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C'est un monstre !
Maître Yen !
Maître Yen !
Pao-Yeh-Pao-Lo-Mi !
Elle arrive.
Je vais la maîtriser.
- Attention ! - J'ai vu.
Lao-Lau est très puissante mais j'ai pu l'affaiblir.
Je vais détruire le pouvoir du monstre.
Il lui faudra cent ans pour s'en remettre.
Par le pouvoir de l'univers !
Pao-Yeh-Pao-Lo-Mi !
100 ans plus tard
Histoires de fantômes chinois III
Dans ce monde de poussière
Tout est pâle et indistinct
Je cherche qui je suis
A qui puis-je demander ma route ?
Mon avenir se trouve sur une route fouettée par le vent
Le sable recouvre la ville
Le vent blanchit le chemin
Contraint de baisser la tête
J'ai devant moi un chemin incertain
Seule ma volonté me guide
Ma chance doit commencer là
J'avance à grandes enjambées
Je trouverai le chemin de la vertu
Quand j'aurai trouvé la bonne voie
Je serai fier de moi
Je marche contre le vent
Je suis couvert de sable
Jeune homme, ne te décourage pas
Si la voie est la bonne, elle aura une fin
Maître, j'ai trouvé Kwan Bo.
C'est par ici.
- Ou par là. - Regarde sur la carte.
Elle s'envole.
Où est-elle passée ?
Kwan Bo se trouve à l'ouest.
Maître.
Un orage se prépare. Il nous faut trouver un abri.
Venez.
Il y a une cabane par là.
Bouddha, dissipe ces nuages pour que nous puissions repartir.
Maître, tenez, je n'ai pas soif.
Mauvais présage.
Arrêtez !
Qu'est-ce que vous me voulez ?
Rendez-moi mon argent.
Filons, il est trop fort !
Partez devant !
C'est affreux.
Maître, il y a un tueur dehors...
J'ai récupéré mon argent. Ce sont toutes mes économies.
J'ai un peu froid.
L'argent n'est que vanité. Il ne mérite pas qu'on tue pour lui.
Le pécheur affrontera les conséquences de ses actes.
C'est facile à dire pour vous. Cet argent, je l'ai gagné.
- Vous voulez vous battre ? - Maître.
C'est une houe.
Fong.
Tout redevient poussière.
Va enterrer ces corps.
- Celui-là n'est pas très clair... - Allez, au travail.
Je suis trempé. On peut faire du feu ?
Les corps sont en pièces.
Je les enterre tels quels ?
Non, reconstitue-les d'abord.
Je ne suis pas sûr d'y arriver.
L'alcool réchauffe.
Vous en voulez ?
Un peu de chaleur.
Je suis maladroit.
Au feu !
Au feu !
Maître, vous l'avez puni ?
Je ne suis pas adepte du feu.
Je regrette d'avoir fait brûler votre abri.
Il y a un marché non loin d'ici. Allez, sans rancune.
Il reste un doigt. Qu'est-ce que j'en fais ?
Je ne coupe jamais les doigts, il devait être là avant.
Il y en a d'autres ?
On se bat souvent dans ce coin. Amuse-toi bien.
Je dois me dépêcher.
A l'occasion de la Fête des morts,
toutes les armes sont bradées.
Assassin !
Tu m'as frappé ? Reste là.
- Ce sabre est superbe. - C'est pas un bijou.
Tu m'as touché ? Sors ton arme.
Tu n'es pas des nôtres.
Qu'est-ce qui se passe ?
Ecartez-vous. Laissez passer !
Laissez passer les forces de l'ordre.
- Qu'est-ce qui se passe ? - Je ne sais pas.
Me regarde pas comme ça.
Les hommes sont tombés bien bas.
Comment pourrions-nous racheter leur âme ?
Je me pose la question.
Avec mon intelligence, je crois que je le pourrais.
Mais mon corps réclame sa pitance.
Il nous faut trouver un endroit où manger et dormir.
Bouddha a passé trois ans à méditer devant un mur
et tu ne tiens même pas un jour.
Pour te purifier, tu réciteras 5000 stances.
D'abord, allons manger. On se purifiera plus tard.
Il pense avec son ventre.
Pour te débarrasser de ce salaud, je te prends 15 taels.
La dernière fois, c'était 10.
Entre-temps, je me suis amélioré.
Ça, c'est ce que tu dis.
- Bœuf aux nouilles. - J'ai pas commandé ça.
Tu dis que je me suis trompé ?
Tu payeras double si tu ne le manges pas.
J'ai jamais commandé ça.
Evitons les histoires. Enlève ce bol.
C'est un malentendu.
Mes tarifs ont augmenté. Si ça ne te va pas, va voir ailleurs.
Je demande une démonstration.
Comme tu voudras.
S'il vous plaît, donnez-nous à manger.
Dégagez, il y a rien ici.
Fong.
Pardon, mon épée est trop longue.
Il faut partir d'ici au plus vite.
Tu attires les ennuis.
Avec ce que tu portes, ils ne font que commencer.
Maître, on peut s'arrêter un peu.
C'est un temple.
Temple Lan Jou.
Où est l'entrée ?
Ils sont entrés dans ce temple.
Il est hanté. Attendons le jour.
Et si d'autres les détroussent avant nous ? Allez, passe devant.
Temple Lan Jou
Un fantôme m'a attrapé la jambe.
C'est sinistre, ici.
N'aie pas peur. Ce temple est hanté.
Quoi ? Hanté ?
Maître !
Fong, arrête d'être toujours dans mes jambes.
Comme ça, vous savez où je suis.
- Si tu as peur, va dormir dehors. - Il pleut.
Si l'endroit est hanté, on devrait continuer notre route.
Nous avons le bouddha d'or pour nous protéger.
Personne n'entrera ici.
Ni n'essaiera de nous voler. Passons donc la nuit ici.
Il faudrait peut-être satisfaire le dieu de la faim ?
Demande aux fantômes de te donner à manger.
C'est drôle, je n'ai plus faim tout à coup.
Lequel s'est fait attraper le pied par un fantôme ?
C'est lui.
Comment as-tu pu courir si vite ?
Il y a quelqu'un là-haut.
Ma sœur, il pleut si fort dehors.
Voyons combien de temps ils tiennent avant d'entrer.
On arrive !
Des hommes !
Des femmes !
Comme elles sont belles !
Reste ici, beauté.
Venez.
- Il y en a d'autres. - Elles sont laides !
La plus jolie doit être celle du milieu.
- Elle est vieille. - L'autre est pas mal.
Lao-Lau, ils sont nombreux, je vais aider Lotus.
Bien, je suis impatiente.
Ils sont pris au piège. Je n'ai nul besoin de ton aide.
Tu en as mis du temps. Je te croyais plus rapide que ça.
Il n'y a plus qu'à les cueillir.
Comme ils sont bêtes !
Nous connaissons plein de jeux.
Il y a quelque chose dans l'eau.
Qu'est-ce que c'est ?
Des démons !
Quel est ce bruit, maître ?
Les démons se manifestent.
Que dois-je faire ?
Reste avec le bouddha.
Restez à distance, j'ai le bouddha d'or.
Vous vous croyez très forts, mais vous ne pouvez m'échapper.
Montrez-vous !
Dispersion !
Ce démon est très puissant. Il n'apparaît toujours pas.
Lao-Lau, que fait-on du vieux moine ?
N'ayez pas peur.
Malgré ses pouvoirs, il ne peut pas me nuire.
Amusons-nous, allez séduire le jeune moine.
Lao-Lau,
laisse-moi y aller.
Tu es trop jeune, tu n'es pas à la hauteur.
Laisse donc Lotus te montrer.
Lao-Lau, je sais ce qu'il faut faire.
Tu perdrais ton temps avec elle.
Je te l'amènerai très vite.
J'aurais dû être plus prudent, ta tête est abîmée.
Tu es tout trempé.
Je prierai pour toi tout à l'heure.
Je sais que ton pouvoir est grand.
S'il y a vraiment des fantômes,
protège-moi et aide-moi à les détruire quelle que soit leur apparence.
Bouddha !
Oh non !
Au secours !
Des fantômes !
C'est sûrement une victime des fantômes.
Ouvrez la porte !
Vite, des fantômes !
Mademoiselle.
Des fantômes.
Il y a des fantômes.
J'ai peur.
J'ai très peur, aidez-moi à me relever.
Vos vêtements sont défaits.
Des fantômes ? Où ça ?
Je vais me cacher derrière vous.
Par là, quelque chose a bougé. Prenez-moi dans vos bras.
Votre jambe...
Touchez mon cœur. Regardez comme il bat vite.
Mes vœux m'interdisent de m'approcher des femmes.
Prions ensemble, cela éloignera les fantômes.
On a mieux à faire que prier.
Arrêtez, j'ai prononcé des vœux.
Tu es mon premier homme. Je vais t'aider à te déshabiller.
Me déshabiller ?
Mon chausson !
Si mon maître nous voit, il se posera des questions.
Vite, prions.
Où est mon livre de prière ?
Je brûle. Viens vite m'aider !
Comment c'est arrivé ?
Mes vêtements brûlent.
Enlevez-les.
Au feu !
A l'aide !
Ça suffit, le feu est éteint.
Non, j'ai peur du feu.
Vous allez être toute nue.
Mademoiselle ?
Le feu est éteint ? J'ai eu si peur.
Mes vêtements ont brûlé. Que comptes-tu faire ?
Prenez les miens.
Comme tu es prévenant.
Vite, je ne regarde pas.
Je t'ai fait tomber.
Arrêtez ou je ne pourrai pas me retenir.
Je suis une vilaine fille. Es-tu aussi vilain que moi ?
Et le fantôme alors ?
Il est devant toi. Tu n'as qu'à l'arrêter.
Que tu es drôle !
Ça n'aura pas duré longtemps.
Si je n'avais pas prié, j'aurais commis l'irréparable.
Petit moine, qu'aurais-tu donc pu commettre ?
Le désir mène à la luxure.
Si je cède à la luxure, je romps mes vœux.
Il vaut mieux continuer à prier.
Arrête de prier. Aide-moi à remonter.
- Vite ! - D'accord.
Ne t'approche pas de moi. Oh non, j'ai vu !
Je ne t'intéresse pas ?
- Comment ça ? - Tu es un homme, voyons.
N'enlève pas mon pantalon.
Ma prière te fait souffrir.
Tu n'es pas poursuivie par un fantôme. C'est toi, le fantôme.
Je vais te dompter.
C'est vraiment hanté ici. J'ai peur.
Je dois filer.
Viens par ici.
Arrière !
Tu m'appartiens.
Arrière.
Idiot, pourquoi as-tu cessé de prier ?
Va-t'en ou mon maître te tuera.
- Pourquoi me libérer ? - Je te laisse une chance.
Pour que tu puisses te réincarner en un être bon.
Je suis foncièrement mauvaise.
Ma robe !
Viens la chercher.
Ça devait arriver. C'est bien fait pour toi.
Je t'en prie, viens m'aider.
Va-t'en !
Je vais me fâcher !
Rends-moi ma robe !
Elle m'aura tout fait.
Maître ?
- Vous êtes là ? - Que fais-tu à moitié nu ?
J'avais trop chaud.
Trop chaud ? Où est le bouddha d'or ?
Il est à l'intérieur. Tout va bien.
Dis-moi, tu n'as rien vu d'étrange ?
Bien sûr que non.
Avec le bouddha d'or, rien ne peut m'approcher.
Et vous ? Comment ça s'est passé ?
Ce démon est plutôt coriace.
Nous ne resterons qu'une nuit ici.
Le jour levé, nous repartirons. Allons nous reposer
pour être en forme demain.
C'est une bonne idée.
Je finirai par l'avoir.
C'est la fougue de la jeunesse qui te donne chaud.
Ce soir, tu prieras devant le bouddha d'or.
Devant le bouddha d'or ?
Je veux que tu pries devant lui pendant toute la nuit.
Rien que moi ?
Naturellement.
Bon.
Rentrons.
Pourvu qu'il ne remarque rien.
Fong.
Bonjour, maître.
Range le bouddha d'or, nous partons.
D'accord.
Je dois le retrouver.
- Que dis-tu ? - Rien, je prie.
Fong.
Oui ?
Sans le bouddha d'or, nous ne pourrions pas aller au temple.
C'est vrai.
Maître.
Ce n'est pas convenable de partir comme ça.
Nous devrions rester un jour de plus pour éliminer les démons.
Un moine célèbre a dit ça dans... je ne sais plus quel livre.
Si personne n'ose les affronter, qui le fera à part nous ?
Tu oublies tout, alors ne sois pas fier de toi.
Je n'ai pas de mémoire.
Partir comme ça, c'est irresponsable.
Tu as raison.
Je retourne affronter les démons et tu pars avec le bouddha d'or.
D'accord.
Fong, que fais-tu ?
Je me sens purifié par toute cette nuit de prière,
mais j'ai le ventre vide. Avec le soleil, je me sens mal.
Tu es malade ?
Ma volonté m'aidera à tenir.
Ça va aller.
Non, je vais m'évanouir.
Je pense que tu as faim.
Je vais aller mendier.
Mon disciple n'a rien d'un moine.
Que la charité soit faite.
Je vais te retrouver, bouddha d'or !
Après une nuit blanche, j'ai la tête qui tourne.
Il faut que je retrouve le bouddha.
Sinon cette fille va encore venir me tourmenter.
Des serpents !
Que vais-je faire ? Je n'ai qu'une journée...
Bouddha, aide-moi.
Bouddha !
Admirez le tranchant de ce sabre.
Essayons avec ta tête pour voir.
Chassez la violence de votre cœur.
- Va-t'en. - La charité.
Va-t'en.
Toujours à faire la leçon aux gens.
J'ai un commerce à faire tourner. Du vent !
- Rends-moi mon argent. - J'ai rien pris.
- Et ça alors ? - C'est le mien.
- Rends-le moi. - Je ne te dois rien.
- Je ne travaille pas pour rien. - Je t'ai rien demandé.
Je te connais pas.
Il te connaît pas.
L'argent est à moi.
- Je le connais pas. - Va au diable.
Comment savez-vous que cet argent est à vous ?
Prouve-le et je te le laisse.
Tu as intérêt à tenir parole.
Par les hordes célestes, debout les pièces !
Etes-vous à moi ?
De la magie noire !
Vous êtes taoïste et vous perdez votre temps en futilités.
- Vous en profitez aussi, mendiant. - Je n'en veux pas.
Alors partez. J'ai bien mérité cet argent.
Vous mendiez de la nourriture. Ça n'est guère mieux.
L'argent n'est pas l'essentiel.
S'il refuse de te suivre, tu ne peux rien faire.
Vieux moine, c'est vous qui avez fait ça ?
Que la charité soit faite.
Incroyable, un moine menteur !
Je dois pouvoir rompre ce sort.
Revenez.
Revenez.
Mon argent.
J'ai encore travaillé pour rien.
Sale moine !
La nuit est tombée.
Que vais-je dire à mon maître ?
Je dirai que les serpents l'ont volé.
Des serpents ne peuvent pas voler un bouddha.
Je dirai que des fantômes l'ont volé.
Mais le bouddha d'or repousse les fantômes.
Il vaut mieux dire la vérité.
C'est mon maître qui revient.
Je vais dire qu'il est tombé.
Maître, en fait...
Encore toi ?
Pourquoi es-tu revenue ?
Si tu es là, comment je vais gagner ma vie ?
Laisse-moi me reposer une nuit.
Tu mènes une vie de débauche.
Quand on est un fantôme, on n'a pas à faire ça.
- Faire quoi ? - Déshabiller les gens.
Que fais-tu ?
Je cherche le bouddha d'or.
- Je l'ai perdu. - Le bouddha d'or ?
Tu es trop près de moi.
On a assez joué hier.
- Il est peut-être tombé. - Eloigne-toi.
J'aimerais bien m'en aller
mais je ne peux pas partir sans lui.
Je vais t'aider à le trouver.
Le bouddha d'or est très puissant.
Je n'ai pas le choix. Je ne vais quand même pas déménager.
Tu as raison.
Cherchons-le tous les deux.
Tu m'as fait glisser dans l'escalier.
Le bouddha d'or a dû tomber par là.
Ne marche pas sur ma robe. Après tu vas encore m'accuser.
Mais où est-il ?
Des serpents !
Ce temple en est rempli.
- Où ça ? - Juste ici.
Arrête, j'ai mal à la tête.
Je parle à voix basse.
Remonte, tu me gênes ici.
Tant que tu es là, je ne trouverai rien. Alors va-t'en.
D'accord.
Attention aux serpents.
Il y en a partout !
Le bouddha d'or... J'ai trouvé le bouddha d'or !
Où est-il ?
Là-bas, au milieu des serpents.
Je ne t'ai pas demandé de les tuer.
Oh non, il est cassé.
Comment vais-je pouvoir le recoller ?
Un serpent m'a mordu la jambe. J'ai mal.
Aide-moi.
Je ne veux pas te tuer, va-t'en !
Ça va ?
- Je suis empoisonnée. - Que dois-je faire ?
Il faut que tu aspires le venin.
Je t'en prie, fais vite.
Le poison commence à agir.
Je vais m'évanouir.
Ça va mieux ?
Oui, merci.
Evidemment, tu fais semblant.
Pourquoi avales-tu le sang alors ?
Pour te faire plaisir.
Je faisais semblant mais le venin est bien réel !
Mais alors...
- Je vais l'aspirer. - Non.
Pas de bouche-à-bouche.
Il faut bien, sinon tu vas mourir.
- Pense à quelqu'un d'autre. - A qui ?
A ton maître.
Il ne ferait jamais ça.
A ta mère alors.
Je ne l'ai pas connue.
Trouve quelqu'un que j'ai déjà vu.
Fais comme si j'étais lui.
Lui ?
D'accord.
Peu importe.
- Que fais-tu ? - J'aspire le venin.
C'était quoi, ça ?
Ma langue.
Pourquoi tu fais ça ?
J'aspire le venin. Il en reste à l'intérieur de ton corps.
C'est vrai, ça ?
- Ton cœur bat très vite ? - Oui.
- Tu as des bouffées de chaleur ? - Oui.
- Tu as la tête qui tourne ? - Oui.
C'est le poison qui agit.
Il faut qu'on continue.
Je préfère mourir.
Si tu meurs ici, tu deviendras un fantôme comme moi.
D'accord, vas-y.
Attends.
Tu es prêt ?
Et ta langue ?
Il n'y a pas de venin. Je te fais marcher.
Tu profites de ma naïveté.
C'est à cause de toi que j'ai fait tomber le bouddha.
Je suis un moine et j'ai des principes.
Tu fais tout pour me séduire, tu es une plaie !
Ah bon ?
Ça n'a pas l'air terrible d'être moine.
Tout ce qui plaît aux hommes,
tu n'y as pas droit.
Tu gâches ta vie, non ?
Gâcher ma vie ? Non, je n'ai rien à perdre.
Je vais réparer le bouddha
et m'en aller dès le retour de mon maître.
Fais attention à tes vêtements.
Pourquoi voulais-tu être moine si c'est si difficile ?
Je n'ai jamais connu que ce milieu.
Que pouvais-je faire d'autre ?
Avais-je le choix ?
Tu es adulte désormais. Tu as le choix.
Depuis toujours, mon maître est ma seule famille.
Mes parents m'ont confié à un monastère.
J'aimerais savoir à quoi ils ressemblent.
Si jamais je devais les rencontrer un jour,
je saurais les éviter.
Ne bouge plus.
Ton sort est plus enviable que le mien. Au moins, tu as un maître.
Tu es orpheline ?
Non.
J'ai été vendue dès ma naissance.
Ceux qui m'ont achetée m'ont vendue à leur tour.
Un homme riche m'a pris comme deuxième épouse.
J'ai été assassinée par sa favorite et enterrée ici.
C'est un mensonge. Je viens de l'inventer.
Tant mieux. Si c'était vrai, ce serait affreux.
Maintenant, tu es libre.
Plus personne ne peut te vendre.
Nous aurions pu être amis si tu n'étais pas un fantôme.
Nous ne sommes pas amis ?
Dis-moi, petit moine.
A part ton maître, pour qui as-tu des sentiments ?
Je ne sais pas.
Tu me trouves jolie ?
Je ne sais pas.
Mon maître est là, va-t'en !
Fong, que fais-tu ?
Je répare une marche. Restez dehors, j'ai presque fini.
L'odeur du démon est très présente.
Maître, n'entrez pas.
Pourquoi ?
J'ai vu des serpents.
Des serpents ?
Mon corps est immunisé. C'est plutôt à eux de m'éviter.
Elle doit être partie.
Les démons sont tout proches.
Fong.
Que fais-tu avec un peigne ?
Je l'ai acheté pour peigner mes sourcils.
Vous voulez essayer ?
A mon avis,
si tu rasais tes sourcils, tu n'en aurais pas besoin.
Où est le bouddha ?
Je l'ai mis là-bas, maître. Vous le voyez ?
Il faut condamner toutes les fenêtres.
Pourquoi ?
Pour empêcher les démons d'entrer.
Quelle clairvoyance, maître !
Heureusement que le maître ne l'a pas vue.
Apporte-moi la peinture d'or.
Elle était sur la table.
La peinture d'or.
Il n'y en a plus, maître.
Je n'avais pas terminé.
Sors les objets rituels.
Il faut protéger les ouvertures.
Mince !
Fong.
Que se passe-t-il ?
Je n'ai toujours rien mangé.
Je ne tiens plus debout.
Je vais vous aider.
Il y a de la nourriture dans ma besace.
Je crois que les démons pourraient entrer de ce côté.
Ça ne suffira pas.
Il y a un trou par là. Il faudrait y placer une relique.
Cet endroit est stratégique. Il faut y placer un objet rituel.
Des démons ont dérobé votre chapelet !
Comment des démons peuvent-ils emporter mon chapelet ?
Je jette tout.
Au secours !
Fong !
Petit moine !
Démon insolent !
Au secours !
Maître, aidez-moi.
Aidez-moi !
Par les voiles du destin !
Aidez-moi.
Dispersion !
Fong, va chercher les objets rituels.
Par le pouvoir du bouddha !
Aide-moi.
Je suis là.
Je t'avais dit de ne pas toucher au bâton.
Enlève-le.
Ça va ?
Eloigne ça de moi.
Tu es glacée.
Les fantômes deviennent froids avant de disparaître.
Laisse-moi, si je ne me repose pas, je suis perdue.
Je vais chercher mon maître.
Tu n'iras nulle part seule.
Tu es réveillée ? Je dois aller aider mon maître.
Parle moins fort.
J'ai froid. Que m'arrive-t-il ?
L'une de mes sœurs est ici.
Je vais lui demander de l'aide.
Non, elle me déteste.
Il ne faut pas qu'elle vienne par ici.
Que faire alors ?
Ça sent l'humain.
Allons voir.
J'ai le bâton sacré.
Trop tard.
C'est toi ?
C'est surprenant.
Tu profites de l'absence de Lao-Lau pour te balader ?
Tu oses désobéir à ses ordres ?
Tu as mauvaise mine.
C'est plutôt toi qui es allée te balader.
Tu me caches quelque chose ?
J'ai aidé Lao-Lau à se battre contre deux moines.
Le plus vieux m'a blessée.
Viens m'aider.
Pourquoi t'aiderais-je ?
Sans les faveurs de Lao-Lau, tu ferais moins la fière.
Je te laisse.
Qu'est-ce ?
- J'ai quelqu'un derrière moi. - Qui ?
C'est le petit moine.
C'est vrai ?
Tu mens pour que je t'aide ?
Dommage, ça ne prend pas avec moi.
Reste ici. Attends le retour de Lao-Lau.
Tu es bien gentille.
Tu veux me retarder
pour que je ne puisse pas aider Lao-Lau ?
Je ne tombe pas dans ton piège.
Partons.
Si elle t'avait crue, je serais mort.
On se déteste tellement que je n'avais pas le choix.
Tu es manipulatrice.
Fong !
Je te laisse, je dois aller sauver mon maître.
Fong !
- Je m'appelais Lotus. - Pourquoi me dis-tu ça ?
Nous ne nous reverrons plus jamais.
Nous sommes trop différents.
Tu es une femme et un fantôme, et moi, je suis un moine.
Souviens-toi,
d'autres moines que moi ne te laisseront pas cette chance.
Sois prudente.
Vieux fou, tu te crois tout-puissant !
Démon, tu bafoues les lois divines.
Je vais te punir et mettre un terme à tes méfaits.
Tu crois que je mérite une punition ?
Exactement. Telles sont les règles.
Certains tyrans ont eu des funérailles somptueuses
et on chante encore leurs louanges.
Après leur mort, ils endurent les tourments de l'enfer.
En enfer comme ici, il suffit d'avoir du pouvoir pour régner.
Il est temps de changer tes habitudes.
L'enfer, j'en viens et je vais t'y envoyer.
Maître, votre bâton sacré.
Et l'autre fantôme ?
Par les puissances infernales !
Insolent !
Maître !
Que le mal triomphe !
Le bouddha d'or !
J'ai oublié de vous dire, il est cassé.
Tu me le dis maintenant ?
Maître !
Fong, monte sur le bâton.
Fais réparer le bouddha d'or et reviens m'aider.
Fong !
Qui est là ?
Montre-toi.
Pars vite, Lao-Lau va arriver.
C'est toi, Lotus ?
Suis ma robe.
Tu ne peux battre Lao-Lau.
Avance sans te retourner.
Ne te retourne jamais.
Va aussi loin que tu peux et ne reviens pas.
Le jour se lève.
Venez voir mes armes. Ce sont de nouveaux modèles.
Venez voir.
- Toi, je te fais un rabais ? - Je n'ai pas d'argent.
- C'est de la qualité. - Je verrai.
- Je fais l'aumône. - Dégage.
Je vais avoir du mal à trouver quelqu'un de serviable.
Laisse-moi t'aider.
Ce n'est pas un endroit pour toi, ici.
Tu es forgeron, non ?
- Plus pour longtemps, je ferme. - J'ai besoin de toi.
- Je ne vends rien. - C'est pour une réparation.
Regarde.
Tu es fou ? Range-le. S'ils le voient, tu es mort.
Aide-moi, c'est urgent.
Ce bouddha d'or, tu l'as volé ?
J'ai l'air d'un voleur ?
- Je vais faire une bonne action. - Bouddha te récompensera.
Merci.
Tu ne le répares pas ?
Réparer quoi ?
Le bouddha d'or que tu as caché là-dedans.
Ne touche pas à mes affaires. Décampe !
J'en ai besoin pour sauver quelqu'un.
Rends-le-moi !
Il m'a attaqué.
Il m'a volé mon bouddha en or.
- En or ? - Non, en fait.
Fouillez-le, il en a encore sur lui.
Attrapez-le.
Tu veux mourir, toi ?
- Petit moine ? - Ils m'ont volé.
Tirons-nous.
Tu veux un coup de main ?
Ton maître me doit 10 taels.
Avec ça, ça fera 15.
- Ils m'ont volé mon bouddha en or. - De l'or ? Attends.
Ça fera 300, plus les nouilles.
- Disons 320. - Je n'ai pas d'argent.
- Adieu. - Mon maître payera.
Tes ennuis sont terminés. Allons-y.
C'est bien de l'or.
Vite !
C'est eux.
Dites donc !
- C'est mon bouddha. - Rendez-lui.
Tu vas pas faire ta loi avec ton épée.
On est plus nombreux. A l'attaque !
Viens le chercher.
Mon bouddha !
Il ressemble à rien.
Il a fondu.
- Comment tu fais ? - Quoi ?
Pour pas te brûler.
Il a peut-être perdu ses pouvoirs. Mon maître a des ennuis.
Fais marcher ta tête.
- Allons chercher ton maître. - Que vais-je faire ?
C'est simple, engage-moi pour le sauver.
Je te fais un prix. 320 taels multipliés par 2.
- Qu'en dis-tu ? - C'est non.
- Tu ne veux pas le sauver. - Si, bien sûr.
- Alors paye-moi. - Je n'ai rien sur moi.
- Tu me fais crédit ? - C'est d'accord.
Nouilles aux raviolis.
Tu as l'air affamé. Mange d'abord des nouilles.
- J'ai pas de sous. - Je te fais crédit, j'ai dit.
Mais pas plus de 1000 taels.
Ne t'inquiète pas, je vais m'occuper de tout.
Je ne sais même pas ton nom.
Je m'appelle Yen.
Enchanté.
C'était le nom d'un très grand maître.
Un grand prêtre.
Je voulais devenir son disciple mais c'était un solitaire.
Il n'a pas voulu de moi. Il était têtu.
Si tu insistes, il acceptera.
Il est mort.
Il vivait seul, sans personne autour de lui.
Il n'a même pas pu payer son cercueil.
J'ai retenu la leçon. Je n'agis que pour l'argent.
Pourquoi ?
Avec de l'argent, tu achètes tout ce que tu veux.
Et que veux-tu ?
Devenir riche et célèbre.
Et toi ?
Je veux être bon.
Etre bon ? Comme le prêtre que je voulais suivre ?
Toi aussi, tu veux mener une vie d'ermite ?
Tu finiras comme lui.
Au secours ! Un fantôme !
Y a quelqu'un.
Ne t'inquiète pas, c'est elle.
Au secours !
Au secours ! Ouvrez-moi, il y a des fantômes.
C'est moi !
Les fantômes... aidez-moi !
Elle est avec nous.
C'est moi, Fong. Je t'attendais. Arrête de t'agiter.
Calme-toi.
Me calmer ?
Qui es-tu ?
Je vais défaillir.
Approche.
Tu peux m'expliquer ?
Rien, c'est une erreur.
Quelque chose a bougé là-bas.
- Tu es poursuivie... - Protège-moi.
J'ai bien compris.
Mais notre amour est impossible.
Pourquoi ?
Tu es très jolie mais...
En vérité... Sans vouloir te fâcher...
Tu n'es pas mon genre, c'est tout.
J'aime les filles avec un visage allongé,
et plus grandes que moi.
Si tu en connais une, dis-lui de venir me voir.
Ne te brûle pas.
Tu es un coquin. Tu veux un ménage à trois ?
Comment ça ?
Vous, les lettrés, vous êtes de gros vilains.
Approche, le moine.
Un instant, mademoiselle.
Je reviens, je vais voir ce qu'il veut.
Quoi ?
Elle est faite pour moi.
Oublie l'argent, c'est elle que je veux.
Non.
Tu l'as déshabillée ?
Ça ira, je vais rester comme ça.
Donne-moi ça.
Sa robe est collée à mes doigts.
Je t'ai dit que je ne la connaissais pas.
Approchez.
Mais c'est pas vrai !
Tu te payes ma tête.
Remets ça.
- Je la veux. - Je te rembourserai.
C'est elle que je veux.
J'ai dit non.
Que fais-tu ?
Je te paye ? Ça te va ?
Je fais une affaire à perte.
Ça suffit, je changerai pas d'avis.
Je suis désolé.
Je ne me suis jamais autant amusée.
Excuse-moi.
N'oublie pas,
j'aime les filles plus grandes que moi avec un visage allongé.
Au revoir et merci.
Tu n'as pas demandé son nom. Comment on va la retrouver ?
Notre but est de sauver mon maître.
Si tu la veux, reviens une autre fois.
Je reviendrai et je la retrouverai.
Au secours !
J'y vais.
Sauvez-moi !
Encore toi ? Pourquoi es-tu revenu ?
Je suis content.
Tu es enfin là.
Ce fantôme est encore mieux que l'autre.
- Je l'ai prise pour toi. - Qui ça ?
Ta sœur.
Il y en a d'autres qui suivent ?
Ils vont nous découvrir. Montons à l'étage.
Il n'y a personne.
Ça t'arrive de partager ?
Que faites-vous ?
- Quoi ? - Que faites-vous ?
- On simule l'intimité. - Quoi ?
Yen va m'aider à sauver mon maître.
Voici Lotus.
- Que fais-tu ? - Je simule l'intimité.
Contente-toi de regarder. Je ne te fais pas confiance.
- Tu peux simuler et pas moi ? - Je n'ai pas le choix.
Je suis obligé.
Tu manques de conviction. Couchons-nous par terre.
- Par terre ? - C'est à moi d'y aller.
Tu ne peux pas.
Pourquoi pas ?
Viens.
Il vaut mieux que tu sois sur moi.
Entendons-nous bien : Cette fois, tu ne vas pas prier.
- Qu'est-ce qu'on fait là ? - On s'embrasse.
Intrépide, je fends la brume épaisse.
La femme est un brûlant soleil.
Je bondis par-dessus la lune.
Je danse au son du gong.
Rien ne peut arrêter un héros.
Tu cries trop fort. On ne peut pas se concentrer.
Je n'ai pas fini, je repars à l'attaque.
Où est mon maître ?
Lao-Lau l'a capturé mais je ne sais pas où il est.
Comment faire pour attirer Lao-Lau ?
J'ai une clochette au pied. Si je l'agite, elle viendra.
Une clochette ?
Alors agite-la.
Ne t'arrête pas ou on va nous découvrir.
Ne mets plus ta langue dans mon ventre.
On ne fait que s'embrasser.
D'accord.
Je vais prendre l'air. Dites-moi quand vous aurez fini.
Attends, ne pars pas.
J'en ai assez.
- Yen, où vas-tu ? - Je vais me promener.
Tu ne peux pas me laisser.
J'en ai assez de vous regarder.
Jeunes lettrés !
Ouvrez-moi, j'ai très peur. Laissez-moi entrer.
- Elle a très peur. - C'est Papillon.
Restez là, je vais la voir.
N'y va pas, nous sommes rivales.
Comme ça, pas besoin de se battre.
Si tu continues, je ne vais pas te payer.
Tu parles, avec quel argent ?
Parlez moins fort.
Lotus, prête-moi de l'argent. Pour le faire taire !
Je m'en fiche de l'argent. Je veux bien autre chose à la place.
Tu peux parler mais ne la touche pas.
Si tu ne m'aides pas, il va me laisser tomber.
Vous êtes épuisants, je m'en vais.
- Je te protégerai. - Inutile.
Toi aussi, tu t'es fait chasser ?
Au contraire, ils se battaient pour moi.
Mais ils sont trop bruyants. Je préfère m'en aller.
Ne reste pas là, entre.
Tu sais, nous aimons beaucoup les jeux.
- Nous poursuivons notre jeu ? - D'accord.
Je t'ai dit que tu n'étais pas mon type. Inutile d'insister.
- Ouvrez-moi. - Je perds mon temps.
Je suis aussi désirable que Lotus.
- J'ai dit non. - Je saurai te séduire.
Et moi ? Je suis une proie facile.
- Et les préliminaires ? - Je ne peux plus attendre.
Tu as le crâne rasé ? Tu es moine ?
Tu es le disciple du vieux ?
Viens par ici.
Voilà pour toi, démon !
Que le soutra montre son pouvoir !
Par la force de l'univers !
Ça alors !
Allez !
Elle attire tous les sabres vers elle.
Es-tu prêt à mourir ?
Tu es bien sûre de toi.
Petit moine, j'attends que tu viennes sauver ton maître.
Le seul allié que tu as trouvé
est un nain avec une épée géante. Tu veux me faire rire ?
Vieille sorcière, tu vas mourir de rire.
- Dépêche-toi d'agir. - Je ne le connais pas par cœur.
Coupe ces lianes.
Coupe-les.
Récite ton soutra.
Je ne vois même pas mon parchemin !
- Tu te sauves ? - Lâche !
Je vais t'aider à t'enfuir.
Viens.
J'ai failli vous rater.
Tu m'as laissé en plan. C'est malhonnête.
Je voulais créer une diversion pour t'aider à t'enfuir.
On a vu le résultat !
Il faut quitter le temple Lan Jou.
Cachons-nous.
Lao-Lau ne doit pas me voir.
On est coincés. Je vais l'affronter.
Attrape mon épée.
A quel petit jeu joues-tu ?
Un jeu mortel.
C'est tout ?
Ça ne fait que commencer.
J'invoque l'armure céleste !
Tu changes encore de déguisement ?
Je m'en vais.
C'est encore une diversion ?
Lao-Lau, tu es blessée ?
Il s'est s'échappé !
Il croit qu'il peut me blesser ?
Tu comptes me sauver en tournant dans tous les sens ?
- C'est une stratégie, idiot ! - Tu pourrais prévenir.
Tu râles tout le temps. J'attends toujours d'être payé, moi !
Lotus.
Je t'ai parlé de l'argent tout à l'heure...
Pas maintenant. Je dois rentrer chez moi.
Partons ensemble.
C'est trop dangereux. Viens avec nous.
Tu peux hanter où tu veux, non ?
J'ai mes habitudes.
J'ai souffert. Je préfère vivre au jour le jour.
Vous ne savez même pas où vous serez demain.
Quelle importance ?
N'essayez pas de me convaincre.
Il ne me manque rien ici. Je ne suis pas ta parente.
De quoi j'aurais l'air à tes côtés ?
Je te laisse, je m'en vais. Oublie-moi.
On ne sait pas où on sera demain ?
Elle a raison, nous devons d'abord penser à nous.
Alors on la laisse tomber ? C'est ton idée, ça.
Jade, Lao-Lau est rentrée ?
Lao-Lau ? Non, pas encore.
Viens me peigner. Tu diras que je ne suis jamais sortie.
Qu'est-ce que tu as ?
Rien... Tu me manqueras.
Je vais être mariée au seigneur Montagne Noire dans deux jours.
Quoi qu'il arrive, tu resteras une sœur pour moi.
Je vais conseiller à Lao-Lau d'en marier une autre.
Nous resterons toujours ensemble.
Lotus, je t'aime vraiment beaucoup.
Tu vas me faire croire que tu es restée sagement ici à te peigner ?
Dis-moi où ils sont cachés.
Lao-Lau, j'ai eu tort. Pardonne-moi.
Te pardonner ?
Comment dois-je la punir ? A ton avis, Jade ?
Peut-être en la mariant au seigneur Montagne Noire
à ma place ?
Jade, non !
Dans la vie comme dans la mort, tu auras toujours été vendue.
Le seigneur a beaucoup de concubines. Tu vas souffrir.
Tu m'as trahie. Coupez-lui les cheveux.
De si beaux cheveux. Comme c'est dommage.
Je les peigne depuis longtemps.
Avec application.
Les ciseaux.
Jade, tu disais que j'étais une sœur pour toi.
Tu savais que Lao-Lau était ici.
- Pourquoi m'as-tu trahie ? - Pour se sauver.
Je vais te lacérer le visage.
Lao-Lau, je t'en supplie, pardonne-moi !
Laisse Lotus tranquille !
Jade.
- Lotus. - Je vais me marier à ta place.
Larmes de crocodile.
Tu ne t'en tireras pas comme ça.
A qui dis-tu ça ? Approche.
Je vais vous marier toutes les deux au seigneur Montagne Noire.
Lacère-lui le visage.
Non, Lao-Lau !
Tu me cherches ? Je vais te lacérer le visage.
Je veux qu'elle soit défigurée.
- C'est bien ici ? - Oui, viens.
Je viens en ami.
Qui es-tu ?
Lotus ?
Va-t'en.
N'aie pas peur, Bouddha est avec moi.
Laisse-la partir.
La prochaine fois, je vais me fâcher.
Reviens.
Je te mange en premier.
Surtout ne m'embrasse pas sur la bouche.
Je me suis trompé de personne.
- Tu vas devenir gentille ? - Compte là-dessus.
Je te ramène d'où tu viens.
Me revoilà.
On repart.
Lotus, va-t'en.
Jade !
Je t'ai bien eue. La prochaine fois, je détruis ton antre.
- Jade... - C'est trop tard.
- Fuir ne sert à rien. - Pourquoi ?
Que faites-vous enlacés ?
Mon urne est gardée par Lao-Lau, au pied de son arbre.
Le jour levé, mon âme doit y retourner.
- Je vais la récupérer. - Sans moi.
- Concentre-toi. - Attention !
Tu ne vas pas me laisser tomber maintenant ?
Chaque fois, je crois que c'est fini et ça continue.
Et alors ?
Je fais le calcul. Ta stupidité moins mon intelligence...
Plus ton ingratitude. Total : Tu es jaloux de moi.
Vous êtes toujours à vous bécoter et moi, j'ai rien du tout.
Les moines, je sais pas mais moi, j'ai besoin d'affection.
- Je veux sauver mon maître. - Arrêtez.
Lao-Lau est intouchable. Je ne pourrai jamais m'échapper.
Fais comme si tu ne m'avais jamais connue.
J'irai seul.
Ne joue pas la comédie, je ne t'aiderai pas.
Je sais que tu veux l'aider.
Si c'est toi qui me le demandes, je vais réfléchir.
Réfléchis bien alors.
- Que fais-tu ? - Je vais trouver ton urne.
Tu veux mourir ? Pense d'abord à toi.
Je fais ce que je veux.
Sans toi, je n'en serais pas là.
Je t'ai aidée et tu m'accuses ?
Tu ne peux rien faire pour moi.
Je n'ai pas peur de toi.
Le jour se lève, adieu.
Je ne peux compter que sur moi-même.
Prends soin de toi.
Je l'ai trouvé.
Il reste à trouver l'urne. Je vais t'aider.
Inutile. Je n'ai rien pour te payer.
Elle doit être par là.
- Laquelle est la bonne ? - Ce n'est pas ton affaire.
C'est peut-être celle-là.
Celle-là aussi.
Lotus n'est pas aussi grosse.
Je la pose ici.
Tout ça ?
Vu le nombre, il va te falloir une charrette.
Je ne veux pas alourdir mes dettes.
Cette fois, c'est gratuit.
Par les hordes célestes, trouve le chemin !
Va voir si c'est la bonne.
C'est bien Lotus. Je l'ai trouvée !
Prends-la avec toi alors.
A nous deux, Lao-Lau. Je vais te changer en cendres.
Le vieux moine ?
J'ai trouvé ton maître.
Fais-le descendre.
D'accord.
- Il va bien ? - J'en sais rien.
Ses yeux sont tout gonflés.
Maître.
Emmène-le, je vais brûler l'arbre.
Il pleut trop fort. On ferait mieux de partir d'ici.
J'aurais bien brûlé cette vieille furie.
Maître ?
Maître, comment vous sentez-vous ?
- Vos yeux. - Fong...
Te voilà enfin.
Je sens une présence. Qui est-ce ?
C'est moi, Yen. Vous m'avez réprimandé au marché.
Mon cœur s'illumine. Je vois que tu t'es repenti.
Je ne suis pas aussi vénal que vous le disiez.
Cette fois, on est tranquilles.
- Il y a une auberge là-bas. - Allons-y.
- Attendez. - Qu'y a-t-il, maître ?
- Ils sont là. - Qui ça ?
- Les démons. - Quels démons ?
Fong.
C'est Lotus.
- Je vais m'occuper d'elle. - Non, elle nous a aidés.
Lotus, j'ai trouvé ton urne.
Attendez, elles sont deux.
Ne la croyez pas, elle a pris mon apparence.
Ecoute-moi, je suis la vraie Lotus.
Laquelle est la vraie ?
- Maître, aidez-nous. - Je n'en sais rien.
Démon !
Pauvre vieux fou !
Lao-Lau !
Comment se fait-il qu'on soit revenus au temple ?
Nous n'avons jamais quitté la forêt.
Je sais où est Fong, venez.
Bien sûr que tu le sais. Tu nous mens depuis le début.
Mon âme est liée à l'urne.
Comme vous, je suis une victime de Lao-Lau.
Menteuse ! Je ne te crois pas.
Je vais briser ton urne et tu ne feras plus de mal à personne.
Je n'ai jamais voulu que Lao-Lau capture Fong.
Yen, même toi, tu ne me crois pas ?
Sorcière, je vais te détruire !
Maître, il faut retrouver Lao-Lau avant.
Va-t'en.
Allez, va-t'en.
Fong est au temple Lan Jou. Il faut le sauver.
Allons-y.
Tu as perdu ton abaque.
Cette affaire n'est pas rentable. Allons secourir Fong.
Maître, soyons prudents. Les démons sont très nombreux.
- Fong ! - Où est-il ?
Là-bas.
Il est solidement attaché.
Petit moine, je vais aspirer ton énergie
et te marier à Montagne Noire.
Pour que tu souffres éternellement.
Papillon !
Tu n'es même pas capable de le séduire.
Laisse-moi encore essayer, je peux y arriver.
Lotus.
- Tu oses revenir ? - Lao-Lau, elle est pour moi.
Je suis revenue pour me racheter.
Les deux autres sont cachés dans les fourrés.
Elle nous a trahis.
J'aurais vraiment dû briser ton urne.
Par les puissances infernales !
Que le mal triomphe !
Que le ciel et la terre nous prêtent leur force !
Par le pouvoir des sabres bénis !
Dispersion !
Mon or !
A l'attaque !
Par le feu sacré !
Papillon !
Lao-Lau, aide-moi.
Blessée, tu ne sers plus à rien. Donne-moi ton énergie.
Tu dévores même les tiens ?
Quelle que soit ta puissance, tu restes un démon.
Tu iras en enfer.
J'invoque le pouvoir du soutra.
Tu nous as encore trahis.
C'était le seul moyen de te sauver.
Le parchemin !
Dispersion !
Par le pouvoir de l'univers !
Seigneur Montagne Noire.
Vite, Montagne Noire arrive.
Rejoins les autres.
Papillon !
Viens vite, Lotus.
Papillon !
Tu as raison de partir avec le moine.
Tu ne finiras pas comme moi.
Moi aussi, j'ai commis des erreurs et je suis devenue un fantôme.
Aide-moi.
Papillon !
Lotus, il faut partir.
Vite, dépêchons-nous.
Je vais invoquer ma cape sacrée.
Sautez !
Maître, il faut attendre Lotus.
C'est un démon. Ne te fie pas à ses dires.
Lotus, dépêche-toi.
Fong, je suis là.
J'ai ton urne.
Ne soyez pas têtu, faites demi-tour.
Par les hordes célestes !
Venez.
Tel est son destin.
Maître.
Montez.
Vous avez détruit Lao-Lau. Je vais vous emmener en enfer.
Montagne Noire se rapproche.
Merci de m'avoir sauvée.
Je n'aide que mon disciple.
Maître, Lotus est...
Tais-toi. Dans une heure, il fera jour et il faut tenir jusque-là.
Je ne vous laisserai pas sortir de mon domaine.
Maître, on est coincés.
Yen, aide-moi à ouvrir un chemin.
Que le ciel est la terre nous prêtent leur force !
Nous ne tiendrons pas.
Je n'ai pas dit mon dernier mot.
Viens par là.
Fong, vois-tu poindre l'aube ?
Pas encore, maître.
Le soleil est caché par les nuages.
Partez, je vais le retenir.
- Tu n'es pas de taille. - Laisse-moi faire.
Yen !
Montagne Noire, j'ai déjà anéanti ta sœur !
Tremble, je vais t'éliminer.
J'invoque l'armure céleste !
Me voilà.
Demi-tour.
Tu m'attraperas pas !
Maître !
Je vais te transformer en bouddha d'or pour triompher de ce démon.
Ainsi tu absorberas les rayons du soleil.
- Vous ne survivrez pas. - Concentre-toi.
Maître, répondez-moi !
Je viens avec toi.
- Tu vas mourir. - Nous allons tous mourir.
Maître, si je ne reviens pas,
enterrez mon urne.
Lotus, désormais, tout dépend de toi.
Malgré nos tentatives, rien n'aura pu nous séparer.
Tu n'en réchapperas pas.
Ma décision est prise.
Que fais-tu ?
J'ai peur de lâcher prise.
Enlève la ceinture.
- Tu vas tomber. - Fais ce que je dis.
Le soleil !
Je suis épuisé.
Malgré la chute, je n'ai rien senti.
Lotus !
Aide-moi.
Voilà où ça mène d'aider les gens.
Ton âme a été dispersée.
Te voilà bien mal remerciée. Je prie pour ta réincarnation.
Fong.
Je croyais que je ne te reverrais plus.
Prends mon urne et je pourrai partir d'ici.
A qui tu parles ?
- Il ne reste que ce ruban. - Son âme s'est dispersée ?
Oui.
Je reprends ma route. A la prochaine.
Nous aussi, nous partons. A bientôt.
Que Bouddha veille sur vous.
Allons-y, maître.
Pourquoi marches-tu si vite ?
- L'urne de Lotus a disparu. - Comment ça ?
Faisons plus ample connaissance.
"Tu récoltes ce que tu as semé. Voler est un péché.
"J'ai mis les cendres dans ma gourde."
Je te retrouverai, où que tu ailles !
Fong, où m'emmènes-tu ?
Maître, le démon a dit que le paradis n'existait pas.
- C'est vrai ? - Arrête tes sottises.
- Aide-moi à me relever. - Bien sûr.
Adaptation : Mutchi Huynh et Didier Ruiller
Sous-titrage : C.M.C.
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