All language subtitles for Torch Song Trilogy - Anne Bancroft, Matthew Broderick - 1988

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Original subtitles

Arnold!

Le d�jeuner est servi!

O� est ce gosse?

Arnold! Qu'est-ce que tu fais dans...

Je pense que mon plus grand probl�me est d'�tre jeune et beau.

Parce que je n'ai jamais �t� jeune et beau.

J'ai �t� beau,

Dieu sait que j'ai �t� jeune. Mais pas les deux.

�a se voyait pas, de toute fa�on.

Vous savez, un psy que je connais

croit que de l� vient mon attirance pour les hommes

qu'on d�crit subtilement comme "vieux et moches".

Je crois qu'il sous-estime mes c�lins.

Un moche...

qui court apr�s un joli n'a que des ennuis.

Alors qu'un joli qui court apr�s un moche,

on lui paie au moins son taxi.

Oh, j'ai d�j� march� pour un joli m�me.

Mais quand les jeux sont faits,

un crapaud cousu d'or, �a fait 3 repas par jour.

Mes ch�ris, plus de crapaud quand on �teint la lumi�re.

Le festin ou la famine.

C'est la lumi�re du jour qu'il faut craindre.

Franchement! Une beaut�, c'est la joie jusqu'� l'aube.

Il y en a d'autres avec qui faut garer ses allocations.

Les Cas D�sesp�r�s.

Il en existe 3 cat�gories principales.

Les Mari�s,

les Touristes du Week-end,

les D�finitivement H�t�ros.

Ces histoires-l� sont les pires!

On s'y plonge les yeux ouverts.

On sait les limites, on les accepte en adulte.

Boum! On �crit au courrier du coeur, on br�le des cierges � minuit.

Et on se demande: "Qu'est-ce qui s'est pass�?"

Je vais vous le dire. Vous avez ce que vous cherchiez.

Celui qui se croit assez m�r pour une histoire sans espoir,

c'est le m�me qui donne aux �diteurs de romans � l'eau de rose

leurs fins tragiques dans le vison.

Alors? Splendide, non?

Minute! Le travail est pas termin�!

Pour ceux qui ont pas encore devin�,

je suis un artiste de vari�t�s.

Ou ce qu'il en reste. On m'appelle Virginia Ham.

Quel pied, n'est-ce pas?

J'en ai eu, des pseudos!

Anita Mann. Fonda Boys.

Claire Voyant.

Fay Ways.

Bang Bang La Desh.

Je suis en voie de disparition.

Quand les Droits des Gays auront force de loi,

moi et mes pareils, on passera � la trappe

comme, chez les noirs, Amos, Andy et Aunt Jemima.

�a ne fait rien.

Avec ma voix et ma gueule, je suis tranquille.

J'ai qu'� conduire un taxi.

Vous savez, c'est pas si facile d'�tre un travelo.

Mais j'ai pas le choix.

J'ai beau essayer,

je sais pas marcher sans talons.

Il y avait un mec. Il s'appelait Charlie.

Il �tait tout ce qu'on peut d�sirer, et plus.

Il �tait grand, beau,

riche,

sourd.

La surdit�, c'�tait le "plus".

Il me criait jamais apr�s. Il se plaignait pas que je ronfle.

Tous ses amis �taient calmes et gentils.

J'ai m�me un peu appris le langage des signes.

Je m'en souviens un peu.

"Cancrelat."

"Baiser."

Et mon pr�f�r�.

�a veut dire: "Je t'aime."

Et je l'aimais!

Mais...

pas...

assez.

Vous savez,

dans ma vie,

j'ai couch� avec plus d'hommes qu'on en compte dans la Bible.

Dans le Vieux et le Nouveau Testament.

Et pas une fois on m'a dit: "Arnold, je t'aime,"

et que je l'aie cru.

Et je me demande: "�a t'emb�te?"

La seule r�ponse honn�te que je puisse trouver, c'est: "Oui".

�a m'emb�te.

�a m'emb�te �norm�ment.

Mais... pas... assez.

PERSONNE N'EST PARFAIT

Veuillez applaudir... Bertha Venation!

La Reine des Charcuteries,

Virginia Ham!

Et voici, se�ores

et se�oritas, Marina del Rey!

Plus large que Broadway,

Marcia Dimes!

Pour �tre une vraie dame,

il faut plier le genou devant une "reine."

Miss Dimes, vous �tes impeccable!

Mais attendez de voir mon num�ro,

Bertha Venation et sa Danse des Vierges.

Elle la fait enti�rement de m�moire.

Salope.

Vite, un baiser. C'est Carmen.

La voiture est l�.

C'est quoi le plan?

Les hommes.

Toute ma vie! Et de quoi se plaint-on?

J'en ai pas un.

Qui en voudrait un? J'en ai trois.

Pointez pour moi. Bonne nuit, mesdames.

Bon dodo, ma ch�re.

Cette folle me donne des gaz.

Allons au Stud. Un dernier verre.

Avec un vite fait dans l'arri�re-salle? Pas pour moi.

�a calme.

�a te d�passe, mais je cherche autre chose

qu'un joli visage pour m'asseoir dessus.

Cr�ment dit.

Moi, j'aime pas baiser avec quelqu'un que je connais.

Notre-Dame des Exigences!

Taxi! Bonne nuit, les filles.

Bonne nuit, Bertha.

Je suis fatigu�, je veux rentrer.

Un verre. Un coup d'oeil.

Je n'irai pas au fond.

On t'a invit�?

Je sens l'appel de la nature.

Ne me laisse pas ici. Murray!

Excusez-moi! �a va?

Pas de gros bobo, j'esp�re. A ton pied.

Vous avez du feu?

Je m'appelle Ed Reiss. Mes amis disent Ed.

Je suis Sagittaire.

Tu ris? II y en a qui demandent.

Moi, j'y crois pas.

Tu as un beau sourire.

Comment t'appelles-tu?

Arnold.

Tes amis disent Arnie ou Arn?

Arnold.

Enchant�, Arnold.

Un verre?

Je viens de...

Tu es quoi? Italien?

Espagnol?

Juif.

J'aurais jamais devin�.

Pas avec ces yeux noirs, romantiques.

Tu es maquill�?

Je pensais bien que non.

Tu es seul?

Non, avec un ami. Il est au fond.

C'est ton...

C'est juste un ami.

J'ai de la chance.

J'ai une voiture.

Si tu ris de tout ce que je dis,

on couchera jamais ensemble.

Tu as des yeux magnifiques.

Et toi, un num�ro tr�s au point.

On t'a d�j� dit que ta voix est tr�s sexy? Vraiment!

C'est naturel, ou tu es enrhum�?

Je t'aurais invit�, mais mon copain est straight.

Il se sent mal � l'aise avec les gays.

Et par rapport � toi?

Je sors avec des femmes aussi.

J'enseigne � Brooklyn, j'ai un appart � New York, mais

je vis � la campagne.

J'ai une ferme, pour les week-ends et l'�t�.

Je fais pousser mes l�gumes.

Tu adorerais. Tr�s classique am�ricain.

Beaucoup de bois, un po�le. Je la restaure moi-m�me.

�a doit �tre beau.

Qu'est-ce que tu fais?

Je suis travelo.

Je veux dire, de quoi tu vis?

Je suis travelo.

�a t'ennuie?

Pas encore.

Je vais allumer.

Tu trembles.

Vraiment? Pardon.

Mieux?

On d�ne en t�te-�-t�te chez moi. Il apporte le vin.

Si tu m'avais dit que tu trouverais l'amour, je serais venue!

Je vais piquer des steaks ici. Pas le temps d'en acheter.

Tu as d�pos� une liste chez Tiffany?

On gardera qu'un appartement, on sera souvent � la ferme.

On n'�l�ve pas des gosses en ville!

Joyeux anniversaire de deux semaines!

Ed, tu te l'es rappel�!

Tu devrais la gifler, elle te vole tes textes.

C'est � toi, les chansons tragiques.

Je chante rien de plus triste que Zippity Doo Dah.

Tu me pr�sentes quand?

Bient�t.

Tu as rencontr� ses amis? Ils sont sympas?

On sort pas beaucoup, tu vois.

Vos gueules!

Attention � ta t�te.

Et � la premi�re marche. Elle est un peu... cass�e.

Faudra r�parer �a.

Je te d�pose chez toi. Je d�ne avec Tom et Janet.

Tu ne me l'avais pas dit.

J'ai oubli�.

Je dois les voir. Je suis � cours d'excuses.

Et demain, Lisa et Michael?

Pour un bridge.

Un ami en visite. J'ai pas pu dire non.

Je serai ton ami en visite.

Arnold...

Je plaisante.

Je ne te verrai pas avant le week-end?

Mes parents sont � la ferme, je te l'ai dit.

On se planquera chez moi.

Je dois les voir, Arnold.

Pourquoi tu n'as pas appel�? J'�tais inquiet.

Maman!

Bon anniversaire!

Les filles attendent dans la voiture.

On va au th��tre off off Broadway.

Exp�rimental: Ils restent habill�s!

Ton p�re appelle apr�s sa r�union � la Loge.

Ton fr�re, quand �a lui prendra.

Je pose une question, il hurle! J'en pose plus.

Tu repeins?

C'est plus facile que de nettoyer.

Tu es trop dr�le.

Pas beaucoup de lumi�re ici.

J'ai une demi-ombre indirecte.

Les plantes aiment �a.

Le fumier aussi.

Ne secoue pas. C'est des g�teaux.

Tr�s chic! Une nappe neuve?

Je l'ai faite moi-m�me. J'ai fait un stage.

�a alors!

Je vais faire des serviettes assorties.

Joli.

Joli dessin, hein?

Tr�s joli.

Maman, les dames!

Soupe de pommes de terre?

Maman, non,

tu vas te br�ler.

C'est pas comme celle que je fais pour ton p�re.

Une pomme de terre bouillie, sel et poivre, et �a y est!

Tu appelais �a l'eau de patate de papa.

J'arrive, enfin!

Si tu venais avec nous?

Laisse un mot � ton ami, on revient pour le g�teau.

Maman, vas-y.

Amuse-toi bien et fais la bise aux dames.

Tous mes voeux pour ton anniversaire.

Merci, maman.

Et si tu changeais le papier peint?

J'arrive!

Une minute! Une seconde!

C'�tait toi, au t�l�phone?

II sonne, je prends et j'entends raccrocher.

Au lieu de te rappeler, je suis venu.

C'�tait pas moi.

Je peux pas vraiment te parler.

Le vin, c'est pas pour

mon anniversaire?

Tu t'es rappel�!

Arnold, d�sol�...

�a ne fait rien. On est ensemble.

J'ai quelqu'un � d�ner.

Je voulais seulement te voir une minute.

Je comprends.

Qu'est-ce que tu comprends?

Je ne peux jamais faire le premier pas.

Quand je vais t'appeler, tu m'appelles.

T�l�pathie, peut-�tre.

Qui est-ce qui vient? Je le connais?

Comment tu sais? Peut-�tre que oui.

Des "le", j'en connais � la queue leu leu...

Tu es impossible!

Ed, �a ne va plus...

Non, Arnold!

Si! Je ne vais pas passer tout mon temps � t'attendre.

Je t'ai dit: Sors, amuse-toi, vois des gens...

Je ne suis pas fait pour �a.

Je ne suis pas pr�t � m'engager.

Je ne te le demande pas. Mais si j'accepte que tu sortes,

accepte que je ne sorte pas.

Tu es vraiment fou.

Tu me manques.

Je pense � toi tout le temps.

J'ai envie de toi.

Tu veux me culpabiliser.

Je suis amoureux de toi. �a me donne des droits.

Si j'ai pas le droit de te voir,

j'ai le droit de r�ler.

S'il te pla�t.

Salut, Laurel.

Voici Arnold.

Bien s�r. Ed m'a parl� de toi. Contente de te rencontrer.

Il m'a beaucoup parl� de toi aussi.

D�sol�, je dois filer. Des allergies.

Je devrais voir un psy.

Je t'ai dit que je sors avec des femmes!

Tes soeurs, tes tantes, tes ni�ces...

Pas dr�le.

A mourir de rire!

Et �a fait longtemps?

Tu me mets sur des charbons ardents.

Je serais le seul � avoir le cul grill�?

Je ne suis pas comme toi.

Tu es gay, tu aimes �a, tu te sens bien comme �a.

Moi, je suis malheureux dans le ghetto

des bars, restaurants...

On n'y va pas!

J'ai besoin d'�tre fier de moi.

Fier de coucher avec une femme quand tu pr�f�rerais un homme?

Comment �tre respect� si tu n'es pas toi-m�me?

Pas de "toi" � respecter.

Et ta dignit�? Je n'en vois pas.

Tu veux voir ma dignit�? La voil�!

Un verre?

Va te faire foutre!

Moi, c'est Arnold.

C'est de ma faute.

Mon Dieu!

O� je mets ma canette de bi�re?

J'ai pas � lui faire son petit d�j!

L'avancement,

c'est pour bient�t.

Bien, mais si tu te fian�ais?

Maman, laisse-le. Il trouvera quand il sera pr�t.

C'est pas facile.

Dis-leur.

Avouez-le, je vous ai choisi une belle fille pour m�re.

Dis-leur.

Vous voulez du riz au lait? J'ai aussi du jello.

Rien pour moi.

Un fruit? Un g�teau?

Et toi, Arnold?

Pas grand-chose. Avec Ed, c'est fini.

Pour le travail.

Tu appelles �a un travail?

II doit trouver sa voie.

Laisse-le la trouver. Je ne dis rien.

Du cheesecake.

Va chez Junior.

Tu veux un peu de fric?

J'en ai, papa.

Je te le pr�te.

Jusqu'� ce que �a aille.

Mais �a va, papa.

Oh, �a va � merveille!

Excuse-moi.

Ils pensent pas � mal.

Alors, pourquoi m'emb�ter?

Je gagne plus que papa.

Ils comprennent pas, c'est tout.

Ils feraient n'importe quoi pour toi.

Ne leur en veux pas.

Je ne leur en veux pas, je suis jaloux.

Tu te rends compte qu'ils n'ont �t� s�par�s qu'une seule fois,

quand maman s'est fait op�rer.

Qu'est-ce qu'il a fait, papa? II a dormi dans un fauteuil.

Il voulait pas se coucher sans elle.

Et ils nous ont toujours fait sentir...

qu'on �tait les deux plus importants, plus malins,

plus dou�s, plus beaux...

Et �a me tue de penser

qu'en me voyant, ils se demandent o� ils se sont tromp�s.

Depuis ma naissance, et je date pas d'hier,

j'ai jamais rencontr� un vrai bisexuel.

Pas devant tu sais qui.

Je n'�coute pas.

J'aimerais bien voir un bisexuel qui vit avec un gars

et qui file voir sa nana en douce.

Arnold Beckoff...

Vous les laissez?

Tu croyais ne plus jamais me revoir?

Tu as une mine superbe.

Vraiment.

Tu as m�me maigri.

Pardon.

Tu es encore furieux?

Non, pas "encore." C'est une fureur toute neuve.

Tu viens pour quoi?

Parler.

Il y a cinq mois, tu t'es tir�. Et la seule chose bien, c'est que

quand t'es parti, t'es parti.

Quelles que soient tes raisons...

Je voulais qu'on soit amis.

Tu comptes pour moi.

Me fais pas marcher!

Puisque je suis venu, est-ce que je peux te parler?

Pendant que tu termines...

C'est important pour moi.

Assieds-toi.

Et tes amours?

Formidables.

Aussi bien qu'avec moi?

Je ne suis pas s�r que �a me plaisait

autant qu'� toi. Parfois, c'�tait un peu dingue,

un peu d�cha�n�.

Et c'est pas bien.

C'est pas ce que je veux.

Marrant. Moi, c'est ce que je demande � genoux.

J'ai beaucoup pens� � toi cet �t�.

Une ou deux fois, j'ai m�me d�croch� mon t�l�phone.

Et alors?

Je n'ai pas pu.

Je l'aime, Arnold.

J'ai fait un r�ve cette nuit et je veux te le raconter.

Tu aimes ce genre de trucs.

Enfin, j'ai r�v� que j'�tais... chez mes parents... et...

j'ai pris un chiffon... je l'ai imbib� de t�r�benthine,

mis dans un sac en plastique, et je me suis mis le sac sur la t�te.

Le t�l�phone m'a r�veill�.

Je ne comprenais pas Laurel.

J'essayais de l'�couter

tout en essayant de comprendre mon r�ve.

Ma t�te tournait, je me suis recouch�.

Et l�, sur l'oreiller...

tu sais... le sac en plastique

avec le chiffon de t�r�benthine.

Je n'avais personne � qui en parler...

J'ai...

un peu peur...

Tu es venu en voiture?

Oui. Tu veux que je te d�pose chez toi?

Va chercher la voiture, je te retrouve devant.

Et maintenant, quoi?

Si je le reprends, avec tout ce que je sais, �a peut marcher.

Un peu de compr�hension. Peut-�tre un psy.

Je le laisse me ramener et je lui sors un truc du genre:

"La prochaine fois que tu dois dire je t'aime � quelqu'un,

"dis-le � toi-m�me, et vois si tu te crois."

�a le d�passerait.

�a me d�passe.

Je pourrais me tirer en le laissant m'attendre.

Si je remets �a, qui me dit qu'il continuera pas ses conneries?

Je ne sais pas.

C'est peut-�tre ce que je veux.

Peut-�tre qu'il me traite comme je le veux.

Et si c'�tait moi qui me sers de lui pour arriver

� ce statut de Torch Singer que j'admire tant chez les autres?

�a serait pas le pied, �a?

Je l'aime.

Que faire?

Mais est-ce que je l'aime assez?

Qu'est-ce que c'est, assez?

�a, c'est assez.

No�l 1973

Quels beaux gar�ons et filles!

Surtout les gar�ons.

La derni�re fois que j'ai vu un panier pareil,

c'�tait au bras du Petit Chaperon Rouge!

Encore une fois.

A bient�t...

Et � bient�t...

Bette?

II me faut une cigarette.

Bette dans le r�le de Baby Jane?

Blanche!

Tu n'as pas mang� ton nanan.

Tu seras priv�e de pudding!

Et mes boules de No�I?

La voix est trop haute pour une lesbienne!

J'ai le grand plaisir de vous pr�senter

la supr�me artiste de la chanson...

On l'emmerde!

Ta m�re a eu des enfants qui ont surv�cu?

Merci, ch�ri. Mesdames,

messieurs, et vilains petits gar�ons,

voici la Reine du Torch Song.

Quand le seul bruit Dans la rue d�serte

Est le pas lourd Des pieds lourds

D'un flic solitaire

J'ouvre boutique

Quand la lune si longtemps

A contempl�

Les fa�ons singuli�res De cette ville singuli�re

Que son sourire en devient narquois

Je vais au boulot

Amour...

� vendre...

Jeune amour app�tissant � vendre

Amour tout neuf et non rouill�

Amour seulement un peu souill�

Amour � vendre

Dis-moi qui...

C'est des vrais, ch�rie?

... va acheter

Qui veut go�ter A ce que j'ai

Qui veut payer le prix

D'un voyage au paradis

Quel ringard!

Montre ta bitte!

Sors-la! Montre-la!

T'en as pas?

Allez, on veut la voir!

Un peu de respect!

Si je te marquais

ton doux visage?

Gregory.

J'allais pas lui faire de mal.

Juste lui apprendre les mani�res.

�a va, petit?

Mets-le dans ma loge.

Attention, la porte.

Doucement, c'est une personne!

Bon. Par derri�re.

Tu m'�tonnes!

Jetez-le l�.

Fermez la porte en sortant.

Si ton Q.I. Fait plus de 30, Dieu n'existe pas.

Qui es-tu?

J'en ai une meilleure pour toi. Qui es-tu?

Je m'appelle Alan.

Arnold.

Tu te souviens d'hier soir?

Pas beaucoup.

Je n'ai pas l'habitude de boire. Mais avec les f�tes...

On s'est rencontr�s o�?

Va t'asseoir. Je te fais le petit d�j.

C'�tait au Club East 4th. Tu avais des petits ennuis.

Tu �tais le serveur.

J'�tais le spectacle. Virginia Ham.

Sans blague!

En tout cas,

tu es � Brooklyn. Le m�tro est � droite, � trois rues d'ici.

Et... n'aie aucune inqui�tude.

J'ai �t�... parfaitement correct.

Merci.

Merde.

Je suis en retard pour les photos.

Ecoute, je dois y aller, mais je t'appelle.

Autrefois, il y a bien longtemps

Je passais mes journ�es � d�jeuner

Je ne faisais que manger

J'�tais �norme, comme un camion

Mon mari, qui �tait beau gar�on

Est parti comme un avion

Me laissant seule, quel guignon

Ma vie sombra dans la d�pression

J'ai essay� les r�gimes et la gym

J'ai aval� des comprim�s qui m'ont d�prim�e

J'ai pris des pamplemousses, du riz complet, du soja

J'ai mang� des algues, du persil, des cacahu�tes... tout �a!

J'ai fait des exercices pour amincir les cuisses

J'ai perdu du poids

Mais � chaque fois

Les kilos revenaient au galop

Alors, j'ai dit: Pouce!

Quand on est enrhum�, On tousse

D'o� c'est venu?

Comment faire Pour �tre menue?

Je d�gueule

Discr�tement: Je suis un peu b�gueule

Je d�gueule

Apr�s d�ner, Je file en vitesse

Question de politesse

C'est pas sympa

Mais �a r�duit les fesses

Et je me sens plein de finesse

Tout ce qu'il me faut.

Tu m'as vu dans la salle?

Comme toutes les folles de la ville.

Tu as �t� g�nial. Un peu bizarre mais... sp�cial!

Merci.

Bonsoir! J'existe aussi.

Sans vouloir te vexer,

je te pr�f�re en mec.

Cet enfant!

Merci d'�tre pass�.

J'ai apport� un cadeau.

J'ai remarqu� que tu les aimais.

C'est tellement gentil.

Je t'emm�ne d�ner. Pour �tre pardonn�.

C'est avec plaisir.

Une autre fois, hein? On est press�s.

C'est No�I. J'ai pas fini les achats.

Il y a des soldes en nocturne. Mais merci.

Tu vas pas bien?

D�gonfl�!

Je suis venu � New York pour �tre gay.

Pas besoin de te dire l'accueil

que re�oit ici un m�me de 15 ans pieds nus et bronz�.

Ils voulaient juste savoir le tarif pour un soir.

J'avais besoin d'affection plus qu'eux d'argent,

alors j'ai pris.

J'ai vingt-et-un ans, du succ�s,

mais encore maintenant, les mecs,

apr�s un seul coup d'oeil, veulent tous coucher avec moi.

Avec moi, apr�s un seul coup d'oeil, ils veulent tous faire la causette.

Je ne dirais pas tous.

Bonjour.

Alors? Kate Smith, hein?

Judy Canova.

Pas pour moi.

Range la robe!

Messieurs!

T'�nerve pas, ch�rie. On a du cash.

Fabuleux. Pour la canasta.

Ne vous �tes-vous pas tromp�s

de magasin?

On fait juste un peu de l�che-vitrines.

J'essaie celle-ci.

Ne te retourne pas, mais le mignon t'a retrouv�!

Mon Dieu!

L'amour! Un gosse de trois ans devant sa premi�re glace,

et toi, tu fuis � toutes jambes!

Ch�ri, je suis nulle en maths,

mais 2 + 2, je connais, et �a donne: L'amour!

Monsieur?

Vous les avez en taille 49?

Pardon.

Ce drap� vous va si bien!

Je ne pense plus qu'� toi.

Je ne veux voir que toi.

Je ne veux parler qu'� toi.

Tu sors de l�?

Ou j'enfonce la porte?

La police!

Allons! Montrez-moi �a.

Dans sa taille.

Deux ou trois d�tails � r�gler.

A. Je veux des enfants.

B. Si la question se pose,

je suis le plus joli.

Alan! O� �tais-tu pass�?

Au t�l�phone.

Je t'�coute.

N� 3.

Attends, attends.

Profession du mari - de la femme...

Je savais qu'il faudrait d�cider.

Si on pouvait, pas besoin d'adopter!

Je mets quoi, pour l'�ge?

54. Qu'ils fassent la soustraction.

Un enfant de quel �ge?

Assez grand pour faire le m�nage.

Cette station est consacr�e � votre amour.

Ecoutez, les amis. Voil� ce qu'on aime.

Un anniversaire de trois ans.

Une chanson sp�ciale pour un couple sp�cial.

Pour Arnold. Avec tout l'amour de mon �me.

De la part d'Ellen.

Alan, sale con!

C'�tait toi?

Bon Dieu, ne pleure pas!

Ici le Briseur de m�nages.

Bonjour, maman!

Qu'est-ce qu'il y a?

Arnold. Je suis d�sol�e. Ton p�re.

J'arrive, maman.

Merci, rabbin. C'�tait tr�s beau.

Merci d'�tre venus. On se retrouve � la maison.

Merci de vous �tre d�plac�s.

Merci. Tu n'es pas all�e � l'�cole aujourd'hui.

Merci d'�tre venue alors qu'il fait si mauvais.

Je serai l�, entre ton p�re et ton grand-p�re.

Phil, l� c'est pour toi, ta femme et tes enfants,

et l�, pour toi, ta femme et tes enfants.

Maman!

On ne sait jamais.

Crois-moi, maman, je sais.

Dieu ne sait pas. Mon fils, lui, il sait!

Les miroirs sont couverts?

Pour qu'on ne voie pas la souffrance.

Pourquoi s'assied-on sur des caisses?

Pour �tre s�r qu'on souffre.

Tu m'avais dit qu'il �tait juif.

Juif de province.

Maman, que vas-tu faire?

Tu gardes la maison?

Je finis le trimestre, je mets en vente,

et je vais vivre en Floride.

La Floride? Phil et moi, on n'y est pas.

Nous, on fait comme �a. On va en Floride.

A la mort de mon p�re,

ma m�re est all�e en Floride, et sa m�re avant elle.

Nous, on va en Floride.

"Nous", je m'en fiche. Que veux-tu faire?

Je veux mourir.

D'ici l�, j'irai en Floride.

Et� 1977

Je vous ai r�veill�.

Bien devin�.

C'est Arnold?

A ce qu'on me dit.

Qui est-ce?

Je ne sais pas.

Allez, parlez! Je suis travelo, pas voyante.

Je ne sais pas si vous vous souvenez de moi.

Nous avons un ami commun, Ed Reiss.

On s'est vus chez lui. Je m'appelle Laurel.

Ed et moi, on vit ensemble. Amants.

Nous aimerions que vous veniez nous voir quelques jours.

All�, vous �tes avec moi?

Oh que oui. Mais je ne mange pas de ce pain-l�.

Ed dit que vous �tes dr�le.

Dites-moi, c'est une id�e � qui?

On le veut tous les deux.

C'est une id�e � qui?

Qu'est-ce que �a fait? Ed tient � votre amiti�,

et vous ne vous voyez plus.

Ce n'est pas une bonne id�e. Mais merci pour l'invitation.

Je veux y aller.

Tu es cingl�?

On y va.

On n'y va pas.

Tais-toi. On y va.

Tr�s comme il faut! Des invit�s pour le week-end.

On en a d�j� eu.

Rien � voir avec la visite de ta soeur ou de tes parents.

Tu te rends compte, l'ex de ton ami et son nouveau copain.

Si c'est pas comme il faut, je ne sais pas ce que c'est!

Tu arr�tes?

Elle, c'est Laurel et... entrons!

Ed m'a dit que tu es transsexuel?

Travesti.

Pardon.

Mais non! En fait, je suis travelo.

Je donne des cours d'informatique.

C'est exp�rimental.

Il a tent� de me montrer, mais je suis perdue.

Le hardware, le software, je m�lange tout.

C'est facile. Les ordinateurs, c'est le contraire des gens.

Pour les ordinateurs, le software va dans le hard...

C'�tait si bon, je crois que j'ai trop mang�.

Si on allait au pieu?

Tu l'as vu fondre devant Alan? II lui a presque coup� son steak.

Comme moi avec toi. Je t'ai coup� ton steak.

J'aurais pu te tuer!

Vous avez �t� amants.

Les petits jeux, la jalousie, �a revient!

Tu as vu comme il a insist� lourdement...

"Je suis crev�. C'�tait si bon, j'ai trop mang�."

Si j'avais un mec aussi mignon, j'irais vite au pieu aussi!

Tu le trouves mignon?

II est pas un peu jeune?

Tu as entendu le grincement de leur sommier?

Je crois

que je me d�brouille bien dans ce domaine aussi.

Vraiment?

Compte tenu de l'usure.

Trop t�t pour implorer ma sympathie.

Tu veux faire la course?

Que le meilleur gagne.

Tu entends �a?

Dis-moi des salet�s.

Je sors �couter � leur porte.

Salue les bisexuels pour moi.

Lui seul est bi. Elle est h�t�ro.

Dommage. Les mariages mixtes, �a marche pas.

Qu'en penses-tu?

De revoir Ed et de comparer avec moi?

C'est �a qui se passe?

II est pas g�nial.

Pas assez pour �tre l'amour de ta vie.

J'ai jamais dit qu'il �tait l'amour de ma vie.

Il a des qualit�s. Bon caract�re, belle gueule,

bien au lit.

Et bien ennuyeux.

Pas bien ennuyeux. Rien qu'ennuyeux.

Mais tu l'aimais, hein?

Je crois.

Il t'aimait. Je vois comment il te regarde.

Pourquoi avez-vous rompu?

On voulait des choses diff�rentes.

Comme quoi?

Je voulais un mari, il voulait une femme...

Un d�lice, Laurel.

Cuisini�re g�niale.

Et tr�s belle en plus!

Un d�lice.

J'ai d� prendre deux kilos.

Montre � Arnold et Alan la machine � conserves dans la grange.

On les fait nous-m�mes.

J'ai d�j� �t�.

Emm�ne plut�t Alan. Les conserves,

c'est lui qui conna�t.

On fera la vaisselle. On n'a pas encore pu

parler de toi.

Elle n'attend que �a!

Je pique le brandy.

Corv�e de vaisselle.

C'est l�-haut.

Parle-moi de toi. C'est pour �a qu'on est l�.

Vraiment?

Mais oui.

Je n'allais pas laisser �chapper ma concurrence.

Je ne fais pas concurrence.

Moi, si.

Alors, parle.

Demande � Arnold. Il doit avoir beaucoup � dire.

Il dit que tu es un vieux con ennuyeux et �go�ste,

et que tu ne reconna�trais pas l'amour

m�me sous les traits de Cupidon.

Autre chose?

Non, �a me suffit.

Qu'en penses-tu?

Je r�serve mon jugement jusqu'� un examen plus rapproch�.

C'est assez pr�s?

Pour se rouler dans le foin?

Je te trouve tr�s beau.

Je te croyais r�form�.

Si tu veux que j'arr�te,

tu n'as qu'� le dire.

Alors?

C'est ce que je pensais.

D�sol� que vous ne restiez pas.

Nous aussi.

Oui, c'est dommage.

Conduisez prudemment!

On remettra �a.

Oui. �a me plairait bien.

Tirons-nous!

Pardon. Je croyais que tu �tais sorti, je me d�foulais.

Et je t'en remercie. Entre.

Alan est l�?

II avait rendez-vous t�t.

�a va?

Besoin de caf�ine.

Je m'�tais tellement tromp�e sur ta relation avec Alan.

Vous �tes parfaits ensemble.

Je suis s�re que �a s'arrangera.

Mais arranger quoi?

- Vous n'avez pas eu des mots? - Aucun mot nouveau.

Le truc entre Ed et Alan,

tu t'en fiches?

C'est sorti comme �a?

Je croyais qu'il savait. C'�tait en amie.

Avec des amies comme elle, divorce assur�!

Pourquoi je l'aurais quitt�?

Pour quelque chose que j'avais dit.

Tu le diras � Laurel?

�a me regarde.

Ed me l'a dit. Il pleurait!

J'�tais ahurie!

Je ne savais plus qui consoler.

Tu n'avais qu'� demander.

Te demander quoi?

De ne pas te tromper.

Tu n'as jamais demand�!

Je voulais te laisser libre.

Tu veux dire te laisser libre.

Pour une fois, j'aurais voulu que �a se termine apr�s la passion.

Tu voulais ce week-end. Tu voulais savoir...

C'est pas parce que je l'ai dit que je le voulais.

Ou si je le voulais, �a veut pas dire que je sois pr�te.

Tu veux que je voie d'autres gar�ons?

Que tu te dises que tu peux.

Et je l'ai fait!

Pour une fois,

je voudrais encaisser le choc debout,

au lieu de me tra�ner � quatre pattes comme un b�b�.

J'ai un truc � te demander.

La r�ponse est oui.

Tu ne sais pas la question.

Je suis trop fatigu� pour discuter. Donc, c'est oui.

Bien. Parce que je t'aime aussi.

C'est �a, Alan. Verse le champagne.

Oui, c'est �a. Pas une douche!

Tr�s beau! Alan, fais-moi un sourire.

Merveilleux.

Bonjour, Arnold.

Alan, fais une pause.

Mauvaises nouvelles?

Une lettre de qui?

De Laurel. Ils se marient.

Tu rigoles.

"On s'est dit que deux ans apr�s ce merveilleux week-end...

"on pouvait survivre � tout, et on se passe la bague au doigt..."

On devrait suivre leur exemple.

D'un jour � l'autre, la cigogne

va d�barquer avec son baluchon.

Le gosse a besoin de parents l�gitimes.

De quoi parles-tu?

L'institut a appel�.

On va avoir

un b�b�!

II nous faut un appart!

La condition, c'est qu'il ait sa chambre.

Il s'appelle David.

Quinze ans, angoiss�, battu.

Et aussi, gay.

Tu veux bien?

M'�pouser?

Pardon. Bienvenue dans le quartier.

Fabuleux!

Extra, ton quartier!

Ils sortent avant la nuit!

II nous faut un t�lescope � infrarouges.

Super, pour le gosse!

On aura un chien?

Pour quoi faire?

Pour le gosse.

G�nial! Quelle esp�ce?

Celle qui peut faire un tour au parc.

Tu es marrant. Vraiment marrant.

Je me sens tr�s masculine!

C'est trop lourd, dans ton �tat.

Tu devrais rester allong�e.

Tu as m�me une t�te de m�re. Cheveux blancs et tout.

J'ai pas de cheveux blancs.

Je les vois d'ici.

C'est toi qui me les as donn�s.

Mon paternel.

Et s'il nous d�teste?

J'ai faim. Allons manger.

Je suis fatigu�. Allons au lit.

O� �a?

Va acheter � bouffer,

je m'occupe de la chambre.

On d�ne au lit.

Aux bougies?

Ach�te des bougies.

Pardon.

Regarde devant toi, merde!

Salet� de tante!

Pas ici.

Alan!

Du champagne.

Qu'est-ce qu'il y a?

Des voyous qui bastonnent.

Ils ont coinc� un vieux.

Les flics!

Ils cassent du p�d�!

Les flics en ont rien � foutre.

Appelez les flics!

Par l�.

L�chez-le!

Je vous ai dit de le l�cher.

Vous verrez mieux demain matin.

Printemps 1980

J'ai appel� vos m�res. Pas un bruit d'ici leur arriv�e.

Ta m�re?

J'ai rien dit, m'dame.

Tu regretteras �a, jeune homme!

Une bagarre, aujourd'hui!

Je n'oublierai pas de sit�t.

Et tu crois que j'oublierai tes pantoufles?

Ils ont parl� de bagarre,

j'aurais d� venir en smoking?

C'�tait pas si grave!

Tu n'es pas � ton travail?

Journ�e de Brooklyn. L'�cole est ferm�e.

Quel est ce d�sastre?

Le petit d�j. Je l'ai fait moi-m�me.

Un toast pour moi. R�gime.

Depuis quand?

1961.

Une escalope pour mon oeil?

Mets des gla�ons.

Ce gosse te frappe...

et il prend que deux jours de renvoi.

Je dois voir le directeur.

Pourquoi la bagarre?

II m'a trait� de raclure de capote!

C'est les ann�es 50!

Assieds-toi. C'est pr�t.

Vas-y. Attaque!

Tu te fous de moi?

J'ai fait la cuisine. Tu bouffes.

Tu viens chercher un appart avec moi?

Rien ne presse. J'aime que tu sois l�.

Je peux avoir le ketchup?

Le divan et moi, on est f�ch�s.

C'est que ta quatri�me nuit. Tu t'y feras.

Je peux avoir la moutarde?

�a va pas, la bouffe?

Mais si. Beaucoup de go�t.

Mayonnaise?

Garde-la.

Ta femme a appel� en pleine nuit.

J'ai pas r�ussi � te r�veiller.

Il faut que je l'appelle.

Ressers-toi. Il y en a plein.

Moi qui m'inqui�tais.

Tu as nettoy� ta chambre?

Pourquoi je dois nettoyer?

Ma m�re, demain.

Elle arrive.

Dis-lui que c'est un placard.

Elle sait pas que j'existe.

C'est qui, au t�l�phone?

Ed!

1 h 30. Chez Greenfields.

Elle t'emb�te?

Apr�s quatre jours, je devrais m'y faire.

Et elle pleure � chaque fois!

Cette s�paration, ce n'�tait pas enti�rement mon id�e.

Ed, je ne veux pas entendre ce que tu as � dire,

parce que, crois-moi, toi non plus.

J'aimerais rester causer avec les adultes, mais

j'ai ma vie � vivre.

Bois du lait.

J'en ai bu.

Alors, brosse-toi les dents.

Oh, maman...

Pas de "oh, maman". En avant, marche!

Et m'appelle pas "maman" devant ma m�re.

�a boume, Leonora?

Ed, deux petits services.

Ma m�re veut aller au cimeti�re.

Tu as le num�ro des voitures de louage?

L'assistante sociale de David vient jeudi. Tu peux t'absenter?

Pour ta m�re, �a va,

mais pas pour l'assistante sociale de David?

Aucun rapport. Mme Schnabel se m�fie des cohabitations

et j'ai assez � expliquer sans toi sur le divan.

On se conna�t depuis 9 ans!

Tu en as pass� sept avec une autre.

Je dors sur le divan!

J'irai � l'h�tel.

Tu me laisserais sans protection?

Ma m�re ne sera pas enchant�e � l'id�e que je suis p�re.

Ta qualit� d'enseignant me sera pr�cieuse.

Elle m'accusera de parti pris.

Tu apprendras � ne pas l'�couter.

David!

J'y vais!

Tu vas me manquer.

Qu'il se fasse aider pour ses devoirs!

Pas de t�l� avant d'avoir fini. Et au lit � 11 h!

J'ai pas �cole demain.

On est en semaine.

On se d�brouillera.

David!

Viens ici.

�a va pas chez toi?

Tu me fais pas la bise?

Je t'aime.

Je t'aime aussi.

Maman!

NOUVEAU SPECTACLE �CRIT ET DIRIG� PAR ARNOLD BECKOFF

C'est une nouvelle carri�re.

N'oublie pas tes vrais amis.

A mes d�buts,

j'�tais une jeune Joan Crawford.

Dix ans apr�s, Marjorie Main.

Je vieillis aussi bien qu'un film pour ados.

Je suis content pour toi. Tout te r�ussit.

Si cet idiot d'Ed s'installait!

Tu veux une gifle? C'est la derni�re chose qu'il me faut.

C'est ce que je veux dire.

Ed est la derni�re chose qu'il te faut. Tu as tout le reste.

L'appart, le job, assez d'argent pour rester mince

et quelqu'un qui compte sur toi.

Il te faut quelqu'un sur qui compter.

Ed? Sois s�rieux!

Les gens changent. Alan est mort, ch�ri.

Pas toi!

Je suis une vraie Alice Faye!

7 h 18 � New York.

High Tide, � Judy de la part de Butchie.

On le r�veille?

Je n'y survivrai pas!

II est debout.

Que fais-tu � la cuisine?

J'ai nettoy� � 5 h du matin.

Je mange quoi?

Restaurant, tu connais? On te sert, on nettoie, et ma m�re n'y est pas.

Si tu me laissais lui annoncer?

Le costume fera passer �a.

C'est pour le directeur d'�cole.

Et les pantoufles-lapins?

Ed, le num�ro de t�l�phone!

Tiens. Tu l'attends � quelle heure?

Elle a dit un vol du matin. Vers midi.

David, ram�ne-toi.

Ecoute-moi.

Nettoie la cuisine, va chez Murray et attends que je t'appelle.

Oui, maman.

Apr�s tout ce temps, tu ne lui as pas parl� de David?

Je lui ai parl� de David, mais elle a cru que c'�tait un copain.

J'�tais cingl�. Alan venait de mourir.

Et je ne lui ai pas dit qu'il a �t� tu�.

Elle a cru que c'�tait un accident.

Incroyable.

Et toi qui n'as pas dit � tes parents que tu es gay!

Bisexuel.

Moi, je l'ai dit � ma m�re � 13 ans.

Tu savais?

Ch�ri, � 13 ans, je savais tout.

La s�nilit�, c'est venu plus tard.

Murray?

Je ne viendrai pas aujourd'hui. J'ai de la fi�vre...

Arnold veut que je reste au lit.

Oui, c'est terrible. Au moins 39�.

Je te quitte, Murray. Je suis tr�s faible.

C'est ici, le parc?

F�licitations pour �tre rest�s assis.

Gr�ce � vous, j'ai des varices.

Attendez, je m'en charge!

Au secours! Une agression!

Je ne suis pas un agresseur!

Alors, un violeur?

Un violeur en costume?

Peut-�tre tu vas � un mariage?

Arnold est all� faire une course. Je vous ai attendue � sa place.

Pardon pour le coup de pied.

Tr�s gentil � vous de m'attendre.

Pas de probl�me!

Arnold vous a laiss� ses cl�s.

J'ai mon trousseau!

Vraiment?

Ne vous formalisez pas,

mais qui vous �tes?

Je suis David!

Le gosse du voisin?

Je vis avec Arnold!

Vous prenez un verre?

Peut-�tre plus tard.

Entrez donc!

Tout est pr�t pour vous,

m�me si Ed vit ici.

L'ami d'Arnold.

Ami-ami ou ami-euph�misme?

Avant, il �tait euph�misme, maintenant, juste ami.

Comme vous serez l�, ils dormiront sur le divan.

Alors, qui sait?

II y a de l'eau ici?

Bien s�r.

On a fait le m�nage toute la semaine pour vous.

Si on s'asseyait.

David, dis-moi. Tu vas � l'�cole?

Des oranges de Floride?

De Cuba. On a �t� d�tourn�s. Mais tant mieux.

Marrant.

Merci.

Tu vas en fac?

Au lyc�e.

Au lyc�e. C'est bien! Terminale?

L'an prochain.

C'est charmant.

Dis-moi, David, quel �ge as-tu?

Seize ans.

Dans deux mois.

�a ne va pas?

Mais si! 16 ans dans deux mois. Merveilleux!

Toute la vie devant toi, moi, j'en ai plus pour longtemps.

Un peu d'eau?

Un peu d'eau.

David, mon ch�ri.

Tes parents...

Ils te trouvent pas un peu jeune pour �tre seul?

Le juge des enfants, si.

C'est comme �a que je suis l�.

Faut que je parle � Arnold.

Appelez l'�cole. Il avait rendez-vous avec le directeur.

On sait que tu vis ici?

Beaucoup de gens vivent avec leur p�re.

Leur quoi?

Leur p�re.

Salut, papa!

Parle-moi de la Floride.

Quelqu'un dans ta vie?

Pas particuli�rement.

Ce Ed, il s'est mari�, non?

Pourquoi tu ne vois personne?

Je ne veux pas �tre l'infirmi�re d'un Alta-Kakah.

Pourquoi vit-il chez toi?

Lui et sa femme se sont s�par�s.

S�par�s? Pourquoi?

Je ne sais pas.

Arnold, il vit avec toi!

II dort sur le divan.

Toi aussi.

Tu as ma chambre.

Tu es amoureux.

�a fait un peu curieux:

Un homme quitte sa femme et habite avec son ancien ami.

Qu'en pensent les gens qui t'ont donn� David?

Conduisez!

Tu as pris une grave responsabilit�.

Tu dois donner l'exemple.

Et h�berger un ami, c'est un mauvais exemple?

J'aurais d� la boucler.

Plus que quelques semaines.

Quoi donc?

Tu as dit que c'�tait pr�vu pour un an. D�j� plus de dix mois.

Et qu'est-ce qui arrivera?

II partira!

Tu m'as mal compris. C'est un essai d'un an,

mais apr�s, si on est d'accord et le minist�re aussi,

je l'adopte.

Crois-moi, si j'ai mon mot � dire, David ne partira pas.

Arr�tez!

C'est une folie...

Adopter David n'est pas une folie. J'en suis tr�s fier.

Mais tu avais honte de le dire � ta m�re!

Tu me gaves de d�tails sur tes amours, heure par heure.

Mais l�, pas un mot. Pourquoi?

C'est pas facile de te parler.

Je te dis comment vivre ta vie?

Ecoute, mon fils,

j'ai compris depuis longtemps que je dois m'incliner,

que ton fr�re et toi n'en feriez jamais qu'� votre t�te.

Tu sais pourquoi tu ne m'as rien dit?

Parce que c'est mal.

Ce n'est pas vrai.

Non? Pourquoi?

Je ne sais pas.

Tu vois!

Arnold, j'en ai plus qu'assez!

Ton p�re t'a laiss� ces concessions, tu en fais ce que tu veux.

�a te regarde.

Mais je ne te laisserai pas cracher sur sa tombe.

Qu'est-ce que tu fais?

Qu'est-ce que tu fais?

La m�me chose que toi.

Je dis le Kaddish pour mon mari. Tu blasph�mes.

Tu sais qui c'est. Mon amant.

Attends, c'est pareil, mon mariage et toi et Alan?

Nous avons �t� mari�s 35 ans.

Nous avons eu deux enfants. C'est pareil?

Je parle du chagrin.

Quel chagrin? Des b�tises avec un gar�on.

Comment oses-tu comparer �a

� trente-cinq ans de mariage!

Tu parles pas � un de tes copains!

J'ai perdu quelqu'un que j'aimais.

Tu as �t� triste. Tu as peut-�tre pleur� un peu.

Mais ma douleur � moi? Trente-cinq ans avec cet homme!

C'est moi qui l'ai emmen� � l'h�pital.

Tu sais ce qu'ils m'ont rendu?

Je leur ai donn� un homme, ils m'ont rendu une tombe.

Quel rapport avec toi?

J'ai mis deux mois avant de dormir seule dans notre lit, et un an

pour dire "je" et non plus "nous".

Et tu me parles de ton deuil?

Comment oses-tu?

Tu as raison, maman. Comment j'ose?

Je ne sais pas ce que c'est

de mettre des affaires dans des sacs en plastique pour les �boueurs.

Ce que c'est d'oublier, et de mettre son couvert � table.

Et la bouffe moisit au frigo,

parce qu'il y en a pour deux.

Comment j'ose, maman?

Maman, �a a �t� facile pour toi.

Tu as eu 35 ans avec lui, moi seulement 7.

Tes amis, tes parents t'ont consol�e.

Moi, je n'ai eu que moi.

Mes amis m'ont dit: "Tu es con

"de te lamenter, tu as eu un amant."

Oui, maman, �a a �t� facile pour toi.

Ton mari est mort dans un bel h�pital.

Le mien, il est mort dans la rue!

Oui, ils l'ont tu� dans la rue. 27 ans...

�tendu dans la rue. Tu�

� coups de battes de baseball.

Oui, maman. Tu� par des gosses! Des gosses qui ont �cout�

des gens comme toi. Les p�d�s, �a compte pas.

Les p�d�s, �a n'aime pas. Et en tout cas, ils m�ritent

leur sort!

J'y vais.

Vous devez �tre Ed.

Bonjour. Je suis la m�re.

Enchant� de vous conna�tre.

Ed, tu as dit whoops?

"Whoops", c'est quand on tombe dans la cage d'ascenseur,

quand on plonge dans un banc de piranhas,

quand, par erreur, on se lave le cul

au d�tergent.

Non, Ed,

c'�tait pas un "whoops", c'�tait un

"aaargh"!

Viens, David. On sort d�ner.

Bonne id�e.

Bonne chance.

Deuxi�me round.

Tu peux sortir. On a toute la place pour nous battre.

Amuse-toi bien. Je me couche.

Maman, d�sol� de m'�tre �nerv�.

Je suis contente que tu sois d�sol�.

Maman, il faut qu'on parle de tout �a.

Je ne me bats pas avec mes enfants.

Tu m'as vue me battre avec ton p�re? Non.

Je vais te dire pourquoi.

Toute mon enfance, j'ai vu des bagarres.

Mon p�re et ma m�re, ma m�re et mon fr�re, mon fr�re et moi.

En me mariant, j'ai dit: "Jack,

"je veux bien parler, mais pas me battre."

Tu nous as vus nous battre?

Voil� pourquoi.

Et ne hurle pas.

On ne pense plus ce qu'on dit.

Et tu en as assez dit.

Je ne hurlerai pas. Tu avais touch� un nerf.

On ne parlera ni d'Alan ni de papa. Seulement de David.

Arnold, ch�ri, tu sais comment on �l�ve un enfant?

Que faut-il savoir? Quand il y a un probl�me, j'imagine

comment tu le r�soudrais.

Et je fais le contraire.

Tu m'as invit�e pour m'insulter et pour cracher

sur la tombe de ton p�re?

Tu vis comme tu veux, j'�touffe plut�t que de parler.

Mais pense au gar�on. Il te voit vivre comme �a.

�a n'aura pas un effet sur lui?

David est gay.

Il est ici depuis moins d'un an!

II est venu comme �a.

Personne ne vient comme �a.

Quelle d�claration!

Pour toi, tout est une blague.

Le monde est fou, je passe l'�t� dans le Sud.

Dur d'avoir une conversation intelligente!

Fais comme moi, parle-toi � toi-m�me.

C'est la seule fa�on.

Tu ne comprends pas?

David a �t� plac� ici pour grandir avec

une attitude positive envers son homosexualit�.

Je m'en fiche.

Tu ne m'enterreras pas

comme ton p�re.

J'ai tu� mon p�re!

Non! II �tait ravi d'avoir un fils homo.

Tu crois qu'il suffit

de dire: "Papa, je suis p�d�"?

Qu'on t'a mis au monde pour �a?

Je m'en serais bien pass�e!

Dieu devrait m'arracher la langue!

Tu es bon,

tu es sensible, tu as du coeur comme ton p�re.

J'essaie de t'aimer, d'oublier le reste, mais tu refuses.

Tu ne dis pas une phrase sans le mot "gay".

C'est ce que je suis!

Tu pourrais laisser �a � sa place. Non, �a t'obs�de.

Tu n'es heureux

que quand on en parle.

Imagine le monde de l'autre bord.

Si tous les livres, les magazines, les journaux, la t�l�, le cin�,

te disaient que tu devrais �tre homosexuelle.

Et �a n'est pas pour toi...

Arr�te. Tu deviens fou.

Tu sais ce qui est fou?

Qu'apr�s tout ce temps, j'essaie encore de justifier ma vie.

Une vie?

C'est une maladie... mais...

tu l'as choisie.

Maman, je suis gay. Ni moi ni personne ne savons pourquoi.

Je le suis depuis toujours,

avant de savoir que c'�tait diff�rent, ou mal...

Tu n'as pas �cout�

un seul mot.

Tu voudrais que je sois straight. Je ne le suis pas!

Tu voudrais que je te mente?

Ed n'a pas pu le dire � ses parents. Il s'est coup� d'eux.

Ses parents disent:

"Pourquoi est-il si distant?" Tu voudrais �a?

Non, mais pas besoin d'en parler tout le temps.

Je ne vais pas censurer ce qui te d�pla�t.

On arr�te cette conversation?

Comprends encore une chose.

J'ai appris la couture, la cuisine, la plomberie,

et m�me � me f�liciter.

Pour ne rien demander � personne.

Je n'ai besoin que d'amour et de respect.

Ceux qui ne peuvent pas me les donner

n'ont pas leur place dans ma vie.

Tu es ma m�re.

Je t'aime.

Vraiment.

Mais...

si tu ne peux pas me respecter, tu n'as rien � faire ici.

Tu me mets dehors?

Tu me mets dehors! Comme c'est sympa. Ecoute bien:

On n'a qu'une m�re dans sa vie. Une seule. Tu vas voir.

Tu vas voir!

Ed, c'est Murray. Arnold est l�?

Pas au travail?

II n'est pas revenu depuis le premier show.

O� peut-il �tre?

O� vous allez? Je viens d'arriver.

Salut, les gars. On va s'amuser.

Arnold, dis bonne nuit � tes amis.

Oh, toi. Je t'ai eu.

Je ne veux pas rentrer. Elle est l�-bas.

Ta m�re a dit qu'elle partait.

Il n'y avait pas de vol avant demain matin.

Elle voulait dormir � l'a�roport, mais je l'ai calm�e.

Elle restera si tu lui demandes.

Pourquoi tu t'es saoul�?

II y a quelque chose l�-dedans?

Des fois, tu me fais peur, Ed.

Tu veux bien en parler?

Je suis contrari�, tendu, imbib� d'alcool.

Et tu veux profiter de moi.

Tr�s bien.

Je veux

une autre chance avec toi.

J'ai 40 ans.

�a veut dire que je dois

arr�ter de d�conner.

Ces moments avec toi et David,

c'est ce qu'il y a de plus proche de ce que je veux.

Tu m'�coutes?

Je sais que ta m�re t'emb�te.

C'est pas �a.

C'est trop t�t apr�s Alan.

Ed, l�che-moi!

Alors, c'est quoi?

Tu oublies pourquoi on s'�tait quitt�s?

Tu crois pouvoir amener tes amies ici?

Me pr�senter � tes parents comme ton amant,

et leur dire que David... est notre fils?

Mon ange, je viens de mettre ma m�re... � la porte.

Et elle voulait seulement �viter le sujet...

Tu crois que je t'en demanderai moins?

De la part de Beulah, pour Michael.

En pensant � toi.

Je t'ai racont�, quand Alan avait appel� la station?

Tu m'as dit.

Ils s'�taient tromp�s dans la d�dicace.

Tu m'as dit.

C'�tait si romantique.

Tu m'as dit.

Allons, champion, je paie le petit d�j.

On mange plus � la maison?

Attends, Ed. J'ai un truc � faire.

Ecoute, notre discussion d'hier soir...

Il faut tirer �a au clair.

Je t'aime, Arnold.

David, tu viens?

Dans une minute.

C'�tait un plaisir de vous rencontrer, Mme Beckoff.

J'esp�re que vous et votre femme retrouverez la raison.

Les couples doivent s'arranger.

Un probl�me n'est jamais aussi permanent que sa solution.

Jeune homme, ce fut une exp�rience!

De m�me. Pardon de vous avoir fait peur hier.

J'esp�re te rendre la pareille.

Je vais partir, maintenant.

Maman, tu peux rester.

Avec ton fr�re? Non.

Je lui dirai que je n'ai pas pu quitter Miami.

Je l'appellerai. Je lui expliquerai.

Tu veux le dresser contre moi? �a, en plus!

Tu veux que je me batte, je suis trop fatigu�e.

Tu veux que je change? Je suis trop vieille!

Fais ce que tu as � faire,

je ferai ce que j'ai � faire. J'esp�re que tu es satisfait.

Si j'avais parl� � ma m�re comme tu le fais l�,

j'aurais la marque de son talon sur le front.

J'ai pas �lev� mes enfants comme �a.

Je voulais qu'ils me respectent d'eux-m�mes, pas par peur.

On remet �a?

Oui! Parce que c'est pas juste de m'accuser.

Tu crois que je ne savais pas, Arnold? Crois-moi, je savais!

Mais j'ai dit non. J'ai esp�r�.

Qu'est-ce que �a fait? Je savais et j'ai tourn� le dos.

Il n'y a pas que moi!

Toi aussi, tu m'as tourn� le dos.

Tu as ouvert la bouche � propos de ton ami Alan.

Comment j'aurais su?

Tu aurais compris?

Peut-�tre. Tu ne sais pas.

Tu ne m'as pas fait confiance.

Pas un seul mot!

Tu aurais dit: "�a vaut mieux qu'il soit mort!"

Je t'aurais peut-�tre consol�, aid� � supporter.

Tu m'as exclue de ta vie, puis reproch� mon absence.

A propos de ce... Ed...

Tu l'aimes?

Je ne sais pas.

Oui. Je crois.

Comme Alan?

Non. Ils sont tr�s diff�rents.

C'est plus facile d'aimer un mort.

Ils font tr�s peu d'erreurs.

Tu as une approche originale.

C'est de famille.

Maman...

il me manque.

Donne-toi le temps, Arnold. �a ira mieux.

Mais, Arnold, �a ne s'en va jamais.

Tu as beau travailler dur, adopter un fils, te battre avec moi...

ce sera toujours l�. Mais �a fera partie de toi,

comme porter une bague ou des lunettes.

On s'y fait, et c'est bien.

C'est bien d'�tre s�r qu'on n'oublie pas.

Tu ne veux pas l'oublier, hein?

C'est bien.

D�croche. C'est peut-�tre

� propos de ton fils.

C'est David. Quelque chose � la radio.

J'ai demand� au standard,

et c'est bien �a. Alors, pour ce que �a vaut, voil�:

Pour Arnold de la part de David,

avec tout son amour.

Tu entends, maman?

Ah, ce gosse! Maman, il est tellement...

Maman, tu n'�coutes pas!

Maman!

Ce film est d�di� � tous ceux qui luttent contre le sida.

Sous-titrage: C.M.C.

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