All language subtitles for Litvinenko.S01E01.Episode.1.REPACK.1080p.AMZN.WEB-DL.DDP5.1.H.264-FLUX[eztv.re]

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Original subtitles

Ceci est une histoire vraie.

Ce récit s'appuie sur des recherches et des comptes rendus officiels.

Certains noms ont été modifiés.

Des scènes et personnages ont été créés pour les besoins de la fiction

Je veux porter un toast.

Mais...

comme ceci est important, je vais le dire en anglais.

Aujourd'hui, après 6 ans d'attente,

on a reçu une lettre du gouvernement britannique.

Désormais,

on peut dire qu'on est une famille britannique.

Une famille britannique.

Une famille britannique !

Certificat de naturalisation Edwin Carter

Ne travaille pas trop tard.

1er novembre 2006

Marina !

Sasha !

Oui. Je pense qu'il y a eu un malentendu, monsieur.

16 jours plus tard

Oui, monsieur.

Je fais au plus vite.

Désolé. 20 minutes maxi.

Parfaitement, monsieur.

Oui, j'ai vu ça.

Le patron est furax. On a mieux à faire, apparemment.

Pourquoi on confie pas ça à l'Antiterrorisme ?

Ils en veulent pas, ils traitent pas les homicides.

- La Crim' n'en veut pas. - Parce que personne n'est mort.

Parce que personne n'est mort.

Mais en fait, personne ne veut de l'affaire

parce qu'ils pensent tous que le type a perdu la boule.

Et nous ?

Je peux pas parler pour toi, Jim, mais je propose de l'écouter

pour se faire une idée.

Bonsoir. On vient voir M. Carter.

M. Edwin Carter.

L'homme qui dit qu'on l'a empoisonné.

- Au bout du couloir. - Merci.

Deux minutes.

Mme Carter ?

Lieutenant, c'est...

un moment important pour nous.

Mon mari craignait

que personne ne le prenne au sérieux.

On est là, Mme Carter.

Il veut...

que le monde entier sache ce qui est arrivé.

Vous comprenez ?

Ça va, Mme Carter ?

Mon mari est malade,

donc moi aussi, je suis malade.

On est un couple soudé.

On peut lui parler ?

Les médecins...

Je sais qu'ils ne le croient pas.

Mais ils ne comprennent pas.

M. Carter ?

Je suis le lieutenant Brent Hyatt,

de la Direction de la criminalité spécialisée.

Et voici le lieutenant Jim Dawson.

Tu vois ? Je t'avais dit qu'ils viendraient.

Ferme la porte.

Lieutenant.

Je dois signaler un meurtre.

Le meurtre de qui ?

Le mien.

Aujourd'hui,

je suis en vie, je tiens debout. Mais demain...

Non. Demain,

je serai fatigué.

Dans deux jours,

ce sera pire. Je serai très faible.

Dans trois jours...

Ça prendra peut-être quatre jours.

Comment savez-vous

combien de jours il vous reste ?

Si vous avez été empoisonné,

comment pouvez-vous être aussi précis ?

Je sais comment ça s'est passé.

Je sais quand, je sais pourquoi.

Lieutenant,

Je vais vous raconter mon histoire

avant qu'il ne soit trop tard.

Si c'est bien un barjo,

c'est le barjo le plus sensé que j'aie jamais rencontré.

Et j'en ai croisé un paquet.

Bon,

on prend sa déposition. On le laisse parler.

Ils sont là.

Lequel de vous est le chef ?

Écoutez, je vais vous le dire le plus poliment possible,

vous devez partir.

L'homme qu'on auditionne...

Cet homme est très malade. Il n'y a rien à ajouter.

Il dit avoir été empoisonné.

Les patients disent beaucoup de choses.

Mais on doit le prendre au sérieux.

On l'a pris très au sérieux.

On a cherché plusieurs toxines,

dont le thallium, qui aurait servi de poison,

mais on n'a rien trouvé.

Et la perte de cheveux ?

Sûrement une réaction aux antibiotiques.

Je vais prendre sa déposition.

- Il est minuit. - J'entends bien.

Tant mieux. Par égard pour les autres patients,

si vous y tenez vraiment, attendez au moins demain matin.

Ce sera possible ?

Comment ça ?

Pouvez-vous me garantir personnellement

que M. Carter sera encore en vie demain matin ?

Si oui, d'accord, on reviendra demain matin.

Sinon,

sauf votre respect, on y va tout de suite.

Mme Carter, je dois vous demander de nous laisser seuls.

Il est 00h08,

le 18 novembre 2006.

Je suis le lieutenant Brent Hyatt. Également présents...

Le lieutenant Jim Dawson.

Et...

Edwin, pouvez-vous décliner votre nom pour l'enregistrement ?

Mon nom...

Mon nom n'est pas Edwin Carter.

C'est un nom que j'utilise pour me protéger.

Alors, comment vous appelez-vous ?

Pour que cet enregistrement soit recevable,

on doit savoir à qui on parle.

Je m'appelle Alexandre Litvinenko.

Je suis un ancien officier du FSB.

En Russie, j'avais...

un poste important,

sous-directeur de la section 7.

La section 7 ?

Un service ultra-secret.

Mon travail était simple.

Mon travail était de tuer.

C'était votre travail ?

Oui.

Tuer qui ?

Les ennemis de l'État russe.

On me donnait une liste, des noms,

et j'organisais les opérations.

C'est pour ça que je suis ici aujourd'hui.

Parce que vous avez tué ?

Non, parce que j'ai refusé.

C'est pas un travail humain,

c'est un travail de corrompu.

Il y a de la corruption dans la justice

et de la corruption...

ici, à l'intérieur.

Quand on est arrivés à Londres,

j'ai écrit un livre au sujet...

de la corruption en Russie.

Et quand j'ai écrit ce livre,

ils étaient furieux contre moi.

Ils sont venus en Angleterre pour me tuer.

Vous êtes devenu une cible à cause de ce livre ?

Oui, parce que je dis la vérité.

Parce que...

je suis un fauteur de troubles.

Savez-vous qui a pu donner cet ordre ?

Oui, je connais l'homme qui a donné cet ordre.

L'homme qui a décidé que je devais mourir.

Vous connaissez son nom ?

Cet homme était à la tête du FSB.

"Était" ?

Avant, oui. Plus maintenant.

Comment s'appelle-t-il ?

Commencez par nous dire son nom.

Il s'appelle Vladimir Poutine.

- Bonjour, Floppy. - Bonjour, chef.

On l'annonce comme le mariage de l'année.

Quelques stars sont réunies à Rome

pour les noces de Tom Cruise et Katie Holmes.

La cérémonie devrait avoir lieu aujourd'hui...

Peter Clarke : T'as lu la presse ?

Bon déjeuner de Russie

Le KGB de Poutine accusé d'avoir empoisonné un espion

L'homme est entre la vie et la mort

On a un ami russe à Londres,

Alex Goldfarb.

Il a demandé à un photographe

de venir à l'hôpital.

D'après lui, il faut qu'on attire l'attention,

pour Sasha.

Sasha ?

Alexandre.

Sasha, c'est son diminutif.

Vous pensez qu'on a eu tort ?

Professionnellement, je l'ignore.

Personnellement, si Sasha veut que le monde sache ce qui est arrivé,

je pense qu'il ne pouvait pas faire mieux.

C'est bon.

Il est important d'établir la liste des gens que vous avez vus

à Londres,

pour savoir qui a pu faire ça.

Vous comprenez ?

En arrivant à Londres, j'ai pris contact avec d'autres Russes.

Qui étaient ces Russes ?

Des gens comme moi, des ennemis de l'État.

Alex Goldfarb,

Boris Berezovsky,

et une femme qui arrivait de Tchétchénie, Anna Politkovskaïa.

Une cible, elle aussi ?

Oui, parce qu'elle écrivait beaucoup d'articles

contre Poutine,

contre la guerre en Tchétchénie.

Elle était engagée.

Mais quand elle est rentrée, en octobre,

elle a été assassinée à Moscou.

- Tuée ? - Assassinée. C'est un fait.

J'ai dit aux médias :

"Mon amie Anna a été tuée par le gouvernement russe.

"Par Vladimir Poutine."

Si je ne l'avais pas dit, personne ne l'aurait fait.

Ça s'est passé en octobre de cette année ?

Le 7 octobre.

L'anniversaire de Poutine.

Ensuite,

je reçois un coup de fil inattendu

d'un Italien,

un spécialiste du renseignement lié aux Russes.

Il me dit qu'il vient à Londres

et qu'il veut déjeuner avec moi.

Il vous appelle sans crier gare pour déjeuner avec vous à Londres ?

Vous connaissez son nom ?

Il s'appelle Mario Scaramella.

Il vous a dit pourquoi il voulait vous voir ?

Mais vous avez accepté de le rencontrer ?

Vous vous souvenez de la date ?

Oui, je me souviens. Le 1er novembre.

Encore une date importante.

Pourquoi ?

C'est le jour où on m'a empoisonné.

Lieutenant, Alex Goldfarb.

Un vieil ami de Sasha.

Vous avez fait venir le photographe.

Laissez-moi vous présenter

le professeur John Henry,

l'un des meilleurs toxicologues au monde.

Lieutenant.

Il aimerait pouvoir examiner Sasha.

Désolé. Sauf votre respect, ce n'est pas à moi d'en décider.

Cela dit,

si vous parvenez à l'examiner, vous voulez bien m'en informer ?

Notre présence n'a pas réjoui les médecins.

Entrez !

Directeur-adjoint

Il mobilise deux enquêteurs depuis hier.

En fait,

ce n'est pas de notre ressort, on ne traite pas les homicides,

mais la Crim' se défausse.

Parce que personne n'est mort.

Parce que personne n'est mort.

Ils n'ont pas tort.

Bref, vu la tournure des événements,

le passé de la victime, la dimension internationale de l'affaire,

on veut que ce soit une enquête conjointe.

L'Antiterrorisme prendra les commandes.

Comme tu diriges le bureau de Londres...

C'est moi, le veinard.

- "Veinard" n'est pas le mot. - Parle pour toi.

Dans mon boulot, on peut attendre ce genre d'affaire

toute notre carrière, en vain.

Alors, je prends.

Je retrouve Scaramella à Piccadilly Circus.

Il est très nerveux. "On y va !"

Alors, on s'éloigne

et on va dans un restaurant de sushis, Itsu.

- Intsu ? - Itsu.

Le restaurant s'appelle Itsu.

Mais là, il me dit qu'il n'a pas faim,

qu'il a déjà déjeuné.

Minute. Il vient exprès d'Italie pour déjeuner avec vous

et en fait, il a déjà mangé ?

Donc, vous étiez le seul à manger ?

Oui, le seul.

Il a bu dans un gobelet fermé.

Il était très...

agité.

Il...

Il avait...

très...

chaud.

Désolé, je m'exprime mal.

Rien ne presse, Sasha.

Prenez votre temps.

On a pas le temps de prendre le temps.

C'est ça, le problème.

Scaramella me dit qu'il a quelque chose à me montrer.

Une enveloppe blanche.

Il veut me donner

le contenu de l'enveloppe.

Il veut vous donner le contenu d'une enveloppe blanche ?

Je veux pas des documents,

mais il me dit de les mettre dans ma sacoche.

Vous l'avez fait ?

J'avais pas le choix.

J'ai pris l'enveloppe, j'ai mangé

et je suis parti.

Scaramella était...

un peu...

énervé.

En clair, Scaramella

était peut-être l'homme envoyé pour vous empoisonner.

C'est possible.

Donc...

Un instant, je vous prie.

M. Carter doit prendre son traitement.

Pardon.

Lieutenant,

j'ai dit à Marina

de vous apporter un exemplaire de mon livre.

Je vous l'offre.

Merci.

Et voilà.

Scaramella. Je vais le convoquer, celui-là.

Brent Hyatt.

Professeur ?

Les médecins se trompent.

Non, je reformule, je suis dur en disant ça.

- Mais il a été empoisonné. - C'est certain.

Mais pas au thallium. Sasha se trompe sur ce point.

Le rapport médical montre clairement

qu'ils l'ont passé au compteur Geiger.

Le compteur aurait détecté le thallium

ou d'autres métaux lourds utilisés comme poison,

s'il y en avait eu.

- Mais il n'y en avait pas. - Non.

Ce qui échappe au compteur Geiger, ce sont les rayons alpha.

Ça explique tout, y compris la perte de cheveux.

Sasha Litvinenko a été empoisonné

au cœur de Londres, au milieu de la semaine,

avec une substance radioactive.

Je ne sais pas précisément laquelle.

Comment le savoir ?

On envoie un échantillon d'urine

au Centre nucléaire d'Aldermaston,

les seuls à pouvoir faire cette analyse.

Envoyez vite l'échantillon, demandez la priorité,

vous aurez les résultats d'ici 48 h.

C'est peut-être tout le temps qui reste à Sasha.

Tourne à droite, là.

Tu la ressens comme moi ?

La culpabilité.

Ce type nous donne ses derniers jours.

Et celle qui devrait être avec lui est assise dans le couloir.

Y a qu'un moyen de te débarrasser de cette culpabilité.

Attrape ces enfoirés.

Échantillon d'urine

Allez-y.

Centre nucléaire

Bien, félicitations.

Vous travaillez sur la première enquête pour homicide sans cadavre.

Plus sérieusement,

M. Litvinenko est le meilleur témoin possible tant qu'il est vivant.

Nos deux collègues ont commencé à auditionner la victime.

Ils ont établi des bases solides. À nous de les faire fructifier.

Le danger, dans cette affaire,

c'est tout ce qu'on ignore.

Malgré le témoignage détaillé de M. Litvinenko,

on ignore encore qui a voulu le tuer,

on ignore avec quoi, on ignore où,

on ignore pourquoi.

Le seul fait avéré,

c'est qu'une substance, un poison non identifié,

a été utilisé au cœur de Londres,

l'endroit le plus fréquenté de toute l'Europe,

et que cette substance est mortelle.

S'il y a une chose qu'il faut garder à l'esprit,

j'aimerais que ce soit ça.

Bien.

On s'y remet.

Monsieur.

Je sais que l'Antiterrorisme a repris la main.

Mais je tiens à dire que Jim et moi

avons établi un dialogue très franc avec M. Litvinenko.

- Par ailleurs... - C'est pas notre enquête.

C'est une enquête conjointe.

Et le temps presse.

On doit à cet homme de terminer ce qu'on a commencé.

Alors, traînez pas ici.

Il est 14h41,

le 19 novembre 2006.

Les mêmes personnes sont présentes. Et aussi...

Nina Tupper. Je serai l'interprète de M. Litvinenko.

J'ai besoin que vous complétiez votre compte rendu

de la journée du 1er novembre.

Cette journée cruciale.

En quittant Itsu,

j'ai passé un coup de fil pour fixer mon rendez-vous suivant.

Vous n'avez pas vu que Scaramella ?

Non. Je devais aussi retrouver

un ancien collègue du KGB.

Il visitait Londres en famille.

Il était descendu au Millennium Hotel,

à Grosvenor Square.

Son nom ?

Andreï Lougovoï.

Il m'a dit : "Viens vite, on se voit maintenant."

"On n'a pas beaucoup de temps."

Il a avancé l'heure du rendez-vous ?

Oui.

Il l'a fait...

parce que...

ils allaient voir un match de football.

Arsenal contre le CSKA Moscou.

La famille de M. Lougovoï ?

Non.

Lougovoï et son associé.

Il s'appelle...

Je me rappelle pas son nom.

Vous ne connaissiez pas l'autre homme ?

Kovtoun. Ça me revient.

Dmitri Kovtoun.

Je suis allé à leur hôtel,

je suis entré,

j'ai vu Lougovoï.

Lougovoï attendait dans le hall.

Il me dit d'aller au bar de l'hôtel.

Le serveur arrive.

Il me demande si je veux boire un verre.

Mais avant que je puisse répondre, Lougovoï dit : "Non, non."

"Pas besoin. On ne reste pas longtemps."

Le serveur repart.

Donc, vous n'avez rien bu ?

Lougovoï a dit qu'il était inutile de commander à boire,

qu'il restait plein de thé dans la théière.

Vous avez bu le reste de son thé ?

Quelle quantité ?

Trois gorgées.

Je n'aime pas le thé froid.

Et Kovtoun ?

Où était-il ?

Vous voulez bien allumer le ventilateur ?

Oui, bien sûr.

Kovtoun descend de sa chambre et dit bonjour.

Il parle...

de grands projets commerciaux.

Il dit qu'il peut faire fortune au Royaume-Uni.

"Si les policiers posent des questions, on les paie."

Il est arrogant.

Je lui dis : "Tu ne comprends rien au Royaume-Uni.

"Ici, la police n'accepte pas de pots-de-vin.

"Ici,

"plus que n'importe où ailleurs, les policiers sont corrects.

"Tu peux leur confier ta vie."

Que pouvez-vous me dire d'autre sur Lougovoï ?

Je sais que vous êtes fatigué.

Mais vous avez raison, c'est crucial.

Je ne ferais pas mon boulot si je n'insistais pas.

Chez lui, M. Litvinenko a beaucoup de documents,

tous soigneusement classés.

Le tiroir du bas de son bureau contient un dossier sur Lougovoï.

Fan d'Arsenal

Certificat de naturalisation

Je l'ai trouvé.

En fait, c'est un ancien commandant de section du KGB.

Et il travaille pour la sécurité d'État.

Le contre-espionnage russe nie toute implication

dans l'empoisonnement d'un opposant au président Poutine

dans un bar à sushis. Peter Marshall nous en dit plus.

La victime est un ex-espion russe, Alexandre Litvinenko.

Ce transfuge, empoisonné à Londres,

est à l'hôpital, entre la vie et la mort.

C'est ton affaire.

C'est fascinant.

On peut dire ça comme ça.

- Bonjour, Floppy. - Bonjour, chef.

Timmons.

C'est James Cairns,

du centre d'Aldermaston.

J'ai les résultats de l'analyse d'urine.

Je vous écoute.

L'échantillon contient des traces d'une substance

appelée "polonium 210".

Du polonium ?

Vous voulez dire du plutonium ?

Du polonium. C'est un isotope.

Extrêmement rare.

Sûrement produit en Russie.

Ça signifie quoi, pour la victime ?

Je ne suis pas médecin, je ne peux pas vous le dire.

Mais à votre avis ?

À mon avis, il n'a aucune chance de s'en tirer.

Le polonium est reconnu

comme étant la substance la plus toxique pour l'homme.

Elle est sortie

prendre l'air.

Sasha...

Il m'a toujours rendu la vie facile.

Quoi qu'il me dise,

j'ai confiance.

S'il me dit qu'on l'a empoisonné,

je le crois.

S'il me dit que ce poison va le tuer,

je le crois.

Mais depuis le début,

même si je le crois,

je ne perds pas espoir pour autant.

Je continue d'espérer...

qu'il se trompe.

Mme Carter,

étant donné que les auditions touchent à leur fin,

je me demandais si vous aimeriez être présente,

auprès de Sasha ?

J'apprécierais que vous acceptiez.

Je descends du bus.

Je mets mes écouteurs, je marche jusqu'à chez moi.

Mais avant de passer la porte, je vois...

ma femme et mon fils par la fenêtre.

Ils sont heureux.

Une fois rentré chez vous,

vous y restez ?

Vous dînez ?

Oui, j'ai dîné.

Marina avait préparé le repas.

C'est une excellente cuisinière.

Plus tard,

j'ai une douleur au ventre.

J'ai du sang dans la bouche.

Je suis malade.

On m'a empoisonné. Je le sais.

Je sais...

Désolé, lieutenant, je maîtrise pas...

encore complètement votre langue.

Mais je suis fier de pouvoir dire que je suis citoyen britannique.

L'Angleterre est un bon pays.

Je vais mourir, c'est vrai.

Mais je mourrai libre.

Ma femme et mon fils sont libres.

J'ai dit à mon fils :

"N'oublie jamais, jusqu'à la fin de ta vie,

"que ce pays nous a sauvés."

Vous m'avez posé beaucoup de questions.

Désolé.

À mon tour.

Vous êtes marié ?

Oui.

Vous aimez votre femme ?

Oui.

Vous avez des enfants ?

Pas encore.

Mais on garde espoir.

J'ai un service à vous demander, lieutenant.

Je sais que la pression sera forte

de la part du gouvernement.

Sur la police.

Sur vous.

Mais...

faites tout ce que vous pouvez

pour porter cette affaire devant la justice.

Pour moi.

Pour ma famille.

Allez le plus loin possible.

Sasha.

Vous avez ma parole.

Le mystère s'épaissit

autour de l'empoisonnement de l'ex-agent russe, A. Litvinenko.

Ses médecins jugent peu probable un empoisonnement au thallium.

La découverte de polonium fait de cette affaire

notre priorité absolue.

J'ai demandé une réunion d'urgence des agences concernées.

Je vais installer une zone de test, ici.

Nick, de la Protection de la santé.

Toute votre équipe sera testée, comme toute personne ou tout objet

ayant été en contact avec la victime.

"Tout objet" ?

Vos bandes, votre magnétophone,

vos vêtements, seront scannés pour détecter

des signes de radioactivité.

C'est pas pour rien qu'on est assis de ce côté.

Si une personne contaminée vous donne quelque chose,

cet objet peut aussi porter des traces de...

Polonium. C'est exact.

Excusez-moi, je dois filer.

Brent ?

Je jette juste un œil.

Pourquoi ce baiser ?

Brent !

Négatif.

Merci infiniment.

L'hôpital a appelé. Sasha a fait un arrêt cardiaque.

Mais...

Brent, la réunion commence...

Que s'est-il passé ?

Qu'est-ce qu'il a ?

Bar à sushis, domicile de la victime, Millennium Hotel,

il faut sécuriser d'urgence tous les endroits où Scaramella est allé.

Je peux avoir combien d'hommes ?

- Il t'en faut combien ? - 50 minimum.

On a des équipes à Belgravia et Saville Row

qui sont disponibles. Demain,

on aura le double. Mais restons prudents.

C'est l'une des villes les plus fréquentées au monde.

Des hordes de policiers dans les rues causeraient la panique.

M. Litvinenko est décédé ce soir, à 21h21.

J'ai quelque chose à vous montrer.

Il s'agit désormais d'une enquête pour meurtre.

Une enquête pour meurtre sans précédent.

Alors, prenons tous quelques instants

pour regarder autour de nous.

Et soyons bien conscients de ceci :

les agents actuellement présents dans cette salle

sont les plus qualifiés pour que justice soit rendue

à un citoyen britannique et à sa famille.

Que m'avez-vous dit quand on est arrivés ici ?

Vous aviez peur de ne pas être pris au sérieux.

M. Goldfarb !

Le voilà !

Bonsoir.

Bonsoir.

Avant-hier,

j'ai passé un moment en compagnie de mon ami,

Alexandre Litvinenko,

qui est mort ce soir.

Sasha m'a demandé de vous lire une déclaration.

C'est un privilège pour moi de m'acquitter de cette tâche.

"Je remercie mes médecins et l'équipe soignante,

"qui ont fait tout leur possible pour moi.

"Je remercie la police britannique,

"qui a mené l'enquête avec diligence et professionnalisme.

"Je remercie ma femme, Marina,

"qui m'a toujours soutenu.

"Mon amour pour elle et pour notre fils n'a pas de limites.

"Depuis mon lit d'hôpital,

"j'entends clairement

"le battement d'ailes de l'ange de la Mort.

"Par conséquent,

"il est temps pour moi de dire quelques mots

"au responsable de mon agonie.

"Vous parviendrez peut-être à me réduire au silence,

"mais les protestations venues du monde entier

"résonneront dans vos oreilles, M. Poutine,

"jusqu'à la fin de vos jours.

"Que Dieu vous pardonne

"pour vos actes, non seulement envers moi,

"mais envers notre chère Russie

"et envers son peuple."

Bon.

Voilà ce qu'on va faire.

Traduction : Sylvain Thébault

Sous-titrage : IMAGINE

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