Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Ceci est une histoire vraie.
Ce récit s'appuie sur des recherches et des comptes rendus officiels.
Certains noms ont été modifiés.
Des scènes et personnages ont été créés pour les besoins de la fiction.
Bon.
Je ramasse les copies.
On ne les envoie pas par mail
et on ne demande pas à l'ordinateur de s'en charger
car je veux les donner en personne.
200 personnes,
40 000 heures de travail,
deux suspects sérieux.
Nous avons un paquet de preuves.
Je veux qu'ils en sentent le poids,
qu'ils aient votre travail entre les mains
avant de prendre leur décision.
C'est ma plus grosse affaire.
Pour beaucoup d'entre vous aussi.
Beau travail.
Bon, j'ai besoin d'un volontaire pour apporter tout ça au procureur.
Marina ?
On a déposé les preuves.
Il n'y a plus qu'à attendre.
- C'est Boris. - Ouvre.
Aide-moi.
Bonjour.
Salut.
Comme tu sais, je suis en difficulté
financièrement.
Je vais continuer à vous aider de mon mieux, Anatoly et toi.
Son école est payée.
Je te le promets.
Et tu auras un avocat, bien sûr.
J'en ai déjà parlé avec Goldfarb.
Il s'occupe de tout.
Pourquoi un avocat ?
Pour la justice.
- Pour Sasha. - Je veux pas d'avocat.
La police a envoyé son rapport.
Ah oui ?
Et ensuite ?
Ils me disent d'attendre.
On connaît notre pays.
Si on ne fait rien, il ne se passe rien.
Tu dois prendre un avocat.
Pour te faire entendre.
Pour être sûre qu'ils ne vous oublient pas.
Et il faut que tu le fasses
tant qu'il y a de l'argent
pour te soutenir.
On lui a manqué, regarde.
Quoi ?
Le procureur a demandé une instruction
et l'extradition.
- Mais vous le saviez déjà. - Non.
Alors qu'est-ce que vous faites là ?
Marina veut nous voir.
Et elle veut que ce soit chez son avocat.
Pourquoi a-t-elle besoin d'un avocat ?
Ma cliente souhaite,
en attendant la décision du procureur,
qu'on ouvre une enquête publique sur la mort de son mari.
Elle pense que cela permettra à l'affaire de rester publique,
elle pense que cela fera accélérer l'enquête
et elle pense que cela nous donnera, y compris à vous,
une bien meilleure chance
de prouver la responsabilité de la Russie.
Excusez-moi.
C'est elle qui pense tout ça ou c'est vous ?
Louise Christian est avocate en droits de l'Homme
avec une grande expérience.
Elle m'a expliqué...
Je précise que ma cliente n'a pas besoin de votre permission
pour cette démarche.
Elle se contente de vous en informer.
Marina,
nous pensions vous le dire au téléphone,
mais puisque nous nous voyons, vous allez l'apprendre en personne.
Le procureur a décidé d'ouvrir une instruction pour meurtre
et de demander l'extradition.
C'est une excellente nouvelle.
Oui, mais...
ça ne changera rien.
L'extradition ne sera pas accordée.
Elle sera demandée par l'ambassade du Royaume-Uni.
D'accord, mais ça ne mènera à rien.
Vous n'en savez rien.
Comment s'est passée la visite de vos enquêteurs à Moscou ?
Je suis en train de sélectionner un avocat
qui représentera ma cliente.
Ce n'est pas nécessaire.
- Si l'extradition est accordée... - Ça complique les choses.
- C'est un obstacle. - ... nous nous reverrons
pour ne plus perdre de temps.
"Plus perdre de temps" ?
Ça vous convient ? C'est bien vous le patron ?
Vous faites confiance au gouvernement britannique ou non ?
Je n'ai pas pleinement confiance.
Je parlais de votre cliente.
Marina, comme on l'appelle.
Elle nous a demandé d'enquêter,
on a mis nos collègues en danger,
on doit attendre les résultats.
On dirait des enfants.
J'ai une proposition.
Quel que soit le verdict de la demande d'extradition,
nous l'apprendrons dans quelques jours.
Dès que nous l'avons,
nous en informons Marina.
À partir de là, nous nous engageons tous à vous soutenir,
que vous demandiez une enquête ou quoi que vous décidiez.
Qu'en dites-vous ?
D'accord.
Peter.
Vous avez accès à une télé ?
Allumez Russia TV.
Russia TV.
Loin dans les chaînes,
mais avant le porno.
Poutine a dit de Litvinenko :
"Une cible insignifiante, indigne d'être éliminée par le FSB."
Quand l'ambassade doit-elle demander l'extradition ?
Cet après-midi.
C'est mal calculé.
Ce n'est pas un problème de calcul.
Il nous donne sa réponse en avance.
Il nous envoie chier en direct.
La Russie ne va pas nous accorder l'extradition.
On l'a appris il y a une heure.
Je voulais vous le dire en personne.
En face.
C'est pour ça que je vous avais convoqué.
On le savait.
La police a terminé son travail.
On ne classe jamais un meurtre.
Vous y travaillez encore ?
Personnellement ?
Clive y travaille encore ?
Brent.
Je vous fais confiance.
Complètement.
Depuis le début, vous tous,
vous avez tenté de les arrêter.
Mais c'est terminé.
Si je veux continuer à me battre...
Je suis là si vous avez besoin
de parler. - Si...
Si je veux continuer à me battre...
je dois continuer seule, c'est ça ?
Je ne comprends pas, c'est vous mon avocate.
Je suis votre avocat-conseil.
Il vous faut aussi un avocat.
Il y en a des bons à Londres,
mais lui est un des meilleurs.
J'écoute.
Ben Emmerson nous attend.
Un instant.
Ne vous demandez pas s'il est bon, mais si vous lui faites confiance
et si c'est ce que vous voulez faire.
La théière va leur plaire,
mais le mieux pour moi,
c'est le siphon du lavabo de Lougovoï.
Je suis navré,
mais le polonium ne contamine pas les lavabos seul.
Il a été versé.
Ça prouve que ces hommes sont coupables.
Quand on recoupe tout, ça ne fait aucun doute.
Mais il est important de préciser, Mme Litvinenko,
que si nous décidons de demander une enquête publique,
notre objectif
ne sera pas de dire que ces hommes ont tué votre mari.
Mais je dois le prouver.
Ce n'est pas ma mission.
Si, c'est la mission.
Pas celle qu'on m'a confiée.
Puis-je vous montrer ?
Mais vous avez dû le voir.
"Il est temps pour moi de dire quelques mots
"au responsable de mon agonie.
"Vous parviendrez peut-être à me réduire au silence,
"mais les protestations venues du monde entier
"résonneront dans vos oreilles, M. Poutine,
"jusqu'à la fin de vos jours."
Ce n'est pas la volonté de votre mari.
Il nous demande de faire reconnaître la culpabilité de Vladimir Poutine.
Voilà notre mission.
Si nous travaillons ensemble,
et même si cela risque d'être extrêmement long,
c'est ce que je nous propose de faire.
Avant de lancer une enquête,
il faut établir des règles.
Ce qui est recevable, ce qui ne l'est pas, etc.
Mais rien ne passera en procès.
Ce n'est pas un affrontement,
on se retrouve entre avocats ennuyeux
et on présente plein de choses au juge.
C'est lui seul qui prendra la décision.
Le juge jugera.
Exactement.
Mais avant, nous avons beaucoup de travail.
Au premier examen,
nous considérons comme fondée l'accusation
de culpabilité du gouvernement russe
dans la mort d'Alexandre Litvinenko.
M. Emmerson.
Je remercie l'équipe chargée de l'enquête pour cet examen.
La viabilité de l'accusation de responsabilité de l'État russe
dans la mort de M. Litvinenko correspond bien sûr
aux espoirs de ma cliente
car son époux a exprimé clairement
au moment de sa mort
que c'était sa conviction personnelle.
Je vais donc me pencher sur la confirmation de la date
de début de la procédure.
Ben est très optimiste.
Tout va prendre du temps,
mais Ben pense que l'on arrivera
à prouver la responsabilité du gouvernement russe.
Il va se battre, tu vas te battre,
Ben et moi allons nous battre.
Quoi ?
Rien.
Tu as dit trois fois le nom de Ben en une minute.
En quoi ça pose problème ?
En rien.
Arrête.
La situation est dangereuse pour moi.
Tu ne le vois pas ?
Si.
J'ai placé tous mes espoirs
en un homme,
en une institution.
Ah.
Pardon.
Je suis prêt.
M. Berezovsky, je suis rentré.
Boss !
Boris !
Boss ?
Le juge va réclamer au gouvernement d'ouvrir une enquête publique.
Ce qui signifie que les documents
qu'ils veulent garder secrets le resteront.
Mais lui, et c'est le principal,
les consultera et les étudiera.
C'est bien ?
C'est bien mieux qu'il y a quelques heures.
Vous allez vers Temple et moi Chancery Lane.
Combien de temps ça va prendre ?
Trop longtemps, sûrement, mais...
on le savait.
Et c'est déjà une victoire.
BEREZOVSKY RETROUVÉ MORT
Taxi !
Il émet des critiques envers Poutine, comme Sasha,
et tout à coup, comme Sasha,
il est retrouvé mort mystérieusement.
Mais, contrairement à Sasha, il avait une écharpe autour du cou.
Le cou marqué.
C'est peut-être un suicide.
La porte était fermée.
Mais ça vaut la peine d'enquêter.
Vous savez quoi, Brent ?
C'est simple.
Vous avez une mission, vous travaillez,
vous contactez le procureur ou non, c'est selon,
vous passez à autre chose.
Avoir des attaches...
De l'empathie ?
Ce n'est pas une force.
Pas comme vous l'imaginez.
Pardon.
Excusez-moi.
J'écoute.
J'arrive tout de suite.
Rêver de devenir parents
On revient sans arrêt au point de départ.
Au moins, on recule ensemble.
Merci.
Le Royaume-Uni a refusé l'ouverture d'une enquête publique
au lieu de l'enquête judiciaire
sur la mort de l'ancien espion russe Alexandre Litvinenko.
M. Litvinenko avait été empoisonné au polonium à Londres en 2006.
Une décision décevante pour sa famille.
Le ministère de l'Intérieur donne six raisons
d'avoir refusé l'enquête publique,
dont la volonté de préserver les relations internationales.
Ce qui, dans leur langage de pourris,
signifie que ce pays s'intéresse plus aux liens commerciaux
qu'à la vie de l'un de ses citoyens.
Peut-être que le gouvernement sait que ce n'est pas Poutine.
Sauf que c'est lui.
Aucun citoyen russe n'oserait faire ça sans son approbation.
Ce n'est pas Poutine le problème.
Enfin, ce n'est pas le seul problème.
Ce que cette journée nous prouve,
c'est qu'on s'attaque à tout un régime.
Un régime immoral,
lâche,
un régime qui...
obéit à Poutine au doigt et à l'œil.
Un régime qui s'imagine avoir une influence internationale
perdue depuis longtemps.
Mais aujourd'hui, le régime qu'on combat n'est pas la Russie.
C'est le Royaume-Uni.
À plus.
Tu as fumé ?
Il ne faut pas fumer, Anatoly.
Fais du sport, comme ton père.
J'aime pas le sport.
Et aider ta mère à ranger les courses,
tu aimes ?
Alex va passer.
Je voulais déposer les fleurs au cimetière, mais...
peut-être demain.
Je peux y aller.
Les frais scolaires d'Anatoly sont réglés,
l'appartement est payé,
mais on ne peut pas retirer plus d'argent du fonds.
On ne peut pas se permettre
un avocat comme Ben Emmerson.
Alors...
c'est tout ?
Je lui dis que c'est terminé, qu'on arrête tout ?
Je suis désolé.
Bon, alors...
On n'a plus d'argent.
Trouvons une autre solution.
Marina.
Ça fait sept ans.
Sept ans.
Il est temps de te poser la question.
Que peux-tu faire de plus ?
La tombe était recouverte de mousse et de feuilles mortes.
J'ai tout enlevé.
On devrait pas la laisser s'abîmer.
Merci.
Il y a trois choses à faire.
1 : maintenir l'affaire publique,
2 : garder la police de notre côté,
et 3 : attendre.
C'est le plus important.
Chaque fois que Poutine influence des élections
ou tente d'annexer la Géorgie, la pression monte.
À un moment, le Royaume-Uni ne pourra plus fermer les yeux.
Et ce jour-là,
on attaquera.
Vous n'avez rien mangé.
Ce matin,
j'ai vu Louise Christian.
Je lui ai expliqué
que j'avais très peur,
qu'à partir de maintenant,
je n'avais plus d'argent,
qu'un avocat était trop cher,
que je ne pouvais plus.
Maintenant vous venez me voir.
Vous achetez un sandwich, vous n'y touchez pas
et vous me demandez mon avis.
Je pense...
On doit continuer quand même.
Voilà mon avis. On a commencé quelque chose
et j'insiste pour qu'on poursuive jusqu'au bout.
Et je pense que vous devriez ranger votre sandwich
et le rapporter à Anatoly.
Sinon je le mange.
Merci, Ben.
Ci-joint... ... incriminant le FSB
À l'attention de la BBC
M. le Premier ministre
Monsieur Poutine.
Je m'appelle Marina Litvinenko.
Je vous considère responsable du meurtre de mon mari.
J'ai confié mes convictions aux médias britanniques
et j'ai demandé à mon Premier ministre
d'autoriser une enquête publique
pour que vous soyez reconnu coupable.
Comme le disait mon mari,
que Dieu vous pardonne.
11 février 2014
Pardon.
Excusez-moi.
Merci.
On fait quoi, cet après-midi ?
Ne répondez pas, je vais vous le dire.
Je ne comprends pas
pourquoi le gouvernement britannique protège les dirigeants du Kremlin
qui ont fait assassiner mon mari.
Après tout,
le gouvernement est censé
essayer de découvrir qui est responsable du meurtre
de l'un de ses citoyens dans les rues de Londres.
À présent,
la décision appartient à Theresa May.
Brent ?
Je lui demande d'entamer une enquête.
Je veux qu'elle me dise de femme à femme
comment elle se sentirait à ma place.
Si son mari avait été assassiné aussi cruellement,
ne voudrait-elle pas découvrir la vérité ?
Notre correspondante Julia Bremner est à Westminster.
Maman.
Crash d'un vol Malaysia Airlines
C'est en Ukraine.
La Russie l'aurait abattu.
C'est pas le genre d'événement que tu attendais ?
Ils ne peuvent pas l'ignorer.
Elle vient à la maison ?
C'est une habitude en Russie ?
Comme les Australiens qui s'invitent partout ?
C'est pas la peine de ranger.
Elle n'est pas comme ça.
Elle est gentille.
Ce matin,
Theresa May a enfin accepté.
Ils vont ouvrir l'enquête.
Je voulais vous le dire, Brent.
À vous en premier.
J'ai tout de suite su qu'il fallait vous avertir.
Parce que vous étiez le premier à venir à l'hôpital.
Tard le soir.
C'était il y a combien de temps ?
Huit ans cette année.
Vous avez été le premier à croire mon mari.
À nous écouter.
C'est un moment très important.
Il faut que la police
participe à l'enquête, j'imagine.
Alors comptez sur nous.
On allait passer à table.
Restez avec nous.
Rêver de devenir parents
Tout va bien ?
Brent.
Pour Anatoly et moi, cette enquête est simple.
On va dire publiquement que Vladimir Poutine est un assassin.
Parce que c'est notre famille.
Pour les autres...
c'est dangereux.
Vous devez penser à vos proches.
Marina.
Ceux que vous aimez.
On va fournir des preuves.
On va faire tout ce qu'on peut.
On le fait pour vous.
C'est tout.
Vraiment ?
Bon courage pour l'en empêcher.
27 janvier 2015
Pardon.
Allez, ça suffit, laissez passer.
Levez-vous.
Monsieur...
ma cliente,
Mme Litvinenko,
vous le savez, s'est battue
âprement et très longtemps pour obtenir aujourd'hui l'ouverture
d'une enquête publique
sur l'assassinat
de son époux en 2006.
Ce meurtre
était un acte d'une barbarie inimaginable.
Mais la gravité de ce meurtre atroce
se fait sentir plus loin que chez les personnes directement touchées.
C'est un sujet qui doit attirer l'attention
à l'échelle nationale et internationale.
Sur son lit de mort, M. Litvinenko a accusé Vladimir Poutine
d'avoir commandité son assassinat.
Nous sommes certains qu'au vu de toutes les preuves présentées,
vous arriverez à la conclusion
qu'il ne se trompait pas.
Brent.
Jim.
Où je peux trouver les relevés des interrogatoires ?
Les résumés sont sur la base de données. Opération Whimbrell.
Non, pas les résumés.
La retranscription complète.
Il te la faut pour quand ?
Le plus tôt possible.
Mme Litvinenko.
En rencontrant votre mari,
que saviez-vous de son travail ?
Il faisait partie d'une unité spéciale du FSB.
Mais il soupçonnait des faits de corruption au sein du FSB ?
Il a même envoyé un rapport
au directeur du service.
C'est exact.
Qui était directeur du FSB à l'époque ?
Vladimir Poutine.
Merci.
Mme Litvinenko.
Quand il a signalé ses soupçons,
pensait-il que M. Poutine prendrait des mesures ?
Sasha a très vite compris
que Poutine ne sanctionnerait pas ces gens.
Pourquoi ?
Parce que Poutine les connaissait.
Il les protégeait.
Il se protégeait lui-même.
Poutine participait à ces manigances,
de l'avis de votre mari ?
Oui.
Je vous remercie.
Nos prochains témoins
sont des agents de la police de Londres :
des membres de la cellule antiterroriste SO15
et le commissaire chargé de l'enquête sur le meurtre.
Nous avons trouvé du polonium au restaurant Itsu,
où Lougovoï et Kovtoun ont déjeuné,
au Millenium Hotel,
où ils logeaient,
au Pine Bar, à la table où ils étaient assis,
dans le bec de la théière
du thé qu'ils ont commandé, à leur table,
dans chacune de leurs chambres,
dans le siphon du lavabo de la chambre de M. Lougovoï
et à d'autres endroits de Londres.
Trop pour les retenir.
Merci...
Ainsi que sur le siège de l'avion qui les a amenés de Moscou.
Merci, M. Timmons.
M. Lougovoï a fait toute sa carrière au KGB.
M. Litvinenko l'a signalé,
mais nous avons bien sûr effectué des recherches
et pouvons le confirmer.
Il est important de préciser que cette semaine,
M. Lougovoï s'est vu remettre une médaille
pour son service à sa patrie.
Vous précisez cela car...
J'ai trouvé le moment étrange,
voilà tout.
Vous avez interrogé M. Lougovoï en décembre 2006.
C'est exact.
Vous n'avez pas de cassettes de ces entretiens ?
Malheureusement, c'est exact aussi.
C'est ennuyeux, vous ne trouvez pas ?
C'est le moins que l'on puisse dire.
Je profite de cette pause, M. Tam,
pour vérifier auprès de M. Tarpey
que cela ne signifie pas
que l'interrogatoire n'était pas enregistré.
Oui, il y avait bien un enregistrement.
Une cassette a été fournie par la Russie
sur laquelle on entendait prétendument M. Lougovoï,
mais qui s'est ensuite avérée être vierge,
ou avoir été effacée,
possiblement.
C'est exact.
Cette précision était importante, il me semble.
M. Hyatt, concernant vos entretiens
avec M. Litvinenko à l'hôpital,
avez-vous les retranscriptions ?
Pour cette partie,
de manière inhabituelle,
nous allons présenter des preuves
touchant à la mort de M. Litvinenko
fournies par M. Litvinenko lui-même.
Je propose que M. Hyatt
lise ses questions devant la cour,
et je lirai les réponses données par M. Litvinenko.
Vous pouvez commencer, M. Hyatt.
En bas de la page 78,
j'interroge Sasha sur le travail que le FSB lui demandait.
"Vous dites que votre travail était de tuer.
"Tuer qui ?"
"Les ennemis de l'État russe.
"On me donnait des noms,
"et je devais les tuer.
"C'est pour ça que je suis ici aujourd'hui."
"Parce que vous avez tué ?"
"Parce que j'ai refusé.
"C'est pas un travail humain.
"Il y a de la corruption au FSB.
"Je veux en informer le monde."
Puis, plus loin,
à la page 85,
je lui dis :
"Vous êtes devenu une cible ?
"Ils ont envoyé quelqu'un à Londres ?"
Sasha a confirmé.
Il pensait que quelqu'un avait été envoyé
pour l'empoisonner.
Puis mon collègue, Jim Dawson, a demandé :
"Savez-vous qui a pu donner cet ordre ?"
"Je connais l'homme qui a donné cet ordre.
"L'homme qui a décidé que je devais mourir."
"Vous connaissez son nom ?"
"Il s'appelle...
"Vladimir Poutine."
M. Emmerson.
Bien sûr, cette histoire n'arrivera à son terme
qu'au moment de votre verdict.
Mais les preuves que nous apportons sont totalement objectives
et totalement incriminantes.
Il s'agit de faits indéniables.
Le polonium 210
est produit exclusivement en Russie.
Dans une centrale gouvernementale hautement protégée,
en Russie.
Sous le contrôle de M. Lougovoï, de M. Kovtoun et donc de M. Poutine.
Ce n'est pas simplement l'arme du crime.
C'est une signature.
Merci, M. Emmerson.
Et maintenant ?
On attend son verdict.
Le juge doit juger.
Exactement.
Maman.
Je suis là.
Si vous voulez vous en prendre à moi, venez.
Je n'ai pas peur.
Arrêtez.
Moi, je n'arrêterai jamais.
Le 21 janvier 2016, Sir Robert Owen publie un rapport de 328 pages.
Plus tard ce jour-là, la ministre de l'Intérieur, Theresa May,
qui avait initialement refusé l'enquête,
s'adresse à la Chambre des communes.
L'enquête conclut que M. Litvinenko a été sciemment empoisonné
par Andreï Lougovoï et Dmitri Kovtoun.
L'enquête conclut également
que Lougovoï et Kovtoun agissaient sous les ordres d'autres personnes
en empoisonnant M. Litvinenko.
Il est fort probable
qu'ils obéissaient au Service de la sécurité intérieure russe :
le Service fédéral de sécurité, FSB.
L'enquête conclut encore
que la mission de tuer M. Litvinenko commandée par le FSB
a probablement été validée par M. Patrouchev,
alors directeur du FSB,
et par le président, M. Poutine.
Qu'est-ce que je vois ?
Pourquoi vous me l'avez caché ?
Il est pour quand ?
D'un jour à l'autre.
Un petit garçon.
Et...
On espérait...
On espérait
que vous accepteriez...
qu'on l'appelle Sasha.
Andreï Lougovoï et Dmitri Kovtoun continuent à nier
qu'ils ont joué un rôle dans la mort d'Alexandre Litvinenko.
Le gouvernement russe réfute le résultat de l'enquête,
dénonçant des "préjugés" et des "manigances politiques".
En septembre 2021, la Cour européenne des droits de l'Homme
a reconnu le gouvernement russe
coupable de la mort d'Alexandre Litvinenko.
Adaptation : Alexandra Barthès
Sous-titrage : IMAGINE
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.