sous clef.

J'ai oublié qu'il était vide.

Je dois aller sur la 10e.

Moi aussi. J'y vais tout de suite.

S'il vous plaît...

On est dimanche matin, duchesse, c'est pas le matin de noël.

Je peux vous aider ?

Merci. A dans deux semaines.

Merci. M. Forrester.

Je vous prie de m'excuser, j'ai perdu mon sac...

Linc !

Diana...

- Est-ce que ça va ? - Laisse-moi !

Tu ne le veux pas.

S'il te plaît, ne me regarde pas.

Ne me dis pas ça. Pas à moi. On est amis, n'est-ce pas ?

Si c'est le cas, va-t'en. Oublie que tu m'as revue.

Je t'ai vue, comment l'oublier ? Tu as des ennuis, je veux t'aider.

Tu ne peux pas.

Je peux le faire et je le ferai.

Je ne suis plus un petit garçon.

Fais-moi confiance.

Linc...

Quoi ?

Dans une seconde,

je vais arrĂŞter de pleurer.

A ce moment-lĂ ,

je veux que tu me lâches

pour ce que je puisse me lever et m'éloigner de toi.

Si tu es mon ami, fais-le.

D'accord, Diana.

Si c'est ce que tu veux, je comprends.

Tu ne sais rien de moi.

J'ai gâché ma vie.

Tu ne l'as pas gâchée, tu l'as poursuivie au risque de la perdre.

Diana, regarde-moi.

Ne me demande pas ça.

Je ne peux pas.

Je suis vieille et laide. J'ai tellement changé.

Je ne serai plus jamais la mĂŞme.

Comme chacun. Tout le monde change.

Pas toi.

Si je te prouve le contraire, tu me regarderas?

Je te promets que dans une minute, tout paraîtra moins sombre.

Je vais fermer les yeux.

Je ne les ouvrirai pas, fais-moi confiance.

Juste une fois.

D'accord.

C'est bon. Vas-y.

Je t'avais dit que tout serait moins sombre.

Dis, ce n'est pas si drĂ´le !

Je ne suis pas la seule à qui la vie ait joué un sale tour.

La vie est trop courte pour te punir à cause du passé.

Autrefois, je n'avais que de l'argent.

J'ai autre chose, maintenant.

Je suis un type bien.

Je sais que tu l'es. Je l'ai toujours su.

Dans ce cas...

Tu m'accompagnes ?

Tu as un point de chute ?

Sur la 10e Rue. Washington Square.

C'est lĂ  que j'allais.

Qu'y a-t-il lĂ -bas ?

La chance de me remettre sur pied. Peut-ĂŞtre.

Tu n'as pas besoin de ça.

Il faut juste qu'on s'occupe de toi.

De la bouche des enfants...

Non, Linc.

Un jour peut-ĂŞtre, c'est tout ce qu'il me faudra.

Mais pour l'instant, avec tout ce que j'ai fait,

je dois réfléchir sur moi.

Je sais que tu es sans argent. Laisse-moi t'en prĂŞter.

Ça ne te rendra pas chauve.

Le prix d'un ticket de bus.

Je te rembourserai.

J'y compte bien.

VoilĂ  mon bus.

Tu dois vraiment partir ?

Je me sens idiot, mais écris-moi de la 10e Rue.

Je t'écrirai.

Peut-ĂŞtre mĂŞme que je viendrai te voir.

Fais-le.

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.