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...
...
-On est en train de se faire balader.
-Le meurtrier a profité des séances de bizutage de Zoé
pour s'en prendre aux étudiants. -Notre seule piste, c'est Ariane.
-Elle a un alibi.
-Mais tout nous ramène à Lilith.
Soit Ariane a fait le coup, soit c'est une cible potentielle.
Tu vas lui coller au cul. -Et vous ?
-On a une palette sur la première scène de crime.
Un pinceau dans la main de Zoé sur la 2de.
Cet enculé essaie de nous dire quelque chose. Mais quoi ?
...
...
...
Merci.
...
-Pas en service.
-S'il vous plaît.
-Vous étiez proche de Zoé ?
-On l'a été.
Un peu trop, même.
-C'est-à-dire ?
-Vous avez très bien compris.
Elle m'admirait, elle m'a séduite et j'ai pas résisté.
J'avais pas bu une goutte d'alcool depuis cinq ans.
-Faites attention aux mélanges. Vous avez pas arrêté les cachetons.
-Je me limite aux antimigraineux.
Avec Zoé, c'était une connerie.
Elle me voulait pour des mauvaises raisons,
alors j'ai tout arrêté.
-Comment elle l'a pris ?
-Comme une gamine de 20 ans.
Quelle conne !
J'ai cru que j'avais droit à un peu de beauté.
Excusez-moi.
...
Le téléphone sonne.
-Oh ! Putain...
...
Merde.
Oh...
Oh.
Ariane !
Ariane !
OK...
...
Oh.
...
-Bordel ! Becker.
Bourdonnement.
...
Elle tousse.
-Oh.
Bourdonnement.
...
Oh !
-Un véhicule l'a percuté.
Il a des côtes brisées. D'après l'état de décomposition,
la mort remonte à trois semaines. -Juste avant la mort de Katia.
Le chien, c'est un entraînement. Pas facile de peindre avec du sang.
Mais Ariane a un alibi :
elle faisait cours.
Elle aurait pu différer l'heure du décès de Katia ?
-Oui, en calculant la taille des incisions, mais ça demande
des connaissances en anatomie.
-L'anatomie est une des sciences du dessin.
Tous ces tableaux...
Ils n'ont pas la même couleur.
On n'a jamais vu cette nuance.
Comme du violet.
Non ?
Ho, Camille.
Hé.
Qu'est-ce qu'il y a ? -Pardon.
Pourquoi elle m'a laissée en vie ?
-Parce qu'elle joue avec toi. Ne la laisse pas entrer dans ta tête.
-Commissaire.
Il y a quelque chose de coincé dans sa gueule.
Un tube de peinture.
Je vais voir si c'est la peinture qu'on a retrouvée sur la palette
et sur le pinceau.
-Faites au mieux.
Viens,
je veux te parler.
Je vais te raconter une histoire. Tu m'arrêtes si je me goure. Monte.
Monte !
En août 2000, il y a eu des profanations dans le coin :
des corps qui disparaissaient sans traces de vandalisme.
La police a interrogé tous les gardiens de cimetière,
dont Laurent Becker. Ils auraient dû interroger son fils.
Je t'écoute.
-J'étais môme, à l'époque.
Je connaissais Ariane depuis toujours.
Elle était si différente.
J'aurais fait n'importe quoi.
Mais pour elle, il y avait que son art. Sa folie.
Je l'ai juste aidée à déterrer les corps.
-C'était avant qu'elle entre à Malpas ?
-Elle a toujours été tarée.
Mais c'est devenu pire après.
Elle m'a sali avec ces saloperies.
-Il faut que tu la retrouves, et vite. Je compte sur toi.
Pendant que Becker cherche Ariane,
on va taper tous les magasins
qui vendent de la peinture. -Du porte-à-porte ?
-Oui.
-Je prends une pause.
-Si tu veux.
Un téléphone bipe.
...
-Bonjour. Lieutenant Delaunay. J'ai quelques questions.
-Vous êtes pas là pour parler peinture.
-Si. Je cherche des infos sur une marque de peinture allemande :
Schiele.
-Montrez.
-Le fabricant a mis
la clé sous la porte en 2000.
-Jamais entendu parler.
-Vous êtes la 3e qui me dit ça.
-Attendez.
Tonton !
C'est par rapport
à ce qui se passe à l'académie ?
-Qu'est-ce qu'il y a ?
Bonjour.
-Schiele, une marque de peinture, tu connais ?
-Il y a bien 15-20 ans
que j'en ai pas vu des comme ça. -Vous en vendiez ici ?
-Oui... Enfin, peu.
C'est un article de niche.
Mais il y avait un type dans la région qui ne jurait que par ça.
-Est-ce que vous vous souvenez de son nom ?
-C'était un grand professeur de l'académie de Malpas.
Euh...
Busnel. Oui, c'est ça, Busnel.
-OK. Merci beaucoup. -Je vous en prie.
-Bonne journée ! -Pareillement.
-Edouard Busnel...
C'était le mentor d'Ariane, son prof quand elle était ici.
Sans lui, pas d'anima obscura.
-C'est pas Ariane qui a créé
le mouvement ? -Si.
Mais c'est lui qui a créé Ariane.
Le talent, c'est elle, bien sûr.
Mais la radicalité,
l'exigence... Tout ça, c'est lui.
Sans lui, il y aurait jamais eu
"Le Passage", l'oeuvre du siècle.
Ce mec ne vivait que pour la peinture.
On dit qu'il s'est fait enterrer avec sa gouache et ses pinceaux...
-Il est mort ?!
-Oui, il y a vingt ans. Ariane était encore son élève.
Il a eu un cancer des poumons. En six mois, c'était fini.
Il avait 50 ans.
Vous pensez que c'est Ariane qui a fait ça ?
-Désolé, je peux rien dire.
-Et toi, ça va ?
-Euh... Ca va.
J'arrête pas de penser à Zoé.
Je vais y aller.
-Attends.
-Je vais me casser. Ca pue la mort, ici.
-Bande de cons !
-Résumons.
Ariane a une fascination morbide pour les cadavres.
Busnel la prend sous son aile et il meurt tragiquement.
-Vingt ans plus tard, son matériel de peinture décore des macchabées.
-Et s'il s'était vraiment fait enterrer avec ?
-On va aller vérifier. -Une demande d'exhumation,
ça va prendre mille ans.
...
-La porte a été forcée.
...
-Vous faites quoi ?
-J'ouvre ce qui a été ouvert. -Oh, putain...
Il tousse.
-Une mallette
de peinture Schiele. Il manque les pinceaux, la palette.
-Attends...
Il y a quelque chose, là.
"Pour toi, mon amour. Au-delà du froid et de la mort,
"il y a ces choses qui résistent au passage du temps."
-Ariane Maubert ? -Ca ressemble.
Le maître et l'élève ont été amants.
Tous ces meurtres, ce serait un hommage ?
-Le chef-d'oeuvre d'Ariane, ça s'appelle "Le Passage".
Et Busnel est mort d'un cancer du poumon.
-J'étais aide soignante à l'époque. Mais je me souviens bien de lui.
-Vingt ans après ?!
Vous vous souvenez de tous vos patients ?
-La veille de sa mort, au moment où on allait le sédater,
il a disparu. -Il s'est échappé de l'hôpital ?
-Il a été sorti.
Il était trop faible pour faire ça tout seul.
-Comment vous l'avez retrouvé ?
-Le lendemain matin, une femme a appelé pour nous indiquer
où il était.
Enfin, son corps.
Ils l'ont retrouvé nu, allongé, en pleine montagne,
face à la vue. -La bouche du diable.
-Là où elle emmène ses étudiants.
-Et là où elle a goûté à la mort d'un homme qu'elle a peint.
-Si elle se cache quelque part, c'est forcément là-bas.
...
Niémans, là-bas, les lumières.
...
Sirène.
-Vous savez pourquoi les tueurs en série tuent inlassablement ?
Parce qu'ils reproduisent inlassablement leur 1er meurtre,
même vingt ans plus tard.
Katia, Zoé, Alban...
Tous les trois reliés à Edouard Busnel.
-J'ai pas tué Edouard.
-En le sortant de l'hôpital,
vous l'avez condamné.
Il est mort à cause de vous.
-C'est lui qui a voulu que je le sorte et que je le peigne.
Il a voulu
que je rende ce moment beau.
"Transmuer
"la tragédie personnelle en vérité universelle."
C'est ce qu'il répétait.
-A cause de vous, trois gamins sont morts.
-J'ai essayé de la fuir.
-Fuir ? Qui ça ?
-Celle qui a peint Edouard.
Tous mes cauchemars et tout le reste.
Après sa mort, j'avais tellement mal,
alors je l'ai laissée hurler, noircir la feuille.
Et le pire... -C'est qu'on vous a adorée pour ça.
-Obsédée par la mort sans avoir le courage d'y aller.
La vie est drôle, parfois.
-Hum. -J'étais l'ombre de moi-même.
Alors j'ai tout arrêté pour me délivrer d'elle.
Je suis revenue ici, et fini.
-Sauf que celle que vous appelez Lilith est revenue.
-Au début, c'était que des absences. Je me réveillais
et je trouvais des toiles fraîches monstrueuses.
-Celles dans votre cave ? -Oui...
Et puis, il y a eu ce chien.
Je me rappelle même pas comment...
Et puis, il y a eu tout le reste. Je me rappelle pas des morts.
Je me rappelle juste de tout ce sang
et des cris.
L'odeur du sang humain ne me quitte pas des yeux.
-Je suis pas sûr que les psys la jugent irresponsable.
Elle avait des mobiles :
entre Katia qui la menaçait et Zoé qui lui pourrissait la vie.
Qu'est-ce qu'il y a ?
-Il faut que ça s'arrête. -Tu veux démissionner ?
J'ai vu, sur ton portable. Pourquoi on se parle plus ?
-Se parler de quoi,
Niémans ?
De toutes les horreurs qu'on voit à longueur de temps,
qui nous contaminent ?
Ariane ne m'a pas tuée
parce qu'elle a vu que l'odeur du sang ne me quittait pas.
-Tu dis n'importe quoi.
-Je sais pas comment vous faites.
-Je fais comme je peux.
-Moi, je ne peux plus.
Je suis désolée, j'arrête.
Voix diffuse.
...
...
...
Il frappe.
-Oui ?
-T'as déjà fait ton paquetage ?
-Oui, je pars tôt demain matin.
-T'as pas faim ?
-Vous m'invitez à dîner ?
-Ben... oui.
On n'est pas obligés de parler.
-Vous m'invitez à dîner.
-Oui.
-S'il vous plaît. -Merci.
-Merci. -Bonne dégustation.
-Tu vas faire quoi, après ?
-Je sais pas.
Un truc un peu plus tranquille.
-Ca veut dire quoi, "tranquille" ?
Un travail de bureau ?
-Oui. Passer ma journée derrière un ordinateur.
Le rêve !
-Je te vois bien à la circulation. Le bel uniforme, le képi...
Tu seras très sexy. -Surtout pas !
Je serais capable de péter la gueule au 1er chauffard venu.
-C'est vrai.
Si t'es sûre de ton choix, c'est ça qui compte.
T'es vraiment sûre ?
Comment je vais faire pour te remplacer ?
-Je sais pas.
Trouver quelqu'un qui vous supporte, ça va être compliqué.
-Et ça va pas s'arranger en vieillissant.
Tu sais, j'ai pensé à la question que tu m'as posée.
Comment je fais pour tenir ?
En fait, je... Un téléphone vibre.
Pardon. -Allez-y.
-Excuse-moi.
Oui ?
Quoi ?
Elle est où, là ?
On décolle. Ariane a fait une tentative de suicide.
-Elle a aiguisé
le bord d'un plateau-repas et s'est coupé les veines avec.
-Y avait personne pour la surveiller ?
-Commissaire.
J'ai trouvé quelque chose. Vous pouvez venir ?
En examinant
le corps de Zoé, sous le vernis, j'ai trouvé ceci :
un cheveu.
Sauf que c'est un cheveu blond.
-Un cheveu d'Ariane Maubert ?
-Non, c'est un cheveu blond peroxydé,
comme ceux de la 3e victime, Alban.
-Ce serait Alban qui aurait tué Zoé ?
-Je ne peux pas l'affirmer.
Mais sous la pulpe
de ses doigts, on trouve une double couche de vernis.
Ca pourrait vouloir dire qu'il a verni le corps de Zoé
avant d'être exécuté et verni.
-Avant d'être sa victime, Alban était le complice d'Ariane.
-Potentiellement.
...
-Pourquoi Ariane l'aurait éliminé ?
-C'est pas ici qu'on va découvrir à quel point il l'aidait.
-Peut-être parce que c'est pas ici qu'il faut regarder.
Klaxon.
...
Le petit atelier du parfait tueur en série.
-C'est quoi, ça ?
-Sûrement une substance
pour endormir leurs victimes.
-Donc, c'est Alban qui rôdait autour de la maison d'Ariane
et qui t'aurait agressée ensuite.
-Et c'est Alban qui s'occupait de Katia
pendant qu'Ariane faisait cours. -On a affaire à un duo
qui se protégeait l'un l'autre.
-C'est pour ça qu'il manque les têtes sur les toiles des meurtres.
-Comment ça ? -C'est Alban qui les peignait.
A la Renaissance, de Vinci, Michel-Ange composaient la toile,
mais des dizaines d'apprentis peignaient avec eux.
Les maîtres peignaient juste les parties difficiles :
les mains et la tête. -Dans notre cas,
pourquoi le "maître" n'a pas peint toutes les têtes ?
-Il n'y a qu'une seule personne qui peut nous répondre.
-Le pronostic est stable. On lui a administré un sédatif.
-Merci.
-Docteur.
Vous pourriez analyser ça ?
On pense à un somnifère.
-Ariane Maubert est tirée d'affaire, inconsciente.
-D'accord. Merci. -Merci.
On se prend un petit café ? -Hum.
-Je vais relever mes hommes devant la chambre d'Ariane Maubert.
-Tenez.
-Merci.
T'avais pas un train à prendre ? -J'ai une enquête à terminer,
d'abord.
Propos diffus.
-Niémans ?
...
Qu'est-ce qui se passe ?
-La couleur des murs,
celle des blouses, ça te rappelle rien ?
-Je sais pas.
-Les tableaux.
-C'est la même couleur que le fond des toiles brûlées chez Ariane.
-Oui, exactement.
-Voici les dossiers
des patients décédés ce semestre.
-Merci.
...
Celui-là.
Il ressemble
au tableau.
-Oui.
-C'est qui ?
-Guy Fossard, maladie de Charcot. Il est parti seul, pas de proches.
-Le modèle idéal si on veut le peindre tranquillement.
-Ils ont commencé à dessiner des mourants dans les hostos.
-J'ai les résultats d'analyse du produit que vous m'avez amené.
C'est un cocktail de benzodiazépines,
avec notamment du granisétron.
-On a eu un vol de granisétron. -Qui a accès à vos stocks ?
-Ca fait quoi, ce médicament ? -A forte dose,
ça peut provoquer des nausées, des céphalées,
voire de l'amnésie.
-Ariane nous a dit qu'elle ne se souvenait pas des morts.
Si ça se trouve, elle a été droguée.
-Pourquoi on aurait voulu qu'elle oublie ?
-Peut-être pas qu'elle oublie,
mais qu'elle croie qu'elle a peint ou qu'elle a tué.
-A part les familles, qui a accès aux malades ?
-Les jeunes de l'association Noé.
Ils viennent leur tenir compagnie.
-Je peux avoir la liste ?
Merci.
Niémans.
-Putain ! Mathias.
-C'est ici, la chambre d'Ariane. -Il est où, Becker ?
-Putain !
Putain...
Becker.
Becker.
Putain !
-S'il vous plaît, on a un blessé ! Vite !
S'il vous plaît !
-Vite !
Ca va ?
-Reculez, mademoiselle, je vais prendre le relais.
Monsieur, regardez-moi. Voilà. Allez chercher un brancard.
Monsieur, regardez-moi. Respirez doucement.
Voilà. Ca va bien se passer.
Respirez doucement, calmement. Restez avec moi.
On se dépêche, un peu !
-Bon.
Les médecins ne peuvent pas encore se prononcer sur l'état de Becker,
mais ils sont confiants.
Ecoute...
J'ai réfléchi à tout ça.
Il faut arriver à comprendre ce que veut Mathias.
Hein ?
Si on résume,
qu'est-ce qu'on sait ?
-On sait qu'Ariane n'a tué personne.
-Que Mathias et Alban sont derrière tout ça.
Que Mathias peignait des patients. -Peut-être qu'il a...
qu'il a compris qu'Ariane avait peint Busnel sur "Le Passage".
-Et qu'il a assassiné ses modèles.
Pourquoi avoir drogué Ariane pour lui faire croire
que c'est elle qui avait tué ? -Je sais pas, Niémans !
Sirène.
-Camille...
Tu voulais savoir comment j'ai fait pour tenir le coup,
pour survivre à toute cette merde.
C'est parce que tu étais avec moi.
J'ai besoin de toi, tout simplement.
-Mais c'est ça.
Mathias a besoin d'elle.
Elle ne peint plus.
Du coup, il a voulu l'aider, qu'elle recommence à peindre.
Les toiles ne sont pas finies
parce qu'Ariane n'est pas rentrée dans son jeu.
-C'est pour ça qu'il lui faisait des offrandes.
Pour la pousser à reprendre la peinture.
...
...
-Oh... -(Chut. Bouge pas.)
Il faut que ça s'écoule lentement.
Hé ! Hé ! Hé !
(On va faire quelque chose de beau ensemble.)
Tu sais que t'es un génie ?
-Au départ, les toiles. Ensuite, le chien. Puis, les élèves.
-Il jouait l'apprenti pour elle.
-La drogue devait la stimuler.
-Et la remettre dans les conditions de création du "Passage".
-L'oeuvre du siècle.
Ils sont à la mairie.
Sirène.
-Ce jour-là,
tu as vraiment capté quelque chose. Sur nous,
notre fragilité...
Personne n'avait capté ça avant toi.
Même après toi.
Personne n'a réussi à retrouver
ce bout d'âme.
Oui.
Ce bout d'âme en suspension.
Personne.
Qu'est-ce qui t'a manqué pour continuer à explorer ?
C'était quoi ? Du courage ?
Un peu de folie ?
Trois fois j'ai essayé de t'aider.
Trois fois j'ai tué pour toi. J'ai même égorgé mon pote !
Toi, tu donnes rien.
Alors, ce soir, je te peins.
Ce soir, je tue le maître.
Sirène.
Lève la tête.
Lève la tête !
...
Il faut plus de carmin.
Ca manque de carmin.
...
...
Mathias crie.
Sirène.
-Ariane !
Lâche ça.
-Lâchez ça, Ariane.
Lâchez ça !
Lâchez ça.
Mathias reprend sa respiration.
Hop, voilà.
Voilà. Donne-moi tes mains.
Je te laisse avec elle.
...
OK.
Je vous remercie. Au revoir.
Bon... Ariane va s'en sortir.
Becker aussi, a priori.
Et tout ça, c'est grâce à toi.
Je suis pas près d'aller assister
à une expo de peinture dans les années qui arrivent.
Quoi ?
Tu vas me manquer, Camille.
Tu veux vraiment repartir à la circulation ?
-Je sais pas.
Vous allez galérer, sans moi.
-Peut-être, oui.
-Et si je me mets à avoir peur du noir,
qui va arrêter les monstres ? -Je sais pas.
Allez.
...
france.tv access
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