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J'allais pas à l'église en Belgique. Alors, pourquoi ici ?
Pour la communauté.
Et je crois que t'es pas un saint, Phil.
Attends. Je suis pas un saint.
Je suis pas un délinquant non plus. Juste un gars normal.
On est tous des gars normaux.
Mais, on va quand même à la messe le dimanche.
Si jamais je vais à l'église un jour,
ce sera pour regarder vos femmes.
Elles sont belles avec leurs chapeaux.
C'est pas pour être belles.
Pourquoi elles portent des chapeaux le dimanche ?
Elles en portent parce que ça a toujours été comme ça.
Et ce sera toujours comme ça.
- Et le vent ? - Quoi, le vent ?
- Le vent. - Y en a toujours.
- Le dimanche. - Quoi, le dimanche ?
- Avec le vent le dimanche. - Quoi ?
- Pourquoi le chapeau ? - C'est comme ça. Pourquoi ?
Pas facile de porter un chapeau quand y a du vent.
C'est le dimanche. Tes remarques sont bizarres, mec.
Je vais à la plage demain. Tu viens avec moi ?
Non, pas le dimanche.
Tiens-le bien droit.
Salut Brian, salut Phil.
Passe mon bonjour à ton père.
Et dis-lui que j'ai un lot de...
de piquets à vendre.
Je lui dirai.
Je crois que ça l'intéresse.
Et bonjour à Angus.
Et à la reine des glaces !
- La reine des glaces ? - Tante Millie.
Pourquoi ?
- Un surnom idiot. - Pourquoi celui-là ?
Parce que les gens sont bêtes.
Ils la trouvent froide.
Et elle est pas mariée. Alors...
L'île est petite. On te colle un surnom
et puis ça te reste.
Je ne savais pas qu'ils disaient ça.
C'est pas très sympa.
Je sais.
Intéressons-nous aujourd'hui à un passage du chapitre 2,
le verset 20.
"Je suis crucifié avec le Christ et je ne vis plus.
"Mais le Christ vit en moi.
"Ma vie présente dans la chair,
"je la vis dans la foi au fils de Dieu qui m'a aimé
"et s'est livré pour moi."
"Je suis crucifié avec le Christ."
Que signifie
"je suis crucifié avec le Christ" ?
Si vous êtes sauvés, l'apôtre Paul dit
qu'à la mort du Christ sur la croix,
vous aussi êtes morts avec lui.
À cet instant,
le salaire du péché, la mort,
a été versé à jamais et en totalité
par le Christ, en notre nom.
Aussi ne craignons pas la mort
car nous la connaissons déjà
et elle n'a plus aucun pouvoir sur nous.
La croix fut la fin de mon moi d'avant.
Le mauvais œil du péché,
au beau milieu du péché, a disparu.
Je suis crucifié avec le Christ.
Et mon ancien moi
ne vit plus.
Tante Millie, Phil a fait un AVC.
Il est à Inverness.
Phil a fait un AVC. Ils l'ont emmené à Inverness.
Grand-père Angus, Phil a fait un AVC.
Ils l'ont emmené à Inverness en bateau ?
- En avion. - Infarctus ?
Non, un AVC, il paraît.
On s'en remet ?
Oui, avec un peu de chance.
Ou alors on devient un légume. Ça dépend.
Ou bien on est paralysé d'un côté.
Ou on perd la parole.
Hôpital Raigmore, Inverness.
J'aimerais savoir comment va...
Philippe Haubin ?
Ça s'écrit comment ?
H-A-U
B-I-N.
Un instant.
Je vous passe le service neurologie.
Bref, aucun dommage irréversible.
Pour ce qui est de l'amnésie,
c'est sans doute temporaire.
Mais, on n'en est pas sûrs.
C'est à surveiller.
Vous comprendrez que chaque cas est différent.
Il faut d'abord qu'il reprenne sa vie,
petit à petit,
en évitant les excès, bien sûr.
Il fera des examens dans quelques semaines.
Nous vous préviendrons.
Vous êtes sa référente, nous avons votre numéro.
Si vous remarquez
un changement, trouble du langage, équilibre,
appelez les urgences immédiatement.
Monsieur Haubin ?
La personne qui devait venir n'a pas pu.
Heureusement, j'ai reconnu le numéro de l'hôpital.
Parce qu'à cette heure-ci, normalement...
- Millie McPherson. - Hôpital Raigmore.
- Philippe Haubin est sorti. - Quand ?
Hier soir.
Bon, entendu...
Oui. Je vous remercie.
Enfin, si on peut dire.
Mais c'est pas croyable !
Les cons, les cons, les cons !
Phil...
Je suis vraiment navrée.
Je devais venir vous chercher hier, mais...
l'hôpital a oublié de me prévenir.
Vous allez bien ?
Oui.
Tant mieux.
Excusez-moi. Vous êtes qui ?
Je suis Millie.
Votre référente.
Il fait froid.
Habillez-vous
et je vous retrouve dehors.
Excusez-moi.
Votre nom, c'est ?
Millie.
C'est l'hôpital qui vous envoie ?
Non. On se connaissait déjà,
avant votre AVC.
Vous travaillez chez mon père.
Avec mon frère et mon neveu.
Je suis une amie.
C'est bien.
Vous voulez faire quoi ? Aller quelque part ?
Peter, mon frère.
Brian, son fils.
Mon père.
Angus.
Ça a l'air d'aller.
Retournez au travail.
Salut.
Dites, vous avez vu le film Jason Bourne ?
Vous l'avez sûrement vu.
C'est genre exactement la même situation.
Ils le... Ils le retrouvent...
Il se souvient de rien.
Il se met à chercher qui il est.
Toi, tu sais rien et lui non plus.
Mais nous, on sait tous que c'est Phil.
Ouais, enfin bon.
T'as pas oublié les 200 £ que tu me dois ?
Brian, ça suffit.
Ça va. Si on peut plus blaguer...
C'est bon ?
C'est bien, les gars.
Il s'en sort comment ?
Pas mal.
Il est moins bavard qu'avant.
C'est aussi bien.
Brian lui a parlé toute la journée au lieu de travailler.
Phil, je te ramène chez toi.
Votre père ne m'aime pas.
Ce boulot, on le fait tous les jours ?
C'est surtout réparer les clôtures, s'occuper des moutons.
Pourquoi j'habite sur cette île ?
Tu as l'Écosse tatouée sur le bras droit.
- J'ai une voiture ? - Oui.
Mais, tu n'as pas le droit de conduire.
- Quel chien ? - Le mien.
Tu n'en as pas.
Mais si, j'ai un chien.
Il était là quand je suis revenu.
Il n'est pas à moi ?
Tu n'as jamais parlé de chien.
J'ai d'autres amis, à part vous ?
Toute l'île te connaît.
Toute l'île ?
Je suis célèbre, alors.
C'est ta mère.
Elle est décédée.
D'après toi.
J'ai encore de la famille ?
Un frère.
Vous ne vous parlez pas.
Pourquoi ?
Tu ne l'as jamais dit.
Et ça, c'est moi.
J'ai oublié quoi d'autre ?
Et sur ton portable ?
Je connais tous ces gens ?
Il y a peu de photos avec vous.
Je n'aime pas trop ça.
Pourquoi ?
Pourquoi ?
C'est dommage.
Vous êtes très photogénique. Regardez.
Pourquoi tu as pris ces photos ?
C'est Brian qui viendra demain matin.
Y a des clôtures à réparer.
La mise bas sera en avance.
Comme le reste.
Angus a peur que les agneaux s'échappent.
C'est quoi, ce chien ?
- Un chien. - C'est ton chien ?
Alors ? T'es mon chien, toi ?
C'est mon chien.
Vraiment ? C'est ton chien ?
Ta tante dit que non.
On peut l'emmener ?
Évidemment.
- C'est vrai ? - Oui.
Nigel, allez viens.
- Je peux monter ? - Oui, je vous en prie.
T'en avais assez de Glasgow, Molly ?
Oui, j'avais envie de revenir au pays.
David beaucoup moins, mais...
Les enfants sont partis,
j'ai fini par le convaincre.
Vous en avez combien ?
Trois. Deux filles et un garçon.
La cadette a fini la fac et s'installe avec son copain.
Les deux autres sont à Londres.
Et toi ?
Tout va bien.
Tu as des enfants ?
Non.
- Je peux monter ? - Bien sûr.
Regarde-le.
Un vrai chien de touriste.
C'est votre chien, maintenant ?
Oui, je crois.
Vous croyez ?
Vous ne verrez pas d'inconvénient à ne pas l'amener ici ?
Pourquoi ?
- Il joue avec le mien. - C'est bien, non ?
Non, ce n'est pas bien.
Moi, c'est un chien de travail.
Le vôtre est un jouet.
Ça prend du temps de dresser un chien.
Je ne veux pas le voir avec le mien.
Il prendrait de mauvaises habitudes.
Des habitudes d'étranger.
Le casse-croûte.
Merci.
Salut, Beverly.
T'es où ?
- Chez les McNee. - Encore ?
Oui.
J'attendais ton appel. T'as vu l'heure ?
Oui. J'aurais dû t'appeler.
Je reste déjeuner au bureau, alors.
Bon. Entendu.
Beverly, je ne viendrai pas cet après-midi.
À demain.
7,99, s'il vous plaît.
Merci.
Merci.
- Je peux entrer ? - Mais oui.
- Tu as quelque chose à boire ? - Bien sûr.
J'ai dû vous agacer hier
avec mes questions sur les photos...
On était ensemble.
Comment ça, ensemble ?
Ensemble.
Comme...
deux personnes
qui sont ensemble.
Vous voulez dire...
comme un couple ?
Presque.
Presque ?
On était amants.
Mais...
on est toujours ensemble ?
- Attendez. - Désolée, non.
Je t'en prie.
Ne le dis à personne.
Je peux vous appeler ?
On a vendu la maison de Gravir.
Je peux te parler ?
Nigel, il est pas vraiment à toi, hein ?
Où veux-tu en venir, Brian ?
Je voudrais m'occuper de lui.
Que ce soit mon chien.
Mon chien à moi.
Millie.
Qu'est-ce que tu fais ici ?
Je t'attendais.
Tu sais où je travaille ?
J'ai demandé à Brian.
Il t'a déposé ?
Non.
Je suis venu moi-même.
Mais, tu n'es pas censé conduire.
J'avais pas de nouvelles.
Et tu ne réponds pas aux messages.
Tout est de ma faute.
Je n'aurais jamais dû le dire.
Pourquoi ?
Parce que je...
Parce que ce n'est pas bien.
Pas bien ?
Parce que tu es malade.
Nous ne pouvons pas être amants.
Ce n'est pas bien.
Mais, on était amants ?
Oui.
Et tu veux arrêter juste parce que j'ai perdu la mémoire ?
- Oui. - Aide-moi, Millie.
Mais je t'aide.
- Non, là, tu ne m'aides pas. - Phil...
Je t'ai dans la tête, tout le temps.
- Tout le temps. - Phil, écoute-moi.
Ce n'est pas bien.
Je n'aurais jamais dû te le dire.
Je t'en prie. On ne peut pas.
Je regrette.
Y a longtemps ?
Toi et moi, ça fait longtemps ?
Quelques mois.
Personne ne le sait ?
Je sais pas ce qu'ils représentent.
- Et toi ? - Non.
Je ne t'en ai jamais parlé ?
Pas de tous.
Et celui-ci ?
Non.
Et celui-là ?
Celui-là.
C'est toi.
Tu voulais être comme ça.
Pieds nus,
sans souci.
Dans le moment présent.
Ça te ressemble.
Pourquoi personne ne peut savoir ?
J'arrive.
- J'attendais ton appel. - Pardon, Beverly.
Je ne fais pas les visites, moi.
On gèle ici.
Tu n'as rien de plus à dire ?
Et ma pause déjeuner ?
Mais, qu'est-ce qui ne va pas ?
Je vais très bien, Beverly.
Je vais très bien et ça faisait longtemps.
Allez, va déjeuner.
Tout chrétien apprend
que plus on grandit dans le Christ,
plus on a conscience
du péché dans sa vie.
On acquiert aussi la connaissance
et la conscience du Christ
qui enlève notre péché,
qui nous a conféré le pouvoir
de résister au péché.
Évidemment, ici-bas, le péché sera toujours
une force que tout chrétien doit affronter.
Mais, il n'est plus notre maître
ni le seigneur de notre vie.
Il faut y résister, c'est possible.
Le péché est incarné par Paul...
Arrête de me regarder.
On est déjà venus ici tous les deux ?
Oui.
C'est magnifique.
Tu as vu les couleurs ?
Elle est incroyable, cette plage.
- Et y a personne. - On est dimanche.
Dommage que je ne puisse pas me baigner.
Tu crois qu'elle est froide ?
Pas tant que ça.
Phil, elle est glaciale.
Non, elle est pas si froide.
J'y vais.
Tu n'as pas de serviette.
Le vent me séchera et je m'habillerai.
- Ça va te tuer. - Me tuer ?
Je suis déjà mort. Il y a deux semaines.
Et je suis revenu. Un ressuscité ne meurt pas.
Donne-moi un exemple dans la Bible où Dieu
tue un type qu'il vient de ressusciter. Dis-moi.
Y en a pas.
Tu connais la Bible, toi ?
D'accord. Mais reconnais
que ce serait idiot. Donc, y en a pas.
Tu ne sais même pas si tu sais nager.
Je n'irai pas plus haut que là.
Bon Dieu !
C'est froid, gelé !
Qu'est-ce qu'elle est froide !
Bon Dieu !
Elle est vraiment gelée.
L'hôpital a appelé hier.
Tu dois faire un check-up à Raigmore mardi prochain.
Je veux pas y retourner.
- Tu devrais. - Pourquoi ?
Je vais bien, Millie. Regarde.
J'y retournerai pas.
Si je devais mourir, ce serait fait.
Et si je dois mourir, je mourrai.
Ne dis pas de bêtises, Phil.
Ne crains rien, Millie.
Ils ont déjà fait plein de tests.
Si je sens que ça va mal,
je te le dirai tout de suite.
Je te promets.
Il faut que je confirme le rendez-vous.
T'as qu'à leur dire
que je me souviens de tout.
Et voilà.
C'est facile.
Tu crois qu'on nous observe ?
J'espère que non.
J'aimerais te tenir la main.
Tu ne me demandes rien sur nous.
Tu ne veux pas savoir ?
Non.
- C'est mon tour. - Pourquoi ?
Trois.
"Recevez 300."
Et voilà !
Bonjour.
Millie McPherson, de l'agence immobilière.
Entrez. Vous avez fait bonne route ?
Bonjour Phil.
Quand pouvons-nous venir chercher Nigel ? Amitiés, Norman
C'est qui ?
Je ne sais pas.
Désolé. Je ne me souviens pas.
Je le rendrai pas.
C'est mon chien.
Oui, d'accord, mais...
Qu'est-ce que je vais leur dire, moi ?
Je m'en fous.
Je le rendrai pas.
Nigel !
Viens là, mon chien.
Brian !
Millie ? C'est moi.
C'est ma faute.
J'ai été bête de donner ce chien à Brian.
Comment faire ?
Si Nigel est leur chien,
ils vont revenir le chercher.
- Salut, Peter. - Brian est dans l'abri.
- Il est parti quand ? - À l'instant.
Tu es sûr qu'il y est ?
Certain.
Crétin de chien.
Tu vas y aller ?
Je vais y aller.
Salut.
Brian a emmené Nigel dans notre abri.
Tu m'en veux ?
Non, pourquoi je t'en voudrais ?
Parce que je ne me souviens de rien.
Ce n'est pas ta faute.
Bon. Je te ramène chez toi.
Si on avait menti, j'aurais pu le garder.
On l'aurait caché, au cas où.
Moi, j'ai menti, Brian.
J'ai menti à Phil.
Je lui ai dit qu'on était ensemble
avant son AVC.
Pour pouvoir être avec lui.
Tu feras quoi quand il saura ?
Je ne dirai rien.
Il faut rendre le chien.
Je sais.
Quelle tristesse !
Vous connaissez bien Phil ?
Pas tellement.
C'est un bon voisin.
Il est gentil.
On ne lui avait jamais confié le chien avant.
Du thé ?
On me dit que
vous vous êtes bien occupé de Nigel.
Merci.
Et puis,
vous vous êtes attaché à lui.
Oui.
Ça m'ennuie, cette histoire.
Nigel est encore jeune.
Il a besoin d'activité.
Je ne rajeunis pas, ni ma femme.
Pour être franc, si quelque chose arrivait à ma femme,
ou à moi,
nous serions heureux de savoir que quelqu'un
s'en occuperait bien.
Vous pourriez faire ça ?
En attendant, venez le chercher quand vous voulez.
Qu'en dites-vous ?
Ça me va.
Parfait.
Marché conclu.
Au revoir et merci.
Ça va ?
On se voit plus tard ?
Oui, à plus tard.
Phil ?
On a presque terminé.
On finira demain.
Demain, c'est l'enterrement de Fergus.
L'enterrement de Fergus ?
Il est mort ?
Oui. Mardi.
Et tu ne m'as rien dit ?
Tu ne savais pas ?
Non.
J'aurais dû t'en parler.
Oui, t'aurais dû.
On finira ça plus tard.
Il en a rien à foutre de moi.
Même des petites choses.
Du genre...
Parler de foot ou...
"Ça a été aujourd'hui ?"
"Tu viens boire une bière ?"
Il m'a complètement exclu.
Parle-lui.
Quoi ?
- De ce que tu viens de me dire. - Tu rigoles ?
Mon père me prenait pour un nul.
C'est ce que je croyais.
Un jour, j'ai décidé de ne plus lui parler.
Je me suis barré. J'étais jeune.
Et puis, il est mort.
On s'est jamais reparlé.
Après l'enterrement, ses amis m'ont dit
qu'il passait son temps à parler de moi.
Il était fier de moi.
Alors, parle-lui.
Après, ce sera trop tard et tu le regretteras.
Salut.
"Je crois...
"que la fenêtre qui nous surplombe tous,
"la fenêtre qui nous sépare de Dieu
"est par nature une fenêtre fermée.
"Pour être dignes de Son amour, nous,
"êtres humains,
"devons trouver un moyen d'ouvrir cette fenêtre.
"Il faut parfois y consacrer toute une vie.
"Toute sa vie,
"l'homme doit tenter d'atteindre ce but.
"Et...
"c'est ce que Fergus a fait."
Voilà ce que je dirai aux obsèques.
C'est bien.
Fergus sera content.
Oui.
C'est ce que je pense.
Une goutte ?
Une goutte ? Pourquoi pas.
Brian...
Tu étais avec Phil ?
Il a retrouvé la mémoire ?
J'ai perdu un vieil ami aujourd'hui.
Content que vous soyez venu.
Merci.
Je vous en prie.
Tu as vu le type là-bas ?
Avec les cacahuètes.
Il les aspire.
Je ne veux pas quitter ce monde.
Je me sens chez moi ici.
Pourquoi tu partirais ?
Parce que tu m'as menti.
On n'a jamais été ensemble avant.
Mais je vais rester ici.
Parce que je l'avais décidé.
Et je refuse que tu me quittes par honte de m'avoir menti.
Je m'en fous de tes mensonges.
C'est bien que tu m'aies menti.
Sinon, il n'y aurait jamais rien eu entre nous.
J'étais amoureux de toi avant mon AVC.
Mais, j'étais trop timide pour te le montrer.
Je veux rester avec toi et je veux que tu restes avec moi.
Je suis bien avec toi.
Moi aussi, je suis bien avec toi.
Alors, pourquoi on se cache ?
J'ai tellement honte.
Non.
N'aie pas honte.
Je t'aime, Millie.
Il y a un mouton mort près des rochers.
- Mort comment ? - Il a dû tomber.
Il faut qu'on enterre la carcasse à la ferme.
- On finira plus tard. - Oui.
- Tu pourras rentrer seul ? - File.
Tante Millie ?
C'était comment ?
Y avait plein de gens.
Tout le monde se demande où tu es.
Ne t'inquiète pas pour moi.
Je sais.
Je sais.
Il devait me dire quand te la donner, mais...
Merci.
Millie, si tu lis cette lettre,
c'est que Brian te l'a donnée.
Cette fois-ci, je suis parti pour de bon.
Notre histoire n'était pas prévue au programme.
Le temps m'était compté
depuis mon premier AVC.
C'était en Belgique, avant que je vienne ici.
On me disait condamné.
Mais, tu m'as offert une seconde vie.
Elle a été plus courte que la première,
mais beaucoup plus heureuse.
Les disques sont presque tous à mon frère.
J'aimerais que tu ailles en Belgique les lui rendre.
J'aimerais aussi que tu lui dises que je l'aime,
que je le remercie de s'être inquiété pour moi.
Que je m'excuse de ne pas l'avoir écouté,
d'être parti sans donner de nouvelles.
Mais, dis-lui aussi de ne pas avoir de regrets.
Parce que moi, je n'en ai pas.
Enfin, si. Un seul.
C'est que tout ça soit fini.
J'ai été heureux, Millie.
Heureux comme jamais.
Tu es ce qu'il y a de plus beau au monde
et tu mérites d'être heureuse.
Je t'aime.
Phil.
Bonjour.
Nous avons vu votre voiture.
Nous sommes navrés, vous savez.
Merci.
Il avait de la famille ?
Oui, il avait un frère.
- Et des amis. - Oui.
Et il m'avait moi.
- Bonne chance. - Merci.
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