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Je n'irais pas par là.
Bonsoir.
Vous êtes venu me cambrioler ?
Je dois m'excuser.
Il peut se montrer
un peu trop protecteur,
parfois.
Je m'appelle Herr Goodman.
Je vous en prie.
Les ombres ne m'effraient plus.
Je préfère ça.
Qu'espériez-vous trouver ?
De l'argent ? Des bijoux ?
Mon Tréhot ?
Oui.
Une pièce magnifique et inestimable.
Je me demande ce qui peut pousser
quelqu'un à risquer sa liberté,
ou même la mort.
Approchez.
Je ne vous ferai pas de mal.
Venez.
Est-ce qu'elle vous rappelle
quelqu'un ?
Ma mère.
Je comprends, maintenant.
Vous savez ce que c'est ?
Votre numéro.
Aux camps.
Beaucoup de gens, dans le monde, continuent de le nier.
Je suis content de voir que vous reconnaissez la vérité.
Je savais que j'avais fait le bon choix.
Que voulez-vous dire ?
On n'est pas si différents,
vous et moi.
On sait tous les deux ce que c'est que de porter
la souffrance de nos ancêtres.
La haine
de notre ennemi éternel.
Vous n'emporterez pas ce Renoir, ce soir.
Mais vous pouvez venir l'admirer
quand bon vous semble.
À une condition.
Laquelle ?
Plutôt que de me voler,
vous allez voler
pour moi.
Messieurs.
Que faites-vous ici ?
Vous me connaissez.
Je m'ennuyais. La retraite, ce n'est pas mon truc.
Vous avez essayé le jardinage ?
Une croisière,
peut-être ?
S'il n'y a pas eu de vote pour m'exclure,
je suis toujours membre
de cette organisation.
On aurait dû vous exclure après votre échec.
J'ai fait mon devoir.
Ce n'était pas à vous de le décider.
Josef aurait détruit ces tableaux
plutôt que de les voir rester aux mains des nazis.
Ce que je ne sais pas,
c'est ce que Josef a bien pu vous trouver.
Vous n'êtes pas des nôtres.
Vous ne pourrez jamais comprendre.
Je vous le redemande.
Ne suis-je pas toujours la présidente
de cette organisation ?
Annabel.
Soyez la bienvenue.
Vous avez bonne mine.
Qu'est-ce qui vous amène ?
Alek.
Je les ai retrouvés. Tous.
Quoi ? Où ça ?
Ici. Ils sont à Los Angeles.
Nous ne vous finançons plus.
Je ne vous demande pas la permission.
Je tiens à honorer la mémoire de Josef,
moi aussi, mais je crains de devoir lui donner raison.
Nous avons l'occasion de réaliser ce que Josef attendait de nous.
Le monde ne nous pardonnera pas un autre échec,
après ce qui s'est passé.
Nous devons mettre notre foi et notre argent
dans des actions légales.
J'ai rencontré Josef
quand on venait d'arriver au camp.
On faisait la queue pour recevoir notre numéro.
On n'avait que dix ans.
On avait peur, on était seuls.
On s'est fait tatouer par des étrangers.
Quand les Américains nous ont libérés,
on s'est enfuis dès qu'on a pu.
On a marché sans relâche
quatre nuits durant, jusqu'à chez lui.
Il n'avait qu'une idée en tête :
retrouver cette boîte.
Il était comme un frère pour moi.
Et un père pour toi.
Alors vous comprenez.
J'ai fait une promesse à Josef.
Et j'ai l'intention de la tenir.
Dites-nous ce dont vous avez besoin.
Alors ?
Ils me soutiennent.
C'est vrai ?
Oui.
Comment tu les as convaincus ?
Ça te regarde pas.
On va encore voler des peintures aux nazis ?
Bien sûr.
La dernière fois, ça a mal fini.
Comme je te l'ai dit, tu n'as pas à t'en faire.
OK ? Allez, viens.
Où on va ?
Il nous faut des infos.
S'il te plaît, pas Lucille.
Si, on va aller voir Lucille. Allez.
Je suis entrée.
Comment tu as fait ?
C'est notre pare-feu le plus puissant.
Je sais pas quoi te dire.
Portes dérobées,
débordement de mémoire tampon, vulnérabilités...
Super. Comment on répare ça ?
C'est pas mon boulot.
Dois-je te rappeler
les conditions de ta libération ?
Je lance un diagnostic, tu auras un rapport demain.
Vos rats de laboratoire sauront sûrement réparer le pare-feu.
Salut, Luce.
Eddie.
Comment va ?
T'as l'air en forme.
Je t'ai dit de plus chercher à me voir.
Tu es toujours fâchée ?
Attends, si tu es ici, ça veut dire...
Bonjour, Lucille.
Comment ça va ?
Je survis.
Très bien.
J'ai un boulot pour toi.
J'en ai déjà un.
Pour le FBI ?
Ça paie les factures et m'évite la prison.
Si ce coup réussit, tu seras libre.
C'est le FBI, c'est pas si simple.
Pourquoi tu crois que tu n'es pas en prison ?
Tu veux rire ?
Le syndicat a toujours des liens à Washington.
On s'entraide.
La seule personne que tu aides, c'est toi.
Je rebosserai pas avec vous deux.
Merci bien.
Tu veux passer cinq à dix ans à aider des mecs
deux fois moins malins que toi ?
Allons, Lucille.
Tu vaux mieux que ça.
J'ai besoin de toi.
J'ai vraiment besoin de toi.
Lui aussi ?
J'en fais mon affaire.
Qu'est-ce qu'on doit voler ?
Un tableau.
Quatre tableaux.
Comment ? Quatre ?
Quatre tableaux. Allez !
C'est parti.
Quatre tableaux...
Alors qui est la cible ?
Otto Huizen.
Un investisseur allemand
qui tente de fonder un quatrième Reich néonazi.
Ça promet.
Oui. C'est un sadique.
Tu es sûre qu'il a ces tableaux ?
Oui.
Huizen a récemment rencontré Uriel Kantor.
L'oligarque russe ?
C'est bien lui.
Après quelques bouteilles de vodka,
ils ont commencé à comparer leurs fortunes.
Ils ont parlé œuvres d'art.
Huizen s'est vanté
d'être le seul à pouvoir admirer des tableaux disparus.
Un Russe et un nazi.
Ils ont dû s'entendre.
Il n'est pas que russe.
C'est un Juif.
Ses oncles étaient à Auschwitz en même temps que Josef.
Tu vas faire quoi ?
Je vais spammer le mail de sa société avec un PDF virussé.
Un de ses crétins d'employés va cliquer dessus.
Et là, on va s'amuser.
Je t'ai eu !
Ça va pas ?
Je t'ai eu.
Ça va ?
Bien mieux que ça.
T'as mordu à l'hameçon, t'es ferré, chéri.
J'ai accès à leur réseau
et à leurs identifiants de connexion.
Dans leur réseau.
Alors...
- Tu disais... - Je suis entrée.
Je peux tout voir.
- C'est-à-dire ? - Tout.
Ses mails, ses infos bancaires, ses recherches sur le Web...
Un petit instant.
Tu peux faire ça ? Tu peux voir sur quels sites il va ?
Je pourrais.
C'est un peu flippant.
Je parie qu'il mate des trucs chelous.
Comment ça ?
Les mecs riches
sont tous un peu bizarres.
Je suis sûr qu'il doit mater
des sites de bondage ou de SM.
Si tu trouves ça chelou,
tu devrais sortir un peu.
Vraiment ?
Ça ressemble pas à la Lucille d'autrefois.
Si tu savais.
Pousse-toi un peu, j'ai besoin d'air.
J'ai trop chaud. Va-t'en, s'il te plaît.
Bonjour.
Un de ses crétins de laquais
a cliqué sur mon fichier. Il a transmis des paquets de données
que j'ai décodés. J'ai harponné son réseau.
Pardon ?
Ça veut dire qu'il est à moi.
Je peux intercepter et neutraliser tous les systèmes de sécurité.
Je dois y aller. Au revoir.
C'est du beau boulot.
Maintenant, allons voler des plans.
Bonjour.
Victoria. Je peux vous aider ?
Enchantée.
Voici mon assistant, Nathan.
Nous voulons construire
une résidence secondaire sur la Côte Nord.
Parfait. Suivez-moi.
Je vais vous montrer quelques modèles.
Merci.
Pardon, Victoria, vous avez des toilettes ?
Bien sûr. Au fond du couloir, à droite.
Merci.
J'aime
avoir de l'espace. Je veux un agencement ouvert.
J'ai l'architecte qu'il vous faut.
Parfait. J'ai hâte de le rencontrer.
Tout va bien ? Vous voulez un café ou de l'eau ?
Ça va, merci.
J'espère que Nathan va bien.
J'en suis sûre.
Excusez-moi, je dois aller aux toilettes.
- Bien sûr. - Merci.
Où tu étais ?
J'ai visité, les locaux sont chouettes.
On n'a pas le temps. Tu as ce qu'on voulait ?
Ils vont se poser des questions.
On a un problème.
J'ai vérifié ses mails et ses factures.
Huizen fait venir un technicien de sécurité tous les six mois.
J'ai vérifié les ventes de même type
et j'ai découvert qu'il possédait un coffre Super Defender TRX.
C'est l'un des meilleurs qui existe.
Il faut un serrurier.
Ce n'est pas tout.
Il a des caméras de surveillance IP.
J'ai vérifié leur contenu,
et j'ai compté pas moins
de six gardiens dans la propriété.
Il va nous falloir un joker.
- Vraiment ? - Oui.
Tu es sûre ?
Si on prenait Ricky ?
Pas de libération conditionnelle avant 18 mois.
Max ?
Il a pris sa retraite.
- J'ai peut-être quelqu'un. - OK.
Va le chercher. Je vais voir Nadia.
Salut, Nadia.
T'as perdu tes clés ?
Bonjour.
Tu veux quoi ?
Je me disais que ta vie manquait peut-être de piquant.
De piquant ?
J'ai tout ce qu'il me faut ici.
Et un défi à relever ?
Je te connais depuis très longtemps.
Tu sais très bien que tu peux pas me défier.
Vraiment ?
Que dirais-tu d'un coffre Super Defender,
dans une résidence très bien gardée. Enjeu élevé.
Cinq à dix minutes maximum.
Il faut 20 heures pour ouvrir ce genre de coffre, et j'ai 10 mn ?
C'est bien ça ?
Eddie va devoir trouver un vrai pro.
Eddie ?
Pourquoi tu viens m'insulter dans ma boutique ?
Tu peux le faire ?
J'accepte.
Viens là !
Hé ! Bruno !
Si je te revois, t'auras plus besoin de mobile.
Je te péterai tes jolis petits doigts, pigé ?
Dégage.
Disparais !
Eddie !
Qu'est-ce que tu fous à Skid Row, mec ?
Toujours en train de répandre la bonne parole ?
Ce merdeux veut acheter un mobile, puis il décide de le piquer.
Putain de mômes.
Tu bosses dans un dépôt-vente ? Ça paie bien ?
Le vieux me paie cash. Je vire les camés de sa boutique.
Tu veux un vrai boulot ?
Qui paie très bien.
T'es à ton compte ?
Pas encore. J'ai toujours la même équipe.
Faut pas rester second violon trop longtemps.
Merci pour le conseil.
Tu te joins à nous ?
Je dois botter le cul de qui ?
La propriété de Huizen est composée de plusieurs bâtiments.
Elle est entourée d'eau, ça va nous rendre service.
On va s'amarrer ici, ces rochers ne sont pas un obstacle.
Pourquoi l'eau ? Pourquoi on y va pas à pied ?
Le patio arrière est le moins gardé de la maison.
Il y a deux gardiens à l'entrée, 24h/24,
deux devant le garage,
et un autre dans la maison,
qui circule au rez-de-chaussée. Un quatrième
surveille ce patio toutes les 35 à 45 minutes.
Si on s'y prend bien, on peut entrer sans être repérés.
S'il y a des portes coulissantes.
On les voit sur les caméras de surveillance.
Nadia ?
En général, ces portes ont des serrures faciles à forcer.
Mais je me prépare à tout.
Ensuite, il faudra maîtriser le gardien du rez-de-chaussée.
Je m'en charge.
Il faut le neutraliser sans le blesser.
Comment je peux le neutraliser sans le blesser un petit peu ?
Je peux m'en charger. Je pratique un peu le ju-jitsu.
Un peu ?
Félicitations.
Tu peux gérer ça ?
C'est dans mes cordes.
Ensuite, Nadia s'occupe du coffre.
Et Huizen ?
On opérera en son absence. Luce ?
Son secrétaire tient son agenda dans le Cloud.
Il sera à San Francisco ce week-end, il n'y aura que les gardiens.
On peut entrer et sortir sans qu'ils s'en aperçoivent.
Alors c'est décidé. Lucille désactivera l'alarme
et remplacera l'image des caméras en créant une boucle.
Un instant.
Tu viens ?
Oui. Pourquoi je viendrais pas ?
Je sais pas.
C'est juste que...
Parce que c'est une femme ?
C'est juste que...
Sors-toi de là tout seul.
Ouais.
Tu es drôle.
Tu es vraiment drôle.
J'attends ça depuis longtemps, je le raterais pour rien au monde.
OK, c'est cool. Génial.
Je devrai juste être plus rapide que toi.
Même sur des talons, t'y arriverais pas.
Allez, au travail.
Annabel !
Mon sac, putain !
Mlle Gomez.
C'est un plaisir de vous rencontrer enfin.
Asseyez-vous, je vous prie.
Vous savez que votre tête est mise à prix ?
Les Kerr ?
Ça semble être le prix à payer pour la destruction de leur Monet.
Combien ?
Le Monet ?
Ma tête ?
Un demi-million.
- Un café ? - Non, merci.
Dites-moi,
pourquoi avoir détruit un tel chef-d'œuvre ?
Vous savez qui sont les Kerr.
Le rejet de leur idéologie vous donne le droit
de voler et de détruire leurs biens ?
Il n'était pas à eux, ils l'ont volé.
- C'est vrai ? - Oui.
À qui ? Quand ?
À la famille Rosenbaum,
quand les nazis ont pillé la France.
Ça ne vous dit rien ?
Je ne suis pas au courant.
Non ?
Et l'assassinat de six millions de Juifs,
ça ne vous dit rien non plus ?
Je devrais vous livrer aux Kerr et récupérer la prime.
Qu'attendez-vous ?
Je prends plaisir à vous regarder
traquer des choses hors de votre portée.
Qui ne sont pas à vous.
Vous avez raison. Elles appartiennent à l'humanité.
Et je vais les lui rendre. Toutes.
Même les vôtres.
Vous ne pouvez pas croire ça.
Vous n'aurez jamais mes tableaux.
Le monde ne les mérite pas.
Seuls des êtres supérieurs
méritent de telles œuvres d'art.
Eh bien...
Si vous voulez récupérer cette prime, vous savez où me trouver.
Votre arrogance m'intrigue.
Venez prendre mes tableaux.
Vous échouerez,
et je toucherai la prime.
À bientôt.
Pardon.
Il faut qu'on parle.
Ça va ?
- Qu'est-ce qui s'est passé ? - Je vais bien.
Les Kerr veulent se venger pour le Monet.
Merde.
Il sait qu'on vient.
Du calme ! Je contrôle la situation.
Il s'est trahi, il a les tableaux. On suit le plan.
Dans quoi on met le pied, Annie ?
Sois franche avec moi.
C'est encore un boulot du syndicat ?
C'est quoi, ces tableaux ?
Un Monet, un Degas, un Picasso et un Van Gogh.
J'en étais sûr.
Les tableaux de Josef.
On a eu des mauvaises passes.
Je te dois beaucoup, mais je veux pas mourir pour des tableaux.
Je ne regrette rien.
J'ai fait une promesse, je suis prête à mourir pour elle.
- Tu peux pas venir, cette fois. - Si.
Ils t'ont repérée.
Sans ça, on pourra pas continuer.
Finalement, Annabel ne viendra pas.
Pourquoi ce changement ?
On peut prendre aucun risque, sur ce coup.
On pense qu'il vaut mieux que je reste ici
pour veiller à tout, et intervenir si ça tourne mal.
OK. On a un plan B ?
Lucille ?
Oui.
Je m'en occupe.
Je peux faire la part d'Annabel et la mienne.
Mais merci, j'apprécie ton esprit d'équipe.
La vache !
Je m'en occupe, compris ?
OK, d'accord.
Ça t'apprendra. Bon boulot, ma belle.
Allez, on se concentre.
Bravo, ma fille ! Montre que tu peux lui botter le cul.
Tu crois qu'elle s'en tirera ?
Oui, tout à fait.
Je sais ce que ces tableaux représentent pour toi.
Je crois pas.
J'avais dix-huit ans.
J'étais à la rue, je ramassais tout ce que je trouvais
pour survivre.
J'étais une pro.
J'ai entendu parler d'un vieux Juif
qui avait plein de fric dans son coffre.
J'ai voulu le voler.
Sur le mur de son bureau, il y avait un tableau.
C'était un Renoir.
Il était magnifique.
J'étais subjuguée par la beauté de cette femme.
Ça m'a fait un effet incroyable.
Tu l'as volé ?
Non.
Josef t'a attrapée ?
Josef m'a sauvée.
Il avait tout planifié.
Josef a été un père pour moi.
C'était mon mentor. Il m'a tout appris.
Il pensait pouvoir guérir le monde
grâce à l'art.
Il voulait rendre toutes les pièces volées par les nazis.
Tu crois que ça marchera ?
Ces quatre tableaux appartenaient à sa famille.
Il a passé sa vie à les chercher. On doit réussir.
C'est notre seule chance, Eddie.
On a un gros problème.
Qu'est-ce qui se passe ?
- Quoi ? - Ils me piratent.
Ils piratent mon système.
On fait quoi ? On se déconnecte ?
Non ! Si on fait ça, je saurai pas de qui ça vient,
ce qu'ils ont vu.
Tu pourrais essayer de...
Taisez-vous ! Laissez-moi travailler.
Ça y est, ils ont...
- Qu'est-ce qui se passe ? - Je suis bloquée.
Quoi ?
Ils ont tout modifié.
On est repérés, ils savent qu'on vient.
Merde !
Annabel.
Les nazis ont mené une guerre contre l'art moderne,
qu'ils considéraient comme "dégénéré".
Dès 1933,
quand Hitler est arrivé au pouvoir.
5 000 œuvres ont été brûlées, d'autres vendues en Suisse en 1939.
Josef.
Je suis désolée.
Super.
Mange ça.
Tu peux te dépêcher ? Je dois regarder mes mails.
Et mettre à jour mon blog. J'ai des followers.
Lucie.
Je comprends bien ce que je lis ?
Oui, ce sont ses factures.
Tu as dit que tu étais bloquée.
Je le suis. J'avais trouvé ça sur leur serveur et leur cloud.
C'est quoi, "Safe Domains" ?
C'est la société qui s'occupe de son coffre.
Un instant.
Ces factures datent d'il y a deux jours.
Ils n'ont pas travaillé chez lui.
Ils sont allés à une autre adresse.
Ils ont déménagé les tableaux ?
- Sûrement. - S'il sait qu'on les a localisés.
Il peut craindre qu'on alerte les autorités.
Ça pourrait lui faire peur. Ça ferait du bruit.
- Les gars. - Quoi ?
Une société de déménagement spécialisée
dans l'emballage d'œuvres d'art était chez lui le lendemain.
- Où ça ? - Ici, à Los Angeles.
Quoi ? C'est pas vrai !
Bon boulot. Nadia, les affaires reprennent.
On a du pain sur la planche.
Parfait, je préfère ça. J'étais sur le point
de chercher une autre équipe.
Je peux regarder ma boîte mail ?
Et mon blog ?
Vous avez fini ?
Non ? Je ferai ça plus tard.
Annabel, je veux m'excuser.
Je sais pas comment ils m'ont trouvée.
Je t'en veux pas.
C'est pas ta faute.
Je comprends pas comment ils m'ont repérée.
T'inquiète pas, ça va aller.
Arrête, Annabel.
Fous-moi la paix.
Lui mets pas ça sur le dos.
- C'est pas sa faute. - Des tacos ?
- Ça aidera pas. - Vraiment ?
Elle doit pas douter d'elle.
Depuis quand tu te soucies d'elle, putain ?
Vous pouvez m'expliquer ce qui se passe ?
- Ils t'ont pas trouvée. - Arrête.
Ils ont trouvé Annabel.
Quoi ?
Ils l'ont coincée il y a deux jours.
Huizen en personne.
Elle est recherchée depuis notre dernier coup.
Voilà pourquoi tu viens pas.
- Attends. - Annabel, putain !
Je croyais que cette fois, ce serait différent.
Je t'avais dit de ne pas en parler.
Les gens sont dingues.
Luce.
Luce, attends.
Attends.
Tu fais quoi ?
Reviens, s'il te plaît.
"Reviens" ?
J'ai besoin d'une minute.
OK, prenons une minute.
Tu m'as brisée, Eddie.
- Tu m'as brisée. - Je sais.
Je te demande pardon.
J'avais peur. J'étais pas prêt.
Arrête tes conneries.
Écoute,
je peux rien dire
qui pourrait changer ça.
Je me suis pas opposé à ce que tu reviennes.
J'ai pas dit non à Annabel.
Je pensais que si je te revoyais,
je pourrais me racheter.
Mais ça, ça passe avant nous.
On peut pas se passer de toi.
Je savais qu'il fallait pas lui faire confiance.
Tu peux me faire confiance.
J'espère que tu dis vrai.
Lucille.
Pardon.
Je suis désolée.
Je vous demande pardon à tous.
C'est pas un job comme les autres.
Vous êtes des as dans votre domaine. Je vous ai choisis.
Je t'ai choisie.
On tente de redresser un tort fait à l'humanité.
Josef le croyait, je le crois aussi.
Je crois en chacun de vous.
Vous êtes mon équipe, j'ai besoin de vous.
Je pourrai rien faire sans vous.
D'accord.
OK, je reste.
Je suis toujours là.
Nadia ?
Je reste, mais nous cache plus rien.
S'il te plaît.
Écoute...
Beau discours. Magnifique.
Je déteste les nazis, comme tout le monde.
Mais combien valent ces tableaux ?
Ils sont inestimables.
Inestimables ?
Ça veut dire un gros salaire, non ?
Tu es déjà indemnisé très généreusement.
C'est juste.
Mais d'après ce que j'entends,
"inestimable", ça peut faire beaucoup plus.
C'est pas pour ça qu'on est là.
Quelqu'un d'autre pense comme lui ?
Moi, ça me va.
Alors y a que moi ?
Très bien.
J'ai rien dit. Ça ira.
Ce bâtiment a des caméras IP à l'intérieur et à l'extérieur.
Il y en a une ici, une autre là.
Ils vont pas voir que tu les hackes ?
Pas cette fois.
J'ai doublé les réacheminements et les couches réseau.
Ils arriveront pas à me trouver.
Et je suis pas dans le réseau, je regarde les caméras.
Tu les as encore harponnées ?
Très drôle. Non.
Jusqu'ici, j'ai repéré dix gardiens.
Deux fois plus que chez lui.
Et ils sont dangereux.
Selon la reconnaissance faciale, beaucoup sont fichés.
- D'anciens détenus ? - Pire.
D'anciens KSK.
Kommando Spezialkräft. Les forces spéciales allemandes.
Plus on est de fous, plus on rit.
Si un de ces mecs sonne l'alarme, on est foutus.
C'est pas un cambriolage classique ?
Non, pas cette fois.
Comment on entre, alors ?
Par ici.
Par ce garage.
Pour les livraisons spéciales ?
Oui. Un petit tour et on s'en va.
OK, ça marche.
Mais ça suffira pas.
Comment ça ?
On se base sur des hypothèses. C'est peut-être un piège.
On doit être sûrs.
Tu peux en savoir plus, Luce ?
Je suis plus dans son réseau.
Mais j'ai une idée.
T'appelles qui ?
Une copine qui me doit un service.
Dans mon genre ?
Crétin.
Je ne vous ai jamais vues ici.
On vient souvent.
C'est moi qui viens souvent.
J'aurais remarqué deux belles créatures comme vous.
Vous m'avez eue. C'est la première fois qu'on vient.
Selon un ami, ils ont les meilleurs Martini de L.A.
On voulait les goûter.
On dit qu'ils valent le détour.
Comment s'appelle votre amie ?
Je vous présente Francesca.
Moi, c'est Angie.
C'est un plaisir.
Et vous êtes monsieur...
Appelez-moi Otto.
Otto ? Quel nom adorable
pour un homme si puissant.
Vous pourriez nous aider à régler un différend ?
Angie ne se trouve pas en beauté, ce soir.
Vous ne la trouvez pas belle ?
Pas plus que vous.
Et incroyablement sexy, sans vouloir être trop direct.
Merci. Si vous m'aviez vue plus tôt...
- J'étais dans un sale état. - C'est vrai.
Mais Francesca m'a aidée à arranger ça.
Tout juste.
On peut dire que c'est une artiste.
Une artiste ?
Elle a été votre toile ?
Peut-être.
Vous êtes un connaisseur ?
Je sais ce que j'aime quand je le vois.
Vous aimez ce que vous voyez ?
J'ai vu les plus grands chefs-d'œuvre que le monde ait connus.
Vous arrivez toutes les deux
juste derrière.
Allons ! Où avez-vous des pièces
plus belles que nous ?
Je les possède.
Vous avez une galerie ?
Une collection privée, ici, à Los Angeles.
On pourrait la voir ?
Comme je l'ai dit, c'est une collection privée.
Seul le peuple aryen en est digne,
et vous n'en faites pas partie.
Bonsoir, mesdames.
Quel porc.
Les tableaux sont à Los Angeles.
Il a dit quoi ?
Il s'est vanté de sa collection, mais a refusé de nous la montrer.
On en était pas dignes, selon lui.
Oui, ça lui ressemble bien.
Tu t'en es bien tirée.
Merci.
Ça va ?
Tu es belle.
Hé, les gars.
On se concentre.
Nadia, Bruno, à vous de jouer.
C'est parti.
Allez !
On y va.
Merde.
Nathan.
Victoria.
Pardon ?
Vous êtes venu à mon agence d'archi, vous avez volé des plans.
Je vois pas de quoi vous parlez.
On a des caméras, je vous ai vu entrer aux archives.
C'est une longue histoire.
Vous inquiétez pas, j'ai détruit les images vidéo.
C'est vrai ?
Pourquoi ?
L'architecture, c'est pas palpitant.
Et j'ai un faible pour le type latin.
Vraiment ?
Vous faites quoi de beau, à part ça ?
C'est pas dangereux, ce truc ?
Il émet pas de signal, il fait qu'écouter.
Tu sais quoi ?
Je suis sûr qu'il a pas que des tableaux, ici.
Il a peut-être de l'or.
De l'or ?
Plus personne a de l'or.
Tu veux rire ? Un type comme Huizen, il a de l'or.
Tu reviendras le lui piquer, alors. On est pas là pour ça.
Merde.
Si je trouve de l'or, je le prends.
C'est pas facile à voler, l'or, ça pèse son poids.
T'iras pas loin.
Hé, attends.
La porte s'ouvre.
- Je cherche la fréquence. - Tu l'as ?
Attends.
Tu vas la rater.
- J'y suis presque. - Grouille-toi.
- Tu vas la rater. - Je l'ai.
- On y va. - Trop facile.
Voilà, c'est fait. Ça ouvrira la porte du garage.
Je dirigerai les caméras sur la rue quand vous entrerez.
Et s'il y a des gardiens dans le garage ?
Ça, c'est mon domaine.
Oui... non.
Pas d'armes.
- Quoi ? - Pas d'armes.
- T'es sérieuse ? - Oui.
T'as entendu ce qu'elle a dit sur eux ?
C'est pas des amateurs.
J'ai dit : pas d'armes.
Compris ?
Mec, on est des voleurs, pas des tueurs.
Exactement.
Ce crétin nous ferait tuer.
Merci.
Le syndicat n'approuve ni les armes ni le meurtre.
Et moi non plus.
Très bien.
Mais s'il y a un souci, je gère à ma façon.
Tout le monde est prêt ?
On vérifie les communications.
Annabel, tu me reçois ?
OK. Je commence à enregistrer.
Les caméras sont en boucle, vous êtes invisibles.
C'est parti. Croisons les doigts.
Pourquoi ça marche pas ?
C'est déjà fini, on dirait. Super.
Et voilà.
Ça marche !
On entre.
On se sépare.
Silence radio tant que vous êtes pas au coffre.
Restez hors de vue. Allez-y.
Viens.
Bon Dieu.
Le voilà.
Comment tu le sais ?
C'est une serrure biométrique.
Ça veut dire quoi ?
Ouverture par empreinte digitale.
Tu vas y arriver ?
Attends.
Continue.
Pourquoi t'as fait ça ?
T'étais trop long.
J'allais le finir.
Je prends le flingue.
Pas d'armes, tu te souviens ?
Je l'ai bien démoli.
Offre-lui un verre de ma part
Pardon ! J'ai plus l'habitude des talons.
Et j'ai un peu trop bu.
Tout va bien.
Essuie ça.
Sèche-le.
Tu me reçois ?
Lucille, tu me reçois ?
Deux gardiens arrivent.
Putain de merde !
C'est pas un coffre.
C'est une chambre forte, putain.
J'étais sûr qu'il avait pas que des tableaux.
Tu peux l'ouvrir ?
On va voir ça.
Tu es là. Où on va ?
Eddie, montez au septième.
Viens.
C'est pas un coffre.
On avait pas remarqué.
Tu peux l'ouvrir ?
J'ai toujours rêvé d'utiliser ça.
Fais comme tu veux, mais vite.
Un petit instant. C'est pas radioactif ?
Non, c'est un aimant spécial,
à base de néodyme. Transformé en alliage avec du fer
et du bore, il devient magnétique.
La leçon de science attendra. Ouvre-le.
Un petit instant.
Grouille-toi, Nadia.
- Je dois le trouver. - Quoi ?
J'ai besoin de temps.
Il faut éloigner les gardiens.
- Tu peux faire diversion ? - J'improviserai.
- Je l'accompagne. - Non.
Je dois l'aider.
Il m'arrivera rien.
T'arrêtes pas de me surprendre.
Allons-y.
Merde, il faut que je me souvienne.
Ça y est, c'est bon.
Allez.
C'est parti.
Attends un peu, mon gros.
Et maintenant ?
Je cherche le solénoïde.
Le quoi ?
Quand on entre un mot de passe, ça envoie un message au solénoïde.
Ce message passe par un champ magnétique,
qui le convertit en mouvement mécanique.
Si l'aimant rencontre ce champ magnétique,
ça ouvrira la porte.
Super.
Ça ira plus vite si tu m'aides.
Oui, pardon.
Où ça en est ?
Un instant.
On a plus le temps.
Une seconde, s'il te plaît.
Allez.
Mesdames et messieurs...
le trésor.
- Les bonnes vieilles méthodes. - Sérieux ?
Toute cette technologie, et tu utilises une scie ?
On revient toujours aux fondamentaux.
Merde.
Ils sont magnifiques.
Mate ce putain de truc.
On prend que les tableaux.
Sèche-le et rends-le-moi.
Donne-moi ça.
Où sont les gardiens ?
Annabel.
Tu as mis ton équipe en danger sans réfléchir.
Et pour quoi ?
Tu vas payer pour ton insolence.
Allez-y !
Tirez-vous tout de suite !
Huizen arrive, grouillez-vous !
Faut y aller.
Je prends les tableaux.
Pourquoi ?
C'est ma police d'assurance.
Si je les ai, je m'en sors ou pas.
Si vous vous faites choper avec, j'ai rien.
- On suit le plan. - On a pas le temps.
Je pars pas sans les tableaux.
Donne-les-lui.
C'est pas si difficile.
- T'es content ? - Oui, très.
Séparez-vous, vite !
Merde.
Vas-y.
Vite.
Merde !
Je suis touchée.
Nadia ! Vite, on a pas le temps.
Ils m'ont tiré dessus, putain !
Il faut partir. Vite !
Allez !
Allez, vite !
Plus vite, merde. Allez !
Pas un geste !
Du calme. Bouge pas.
Lâche ton arme.
Lâche-la, j'ai dit.
Dégage.
Eddie, monte.
Vite !
Bon Dieu !
Eddie, vite, on y va !
Putain de merde !
Tiens bon.
C'est bon, je m'en occupe.
Ça va aller, Nadia.
Vite !
Installez-la ici. La trousse de secours.
- Elle est où ? - Là-bas.
Fais-moi voir ça. Ça va aller.
Fais voir.
Appuie fort.
C'est bon.
Qu'est-ce que t'as foutu ?
T'as oublié ta règle : "Pas d'armes" ?
Pourquoi tu as tué ce gardien ?
Pourquoi tu l'as tué ?
Fermez tous vos gueules !
- Qu'est-ce qui t'a pris ? - Silence !
On fait pas ça, c'est pas nous !
Ça va aller.
On va dire au syndicat ce qui s'est passé.
Non ! Ils voudront pas être mêlés à ça.
Tu dis qu'ils sont inestimables. Vends-les au plus offrant.
Si on fait ça, on se fera choper, même sur le Darkweb.
Impossible.
On fait quoi, alors ?
On fait quoi ?
Merde.
On les détruit.
Non, on refera pas ça.
On demande une rançon aux nazis.
Josef aurait jamais voulu ça.
J'en ai rien à foutre de Josef et de ta cause.
T'as buté un gardien de sang-froid.
T'as fait ça.
Et moi, je veux être payé d'une façon ou d'une autre.
D'accord ?
Annabel !
Les gars.
Il accepte de nous rencontrer aujourd'hui.
Tu vas où ?
Dommage.
Je vais faire des courses. J'ai la permission ?
Les tableaux ?
Comme si j'allais vous faire confiance.
Surtout à toi.
On peut pas te laisser sortir avec ça.
Je t'accompagne.
Ça me dérange pas.
À plus.
Pourquoi on est là ?
J'ai un truc à vendre.
Je croyais que t'avais arrêté.
Non, je bosse toujours.
J'ai un truc qui va te plaire.
T'en dis quoi ?
Où t'as eu ça ?
Joli, non ?
Je te le redemande : où tu l'as trouvé ?
Ça a pas d'importance.
Oh que si. Je veux pas d'emmerdes.
Écoute, vieux, tu connais des gens.
Je sais que tu trouveras un acheteur.
C'est sûr.
- À quoi tu joues ? - Du calme.
Voilà parlé.
Ça sent si bon.
Un seul, c'est pas suffisant.
Ils en voudront plus.
T'inquiète, papi.
Je sais où y en a plein d'autres.
On y va.
C'est pas normal.
Il devrait être arrivé.
Je vais chercher les autres.
Écoute, évite les emmerdes, OK ?
Où est-elle ?
Elle doit pas être loin.
Vous êtes très courageux,
ou complètement idiot.
C'est moi qui suis là, pas vrai ?
Pourquoi je vous descendrais pas pour récupérer mon bien ?
Il y a peut-être une arme braquée sur vous.
Ou c'est que...
si vous me tuez, les flics seront là avant que vous puissiez filer.
Vous ne savez pas ce qu'ils valent, n'est-ce pas ?
J'imagine...
un million ?
Plus qu'assez pour se payer une belle vie.
Un million ?
C'est tout ?
C'est quoi ?
Un numéro de compte bancaire, chef.
Elle est assistée d'une équipe de banquiers.
Très bien.
Donnez-moi mes tableaux.
Désolé pour votre homme.
Mon homme ?
Oui. Vous savez comment ça se passe, parfois.
C'est sa peau ou celle de l'autre.
Je crois qu'on a un problème.
Comment ça ?
Aucun de mes hommes n'a été tué.
C'est des conneries. Je l'ai vu s'effondrer.
Ce ne sont pas mes tableaux.
Qu'est-ce que vous racontez ?
Bien sûr que si.
Je ne pense pas
que Monet ou Van Gogh achetaient leurs toiles
dans un magasin de déco.
L'enfoiré.
Il a échangé nos sacs.
Voler mes tableaux, c'est une chose.
Mais voler mon or,
c'était une grosse erreur.
Attendez, j'essaie de vous rendre vos trucs.
Vous savez comment les nazis traitaient les voleurs ?
Mlle Gomez ?
Le musée vous est très reconnaissant
pour votre don.
On pensait
ces chefs-d'œuvre perdus à jamais.
Comment se sont-ils retrouvés en votre possession ?
Ils sont à moi, ils m'ont été donnés
par le propriétaire d'origine, Josef Goodman.
Un survivant de la Shoah.
Voici les actes de propriété et les lettres originales.
Provenant des artistes.
Je peux ?
Mon Dieu.
Je vais devoir les faire analyser
pour les authentifier.
Bien sûr.
Je sais qu'ils sont authentiques, vous en aurez confirmation.
Merci.
Ce sont mes tableaux.
Allez dire ça aux autorités.
Gardez-les.
Je m'en étais lassé, de toute façon.
Vraiment ?
Comment avez-vous fait ?
Comment avez-vous laissé
cet idiot m'apporter ces copies ?
Je pars pas sans les tableaux.
Donne-les-lui.
C'est pas si difficile.
Lâche ton arme.
Lâche-la, j'ai dit.
Vite !
On est quittes, OK ?
C'est bon.
Dès que vous entrerez dans votre chambre forte
et que vous verrez ces quatre emplacements vides,
vous vous demanderez :
"Comment a-t-elle fait ?"
Comment mon équipe
a réussi à faire sortir ces quatre tableaux ?
Vous pensez m'avoir volé des merveilles ?
Ces tableaux ne sont rien comparés à mes autres trésors.
Des pièces bien plus précieuses et importantes
que ces vieilles toiles.
Je n'en doute pas.
On viendra les chercher aussi.
Oui. On ne s'arrêtera pas
tant qu'on n'aura pas tout rendu à l'humanité.
Je doute que vous y parveniez.
Je crois qu'il est temps de récupérer la prime des Kerr.
Comme je l'ai dit,
vous savez où me trouver.
Mais avant ça, mes amis aimeraient vous parler.
Regardez ça.
Vous ne pourrez pas la cacher éternellement.
J'ai vu ce que vous étiez prête à risquer
pour de vieux tableaux.
Mais qu'est-ce qu'une mère est prête à risquer
pour la sécurité de son enfant ?
Croyez-moi,
il vaut mieux pas que vous le sachiez.
M. Huizen, veuillez nous suivre.
Que me voulez-vous ?
C'est au sujet de vos biens.
Nous avons des questions sur vos actes de propriété,
et sur votre fiscalité.
C'est par là.
Je peux te poser une question ?
Comment tu as su qu'on aurait besoin de ses empreintes ?
Pardon, ça, c'est moi.
Je l'ai entendu se vanter de ses trésors,
protégés par des gardiens, des données biométriques,
et un coffre super moderne.
Qui s'est révélé être une chambre forte.
Tout juste.
Cet enfoiré sait pas distinguer un coffre d'une chambre forte.
Comment tu as deviné que Bruno allait nous trahir ?
Il nous fallait un joker,
quelqu'un qui porte le chapeau en cas de pépin.
Il a joué le rôle à la perfection.
Quand il est allé là-bas tout seul,
ça nous a permis de mettre les tableaux à l'abri ici.
Josef, on a réussi.
Annabel, bravo. Josef serait fier de vous.
Les tableaux que vous avez récupérés sont inestimables.
Nos experts ont estimé
que leur valeur dépasse celle de nos actifs courants.
Et le don au musée
protège nos autres ressources imposables.
Notre budget destiné à une nouvelle opération a triplé.
Josef n'était pas le seul à s'être fait voler par les nazis.
Il y en a d'autres.
Comme Josef, ils ont fait tout ce qu'ils pouvaient
pour conserver leurs droits de propriété.
Nous espérons donc
que vous n'envisagez pas de prendre votre retraite,
pour l'instant.
Je n'y songeais pas.
À la vie.
À la vie !
Eh bien, mesdames, deuxième round !
Elle est prête.
Quoi ?
J'ai réfléchi un peu, je sais pas...
Je sais qu'on a fait une bonne action.
Tout le monde peut admirer les tableaux.
Les nazis ne les ont plus.
Mais pourquoi les donner ?
Arrête ! On a fait une bonne action.
Ça devrait être une récompense suffisante.
Et ça a permis au syndicat d'économiser des millions en impôt.
Ce qui veut dire qu'on a du fric pour voler d'autres trucs.
Exactement.
Puisque tu en parles,
le syndicat a un nouveau job pour nous.
Qui veut repartir pour un tour ?
Je ferais tout pour toi, Annie.
C'est mieux que de bosser encore cinq ou dix ans au FBI.
Je suis partante.
Nadia ?
Oui.
Ça aurait quand même été cool, d'être millionnaires.
Je dis ça comme ça.
Santé.
Ce film est dédié à
Ruben Islas Sr., Julie Gomez-Ramirez,
Scott Cohen et Daisey Acevedo
Adaptation Emmanuelle Maupetit
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