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Alexandre Litvinenko est mort,
dans des circonstances encore inconnues.
Notre correspondant est Gordon Corera.
Nous n'avons pas plus d'informations sur la cause du décès.
L'hôpital a déclaré hier soir qu'il était décédé à 21h21.
Les médecins ont fait le maximum. Scotland Yard poursuit l'enquête.
C'est moi qui parle.
On a la confirmation que c'est bien du polonium
qui a tué votre mari, et c'est une bonne chose
car on peut officiellement enquêter pour mort suspecte.
Pardon ?
Ce n'est pas une mort suspecte.
C'est un meurtre.
Sasha a été assassiné.
Cela se vérifiera peut-être, mais pour le moment...
Il vous a tout raconté.
Il leur a dit.
Il nous en a dit beaucoup.
Tout est très important.
Nous allons nous servir de ses déclarations.
Mais nous devons nous montrer aussi rigoureux
dans l'analyse de ses propos qu'il l'a été dans son récit.
Nous allons devoir vous demander de quitter votre maison
quelque temps pour vérifier
qu'il n'y a pas de polonium.
Ils sont là depuis un mois.
Vous comprenez.
Nous pouvons vous trouver un logement.
Non, merci.
On va s'en occuper.
Nous avons mis deux assistants de police
à votre disposition.
Ray, avec la barbe.
Il est végétarien.
Et Aidan, un ancien para qui a peur des araignées.
Je ne vous ai rien dit.
C'est tout ?
Vous partez déjà ?
Je ne suis pas là pour le soutien moral.
C'est leur travail.
Mon rôle est de trouver l'assassin de votre mari
et de rétablir la justice.
Commissaire.
Merci.
Non, Mme Litvinenko.
On n'y est pas encore.
Un microgramme
est mortel.
Un microgramme ?
Un demi-grain de sable.
Je peux répondre à votre prochaine question :
des milliers.
Des dizaines de milliers de vies sont en danger.
Il n'est pas exagéré de dire
que le Royaume-Uni subit une attaque chimique.
Monsieur le ministre, beaucoup ici réclament une enquête pour meurtre.
Nous considérons qu'il s'agit d'une crise sanitaire
avant d'être une affaire criminelle.
Nous avons condamné les zones contaminées au polonium,
comme à l'hôpital et à l'hôtel.
Au restaurant de sushis.
La liste des lieux déterminera l'ampleur de la contamination.
Mais ce n'est pas qu'une crise sanitaire.
C'est notre avis.
Dans les faits, ça ne se passera pas comme ça.
Nous savons quoi faire face au polonium.
Mais vous ne savez pas où le trouver.
On a appris hier que c'était une substance extrêmement dangereuse
mais aussi indétectable.
Inodore, incolore,
qui tue sans prévenir.
Pour contrôler le risque pour le public,
on doit savoir où la trouver.
Pour cela, on doit savoir qui l'a manipulée et où.
Envoyez-nous vos équipes.
Nous identifierons des lieux que vous pourrez contrôler.
Ensemble, nous pourrons progresser dans l'enquête.
Qu'en dites-vous ?
Vous n'avez pas de plaque.
Clive Timmons,
responsable de l'enquête Litvinenko.
Avez-vous déjà rencontré ce genre d'affaire,
commissaire ?
Vous, oui ?
Étant donné les accusations faites, y compris par la victime,
contre Vladimir Poutine,
peut-on s'attendre à une crise diplomatique ?
Tout va reposer sur les preuves.
La méticulosité de cet assassinat
va limiter l'existence de preuves.
Merci.
Bon sang.
Merci.
Tu vas à l'école ici, Anatoly ?
Il va à la City of London.
Faites vos valises.
On nous demande de partir.
Capitaine.
On doit y aller.
Pardon.
Une personne sur le sol britannique a été contaminée
par une substance radioactive.
Elle se présente sous la forme de rayonnement alpha.
Si ce verre contenait du polonium,
il ne pourrait pas s'échapper.
Il ne causerait aucun mal, ni à moi ni à vous,
par sa simple présence.
En revanche, l'ingestion de la moindre particule,
que ce soit en mangeant, en buvant,
en inhalant de l'air la contenant
ou en subissant un contact avec une coupure,
serait fatale.
Le public est-il à risque ?
Je crains de ne pouvoir vous répondre.
Nous avons tracé une ligne sur tous les sites.
Un côté est sûr,
l'autre désigne une zone contaminée.
Pour passer cette ligne,
retirez vos vêtements
et enfilez la combinaison.
Ainsi que des bottes
et des gants.
Puis vous scotchez les chevilles
et les poignets.
Ensuite,
masque et capuche.
Fermetures Éclair remontées
et scotchées.
Un collègue doit vous contrôler.
Merci, Michael.
Alors seulement, vous pouvez passer la ligne, équipé de ceci.
Ce sont des détecteurs de rayonnement alpha.
On entre sur zone en équipe.
On se déplace en équipe,
on contrôle en équipe.
En cas de signal positif, même infime,
informez votre chef et quittez la zone
en respectant le même protocole.
La moindre erreur
met votre vie
ainsi que celle de tous ceux qui vous entourent
en danger.
On va répéter l'exercice
et le commissaire Timmons nous fournira la liste des zones.
Merci, Michael.
Combinaison,
bottes...
Si je demande à mon équipe de s'exposer,
elle va me demander les risques et je dirai que je ne sais pas.
Surtout pas.
Je n'aurai pas le choix.
À vous de contenir l'inquiétude.
C'est votre travail. Sinon...
la peur va se répandre, et croyez-moi,
la panique est plus contagieuse que le poison.
Bon.
Les enfants.
Voilà ce qu'on va faire.
On part de Litvinenko
et on remonte la piste à l'envers.
Si on trouve du polonium chez lui,
comme on le soupçonne,
on devra se demander
où il était avant ça.
Et on y va.
Si on y trouve du polonium aussi,
on recommence.
Et on continue à vérifier
jusqu'à trouver la source.
Le départ de la piste.
On identifie la ou les personnes présentes sur les lieux,
et on a notre suspect.
Suivre le poison pour trouver l'empoisonneur.
Nous acceptons cette mission
non pas parce qu'on l'a promis à un citoyen britannique,
même si c'est vrai,
non pas parce qu'on a le soutien des plus grands scientifiques,
même si c'est vrai,
mais parce que c'est notre devoir.
Oui, il y a des choses qu'on ne sait pas.
Mais avancer sans tout savoir, c'est votre spécialité.
C'est pour ça que je vous ai engagés.
Ceci étant dit, si quiconque ici ne se sent pas à l'aise,
vous pouvez vous défiler.
C'est le moment.
On ne vous jugera pas. Personne ne vous en tiendra rigueur.
Mais parlez maintenant.
Bien.
Ne faites pas tout foirer.
Mme Litvinenko !
J'ai une douleur au ventre.
J'ai du sang dans la bouche.
Je suis malade.
On m'a empoisonné.
Je le sais.
C'est bien.
C'est normal, d'avoir trouvé du polonium chez lui.
C'est ce qu'il nous a dit.
Il nous a tout expliqué.
Il nous a parlé de Scaramella, Lougovoï et Kovtoun.
Il est sûr que ça vient de l'un d'eux.
On va tout fouiller.
Tous les endroits où il est allé.
- Le Millenium Hotel. - Partout.
Vous ne le croyez pas ?
Je me méfie, simplement.
Parce que c'était un espion du KGB ?
Parce qu'on se méfie toujours de tout le monde.
On vérifie par nous-mêmes.
On contrôle tout et tout le monde,
y compris vous deux.
Vous l'avez beaucoup vu.
On doit vous tester.
Vous mettriez l'équipe en danger.
Scaramella.
Je vous écoute.
Il est en Italie,
mais il vient souvent à Londres
et a des liens avec la Russie.
Il est analyste du renseignement,
il travaille sur le nucléaire et l'influence du KGB.
Il est anti-KGB ?
C'est possible.
Mais Litvinenko aussi.
Donc pour obtenir de déjeuner avec Litvinenko...
Être anti-KGB est un plus.
Eh bien, il faut le trouver.
Tu veux dire moi ?
Si ça te convient.
Je suis pas sur l'enquête. Je faisais ça pour Duncan.
T'es sur quoi ?
En ce moment ?
J'attends le rapport sur les attentats du 07/07.
Alors en attendant...
Y a pas de quoi.
Scotland Yard reconstitue les derniers pas
de l'ancien espion russe empoisonné par une substance radioactive rare.
Le directeur s'appelle Martin Svensson.
Il a suivi l'affaire à la télé.
Il a envie d'aider.
Super.
Je me souviens de Kovtoun.
Il était plutôt discret.
Il restait dans son coin ?
Exactement.
Lougovoï, par contre...
Lui, il se pavanait comme un roi.
Quelle arrogance.
Je trouve.
Ils étaient bien ici aux dates qu'on vous a données ?
Lougovoï, chambre 441.
Kovtoun, chambre 382.
Pouvez-vous nous l'imprimer ?
Nous n'avons pas de caméras de surveillance au Pine Bar.
Qui sait...
Ça a pu les attirer.
Et dans le reste de l'hôtel ?
Vous avez toujours les vidéos ?
Oui, nous pouvons regarder.
Merci, Martin.
Maintenant ?
Oui, s'il vous plaît.
Pouvez-vous m'épeler "Hyatt" ?
Hotel, yankee, alpha, tango, tango.
Merci.
Vous avez eu des nausées ?
Troubles digestifs ?
Comment va votre partenaire ?
Elle va bien, merci.
Vos enfants ?
Vous en avez ?
On aimerait.
Est-ce que...
Ça pourrait...
impacter...
Ça dépend.
Combien de temps avez-vous passé avec M. Litvinenko ?
Quelques secondes ?
Quelques minutes ?
Quelques heures ?
Tables au sous-sol
Là.
Lougovoï.
Oui, c'est lui.
Et ces gens ?
Ils étaient avec lui.
M. Lougovoï avait réservé la chambre 441,
une suite familiale.
Chef ?
- Du polonium à Itsu. - Que dis-tu de tout ça ?
Je me dis
que si je devais empoisonner quelqu'un,
je n'amènerais pas ma famille.
C'est juste.
Mais ne t'arrête pas là.
Fais des copies des vidéos.
Bien, chef.
Dernière question :
comment dit-on "merci" en italien ?
Grazie mille, Manuela.
Timmons.
On a le contact de Scaramella.
On peut le faire arrêter en Italie.
On fait arrêter personne.
Il nous faudrait un mandat d'arrêt européen et tout ça.
On sera à la retraite avant d'y arriver.
Toi le premier.
- Il sait qu'on le cherche ? - Non.
Tant mieux.
Envoie-moi son numéro, je l'appelle.
Où tu es ?
Sur Bond Street.
Tu vas l'appeler dans la rue ?
On est à Londres.
Les gens ne font pas attention aux autres.
On a trouvé des traces minimes chez Litvinenko.
Donc il n'y avait pas de polonium,
mais quelqu'un qui est entré en contact avec.
Litvinenko.
Ce qui veut dire qu'on peut éliminer des suspects sa femme et son fils.
Ici, en revanche,
les traces sont...
bien plus élevées.
Il y a du polonium
juste là.
C'est lui qui l'a trouvé ?
Oui.
C'est mon équipe. Il va bien ?
Il craint d'avoir été mal protégé.
On fait quoi ?
Il va faire un test
et si tout va bien, ce qu'on espère,
il reprendra dans quelques jours.
Et sinon ?
N'y pensons pas.
M. Scaramella ?
Je vous appelle au sujet de votre ami décédé,
Alexandre Litvinenko.
Je sais, c'était un sacré choc.
Non, je vous comprends très bien.
Pour tout vous dire,
M. Scaramella, il y a...
quelques personnes à qui on aimerait parler.
Nous avons entamé notre descente sur Londres.
Merci d'attacher vos ceintures.
M. Scaramella.
Je suis le commandant Duncan Ball.
Vous m'arrêtez ?
On ne vous arrête pas.
Je dois voir Clive Timmons.
- On sait. - Je veux aider l'enquête.
Et on s'assure que vous ne changiez pas d'avis.
Il va loger ici ?
Non, il a sa maison à Ascot.
Mais il m'a dit qu'il allait vous appeler bientôt.
Tous les deux.
Logique, il a dit qu'ils étaient assis à cette table.
Donc il a dû être empoisonné au restaurant
puis il est allé à l'hôtel
où il a laissé des traces.
J'ai tout. 30 cassettes à regarder.
Un coffret vidéo à dévorer.
Et la facture d'hôtel de Lougovoï.
Avec ses numéros de carte et de compte.
- Je suis pas sur l'enquête. - Clive m'a dit que tu dirais ça.
Il a ajouté de te tendre le papier jusqu'à ce que tu le prennes.
Merci.
On sait que vous savez pour le polonium, Mario.
Vous en parlez dans votre rapport.
La question qu'on se pose,
c'est pourquoi il y en avait au sous-sol du restaurant Itsu ?
Pourquoi on en a trouvé là, Mario ?
- À cause de Sasha. - Sasha.
J'ai une théorie.
Vous avez apporté du polonium à Itsu car Sasha y était.
Il y mangeait.
Vous lui donnez rendez-vous à Itsu, vous commandez à l'étage
et vous l'empoisonnez au sous-sol.
Je suis là pour vous aider.
Alors aidez-nous !
Expliquez-nous pourquoi, alors que vous étiez à Itsu,
et que Sasha était à Itsu, on a trouvé du polonium
à la table où vous étiez assis.
Il avait déjà été empoisonné.
Si, c'est la seule solution.
Vraiment ?
Avant de vous voir, ce jour-là,
le jour où on l'a empoisonné,
le seul autre endroit où il a été, c'est chez lui.
Et on n'y a trouvé aucune trace de rayonnement primaire.
Pourquoi vouliez-vous le voir ?
Vous avez insisté.
J'étais inquiet pour Sasha.
Et pour moi.
Vous étiez tous les deux visés ?
Sasha était mon ami.
Il me faisait confiance.
J'avais pas le choix.
Scaramella était un peu...
énervé.
En clair,
Scaramella était peut-être l'homme envoyé pour vous empoisonner.
C'est possible.
On ne va pas le croire sur parole.
Vous allez passer un test.
On va vérifier votre chambre d'hôtel.
Chambre 763 au Thistle Victoria ?
On veut aussi connaître les autres endroits où vous êtes allé.
Pour faire des tests là-bas aussi.
Et voir à quel point c'est possible.
Chef, les analyses d'urine prennent 24 heures.
En tout cas pour Brent Hyatt et Jim Dawson.
Les autres attendront.
Mario passe avant tout le monde.
J'envoie une équipe à son hôtel.
Alerte à la radioactivité à Londres.
L'espion russe a été empoisonné
par une substance radioactive.
Elle dit des bêtises.
Il était pas russe.
Il était anglais.
Chef ?
Lougovoï.
Là, regardez.
Il sort du Pine Bar,
il passe un appel à 15h38.
L'horloge de la réception le confirme.
L'heure à laquelle Sasha dit qu'il lui a parlé.
Il raccroche.
Kovtoun.
Ils discutent.
Et ensuite...
Ils vont aux toilettes.
Et ?
Les hommes ne vont pas aux toilettes ensemble.
En boîte de nuit, à la limite.
Mais pas à l'hôtel le mercredi après-midi.
Lougovoï ressort
et tapote sa poche.
Comme s'il y avait quelque chose.
Et il retourne au bar attendre Litvinenko.
J'adorerais accuser les Russes
plutôt que l'Italien,
mais il y avait du polonium à Itsu avant qu'ils interviennent.
La vidéo n'y change rien.
Rembobine.
Timmons.
Je vous écoute.
D'accord. Merci.
Chef ?
- Ils y sont toujours ? - Ils terminent.
Présente-toi à la réception,
dis-leur de sortir leurs petits aspirateurs et rappelle-moi.
On a le relevé bancaire de Lougovoï.
Intéressant.
Aucune contamination chez Scaramella.
Ni dans sa chambre d'hôtel, ni dans son urine.
Même pas secondaire ?
Ça a rien donné.
Clive,
laisse tomber Scaramella.
- Pourquoi ? - D'après ce relevé,
Lougovoï paie tout avec la même carte : la facture d'hôtel,
son shopping, ses sorties au bar...
Il l'avait aussi utilisée à Londres deux semaines avant
et le 16 octobre à...
Piccadilly.
Il a payé à Itsu.
Tu es sûr que c'est deux semaines avant et le même Itsu ?
Tu es à la réception ?
Oui, chef.
Mets-toi au centre,
près des canapés, face à l'entrée.
Disons que c'est 12h. Tourne-toi vers la gauche,
à 10h. Tu vois une porte ?
Oui, chef.
Les toilettes des hommes. Dis-leur de vérifier.
Pourquoi ils aiment autant Itsu ?
C'est pas eux, c'était le lieu de rendez-vous de Litvinenko.
Donc ils allaient forcément le voir.
Réservé à la clientèle
Émission maximale.
C'est-à-dire ?
Niveau de lecture maximal atteint. On peut pas faire plus radioactif.
On les tient.
Merci.
Bien.
Mesdames et messieurs,
c'est eux.
On a nos suspects.
Ils arrivent,
ils retrouvent Sasha à Itsu
et tentent de le tuer sur place. - En vain.
Oui, mais ça explique ce qu'on a découvert.
Deux semaines plus tard,
ils reviennent, mais avec leur famille,
pour ne pas éveiller les soupçons.
Mais cette fois,
ce sont eux qui lui donnent rendez-vous.
Pour choisir le lieu, être maîtres de la situation.
Pour éviter de rater leur mission deux fois.
- Pour que quand il arrive... - Chef.
Pour que quand il arrive, ils soient prêts.
Ils ont le poison,
ils sont à l'abri des caméras
et ils ont même commandé du thé vert.
Ils n'ont plus qu'à attendre...
que Sacha Litvinenko arrive,
qu'il s'assoie...
et qu'il boive une gorgée.
Je trouvais utile de vous exposer la vision des Russes.
Si un citoyen russe est décrété ennemi d'État,
alors, où qu'il se trouve dans le monde,
les Russes estiment que contre lui,
tout est permis.
Ce n'est pas la même chose.
Litvinenko causait des ennuis.
Il était déjà considéré comme un criminel de guerre avant Poutine.
Et il travaillait pour nous, en toute transparence.
Je ne dis pas qu'il l'avait cherché...
- Ça ne s'applique pas ici... - Mais il l'avait cherché.
... parce que Litvinenko n'était pas russe.
- C'était un espion. - Ancien espion.
- Ça n'existe pas. - C'était un citoyen britannique.
Depuis 5 minutes.
Mes yaourts ont la nationalité depuis plus longtemps.
Si on n'impose pas des limites, la chasse est ouverte.
N'importe quel pays viendra faire son sale boulot chez nous.
Il vivait ici, sa famille aussi.
Et au cas où vous auriez oublié,
il a travaillé pour vous.
On doit lui accorder la protection des lois britanniques.
N'est-ce pas ?
Si nous reprenions du début ?
Maman ?
Rien ne suggère une mort violente dans le rapport.
Maman !
Il n'y a aucune preuve.
Pourquoi rien n'a été publié avant ?
Si les informations datent d'après sa mort, il n'y a rien à dire.
Monsieur Litvinenko n'est pas Lazare.
Lougovoï et Kovtoun sont rentrés en Russie
le 3 novembre.
Il ne suffit pas de savoir que ce sont eux.
À présent, on doit trouver des preuves
qui les relient, eux et personne d'autre, au polonium.
Les relevés radioactifs du Pine Bar sont incriminants.
Sont-ils allés à des endroits où Sasha n'était pas ?
Lougovoï est allé voir un match.
Arsenal - CSKA Moscou, le soir du 1er novembre.
Et ils ont mangé au restaurant Pescatori.
On ira aujourd'hui.
Faites, mais pour nous,
rien de ce qu'ils ont fait après avoir vu Litvinenko ne compte
car les radiations peuvent venir de lui.
Où sont-ils allés avant ?
Voilà ce qu'on doit trouver pour être sûrs.
L'avion qu'ils ont pris pour venir.
Ils ne pourront pas nier.
Merci.
Voilà.
C'est notre nouvelle priorité.
Beau travail.
Dans une déclaration ce matin,
Vladimir Poutine nie toute interférence russe
et évoque des soupçons...
Allô ?
Capitaine Hyatt ?
C'est moi.
Docteur Onome George,
de l'Agence de protection de la santé.
J'ai votre bilan d'analyses.
J'ai le plaisir de vous informer que vos résultats sont négatifs.
Et Jim Dawson ? Mon collègue.
Je suis navrée, je ne peux pas vous les donner.
Bien sûr.
Mais sachez que je m'apprête à avoir la même conversation
avec M. Dawson dans un instant.
Merci.
Merci.
Bonne journée.
Au revoir.
J'y vais.
Je te prépare quelque chose pour ce soir ?
Si on dînait ensemble ?
C'est mieux si je rentre tôt, d'après le calendrier.
Ils sont arrivés par le vol BA873.
Sièges 23C
et 23D.
D'accord. Où est l'avion ?
Le numéro de vol n'est pas le même, bien sûr,
mais l'avion lui-même est actuellement...
à Heathrow. Terminal 2.
Il est à Londres ?
En ce moment ?
Contamination confirmée au siège 23D.
23D, c'est celui de...
Lougovoï.
À l'œuvre pour protéger Londres
Chef.
On a trouvé.
La preuve que c'est Lougovoï et Kovtoun.
Ils sont arrivés avec le poison.
Je pense que ça suffit pour demander l'extradition.
Je m'en charge ou vous le faites ?
Si c'est vous, ça aura plus de poids.
On ne va rien demander.
Ça ne passera pas.
- Comment ça ? - Vous avez vu les infos.
Une opposition ?
Nous ne sommes pas les seuls à pouvoir décider.
- On doit les interroger. - Bien sûr.
Mais en l'occurrence, nous allons devoir nous contenter
d'identifier les coupables.
Ça ne suffit pas.
Ce n'est pas ce qu'on a promis à Marina.
C'est comme ça.
Alors dites-moi,
ils nous interdisent de leur parler
ou de les extrader ?
Hein ?
Chef.
Le Royaume-Uni et la Russie n'ont pas d'accord d'extradition.
Alors on va devoir faire sans.
Où est Tarpey ?
- Aux toilettes. - D'accord.
Les hommes ne vont pas aux toilettes ensemble l'après-midi.
Tarpey.
Il faut que tu ailles à Moscou.
Merci beaucoup.
Anatoly !
Adaptation : Alexandra Barthès
Sous-titrage : IMAGINE
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