All language subtitles for Qfjm_track5_[fre]

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

On les a entendus crier pendant 2 heures. C'était pas nouveau.

Puis le fusil est parti. Des deux canons.

Un crime passionnel.

Regarde-moi la passion sur ce mur.

En tout cas, c'est classé. Sauf la paperasse.

Le gamin a tout vu ?

Quoi ?

Le gamin.

D'où tu la sors, celle-là ?

On va être contents d'être débarrassés de toi, Somerset.

Tes questions ! "Le gamin a tout vu ?

On s'en tape ! Il est mort. Sa femme l'a tué.

Le reste, c'est pas nos oignons.

Inspecteur Somerset ?

Inspecteur Mills.

J'arrive en ville, ils m'expédient ici.

Mills, on va trouver un bar et on parlera...

Allons au poste, si ça ne vous fait rien.

On n'a pas le temps de me mettre dans le bain.

Je voulais vous demander, quand on s'est parlé au téléphone...

Pourquoi ici ?

Pardon ?

Tous ces efforts pour vous faire muter.

C'est la première question qui m'est venue.

La même raison que vous.

Avant que vous décidiez de raccrocher.

On se connaît à peine.

Je ne comprends pas bien la question.

C'est simple.

Vous vous êtes battu pour être muté ici.

Je n'avais jamais vu ça.

Je voulais me rendre utile. Ne commençons pas...

en nous bottant les burnes.

C'est vous qui menez la danse.

Je veux que vous ouvriez les yeux et les oreilles.

Je montais pas la garde devant un McDo.

J'ai 5 ans de criminelle.

- Pas ici. - Je comprends.

Les 7 jours prochains, faites-moi le plaisir de vous en souvenir.

LUNDI

Répétez.

On n'a pas déménagé pour échapper à ce genre de réveil ?

Serpico doit partir.

Faudrait peut-être t'enlever cette croûte. Cet œil, Serpico.

- Tu l'as eue ? - Oui.

Café ?

On n'a rien touché. Tout est comme je l'ai trouvé.

A quand remonte la mort ?

Comme je disais, j'ai rien touché.

Mais il a la tête dans les spaghettis depuis 45 minutes.

Personne n'a observé les fonctions vitales ?

Je bégaie ?

Il respire pas, ou alors il respire de la sauce tomate.

Drôle de méthode.

Excusez-moi, mais il est assis sur un tas de pisse et de merde.

S'il était pas mort, il se serait levé.

Une question...

Ça menait à quoi, cette petite conversation ?

Combien de fois

ce naze a trouvé des cadavres qui n'étaient pas morts ?

Laissez tomber.

Faut appeler Guinness. On bat des records.

Ou plutôt "Maisons et Jardins".

Qui dit que c'est un meurtre ?

Personne.

Il doit avoir

le cœur comme un jambon.

Si c'est pas un infarctus...

Je sais pas...

Pas mal, ça !

On a eu un cas...

un mec mort, par terre, un couteau dans le dos...

Meurtre, non ?

Putain !

Enfin, grosse assurance à la clé...

Il s'était planté la lame

entre les omoplates.

Et il avait merdé : il y avait plusieurs coups.

Taisez-vous un peu.

Attendez.

Quoi ?

Il y a un seau.

Et dedans ?

Putain, de la gerbe !

Y a du sang ?

J'en ai pas vu. Servez-vous.

On l'a empoisonné ?

Superbe ! Très feutré...

A votre avis ?

Les légistes attendent. On pourra pas tous entrer.

Il y a de la place, mais c'est mal éclairé.

Mills, voulez-vous aller interroger les voisins ?

Quoi ?

Faites entrer les légistes.

Il est mort.

Merci, docteur.

Vous avez vu mes états de service ?

J'ai fait du porte-à-porte et j'ai arpenté le bitume

pendant un bail.

Et ?

Sur ma plaque, il y a "inspecteur". Comme vous.

J'ai dû prendre une décision

pour préserver l'intégrité de la scène. Je n'ai pas calculé

votre temps sur le terrain de jeux.

Ne me jetez pas, c'est tout ce que je demande.

Il est mort

depuis longtemps, et je peux te dire que c'est pas du poison.

Se laisser aller à ce point-là !

Il a fallu quatre hommes pour le hisser sur la table.

Comment il pouvait passer sa porte ?

C'était évidemment un reclus.

Regardez la taille de cet estomac.

Et, ce qui est bizarre, il est distendu.

Et la dimension du cardia, par où la nourriture...

Je vois ce que vous constatez, mais où ça nous mène ?

Dilatation

du duodénum.

La paroi interne

a craqué.

Il a mangé jusqu'à éclater ?

Pas vraiment éclaté. Pas jusqu'au bout.

Il a fait une hémorragie interne,

il y a eu un hématome du grand droit

et des muscles abdominaux.

Il est mort de bouffe ?

Oui et non.

Et ces contusions, là ?

Je n'ai pas encore trouvé.

Un revolver sur le front ?

Appuyé fort.

J'te dis pas !

L'empreinte du canon en rouge sang.

Mesdames, messieurs, on s'est dégotté un homicide !

Il a mis un seau sous le mec

et a servi la soupe. Il a pris son temps.

Selon le légiste, ça a duré plus de 1 2 heures.

La gorge était gonflée, sans doute par l'effort.

Il y a eu un moment où il s'est évanoui.

A coups de pied, l'assassin

l'a fait éclater.

Sado taré !

On veut la mort de quelqu'un, on l'abat.

On ne prend pas le risque que ça dure si longtemps...

à moins que l'acte lui-même n'ait un sens.

Quelqu'un avait un problème avec un gros lard et l'a torturé.

Dans les sacs d'épicerie,

on a trouvé deux tickets. L'assassin a tout laissé en plan

pour retourner au supermarché.

C'est son truc. J'ai pris la pluie toute la journée.

Ce n'est qu'un début.

On a un mort, pas trois.

Sans mobile.

Ne commence pas à triturer

ton gros cerveau.

Je veux changer de mission.

Qu'est-ce que tu me chantes ?

Ça ne peut pas être ma dernière enquête. Ça n'en finira pas.

Tu prends ta retraite. Encore six jours

et t'es parti pour de bon.

Tu as déjà laissé tomber...

Des enquêtes qui avaient été menées aussi loin que possible.

- Puis-je être franc ? - On est entre amis.

Il manque d'expérience...

J'en étais sûr ! C'est pas ma première mission, banane !

C'est trop tôt.

Je suis là. Vous pouvez me le dire en face.

Trop tôt pour vous.

Je peux vous parler seul à seul ?

Il en a contre moi...

Fermez-la.

Je n'ai personne d'autre

à mettre là-dessus, tu le sais. C'est la police urbaine,

on ne permute pas.

Donnez-la-moi.

Pardon ?

Il n'en veut pas. Ciao !

A plus. Profitez bien.

Donnez-la-moi.

Non, je vous mets sur autre chose.

Vous pouvez disposer, Mills.

Désolé, vieux, mais tu n'y coupes pas.

C'est toi qui te torches Gras-double.

MARDI

MEURTRE DANS LES BEAUX QUARTIERS !

UN AVOCAT ASSASSINÉ

Bon, on y va. Du calme.

On se calme. Un peu de silence, s'il vous plaît.

Voilà comment nous allons procéder.

Je réponds à vos questions

dix minutes, montre en main.

Si ça ne se passe pas dans l'ordre et la dignité, je m'en vais.

Inspecteur !

Vous avez une minute ?

Je ne dévoilerai rien de l'enquête en cours. Ne vous fatiguez pas.

- Qu'est-ce que vous avez pour moi ? - Rien, patron.

Vous ne voulez pas... aller prendre un café ?

Flash spécial. Nous allons en direct au centre-ville,

où l'avocat Eli Gould a été trouvé assassiné

ce matin. Le procureur Talbot

répond aux questions des journalistes.

Y a-t-il conflit d'intérêts entre...

C'est ridicule et insultant.

Il n'y a de conflit d'aucune nature

et toute insinuation serait irresponsable.

- Attendez... - Votre associé est soupçonné ?

Je réponds.

J'ai vu les représentants des forces de l'ordre

et ils m'ont certifié que leurs meilleurs hommes sont à l'œuvre.

Ce sera l'exemple même

d'une justice diligente.

AVARICE

Pardon, George.

- Somerset... - Entrez.

Tu es au courant ?

Non. Je ne sais rien.

Eli Gould a été trouvé assassiné ce matin.

Quelqu'un a pénétré dans son cabinet

et l'a saigné à mort.

Et a écrit le mot "avarice sur le sol.

- Avarice ? - Oui, avec du sang.

Mills dirige l'enquête.

Excuse-moi...

Tu pourrais arrêter ?

Tant mieux pour lui.

A quoi tu vas pouvoir t'occuper ?

Je travaillerai. Une ferme, peut-être. Ma maison...

Tu ne ressens rien ?

Ça ne te fait aucune impression ?

Tu ne seras plus flic.

C'est ça, l'idée.

Impossible.

Tu ne peux pas quitter tout ça.

Un type promène son chien.

Il se fait attaquer.

On lui vole sa montre, son portefeuille.

Et pendant qu'il est là,

sur le trottoir, sans défense,

l'agresseur le poignarde dans les deux yeux.

Ça s'est passé hier soir, à quatre rues d'ici.

J'ai lu.

Je ne comprends plus.

Rien n'a changé.

Peut-être.

Ce boulot, tu étais fait pour ça.

Tu ne peux pas dire le contraire.

Je peux me tromper.

Le légiste t'envoie ça.

Il les a trouvés dans l'estomac du gros,

mêlés à la nourriture. Des fragments de plastique.

Pose ça sur le bureau.

On l'a... forcé à les avaler.

GOURMANDISE

C'était sur le mur derrière le frigo,

sur le lieu du meurtre de l'obèse.

"Longue est la route,

"Et ardue, Qui de l'Enfer monte vers la Lumière.

C'est de Milton.

"Paradis perdu.

Je nage.

Ça veut dire que ça commence.

C'était aussi derrière le frigo,

écrit avec de la graisse.

Il y a sept péchés capitaux.

La gourmandise,

l'avarice,

la paresse, la colère,

l'orgueil, la luxure

et l'envie. Sept.

Ce n'est même pas mon bureau.

Tu peux en attendre cinq de plus.

Attends !

Je ne peux pas m'en mêler.

Il l'a voulu.

Je suis en plein dessus.

Où vous allez ?

Loin d'ici.

Deux trois choses à vérifier.

Assieds-toi où tu veux.

Bonsoir.

Salut, Joyeux !

George, les cartes refroidissent.

Le devoir m'appelle !

Messieurs, je ne comprendrai jamais.

Tous ces livres,

un monde de savoir sous les doigts,

et que faites-vous ?

Poker toute la nuit.

On a de la culture.

Ouais, elle nous sort par le trou du cul !

Ça, c'est de la culture.

CONTES DE CANTERBURY

LA DIVINE COMÉDIE

FORCÉ A SE MUTILER

Mills, étudiez les péchés capitaux :

Le Purgatoire... Dictionnaire du Catholicisme

...déchirer sa chair...

...sept enfants massacrés !

Hé, Joyeux...

on va te manquer.

C'est bien possible.

PLAN DE L'ENFER DE DANTE

MERCREDI

Putain de Dante !

Bordel de merde de poète de pédé !

Enfoiré !

Beau travail !

Merci du cadeau.

Excusez-moi.

Je vous cède la place.

Votre fauteuil.

Non, prenez-le.

Téléphone.

Tout va ensemble. Avec le bureau.

Chérie, ça va ? Il y a un problème ?

Ma petite caille, je t'ai dit de pas m'appeler au boulot.

Oui. Pourquoi ?

Pourquoi ?

Ma femme.

Pardon ?

Elle veut vous parler.

Inspecteur Somerset.

Oui, enchanté moi aussi.

C'est fort aimable, mais...

Dans ce cas, je serai charmé.

Oui, merci beaucoup.

Alors ?

Je suis invité à un souper, chez vous. J'ai accepté.

Comment ?

Ce soir.

Bonsoir, messieurs.

- Tarée. - Crétin.

Tracy.

Enchantée. Je sais presque tout de vous.

Sauf, bien sûr, votre prénom.

William.

Un beau nom.

William, David.

David, William.

Je reviens. Comment vont les enfants ?

Bien. Dans la chambre. Entrez.

Les gentils clebs ! Ça boume ? En forme, ma beauté ?

Ça sent bon.

Enfin, merci.

Vous voulez vous asseoir ?

Un verre ?

Non, merci. Pas pour l'instant.

Posez ça quelque part. Excusez le désordre.

On s'installe.

Vous flirtiez déjà au lycée, tous les deux.

Ça fait cucu.

Vous savez...

j'ai su dès le début que je l'épouserais.

C'est vrai ?

J'avais jamais

vu un type plus drôle.

C'est vrai.

C'est assez rare, de nos jours... cette façon de...

s'engager.

Soyez tranquille, je ne le garderai pas

à table.

J'ai beau voir des armes tout le temps,

je ne m'y fais pas.

Moi non plus.

Pourquoi n'êtes-vous pas marié ?

Arrête !

J'ai failli l'être.

Failli, seulement.

Cela m'étonne.

Je vous assure.

Quiconque passe un peu de temps avec moi

me trouve désagréable.

Demandez-lui.

Très vrai.

Très, très vrai.

Vous vivez ici depuis...

Trop longtemps.

Ça vous plaît ?

Oh... il faut du temps. Se poser...

Ça ira.

On devient vacciné, au bout d'un moment.

Dans chaque ville...

Le métro.

Ça va s'arrêter.

Le type de l'agence !

Putain d'enfoiré...

Excuse.

On visite plusieurs fois. Je lui fais confiance.

Efficace. Tracy le trouve sympa. Puis je commence à me demander

pourquoi on reste jamais plus de cinq minutes...

On a su la première nuit.

Un foyer réconfortant, reposant...

vibrant.

Excusez-moi.

C'est ça, riez.

Pourquoi tu ris ?

Bon, ça va, là !

Il s'introduit dans l'immeuble

avant que les bureaux soient fermés et gardés. Gould travaille tard...

Sûrement. C'était le plus grand avocat criminel.

- Un type louche. - On a découvert le corps mardi.

Le cabinet était fermé lundi. Donc, il a pu entrer vendredi,

se cacher, puis s'éclater sur Gould

tout le samedi, le dimanche et peut-être même le lundi.

Regardez.

Attaché, bras droit libre.

On lui a tendu un couteau.

Regardez la balance.

Une livre de chair.

"Une livre de chair."

"Ni plus, ni moins. Pas de cartilage."

"Pas d'os. Le Marchand de Venise.

J'ai pas vu.

"Cette tâche menée à bien, il partirait libre.

La chaise était

inondée de sueur.

Bien sûr.

Le tueur voulait que Gould prenne son temps.

Qu'il réfléchisse.

Où couper en premier.

Imaginez.

Un flingue dans la gueule.

Quelle partie du corps ?

Poignée d'amour.

Coupée le long de son estomac.

Observons-les d'un œil neuf. Le cadavre est là, mais...

regardez au travers. Laissez de côté votre choc.

L'astuce, c'est de trouver un détail et de se concentrer dessus

jusqu'à épuiser cette possibilité.

Je reprends une bière.

Du vin, s'il vous plaît.

Il prêche.

Il punit.

Les serments médiévaux avaient recours aux péchés.

Sept vertus cardinales

et sept péchés capitaux. Des outils de savoir.

- Comme dans "le Pasteur"... Dante. - Vous avez lu ?

En partie. Vous vous rappelez,

Dante et son pote montent la colline et visent les pécheurs.

Les Sept Terrasses de Purgation.

Mais là, l'orgueil est en premier. Pas la gourmandise.

Considérons

que les livres ont inspiré le tueur.

Le but des sermons était l'expiation des péchés.

C'est de l'attrition forcée.

De la quoi ?

Attrition. Quand on regrette ses péchés,

- mais pas par amour de Dieu. - Un flingue dans la gueule !

Pas d'empreintes.

Des victimes sans rapport entre elles.

Et pas l'ombre d'un témoin.

Je pige pas. Fallait que cet enfoiré ressorte !

Dans les grandes villes, la non-intervention est une science.

Pour prévenir un viol, les femmes ne doivent pas appeler au secours,

mais crier au feu. On ne secourt pas les gens.

"Au feu !" Ils accourent.

C'est débile.

Il a dû laisser un autre élément du puzzle.

Merci d'avoir discuté de tout ça, mais...

faut que je dorme. Que je sorte les chiens.

C'est uniquement par curiosité.

Je m'en vais samedi.

Attendez.

La femme de Gould. Elle n'était pas en ville.

Elle a vu quelque chose.

Une menace ?

Je l'ai mise à l'abri.

Elle n'était pas ravie.

Peut-être pas une chose qu'elle a vue,

mais qu'elle aurait dû voir, si on lui en avait donné l'occasion.

Bon. Quoi ?

Je ne sais pas.

Mais ça signifie quelque chose.

Je signe.

C'est pour madame Gould.

J'ai un téléphone, mais je peux pas appeler en inter.

C'est intolérable.

Je suis désolé. Sincèrement.

Je ne comprends pas.

Regardez chaque photo.

Attentivement.

Voyez si quelque chose vous semble bizarre,

ou déplacé... N'importe quoi.

Je ne vois rien.

Je vous en prie, je ne peux pas maintenant.

C'est urgent.

On a peut-être raté quelque chose.

Attendez...

Là.

Ce tableau. Il est à l'envers.

Ce ne sont pas vos hommes ?

Les photos ont été prises avant leur arrivée.

Rien.

Il doit y avoir quelque chose.

Il a déplacé les vis.

C'est quoi, ce truc ?

Cran d'arrêt.

Et merde !

Il faut qu'il y ait quelque chose.

C'est pas lui qui a peint cette merde.

Il se fout de notre gueule, voilà.

Vous voyez ça ? C'est nous.

Une minute...

Somerset escalade les meubles.

Vous rigolez !

Appelez le labo.

Oh, putain !

Honnêtement, vous aviez déjà vu une chose pareille ?

AIDEZ-MOI

Vu le contour des crêtes,

ce ne sont pas les empreintes de la victime.

Je sais pas, mec.

Pour moi, il est givré.

Ça ne colle pas.

- Il ne veut pas qu'on l'arrête. - Qui sait ?

Y a tellement de détraqués

qui font leurs saletés sans le vouloir.

"Les voix m'ont forcé. "Mon chien m'a forcé.

"Jodie Foster

"m'a forcé.

Faut parfois trois jours pour l'identification. Vous devriez aller

croiser vos doigts ailleurs.

Tu le pensais, ce que tu as dit à madame Gould ?

Qu'on allait le choper.

J'aimerais penser encore comme toi.

Et à ton avis, on fait quoi en ce moment ?

On ramasse les morceaux.

On recueille les indices, on prend les photos, les échantillons,

on inscrit tout,

on note l'heure des événements.

C'est tout ?

C'est tout.

On empile tout ça méticuleusement, et on le "classe"...

pour le cas improbable où un tribunal en aurait besoin.

On ramasse des diamants sur une île déserte

et on les garde, au cas où l'on viendrait nous sauver.

N'importe quoi !

Les indices les plus prometteurs mènent à d'autres indices.

Tant de cadavres retournent au néant sans être vengés.

Ne me dis pas que tu t'es pas pris au jeu.

Je t'ai vu.

On avance.

JEUDI

Debout, les jumeaux !

On a un gagnant.

On l'appelle Victor, mais son vrai nom est Théodore Allen.

On a trouvé ses empreintes sur le lieu du crime.

Il a un lourd passé de maladies mentales.

Ses parents, baptistes, l'ont élevé sévèrement.

Mais quelque part, ils ont raté leur coup.

Victor est tombé dans la drogue, l'attaque à main armée.

De la taule pour tentative de viol sur mineur,

mais pas longtemps, grâce à son avocat.

Qui n'est autre que feu maître Gould,

victime du meurtre "avarice".

On emballe aujourd'hui.

Victor s'est mis au vert, mais on a un domicile...

Tu n'y crois pas, hein ?

Ça ne lui ressemble pas.

A qui le dis-tu ?

Notre tueur a un but, lui.

T'as pris un pruneau ?

Pas une fois en 34 ans, touchons du bois.

Je n'ai dégainé

que trois fois avec intention de tirer.

Jamais pressé la détente.

Pas une fois.

Et toi ?

Oui, mais... j'ai jamais pris de pruneau...

mais j'ai dégainé une fois. Et tiré.

Ma première descente. On était l'unité de renfort.

J'en menais pas large. J'étais un bleu.

On enfonce la porte pour choper ce junkie...

il ouvre le feu.

Un flic est touché au bras.

Comment il s'appelait ?

Il a tourné comme une toupie...

mais au ralenti.

Je me souviens...

de l'ambulance.

C'est là qu'il est mort.

Putain, comment il s'appelait ?

La brigade passe avant les poulets !

Ils aiment ça.

Police !

Voie libre !

Bonjour, mon chou.

Lève-toi, fils de pute. Maintenant !

Debout, tas de merde.

Oh, pute !

Poulets !

Venez jeter un œil !

Nom de Dieu !

Victor ?

- C'est quoi ? - C'est Victor.

- Appelez une ambulance. - Tu rêves ? Un corbillard !

Les légistes.

Tout le monde dehors.

Personne ne touche à rien.

Putain de musée Grévin !

PARESSE

La paresse.

Bordel !

Elles sont datées d'il y a trois jours.

La première ?

Regarde.

Datée d'il y a un an jour pour jour.

Echantillon de cheveu.

Les selles. La pisse.

Les ongles.

Il se fiche de nous.

T'as ce que tu méritais.

Il est vivant !

Cet enfoiré est vivant !

Pas de flingues ! L'ambulance, vite !

Il s'amuse.

Sans blague !

Il faut neutraliser nos émotions.

Se concentrer sur les détails.

Je carbure aux émotions, moi !

Tu m'écoutes ?

Je t'entends.

Qu'est-ce que vous foutez sur le lieu d'un crime ?

J'ai le droit. Agence de presse.

- Dégagez ! - J'ai le droit, merde !

Dégage !

Je t'emmerde ! J'ai ta photo !

J'ai ta photo !

Inspecteur Mills. M.I.L.L.S. Fous le camp !

- Tu sais écrire ? - Crève !

Comment ils radinent si vite ?

Ils paient la police. Et ils paient bien.

Excuse-moi.

Ils me font chier.

C'est pas grave.

Quelle classe, de carburer aux émotions !

Il est resté immobile un an,

vu la dégradation des muscles et de l'épine dorsale.

Les tests sanguins révèlent tout un pot-pourri de drogues.

Dont un antibiotique, sans doute administré

pour éviter l'infection des escarres.

A-t-il essayé de parler, ou de communiquer ?

Même si sa cervelle n'était pas de la bouillie,

il s'est bouffé la langue il y a longtemps.

Il n'y a aucune chance qu'il survive ?

Il mourrait de choc à l'instant,

si on lui braquait une torche dans les yeux.

Il a enduré plus de souffrances

qu'aucun être de ma connaissance.

Et il a encore l'enfer devant lui.

C'est Tracy.

Tout va bien ?

Oui, ça va.

Où est David ?

Dans l'autre pièce. Il se douche.

Excusez-moi de vous appeler comme ça...

Ce n'est pas grave.

Je peux vous être utile ?

J'ai besoin de parler à quelqu'un.

On pourrait se voir quelque part,

par exemple demain matin ?

Je ne comprends pas.

Je me sens vraiment idiote, mais...

vous êtes la seule personne que je connais ici.

Y a personne d'autre.

Si vous pouvez, passez-moi un coup de fil.

Il faut que je vous laisse.

Bonne nuit.

VENDREDI

Vous connaissez bien la ville.

Vous êtes ici depuis...

si longtemps...

C'est dur, de vivre ici.

Je me demande pourquoi je vous ai appelé.

C'est à lui qu'il faut parler.

De ce que vous ressentez.

Je ne peux pas. Pas question d'être un fardeau,

surtout maintenant.

Je m'habituerai.

Je voulais juste parler

à quelqu'un qui a vécu ici longtemps.

Dans notre région, l'environnement est complètement différent.

Vous savez que j'enseigne en cours moyen ? Enfin, j'enseignais.

Il m'en a parlé.

Je cours à droite à gauche, je fais le tour des écoles...

mais ici, on travaille dans des conditions horribles.

Et les écoles privées ?

Je ne sais pas...

Dites-moi ce qui vous tracasse vraiment.

Nous allons avoir un bébé.

Tracy...

je ne crois pas être celui à qui il faut parler

de tout ça.

Je déteste cette ville.

J'ai été avec une femme, une fois.

Ça ressemblait à un mariage.

Elle est tombée enceinte.

C'était il y a longtemps.

Je me souviens m'être levé un jour pour aller travailler...

un jour comme les autres, si ce n'est que

la veille, elle m'avait annoncé sa grossesse.

Et j'ai ressenti de la peur...

pour la première fois.

Je me disais :

comment faire naître un enfant dans un monde pareil ?

Comment peut-on grandir au milieu de tout ça ?

Je lui ai dit que je n'en voulais pas.

Et en quelques semaines,

j'ai fini par la convaincre.

Je veux des enfants.

Je peux vous dire maintenant que...

je sais...

je suis certain...

d'avoir pris la bonne décision.

Mais pas un jour ne passe

sans que je souhaite avoir fait un autre choix.

Si vous ne gardez pas...

le bébé, si telle est votre décision,

ne lui dites jamais que vous étiez enceinte.

Mais si vous choisissez d'avoir cet enfant,

alors...

gâtez-le autant que vous pourrez.

C'est à peu près

le seul conseil que je puisse vous donner.

Je dois partir.

1. Gourmandise 2. Avarice 3. Paresse

4. Envie 5. Colère 6. Orgueil 7. Luxure

Dans la boîte

du proprio de Victor, on glissait des billets

tous les premiers du mois.

Je cite :

"Je n'ai jamais entendu l'occupant du 306

"se plaindre, et personne ne s'est plaint de lui.

"C'était mon meilleur locataire."

Le rêve des proprios : un locataire paralysé et sans langue.

Qui paie dans les délais.

J'en ai marre d'attendre.

C'est le boulot.

On devrait être sur le tas.

On moisit ici en attendant que ce cinglé

recommence.

C'est réducteur de le traiter de cinglé.

Arrête, il est cinglé !

En ce moment, il doit... danser, vêtu d'une culotte de sa grand-mère.

Couvert de beurre de cacahuète.

Ça te va ?

Ça m'étonnerait.

Sa chance va l'abandonner.

Il ne se fie pas à la chance.

Quand on est entré

dans l'appart', il avait attaché Victor depuis un an.

Jour pour jour. C'est ce qu'il voulait.

C'est pas sûr.

Oh si.

Le papier qu'il a laissé.

Ses premiers mots...

"Longue est la route, et ardue, qui de l'Enfer

"monte vers la Lumière.

Le con ! Et ?

Jusqu'ici, il a raison.

Il faut une sacrée volonté pour tenir un type attaché un an.

Pour lui couper une main

et poser des empreintes avec.

Pour lui enfoncer des tubes dans les parties.

Il est méthodique, rigoureux et, pire que tout, patient.

Il est ravagé !

C'est pas parce qu'il est inscrit à une biblio que c'est un génie !

Tu as de l'argent ?

Peut-être 50 dollars.

On part se documenter.

On fait une liste. Le "Purgatoire",

les "Contes de Canterbury",

tout ce qui parle des péchés capitaux.

Demande-toi...

ce qu'il a étudié pour faire ce qu'il a fait.

Ce à quoi il s'intéresse.

Jack l'Eventreur ?

- Où va-t-on ? - Biblio.

...Pécheur de Jérusalem...

...Sept Péchés Capitaux...

Bons de réduction... gratis...

Ils ont dû avoir au moins 50 amendes,

lors de l'inspection sanitaire.

Tu peux pas t'asseoir en face ? On va croire qu'on sort ensemble.

Donne ton argent.

Voilà, mais bizarrement, j'aimerais savoir ce qu'on fout.

Salut, Somerset. Ça gaze ?

Je prévoyais pas un ménage à trois.

C'est sans problème. Assieds-toi.

C'est bien parce que c'est toi. Je risque gros.

- Y a pas de lézard, j'espère. - Juré.

Dans une heure.

Faites comme chez vous.

C'est de l'argent bien dépensé !

En te disant ça, je te fais particulièrement confiance.

Bravo ! J'allais te faire une tête !

Ce n'est sans doute rien, mais même dans ce cas, on se mouille pas.

Le type de la pizzeria est un copain du F.B.I.

La grosse tache ?

Le F.B.I. est relié au fichier informatique des bibliothèques.

Les amendes.

Non, ils surveillent ce que lisent les gens.

Ecoute... certains livres sont fichés.

Des livres sur... les armes nucléaires,

ou "Mein Kampf".

Tu consultes un livre fiché,

ton dossier "biblio est engrangé par le F.B.l.

Attends... c'est légal, ça ?

Légal, illégal... ce n'est pas le terme exact.

On n'utilise pas l'information directement. Ça te met sur la voie.

C'est bête, mais pour t'inscrire à une biblio,

il faut une carte d'identité et une facture de téléphone...

Ils entrent notre liste.

Qui lit "le Purgatoire",

"Paradis Perdu ou "Helter Skelter" ?

L'ordinateur va nous répondre. Peut-être avec un nom.

Le nom d'un étudiant

qui fait une dissert' sur le crime.

Au moins, tu sors du bureau.

Fais-toi coiffer.

- Comment tu le sais ? - Je ne sais rien.

- Et toi non plus. - Exactement.

"La Divine Comédie".

"Histoire du Catholicisme".

"Assassins et Fous".

"L'Investigation Criminelle". "De Sang Froid".

"Soumission Humaine". Soumission ?

Pas ce que tu crois.

Le marquis de...

- De Sade. - C'est pareil.

Les écrits de saint Thomas Aqua...

Saint Thomas d'Aquin. Voilà !

Il a écrit sur les sept péchés capitaux.

C'est là ?

- On essaie. - Jonathan Doe ?

Pourquoi pas ?

On est sûr du nom ?

Tu l'as vu. John Doe.

Tu veux repartir, on repart.

Allons jeter un œil. Lui parler.

C'est bouffon.

On va juste lui parler.

"Pardon, monsieur, êtes-vous un tueur en série ?

Parle-lui, toi.

Tu sais baratiner.

C'est ma femme qui te l'a dit ?

Débile.

C'est "Drôles de dames" !

Un nom donné par ordinateur.

- Tu es touché ? - Non.

Il descend !

Cinquième !

Une sortie ?

Verrouillez.

Barrez-vous de ce couloir !

Baissez-vous !

Couché !

Tirez-vous de là !

Où tu vas ?

- J'entre. - Non, attends !

Tu dérailles ? Il nous a tiré dessus !

- Tu peux pas. - Oh si !

- Il faut un mandat. - On a les "fortes présomptions".

Réfléchis ! Comment on est là ?

- On ne peut pas parler du F.B.l. - Enlève-toi !

On n'a aucune raison d'être là.

Tu vas m'écouter ?

Lâche-moi !

Bon, pardon.

Mais fais attention une minute.

S'il y a un trou dans l'enquête, on ne pourra pas l'inculper.

Il sera libre ! C'est ça que tu veux ?

Avant qu'on ait un mandat... tu déconnes !

Il nous faut une raison pour frapper à cette porte.

Réfléchis.

Tu as raison. Je dérape.

C'est toi qui as raison.

Plus la peine de discuter.

Sauf si tu répares.

Espèce de....

Combien il nous reste de fric ?

Ouais, j'ai remarqué ce type qui sortait beaucoup...

quand les meurtres arrivaient. Alors...

Vous avez appelé l'inspecteur Somerset.

C'est ça.

Salement jeté, le mec. Et l'un des meurtres

s'est passé juste là.

Je vous ai dit le reste. C'est tout noté ?

Faites-la signer. Il faut signer.

C'est bien.

- Comme vous m'aviez dit. - Tiens.

Achète-toi à manger.

Personne n'entre.

Victor.

On l'avait.

Qu'est-ce que tu racontes ?

Le putain de photographe

dans l'escalier !

On l'avait et on l'a laissé filer.

C'est bien ça ?

Ouais. C'est bon.

Pas de chèques, pas d'agenda, pas d'adresses. Il n'y a que ce reçu.

- Continuez. - Regardez ça.

C'était sous le lit.

Ses revenus ?

On a son fric ! Super !

Une dernière chose... Vous n'allez pas le croire.

On n'a pas trouvé une seule empreinte.

C'est vrai, je ne vous crois pas. Cherchez.

Il faut plus d'hommes.

Je trime !

Ça donne quoi ?

Il y a 2000 cahiers

et chaque cahier contient 250 pages.

Oublie. Et sur les meurtres ?

"Nous sommes de grotesques pantins, dansant sur une scène vulgaire.

"Quelle joie, danser et baiser !

"Aucun souci. Ignorant que nous ne sommes rien.

"Nous ne sommes pas ce qui était prévu."

Attends, il y a mieux.

"Dans le métro, un homme a engagé la conversation.

"Un solitaire, parlant de la pluie et du beau temps. J'ai voulu être

"aimable,

"mais sa banalité me donnait la migraine.

"Presque sans le remarquer,

"tout d'un coup, je lui ai vomi dessus.

"Il n'était pas content.

"Je ne pouvais pas m'arrêter de rire.

Pas de dates. Placés sur les rayons sans ordre apparent.

Son âme déversée

sur le papier.

Une vie de boulot.

Même avec cinquante hommes lisant en permanence,

- ça prendrait deux mois. - Je sais.

Le téléphone ?

Tout le monde se tait !

Je vous admire.

J'ignore comment vous m'avez trouvé. Imaginez ma surprise.

Je respecte de plus en plus les forces de l'ordre.

Je vous remercie... John.

Non, écoutez ! Je vais revoir mon plan de travail

en fonction du petit déboire d'aujourd'hui.

Je voulais exprimer mon admiration.

Désolé d'avoir blessé l'un de vous,

mais je n'avais guère le choix, n'est-ce pas ?

Acceptez mes excuses. Je me tais, de peur de gâcher votre surprise.

Reprenez le boulot.

Tu avais raison.

Il prêche.

Ses meurtres sont des sermons.

On le connaît, on le connaît...

Qui est la blonde ?

On dirait une gagneuse.

Peut-être.

Elle a tapé dans l'œil de John Doe.

Il est passé le reprendre hier soir.

- Cet homme ? - John Doe. Un nom facile. Il boite.

Quel travail c'était ?

J'ai une photo, par là.

Une belle pièce...

Je me suis dit : il fait du "performance art".

Le genre de gars

qui pisse dans une tasse, sur scène...

et qui la boit. "Performance art".

Je lui ai pas pris assez cher.

Vous lui avez fait ça ?

J'ai fait des trucs plus zarbis.

Ils ont trouvé la blonde.

La photo !

Enfoirés de poulets.

Tire-toi de cette cabine !

Par ici.

On peut couper la musique ?

On essaie. On cherche le mec.

Vous êtes de la Crime ?

Faut que vous voyiez ça.

LUXURE

Enlevez-moi ça !

Enlevez-moi ce truc !

Sortez-le de là !

Je veux tout réentendre. Recommencez.

Vous n'avez rien entendu, rien vu de bizarre ?

Il m'a demandé si j'étais marié.

- Il avait un revolver. - Où était la fille ?

Que... quoi ?

La prostituée. Où était-elle ?

On vient dans votre établissement,

on veut aller au sous-sol, s'envoyer en l'air...

je m'en fiche...

il faut s'adresser à vous ?

Vous n'avez vu personne ?

Avec un paquet, un sac à dos ? Quelque chose sous le bras ?

Tous les gens qui viennent ici ont un paquet sous le bras.

Y en a qui ont des valises pleines de machins.

Elle était... assise sur le lit...

Qui l'a attachée ? Vous ou lui ?

Ça vous plaît, votre gagne-pain ?

Ce que vous voyez ?

Ça me plaît pas.

Mais c'est la vie.

Il avait un revolver...

il fallait...

obéir...

Il m'a obligé à le faire.

Il m'a mis ce truc dessus...

il m'a forcé à le porter...

Il m'a dit de la baiser...

Et je l'ai fait ! Je l'ai baisée.

Il enfonçait son revolver dans ma bouche !

Ce putain de flingue, dans ma gorge !

Oh, mon Dieu, aidez-moi.

Ça ne va pas bien finir.

Si on le chope, ce sera pas mal.

Si on chope John Doe et que c'est le diable, Satan en personne,

ça répondrait à nos attentes. Mais...

ce n'est pas Satan.

Ce n'est qu'un homme.

Tu râles, tu rouspètes, tu me dis tout ça...

Si tu crois me préparer à du grabuge... merci, mais...

Mais faut que tu sois un héros.

Un champion.

Les gens n'en veulent pas.

Ils veulent cheeseburgers, loto et télé.

Comment tu es devenu comme ça ?

J'aimerais savoir.

Il n'y a pas qu'une seule raison.

Vas-y.

Je ne peux plus vivre en un lieu

qui célèbre et inculque...

l'apathie comme si c'était une vertu.

Tu ne vaux pas mieux.

Je n'ai pas dit ça. Je ne vaux pas mieux.

Au contraire, je sympathise. Complètement.

L'apathie est une solution.

Il est plus facile de sombrer dans la drogue...

que d'affronter la vie.

Plus facile de voler une chose que de la gagner.

De battre un enfant

que de l'élever.

L'amour, ça demande un effort. C'est du boulot.

On parle de malades mentaux.

On parle de... détraqués !

On parle de la vie de tous les jours.

Tu peux pas te permettre

- d'être aussi naïf. - Va chier !

Ecoute-toi..

Tu dis

que les gens s'en fichent.

Bon, je me fiche des gens.

C'est idiot. Pourquoi ?

Tu t'en fiches pas ?

Bien sûr que non !

Et tu vas tout changer.

Peu importe. Ce que je veux dire, c'est que

tu ne t'en vas pas parce que tu crois tout ça.

Tu veux croire tout ça...

parce que tu t'en vas.

Et tu veux que je sois d'accord. Que je te dise : "Ouais, t'as raison.

"Tout est pourri. C'est la merde.

"Y a plus qu'à aller vivre dans les bois.

Mais non.

Je ne le dirai pas.

Je ne suis pas d'accord. Pas une seconde !

Je peux pas.

Je vais rentrer.

Merci quand même.

Je t'aime.

Tellement...

Je sais.

DIMANCHE

Police. C'est une urgence ?

Répétez.

Ça y est... j'ai recommencé.

ORGUEIL

On a quoi ?

Une boîte de somnifères.

Collés à une main.

Le téléphone à l'autre.

Il l'a...

Tailladée.

Puis bandée.

Appelle à l'aide et tu vivras.

Mais tu seras défigurée.

Ou bien tu peux abréger tes souffrances.

Il lui a coupé le nez.

Pour mortifier son visage.

Et c'est tout récent.

Ecoute...

je vais rester jusqu'à ce que ce soit terminé.

De deux choses l'une.

Ou on le chope,

ou il finit sa série de sept et l'enquête s'éternise.

Tu n'as pas de service à me rendre. Merci, mais...

Garde-moi comme coéquipier. C'est toi qui me rends service.

Tu savais que je dirais oui.

Votre femme a appelé. Achetez un répondeur !

Inspecteur !

Après, je me retire.

Tu m'étonnes !

Vous me cherchez.

Pas un geste !

Couche-toi !

Je vous connais.

Couche-toi !

Sur le ventre, fumier !

Vas-y ! Plus bas !

Enfoiré ! Par terre !

Plus vite !

Plus vite, salaud ! Le nez par terre !

Nom de Dieu ! C'est quoi, cette merde ?

J'aimerais parler à mon avocat.

Il s'arrache la peau des doigts.

D'où l'absence totale

d'empreintes dans son appartement.

Il fait ça depuis longtemps.

Et ses comptes bancaires ? Ses armes ?

Jusqu'ici, c'est l'impasse.

Pas de revenus connus. Pas de profession.

Un compte, ouvert il y a cinq ans avec du liquide.

On travaille sur ses meubles. Tout ce qu'on sait,

c'est qu'il est indépendant financièrement, cultivé

et cinglé.

Parce qu'il est John Doe par choix.

On l'interroge ?

Non. On le remet à la justice.

Jamais

il ne se serait livré. Ça n'a pas de sens.

Il est là.

Inutile que ça ait un sens.

- Il n'en a pas fini. - Il nous pisse dessus, et on gobe !

Tu sais de quoi je parle.

Pour la première fois, nous sommes entièrement d'accord.

Il va pas s'arrêter.

Alors quoi, putain ?

Il n'est qu'à deux meurtres d'achever son chef-d'œuvre.

Voyons sa ligne de défense.

Il y a deux autres cadavres.

Deux autres victimes, cachées quelque part.

Mon client y conduira Mills et Somerset,

mais seulement eux.

- Et seulement à 6 h, ce soir. - Pourquoi nous ?

Il vous admire.

Ça fait partie du jeu.

Il affirme que si les inspecteurs refusent,

on ne trouvera jamais les corps.

Je suis enclin à les laisser pourrir.

On le tient. Il est bouclé en bas. C'est fait.

Il aura le gîte, le couvert et le câble !

Ma femme, elle l'a pas, le câble.

Pourquoi on parle de ça ?

Ça pue l'arnaque ! Et celui-là, avec... Oui, toi !

Avec ton costard de luxe et ton air béat.

Négocier pour cette merde !

La loi m'enjoint de

- défendre les intérêts... - Arrête !

...de mes clients.

On ne fait pas d'arrangements ici.

Il vous informe

que si vous refusez, il plaidera la démence.

Qu'il essaie.

J'aimerais !

Nous savons que, vu la nature des crimes, je le tirerais d'affaire

en plaidant ainsi.

Pas question qu'il m'échappe.

Il dit que si vous acceptez toutes ses conditions,

il signera des aveux complets et plaidera coupable.

C'est votre enquête. Décidez.

Des aveux complets. Je prends.

Vous devez être d'accord.

S'il plaide la démence,

cette conversation sera versée au dossier.

Son chantage.

Mon client vous rappelle qu'il y a deux autres morts.

La presse se déchaînerait si la police négligeait

de les retrouver et de les enterrer.

Si ces deux morts existent.

On a le rapport du labo

sur les vêtements et les ongles de Doe.

Il y a son propre sang,

provenant de ses doigts,

du sang de la femme dont il a charcuté le visage,

et du sang d'une troisième personne, non identifiée.

Vous escorteriez un homme non armé.

Finissons-en.

Si un OVNI sort de sa tête,

je veux que tu l'aies prévu.

Ce sera fait.

Si je me coupe un nibard avec le rasoir,

c'est un accident du travail ?

Sûrement.

Si tu as le cran de déposer un dossier,

je t'en paie un autre de ma poche.

Si je rentre encore tard, ma femme va avoir des doutes.

Tu sais...

Quoi ?

Qui êtes-vous, John ?

Qui êtes-vous vraiment ?

Comment cela ?

A ce stade, quel mal y a-t-il à nous parler un peu de vous ?

Peu importe qui je suis. Cela ne signifie rien.

Restez sur la gauche.

Où va-t-on ?

Vous verrez.

On ne va pas juste ramasser deux cadavres, John ?

Ce serait pas assez choc.

Faut que tu penses à la une des journaux.

Quand on veut que les gens écoutent, il ne suffit plus

de leur taper sur l'épaule.

Il faut y aller à coups de massue.

Alors, ils sont pendus à vos lèvres.

La question, c'est :

qu'as-tu de si spécial pour qu'ils écoutent ?

Je n'ai rien de spécial.

Je n'ai jamais été exceptionnel.

Mais cela, oui. Ce que je fais. Mon travail.

Votre travail ?

Je ne vois rien de spécial là-dedans.

C'est faux.

Je t'assure. Et le plus drôle, c'est que tout ce boulot,

dans deux mois, tout le monde s'en tamponnera et l'aura oublié.

Vous ne voyez pas encore l'ensemble du tableau.

Mais quand ce sera fait,

terminé,

ça va être...

Les gens auront du mal à le concevoir.

Mais ils ne pourront pas le nier.

C'est d'un fumeux !

Comme précision...

J'ai hâte que vous voyiez. Ça va être quelque chose.

Ah oui ? Moi, je te lâche pas d'une semelle.

Quand le grand moment arrive,

préviens-moi. Je voudrais pas rater ça.

Soyez tranquille.

Vous ne raterez rien.

Ça vous excite ?

On n'est plus très loin.

Je me pose une question. Tu peux peut-être m'aider.

Quand quelqu'un est fou,

comme tu l'es nettement... Tu sais que tu es fou ?

Tu lis "Fusils"

en te branlant dans ta merde.

Tu t'arrêtes et tu fais :

"C'est dément ce que je suis frappé" ?

Ça se passe comme ça ?

C'est confortable de me cataloguer fou.

Très confortable.

Je ne m'attends pas à ce que vous l'admettiez...

mais je n'ai pas choisi. J'ai été choisi.

- C'est ça. - Je suis sûr que vous le croyez,

mais vous fermez les yeux

sur une contradiction flagrante.

C'est-à-dire ?

Merci de demander.

Si vous avez été choisi, disons, par...

une puissance supérieure,

si on vous a forcé la main,

il me semble étrange que vous en tiriez du plaisir.

Cela vous a plu, de torturer ces gens.

Ce qui ne cadre guère avec le martyre.

Je n'ai pas eu plus de plaisir

que M. Mills n'en aurait, seul avec moi,

dans une pièce sans fenêtres.

N'est-ce pas la vérité ?

Vous seriez ravi

de me frapper impunément.

Tu me vexes.

Jamais...

Seulement à cause des conséquences.

Je le vois dans vos yeux.

Il n'y a pas de mal à prendre plaisir à son travail.

Je ne nie pas mon propre désir

de retourner le péché contre le pécheur.

Ah bon ? Pour moi, tu avais tué des innocents.

Innocents ? Vous plaisantez ?

Un obèse

répugnant, tenant à peine debout.

Le rencontrant dans la rue, vous le montriez du doigt en riant.

Le voyant pendant votre repas,

vous ne pouviez plus rien avaler.

Ensuite j'ai choisi l'avocat, et vous avez dû me remercier.

Un homme qui avait consacré sa vie

à faire de l'argent en mentant

comme il respirait, pour que des assassins et des violeurs

- rôdent en liberté. - Des assassins ?

Une femme...

Des assassins comme toi ?

...si laide de l'intérieur qu'elle ne pouvait vivre

sans être belle extérieurement.

Un vendeur de drogue. Pédéraste, de surcroît.

Sans oublier la putain propageant l'épidémie.

Il faut que ce soit un monde de merde,

pour qu'on ose parler d'innocents en gardant son sérieux.

Tout le problème est là.

Nous voyons un péché capital à chaque coin de rue,

dans chaque foyer, et nous le tolérons.

Parce que c'est courant.

Trivial.

Nous le tolérons du matin au soir.

Mais plus maintenant.

Je donne l'exemple.

Ce que j'ai fait sera

disséqué... étudié...

et suivi...

pour toujours.

Folie des grandeurs.

Vous devriez me remercier.

Pourquoi ?

Parce qu'on se souviendra de vous par la suite.

Rendez-vous compte que la seule raison pour laquelle je suis là,

c'est que je l'ai voulu.

On aurait fini par t'avoir.

Vraiment ? Et quelle était votre tactique ?

Attendre votre heure ? Tirer les ficelles ?

Laisser cinq "innocents"...

mourir, avant de refermer votre piège ?

Quelle preuve irréfutable

aviez-vous contre moi, juste avant que...

je m'avance vers vous en levant les mains en l'air ?

Du calme. Si je me souviens, nous avons frappé à ta porte.

Mais oui. Et si je me souviens, je vous ai arrangé le portrait.

Vous vivez parce que je ne vous ai pas tué.

Recule-toi.

Je vous ai épargné.

Recule-toi !

Souvenez-vous-en,

en vous regardant dans la glace,

toute votre vie. Ou pendant...

le restant de vie

que je vous laisse.

Recule, taré !

Ferme ta gueule !

T'es pas le Messie, t'es le polar de la semaine !

Une tronche sur un tee-shirt,

au mieux !

Ne me demandez pas de m'apitoyer sur eux.

Je ne les pleure pas plus que les morts de Sodome et Gomorrhe.

Est-ce à dire que...

vous accomplissiez l'œuvre de Dieu ?

Les voies du Seigneur sont impénétrables.

Vous voyez ces pylônes ?

C'est là que nous allons.

Cale-toi à neuf heures et suis la route d'accès.

Je peux te dire qu'il y a pas de guet-apens.

Y a que dalle !

Ils arrivent

dans deux minutes.

Tu vas monter. Très haut.

Dans 30 secondes, vire à l'est à mon signal.

Je le sors.

Descends.

Doucement.

Reste là.

C'est quoi ?

Un chien mort.

Ce n'est pas moi.

Quelle heure est-il ?

Pourquoi ?

J'aimerais savoir.

7 h 01 .

On approche.

Allons voir.

C'est par là.

Baisse-toi !

Surveille-le.

Le voilà parti.

Nous aurons le temps de parler.

Garde le type en rouge dans ta ligne de mire !

Une camionnette arrive.

Du nord.

Prépare-toi à tout. Attends mon signal. Attends-moi.

Descendez !

Dehors !

Ne tirez pas !

A distance.

Tournez. Mains sur la tête.

C'est quoi ?

Que faites-vous ici ?

Je livre un paquet. Pour un nommé David.

L'inspecteur

David Mills.

Allez le chercher, lentement.

Un mec m'a payé 500 sacs pour l'amener ici.

Je devais arriver à 7 h pile.

Posez-le.

Un carton.

Un carton ! Appelez les démineurs !

Face au véhicule.

Mains en l'air.

Tournez-vous.

Bon, partez.

Allez-vous-en !

Je renvoie le chauffeur à pied.

Vers le nord.

Interceptez-le.

Je ne sais pas trop...

Je vais l'ouvrir.

J'ai dit que je vous admirais. J'étais sincère.

Du sang.

Vous avez réussi votre vie, inspecteur.

Il y a de quoi être fier.

Ta gueule, tas de merde !

California, éloigne-toi. Surtout ne t'approche pas.

Quoi que tu entendes.

John Doe mène la danse.

Il arrive.

Quoi ?

J'aurais aimé

- vivre comme vous. - La ferme. Merde, quoi ?

Vous m'entendez ?

Je vous admire,

vous et votre jolie femme.

- Tu dérailles ? - Je trouve inquiétant

qu'un journaliste achète si facilement un tuyau

à vos collègues.

Jette ton arme !

Je suis passé chez vous ce matin...

après votre départ.

J'ai voulu jouer au mari.

Goûter la vie d'un homme simple.

Ton arme !

Ça n'a pas marché.

Alors...

j'ai emporté un souvenir.

Sa jolie tête.

- Qu'est-ce qu'il raconte ? - Donne ton arme.

Qu'y a-t-il ?

Lâche ce revolver.

Y a quoi, dans le carton ?

J'envie votre vie normale.

L'envie est mon péché.

C'était quoi ?

Dis-moi, putain !

Il vous l'a dit.

Tu mens. Enfoiré de menteur ! Ta gueule !

C'est ce qu'il veut. Que tu le descendes.

Dis que c'est pas vrai.

- C'est pas vrai. - Devenez vengeance.

Elle va bien.

Devenez... colère.

Dis-le !

Tuer un suspect...

c'est tout ficher en l'air.

Elle m'a supplié.

Elle m'a supplié d'épargner sa vie

et celle du bébé qu'elle portait.

Il ne savait pas.

Donne-moi ton arme.

Si tu le tues...

il aura gagné.

Appelez quelqu'un !

On va prendre soin de lui.

Qu'il ne manque de rien.

Où tu seras ?

Pas loin.

Je serai pas loin...

Ernest Hemingway a écrit :

"Le monde est beau

"et vaut qu'on se batte pour lui."

La seconde partie, je suis d'accord.

FHD Team 2010

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.