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Original subtitles

Bonjour.

Salut, ma chérie. Comment vas-tu ?

Je ne sais pas.

Non, il a cessé de m'importuner.

Il a dĂ» en avoir assez de m'appeler.

Non, je vais manger un morceau

et puis je ne sais pas, probablement regarder la TV.

Comme d'habitude.

Oui.

Demain sera un autre jour.

Oui, Vicky.

J'ai entendu. ArrĂȘte, sĂ©rieusement.

Je vais raccrocher. Bye.

TrĂšs bien.

Oui, demain Ă  neuf heures, comme convenu.

Tout est prĂȘt.

Ok.

Je t'aime aussi.

Bisous, mon amie. Bye, bye.

Sans doute, j'ai pĂȘchĂ©

de déception avec ton indécision.

Tu as acheté les jurés.

Tu as fait appel au juge des référés.

Quel miracle ! Je suis le frĂšre du dysfonctionnement et de l'injustice.

J'ai fermé ma serrure

et je vais me réveiller dans un autre endroit.

Encore une fois, seul, déchaßné,

tu ne reviendras pas,

mĂȘme si je suis dĂ©chirĂ© et dĂ©sabusĂ©.

Tu es seul ?

Je ne sais pas. Je n'arrive pas à réfléchir.

Oui, je suis seul.

Et toi ?

Je veux rencontrer quelqu'un, voir ce qui arrivera.

T'as une PIC ?

- Non, pas ici. - Okaaay.

On m'a posé un lapin et négligé.

Tu m'a ignoré hier, mais aujourd'hui, je n'abandonne pas.

Je t'ai cherché et imploré.

J'avais tout planifié pour nous, tu as raté ta chance.

Quelle bouchée épicée ! J'ai cru mourir.

J'accepte les chiffres que tu as tiré aux dés.

Ton tour est passé, maintenant c'est à moi de jouer.

Bonjour.

Salut. Quoi de neuf ?

Tout va bien ?

Oui.

Je me sentais excité aussi.

Mais c'est dommage que tu n'aies pas de photo.

Non, une photo de ton visage.

Tu n'en as pas ?

Tu mens. Je ne te crois pas.

Et je ne crois pas tout ce que tu écris.

Non.

Ok, arrĂȘte, sois sĂ©rieux.

Chez moi, je m'ennuie.

Non, je ne vais pas sortir aujourd'hui.

Je dois me lever tĂŽt demain, donc je vais rester ici.

Je sais que tu es proche, mais tu n'as pas photo. Tu te souviens ?

Ouais, j'ai de la place. Mais tu as retrouvé ta photo ?

Bon, alors parlons un autre jour...

lorsque tu auras une photo.

Ok.

Ce fut sympa.

Bye-bye.

Bye.

Salut.

Qu'y a t'il ? Tu as une photo ?

Non.

Non, quand je dis ''non'', c'est ''non''. Je suis comme ça.

Vraiment ? Tu es si excité ? Et bien, je vais rater ça.

Ok. D'accord. On se voit plus tard.

Je ne sais pas... Dans une heure.

Non, au coin de Caserons et de San Martin.

C'est proche pour nous deux.

Ok.

Je te vois Ă  ce moment-lĂ . Bye.

- Salut. - Salut.

- Manuel. - Julio.

Tu t'appelles Julio ?

Oui, et toi ... ? Désolé...

- Manuel. - Manuel, c'est vrai.

Je suis un peu nerveux, parce que...

Je n'ai pas l'habitude de faire des rencontres sur internet.

Non, moi non plus.

Et alors ?

Comment va ?

Comment va ?

- Je vais bien. - Je vais bien aussi.

Et bien, entre.

- Tu as encore froid ? - Non, ça va maintenant.

C'est ici que tu vis ?

- Tu vis seul ? - Oui, pourquoi ?

- Tu veux boire un verre ? - Ok, oui.

- Tu as quoi ? - Tout. Tu veux quoi ?

- Whisky ? - J'ai du whisky.

- TrĂšs bien. - Ok, fais comme chez toi.

Je vais mettre le chauffage si tu as encore froid.

Manuel, c'est ton appart ou tu le loues ?

J'adorerais qu'il soit Ă  moi. Non, j'en ai pas encore les moyens.

Tiens. On peut s'asseoir, non ?

Ton loyer est trÚs élevé ?

Je cherche un autre appart. Mon bail expire dans quelques jours.

C'est cher, mais je l'ai pour mon travail.

- Que fais-tu ? - Je travaille dans le design.

Quel genre de design ?

Des meubles.

Tu fais quoi ?

Je te regarde.

Et toi ? Tu es bi ?

Non, je suis gay. Pourquoi ?

Oh, je ne sais pas. Tu n'en as pas l'air.

Alors, tu es seul ?

Maintenant, je suis ici avec toi.

Bien sûr que je suis seul, Manuel. Sinon je ne serais pas ici.

- Et toi ? - Quoi moi ?

Es-tu avec quelqu'un?

Je pensais que tu allais me demander si je suis bi.

Est-ce si évident ?

Non, je n'ai personne.

Je suis seul depuis un moment.

Mais changeons de sujet, d'accord ?

Tu es sûr ?

De quoi ?

Que tu n'as personne.

Quand je t'ai demandé,

tu es devenu nerveux et tu as baissé les yeux.

Écoute, Manu, je ne veux pas de problùmes.

J'en ai juste marre que l'on me mente.

C'est toujours la mĂȘme chose.

Je rencontre quelqu'un, nous avons cette conversation,

ils me disent un tas de trucs cool.

Évidemment, nous finissons par le faire,

et ils finissent toujours par m'entuber.

Je ne comprends pas.

Je me souviens de tout, tu sais.

Au téléphone, tu m'as dit : ''Seul mon copain me baise''.

Oui, et c'est vrai.

Seulement si je suis dans une relation, tu comprends ?

Mais maintenant je suis seul, sérieux.

J'ai rompu récemment. C'était nul, mais je suis seul maintenant.

Je suis célibataire, sérieux.

Mais on est ici depuis combien de temps ? Cinq minutes ?

Détends-toi, sérieusement.

Bien, je vais me détendre.

Tranquille.

Attends...

Tu es sĂ»r de ne pas ĂȘtre avec quelqu'un ?

Oui, sûr.

Quel est le problĂšme ?

Rien, je suis distrait.

Par quoi ?

Je pensais Ă  Horacio.

Je l'ai rencontré, il y a trois ans.

Je n'avais jamais été avec un mec avant.

Nous venons de nous rencontrer, mais je peux vous faire confiance.

Je ressens la mĂȘme chose.

Je parle de vous faire confiance.

On va boire un café ?

Ça me ferait trùs plaisir.

J'avais fantasmé, mais sans passer à l'action.

Et quand je l'ai rencontrĂ©, j'ai perdu ma tĂȘte comme un idiot.

Je ne sais pas, c'était juste lui et moi.

Je croyais tout ce qu'il disait.

Nous avons eu deux belles années,

et avec le temps, ma famille et mes amis ont fini par comprendre.

Nous avons eu une vie normale.

Une vie gay, mais somme toute normale.

Et nous étions trÚs heureux.

Mais alors, je ne sais pas...

ça a commencé à merder.

En moins de six mois, j'ai connu tous les travers homosexuels.

J'ai connu le sexe au téléphone, dans les WC publics,

Ă  trois...

Les chatroom...

les partouzes...

Tout.

Sais-tu ce qui m'a vraiment énervé ?

Il n'a jamais dit Ă  sa famille ĂȘtre comme ça.

Le pire, c'est...

Ne me juge pas pour ce que je m'apprĂȘte Ă  te dire...

Mais...

J'ai commencĂ© Ă  ĂȘtre excitĂ© par tout ça.

Mais le problĂšme, c'est...

qu'il voulait continuer.

Autre chose de nouveau, un autre mec...

Puis un autre.

Je reviens tout de suite.

Je vais Ă  la salle de bain.

Que fais-tu ?

C'est mon petit ami.

Ne sois pas jaloux.

Tu devrais partir.

Nous devons travailler demain.

Et arrĂȘte d'appeler tout le temps.

Une fois d'accord, mais c'est tout.

Vous n'allez pas me laisser tout seul ?

Je vais y aller. Tu peux m'appeler un taxi ?

Il est tard et je n'aime pas ĂȘtre seul.

Manuel, change les draps.

Il va rester avec nous.

Il est trop tard pour qu'il parte.

Viens. Viens avec moi.

Je te raconte tous mes problĂšmes.

Alors, et toi ?

Je ne sais pas.

C'est quoi ton expérience ?

Tu sais comment c'était ?

J'ai connu un tas d'Horacios.

Beaucoup, tu sais.

Mais je n'ai pas connu de Manuel.

HĂ©, Manuel...

Quand tu as dit n'avoir de relations sexuelles qu'avec ton petit ami ?

Si tu deviens mon ami, il n'y aura plus de problĂšme.

Ok.

Je ne sais pas, ayons une relation.

Qu'en penses-tu ?

Qu'aimes-tu ?

Un peu de tout.

Mais je n'aime pas ĂȘtre pĂ©nĂ©trĂ©.

Mais nous sommes dans une relation maintenant. Tu te souviens ?

Non, attends.

Quel est le problĂšme ?

Attends, non... Je suis désolé, mais...

Je ne peux pas, c'est difficile pour moi.

Désolé.

Mais sérieusement, si...

si tu n'aimes pas, je ne sais pas...

C'est pas grave. Je comprends.

Attends ... Attends, attends.

Je ne veux pas éjaculer tout de suite.

Il est tard, Manuel...

et je dois prendre deux bus pour rentrer Ă  la maison.

Tu ne vis pas prĂšs d'ici ?

Non, je suis venu déposer des C.V. Je cherche un emploi.

Oh... Quel genre de travail ?

Peu importe.

J'ai un mois de retard sur mon loyer

et j'ai besoin d'un emploi.

Y a rien Ă  ton studio ?

Pas besoin de quelqu'un pour faire les courses ou autre ?

On dirait qu'ils paient bien.

Je ne sais pas... Pas en ce moment.

Mais donne-moi ton CV et je verrai ce que je peux faire.

Ok.

- Tu sais ce que je veux ? - Quoi ?

Maintenant, je veux sucer ta bite.

Et tu ne prends pas de bus, ok ?

Ce soir, tu restes ici avec moi.

Tu es mon petit ami, tu te souviens ?

Je ne te partagerai avec personne, d'accord ?

Vraiment ?

Vraiment.

HĂ©, tu vas bien ?

Oui, je vais bien.

Il est déjà une heure. Il est vraiment tard.

- C'est vrai, hein ? - Ouais.

Je veux prendre une douche. Il y a des serviettes ?

Attends !

T'es direct.

Je veux prendre une douche. Une douche rapide.

Tu viens avec moi ? Tu ne vas pas rester ici.

Oh, tu peux me laisser dormir Ă  droite ?

C'est une habitude. Je dois dormir Ă  droite.

Ou on peut dormir au milieu, ce qui est un peu plus neutre.

Oui. Mais tu sais quoi ?

Je viens de me rappeler que mon amie Vicky vient tĂŽt demain matin.

Je préfÚre dormir seul.

C'est pas grave ?

Non.

Non, que puis-je dire ?

C'est trĂšs bien.

Bon, pas besoin d'exagérer. Je pars maintenant.

Quoi ?

Je ne sais pas, tu regardes l'horloge, tu bailles...

C'est typique.

Tu aurais pu me dire que tu es de nouveau

avec ton copain et qu'il rentre de voyage demain.

Ou que tes parents pourraient arriver d'une minute Ă  l'autre.

Ou que tu passes un examen demain.

Donc, tu as besoin que je parte.

Ce sont toutes les histoires post-baise.

Quelle coĂŻncidence. elles arrivent toujours

aprĂšs que je leur ai mis ma bite dans le cul.

Tu vas me dire que je suis beau et tous les autres mensonges gays.

Non, et c'est vrai que mon amie vient demain.

Ok. Je suis sûr que ton amie Vicky a une clé.

- Elle a une clé. - C'était évident.

Et puisque tu ne sais pas quand elle pourrait venir,

il vaut mieux que je ne sois pas lĂ .

Hein ?

Ne te fĂąche pas, Julio.

Je ne suis pas fùché.

Non, c'est bien.

- Ok... - Je ne sais pas...

Nous parlerons un autre jour.

Ok ?

Quand ?

Quand quoi ?

Tu dis que nous parlerons un autre jour et je te demande quand.

Parce que c'est le troisiÚme mensonge le plus répandu.

C'est d'abord l'horloge...

Puis le faux bĂąillement auquel tu ne crois mĂȘme pas.

En regardant sur le cÎté pour te sentir moins coupable.

Et puis...

pour que je ne m'inquiĂšte pas...

Du tout. Tu dis que nous parlerons un autre jour.

Tu ne dis pas que nous en parlerons demain ou dimanche...

lorsque tu n'auras rien Ă  faire sinon regretter mon absence

et que ton amie Vicky ne sera pas là pour nous déranger.

Tu dis ''un autre jour''. Je demande donc lequel.

Je ne sais pas, une autre fois...

Tu sais quand ?

Jamais.

Je... Je dois aller t'ouvrir la porte en bas.

Non.

Allez, Julio.

Je dois t'ouvrir la porte.

Que fais-tu ?

J'ai oublié mes clés... Mes clés de maison.

T'inquiĂšte pas, je vais les chercher et je m'en vais.

Ok, je t'attends ici.

Elles doivent ĂȘtre sur le canapĂ©.

Je les ai.

J'en ai marre de ces pubs de merde.

Attends...

Manuel, je ne suis pas comme ça.

Excuse-moi.

Je me fĂąche facilement.

C'est vrai pour mon amie.

En plus, je traverse une période difficile.

Pourquoi tu t'énerves comme ça ?

C'est bon, tant pis, je pensais Ă  quelque chose de stupide.

- Oublie. - Tu pensais Ă  quoi ?

Que je t'apprécie beaucoup. Je me suis conduis comme un idiot.

Je croyais que nous allions dormir ensemble.

Écoute, j'ai un million de problĂšmes Ă  rĂ©soudre.

Tu n'es pas le seul.

J'étudie comme un crétin...

et je n'arrive pas à décrocher un job décent.

J'ai 27 ans et je n'ai pas encore d'endroit pour vivre.

Mes amis sont tous des hypocrites.

Le peu de famille que j'ai est pris par ses problĂšmes.

Ils ne se soucient pas de moi.

Je me sens trĂšs seul en ce moment.

Seul.

Donc...

J'ai pensé que si je restais et que nous dormions ensemble,

je t'aurais demandé...

de me baiser...

de sorte que tu sois le premier.

Mais oublie, laisse tomber.

Mais nous ne sommes plus dans une relation, non ?

Oublie ça. C'est bon, sérieux.

De plus, ton amie Vicky sera lĂ  d'une minute Ă  l'autre.

C'est pas grave.

Attends ...

Elle vient Ă  neuf heures, et elle est trĂšs ponctuelle.

Nous avons encore beaucoup de temps.

Jusqu'Ă  8h ou 8h30, tout au plus.

Dois-je rester ?

Nous payons $ 200 par jour pour ce trou Ă  rat ?

Pourquoi devons-nous ĂȘtre seuls ici au milieu de nulle part ?

Pour voir quel enfer, nous allons faire de notre relation.

J'en ai marre de toutes tes liaisons et de tes amants.

Et tu vas payer pour cela.

- Ok, comme tu veux. - La voilĂ .

Salut, j'allais partir. Nous avions dit 10 heures, non ?

Pas grave. Vous pouvez vous garer ici,

je vous fais visiter et je vous enregistre, ok ?

Entrez !

Voici le salon...

la cuisine, la salle de bains et la chambre Ă  l'arriĂšre.

Je vous laisse le mot de passe pour la connexion internet.

Bien, mais nous n'utiliserons pas internet ce week-end.

- Hein ? - Bien.

La ville est Ă  20 minutes.

Tout ferme tĂŽt, sauf les restaurants.

Il y a un service de livraison ?

Sérieusement ? Vous feriez mieux d'y aller tÎt.

Profitez de votre séjour,

en cas de besoin, appelez-moi. Vous avez mon numéro ?

Oui, merci.

- Au revoir, mes mignons. - Au revoir.

Ta confession dans les escaliers m'a vraiment excité.

- Ouais ? - Ouais.

Si tu m'avais laissé partir...

tu ne m'aurais plus jamais revu.

Sérieux. Je ne donne pas de seconde chance.

- Non ? - Moi non plus.

Allons au lit.

- Non, ici. - Le lit est plus confortable.

- Non, ici sur le canapé. - Pourquoi ?

Je ne sais pas, comme ça.

De plus, lorsque nous étions sur le canapé...

Il y a eu un moment oĂč j'ai pensĂ©...

Je te regardais et je pensais...

''Je veux que ce soit lui.''

- Vraiment ? - Vraiment.

Nous sommes trĂšs timides, hein ?

Quand je t'ai vu dans la rue, ça m'a vraiment excité.

J'avais failli annuler.

- Vraiment ? - Ouais.

Et j'étais à ça de t'embrasser passionnément dans la rue.

Vraiment ? Tu Ă©tais gĂȘnĂ© ?

Pas du tout. Je n'Ă©tais pas gĂȘnĂ© du tout.

Mais tu sais comment c'est, Manuel.

Il y a des gens mauvais.

Ils disent une chose et en pensent une autre.

On ne sait jamais Ă  qui on a affaire.

On ne sait mĂȘme pas qui on ramĂšne chez soi.

Et bien, je suis différent.

Et tu l'es aussi.

Regarde-moi.

Je te regarde.

Tu peux tout me dire.

Vraiment. Je peux tout supporter.

Mais surtout...

ne me mens jamais, jamais.

Idem pour toi.

- Deal ? - Deal.

J'aime te regarder.

Tu as aimé ?

Oui.

- Et toi ? - Oui.

Manuel...

Quoi ?

Dis Ă  ton amie de ne pas venir demain.

Allez, dis-lui de ne pas venir. Ou de venir plus tard.

Non, dis-lui de ne pas venir.

Je veux rester comme ça tout le week-end.

Allez. Allez, dis-lui.

- Dis-lui de ne pas venir. - J'ai accepté qu'elle vienne.

Elle a un problĂšme avec sa famille.

Elle a besoin de moi.

Je suis lĂ  !

Désolé d'avoir été si long.

J'ai pas pu payer avec ma carte de crédit.

J'ai dĂ» aller au seul distributeur.

J'ai fait la queue, une demi-heure.

Mais la fille du supermarché était sympa.

Elle a gardé mes affaires jusqu'à mon retour.

J'ai pris des films. On a bien l'ordinateur ?

Ce sont des pirates, mais le type m'a dit

qu'on ne voit pas les gens se lever dans le cinéma.

Surprise !

Qu'est-ce qu'il fait lĂ  ?

Comment est-il venu ici ?

On est au milieu de nulle part et tu as réussi à le faire venir ici ?

Écoute, on va faire les choses comme je les aime,

et c'est ainsi que je les aime.

Et bien, c'est plus pour moi.

Quand toute cette merde s'est passée avec mon copain, elle était là.

Tu as déjà pensé que tu allais mourir ?

Qu'il t'était impossible de supporter tant de douleur ?

Je suis parti avec un petit sac, trois slips et deux chemises...

mon portefeuille... et c'est tout.

Il m'a encore baisé.

Ce n'est pas grave.

Fais-moi sortir d'ici. S'il te plaĂźt.

Ne t'en fais pas.

Et il ne t'a pas rappelé pour te rendre tes affaires ?

- C'était fini ? - Je ne l'ai jamais revu.

Il va vite se lasser de ce gamin.

Et il lui fera la mĂȘme chose qu'Ă  toi.

S'il n'a pas déjà trouvé un mec avec un plus gros pénis.

Ils sont toujours ensemble.

Ils peuvent aller en enfer, Manuel.

Oublie-les.

De plus, je n'aime pas les trios. Je déteste, vraiment.

Tu dis ça maintenant...

C'était comme ça avec lui aussi au début.

Comme tout Ă  l'heure.

Mais ça a vite merdé.

Ça ne nous arrivera pas.

Sérieux.

Allons au lit.

Allons au lit.

Attends...

J'ai toujours voulu faire ça.

C'est vraiment ringard.

Tais-toi.

Ce sera toujours comme ça.

Qu'y a-t-il ?

- Rien. - Tout va bien ?

Oui, tout va bien. Continuons.

Il a dĂ» se passer quelque chose. Il est 4 heures du matin.

- T'es sûr que tout va bien ? - Tout va bien, Manuel.

C'est un mauvais numéro.

Comment le sais-tu sans répondre ?

Si quelqu'un m'appelle Ă  4 heures du matin,

je pense que c'est grave et je réponds.

Julio, pas de mensonges...

- Tu te souviens ? - Oui.

Tu peux tout me dire. Je t'ai tout dit.

C'est bon, tout va bien, sérieux.

Tout va bien. Dansons.

Bonjour.

Ouais.

Non, pas du tout.

Pas du tout, je dors.

ArrĂȘte de...

ArrĂȘte de m'appeler !

ArrĂȘte de m'appeler.

Quel est le problĂšme ?

Non, rien...

C'est un gars que j'ai connu sur un chat...

Nous nous sommes rencontrés et je ne l'aimais pas.

Et maintenant, il me harcĂšle.

Il veut venir chez moi, il m'envoie des textos,

il m'appelle Ă  n'importe quelle heure.

Il m'a mĂȘme offert de l'argent.

Tu comprends pourquoi je déteste tout ce que tu m'as raconté.

C'est aussi pour ça que je te dis que ce sera différent entre nous.

Chaque fois que je rencontre un type, je crois que c'est la derniĂšre fois.

Je vais lui dire la mĂȘme chose.

Que je vais rĂ©pondre aux mĂȘmes questions stupides.

Que je vais devoir encore passer par ce moment merdique

oĂč j'attends quelqu'un dans la rue.

Ce connard qui ment,

qui passe devant toi, te regarde et continue Ă  marcher.

Ou qui te pose un lapin.

Ou un gay comme celui-lĂ ...

qui est sûr de t'intéresser parce que tu es gay toi-aussi

et n'arrĂȘte pas de te harceler.

Je suis désolé. J'ai gùché ce moment.

Oublie ça.

S'il appelle à nouveau, je répondrais et je crierais si fort

qu'il cessera de t'importuner.

Pardonne-moi, j'ai dû réveiller tout le monde.

Ne t'en fais pas. Personne ne nous entend ici.

Nous sommes seuls.

Viens.

Allons au lit. Essayons de dormir un peu.

Ok.

On ne pourrait pas foutre le camp d'ici ?

Tu n'as pas envie de partir

loin de tous ces salauds ?

On pourrait. Faisons-le.

Alors, oĂč allons-nous ? À la plage ou Ă  la montagne ?

Et les chutes ?

Ok, je n'y suis jamais allé.

Mais je ne sais pas. Partons plus loin,

oĂč personne ne nous connaĂźt.

On pourrait. Partons demain.

Ok. Je ne manquerai Ă  personne.

Tu fais ça : tu appelles ton amie Vicky

et tu lui dis que j'ai eu des tickets pour le milieu de nulle part.

J'ai 400 pesos dans mon portefeuille.

OĂč pouvons-nous aller avec ça ?

Sérieusement. Nous pourrions partir demain.

Écoute, Julio... Cette maison n'est pas à moi.

Vicky l'a trouvée pour moi.

Demain, je vais lui laisser l'appart et partir pour les chutes.

Et puis, je ne sais pas... Je vais aller au Paraguay,

traverser la triple frontiĂšre et continuer.

Je veux foutre le camp d'ici aussi.

Loin de tout.

Manuel, ok, mais soyons réalistes une seconde.

Nous venons de nous rencontrer et j'ai tout ici.

Tu m'as dit que ton boulot craint et que tu n'as pas de vraie maison.

Que tu en as assez des gens qui t'embĂȘtent.

Je pars demain.

Je quitte l'appartement Ă  9h30 et je pars.

Allez.

Viens avec moi.

Je n'ai pas d'argent, mec.

Tu sais combien un trajet en bus pour venir ici coûte ?

Et oĂč habiterons-nous ? Comment mangerons-nous ?

Tu es vraiment gentil.

Écoute, je veux prendre une douche avant de dormir.

Je peux ?

Nous avons assez d'argent.

J'ai gardé un peu d'argent que mon copain me devait.

Il n'allait pas me le donner.

Et vu comment il m'a entubé, il ne viendra pas le chercher.

Combien as-tu ?

Manuel, je t'ai tout amené.

Je ne sais pas si c'est ta marque, mais je ne redescends pas.

Manuel, ça va ?

OĂč vais-je aller ?

Comment puis-je continuer ?

Tu restes ici quelques jours et je m'occupe de tout. Ok ?

Tout va bien se passer.

Il y a toujours une solution. Toujours.

Je vais chercher des serviettes. C'est lĂ  qu'elles sont ?

Oui, mais attends... J'irai les chercher tout Ă  l'heure.

D'accord.

Manuel, écoute... Combien d'argent as-tu ?

Assez pour prendre un avion et foutre le camp d'ici demain.

Nous pouvons rester aux chutes quelques jours, puis nous verrons.

TrĂšs bien...

Mais, combien ? Combien ?

PrĂšs de dix mille...

dollars.

- OĂč as-tu eu tout cet argent ? - À la banque.

Je l'ai pris sur son compte pour le mettre sur le mien.

Je suis le seul Ă  y avoir accĂšs. Une fois lĂ -bas, je retirerai tout.

- Ok. - Viens lĂ .

Qui l'aurait cru ? Avec ton visage innocent...

Tu es assez sournois.

Je suis gentil jusqu'à ce qu'on m'entube. C'est comme ça.

Pense que demain, on pourrait ĂȘtre aux chutes

dans hÎtel génial à passer un moment prodigieux.

Tout serait nouveau. Ce serait une nouvelle vie.

- Et un nouveau copain. - Et un nouveau copain.

Alors ? Qu'en dis-tu ?

Oui, bien sûr.

- Oui ? - Oui.

- On part ? - Demain.

- Maintenant ! - Dans peu de temps.

Va chercher tes affaires, je vais en parler Ă  Vicky

et nous nous retrouvons Ă  midi. Ok ?

- Et on part. - On part.

- Loin. - TrĂšs loin.

Bon, je te laisse prendre ta douche.

Bye.

Je vais laisser ta serviette ici.

Manuel, dis-m'en plus sur le voyage.

J'ai une réservation pour 11h, mais nous verrons ça plus tard.

Quoi ? Je ne t'entends pas !

J'arrive.

Ok.

Qu'est-ce qui se passe, mec ?

La prochaine fois que tu me parles comme ça, je te coupe la langue.

T'as entendu ?

J'ai passé toute la nuit à me geler le cul au cybercafé

et tu ne me réponds pas ?

C'est quoi cette histoire avec ce mec que tu as levé ?

Tu le veux pour toi tout seul ?

Hein ? Je suis prĂȘt Ă  entrer.

Tout va bien ?

Qui es-tu ?

Qui es-tu ?

Écoute, Manuel, je ne sais pas qui c'Ă©tait ni ce qu'il t'a dit,

mais n'en tire pas de conclusions hĂątives.

Qu'est-ce que tu veux ? Qui t'envoie ?

Je te l'ai déjà dit.

C'est cet idiot qui n'arrĂȘte pas de m'embĂȘter.

Va-t'en.

Tu ferais mieux de t'en aller.

OĂč veux-tu que j'aille ? Nous allons partir ensemble.

Je suis sérieux. Pars de suite !

Je peux appeler la sécurité et ils seront ici dans une minute.

Tu auras des problĂšmes.

Quelle sécurité, Manuel ?

Tu m'as dit qu'il n'y avait pas de voisin.

Nous sommes seuls.

Que veux-tu ?

Je veux que tout soit comme il y a une minute.

Pas de mensonges. Tu te souviens ?

Ouais, je me souviens. Qu'a-t-il dit ?

Tu pars ou pas ?

Non, je ne vais nulle part.

Julio, j'ai tout entendu. Un gars t'attend en bas.

Manuel, personne ne m'attend. C'est rien.

C'est juste un gars que j'ai rencontré sur un chat.

J'ai dit que je l'appellerai.

Mais quand je t'ai vu, j'ai changé tous mes plans.

Va-t'en.

Je suis sérieux !

J'ai répondu et le gars attend que tu le laisses entrer.

C'est quoi ce bordel ? Qui t'envoie ?

Manuel, si je voulais te voler, ce serait déjà fait.

Je n'ai pas d'argent ! Je loue, je ne vis pas ici !

Tu as dix mille dollars.

Julio, je l'ai à la banque. Dans un compte à l'étranger.

Mon amie a la carte par sécurité.

Il est vraiment difficile de le retirer.

Tu me prends pour un idiot ?

Tu crois que je suis idiot ?

Tu m'as dit qu'aprĂšs Vicky, nous allions aux chutes

et que tu retirerais l'argent.

Allez... Dis-moi ce que tu veux et pars,

parce que Vicky va arriver et ça va mal finir.

Écoute, Manuel...

Je te l'ai dit, c'est un gars que j'ai connu sur un chat.

Une fois, lors d'un plan hard, il a rencontré un type

et il lui a dit qu'il avait un ami sexy, puis il m'a appelé.

Il a demandé au gars de l'argent, alors j'y suis allé.

Il aime ce stupide jeu idiot...

et j'aime baiser avec lui.

Et il aime se faire payer. VoilĂ  tout.

- ArrĂȘte de mentir ! - Je ne mens pas.

ArrĂȘte de mentir.

- Tu veux que je l'appelle ? - Je veux que tu partes.

Écoute...

T'es oĂč, mec ?

Un gars veut que j'aille chez lui.

Je lui ai envoyé une photo de ta bite.

Écoute, j'ai rencontrĂ© ce gars et ça tilte.

Nous avons baisé toute la nuit, je pensais que tu étais parti.

Mais pourquoi t'as rien dit, mec ? Quel fils de pute !

J'ai passé toute la nuit à me peler le cul au cybercafé.

Je suis rentrĂ© et couchĂ©. ArrĂȘte de m'appeler.

T'es un enfoiré ! Va te faire foutre, connard !

ArrĂȘte de m'appeler.

Tu me crois ?

- HĂ©... - Oui, bon, je te crois.

Tu devrais partir.

ArrĂȘte !

Manuel, si je te voulais du mal, tu serais mort.

ArrĂȘte !

ArrĂȘte !

ArrĂȘte !

Depuis que je suis ici, tu m'as presque tout dit sur toi.

Je sais qu'il n'y a personne ici, qu'il n'y a pas de sécurité.

Que nous sommes seuls. Pas de voisins.

Que tu travailles dans un magasin de meubles, non ?

Et moi ? Qui sait que je suis ici ?

Personne. Tu sais pourquoi ?

Parce que tu as tellement honte d'ĂȘtre gay,

que tu ne parleras à personne d'un type rencontré sur un chat.

Si j'étais un méchant,

je pourrais te faire n'importe quoi sans que personne ne le sache.

Non ?

Tu sais pourquoi j'ai voulu rester alors que j'allais partir ?

Parce que, imagine, si le gars était tapi dans le coin.

- Imagine qu'il m'ait suivi. - Donc tu veilles sur moi, hein ?

Bien sûr, Manuel. Je prends soin de toi.

J'ai foiré, mais c'est fini. Je suis désolé.

Mais on n'a pas passé un bon moment ?

Tu ferais mieux de partir.

Je veux rester avec toi.

Je m'en fiche si pour l'argent, ça n'est pas vrai.

Je m'en fiche.

On peut foutre le camp d'ici dÚs demain de toute façon.

Tu ne m'as pas dit que tu partais tĂŽt demain ?

Je ne mens pas.

Je ne dis pas que tu mentes, Manuel.

Mais peut ĂȘtre m'as-tu racontĂ© une autre version de l'histoire.

Regarde-moi...

N'avons-nous pas juré de tout nous dire ?

Ne l'avons-nous pas juré ?

Et alors ?

Il n'y a pas de retour en arriĂšre.

Il n'y a pas de retour en arriĂšre.

Je t'aime, tu le sais ?

Qu'est-ce qui te fait rire ?

Eh bien ?

Rien, je regardais juste.

Manuel, j'ai prĂšs de 3000 pesos Ă  la banque.

Je peux prendre 1500 maintenant et le reste demain au Paraguay.

- D'accord ? - Ouais.

Comment veux-tu y aller ?

Nous pouvons aller à l'aéroport.

Je n'ai aucune idée du prix...

J'ai regardé hier soir. Il y a un vol à 11h

et il restait encore de la place.

Nous pouvons vérifier, mais il y aura de la place.

Ok.

Combien d'argent as-tu vraiment ?

J'ai assez. Ne t'inquiĂšte pas.

T'es sûr ? Sinon, c'est pas grave. Sérieusement.

J'ai ma carte, nous pouvons l'utiliser

et prendre du cash quand nous serons au Paraguay.

- Sérieusement. - C'est bon.

Sinon, je peux trouver un job en route.

- Tu sais quoi ? - Quoi ?

Tu m'as vraiment excité quand tu es devenu fou

et que tu as dit que tu pourrais tout me faire.

- Ouais ? - Ouais.

Je vais te faire plein de trucs.

Ok.

On peut faire confiance Ă  Vicky ? Elle connaĂźt des gens lĂ -bas ?

Elle est la seule personne Ă  qui je fasse confiance.

Comment ça, la seule personne ? Et moi ?

Ne sois pas jaloux.

- Mais tu me fais confiance ? - À toi aussi.

''Vicky par-ci, Vicky par-lĂ ''... Et moi ?

- Ne ris pas. - ArrĂȘte !

Alors quand Vicky va venir...

tu lui laisses l'appartement, et c'est tout ?

C'est tout.

- Et nous partons. - Et nous partons.

Sur le chemin de l'aéroport,

nous devons nous arrĂȘter Ă  un distributeur.

Tu en connais un proche ?

Ce serait mieux si nous y allions en bus.

En bus ?

Tu ne crois pas que c'est mieux en avion ?

- Non, non ... - C'est plus cher ?

C'est moins contrÎlé.

- OĂč vas-tu ? - Je reviens. Attends.

Reste avec moi !

Qu'est-ce que tu as ?

Vicky dit qu'elle veut te rencontrer.

Elle dit salut.

Elle sera lĂ  dans un petit moment.

Tu ne préfÚrerais pas l'avion ?

Il y a 16 heures de bus.

Et il n'y aura pas de problĂšme avec les $ 10,000.

Vicky dit que c'est mieux par bus.

Nous pouvons prendre nos sacs, personne ne nous posera de question.

Et ce n'est pas $ 10,000, c'est 100.000.

Tu te fous de moi ? Tu as 100.000 dollars ici ?

C'est quoi ? Ton solde de tout compte ?

Faisons ça : Allons aux chutes quelques jours,

puis allons Ă  Foz do Iguazu.

De lĂ , nous irons Ă  Ciudad del Este

et nous pourrons faire tout ce qu'on veut lĂ -bas.

Personne ne nous contrĂŽlera, ni ne nous posera de question.

C'est décidé.

Et je sais qu'y aller en bus, ça craint.

Mais nous sommes fatigués et nous dormirons tout le voyage.

Nous arriverons demain et prendrons un nouveau départ.

Et je sais que tu veux le siĂšge de droite.

Qu'as-tu fait, mec ?

On devrait le séparer en deux sacs, non ?

Ne t'inquiĂšte pas, ok ?

On le ramassera avec quelques journaux

et Vicky s'en occupera demain.

Enfin, dans peu de temps.

Tu sais quoi ? Nous pourrions mettre de l'argent dans un autre sac

et laisser celui-lĂ  ici avec les autres affaires.

Nous pouvons acheter un petit sac demain Ă  la gare.

Manuel, je vais acheter des cigarettes...

et des pĂątisseries pour quand Vicky viendra.

Tu t'occupes de ça, ce sera prĂȘt Ă  mon retour.

TrĂšs bien.

Tu peux me prendre un sandwich ?

Oui, bien sûr.

- Tu as de l'argent ? - Oui, j'en ai.

Génial.

Bon, je reviens tout de suite.

Les clés ne sont pas là.

Tu ne reviendras pas.

N'oublie pas que nous devons tout nous dire.

Pas de mensonges...

ACHAT/ VENTE DE DOLLARS

J'ai eu ce papier dans la rue.

Et je voulais savoir comment ça fonctionne.

Bien. Votre nom ?

Horacio Bianco.

Dis-moi pourquoi vous ĂȘtes venu nous voir ? Que vous faut-il ?

J'aimerais apporter un peu d'argent dans le pays.

- Puis-je ? - Oui. Pas de problĂšme.

De combien, parlons-nous ?

Une centaine de milliers de dollars.

Vous ĂȘtes au bon endroit.

Vous voulez aller prendre un café ?

Ça me ferait trùs plaisir.

Je reviens tout de suite.

Il n'y a pas de retour en arriĂšre.

Que fais-tu, mec ?

L'autre jour, ce client est venu avec beaucoup d'argent.

Ouais ?

Il veut faire entrer de l'argent,

alors je vais le mettre en contact avec Vicky.

10% seront pour nous.

Il y a beaucoup d'argent ?

Beaucoup.

Et le gars est sexy ?

TrĂšs sexy.

Qu'ai-je fait ?

Tu m'as déçu.

C'est pas suffisamment grave ?

Tu m'as dit que chacun raconte sa propre version des choses.

Tu t'en souviens ou pas ?

- Hein ? - Qu'est-ce que je t'ai fait ?

Je pensais pouvoir tout te dire.

Ça fait combien 10% ?

Dix mille dollars.

Dix mille pour chaque ou nous devons diviser ?

Nous devons le diviser.

C'est un problĂšme ?

Tout ferme tĂŽt Ă  l'exception des restaurants.

Il y a un service de livraison ?

Sérieusement ? Vous feriez mieux d'y aller tÎt.

- Écoutez-moi... Horacio. - Oui.

Tout votre argent est lĂ  ?

Comptez-le soigneusement et prévenez-moi,

c'est ce que nous avons convenu, d'accord ?

Bien, profitez de votre séjour,

et en cas de besoin, appelez-moi.

Non ! S'il te plaĂźt, Manuel !

Tu avais raison sur tant de choses...

Tant de choses !

Il n'y a pas de retour en arriĂšre

signifie qu'il n'y a pas de... retour en arriĂšre.

Ce sont des pirates, mais le type m'a dit

qu'on ne voit pas les gens se lever dans le cinéma.

Surprise !

Qu'est-ce que tu fais lĂ  ?

Comment est-il venu ici ?

On est au milieu de nulle part et tu as réussi à le faire venir ici ?

Écoute, on va faire les choses comme je les aime,

et c'est ainsi que je les aime.

Et bien, plus moi.

Allez, chéri. Viens là.

J'ai fait 3 heures de bus pour vous surprendre.

Nous allons avoir du bon temps tous les trois.

Pourquoi n'as-tu pas confiance en moi ?

Je t'ai dit d'attendre, que je te préviendrai.

Ne t'inquiĂšte pas, tout va bien.

Nous allons prendre notre part de l'argent, c'est tout.

Rien ne va t'arriver.

Qu'est-ce que tu racontes ? Éloigne-toi !

- Attends... - ArrĂȘte, Maxi !

- Horacio, arrĂȘte ! - Va te faire foutre !

Va te faire foutre ! Connard !

ArrĂȘte !

ArrĂȘte, Horacio ! ArrĂȘte !

ArrĂȘte !

Horacio, ça va ?

Tais-toi, Manuel.

Reste tranquille.

Tu sais quoi, Manuel ?

On va devoir prendre notre temps avec ça...

- Non ! - Toi, reste ici ...

On se sépare...

Non ! Nous y allons ensemble.

Tu as perdu la tĂȘte ?

OĂč diable vas-tu aller ? On y va ensemble !

Tu as perdu la tĂȘte !

OĂč crois-tu aller ?

Viens lĂ  !

Quand toute cette merde s'est passée avec mon copain, elle était là.

Qu'as-tu fait, Manuel ?

Je suis désolé. Je ne savais pas qui appeler.

Il m'a baisé.

Il m'a encore baisé.

Ce n'est pas grave.

- Fais-moi sortir d'ici. - TrĂšs bien.

- Fais-moi sortir d'ici. - Oui, ne t'inquiĂšte pas.

Je m'en occupe. Ne t'inquiĂšte pas.

Tu vas rester ici quelques jours.

Je vais te faire un itinéraire pour quitter le pays.

Juste quelques jours. Ça va bien se passer.

Ok ?

Ne parle Ă  personne.

Pas d'e-mails.

Lorsque nous nous parlerons, nous devrons parler en code.

Ok ?

Nous parlerons des choses importantes de visu.

Tu m'écoutes ?

Ok, Ă  partir de maintenant, je suis ton amie Vicky.

- Que dira-ton Ă  maman et papa ? - Rien.

Rien du tout, Manuel.

Tu sais ce que c'est.

Il y a des gens mauvais.

Ils disent une chose et en pensent une autre.

Je suis gentil jusqu'Ă  ce qu'on m'entube.

Il va vite se lasser de ce gamin.

Et il lui fera la mĂȘme chose qu'Ă  toi.

Ils sont toujours ensemble.

On ne sait jamais Ă  qui on a affaire.

On ne sait mĂȘme pas qui on ramĂšne chez soi.

C'était comme ça avec lui aussi au début.

Comme tout Ă  l'heure.

Mais ça a vite merdé.

Ça ne nous arrivera pas.

Vraiment.

Laisse-moi !

Tu sais ce que tu m'as dit ?

''On ne sait pas qui on ramĂšne chez soi''.

Laisse-moi !

- Et j'ajouterais... - Non, je t'en supplie !

- On ne sait jamais... - Je t'en supplie...

chez qui on va.

Sous-titres : Thierry Willems pour Optimale.fr

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