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Original subtitles

'Au nom de Dieu, cl�ment et mis�ricordieux,

de la part de Mahomet, le messager de Dieu,

pour H�raclius, empereur de Byzance.

Que la paix soit sur celui qui suit le droit chemin.

Je t'invite � entendre l'appel divin.

Je suis le messager de Dieu pour les hommes.

Accepte l'islam et tu seras sauv�.'

ll parle du nouveau proph�te d'Arabie.

Etait-ce ainsi quand Jean-Baptiste est venu voir H�rode ?

Sortait-il du d�sert en parlant de salut ?

'Pour Cyrus, patriarche d'Alexandrie.'

'Khosro, empereur de Perse.

Mahomet t'appelle de l'appel de Dieu.

Accepte l'islam et tu seras sauv�.

Epouse l'islam.'

Tu sors tout droit du d�sert, puant le chameau et la ch�vre,

pour dire � la Perse o� s'agenouiller.

Mahomet, messager de Dieu ?

Qui lui a accord� cette autorit� ?

Dieu a envoy� Mahomet pour la mis�ricorde de l'homme.

LE MESSAGE

LES BOURSlERS ET LES HlSTORlENS DE L'lSLAM

DE L'UNIVERSIT� AL-AZHAR DU CAIRE

ET DU HAUT CONGR�S ISLAMIQUE DU SHlAT - LlBAN

ONT APPROUV� LA FID�LIT� DU FILM

CEUX QUl ONT FAlT LE FlLM HONORENT LA TRADlTlON MUSULMANE

SELON LAQUELLE LA PERSONNIFICATION DU PROPH�TE

EST UNE OFFENSE A LA SPIRITUALIT� DE SON MESSAGE

AUSSl, LE PERSONNAGE DE MAHOMET NE SERA PAS REPR�SENT�

Six cents ans apr�s la mort du Christ,

alors que l'Europe vivait sa p�riode sombre

et que les plus anciennes civilisations tombaient,

Mahomet naquit � La Mecque, en Arabie,

une riche ville marchande dirig�e par ses commer�ants,

dont la richesse �tait multipli�e par un privil�ge unique :

ils abritaient les dieux.

Chaque ann�e, au moment de la foire,

les pr�tres du d�sert mettaient ces idoles sous la garde de la Kaaba.

Autrefois le lieu le plus sacr� pour Abraham,

la Kaaba �tait devenue la maison de l'idol�trie,

abritant pas moins de 360 dieux.

La Mecque, en 61 0 apr. J.-C.

Allez !

As-tu les comptes pour aujourd'hui ?

Pas encore, mais cette ann�e, les dieux valent de l'or.

Et quand dieux et profits font alliance, tu tiens le bon bout.

Et �a fait plus de dieux � mettre dans la Kaaba.

Une caravane syrienne.

lls ont d� courir. lls vont avoir soif.

Ajoutez cinq hommes au puits nord.

Combien de moutons dois-je tuer pour eux ? 70 ?

Cent. La Mecque doit garder sa r�putation d'hospitalit�.

Et dix agneaux pour les chefs.

Du pain et de l'eau, voil� ce que Hakim offre aux po�tes.

Pendant que les vers et la prose sont chaque nuit massacr�s.

Et je le jure, le pain, chez lui, est plus fin que du papier.

Faites place, amoureux de la po�sie,

� Abu Sofyan, un homme de bonne volont� et riche...

Patron des arts.

Quand Abu Sofyan invite le po�te

L'amour est de mise La rage, obsol�te

Quand vin et mets abondent La po�sie est f�conde

On chante, on se met en f�te

Quand Abu Sofyan invite le po�te

L'ouvre des vers � soie de Chine.

Un r�gal au toucher

et comme vous le voyez, un plaisir pour les yeux.

Sept longueurs. - 20 dinars.

Et pour la femme d'Abu Sofyan ?

1 5 dinars.

Fort bien... Les dieux ont des besoins, des frais d'entretien.

Qui �tait cet homme ?

Celui qui a scrut� mon �me...

Je veux quitter ce lieu.

Pourquoi Mahomet vient-il ici ?

Pourquoi ne l'en emp�ches-tu pas ? C'est ton neveu.

ll changera peut-�tre. - Changer ?

ll a 40 ans. C'est contre nature.

Avec sa riche femme, il pourrait s'offrir ce qu'il y a de mieux.

Mais il pr�f�re grelotter dans une grotte.

C'est contre nature.

Un homme qui ose braver la col�re d'Al-Uzza, dieu de la sant�,

de Manat, dieu de la prosp�rit�,

d'Al-Lat, dieu des familles et des tribus,

et d'Hubal, qui d�marre nos caravanes et pr�dit notre destin...

D�fier les dieux � leur port�e, c'est dangereux.

Peu raisonnable... - Rebelle, blasph�matoire...

Vrai... Je crains que Mahomet ne se nuise � lui-m�me.

Je suis triste quand la foire est termin�e.

Je ne verrai peut-�tre pas la prochaine.

Abu Talib !

Reprends ton souffle, Zayd.

Mahomet est-il descendu du mont Hira ?

�a fait trois jours qu'il y est.

Non... Nous ne l'avons pas vu.

Khadija esp�rait qu'il passerait chez toi au retour.

Alors, il est toujours l�-haut.

Trois jours...

J'ai peur pour lui dans la montagne.

Car... je ne sais pas ce que cela signifie.

L'homme ne voit que trop bien le monde depuis la montagne.

Lis, Mahomet.

Au nom du Seigneur qui a cr�� l'homme d'un caillot de sang,

qui enseigne � l'homme ce qu'il ignore,

lis !

ll grelotte toujours sous la couverture.

Mais il a parl�.

Zayd, qu'est-il arriv� � mon neveu dans la montagne ?

ll �tait seul dans la grotte.

Soudain, un ange vint � lui.

L'ange lui dit : 'Lis !'

Mahomet r�pondit : 'Je ne sais pas lire.'

L'ange lui ordonna � nouveau : 'Lis !

Au nom du Seigneur qui a cr�� l'homme d'un caillot de sang,

qui enseigne � l'homme ce qu'il ignore,

lis !'

Qui sait si c'�tait Gabriel ?

�a aurait pu �tre un r�ve.

En descendant de la montagne,

Mahomet a vu Gabriel sous les traits d'un homme se tenant � l'horizon.

O� qu'il regardait, de tous les c�t�s, il le voyait.

Et Gabriel lui a dit :

'Je suis Gabriel.

Et toi, Mahomet,

tu es le messager de Dieu.'

A qui en a-t-il parl� ?

A sa femme et � Ali.

Et � son ami, Abu Bakr.

Et � toi. - Je suis son fils adoptif.

Fais attention � qui tu en parles.

Dis-lui que son oncle qui l'a prot�g� quand il �tait enfant

continuera � le prot�ger.

Apr�s tout...

...on dit que le Dieu de Mo��se lui a parl� depuis un buisson ardent.

R�fr�ne ton neveu, ou nous nous en chargerons.

ll divise la ville, hutte contre maison.

ll divise les g�n�rations, enfant contre parent.

Les jeunes l'�coutent.

ll attire les jeunes.

Nous sommes des Arabes, nous ob�issons � nos p�res.

Nos enfants ne peuvent �tre nos enseignants.

Comment accepter que l'homme que nous avons crois� hier

soit le proph�te d'un dieu aujourd'hui ?

'Les os dess�ch�s peuvent revivre', dit-il.

'Car celui qui a cr�� l'homme peut aussi le faire revenir des morts.'

Les dieux pourraient nous quitter et dispenser leurs faveurs ailleurs.

Dis-lui que nous lui offrirons l'autorit�, le statut,

les cl�s de la Kaaba,

et l'argent, ce qu'il voudra.

Dis-lui que nous lui offrirons tout ce qu'il voudra.

Mahomet, �pargne-toi et moi avec.

N'alourdis pas le fardeau d'un vieil homme.

Durant ton enfance, tu �tais dans mes bras.

Je ne supporterais pas qu'on te fasse du mal.

Si tu refuses leur proposition, ils te feront du mal.

Voici ce qu'il m'a dit :

'S'ils m'offraient le soleil dans ma main droite, la lune dans la gauche,

je n'abandonnerais pas ma mission, qui me vient de Dieu.'

Apr�s ma mort, fais ce que tu veux. Mais d'ici l�, tu ob�is � ton p�re !

Pourquoi fais-tu du mal � ton p�re ?

Si j'�tais so�l chaque jour, si je jouais aux d�s chaque nuit,

vous appelleriez �a de la vivacit�. - L�, tu serais mon fr�re !

Vous �tes tous mes enfants.

Je t'ai donn� tout ce que j'ai pu.

Mais apparemment, cela ne suffit pas.

Mahomet m'offre plus.

ll offrira plus au monde entier.

Mets-le dehors, p�re.

Ce n'est pas Walid mais notre p�re que tu tortures.

Attends, Hudayfa !

ll ne peut s'agir d'une invention puisque ce n'est pas nouveau.

A La Mecque, c'est nouveau.

Mais Dieu a d�j� dit tout �a :

� No�, � Mo��se, � J�sus, � tous les proph�tes.

Mais les gens ont tout modifi�, d�form�, oubli�.

Mais Dieu l'a r�p�t� � Mahomet.

Et aujourd'hui, c'est nouveau.

Qui est-ce ? - C'est Jafar.

Qu'apportes-tu ? - La parole de Dieu.

'Quand le soleil sera obscurci, que les �toiles deviendront ternes,

et les montagnes mises en marche,

et les chamelles � terme, n�glig�es,

et les b�tes farouches, rassembl�es,

et les mers allum�es, et les �mes accoupl�es,

et qu'on demandera � la fillette enterr�e vivante

pour quel p�ch� elle a �t� tu�e...

Et quand les livres seront d�ploy�s et le ciel �corch�,

alors, chaque �me saura ce qu'elle a pr�sent�.'

Etais-tu pr�sent, Jafar, quand Dieu lui a parl� ?

Le jour approche.

Ammar, toi d'abord.

Ensuite, Jafar.

Ammar ?

Ta m�re �tait morte d'inqui�tude.

Pardon, p�re. - O� �tais-tu ?

Etais-tu encore avec Mahomet ?

Que va-t-il nous arriver, maintenant ?

Pardonne-lui, c'�tait de ma faute. - Ce dieu nous a toujours aid�s.

Mais il est tomb�. ll ne pouvait rien pour lui-m�me.

Quelles paroles as-tu entendues ?

Le vrai Dieu n'est pas visible.

ll n'est pas fait d'argile.

Ammar, nous voyons les dieux dans la Kaaba chaque jour.

J'ai peur pour toi.

Tu �coutes des gens qui te feront du mal.

J'�coute Mahomet, m�re.

Certes, Mahomet est g�n�reux. ll donne, il partage.

ll a un sourire pour chacun.

Mais il propage de dangereuses id�es.

Dangereuses ? Qu'aucun homme ne doit mourir de faim...

Que les riches ne doivent pas exploiter les pauvres...

Que le fort ne doit pas oppresser le faible... C'est dangereux, �a ?

Les filles n'ont pas � �tre forc�es au mariage. Elles doivent choisir.

Ce soir, il a dit :

'Cessez d'enterrer les fillettes nouveau-n�es.'

J'ai eu de la chance, toujours beaucoup de chance avec ta m�re.

Mais tu sais que nous avons failli ne jamais nous rencontrer.

Et toi, tu as failli ne jamais na�tre.

Je devais �tre enterr�e, comme mes deux sours.

Mais mon p�re ne put le faire.

ll ne put le faire une troisi�me fois.

Quand la deuxi�me fille fut...

Pendant que mon p�re la recouvrait de sable,

elle saisit son doigt, comme le fait un b�b�.

ll raconta � ma m�re par la suite

qu'il fallut une minute

pour que la tendre main se rel�che

et qu'il ose retirer la sienne.

Quand je suis n�e,

mon p�re hurla qu'il ne pourrait plus faire �a.

Qu'il ne pourrait plus jamais faire �a.

Somaya... c'est la coutume.

C'est mal.

Les dieux qui laissent faire de tels actes ne sont pas des dieux.

J'ai promis de me rendre chez Mahomet.

Nous y prions. - Oui, c'est un homme bon.

Oui, vas-y.

Deux hommes le suivent.

Lire ? Mahomet ne sait ni lire ni �crire.

Non, mais il sait parler.

Qu'as-tu dit ?

ll sait parler ? Mais toi aussi, alors tu vas parler, jeune homme.

Que dit Mahomet ?

Ce sont les mots de Dieu, pas les siens.

Quels dieux ?

Quelles paroles ?

Un dieu qui parle ?

Ton Mahomet ne fait que parler tout seul.

Quand Dieu r�v�le son message � Mahomet, il retient tout

et le r�p�te � ceux qui savent �crire.

C'est le Coran.

Mahomet s'est affam� � en r�ver.

ll se cache sous une couverture, les yeux ferm�s.

Ses yeux sont ferm�s, mais son cour est ouvert.

Frappe-le pour son intelligence. - C'est inutile.

Mahomet ne voit-il pas que nous vivons en h�bergeant les dieux ?

Nous poss�dons la Kaaba.

Tous les ans, les tribus viennent ici pour prier et acheter.

Et nous devrions remplacer 300 dieux par un seul ?

Un dieu invisible qui est cens� �tre � Ta��f, � M�dine,

ici, chez moi, � J�rusalem, sur la lune...

O� serait La Mecque, alors ?

Les dieux sont notre culte et notre revenu.

On ne peut acheter et vendre Dieu. - Jeune homme...

...tu es � deux doigts du fouet.

Ammar, sois raisonnable, mon gar�on.

J'ai une question.

Mahomet enseigne qu'un esclave est l'�gal de son ma�tre.

Bilal-le-Noir, que j'ai achet�, est-il mon �gal ?

Mahomet dit : 'Devant Dieu,

les hommes sont �gaux comme le sont les dents d'un peigne.'

Cette id�e doit plaire aux esclaves et aux mendiants.

�a leur donne des pr�tentions.

Bilal !

Apprends � cet homme la diff�rence entre un seigneur et un esclave.

Prends ce fouet.

Fouette-lui le visage pour donner une le�on � sa bouche.

Fouette-le !

Fouette-le ! - Entaille-le !

Fouette-le !

Fais-le.

Ob�is-leur ou ils te tueront.

Voyez l'anarchie qu'ils s�ment.

lls ont m�me contamin� nos esclaves.

Si tu es assez humain pour avoir des dieux,

souviens-toi que ce sont les dieux de ton ma�tre.

J'ai achet� ton humanit� en t'achetant.

Tu seras puni.

Un Dieu...

ll n'y a qu'un Dieu.

Qui est le plus fort ? Ton ma�tre, ou ton Dieu unique ?

Un Dieu...

ll n'y a qu'un Dieu. - Apportez-moi les pierres !

Ecrasez-le.

Brisez-le !

En as-tu fini avec lui ?

ll n'y a qu'un Dieu.

On jurerait que cet esclave pr�che.

Seigneur Umaya !

Abu Bakr propose cent dinars pour cet esclave.

C'est contre nos r�gles de vendre un esclave pendant sa correction.

L'offre est destin�e au seigneur Umaya.

Deux cents... - Si le prix des esclaves grimpe...

...nous devrons nous baigner nous-m�mes bient�t.

Dieu...

Prends-le, il n'est plus bon � rien. Fais-en ce que tu voudras.

Nous nous d�clarons.

Dieu a dit � son messager de d�clarer l'islam � tous.

Ouvrez les fen�tres, que le monde entende !

Nous sortons de l'ombre.

Ecoutez la parole de Dieu. Ecoutez le messager de Dieu.

ll n'y a pas d'autres dieux que Dieu et Mahomet est son messager.

ll n'y a pas d'autres dieux que Dieu et Mahomet est son messager.

ll est devenu lumi�re.

Venez avec nous � la Kaaba.

Dieu est grand...

Dieu est tout-puissant. - Nous sortons au grand jour.

Venez avec nous � la Kaaba.

Mahomet et sa r�bellion appel�e islam, se r�v�lent

pour chasser nos dieux et d�tr�ner la religion.

Emp�chez-les d'atteindre la Kaaba. Repoussez-les.

D�fendez vos dieux !

ll n'y a pas d'autres dieux que Dieu et Mahomet est son messager...

Prot�gez le Proph�te.

En avant !

lmb�ciles ! C'est un blasph�me !

A vos armes !

C'est le moment de les briser, ils ne sont que trente.

Non, on en a assez fait.

En allant plus loin, ils susciteraient la piti�.

Dieu est grand ! - Reculez.

Au nom de Dieu, cl�ment et mis�ricordieux.

Vous qui rejetez la foi,

je ne v�n�re pas vos... - lls n'entreront pas dans la Kaaba.

...ce que je v�n�re... - Silence ! Votre faux proph�te...

Tuez-le ! - Prot�gez le Proph�te !

Prot�gez-le ! Retour dans le coin !

Hamza !

Tu es courageux.

C'est l'homme le plus courageux du d�sert...

...face � des hommes d�sarm�s.

Mahomet est un menteur !

Un menteur ? Mais tu ne le laisses pas parler.

O� est le mensonge ou la v�rit� quand rien n'a �t� dit ?

Mahomet est un escroc.

L�ve-toi et frappe-moi si tu l'oses.

Je crois en la religion de mon neveu. Je dis ce qu'il dit.

Celui qui a le courage de se battre, se battra avec moi.

Mahomet, quand je chasse dans le d�sert, la nuit,

je sais que Dieu n'est pas confin� dans une maison.

Qui aurait cru �a de Hamza... ?

Hamza, l'amateur de vin, le chasseur de lions,

rejoindre Mahomet...

Plus on l'attaque, plus ils semblent nombreux � le rejoindre.

O� trouve-t-il ses paroles ?

Je n'en sais rien.

Comment un homme illettr�

peut-il se cacher dans la montagne et revenir impr�gn� de po�sie ?

Si ce n'�tait que de la po�sie...

D'apr�s lui, c'est Dieu.

Comment combattre un homme dont on ne comprend pas la force ?

Mahomet promet le Paradis, des arbres dans le ciel.

ll est normal qu'il ait un public.

ll faut rendre ce public moins r�ceptif � son discours.

Nous commencerons par les plus faibles.

A toi !

Dieu, ayez piti� ! - Ecartelez-la !

M�re !

Qui est ton dieu ?

Qui est ton dieu ? R�ponds-moi ! Dis-le !

Dis que Hubal est ton dieu !

ll n'y a qu'un Dieu et Mahomet est son messager.

Ammar, ton p�re et ta m�re sont les premiers martyrs de l'islam.

Le Paradis leur est promis.

A quel point �tes-vous pr�ts � souffrir ?

Le Proph�te dit que nous devons quitter La Mecque.

Si vous restez, ils vous tueront...

...l'un apr�s l'autre.

Mahomet dit qu'en Abyssinie, il y a un roi chr�tien.

Personne n'est trait� injustement dans son pays.

Vous devez partir maintenant... aujourd'hui.

Des cavaliers !

Remercions Dieu. Allons-y.

Nous avons retrouv� leurs traces, mais ils ont disparu.

lls �taient l�, dans le d�sert, sous les vautours,

et tu les as laiss� s'�chapper ? - S'�chapper ?

lls se sont �vanouis !

Mahomet est rest�. Seuls les faibles sont partis.

Faibles ou pas, ils noirciront nos noms.

Nous sommes d'honn�tes commer�ants, nous ne pouvons tol�rer un scandale.

L'Abyssinie...

Amr ?

Tu es un ami du n�gus ? - Oui.

Peux-tu utiliser cette amiti� ?

Je crois pouvoir les ramener.

Va pour l'Abyssinie.

Rel�ve-toi, Amr.

ll n'y a rien que nous puissions te refuser.

Lion de Judas...

Je ne sais pas par o� commencer.

Tu as notre amiti�, commence par l�.

Certains de nos esclaves se sont �chapp�s pour se r�fugier ici.

Je vous rendrai vos esclaves comme vous nous les rendriez.

ll y a toutefois, parmi eux, des hommes libres, des rebelles.

Des rebelles ?

Des troubles en Arabie... Pourquoi ne m'a-t-on rien dit ?

Ce sont des rebelles de religion.

Toutes les religions ont �t� rebelles un jour ou l'autre.

Les corps des esclaves sont terrestres et � notre disposition.

Mais J�sus-Christ est notre berger,

et les �mes des hommes sont ses moutons.

Ce sont des Arabes qui ont trahi la religion de leurs p�res.

lls suivent un fou qu'ils nomment proph�te.

Je ne peux encha�ner des �mes sans les entendre.

Tant mieux, leur ent�tement les fera pendre.

Ne vous inclinez-vous pas devant votre proph�te ?

Mahomet est un homme, nous ne nous agenouillons que devant Dieu.

O� sont les miracles de Mahomet, Jafar ?

S'il �tait un proph�te, il �clairerait le ciel de miracles.

En effet, c'est vrai.

Dieu a donn� � ses proph�tes les miracles pour qu'on les reconnaisse.

Le miracle de Mahomet est le Coran. - Un livre !

Un livre �crit par un illettr� et attribu� � Dieu.

Je crois que l'empereur en a assez. - Je pense � la Pentec�te,

quand Dieu a envoy� des langues de feu sur les ap�tres

afin qu'ils parlent les langues qu'ils ignoraient auparavant.

De tels miracles existent-ils encore ?

J'en ai assez entendu. Voil� une pauvre affaire.

Quand nous avons �t� pers�cut�s, Mahomet nous a envoy�s en Abyssinie,

o� le roi ne traite personne injustement.

Ce qu'ils appellent pers�cution n'est qu'une juste punition.

lls ont... - Pourquoi vous envoyer � moi ?

Parce que vous croyez au Dieu unique, comme nous.

Parce que dans votre cour, Dieu nous prot�gera.

Parler avec eux �quivaut � puiser l'eau d'un mirage.

Mais il est maintenant de mon devoir de les �couter, mon ami.

Poursuivez.

Pendant des ann�es, nous avons v�n�r� du bois et de la pierre,

des images que nous avions fabriqu�es.

Nous vivions dans l'ignorance de Dieu.

Nous n'avions aucune loi c�leste.

Les riches n�gligent les pauvres.

Et la piti� naturelle de l'homme qui le fait relever son fr�re tomb�

est pour eux un trouble � l'ordre social.

Face � cette inhumanit�,

est arriv� un homme �lu de Dieu.

C'est en cela que nous croyons.

Tu es �mu, ressaisis-toi, je te prie.

Je parle du messager de Dieu.

Mahomet nous apprend � ne v�n�rer qu'un Dieu,

� dire la v�rit�,

� aimer nos voisins comme nous-m�mes,

� faire la charit�, un sourire suffisant � cela,

� prot�ger les femmes des abus,

� abriter les orphelins,

et � nous d�tourner des dieux de bois et de pierre.

Je ne peux me taire devant ce blasph�me.

Nous sommes une civilisation ancienne.

Parler de bois et de pierre � propos de nos dieux, c'est �tre ignorant.

Nous ne v�n�rons pas l'idole ou la forme,

mais l'esprit qui r�side dans la forme.

Je reconnais que l'idol�trie n'est pas toujours bien comprise.

Merci.

Laissez-moi les ramener aux femmes.

Dieu a cr�� la femme pour qu'elle soit la compagne de l'homme.

Elle est diff�rente mais �gale. - Egale ?

Nous les achetons, les nourrissons, les habillons,

les utilisons et les rejetons.

Les femmes, nos �gales ?

Dieu a cr�� l'homme � partir d'un homme et d'une femme.

Amr, tu dois respecter chez toute femme le ventre qui t'a port�.

Pourquoi vos 300 dieux sont-ils aussi muets ?

Son Dieu unique est si �loquent.

Dieu nous a d�j� parl�

� travers Abraham, No�, Mo��se et J�sus-Christ.

Est-ce surprenant que Dieu nous parle � travers Mahomet ?

Qui t'a appris ces noms ?

lls figurent dans le Coran.

J'ai connu Mahomet quand il n'�tait qu'un berger orphelin !

Et on sait que le Christ �tait charpentier.

Les paroles du Christ et les paroles de Mahomet

ressemblent � deux rayons issus de la m�me lampe.

lls vous mentent, ils refusent le Christ.

Pour eux, vous v�n�rez trois dieux : le P�re, le Fils et le Saint-Esprit.

Que dites-vous du Christ ?

Que Dieu ne peut avoir un fils. Le Christ n'est pas le fils de Dieu.

Parlez-moi du Christ.

Nous savons du Christ ce que notre Proph�te nous a appris.

Dieu envoya le Saint-Esprit dans le ventre d'une vierge : Marie.

Elle a con�u le Christ, l'ap�tre de Dieu.

ll n'a pas dit le fils.

Que dit votre miracle, le Coran, sur la naissance de J�sus-Christ ?

Puis-je le citer ?

Approche-toi.

Au nom de Dieu, cl�ment et mis�ricordieux.

Raconte dans le Livre, l'histoire de Marie.

Comment elle s'est isol�e de sa famille en Orient.

Comment nous lui avons envoy� notre ange Gabriel qui lui a dit :

'Je suis un messager de ton Dieu.

Je t'annonce la naissance d'un fils sacr�.'

Elle dit :

'Comment aurais-je un fils alors qu'aucun homme ne m'a touch�e ?'

Gabriel r�pondit : 'Quand Dieu d�cide une chose, elle arrive.

ll sera un signe pour l'homme,

et un acte de mis�ricorde de notre part.

ll en sera ainsi.'

La diff�rence entre nous et vous...

...n'est pas plus �paisse que ce trait.

M�me pour une montagne d'or, je ne te les c�derai pas.

Vous pouvez vivre en Abyssinie en paix...

...aussi longtemps que vous le voulez.

Que Dieu vous prot�ge quand vous rentrerez.

C'est intol�rable !

Mahomet perturbe m�me nos affaires �trang�res.

Tr�s bien, nous en ferons un �tranger.

Abu Talib le prot�ge de ses bras.

Parfait, nous jetterons l'oncle et le neveu dehors.

En un seul paquet, toute sa famille sera dehors.

Nous les expulserons de nos vies.

Plus de commerce avec eux !

Plus de terres leur appartenant !

Plus de toit pour les abriter !

Plus de boulanger pour leur pain ! Plus de femme pour les �pouser !

Et ce jusqu'� ce qu'ils renoncent.

Mettez-les dehors !

Ce furent les pires ann�es de la vie de Mahomet.

Pendant 3 ans, ils subirent la faim, la soif, la cruaut� du d�sert.

Mais l'ann�e des malheurs �tait encore � venir :

Khadija, l'�pouse de Mahomet pendant 24 ans, mourut,

Abu Talib, son vieux protecteur, mourut.

De son dernier souffle,

Abu Talib tenta encore de r�concilier Mahomet et La Mecque.

ll ne vous a jamais demand� plus...

...qu'un mot.

Un seul...

Un seul Dieu.

Si c'�tait l'affaire d'un mot, il en aurait eu dix.

Mais le mot qu'il exige d�tr�nerait tous les dieux.

Tu avais peur...

...rien que de l'�couter.

Avec la mort de son oncle,

Mahomet avait perdu toute protection.

ll n'�tait plus en s�curit� � La Mecque.

Avec son fils adoptif, Zayd, il se rendit au village de Ta��f.

ll demanda l'autorisation de pr�cher.

Mais les enfants le renvoy�rent dans le d�sert � coups de pierres.

Que faites-vous ?

Arr�tez !

Laissez-le tranquille ! Allez-vous-en !

Mahomet dit de ce jour qu'il fut le plus amer de sa vie.

Puis, comme par miracle,

alors que sa mission semblait avoir �chou�,

la situation bascula.

Une d�l�gation de M�dine, ville riche mais en conflit int�rieur,

vint le trouver, une nuit, pr�s des rochers d'Akaba,

pour lui demander de venir.

lls le voulaient comme m�diateur dans leurs querelles incessantes

et leurs guerres civiles.

Mahomet accepta � condition qu'ils lui promettent

de ne v�n�rer que le Dieu unique.

Attendez.

Avec cette promesse, nous nous excluons du reste de l'Arabie.

Alors, attendez.

Cette promesse sous-entend la guerre.

ll faudra faire de nos fr�res des ennemis,

de nos dieux, des b�chers.

Voil� ce qu'implique cette promesse.

Si nous acceptons, ce sera irr�versible.

Car Mahomet est effectivement le messager de Dieu,

comme l'avaient pr�dit les Juifs de la ville.

Si vous avez des doutes, partez maintenant.

Si vous n'avez pas de doutes, faites comme moi.

Je me soumets au Dieu unique,

et � toi, Mahomet, messager de Dieu.

ll est des n�tres et nous sommes des siens.

Qu'il am�ne ses fid�les, nos fr�res,

� nous, � M�dine.

Ce voyage changea la face du monde.

L'h�gire, ou la fuite vers M�dine.

70 personnes se divis�rent en petits groupes

pour traverser 400 km de d�sert.

Les cons�quences furent si profondes,

et les effets si durables,

que cette marche marqua le d�but du calendrier musulman.

C'est l� que l'islam trouva son futur.

Mahomet demeura � La Mecque malgr� les dangers

jusqu'� ce que ses fid�les soient partis en s�ret�.

Mahomet est devenu une nation !

ll a re�u une ville, s'est lanc� dans des promesses et des trait�s.

Et toi, Saloul, qui te disais roi de M�dine,

tu as perdu ton royaume hier alors que tu dormais !

lnqui�te-toi pour toi-m�me, Abu Sofyan.

D�s que tu commerceras avec la Syrie,

tu devras ramper pr�s de cet homme � M�dine.

ll est sur ton 'art�re' commerciale, si je puis m'exprimer ainsi.

Qu'as-tu l'intention de faire ? - Attendre.

Combien de temps ?

Jusqu'� ce que toi et toute l'Arabie le chassiez...

...pour sauver votre mode de vie. - Et pendant que tu attendras ?

Je vais r�pondre � son appel.

S'il croit que je vais lui c�der mon droit h�r�ditaire...

Certainement pas !

M�dine vaut bien une conversion. - C'est de l'hypocrisie !

Une hypocrisie salutaire.

Le roi Saloul s'essuyant le visage au sol pour prier, 5 fois par jour.

Je n'y crois pas.

ll ne devra peut-�tre pas le faire.

Nous ferons ce que nous aurions d� faire plus t�t :

tuer Mahomet.

Venez... Venez voir.

On dit que l'entra�nement conduit au perfectionnement.

Sept jeunes gens, issus de familles distinctes,

dont mon fils, lkrima.

lls le planteront en m�me temps.

Si la responsabilit� de sa mort est partag�e,

o� est la culpabilit� ?

C'est moi qui ai eu cette id�e.

Je ne suis pas s�r d'en �tre.

Le corps de Mahomet renferme trop de choses :

sa pens�e, ses paroles...

Mais c'est une solution ing�nieuse.

Et radicale.

Non !

Ali, son cousin, �tait l� pour mourir � sa place ?

Contre qui nous battons-nous ?

ll ne peut pas aller loin.

Toutes les pistes sont surveill�es. ll ne peut qu'aller dans le d�sert.

La Mecque promet 1 00 chameaux � qui ram�nera Mahomet...

...ou sa t�te.

lls sont trois.

Mahomet, Abu Bakr et Uriqat, le guide b�douin.

Qu'y a-t-il ?

Ce ne sont pas des chameaux de p�ture.

lls ont mang� des dates. lls viennent de la ville.

Que faites-vous l� ? M�dine est vers le nord.

Ce sont eux qui laissent des traces, pas moi.

Des nomades... qui vont vers l'ouest.

Je connais mon art.

On dit que tu peux flairer un oiseau en humant l'air.

On les suit.

ll est peut-�tre dans cette grotte !

Mahomet, si tu sors, on t'emm�nera � La Mecque en vie.

Sors de l�, Mahomet !

lls ne sont pas l�, la toile d'araign�e est intacte.

Et les pigeons ne b�tiraient pas leur nid.

Nous aurions d� aller vers le nord. - Mettons-nous en route.

On peut encore les devancer.

Quelques fils d'une toile d'araign�e...

Voil� ce qui s�parait Mahomet de la mort.

Mais il ne devait pas �tre tu�.

Le guide b�douin les orienta, lui et Abu Bakr, dans leur fuite,

� travers des coins sauvages du d�sert,

sous la chaleur du soleil de juin.

A M�dine, ses fid�les l'attendaient, pr�ts � l'accueillir,

mais tr�s inquiets pour son voyage.

Tu vois quelque chose ? - Non, rien du tout.

Lui-m�me dit qu'il n'est qu'un homme.

Aucun homme ne peut survivre � cette chaleur.

L� ! Je les vois !

Va te cacher.

Je vais peut-�tre devoir te lib�rer pour faire un geste.

Bienvenue dans la ville de M�dine la b�nie,

ta ville, messager de Dieu.

Tu logeras chez moi, messager de Dieu.

J'ai la plus belle maison de M�dine.

Ce sera un honneur pour moi.

Viens chez moi !

Je vous en prie...

Comment le Proph�te peut-il choisir parmi vous ?

Dieu guidera sa chamelle. L� o� elle s'arr�tera, nous b�tirons sa maison.

Vous �tes d'accord ? Nous lib�rons Qaswa, sa chamelle.

L� o� Qaswa s'assoit, le Proph�te vivra.

C'est un malin.

Le choix fait par un chameau ne peut offenser personne.

Nous b�tirons ici la maison du Proph�te.

Et notre premier lieu de r�union : une maison de pri�re.

La premi�re mosqu�e de l'islam sera ici.

Dieu est grand !

Quoi ? Le Proph�te de Dieu porte des briques ?

Donne-la-moi.

Ecoute, tu en fais trop.

Je t'en prie, va t'asseoir.

On s'en charge.

Regarde, il est parti en chercher d'autres.

ll dit que le travail est une v�n�ration.

ll a 53 ans. - Et toi, quel �ge as-tu ?

ll manque quelque chose.

Une cloche peut-�tre, pour appeler les gens.

Les Chr�tiens utilisent la cloche.

Et un cor, comme les Juifs ?

Un tambour ?

ll y a trop de sang dans un tambour.

Pourquoi pas la voix, comme dans la vision d'Omar lbn Al-Kattab ?

Si le Proph�te est d'accord...

C'est toi qu'il veut.

Moi ? - Tu as de la voix, sers-t'en.

Grimpe l�-haut.

Dieu est grand.

J'atteste qu'il n'est pas de divinit� si ce n'est Dieu.

J'atteste que Mahomet est l'envoy� de Dieu.

Venez � la pri�re.

Venez vers la f�licit�.

Dieu est grand.

Pas de divinit� si ce n'est Dieu.

Mes fr�res...

Aujourd'hui, ceux de M�dine embrasseront ceux de La Mecque.

Un signe de partage.

Tendez les bras, embrassez votre voisin.

Car vous �tes fr�res.

J'en ai assez d'embrasser les esclaves !

Lisez ceci.

Les Proph�tes ne devraient s'inqui�ter que de l'au-del�.

Comment va mon fils ? - ll prie comme un forcen�.

Cela ne te br�le pas les mains ?

Si on ne la d�chire pas, nous allons tous br�ler.

ll fait des lois, comme un roi.

La loyaut� envers l'islam serait sup�rieure � celle envers sa tribu.

Quoi ?

'Tous les Musulmans forment une famille.'

N'y croyez pas. ll devra changer la nature des tribus avant cela.

Le danger vient de l� : l'�galit�.

'Un voisin vaut autant que soi-m�me.'

ll le pense vraiment !

'Juifs et Chr�tiens ont les m�mes droits que les Musulmans.'

'Les Juifs se rattachant � notre bien public seront prot�g�s.'

'Les femmes b�n�ficient du droit d'h�ritage.'

A quand des droits pour les chameaux ?

C'est fait ! On n'a plus le droit de les surcharger.

ll refa�onne une ville.

Et c'est ma ville !

Qu'il soit maudit !

ll nous a vol� nos fils, il a vol� notre avenir.

Ces droits me restent en travers de la gorge.

�a suffit.

Cette fois-ci...

...�a ne concernera pas que ses affaires.

Nous prendrons tout objet de valeur qu'ils ont laiss� � La Mecque.

Tapis, maisons, argenterie...

Cela viendra gonfler notre caravane pour Damas.

Mes amis, �coutez-moi.

J'ai des nouvelles de La Mecque.

Tout ce que vous aviez laiss� a disparu. Les voleurs...

Les boutiques d'Abu Bakr, la maison du Proph�te : vendues.

Tout ce que vous avez pu poss�der est jet� sur le march�.

Vous �tes un peuple sans rien.

Ne vous battez-vous pas pour vos possessions ?

Qui parle de se battre ?

Y a-t-il une alternative, Hamza ?

Si le Proph�te dit 'Battez-vous', nous nous battons.

Mais l�, il demande la paix. - Oui... vous �tes des pacifiques.

Vous baignez dans la tol�rance.

Retournez au travail.

Nous devons nous d�fendre.

Tu es le messager de Dieu.

lls nous ridiculisent, nous insultent, nous pillent,

et nous ne faisons rien.

Pour ce qui est de la guerre, nous sommes path�tiques.

lls sont guid�s par la cupidit�.

Nous sommes guid�s par Dieu et par toi.

Je...

Je sais que tu d�testes le sabre.

Mais nous devons les combattre.

lls ont vol� nos possessions.

lls vont les emmener � Damas et passeront sous notre nez.

Moi, je dis qu'il faut les r�cup�rer !

Pardon, je me suis emport�.

C'est ce mart�lement dans ma t�te.

Je t'en prie...

...combats-les.

Mais enfin... regardez le soleil.

Ce n'est pas l'heure de la pri�re.

Dieu vient de r�v�ler un nouveau message � son messager.

Battez-vous, mais � la mani�re de Dieu,

contre ceux qui vous combattent.

Chassez-les des lieux desquels ils vous ont chass�s.

Car la pers�cution est pire que le massacre.

Combattez-les jusqu'� la fin des pers�cutions,

et que la religion soit celle de Dieu.

Mais s'ils arr�tent, cessez la guerre.

Car Dieu n'aime pas les initiateurs de guerres.

Alors, battez-vous, mais selon les voies de Dieu,

contre ceux qui vous combattent !

Dieu est grand !

Voici les r�gles impos�es par le Proph�te.

Vous ne ferez de mal ni � une femme ni � un enfant ni � un vieillard.

Vous ne ferez pas de mal aux infirmes.

Vous ne ferez pas de mal � l'homme qui travaille au champ.

Vous n'abattrez pas les arbres.

Ne frappez que ceux qui vous ont chass�s.

Ceux qui vous ont vol� vos droits et vos possessions.

Et maintenant... au puits de Badr.

Des nouvelles de M�dine !

Armez-vous !

Armez-vous !

D�fendez vos biens !

Mahomet va attaquer la grande caravane.

Combien d'hommes ? - 300.

Deux chevaux. - Nous en aurons cent !

Combien de chameaux ? - 70.

Nous en aurons 1 70.

20 de mes chameaux seront charg�s de vin pour f�ter �a.

Voil� une guerre comme je les aime. - Une guerre qu'on ne peut perdre.

Va � la caravane d'Abu Sofyan. Dis-lui d'aller vers Badr.

Nous retrouverons nos troupes demain au puits de Badr.

L�, le puits de Badr.

La marche de Mahomet, ici.

La caravane et moi, l�. Une journ�e de marche.

Les retrouver au puits...

Je n'aime pas �a.

Je ne peux risquer le pr�cieux chargement de ma caravane.

Eteignez les feux ! Chargez les chameaux !

Nous allons vers l'ouest, � l'oppos� des puits.

A l'oppos� ?

Tu ne peux pas faire �a.

Tu dois les retrouver � Badr. On les �crasera comme des mouches.

Si je voyage toute la nuit, je serai hors de port�e de Mahomet.

O� est ton honneur, Abu Sofyan ?

Mon honneur ? ll est sur le dos de mes chameaux.

Oui, je fuis.

Mahomet occupe le puits.

ll est pr�cis�ment sur notre trajectoire.

ll est fou.

Abu Sofyan a lev� le camp. ll part vers l'ouest.

La caravane est sauve. ll n'y a plus de raison de se battre.

Pas de bataille ? - Si nous nous battons,

ce sera entamer une guerre entre fr�res.

Tu veux dire entre p�res et fils.

Ton fils, Hudayfa, est avec eux. ll m�riterait le fouet !

La Mecque est au-dessus de ta famille.

Walid, ton deuxi�me fils, voil� ton vrai sang.

Battons-nous.

Nous sommes dans le pr�sent, l'avenir se chargera de lui-m�me.

Otba n'est pas un l�che.

Demain, nous en finissons avec eux !

Vous avez fini ?

En rangs !

Position de combat !

Que chacun se mette � sa place.

Retournez � vos places. - Allez ! Retournez-y.

Comme �a, Mahomet a bouch� les puits...

Si on veut de l'eau, il faudra nous battre pour obtenir leur eau.

Tant mieux, battons-nous.

Mes fr�res, nous avons les puits.

Nous sommes l� au nom de Dieu et de son messager.

Attendons.

Envoyez-nous vos champions.

Qui �tes-vous ?

Nous attendions nos pairs et nos �gaux.

Revenez.

Mon fr�re, Shaiba.

Mon fils, Walid.

Et moi-m�me.

Pas toi.

Ubayda et moi-m�me...

...et Ali.

Sommes-nous vos �gaux ?

ll n'y a qu'un Dieu et Mahomet est son messager.

Archers, en avant !

Archers !

Retenez le tir...

Tirez !

Tirez !

Tirez !

Archers...

Archers, en arri�re !

lls se rassemblent.

En avant !

En place !

Archers !

A l'attaque !

Umaya !

Umaya ! - Bilal !

Vers la victoire !

Le Proph�te t'a vu.

Tu ne dois pas attacher ou tra�ner les prisonniers.

lls l'auraient fait avec nous. - D�tache-les.

Je t'ai dit de les d�tacher.

Et donnez-leur de l'eau.

Et partagez votre nourriture... en parts �gales.

Et s'ils marchent, marchez � c�t� d'eux.

Tout prisonnier capable d'apprendre � lire � dix Musulmans

sera libre !

Pourquoi ne s'en vont-ils pas ?

Parce qu'ils me tiennent pour responsable.

J'aurais d� me noyer avec eux dans le puits de Badr.

J'ai sauv� la caravane et avec, notre avenir.

Pourquoi me chanter cela ?

Pourquoi me chanter les noms de mon p�re et de mon fr�re ?

Je n'ai pas besoin de vous pour me les rappeler.

Mahomet ! Ali ! Hamza !

Avec mes ongles, Hamza...

...ce sera mesure pour mesure.

Avec mes ongles !

Assassin ! Trancheur de gorges !

Boucher ! B�te meurtri�re !

Tu as massacr� mon p�re, Hamza.

Je chasserai le chasseur de lions.

Je ferai de Hamza le lion que je traque, ma proie.

Et quand tu seras mort, Hamza, je t'extirperai le cour,

je boirai ton sang, je te d�couperai en morceaux...

Cesse ces plaintes. Tu ne peux continuer ainsi !

Nous ferons ce que nous avons � faire.

Nous ferons appel � nos alli�s.

Nous leur opposerons une nouvelle arm�e.

Cette fois, nous pr�parerons notre strat�gie.

Est-ce la peste ?

C'est une dr�le de ville dans laquelle nous sommes.

ll serait facile de se remplir les poches.

Pas de marchand pour veiller sur sa boutique.

C'est Dieu qui veille sur les boutiques.

D'o� viens-tu ? - Du Y�men.

Es-tu pass� par La Mecque ?

C'est sur la route.

Tu ne m'as pas r�pondu.

Es-tu pass� par La Mecque ?

Suffisamment pour que mes chameaux se reposent.

C'est � La Mecque que les chameaux se reposent le mieux.

Que dit-on dans le d�sert ?

De mauvaises nouvelles pour vous. lls se rassemblent.

Tout jeune homme avec un sabre est en chemin pour La Mecque.

Notre force r�side ici.

Ne les sous-estime pas.

lls sont en train de se donner du courage.

A La Mecque, il y a de la musique dans chaque maison.

L'esclave abyssinien, Wahshi. ll est dou� et violent. Regarde-le.

Je te lib�rerai,

te donnerai ton poids en argent, et ta taille en soie,

pour un lanc� comme celui-ci.

Les voil� enfin.

Nous saurons combien ils sont bien assez t�t.

C'est une grande arm�e :

3 000 hommes, des centaines de chevaux.

Nous les avons battus � Badr. - C'�tait il y a un an.

lls sont l� pour se venger de Badr.

Allez chercher vos sabres.

Soldats de La Mecque !

Le sang appelle le sang.

Vengez les morts de Badr.

Voil� Hamza. Tu le vois ?

ll fera ta fortune.

Ubayda...

Les chevaliers sur la butte, l�-bas.

lls sont bizarrement plac�s. - C'est Khalid qui les dirige.

J'ai souvent pens� � ce jeune homme.

Hamza ! - Oui ?

Le Proph�te demande si tu as remarqu� ces cavaliers.

Oui, et ils ne me plaisent pas.

ll place 50 archers pour les surveiller.

Quoi qu'il arrive, nos archers doivent les tenir � distance.

Zayd, dis au Proph�te que nous sommes pr�ts.

Qu'en penses-tu, Hamza ?

lls sont plus nombreux que nous, mais je dirais que c'est �quitable.

Nous les voyons et ils nous voient.

Ce qui me fait face ne me fait pas peur.

Gloire � Hubal !

Quand Mahomet donnera le signal...

...nous avancerons vers eux.

Hamza !

Pr�parez vos armes !

En avant !

Marche !

A l'attaque !

Archers !

Tirez !

En avant.

lls ont tu� Hamza ! Apr�s eux !

Retournez-y ! Battez-vous !

Battez-vous !

Battez-vous !

C'est la victoire ! - lls fuient.

Au butin ! - Restez � vos postes !

A vos postes ! Revenez !

C'est la d�b�cle. Le centre est dispers�.

Nous avons perdu la bataille, Khalid.

Pas encore...

O� est le Proph�te ? - ll est mort, je l'ai vu tomber.

Non, il est vivant, il se bat !

En arri�re ! Reculez vers la montagne.

Halte !

Je nous croyais vaincus. Cette victoire est tienne, Khalid.

Pas de victoire tant que nous n'avons pas Mahomet.

ll est dans les rochers.

Nous en avons fini : nous avons veng� Badr.

Nous pouvons en finir avec lui et avec l'islam.

Ses fanatiques le suivent encore.

lls ont l'avantage de la montagne, le risque est trop grand.

Ecoute-moi, Mahomet !

Un jour contre un autre.

Le jour d'Uhud contre le jour de Badr.

Nos morts ont r�pondu � vos morts.

Nos morts sont au Paradis.

Vos morts sont en enfer.

Hamza...

M'entends-tu, Hamza ?

Sais-tu que je suis avec toi ? Moi, Hind.

Te souviens-tu de quoi que ce soit ?

Comment tu as tu� mon p�re et mon fr�re...

Aujourd'hui, toi aussi, tu es mort.

Mon cour est l�ger. Tu entends, Hamza ? ll est l�ger !

Mais je n'en ai pas fini avec toi.

La mort est trop peu.

Wahshi, ouvre-le !

Ouvre-le !

lls ont perdu la bataille.

Et que font-ils ? lls rentrent pour creuser la terre.

lls sont fous. - Je suis d'accord.

lls vont � l'encontre de la raison. lls sont heureux d'avoir perdu.

lls disent que Dieu a voulu �prouver leur foi par cette d�faite.

Eh oui... lls se battent pour le ciel.

lls auront ce qu'ils veulent. - lls veulent La Mecque.

lls auront La Mecque. - Quand les poules auront des dents.

Ne les sous-estime pas. Je l'ai appris � mes d�pens.

Mon ami, La Mecque est plus que leur maison.

C'est l'endroit o� Dieu a parl� � l'homme.

Pour eux, La Mecque est comme... le mal du pays de leur �me.

Cette ann�e, ils y vont en tant que p�lerins.

Quoi ? - D�sarm�s.

D�sarm�s ?

Abu Sofyan les massacrera dans le d�sert.

Si on croit en Dieu comme eux...

...il est peut-�tre possible de ne pas �tre massacr�.

Mais je suis d'accord, ils le seront sans doute.

Ne bougez pas ! Ne les laissez pas vous provoquer.

Restez fermes !

Que la paix soit avec toi.

Le Proph�te dit :

'Ceux qui aiment Dieu doivent confirmer leur serment.'

Sous l'arbre.

lls ont envoy� quelqu'un d'autre.

C'est Suheil.

�a veut dire qu'on pourrait trouver un accord.

Mahomet...

Tu t'es vu proposer les conditions d'une tr�ve entre toi et La Mecque.

Es-tu d'accord avec elles ?

Qu'est-ce que c'est ?

'Au nom de Dieu le mis�ricordieux.'

Quel est ce nouveau dieu mis�ricordieux ?

Je ne le connais pas. Barre son nom.

Je ne peux pas �tre d'accord avec �a...

'Mahomet, messager de Dieu.'

Si j'avais pens� que tu �tais le messager de Dieu,

je ne t'aurais pas combattu.

lnscris...

Mahomet, fils d'Abdullah,

est d'accord avec Suheil, fils d'Amr.

C'est plus factuel... d'apr�s ce que j'en sais.

Voil� qui est mieux.

Nous sommes d'accord.

Vous ne poursuivez pas votre p�lerinage.

Faites demi-tour et rentrez chez vous.

Chez nous, c'est � La Mecque.

Toutefois...

...vous pourrez reprendre le p�lerinage l'ann�e prochaine.

Mais il ne durera que trois jours, entre l'entr�e et la sortie.

Nous acceptons �galement la tr�ve de dix ans.

Pendant cette p�riode,

'vous n'attaquerez aucune tribu,

et ne dresserez d'embuscade ni contre les caravanes

ni contre les individus associ�s � nous.'

Et vice versa.

'Si vous blessez l'un d'entre nous,

la tr�ve prend fin.'

Et vice versa.

Est-ce clair ?

Dix ann�es !

Dix ann�es de paix.

Un tel laps de temps nous sera utile.

Nous utiliserons ce laps de temps.

Ces lettres, de la part de Mahomet, messager de Dieu,

aux souverains de ce monde,

appellent le monde � rejoindre l'islam.

A H�raclius, empereur de Byzance,

Khosro, empereur de Perse,

et Cyrus, patriarche d'Alexandrie.

Que Dieu soit avec vous.

Dieu est grand !

L'islam ne fait aucune diff�rence entre les races.

Un Arabe n'est pas sup�rieur � un �tranger,

tout comme un Blanc n'est pas sup�rieur � un Noir.

Tous reviennent � Dieu de la m�me mani�re.

A moins de d�sirer pour son prochain ce qu'on d�sire pour soi-m�me,

on n'a pas la foi.

Un homme qui s'endort le ventre plein, alors que son voisin a faim,

n'est pas un Musulman.

L'encre d'un �rudit est plus sacr�e que le sang d'un martyr.

Un homme qui lit est s�duisant aux yeux de Dieu.

Apprenez donc � lire.

Et quand vous aurez appris, enseignez.

Les gens du Livre,

les Juifs et leur Bible, les Chr�tiens et leur Testament,

doivent �tre respect�s.

Car leur livre aussi vient de Dieu.

Ne voyez pas en Mahomet autre chose qu'un homme.

ll ramassait du bois, un jour.

'Laisse-moi faire', j'ai dit. 'Pourquoi ?', a-t-il demand�.

'Tu es le Proph�te de Dieu.

Tu ne peux pas �tre l� � ramasser du bois.'

Mais il me regarda et marmonna :

'Dieu n'aime pas l'homme qui se consid�re au-dessus des autres.'

Alors je m'arr�tai pour l'observer.

Soudain, il s'arr�ta.

ll s'est relev� et est venu vers moi.

'Oui, je suis le proph�te de Dieu.

Mais m�me moi, je ne sais pas ce qu'il adviendra de moi.'

Amr, tu es encore l� pour m'emmener ?

Non, je suis l� pour vous demander de m'accepter.

J'atteste qu'il n'y a qu'un Dieu.

Et que Mahomet est son messager.

Que Dieu me pardonne de vous avoir combattus.

L'islam annule tout ce qui s'est pass� avant.

Je suis d�sol� d'�tre venu par� de...

Voici mes bijoux.

Le prix qu'ils vaudront...

...je le donne aux pauvres.

Et puis-je t'offrir mon... - Oui.

Tu �tais le sabre le plus acharn� dans la lutte contre l'islam.

Par la volont� de Dieu,

je serai d�sormais le sabre de Dieu.

Tout est si facile pour Dieu.

Comme il peut faire de la mort, la vie,

il peut faire de la d�faite, une victoire.

ll y a deux ans, nous nous sentions vaincus en signant la tr�ve.

Mais regardez-nous aujourd'hui,

accumulant les victoires dans le cour des hommes.

Qu'est-ce que c'est ?

Abu Sofyan arrive !

Pourquoi m'insulte-t-on de la sorte ?

Je suis Abu Sofyan.

J'ai droit � des �gards.

Nous ne sommes pas en guerre, il y a une tr�ve.

Je suis venu parler � Mahomet. O� est-il ?

Dans la mosqu�e.

Mahomet, nous n'avons pas rompu la tr�ve.

Je suis l� pour confirmer la tr�ve. Je parle au nom de La Mecque.

Mahomet, pourquoi me tournes-tu le dos ?

Ne t'en va pas.

Mahomet, ne t'en va pas !

Ce sont des bandits qui ont viol� la tr�ve, pas nous !

La nuit �tait sombre !

Je suis l� pour t�moigner que la nuit �tait sombre.

Barra ! C'est ta ville !

Hudayfa, nous sommes parents. Plaide en ma faveur.

Je suis La Mecque. Je suis le chef de La Mecque !

Pourquoi suis-je insult� de la sorte ?

Parce que tu ne tiens pas tes promesses et tes engagements.

Je viens d'entendre l'inimaginable :

Abu Sofyan implorant piti�.

Etre d�pass�

intellectuellement, strat�giquement par un ancien berger !

Tu as vu la religion du berger � l'�tat d'�tincelle.

L'�tincelle �tait dans mon oil.

J'�tais aveugle.

Dis � La Mecque que ses dieux sont morts.

ll est inutile de r�sister � Dieu.

Rentre vite, car chaque homme sera � tes trousses.

C'est toi qui as rompu la tr�ve.

Avant la nuit, nous serons dix mille.

Des hommes de toutes les tribus.

Nous pouvons les combattre, maintenant.

Nous nous d�fendrons depuis les maisons.

C'est inutile.

lls sont des milliers et leur nombre ne cesse de grandir.

Esp�ce de l�che ! - Hind, rentre � la maison.

L�che ! Es-tu le chef de La Mecque ? Regarde-toi.

Tu es cass�. lls t'ont aval� et recrach�.

Mon p�re et mon fr�re sont-ils morts pour que mon mari fuie ?

Tu n'as qu'� rentrer, toi ! - On ne peut r�sister.

La Mecque est prise.

Nous devrons camper ici cette nuit.

Je vois La Mecque, m�me � travers les montagnes.

ll y a tant de feux qu'on ne peut les compter.

C'est tr�s beau.

Quand nous les avons chass�s hors de La Mecque,

je ne savais pas qu'ils emmenaient La Mecque avec eux.

On sent leur pain.

C'est signe qu'ils ne vont pas piller, enfin, je l'esp�re.

lls ne veulent pas de sang sur leurs murs.

�a peut me servir pour n�gocier.

Conduis-moi � lui.

Tu nous donnes la ville, alors ?

Vous ne m'offrez pas de pain ?

Je comprends. Vous pourriez d�cider de me tuer.

Dis-nous ce que tu es venu nous dire.

J'ai vu vos feux.

Et les hommes autour d'eux.

Et je sais la puissance dont tu as nourri tes hommes.

Nous ne pouvons plus r�sister.

Si tu es d'accord...

Tu oses venir ici pour poser tes conditions ?

N'est-il pas temps pour toi de reconna�tre qui est Mahomet ?

Mahomet...

J'ai encore des doutes.

Si nous te coupions la t�te, tu n'en aurais plus.

Khalid, la contrainte n'existe pas en religion.

ll faut des ann�es � certains hommes, des minutes � d'autres.

C'est Dieu qui en d�cide.

Alors, respecte ses doutes.

Toi, l'esclave noir...

Tu es la meilleure des �coles.

Je suis seulement ce que Dieu m'a donn�.

Oui.

Si les dieux que je v�n�rais...

...avaient �t� d'une quelconque utilit�...

...ils m'auraient aid�.

J'atteste...

...sans aucune contrainte...

...qu'il n'y a qu'un Dieu.

Et tu es le messager de Dieu.

Maintenant, laissez-moi partir.

lls arrivent de trois c�t�s ! - Rentrez chez vous !

Cachez-vous !

Rentrez � l'int�rieur.

Fermez la porte.

Pas de portes forc�es, de pillages, de vols,

ou de viols. Derri�re les portes, vous �tes en s�curit�.

Dans la maison d'Abu Sofyan, vous �tes en s�curit�.

Pr�s de la Kaaba, vous �tes en s�curit�.

Au moins, il tient parole.

lls n'ont pas forc� une porte.

ll prend les cours d'assaut, pas les murs.

C'est une victoire permanente.

J'ai peur de sortir.

Nous le devons. Nous devons faire une apparition.

Etions-nous tant dans l'erreur ?

Oui, dans notre fa�on de vivre, nous �tions dans l'erreur.

Nos propres fautes nous ont pi�g�s.

Nos dieux valaient encore moins que nous.

Et le voil� qui fait son entr�e dans la Kaaba.

Au nom de Dieu, cl�ment et mis�ricordieux.

Dieu a offert cet endroit � Abraham pour que ce soit un lieu saint.

Ne v�n�re aucun autre dieu que Lui

et purifie sa demeure.

Le mensonge n'est plus ! Le mensonge s'est envol� !

ll en fut ainsi.

Mahomet ne s'est pas veng� et ne permit pas qu'on le fasse.

ll d�clara La Mecque lieu saint.

'Nul ne peut verser de sang ni abattre un arbre

ni tuer un �tre vivant � La Mecque.'

Rapidement, toute l'Arabie fut convertie,

au culte, mais aussi aux lois, aux attitudes, aux mani�res de l'islam.

Le Proph�te avait v�cu pour voir son ouvre accomplie.

Mais il se mit � sentir la mort approcher.

ll lui restait un acte majeur � accomplir.

Sceller sa proph�tie.

ll appela les fid�les

et pronon�a une derni�re fois son message de soumission � Dieu

et d'humanit� envers l'homme.

'� peupIe, �coute-moi.

J'ignore si je serai l� encore longtemps.

Les faibles parmi vous, nourrissez-les de vos plats

et habillez-les de vos v�tements.

Vous rencontrerez Dieu et il vous demandera des comptes sur vos actes.

Que ceux qui sont pr�sents transmettent ce message aux absents.

Vous �tes tous les descendants d'Adam.

Le plus digne de vous aupr�s de Dieu est celui qui le craint le plus.

R�fl�chissez profond�ment � ce que je vous dis.

Que toutes vos querelles soient abolies.

Un Musulman est le fr�re de tout autre Musulman.

Tous les Musulmans sont fr�res.

Entre Musulmans, il ne doit exister ni races, ni tribus.

Les biens d'un fr�re sont inviolables sauf c�d�s de plein gr�.

Ne soyez ni oppresseur, ni opprim�.

� peupIe, Je ne suis qu'un homme.

L'ange de la mort m'appara�tra sans doute bient�t.

Et la mort m'�treindra.

Mais je vous ai laiss� le Livre r�v�l� par Dieu, le Coran,

qui vous �clairera et vous guidera.'

Puis, il r�p�ta � l'assembl�e l'ultime r�v�lation du Coran

qui scellait la religion.

Non les paroles de Mahomet, mais la parole de Dieu.

'En ce jour, J'ai parachev� pour vous votre religion,

et J'ai compl�t� pour vous Ma faveur

et Je vous ai agr�� l'islam comme religion.'

Le 8 juin de l'an 632,

�g� de 63 ans, Mahomet mourut.

De nombreux fid�les ne purent y croire.

Comment un tel homme pouvait-il mourir ?

Mais Abu Bakr, l'ami du Proph�te, prit la parole dans la mosqu�e.

'Que celui qui v�n�re Mahomet sache que Mahomet est mort.

Mais que celui qui v�n�re Dieu,

sache que Dieu est vivant et ne peut pas mourir.'

Mahomet fut enterr� pr�s de sa mosqu�e � M�dine.

La religion qu'il pr�cha trouva sa place dans le cour de l'homme.

Elle se fortifia.

Elle grandit.

Aujourd'hui encore, ils viennent � La Mecque,

le peuple de l'islam, v�tu du blanc du p�lerinage.

Tous �gaux devant Dieu,

tous unis en ce lieu de pri�re,

l'�me de chacun se joignant aux autres dans une m�me communion :

adorer un Dieu unique.

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