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LE VĂTICAN
LE VĂTICAN
Et-voilĂ ! Merci de votre patience.
Parfait.
Vous avez bien travaillé.
La télé tient beaucoup à votre approbation.
MonseigneurâŠ
Oui, merci.
Les sĆurs de Saint-Vincent vous attendent.
Nous sommes en 776
C'est l'été etil faitune chaleur . à crever
Le roi Liutorando, excellent danseur et amateur de grenouilles,
sous prétexte de défendre les adorateurs d'images sacrées,
s'installe en Emilie-Romagne
avec son armée de barbares.
à l'arrivée des Longobards à Bagnacavallo,
les habitants sont pris de terreur.
Certains hurlent. s'évanouissent
etpire encore, succombent
Heureusement, les femmes etles enfants
frouvent refuge dans un monastĂšre
oĂč se trouve aujourd'hui Ja villa Pellacani.
Mais le soir venu, entre deux rots,
Jes soldats pensent à leur femme, leur fancée, leurs esclaves.
EHlorsque leur parvient le son d'un chant virginal,
Jeurs yeux globuleux se teintent d'une étrange lueur,
une luveur méditerranéenne.
Les cris pailards etle cliquetis des armatures
interrompent les femmes etles enfants dans leurs priĂšres.
Prends-moi, qui suis vierge,
en échange des autres qui ne le sont pas.
Quelle héroïne |
Oui !
Le chef saisit aussitĂŽt le sens de cefte offrande
Girolama Pellacani, éblouissante, candide,
Girolama la vierge,
est prĂȘte Ă se sacrifier pour sauver ses compagnes.
Le lendemain, le silence revient dans la vallée
Les barbares ne reviendront jamais.
Tu n'as pas couché avec tous ?
âVous n'avez pas eu de rapports avec fous ?"
Si.
Avec tous.
Les femmes fombent Ă genoux en pleurant
Cerfaines font rapidement un caleul mental
28, celui avec la barbe, 29...
Tu oublies le capitaine.
Etles deux avec |es cornes.
Alors, ça fait 32.
Elle ne descendra plus jamais.
Perchée sur ce figuier,
elle se nourrira seulement de ses fruits et d'eau de pluie.
Efpuis, comme foujours, l'hiver revient
Un jour, un garçon qui cherchait des nidsâŠ.
Regardez !
Le bébé pleurait
mais il se porftait comme un charme.
L'arbre avait nourri la jeune fille
afin qu'elle mette au monde ce fls, fruit de son immense sacrifice
C'est ainsi que le figuier
est devenu un objet de culte.
Nous voici en l'an 1192
Matilda d'Altavilla,
3e pefite-fille de Costanzo d'Altavilla,
afteinte d'Une forme incurable d'éléphantisme aux oreilles,
décide de monter sur le figuier
Sainte Girolama, aie pitié de nous.
C'est un miracle !
Un miracle |
1478 «
un messager de Sixte IV annonce la reconnaissance
par la Sainte Ăglise romaine des miracles survenus.
1936 «
Les Jeux Olympiques de Berlin accuelllent es athlĂštes.
On va parler de lui. Pourvu qu'il n'en sache rien.
Au Vatican, vous n'avez rien Ă craindre.
D'accord.
Parmi ces afhlĂštes, le marathoniste Anteo Pellacani
pelit-fls du baron Gabrio Pellacani Bombani
propriélaire du figuier etde toutes les terres alentour.
L'athlĂšte, qui rend visite Ă son grand-pĂšre,
grimpe sur l'arbre en parfaite santé,
en signe de bon augure Ă une prochaine victoire olympique.
Ăa lui apprendra.
IL n'avait rien.
Les fractures causées à la jambe droite
auront des effets iréversibles sur son corps d'athiÚte.
Sa jambe sera raccourcie de dix centimĂȘtres,
limmobilisant Ă jamais.
Le baron Anteo Pellacani
sera appelé par les mauvaises langues :
Ă Jambe maudite" !
Que se passe-t-il ? Qui est lĂ ? ArrĂȘtez-le |
On a fermé la porte à clé.
Qui me touche ? Ne me déboutonnez pas ma robe |
Réagissez !
On me dĂ©shabille ! Qui ĂȘtes-vous ? Comment osez-vous ?
Trouvez-le ! C'est La Jambe maudite |
Que se passe-t-i ? Il s'est sauvé.
VoilĂ l'interrupteur.
Monseigneur, vous ĂȘtes superbe |
C'est dégoûtant |
La Jambe maudite ! Encore lui !
Que va-t-il faire de mes vĂȘtements ?
Et vous, arrĂȘtez de mater !
Bonjour, Ăminence.
Capitaine ?
Garde Ă vous |
J'ai l'ordre d'arrĂȘter le pape.
Va|
-Mais⊠- C'est un ordre !
Allez |
Gardes, aux armes !
La Jambe maudite frappe encore.
Déguisé en caraßnal il tente d'arréter le pape.
Cinquante gardes suisses rapatrés.
Les services secrets, brigadier.
lls ont enfin compris qu'il y a des espions Ă Bagnacavallo.
Vous ne faites plus le malin !
Ne touchez pas à ça, à cause du courant.
Services secrets, Bagnacavallo.
Code secret, tu es ma passion !
Le maréchal Righini,
ĂŻl connaĂźt rlen au code !
Brigadier Caputo, Ă vos ordres.
Oui, monsieur. Je suis seul.
Je vous traduis â
Seringue,
haricots, bateau, émission de variété.
harem, mappemonde, raccommoder,
caca |
Porcin, Aristophane,
hoola hop,
poison,
audacieux.
Bien reçu. à vos ordres.
"Le baron Anteo Pellacani arrive aujourd'hui. Stop.
"Ilira Ă l'enterrement de son grand-pĂšre
ââet assistera Ă la lecture du testament.
"C'est un personnage provocateur,
âĂźfĂ© Ă la droite internationale, Ă la gauche ultraparlementaire
âet Ă cerfaines puissances Ă©frangĂšres.
"Con nom de bataille «
"! a Jambe maudite "
Bagnacavallo.
Gare de Bagnacavallo.
Correspondance pour Budrio, Molinella, Brisighella,
Crevalcore, Dozza, Conselice, Bertinoro, Godo.
Bagnacavallo.
Les passagers pour Molinella, Brisighella, Crevalcore,
Dozza, Conselice, Bertinoro, Godo.
Gare de Bagnacavallo.
Un chef de gare qui ne parle pas anglais.
C'est queâŠ
Mon cul ! C'est comme ça que vous encouragez le tourisme ?
Quels représentants ! Des mongoliens en pantoufles |
C'est toi, |le mongolien !
Laissez-la tranquille.
Pardon ?
C'est lui qui Ă arrĂȘtĂ© le pape |
Ne restons pas lĂ !
On va parler Ă coups de pied dans le cul |
C'est un tyran.
C'est fermé.
Au saint figuier
DĂ©pĂȘche-toi, crĂ©tin !
Du calme.
Du calme.
Villa Pellacani. Vite !
Ă vos ordres.
Vive le roi !
- |l'est venu. J'avais raison. - Vous voilĂ dans de beaux draps.
Le cri de Romagne. Va chier !
L'enterrement va commencer.
J'en ai rien Ă cirer !
HĂ©, brigadier !
On a besoin d'argent !
Ily a eu un coup d'Ătat, ici ?
Ăa va, brigadier ?
Stop. Combien ?
Comme vous voulez, mais c'est une course chĂšre.
Ouvre-moi, Mon secrétaire va te payer.
Monsieur le baron, il vaudrait mieux entrer dans la propriété en voiture.
On a un mandat de perquisition, brigadier Caputo ?
On ne met pas les pieds chez moi |
Bien, monsieur.
La vache, c'est immense ! On se croirait Ă Lourdes.
Mes chaussures de course.
On en à gagnées, des courses |
Il y a encore tout l'équipement.
C'est pas mal, ici ! Avec tout ce que vous m'aviez racontĂ©.âŠ
La ferme, crétin !
Comme d'habitude, vous vous énervez parce que vous savez que j'ai raison.
Vous pouvez toujours parler, cet endroit me plait.
Et moi, l me donne envie de vomir.
Je vais te démolir tout ça !
C'est ici que ça s'est passé ?
Les heures de ce figuier sont comptées.
Le voilĂ !
Oui, enfin !
Le voilà , le figuier béni !
Sainte Girolama, faites-nous grĂące.
On a été au sanctuaire de la "Montagna spaccata",
on a été voir la tante
d'Alberto le bienheureux.
GuĂ©ris-laâŠ
C'est trĂšs bien.
TrĂšs bien.
Venez par lĂ .
Le sanctuaire de la"Montagne spaccata" |
Vous avez imploré la tante d'Alberto le bienheureux.
Pourquoi venir ici, alors ?
La pauvre enfant est malade.
Pour qu'elle guérisse. Elle est épileptique.
Pour que la sainte la guérisse.
Dehors ! Allez, dehors !
C'est mon figuier. Personne n'y touche.
Je te l'avais ditâŠ
Noble, ça ! Quel tas de merde !
- C'est le propriétaire ? - Un vrai tas de merde !
Si c'est pas croyable, ça !
On est bien avancés, maintenant !
Si je m'étais attendue à ça !
On fait quoi, maintenant ?
l nous reste plus qu'Ă l'emmener chez le docteur.
Anteo nous a trop fait attendre.
Je vais commencer la lecture, en survolant l'introduction.
âAu crĂ©puscule de ma vie, je voudrais aider les pauvres gens.
Il a raisonâŠ
Du calme, mes jolies !
Je suis émue.
âMon dĂ©part pour des contrĂ©es cĂ©lestes
âm'a persuadĂ© de commencer dĂšs aujourd'hui
Ă aider la justice divine.
"L'ombre sacrée de cet arbre béni,
âque j'ai protĂ©gĂ©, tout comme mes ancĂȘtres,
"m'a inspiré le pardon.
Certains me reprocheront sans doute cette décision,
âmais une fois prĂšs de Dieu, je n'aurai pas peur.
âJe suis en partie responsable de ce qui est arrivĂ©.
âMoi seul ai eu l'idĂ©e de faire grimper mon pelit-fls AnteoâŠ"
Anteo !
" sur cet arbre et c'est pour cela
âque je porte le fardeau de cette chute,
"de ce terrible bouleversement
"'qui lui fait haĂŻr l'Ăglise
âet poussĂ© Ă commettre tous ces dĂ©lits âŠ"
Ăa sent le roussiâŠ
Poursuivez !
TrĂšs bien.
" à mener une vie misérable
âet Ă salir l'honneur de notre famille
"âdans la presse."
Rénégat !
âJe souhaite que mon geste ramĂšne la paix dans son cĆur.
âJe nomme donc mon petit-fils Anteo Pellacani,
"La Jambe maudite,
"mon héritier universel
"et lui confie le soin
"de mon bien le plus précieux :
"le figuier miraculeux.
Bagnacavallo, le 13 juillet, etc, etc.
C'est tout ?
Rien que du blabla !
Ses biens se montent Ă 600 millions de lires.
Le verger, la villa et le reste.
Le verger, Ă ce sale porc !
Je suis contente pour Anteo.
Je vous présente Marilyn, jeune fille au pair.
VoilĂ un testament oĂč l'on n'hĂ©rite mĂȘme pas d'une poignĂ©e de figues.
Pas mal, le double sens. Hein, Marilyn ?
Ăloigne cet individu malfaisant
qui est venu semer le troubleâŠ
parmi tes brebis, amen.
C'est facile ? C'est la Tre fois que je me confesse ici.
Je me suis emmélé les pinceaux et j'ai oublié
3 petits péchés et 2 plus graves.
Au revoir.
CONFESSION FILMĂE
Au signal sonore, appuyer sur le bouton rouge.
J'ai dit le rouge.
Ăa n'a pas marchĂ©.
Je suis retourné taquiner Antonina.
C'est elle qui me chauffe.
Je lui ai bien dĂźt d'arrĂȘter, catje suis un homme, enfin,
âAh bon ? Fais voir ! qu'elle me aĂźt
Sur ce, nous voilĂ rendus chez elle.
Etcomme d'habitude, on Ă fini avec le matelas dans la baignoire.
J'suis bien embété. Parait-il qu'c'est péché dans la baignoire.
J'aftends votre réponse etje vous salue.
Mon numĂ©ro â 21 91
C'est péché, mon pÚre, dans la baignoire ?
3 Pater, 2 Avé, un Gloria. Bonne nuit.
Moi, Don Arioso, je te bénis.
C'est fait !
Je vais te briser
le crĂąne,
te boucher les trompes d'Eustache,
te cramer les couilles, te réduire le pancréas en bouillie,
fextirper les ovaires ette couper la queue.
Tu m'entends ?
Céleste Aida
Créature divine
Céleste
Tu fais exprĂšs de prendre les trous |
La prochaine fois, c'est elle qui chante.
J'ai la gorge en feu.
T'es pas mal, comme spécimen, toi!
Viens lĂ , mon p'tit orang-outang.
Si je t'ai épousée, primo, c'est parce que tu as une belle voix,
secundo, parce que tu es une belle "Scorpionne" !
Laisse tomber l'astrologie !
Je tombe de sommelil. Je vais me coucher.
Qu'est-ce que tu fais, blondinet ?
Et que veux-tu que je fasse ?
Travailler, travailler ! Je me lĂšve le cul !
Tiens. C'est pour toutes les deux.
Si tu savais comment sont devenus les clients |
lls sont de plus en plus exigeants.
Attention,
on doit s'aligner.
Ceux de Tarente,
ls envoient la marchandise et c'est Bibi qui paye.
Etla bécasse, tu crois qu'elle s'est réveillée ?
Si mon pÚre m'avait payé des études,
je serais devenu philosophe.
Tiens, de nouveaux occupants. Pas des bigots, J'espĂšre !
OĂč tu vas, imbĂ©cile !
Des bigots, tu parles |
- Qui est lĂ ? - Checco le lapin !
Et c'est pour quoi ?
Du sexe.
Je comprends pas.
Ahbon ? Mais c'est pas grave.
Checco le lapin,
reprĂ©sentant en Ămilie-Romagne de la sociĂ©tĂ© Sexe Sadomaso.
Du sexe !
Oui, c'est ça !
Assieds-toi, le temps que j'ouvre ma petite mallette.
Et voici nos trésors !
Je t'ai tout de suite cerné, toi, tu aimes tout ce qui est petit.
- C'est quoi ? - Durouge Ă lĂšvres.
Non, j'en veux pas.
Non, je te dis.
- Regarde ces seins. - Pas mal.
Une déesse noire superbe et sexy.
Avec sa p'tite culotte en cadeau.
Pas mal ! Super !
Tu veux la toucher ?
Non ! On ne touche pas !
D'abord, je veux voir ton patron. Entre hommes, on se comprend.
Des hommes, tu parles ! Lui, il peut mĂȘme pas.âŠ
- Des hommes.âŠ. - Minute !
Rassure-moi, Ton patron, il serait pas homo, par hasard ?
Je veux dire, un homosexuel.
Un pédéraste, quoi.
Non, il est impuissant.
Comment ça ?
Impuissant.
Le spécialiste de Rome lui à dit :
"C'est dans la tĂȘte "
Et mon patron : "Non, c'est lĂ "
Etle spĂ©cialiste de Rome : "Pans la tĂȘte "
Mais toi, dis-moi,
t'es loin de l'ĂȘtre, hein ?
T'as envie,
ça te démange, hein ?
Oh que oui !
Petit, j'ai eu les oreillons,
mais ça m'a fait l'effet inverse.
Je suis flancé, vous savez.
- Par derriĂšre ? -Oui
Mais lĂ , c'est vous qui me plaisez.
Petazzoni ? Couillon ?
Mon café.
J'ai entendu des bruits bizarres. On est entré dans le verger ?
Non, non. Téléphone.
J'y vais.
C'était qui ?
EuhâŠ
un représentant d'objets sacrés.
- Tului as botté le cul ? - Bien sûr.
lci, e Comité international pour la liberté des insultes.
Pardon, je voudrais parler Ă Anteo.
C'est Eugenia ?
Ma chÚre cousine, connue comme la Grande Péteuse !
Je t'ai reconnue Ă ton haleine.
Ah bon ?
I m'a reconnue.
Comment ça va, Anteo ?
Mal. EtlĂ , encore pire.
Demain soir, je passeâŠ
Que dis-tu de retrouvailles ? Demain, je passe au théùtre.
Non ? Et que fais-tu ?
Tu chantes ? Avec la bouche ou le cul ? Oà ça ?
Ă la salle des fĂȘtes de Bagnacavallo.
Tute souviens quand tu me mettais un tournevis dans le nombril ?
Ăa f'excitait ?
Et comment.
On m'a opérée, tu sais. On m'en a mis un en plastique.
Est-ce que ça va te plaire ?
Etles tantes ?
Vous les avez mises en conserve
ou bien surgelées ?
Non, elles sont en pleine forme. Eh bien, Ă demain.
Sije dis oui, ça veut dire non. Etnon, c'est non.
D'accord. Mais on dit quoi, dans ces occasions ?
CrĂšve !
Merci !
Tu es adorable !
AlorsâŠ
Salut !
Anteo et ses blagues coquines |
Ăa s'est bien passĂ© ?
lls ont bien discuté, oui.
Ah, enfin ! VoilĂ Eugenia.
Alors, raconte.
Ăa a marchĂ©.
Il va venir ?
Il à été gentil ?
I n'a pas changé.
Mais moins brillant, plus Ă©teintâŠ
Je peux oser une hérésie ?
Allez-y |
Je le sens vulnérable. Oui, vulnérable.
VulnĂ©rable, mon Ćil ! La prison n'a pas rĂ©ussi Ă le calmer.
On l'a vu sur la place Saint-Pierre en cow-boy,
pour attraper le pape au lasso.
|| fréquente le Moulin Rouge.
Oui, au Moulin Rouge, déguisé en cardinal italien.
Et qui exige de tous
un strip-tease, y compris du directeur.
Si ce n'était pas pour ce lieu saint, je vous aurais envoyés au diable !
Allons, gardez votre calme.
Nos motivations divergent, mais le but Ă atteindre
demeure le mĂȘme.
Si on n'agit pas rapidement,
on va tous se faire avoir.
Pas sûr. Nous allons nous organiser
et combattre cet ennemi du Christ.
Nous avons une arme secrĂšte.
Notre victoire dépend entiÚrement de cette jeune file.
Tire. Tire !
Tire, bourreau !
Allez, tire |
Cette fois, c'est la bonne.
De combien s'est-elle allongée en5 ans ?
Un milimĂštre.
C'est pas assez. Tire encore.
Mon Dieu !
C'était pas la jambe.
Ne vous en faites pas. |l faut savoir faire preuve de patience.
Ă force de firer, elle sera plus longue que l'autre.
Tais-toi, espĂšce de lĂšche-cul |
Ăa suffit. J'en peux plus. Vite, dĂ©tache-moi,
fils de pute |
Mon costume.
Le noir ?
Le blanc,
couillon !
Je vais allez trouver ces merdeuses !
Elles vont voir de quoi je suis capable !
T'es content,
figuier de merde |
Imbécile, crétin |
Tu as compris ce que tu dois faire ?
DĂšs que vous enlevez votre chapeau, je jette la grenade sur la scĂšne.
Bien.
C'est pas dangereux ?
C'est rien qu'une petite bombe !
7e FESTIVAL INTERNATIONAL
Je pensais avoir aimé
Puis je t'ai connue, mon amour etjai compris
Je n'avais jamais goûté l'amour, Je bonheur
Tu as iuminé le cours de mon destin
En tant que maire, je suis trÚs honoré de votre présence.
Pas moi.
Il est bel homme.
Ăa lui sert Ă rien.
Il Ă pas la trique !
Il est lĂ .
Il est lĂ ! Eugenia ?
Présentez-la bien.
AlorsâŠ
Le baron.
Annoncez Eugenia !
Je suis prĂȘte |
J'ai vu comme i me regardait. Je ne présente plus personne.
I al'air méchant !
Je m'en vais !
Je dois chanter |
- Je reste pas ! - Le baron t'appelle.
Mesdames, messieurs,
nous sommes heureux de vous présenter
un spectacle d'envergure nationale.
Ă Budrio,
on l'a qualifiée d'Ourse,
Ă Medicina, de PastĂšque,
Ă GodoâŠ
Non, je ne vous le dirai pasâŠ
La Chaudasse !
Faites une ovation
Ă notre star de Bagnacavallo,
Eugenia Bompani Pellacani !
Je vais le faire craquer.
Ă toi.
ChĂšre Eugenia.
Chaudasse, chaudasse |
Pas mal, la cousine | Appétissante.
Restez poli. C'est ma famille dont il s'agit.
Ăcrite par des auteurs Ă©trangers,
je vais vous interpréter Sugar Blues.
- C'est une belle chanson ? - Horrible !
DĂ©diĂ©e Ă celui qui est de retour parmi nousâŠ
Un vrai désastre.
Eugenia, arrĂȘte !
Savez-vous oĂč est mon Ă©pouse ?
Ah, non.
Regardez-moi ça, brigadier.
Jugez donc par vous-mĂȘme.
Mais que faites-vous ? Du calme.
Baisse le rideau.
Vous ĂȘtes devenu fou !
J'ai pas fini ! Laissez-moi finir ma chanson !
Tais-toi ! T ais-toi !
Chut, taisez-vous.
lls applaudissent.
Ăaleur Ă plu. Attendez.
Ăa leur Ă plu ! lls applaudissent.
Bravo !
Superbe |
Je me suis régalé ! Quel spectacle magnifique !
- Moi, j'ai détesté. - Justement.
Etle tour qu'on avait préparé ?
J'Ă©tais prĂȘt, moi. J'attendais votre signal.
Je ne voulais pas qu'elle s'arrĂȘte.
Je voulais voir cette horreur jusqu'au bout.
Et ça, j'en fais quoi ?
Balance-la Ă Dieu.
Ău ?
Ă Dieu.
En plein dans le mille.
Tu l'as raté.
Bien le bonjour, brigadier.
Belle journée, n'est-ce pas ?
Bonne promenade.
Limonade ou Chinotto ? Verre, paille, bouteille ?
Une limonade avec deux pailles.
Bien.
I nous à livré un paquet au bar Sport.
Les disques érofiques sont atrivés !
Ce sontles disques de Tarente. On va pouvoir continuer ?
Faites pointer vos téfons, mesdames.
Commençons la premiÚre leçon,
Veuillez feuilleter ce livret avec attention.
Page 3, se frouve le chapitre qui nous intéresse.
Fais ce que dit le disque !
Dans l'obscuritĂ© de votre chambre, imaginez que vous ĂȘtes dans un tram,
durant les rotations de nuit entourées d'ouvriers endormis.
Soudain, le tram s'atrĂȘte.
Un bel homme monte en fifubant
Tournez-vous vers la gauche etfmontrez-lui votre bouche.
à s'est assis à cÎté de vous ? Gagné !
Cet homme n'est pas trĂšs viril
Ăl est triste et seul, car sa femme le trompe avec Mister John.
Mister John, le pauvre !
Allez, c'est Ă vous !
FaĂźtes glisser vos mains le long de vos cuisses,
puis, dans l'entrejambe
et surle bas-ventre.
Les voici au niveau de l'estomac, puis des seins.
Elles les caressent
les écrasent
les frent
les offent !
Passez discrétement la langue sur les lÚvres
et abordez lhomme de maniĂšre sensuelle.
Monsieur John, je suis prĂȘte.
Mais non !
Anteo ! Anteo !
Tu sais, Anteo,
parfois ça me démange tellement
que j'aimerais que tu m'arraches la peau de tes mains.
Olé !
Olé !
FidĂšles de la sainte Girolama du figuier
Dehors, les pĂšlerins !
- Dehors ! - |l faut nous ouvrir.
Je suis le porte-parole des fidĂšles de sainte Girolama.
Nous sommes de Pampelune.
Etmoi, de Faenza. Alors, la sainte, oubliez-la.
Prenez garde, monsieur.
Vous ignorez ce qu'il y a cette nuit ?
Eh bien, vous allez me le dire.
Tous les cent ans, la nuit du 24 août, la sainte apparaßt.
Il va bientĂŽt ĂȘtre minuit. Ouvrez, monsieur. Ouvrez !
Pour notre sainte Vierge !
C'est mathématique, monsieur. Mathématique !
Elle va apparaĂźtre cette nuit.
Croyez-moi, la prophétie ne s'est jamais démentie.
C'est mathématique. || faut croire à la prophétie.
Mathématique. Je vais vous la montrer, moi, la prophétie.
Il arrive ! |l arrive !
Pampelune salue la sainte Girolama
Qui est lĂ ?
Le fusil ne vous Ă pas suffi ?
Elle Ă disparu.
Céleste Aida
CrĂ©ature divineâŠ
Il est pour toi.
Canon, les filles !
Vous restez encore ?
Si je ne suis pas lĂ , il y a l'autre.
C'est une de mes collÚgues. TrÚs douée.
- Regarde. - Aussi douée que toi ?
Si on me paye en liquide, je reviens tout de suite.
On va passer
un bon moment ! D'accord ?
Je suis chaud bouillant |
Ă tout Ă l'heure, mes salopes !
T'es un rigolo, toi !
Sois prudent,
- Alors ? - |l va peut-ĂȘtre revenir.
Et merde ! Bon sang |
Jamais vu de telles péteuses |
J'ai jamais passĂ© deux jours de suite au mĂȘme endroit
Ă me faire chier, sans gagner le moindre centime !
Bordel |
C'est ma faute ? J'en ai plein le cul !
Mais c'est que notre princesse se fĂąche.
Expliquez-moi comment deux nanas comme vous,
elle, avec une grosse paire de nichons
et toi, avec une chatte en or,
vous ne faites pas un rond |
On n'a pas gagné le moindre sou ! Avec toutes les dépenses qu'on a.
Je vais ĂȘtre franc avec vous
Si ça continue comme ça, mes jolies, vous savez ce que je vais faire ?
Je vais vous envoyer vous faire foutre !
Attention, le chef à parlé.
Le voilĂ .
Vous avez demandé une scie ?
Oui.
D'accord.
Mettez-vous lĂ .
LĂ .
- Vous ĂȘtes le baron ? - Oui, pourquoi ?
Ăa se voit.
Ăa suffit, les conneries. Au boulot !
Vous savez, moi aussi je suis pressé.
Une p'tite poulette m'attend, pour m'envoyer au 7e ciel.
Tes histoires de fesses m'intéressent pas !
Tu es ici pour travailler ! Bouge-toi !
âEn 726, la sainte Girolama fut martyrisĂ©e par les barbaresâŠ.
C'est cet arbre.
Et pourquoi ?
Ă 6 ans, j'ai eu le typhus.
lci, les antibiotiques, on savait mĂȘme pas ce que c'Ă©tait.
Je me vidais de mon sang, vous imaginez ?
Les médecins l'ont traitée de folle, mais ma mÚre
m'a emmené ici et m'a fait toucher l'arbre de la sainte.
Etme voilà ! Vivant et en bonne santé.
Et moi, misĂ©rable bĂŒcheron, elle m'a dĂ©truit,
elle et son arbre maudit !
Tula vois, ma jambe. Regarde-la bien. Elle te plait ?
Au diable, tes superstitions ! T'as vu ce que je me frimballe ?
Je devrais grimper sur cet arbre et danser une mazurka ?
Eh bien non ! Cet accident, vois-tu,
m'a ouvert les yeux.
Rien de tout ça n'est vrai, tu m'entends ? Rien de rien.
Si tu ne veux pas que je t'arrache tous tes poils,
découpe-moi cet arbre en rondelles.
Pas question.
Non ?
Alors, je vais m'en charger.
La notice d'utilisation !
La noticeâŠ
Tous des dégonflés, ici !
C'est quoi, ça ? Quel engin de merde !
Comment ça marche ?
Ne touchez pas |
Attention !
Tu vas voirâŠ
- Qui c'est ? -Moi.
Entre.
Salut, Anteo.
Tiens, la Péteuse.
Salut !
Je t'ai apporté des fleurs. Vous les hommes,
vous faites pas attention.
Des fleurs des champs.
Il fait chaud. Ouvre la fenĂȘtre.
Ăa va, comme ça ?
J'ai compris la signification de ce geste.
Vous, les hommes !
Mais je suis sérieuse.
Je sais, ma chĂšre petite Eugenia.
Hier soir, j'ai assisté à ton superbe spectacle,
uniquement pour constater Ă quel point,
toi, tes tantes etl'humanité toute entiÚre,
éfiez stupides.
Mais je me suis trompé.
Vous n'ĂȘtes pas stupides, non, vous ĂȘtes dĂ©biles |
Pourtant, sur scĂšne, Ă un certain moment,
tu étais si nulle que tu as réussi à me plaire.
- Vraiment ? - Je t'assure.
Moi aussi, j'avais préparé une petite surprise.
mais j'ai changé d'avis.
Ăa n'en valait pas la peine.
Ta voix était si répugnante qu'elle en est devenue sublime.
Tune te moques pas de moi ?
Mais non, voyons. Je te le jure.
Sur ta tĂȘte. Et sur celles de tes tantes.
Pourvu que vous creviez ce soir, Ă 21 h, juste aprĂšs Carosello.
Jure que le curé va mourir aussi |
PlutÎt deux fois qu'une, le curé. Tu es satisfaite ?
Oui, trĂšs.
Etton bras, ça va ?
Pendant qu'on tente d'abattre des statues dans les églises,
qu'on complote contre le pape
ou qu'on veut inonder la place Saint-Pierre,
un pauvre type n'arrive pas à se débarrasser d'un arbre !
J'y vais, si ça ne te dérange pas.
Au contraire, ça me fait plaisir. Va-t'en.
- D'accord. - Ăllez !
EspÚce d'hystérique !
- Marquis ? - Je vous écoute, cher baron.
Vous voyez la tache verte ?
-OĂč? - AprĂšs le fleuve.
Pas bien. Je vois seulement le fleuve.
|| faut s'éloigner du fleuve.
C'est impossible. On s'éloigne de l'objectif fixé.
Mes paysans doivent ĂȘtre les premiers Ă recevoir le message.
Je vous remercie, cher baron.
Allez vers cette tache.
- Le parti monarchique vous remercie. -Ăava.
Votre idée des tracts est absolument sensationnelle !
âPaysans, vous travaillez pour un prĂ©sident,
âIl serait plus noble de travailler pour un roi."
Au fait, vous avez les tracts ?
Oui, les voilĂ .
Vers la tache verte.
Un instant.
OĂč allez-vous ? Descendez.
Descendez, je vous dis ! Par lĂ -bas.
S'il vous plait !
D'accord. Ne me frappez pas.
- OĂ avez-vous appris Ă piloter ? - VoilĂ , baron.
Regardez. Je descends.
La descente, c'est mon point fort.
Vous ĂȘtes quelqu'un de sympathique, d'original.
Ăa me plait.
Je suis le 1er aviateur à avoir été parachuté sur le Piave.
Ăa m'intĂ©resse pas, vos conneries | Allez vers la tache !
D'accord, j'y vais.
Ony est ?
Attention !
Vous ĂȘtes un traitre |
Et vous, un crétin.
- Anarchique. - Merdeux !
Surveillez votre langage.
Et vous savez quoi, marquis ? Je vais faire pareil avec vous.
Mais que faites-vous ? Non, n'ouvrez pas !
N'ouvrez pas. Mon Dieu !
Allez-vous faire voir ! Imbécile !
Vous ne nous méritez pas |
Je vais le dire au roi Umberto !
On est arrivés.
-Merci. - Je vous en prie.
Qui est mort ?
Le sonneur de cloches.
lla sauté pour protester contre l'heure d'été.
C'est quoi, cette fumée ?
Motus. Je ne suis jamais monté avec vous.
Oui, soyez tranquille, cher baron.
MĂȘme Casanova n'allait pas Ă ses rendez-vous en parachute.
MIle Eugenia n'en saura rien.
Pas un mot de tout ça, hein ?
- Moi, oui, mais le mort ? - Lunotti ?
HĂ©, Lunotti ? Motus et bouche cousue.
On va chanter une petite chanson etnivu ni connu !
Ă, ma belle rĂ©gion de Romagne.
Qui est lĂ ? Montre-toi ou je tire !
Mince alors !
Monsieur le baron ?
Ily a eu une attaque aérienne : une bombe.
Elle Ă fait Un trou de deux mĂštres de large !
Vitres brisées, feu à la grange, pas de victime.
Que dois-je faire ?
Aller au lit, couillon !
à vos ordres ! Mais je préfÚre monter la garde.
Va dormir.
C'était qui ?
Un parachute ?
J'ai réussi, maudit figuier !
Non, c'est impossible.
Je l'ai encore raté.
Je vais te faire voir !
Non ! Je ne fais rien de mal
Encore toi.
Qui es-tu ?
Moi ? Je m'en vais.
Ton nom.
Tout e monde me connaßt, dans la région.
Certains me disent "ma jolie", d'autres "ma poupée",
"la vedette"
- Ceux qui ont besoin de moi.⊠- Et"sainte" ?
"Sainte" ? Oui, on me l'a déjà dit.
Comment le savez-vous ?
GirolamaâŠ
Girolama !
Mon DieuâŠ
Girolama, c'est la premiĂšre fois.
Fallait pas venir. Pourquoi ça m'arrive à moi ?
Allons, je vous en prie.
Ă cause de mes pĂ©chĂ©s, de mes vices, de mon manque deâŠ
J'aurais dĂ» me repentirâŠ
Allons, arrĂȘtez.
Je ne supporte pas. Je vous en prie.
Vous allez me faire pleurer.
Je n'ai jamais fait de mal Ă personne.
Au contraire, les hommes, je leur fais du bien.
Alors, il faut me faire du bien Ă moi aussi |
J'ai besoin de toiâŠ
Vous avez besoin de moi ?
Oui, Girolama.
Dire que j'ai failli te bombarder.
Me bombarder !
Promets-moi que tu reviendras.
J'aimerais bien, mais il ne veut pas.
Lui ? Encore Lui ? Toujours Lui ? Je L'ai toujours détesté !
Lui que j'ai toujours insulté, combattu,
mauditâŠ
Je ne peux plus vivre comme ça. Je me repens, je me repens.
Tu ne comprends donc pas ? Sans toi, ma vie est finie.
Vous ne vous moquez pas de moi ?
Demain, vous n'aurez pas changé d'avis ?
Je ne me permettrais jamais.
OĂč t'es, bordel ?
Etmerde, avec ce qu'elles me coûtent !
Si ça se trouve, on me l'a tuée.
Réponds-moi, au moins !
Quelle galĂšre !
Quand on t'appelle, tu réponds |
Belle éducation |
Elle est lĂ . Elle n'a mĂȘme pas gagnĂ© mille lires.
Elle à complÚtement disjoncté, tu sais.
C'est pas juste. Elle va se balader, sous prétexte qu'elle est enceinte.
Si elle à un métier, c'es à moi qu'elle le doit.
Elle savait mĂȘme pas faire une turlutte !
Bon. Je vais aller lui parler.
On est bien lotis, c'est moi qui te le dis.
Ah, t'es lĂ .
Je t'ai cherchée toute la soirée.
Le p'tit jeune, il est passé, mais t'étais pas là .
Ăteins-moi ce machin.
Ăa me donne la nausĂ©e.
Bordel ! Silvana, aujourd'hui, elle s'est fait 26 000 lires.
Et toi ?
Rien.
Eh bien, bravo ! De mieux en mieux.
Je vais finir par vous laisser tomber.
L'autre, qui joue les grandes nerveuses.
Ettoi, ce soir !
T'es toute bizarre.
Allez.
Viens lĂ , belle Sagittaire.
C'est bien connu,
avec le Poisson, tu te disputes pas.
Aide-moi !
- C'est rien. Juste que ce soir⊠- Ce soir ?
J'avais pas la tĂȘte à ça.
Parle ! L'autre va débarquer.
Je voulais te demander quelque chose.
Ăa existe, comment dire, des hommes âŠ
qui attendent autre chose de moi ?
HĂ© lĂ , ma jolie ! Que ce soit bien clair.
Tu dois aller avec tous.
J'y arrive plus, voilĂ .
Tout Ă l'heure, j'ai eu envie de figues.
J'ai l'impression que c'est mal.
Ăa se voit ?
Mais non. T'as un corps de déesse.
Si mon pÚre était là ⊠C'était un homme dur.
ILte baisait vite fait.
- Tute souviens de lui ? - Non.
Mon papa, personne s'en souvient.
Tu sais quoi ?
Hier soir,
j'ai senti le bébé bouger.
Je voulais te réveiller, mais Silvana était entre nous.
Alors, je me suis dit :
je vais l'emmener voir le monde.
Je me suis retrouvée dans un jardin magnifique.
Du vert, partout, des arbres.
Et des figues à volonté !
- Etce soir⊠- Ăa suffit comme ça.
Viens te coucher.
DĂ©shabille-toi.âŠ
Ne vas rien lui raconter, Ă elle. Elle est bĂȘte.
Allez, on se met Ă poil..
Et demain, au travail !
Silvana ?
Trois mille de plus.
Bien joué, ma petite Silvana. Salut !
Regardez comme c'est super quand on s'entend bien.
Toute la famille est réunie.
Vous savez que la nana de Trévise est morte à Vigevano ?
Elle laisse un appartement bourgeois de dix piĂšces.
Lits Ă ressort, bidets.
Et mĂȘme une caisse. Une caisse blanche.
Je te vois bien derriĂšre la caisse.
Blanc et noir, quel beau contraste.
Allez, viens te coucher.
Et pour toi, la chambre la plus belle.
Que des clients de luxe. La grande classe.
Des architectes,
quelques amiraux..
Bordel, oĂč est-ce que je pourrais dĂ©gotter 80 millions ?
Ce serait génial ! On pourrait faire venir Lalla,
Iris, Bibiche, Sambuca.
On peut rĂȘver.
Bien réveillé ?
Quand vous voulez.
Non, aujourd'hui, ça ira.
On se rase pas ? Et votre café ?
Non, merci
I m'a dit merci !
Tu vas tout nettoyer et remettre en place.
Comme c'était autrefois.
- Tu as compris ? -Oui
Les chandeliers, debout.
Etles ex-voto doivent briller.
Vous ĂȘtes sĂ»r que ça va ?
On peut remettre ça.
Veuillez m'excuser.
- Un télégramme. -à qui ?
à Sa Sainteté, le pape.
- Rue de la Conciliation. - Code postal ?
Vous devriez le savoir !
Votre texte ?
"Envahi par le doute,
j'invoque
"Ă titre temporaire,
"la suspension.⊠de nos malédictions réciproques."
- Signé ? - La Jambe maudite.
La Jambe maudite.
1 200 lires. En liquide.
Au suivant.
- Un télégramme. -à qui ?
- Un télégramme. -à qui ?
Artileur Benito Bruni.
Caserne Mameli, Udine.
"Maison incendiée.
"BĂȘtes parties.
"Maman morte.
"Tout va bien. Au revoir. Papa."
Rino, tu dois aller Ă Rome, au Vatican. C'est compris ?
Pas Ă Saint Marin, d'accord ?
Pas par lĂ -bas, par lĂ .
En route !
Stop ! ArrĂȘtez ce tĂ©lĂ©gramme !
Je l'aurai !
Trop tard.
Je l'ai raté.
SĆurs Bompani ?
Ravissante, Eugenia.
Salut, Anteo.
Tu as l'air diffĂ©rent. Tu veux faire le joli cĆur ?
Il y Ă du changement, ma tante.
Ăa va te sembler bizarre, mais je repars Ă ZĂ©ro.
Don Arioso, je dois te parler.
Une fois mariĂ©e, je lui cuisineraiâŠ
T'es mal barrée.
Dieu soit loué.
- Que voulait-i ? - Se confesser.
Non !
Eugenia est prĂȘte.
Demain soir, on portera le coup décisif.
Mais il veut se racheter.
La seule façon d'ĂȘtre sĂ»r qu'il l'Ă©pouse, c'est celle-lĂ :
on fait écouter l'enregistrement aux personnes adéquates.
| ne pourra plus faire le malin.
Avant qu'il ne transforme ce lieu saint en véritable dépotoir.
Allez, à toi de jouer, ma poupée.
Le prĂȘtre, ce soir,
on l'oublie, hein ?
Il ne pourra pas me résister ?
Bien sûr que non. Vas-y, ma poupée.
Souviens-toi : tu parles fort. D'accord ?
Oui. Etje fais pointer les tétons !
C'est ça.
On fait une prise directe.
Oui !
Anteo !
Eugenia ! Que veux-tu ?
Te séduire.
Que veux-tu ?
Te séduire, Anteo.
Vade retro, Satana !
Regarde-moi,
Va-t'en !
Mister John,
je suis prĂȘte.
Non.
J'étouffe !
LacĂšre-moi la chair !
Dégage ! EspÚce de putain !
Tu es le péché |
Quitte ce lieu saint !
Le figuier te regarde ! Va-t'en.
Doux Jésus !
Don Arioso ?
J'ai été parfaite. Je suis sûre qu'il va m'épouser.
Ne crie pas, idiote.
Il est obligé de m'épouser.
On l'a compromis.
Faites pointer vos tétons, mesdames, faites pointer vos tétons !
Stop !
Okay.
Je vais leur dire deux mots. lls se croient dans Easy Rider.
Papiers, s'il vous plait |
On ne traverse pas une agglomération
Ă une telle vitesse.
Mon pĂšre, je vous demande pardon.
Je vous ai pris pour un autre. Elle est avec vous ?
Qui ? Celle-lĂ ?
Oui.
Je l'ai emmenée faire un tour.
Allez-y. Vous avez plus de tracas que nous.
C'Ă©tait le prĂȘtre, avec sa fille. IH ui faisait faire un tour.
Okay.
Bonsoir. OĂč est votre amie ? C'est pour une orgie.
Une orgie ? On peut la faire ensemble.
Une orgie, Ă deux ? Vous dites n'importe quoi !
Allez, on rentre !
Pauvre imbécile, va !
- Alors ? - C'est la poisse |
Pourquoi ?
J'ai dĂč dire non Ă des vicelards toute la soirĂ©e.
-Tul'as vue, toi ? - Non.
Moi non plus.
Cette sainte nitouche doit avoir ses petites combines.
J'arrive pas y croire, bordel !
Elle est sérieuse, sinon, je ne l'aurais pas épousée.
Si c'est ce que tu crois.
On est arrivées ici à 21 h, toutes les deux.
J'ai dit : "Ăa caille !", pas de rĂ©ponse.
"Si on ramassait un peu de bois ?" Silence.
"OĂ est passĂ©e ta langue ?". Elle m'a mĂȘme pas envoyĂ© balader.
Elle est partie par lĂ -bas sans un mot.
Attends un peu.
OĂč tu vas ? Tu vas disparaĂźtre Ă ton tour.
Fiche-moi la paix |
On est dans de beaux draps !
Céleste Aida
CrĂ©ature divineâŠ
Tu en es vraiment certain ?
Absolument, sainte Girolama.
Je ne te comprends pas. Tu dis des choses bizarres.
Parce que je suis un pécheur, le plus grand des pécheurs.
Non, vous avez l'air bon.
Bon, moi ? Une vraie charogne, oui !
Je deviendrai bon, si tu consens Ă m'aider.
Tuvois,
je veux me laver de tous mes péchés,
réparer le mal que j'ai fait au figuier, à toi.
Ăa va te sembler bizarre,
mais c'est la premiĂšre fois que j'arrive Ă communiquer avec..
- Avec ? - Avec une femme.
Tu es une femme.
Tues une sainte, mais de sexe féminin.
N'est-ce pas ?
TusaisâŠ
avec les femmesâŠ
j'ai toujoursâŠ
- Je peux fumer ? - Bien sûr.
Je n'ai jamais su.âŠ
Les femmes, je les ai toujours détestées, voilà .
Mais c'était pas leur faute.
Non, c'était la mienne.
En réalité, j'ai jamais réussi..
Tu comprends ?
Bien sûr, que tu comprends.
Ce que je veux direâŠ
Je suis vierge.
T'as jamais fait l'amour ?
Jamais.
Les femmes m'ont toujours fait peur.
Mais avec toi, c'est différent.
Avec foi, je pourraisâŠ
Tu pourrais ?
Oui, je sais.
Je dois d'abord faire pénitence, pour repartir de Zéro.
Que puis-je faire ? Aide-moi, s'il te plait.
Je suis riche, je peux..
Non, je ne veux rien de toi. J'aime venir ici, voilĂ tout.
Oui, quelqu'un comme toi, l'argent.⊠Je pourrais entrer dans les ordres.
Tu es fou !
Ne me demande pas d'épouser Eugenia, la Péteuse.
Pourquoi ?
Un bel homme comme toi, riche, distingué.
Pourquoi épouserais-tu une péteuse ?
I| vaut mieux rester seul.
Seul, tu as raison.
Mais avec toi.
Oui. Seul avec moi.
Tune veux pas un autre ?
Et pour quoi faire ?
C'est vrai, pour quoi faire ?
Nous deux, c'est parfait.
Toi, tu es une sainte,
et moi, je suis vierge.
- Tufais tes petites affaires | - Non.
Je vais te tuer !
Putain de toi |
ArrĂȘte-toi !
Prends ça !
- EspĂšce de traĂźtresse | - Non.
Attends que je te fasse voir !
Prends ça !
Petite merdeuse !
Toi et ce porc ! Ăa me rend dingue.
Je vais t'éclater !
Salope |
Pour lui, ça fait rien. Oui.âŠ
Pour lui. Frappe-moi pour lui.
Pour lui.
Rassure-moi. C'est pas du sérieux ?
-Si, - Quoi ?
Pour luiâŠ
Et maintenant,
tu vas tout me dire.
Vous avez de la chance. J'ai trouvé.
Girolama etle figuier, mythes et réalités, de Mr Spatacca
ou bien Les 707 miracles du figuier.
LĂ , l y a des photos.
Je vais y jeter un coup d'Ćil
Je vous en prie. Je vais boire un coup.
Je veux en savoir plus sur l'histoire ⊠de ce lieu.
C'est la sainte ?
En personne.
Girolama ?
Comme tu es belle ce soir.
Tu vois, je suis venue, baron pécheur.
Oui, pécheur. Je suis un pécheur.
Tu fais bien de me le rappeler, mais je suis plusâŠ
Je sais tout.
Alors, écoute-moi bien :
d'abord, promets-moi de ne rien dire Ă personne.
C'est juré.
Parfait. Je ne veux pas t'influencer, mais il y Ă un certainâŠ
Zito Piromallo.
Un certain Zito Piromallo.
Il Ă l'apparence d'un ĂȘtre humain,
mais en réalité, c'est un de nos supérieurs.
C'est un ange ?
Un ange, exactement. Un des meilleurs et de confiance.
Ce soir.
ll veut te voir ce soir Ă la discothĂšque La Passera.
Si tu veux te repentir des péchés que tu as commis jusqu'à présent,
Ăl va s'occuper de toi.
Mais motus et bouche cousue.
TrĂšs bien, j'irai.
Mais d'abord, je veux recevoir ta bénédiction.
Place Ă la mazurka, la danse acrobatique en vogue |
Des champions venus de partout,
applaudissez notre couple turinois.
Le couple numéro 26, éliminé.
Numéro 45, éliminé.
Offert par un de nos clients, lĂ -bas.
Rendez-vous aux toilettes lorsqu'ils chanteront Fasinesion"
Couple numéro 25, merci !
Couple numéro 23, éliminé.
Quittez la piste.
Désolé.
Désolé, monsieur Beghini.
Bravo Ă notre couple champion !
Bravo ! On les applaudit.
Grosse commission ?
Non, petite.
Vous préférez en une fois ou bien échelonner ?
Pardon ?
Vous voulez que Girolama vous pardonne tout en une fois ?
Si possible, tout en une fois.
Merde, je te jure !
Une nana avec un de ces culs
et une paire de nichons !
Quoi ?
Je vous demande pardon pour mon langage un peu vulgaire,
mais je ne veux pas éveiller les soupçons.
- On fait la procédure d'urgence ? -Oui
Alors, voyons voirâŠ
Attention, je préfÚre vous prévenir.
Girolama est un peu vieux jeu.
Elle ne veut rien.
Bien sĂ»r, Ăl y en Ă qui exigent beaucoup :
églises, statues.
Mais elle, rien du tout.
Ce serait bienâŠ
de lui faire un petit cadeau.
Bien sûr !
Je sais pas, par exemple⊠une montre.
Et mĂȘme plus.
Qu'est-ce ça vous coûte, à vous, une montre ?
Ăa pourra vous sembler bizarre,
mais au paradis aussi, on tient à tout ça.
Si vous voulez mon avis , Girolama a tort d'ĂȘtre comme ça
de ne rien exiger.
Sije ne la secouais pas un peu de temps en temps.
Je sais.
Dites-moi la vérité, Pellacani. Elle vous plait, Girolama.
Eh bien, offrez-lui un couvent.
Elle ne veut pas, mais elle le mérite.
Vous savez, j'ai déjà pensé à un nom :
les SĆurs du Figuier.
C'est merveilleux : les SĆurs du Figuier.
C'est trĂšs beau.
I[y aun trĂšs bel appartement dans le centre de Vigevano.
Dix piĂšces, pas de concierge, de grands lits, des bidets.
Une amie en qui j'ai confiance s'occuperait de la comptabilité.
Il suffirait⊠d'une dizaine de filles.
De nos jours, c'est facile à trouver. Et puis, je suis du métier.
|l faudrait juste que toutes aient⊠vous savezâŠ
- Lafoi. - Exactement !
Ăcoutez.
Cent millions de lires, ça suffirait. Quatre-vinat, mĂȘme.
- Avec les meubles⊠-Oui
Le lingeâŠ
Tout ce qu'il faut.
Je suis partant,
mais 80 millions, c'est une belle somme.
Je sais pas si je les ai
Et puis, vous ĂȘtes sĂ»r que Girolama veuille ce couvent ?
Sûr et certain. C'est elle qui me l'a dit.
Je vous le demande, car la pauvre
n'aurait jamais osĂ© vous le demander elle-mĂȘme.
80 millions !
Au comptant.
Mon cher Anteo, c'est beaucoup, 80 millions.
On dirait que tu parles de melons.
Et puis ces terres ne valent pas grand-chose.
I n'y Ă que la villa et le verger.
Non, pas le verger.
Encore moins, alors.
Ton grand-pÚre t'a laissé 5 fermes, les maisons et les murs.
Je vais essayer de voir si ça intéresse quelqu'un.
Mais ne te fais pas d'ilusions. Je ne te promets rien.
Tutes vite lassĂ©. OĂč veux-tu aller, maintenant ?
Nulle part.
Alors, pourquoi vendre ?
Les SĆurs du Figuier.
- Pardon ? - Du Figuier.
Tuverras la tronche qu'ils vont faire, les autres saints.
J'ai été chez le notaire. J'ai tout vendu.
| a exigé une ristourne.
Mais ça ira. Je vendrai l'argenterie,
les meubles.
Merci
Il ne me reste que le figuier.
Et toi.
Je resterai ici jusqu'Ă la fin.
Tu es contente ?
Je le serai quand tu auras fini ta pénitence.
Ăa ne pouvait pas mieux finir.
Qu'est-ce que tu penses de mon installation ? Pas mal !
Dommage que je ne puisse pas raconter cette histoire.
Dis-moi, tu y crois, toi, aux saintes ?
Pardieu ! Maintenant que tu nous as fait un miracle.
Va savoir quelle image les gens ont des saintes ?
Pourtant, c'est quelque chose de naturel, qui vient comme ça.
On ne s'en aperçoit mĂȘme pas.
C'est-Ă -dire ?
Rien ne change : on Ă toujours sommeil, faim.
Et si on est enceinte, on a toujours la nausée.
Levez-vous, s'il vous plait
Table,
colonne,
tableau,
statue.
Stop. Je ne la vends pas.
Bon. On peut fermer.
Ony va, les gars !
Au revoir !
Adieu, Petazzoni.
Je ne t'appellerai plus couillon. Ăa suffit, les reproches, les ordres.
Tu es libre.
Vous me licenciez, pourtant.
- Je ne te licencie pas. - Non ?
Je te libĂšre.
Prends ton envol, comme un pinson.
Une minute, Petazzoni.
Elle te plait, la statue ?
- Tula veux ? -Oui
Elle est Ă toi.
Mais attentionTâŠ
T'as pris l'argent, j'espĂšre !
Et comment |
En route ! Vigevano, nous voilĂ ! Tout |e monde est lĂ ?
Tant pis pour ceux qui restent !
Bye-bye, Bagnacavallo !
Attendez-moi.
Et voilĂ notre sainte,
protectrice des roulottes et des files de joie !
VoilĂ les fiches.
Vous les avez trouvées ?
Bien sûr.
C'est lui ?
Je sens que je vais ĂȘtre promu marĂ©chal, moi.
Je dirais mĂȘme plus : colonel.
Vous voyez, vous avez trouvé. L'autre, c'est Silvana.
La bonne samaritaine !
Gardez votre humour. Ăcrivez.
- Poursuivez. -Oui
Comme je vous le disais, je me suis sauvée,
parce que j'en pouvais plus.
Au début, je ne voulais pas⊠Je ne comprenais rien.
Mon mari m'avait frappée, l'autre le soutenait.
Mon mari et le baron se sont vus Ă la boĂźte La Passera.
C'est lĂ que ce pauvre homme s'est fait embobiner.
Quand nous avons pris la fuite, j'ai réfléchi..
et je me suis dit que le baron risquait de ne pas s'en remettre.
J'ai appris qu'il était devenu fou.
Alors, je suis revenueâŠ
pour tout avouer.
Faites quelque chose.
On ne pourrait pas lui rendre
au moins une partie de l'argent.⊠qu'ils lui ont.⊠qu'on lui à volé ?
Vous savez oĂč ils sont, c'est facile.
Ă Vigevano, dans une maison close,
oĂč vous meniez la grande vie avec l'argent du baron ?
Allons-y, Ă Vigevano !
On déménacge |
On va pas passer la journée à vous écouter parler
de cet abrufi |
llest devenu fou. Chaque soir, il va sous le figuier.
Il parle aux esprits.
|| dĂ©bite Un tas de conneries. Il n'a plus toute sa tĂȘte.
Enfin !
Allez.
Partez tranquille, madame,
on s'occupe de ces lascars.
On s'en occupe.
Merci. Je vous ai dit tout ce que je savais.
Passez de bonnes fĂȘtes de NoĂ« et bonne fin de grossesse.
Comme j'aimerais ĂȘtre Ă votre place.
Allons, ne vous en faites pas.
Pourquoi tu aimes autant les cornets ?
lls ont e mĂȘme goĂ»t que les hosties.
Rentre maintenant, Anteo.
-Merci. - De rien.
- Garde la foi. -Oui
Bonsoir, Elide.
VoilĂ , j'arrive.
Chut, les sĆurs vont se fĂącher si je rentre par le grand porteil.
Avec cette neige, je devais faire des provisions.
J'imagine quel genre de provisions. Adaptées au temps.
Quand vous étiez ici, vous n'ouvriez à personne.
Maintenant que vous avez vendu,
vous pensez pouvoir aller et venir Ă votre guise.
Vos tantes reçoivent. Un conseil, ne vous faites pas voir.
Une bouteille bien fraiche.
On a enfin réussi !
Je suis si contente pour Anteo.
Allons, courage, révérend !
- Parlez. - Le moment est bien choisi.
Oui !
Vous le voulez vraiment ?
Bien sûr.
Je vois clair en vous. Vous ne craignez rien ni personne.
Surtout, les deux sorciĂšres.
Félicitations !
Vous voilĂ satisfaites. Vous ĂȘtes casĂ©es.
Personne ne pense plus au verger.
Il Ă trop bu.
Vous m'avez eu, avec votre histoire de lutte contre le démon.
Quel démon ?
De qui devrais-je avoir peur ?
Ne partez pas.
Maintenant, je sais.
Continuez, je m'en vais.
Restez, Elide à préparé une pintade farcie.
Avec des truffes grosses comme ça !
Non, merci. Une autre fois, peut-ĂȘtre.
Je me sens mal
Allons, Don Arioso.
Bonsoir, Anteo.
J'étais sûr que tu reviendrais.
J'avais mis le réveil.
Mais j'ai fait un cauchemar.
Je digĂšre mal les cornets, en hiver.
J'ai rĂȘvĂ© que tu n'Ă©tais pas une sainte.
Dis-moi que ce n'est pas vrai.
Dis-moi que je peux te faire confiance.
Tu sais bien qu'on peut faire confiance aux saintes.
Oui.
- Mon Dieu ! Au secours ! - Non.
- Aide-moi ! - Qu'y a-ti ?
-Non! - Mon Dieu !
Girolama !
- Aide-moi Ă m'asseoir. -Oui
Je la touche ! Je la touche !
Bonté divine |
Jésus, Marie |
Allons, Girolama.
Ne dis pas ça.
Tu es une sainte.
Fais quelque chose. J'ai besoin d'aide.
L'aide ne peut venir que de toi. Tu es une sainte. Fais un miracle.
Tu parles d'un miracle |
Va chercher un docteur !
Va chercher un docteur !
S'il te plait.
Fais vite.
Au secours !
Vous ne pouvez pas entrer !
ArrĂȘtez-vous !
Elle n'est pas bien.
C'est la sainte.
- ArrĂȘtez-vous | - Elle n'est pas bien.
Pas bienâŠ
La sainte n'est pas bien.
Il est devenu fou.
Ne restez pas plantés là . Faites quelque chose. Elle va mal.
La Nativité.
Mon Dieu !
Mon Dieu, quelle histoire.
Girolama.
Que s'est-il passé ?
Elle a accouché là , sous le figuier, comme une sainte.
Mais alorsâŠ
Couvrons-le.
Non, s'il te plait. Non.âŠ
Elle est morte.
La pauvre.
Docteur, faites quelque chose.
l[ vaut mieux tout laisser comme ça, ne toucher à rien.
Que dites-vous ?
Occupons-nous du bĂ©bĂ©.âŠ
C'est le mien ! Le mien.
Anteo, tu n'as pas le droit.
- Qu'est-ce qu'i fait ? - |H'emmĂšne.
llne peut pas. C'est l'enfant du miracle.
Quel tyran.
Et mauvais, par dessus le marché.
OĂč emmenez-vous cet enfant ?
Il n'ira pas loin.
C'est le mien.
Le mien.
Que faites-vous ? Laissez-le partir.
On a besoin de miracles, il en faut.
Ce lieu Ă toujours appartenu Ă l'Ăglise et ça ne doit pas changer.
Ce n'est pas quelque chose de terrestre, mais de divin.
Vous comprenez ?
C'est un miracle.
Un miracle.
C'est ici qu'il y a eu un miracle ?
La villa Pellacani, s'il vous plait ?
lls vont voir le figuier.
OĂč est la sainte ? Je veux la voir.
Mon fils aussi, vous savez,
il a été miraculé.
C'est quoi, ce bordel ?
Qui c'est, celui-lĂ ?
Allez, t'arrĂȘte pas.
Je t'avais dit de pas passer par lĂ .
Je m'en tape, de la sainte | Remuez-vous, lĂ devant !
Merde, alors !
C'est vrai qu'elle est morte ?
l est oĂč, ce figuier ?
Adaptation : Cyrine MAMI
Sous-fitrage : ĂCLAIR VIDĂO
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