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Original subtitles

...

Alarme stridente.

...

L'alarme se fait plus forte. L'homme hurle.

...

...

-Messieurs. -Bonjour, commissaire.

-Merci.

Il frappe.

-Bonjour, Niémans. -Salut.

-Content de te revoir. -Moi aussi.

-Hervé Fresnay, chargé des structures spéciales.

-M. Fresnay. -Assieds-toi.

-Non, ça va aller, merci.

Qu'est-ce que je fous ici ? -Il va te l'expliquer.

-Vous connaissez Cadillac ? -Tout le monde connaît Cadillac.

-Cadillac a ouvert une annexe : le centre Saint-Jean.

-Je suis au courant. Et donc ? -Que savez-vous sur ce lieu ?

-Que c'est une aberration.

Rassembler des barjots et des psychopathes au milieu de la forêt,

c'est une connerie. -Pas des barjots, des malades.

-Ce centre accueille des criminels jugés responsables de leurs actes

qui suivent un protocole thérapeutique.

-Quel genre ? -On y travaille au, je cite,

"traitement chimique des pulsions". -C'est ce que je disais :

une grosse connerie.

-Philippe Cernac s'est porté volontaire.

-Cernac ?

Vous êtes sérieux ?

Il va en profiter pour s'arracher.

Tu le sais. -Le ministère soutient ces travaux.

On veut donc vous confier la responsabilité de l'opération.

C'est vous qui l'avez arrêté et traqué durant des mois.

Vous le connaissez par coeur. -Ca te prendra que 48 heures.

On veut que tu vérifies la sécurité et que tu fasses partie du voyage.

-Sinon ? -Nous pousse pas à passer en force,

ça nous évitera pas mal de paperasse.

-Ca va être sympa, votre balade. -Plains-toi.

-Il tuait à l'arc ?

-Ouais. -Putain...

-C'est même un ancien champion de France.

-Après, il s'est spécialisé dans autre chose.

-Il a confondu ses cibles avec les hommes.

Un vrai psychopathe ! Porte qu'on déverrouille.

-Comment vous l'avez chopé ?

-C'est une longue histoire.

Ca sort, on y va.

-Commissaire.

-Non, je monte avec lui. Merci.

-Descendez.

...

-Niémans.

...

-C'est bon pour moi, les gars. -Merci.

...

Explosion.

...

-C'est quoi, ce bordel ?

-On a juste crevé, commissaire.

-Niémans.

-C'est qui, lui ? Où tu vas, toi ?

Arrête-toi ! -Commissaire. Commissaire.

La journée, les détenus peuvent circuler

dans une zone délimitée. -Pardon ? C'est une blague ?

-Ils ont tous un bracelet, on peut les tracer.

-(Je le crois pas, putain.)

C'est bon, les gars : on répare, on s'arrache.

OK, on y va.

-Bonjour.

Vos armes, s'il vous plaît.

...

-C'est quoi, ce cirque ?

-Ca ressemble aux colos où j'allais, petite.

-Bienvenue.

Yamina Sauvaire, directrice de l'établissement.

Enchantée. Voici le Dr Sylvie Guérin, notre psychiatre,

le Dr Eric de Malglaive, endocrinologue.

Chacun dirige un département.

On y va ? -Mm.

-Voici Patrick Dauphin, capitaine de gendarmerie.

Nicolas Leroy, chef de la sécurité.

Grâce à eux, les détenus peuvent circuler librement, la journée.

On va boire quelque chose ? -Avec plaisir.

-Je suis honorée de recevoir un policier

de votre stature. -Je vous remercie.

Mais un truc me dérange : vos mesures de sécurité sont légères.

-Détrompez-vous : on a un système de surveillance de premier plan

et des soldats quadrillent la zone. -Vos recherches portent sur quoi ?

-On soigne les criminels avec des activités manuelles

et des médicaments.

-Comme si le crime était une maladie.

-Nos études démontrent que les pulsions criminelles

correspondent à des sécrétions cérébrales anormales.

On tente de les réguler. Les problèmes d'homicides

se régleront un jour à l'hôpital.

Je vais vous montrer, vous comprendrez mieux.

-J'espère. -Venez.

...

-Là, personne n'est entravé. -Ils portent des bracelets.

Le temps des murs est fini.

Yves.

Voici Yves Giacomo, notre entomologiste.

Il forme nos patients. -Camille Delaunay.

-Bonjour. -Bonjour.

-Vous leur apprenez à faire ça ? Les papillons viennent d'ici ?

-On les élève. Je vous montre ?

-Pourquoi pas ? -C'est par là.

-Tout ça, c'est bien joli,

mais lui, là,

est pas venu pour coller des papillons. Il est dangereux

et à surveiller de près. D'accord ? -Je vous montre le labo ?

-Là, c'est le sas. Il faut faire attention. Vas-y, passe.

Voilà, on est dans la serre. On a des papillons du monde entier.

La plupart qu'on a, en ce moment, c'est des chenilles.

Regarde.

Il est beau, hein ? -Oui.

-C'est un morpho. -C'est dingue.

-Les chenilles, après,

deviennent un cocon, une chrysalide.

Et après, un papillon.

Celui-là est super beau. -Ouais,

impressionnant.

-Il y en a partout.

Là, il y en a un autre.

Il est super beau, je voulais te le montrer.

En fait... Non, il faut pas toucher !

C'est urticant. -C'est urticant mais pas mortel.

-Si. Enfin, pas toutes mais certaines le sont.

-Celle-là l'est ?

-Non, mais je préfère pas que t'y touches.

-Tu m'as fait peur.

-Attends, il faut que je le fasse partir.

Tu vois, il y a le orange. Il est orange car il contient du cyanure.

-Du cyanure ?

-Vous faites quoi, ici ? -C'est un peu technique

mais disons que nos travaux en neuro-criminalité

se concentrent ici.

-Niémans, vous devriez aller voir, c'est magnifique.

-Ouais. Viens. Moi aussi, j'ai quelque chose à te montrer.

Tu te rends pas compte de là où tu es. Je vais te présenter des amis.

Lui, c'est Picard. Il faisait les chantiers chez les vieilles.

Il les égorgeait pour les détrousser.

Lui, c'est Lobesco, surnommé le Tueur des trains.

Il a tué une dizaine de passagers.

Je sais que c'est toi ! Et lui, là-bas, c'est Réza.

Il a tué plusieurs gamines

puis les a violées. -Que tentez-vous de faire ?

-Je te dis qu'on n'est pas au Club Med. Ca va vous péter à la gueule,

et je veux pas être là pour le voir.

...

-Voilà.

Installez-vous bien.

Si vous avez besoin de quoi que ce soit, n'hésitez pas.

Bonne soirée. -Merci.

Faire venir Cernac ici, c'est comme balancer un loup dans une bergerie.

-Vous radotez, là. Vous voulez pas profiter d'une nuit en forêt ?

Elles sont sympas, leurs chambres d'amis.

-Ouais. Dors bien. N'oublie pas qu'on s'arrache tôt, demain.

*De la musique sort d'un casque.

*...

*-...HELP MYSELF.

*-Nous ne faisons que passer

*dans l'ombre et la lumière.

*Nous ne faisons que traverser

*des océans, des déserts.

*-HELP MYSELF.

-Vous dormez pas ?

Je voulais vous parler avant votre départ.

Vous avez raison,

on a un souci de sécurité. -Sans rire ?

-En un mois, 2 détenus se sont échappés.

On les a jamais revus.

-Et les bracelets électroniques ? -Ils ont pu s'en débarrasser.

Je sais pas comment.

-Aucune trace d'eux, vraiment ? -Rien, volatilisés.

Dauphin et ses hommes ont ratissé la forêt.

Impossible de les retrouver.

-Vous avez une explication ? -Ils ont profité d'une complicité

à l'intérieur du centre, aucun doute.

-Qui sont ces 2 évadés ?

-Le 1er est Stéphane Maroyeur. -Le tireur de Dijon.

Il a violé et assassiné plusieurs adolescentes.

On l'a serré en flag en... février 2012, il me semble.

-Il a disparu

lors d'une chasse aux papillons. -Et le 2e ?

-Max Berg, un pédophile.

-Pendant un pique-nique sur la plage ?

-Il a disparu une nuit, pendant une coupure de courant. Un sabotage.

Ils ont des complices. Il faut 3 codes et un badge

pour accéder aux cellules. -Qu'attendez-vous de moi ?

-Vous pourriez rester quelques jours,

mener votre propre enquête.

Nos gendarmes

n'ont pas l'habitude de ce genre de criminels.

-Moi, ouais.

Vous avez renforcé vos mesures de sécurité ?

-On nous a envoyé des parachutistes qui verrouillent la zone,

mais le système a des failles. Un détenu s'est échappé, avant-hier...

-Commencez par arrêter vos conneries. Ca rime à rien, tout ça.

-Je veux pas renoncer

à cause d'un problème de sécurité. Nos travaux sont prometteurs,

quoi que vous en pensiez.

Je vous demande de m'aider.

Je vous laisse dormir, la nuit porte conseil.

Bruits de pas.

...

*De la musique sort d'un casque.

*...

*-...nous ne faisons que traverser. *-HELP MYSELF.

*-Des océans, des déserts. *-HELP MYSELF.

*-Nous ne faisons que passer. *-GOTTA HELP MYSELF.

*-Dans l'ombre, sous la lumière. *-HELP MYSELF.

-Je suis sûr que c'est ces empaffés de la Place Beauvau

qui ont tout manigancé pour que je reste sur cette enquête.

-Pourquoi on ne vous a pas juste demandé ?

-Parce que j'aurais sûrement refusé.

-On reste, alors ? -On reste, ouais.

Mais pour enquêter, pas pour draguer les chasseurs de papillons.

-Ca s'arrange pas, avec l'âge. -Ca s'arrange jamais avec l'âge.

-D'accord. On fait quoi ?

-Tu commences par auditionner les détenus,

personnel soignant, gendarmes,

histoire de tâter le terrain. -Et vous ?

-J'irais bien chasser le papillon.

Et vas-y, mange la tartine

que j'ai beurrée.

-Merci. -Merci, ouais !

Moustique. En plus, c'est farci de moustiques.

-Ben... Voilà, ça s'est passé par ici.

On fait des séances de chasse qui durent environ 2 heures.

Je prends 4 prisonniers avec moi et on reste par là.

-Vous jouez à 1, 2, 3, soleil

ou à cache-cache entre les arbres ? Maroyeur, vous l'avez vu filer

dans quelle direction ? -Je sais pas.

Les types s'éloignent toujours un peu mais reviennent.

-Son bracelet

était près d'ici. Je sais pas comment il l'a retiré.

-C'est quel genre de clientèle, dans le coin ?

-Des surfeurs sur la plage, des baigneurs isolés.

Cette partie du parc est interdite à toute habitation.

Seule la plage est accessible.

-Vous faisiez quoi,

cette nuit ? -Pardon ?

-Je vous ai vu avec un fusil.

-Non...

C'était pas un fusil mais un projecteur.

-Un projecteur ?

-Je suis spécialiste de papillons de nuit.

Pour les chasser, j'étends un grand drap blanc

et j'allume des lampes à UV.

-Ah...

-Vous avez plus besoin de moi ?

-Non, vous pouvez y aller. Je vais rester avec Leroy.

-Vous avez entendu ma question ?

-Et moi, tu m'interroges pas ?

T'as tort, je pourrais t'apprendre beaucoup de choses.

-Ah ouais ?

Et quoi, par exemple ?

-La science des armes blanches.

Comment se servir de la forêt pour se défendre.

Ca peut être utile dans un endroit comme celui-là.

-Ecoute, Cernac, tu t'es porté volontaire pour venir ici, non ?

Alors épingle tes papillons et lâche-moi.

Cris de douleur.

-Tais-toi...

Tais-toi !

Dans la jungle, tu tiendrais pas une demi-journée.

-Lâche-la !

-Dépêche-toi, lâche-la !

Camille halète.

...

...

-Tu les as déjà interrogés ?

-Bien sûr. -Qu'ont-ils dit ?

-Rien. Et votre présence ne va pas arranger les choses.

Salut, Raph. -Salut.

-Je te présente le... -Je sais qui c'est.

Les nouvelles vont vite.

-Donc vous savez pourquoi je suis là.

-On a croisé les soldats qui cherchaient leurs pauvres petits.

-Et quoi d'autre ?

-Des vagues... Des vagues.

-Pas d'embarcations ? -Vous enfermez des gars,

vous êtes incapables de les garder. -Je suis là pour ça.

-Vous perdez votre temps. Vous bossez sur des petits meurtres

alors qu'un génocide est en marche.

L'humanité devrait être enfermée. -Revenons à nos évadés.

-On n'a rien vu. On surfe en attendant la fin du monde.

-Vaste programme, tout ça.

-Mais si j'en avais vu un, je lui aurais dit de courir.

-Message reçu. On se reverra.

-C'est sûr. Au Jugement dernier, toi aussi, tu prendras ton ticket.

*Une femme crie.

*Un homme crie.

*Cris et cliquetis de chaînes.

*...

*Une femme hurle.

*Une femme sanglote.

*Mélange de cris et de sanglots.

*...

...

-A quoi pensez-vous ?

-Saviez-vous que, chaque seconde,

2 400 arbres sont abattus, dans le monde ?

Le mal est partout, docteur,

sous une infinité de formes.

Vos travaux, ici, sont une perte de temps.

-Pourquoi ça ?

-Vous vous concentrez sur un mal artificiel.

Vous prenez des cas particuliers

qui épatent la galerie, des clowns.

-Des clowns ?

C'est comme ça que vous vous percevez ?

Vos crimes,

c'était pour épater la galerie ?

-Je suis un cas à part.

Je me vois plutôt comme un artiste, docteur.

-Dans quel sens ?

-Regardez autour de vous. Comment rester insensible

face à cette puissance ?

Moi, je sublime cette beauté absolue

en rappelant à ceux qui ne la respectent pas

qu'ils ne sont que des visiteurs.

-De quoi vivent ces surfeurs ? -Des aides de l'Etat.

Ils critiquent le système mais en profitent.

-Ils vendent de la came ?

-On dit qu'ils auraient récupéré des armes de l'ETA.

-Leur chef, tu la connais bien ? -Plutôt, ouais, c'est ma frangine.

-Sortez !

-Sortez ! -Sortez !

-Dépêche-toi !

-Descends !

-Baissez vos armes.

C'est une zone sécurisée. Que faites-vous là ?

-Je dois demander une permission ? -Exactement.

Je te rappelle que c'est toi qui nous as appelés.

C'est qui, lui ?

-Commissaire Niémans.

Capitaine Boissière, 3e RPIMA.

-Tu te sentais toute seule,

t'as appelé du renfort ?

Vous, pourquoi vous venez fourrer votre nez dans nos affaires ?

-Je viens aider à reboucher les trous de la passoire.

-La passoire ?

Vous rigolez ? Les mecs ont été aidés par un complice, chez vous.

La faute,

elle vient de votre camp, pas du nôtre.

-J'ai pas dit le contraire.

-Tirez-vous.

Tirez-vous !

On remballe.

...

-J'ai appris ce qui s'était passé. Ca va ?

-Tu veux que je te dise ce qu'il a fait avant d'être arrêté ?

-Non, je veux pas le savoir. Pour les autres non plus, d'ailleurs.

-Qu'est-ce qui t'est arrivé à la main ?

-Rien de grave. -Qu'est-ce qui t'est arrivé ?!

Ecoute-moi bien : la prochaine fois que tu touches à mon adjointe,

j'te fous au fond de l'océan. -Garde tes forces,

tu pourrais en avoir besoin. -Tes menaces m'impressionnent pas.

Quand tu sortiras d'ici, ce sera pour entrer à Fleury,

putain de taré de fils de pute !

Cernac rit.

Regarde-moi bien : je te lâcherai pas.

Cernac pouffe de rire.

Porte qu'on ferme violemment.

...

-Y a rien à tirer des prisonniers.

Ni des surveillants, d'ailleurs.

Et les gendarmes n'ont pas les épaules. Dauphin,

leur chef, n'a pas plus de 35 ans. -On va partir des évadés

pour trouver les complices. Berg et Maroyeur ont dû payer quelqu'un.

-Ou ils avaient quelqu'un à l'intérieur.

-Faut taper dans les proches, les familles, les compagnons de cellule

et les contacts en taule. -Je dois faire ça maintenant ?

-Ouais,

s'il te reste un peu de jus.

-Sinon, après minuit, j'ai quartier libre ?

-Bien sûr, tu fais ce que tu veux.

-Giacomo m'a proposé d'aller à la chasse.

-Tu chasses, toi ?

-La chasse aux papillons.

-Fais attention, il y a des méchants soldats plein la forêt.

-Je serai très prudente, promis. Et Yves connaît bien la forêt.

-Yves ? -Mm.

-Tu l'appelles comme ça,

maintenant ?

Mon Dieu, j'aurai tout entendu !

*... Les détenus rient.

*...

*... ...

*...

*... ...

*...

Donc vous organisez des séances de cinéma tous les soirs.

Je vais vous "booker" une cellule à l'année.

-Vous vous en rendez pas compte, mais leurs journées sont intenses.

-Je vois ça. -Ces films sont des tests.

On y glisse des images subliminales

de pédophilie, de violence. Ils les perçoivent inconsciemment.

Après chaque projection, on les soumet à un examen,

une série de questions,

et on analyse leur état d'excitation.

-C'est un peu limite, non ? Ca rappelle des expériences

d'une période peu glorieuse. -Faudrait savoir :

vous voulez les punir ou les dorloter ?

Les détenus rient.

...

...

-Comment tu les tues ?

-Je les pique.

Avec du cyanure.

-Qui a accès au labo ? -A peu près tout le monde.

-Et à qui appartient ce sang-là ? -Je vous l'ai dit : aux détenus.

-Mais encore ?

-Je vais vérifier les étiquettes des flacons, je vous dirai.

Des fioles disparaissent depuis quelques semaines.

-C'est un festival, ici !

Elle soupire.

-Désolée.

-Sur le sang volé, vous avez observé des similitudes ?

-Le sang appartient toujours à Berg, Maroyeur et Réza.

-Et c'est quoi, le rapport entre les 3 ?

-Ils ont le même groupe sanguin : A+. Mais c'est un groupe courant.

-Je m'en fous, de ça. Je veux les groupes sanguins de tout le monde.

-Vous pensez à quoi ? -A rien de particulier.

Juste que quelqu'un s'intéresse au sang de grands psychopathes.

*De la musique sort du casque.

*-...l'ombre et la lumière.

*-HELP MYSELF. *-Nous ne faisons que traverser

*des océans, des déserts.

*-HELP MYSELF. *-Nous ne faisons que passer

*dans l'ombre et sous la lumière.

*-HELP MYSELF.

...

-C'est pas trop tôt.

*Alarme.

*...

-On a retrouvé

le bracelet de Cernac près d'ici. -Il doit pas être loin.

On va ratisser la forêt.

-Il nous faut un appui. -Boissière quadrille le territoire.

Des renforts arrivent.

-On va suivre les points cardinaux.

Je vais au sud avec Leroy, toi, à l'est avec des gendarmes. Dauphin,

suivez le littoral. Sachez une chose sur Cernac :

la végétation lui donne l'envie de tuer.

L'odeur de la forêt, ça le fait partir en sucette.

-Il sera plus dangereux ?

-Exact. -Je veux participer aux recherches.

Je peux vous être utile.

-Si tu le dis.

Tu guideras Camille. -OK.

-Tout le monde sur le pont !

Allez, l'homme est dangereux !

Un hélicoptère survole la zone.

...

Un chien aboie.

...

...

-Ah... -Que se passe-t-il ?

-Pardon. J'ai un problème au coeur.

-Ca va aller ? -Oui, ça va... C'est juste

une petite insuffisance cardiaque. -Tu veux t'asseoir ?

-Non... Allez.

...

-Leroy.

-Ce trou existait pas. Il a été provoqué par les pluies.

-Là.

-Merde...

Vrombissements de mouches.

...

...

C'est Maroyeur.

-Putain...

...

Y en a un autre, ici.

Putain...

On s'arrache.

-Faut appeler les autres. -On s'arrache.

-Tu bouges pas.

...

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