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Zulu
Y'a quelqu'un dans le coffre !
- J'ai trouvé que ça. - C'est parfait. Merci.
Allez.
- Mais qu'est-ce qui se passe ici ?
- On sait pas
mais il y a au moins un mort
et un blessé grave.
- On évite de penser au pire.
Je suis sûre que tes parents vont bien.
- Marguerite,
vous n'avez pas vu mon mari ? - Non.
essoufflements
- Ca t'est arrivé de recoucher avec quelqu'un
que vous avez reçu chez vous ?
- C'était la première fois.
C'était une connerie non ?
- Une connerie ?
Je crois pas.
- Vous allez avoir un enfant...
- Qui est sans doute pas le mien. - Que vous allez garder.
- Et moi, j'ai envie de te voir.
- Moi aussi, mais on peut pas...
On peut pas... - Pourquoi on peut pas ?
On réfléchira aux conséquences plus tard tu crois pas ?
Musique hostile
- Chéri,
jaune pour la chambre du bébé qu'est-ce que t'en penses ?
Ca fait aussi bien garçon que fille non ?
- C'est très bien. - Ouais.
Ca va pas ?
- On a un problème avec une enquête,
du coup on à l'IGPN sur le dos. - Ah...
Mais de toutes façons t'as rien à te reprocher ?
- Non, bien sûr que non.
- Et un restaurant tous les deux en amoureux ce soir, ça te dit ?
- J'ai pas très faim. Une prochaine fois, OK ?
- Comme tu veux.
- Je vais me doucher.
(...)
Musique de générique
(...)
- S'il te plaît !
- Carrément je peux plus te toucher là ?
Livia, je sais, j'ai déconné,
je comprends parfaitement que tu m'en veuilles.
Mais Aurore et Victor depuis toujours font quasiment partie
de la famille.
Ca change pas tant de choses que ça, si ?
- Alors pourquoi tu as menti aussi longtemps
si ça ne change pas grand chose ?
- Parce que je t'aime
et j'avais peur que ça gâche tout.
- Eh ben, voilà, t'avais raison. Ca gâche tout.
- Livia, putain !
On va pas se déchirer comme tous ces couples !
Pas nous.
C'est précieux ce qu'on a, non ?
Il faut qu'on parle, il faut qu'on prenne du temps.
On peut pas rester comme ça. - Si, si, on peut.
- Mais, Li...
- Je sais qu'il y a une taupe ici.
- Des preuves ?
- Il y a cette perquisition qui n'a rien donné,
ce trafic de drogue qui prolifère sans que vous ayez fait
le moindre progrès...
- On sait que Desmoulins est le big boss.
- Mais aucune preuve,
aucune idée d'où il cache la drogue,
un indic qui vous a baladé... C'est pas ce que j'appelle
un bon début.
Vous savez ce que vous encourez si c'est vous
ou si vous couvrez l'un de vos collègues ?
- Je suis pas votre taupe, et je ne sais pas qui c'est.
Moi, si je suis devenu flic...
- Oui, c'est parce que vous êtes intègre et idéaliste, bien sûr,
mais tout le monde peut basculer, vous le savez autant que moi.
Alors, vraiment, aucun soupçon ?
Aucun comportement suspect
dont vous auriez été témoin ?
- Aucun.
- Vous avez vu ?
- Vous avez trouvé ça où ?
- Dans les toilettes des profs,
mais il y en a partout dans le lycée.
Le gardien fait le ménage mais le mal est fait.
- Merci de m'avoir prévenue... - Ne me remerciez pas.
Moi, je vous aurais virée de suite.
Au-delà d'enseigner, on doit montrer le bon exemple.
Les dégâts qu'a fait votre vidéo sur tous les ados pré-pubères
que vous avez provoqués.
Alors qu'ils sont en plein questionnement sur leur sexualité.
- Parce que vous pensez être un meilleur exemple
pour les élèves ?
Avec vos préjugés et votre vie de célibataire endurci
pseudo intello.
Et vous enseignez quoi d'ailleurs pour être aussi calé
sur la sexualité des ados ? - Les maths je crois.
- Ah... Les maths.
- Vous êtes totalement inconséquentes.
Vous ne perdez rien pour attendre, je vous le dis.
- Merci.
Il m'a prise en traître.
Ceci dit, c'est vrai que c'est pas terrible.
- Je suis sûre que nos charmants élèves
ont déjà vu dix fois pire sur internet.
- J'aimerais bien qu'on reparte du bon pied toutes les deux.
Tous les quatre même.
On pourrait se faire un barbecue dimanche ?
- On en reparle ?
son portable sonne
- Ou on peut déjeuner ce midi si tu préfères.
- Désolée, je déjeune à l'extérieur.
Une prochaine fois ?
- Oui, Eve ?
- Oui, chéri,
tu veux qu'on déjeune en amoureux ?
- Heu...
Aujourd'hui c'est compliqué. Une autre fois ?
- Heu... Oui, bien sûr, une autre fois.
A ce soir.
- A ce soir.
- Alors ?
- Je t'ai pas lâché si tu veux savoir.
Mais je commence à trouver ça chaud.
J'ai toujours été clean.
Pourquoi me foutre dans la merde pour toi ?
- Je sais et t'as raison. Mais pense à Livia et Sam.
Je t'ai dit, je coince les Desmoulins
et après je déballe tout. Mais je prends pas le risque
qu'ils s'en prennent à eux.
- OK.
Je te laisse 24 heures pour trouver un plan valable
sinon j'en parle à Morel.
- Qu'est-ce que tu fous là ?
- Tu veux pas qu'on aille se poser quelque part ?
Je voudrais te parler un peu.
- Tu vas m'expliquer pourquoi maman te calcule plus ?
- Je sais que j'ai été un peu dur avec toi ces derniers temps.
Mais je voulais te dire que t'es pas le seul
à faire des conneries. Moi aussi j'en ai fait.
- Tu parles d'un scoop !
- Il y a 14 ans, j'ai eu une aventure avec Aurore.
- T'es vraiment une merde.
- Et je suis le père de Victor.
- T'es sérieux, là ?
- Je suis désolé de pas te l'avoir dit avant.
Mais l'important c'est que tu le saches maintenant.
- C'est pour ça que tu t'es énervé quand il a eu son accident ?
- Je sais, j'ai sur réagi. Je suis désolé.
C'est plutôt chouette que Victor soit ton frère, non ?
- Il le sait ?
- Je lui ai dit oui.
- OK, donc je suis le seul con à ne pas être au courant.
- Je viens de lui dire là maintenant. Et à ta mère aussi.
Sam !
- Bonsoir.
- Salut.
- Ca va ? T'as passé une bonne journée ?
- Ca va et toi ? - Très bien.
- Qu'est-ce que tu prépares ?
- Ton plat préféré.
J'avais envie de faire plaisir à mon mari.
- Merci.
- Tu vas mettre la table mon amour ?
- Ouais, j'arrive.
- Tu devais pas travailler
chez Félix ?
- Papa m'a dit pour Victor.
- Je suis désolée que tu aies à subir cette situation mon chéri.
- Je vais survivre...
- Et toi ? Comment ça va ?
- Bof.
- Tu crois que ça va changer
beaucoup de choses ?
- Vous allez vous séparer ?
- Je sais pas, c'est compliqué. - Rassure-moi,
t'as pas un enfant secret dont je devrais connaître
l'existence toi aussi ? - Je ne parlerai qu'en présence
de mon avocat !
Viens-là.
- Je t'aime.
- Attends, je suis crevé ce soir...
- OK.
Bonne nuit alors...
- Ouais.
- Qu'est-ce qui s'est passé l'autre soir ?
On a défoncé votre voiture ? - A coups de barre de fer oui,
un vandale.
- Un vandale...
- J'ai essayé de le rattraper, il s'est barré à moto.
- Asseyez-vous s'il-vous plait.
Pourquoi ne pas avoir porté plainte ?
- On sait très bien que ça sert à rien.
Il faisait sombre, aucun signalement exploitable.
D'ailleurs le Capitaine Coudray était présent, il peut confirmer.
- C'est vrai que vous êtes très proche du Capitaine Coudray.
Co-équipiers, voisins, amis...
Vous avez aussi échangé vos femmes, il paraît.
- C'était entre adultes consentants.
Rien de répréhensible à ce que je sache ?
- C'est quand même un peu transgressif non ?
Vous aimez transgresser ?
- Je suis un bon flic et respecte la loi,
vous avez quelque chose contre moi ?
Sinon, j'ai autre chose à faire.
- Donc je ne sais pas quoi faire ? - T'as pu appeler
ses parents ?
- J'ai mis un mot
dans son carnet. Mais aucune nouvelle, aucun retour.
- Excusez-moi.
- Manon Raffanel a disparu.
- Comment ça disparu ?
- Depuis hier soir elle est injoignable.
Son parrain nous attend chez elle.
S'il lui est arrivé quoi que ce soit...
- Yanis ! C'est bon, je sais.
- Bonjour, vous êtes bien sur le portable de Yanis Coudray,
veuillez me laisser un message.
- Félix ?
Attends, attends, deux minutes, attends.
Tu veux t'asseoir ?
Viens, assieds-toi.
Tu sais, il n'y a aucun problème à se faire du bien.
Mais pas dans un endroit public.
Ca doit rester privé, intime, et tu le sais ça non ?
Félix ?
Pourquoi t'es venu faire ça ici ?
C'était un fantasme ?
C'est la vidéo qui t'a tourné la tête ?
- C'est vrai que vous êtes prête à coucher avec n'importe qui ?
- Mais ça va pas !?
Félix, ça va ?
Ca va ?
- Lâchez-moi !
- Ca va ?
Félix vient de sortir complètement tourneboulé...
Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Il ne s'est rien passé de grave, c'est tout ce que je peux dire.
- Oui Livia ? - Je peux
te parler une minute ? - J'ai une urgence
je te rappelle dès que je peux.
- On avait rendez-vous ce matin. On prend un café
chaque fin de mois, un rituel.
Mais ce matin, elle était pas là.
Son téléphone est tout le temps sur messagerie,
donc j'ai appelé Julia qui m'a dit qu'elle était sortie hier
et qu'elle était pas rentrée. - Julia ?
- Une de ses meilleures amies.
- Et vous lui avez demandé
ce que Manon faisait hier soir ?
- Elle était à une soirée avec Hector Desmoulins.
- Elle est peut-être restée dormir chez lui.
- On n'est pas très proches avec Manon.
Mais depuis ses ennuis, je crois qu'elle apprécie que je sois là.
Si tout allait bien, elle m'aurait pas posé un lapin ce matin.
- Bon, on va lancer une recherche sur son portable.
Essayer d'en savoir plus sur la soirée. Vous nous envoyez
le numéro de Julia ? - Bien sûr.
- On va faire notre maximum, Maître, je vous le garantis.
- Madame Coudray ?
- Oui ?
- Vous avez vu Félix Kervalec ?
- Heu... Non pourquoi ?
- Je me trompe peut-être, il s'est passé quelque chose
avec votre amie. - Mais, comment ça ?
- Je crois qu'elle l'a agressé.
- Quoi ?
- Je sais même pas pourquoi je vous demande ça
vous êtes de son côté.
- Attendez, attendez, de son côté...
Non, pas forcément.
Pas s'il s'est passé quelque chose de grave,
comme s'en prendre à un élève.
- Vous pensez vraiment qu'elle aurait pu ?
- Je sais pas,
mais honnêtement la connaissant, comme je la connais,
c'est possible.
Oui, elle est prête à tout pour assouvir ses désirs.
Regardez,
elle nous a bien manipulé mon mari et moi pour faire de l'échangisme.
- C'est bien ce que je pensais !
- J'espère vraiment qu'il lui est rien arrivé.
- Rien ne dit qu'il lui est arrivé quelque chose.
- Je le sens pas.
Je sens que ça va mal finir ton histoire là.
- Merde, Hector.
Ouais.
- Je suis dans la merde.
- Qu'est-ce qui se passe ? - J'ai fait une grosse connerie.
Il faut que tu m'aides. - Quelle connerie ?
- Je t'envoie l'adresse.
- Qu'est-ce qu'il voulait ? - Il veut que je l'aide.
Il dit qu'il a fait une grosse connerie.
- Merde.
OK, on y va.
- Yanis, tu peux pas venir. - Et moi je te laisse pas
y aller seul.
- Je vais y aller, merci.
- Tchao.
- Madame Chevalier,
on peut vous parler deux minutes ?
- Bien entendu.
- Bonjour Madame Chevalier, je suis le commandant Morel,
on s'est déjà croisé. - Bonjour.
- Et voici le lieutenant Drexler. - Bonjour.
On vient d'avoir une conversation avec Félix Kervalec.
Vous l'avez vu ce matin ? - Oui, il était ici.
- Et qu'est-ce qui s'est passé entre vous ?
- Je suis désolée,
ce qui se passe ici relève du secret médical.
- Un témoin l'a vu sortir de votre infirmerie
plutôt bouleversé.
- C'est Tournier le témoin ? - Il a vu
Félix sortir d'ici, avec des traces de rouge à lèvres
et blessure au front.
- Avec la braguette ouverte,
alors que vous étiez à genou
dans l'infirmerie.
- De quoi vous m'accusez exactement ?
- Félix affirme que vous avez abusé de lui
ce matin. - Quoi ?!
- Il dit qu'il est venu pour une migraine
et que vous l'avez forcé à lui faire une fellation.
- Mais jamais j'aurais fait ça !
- Vous pouvez nous donner votre version des faits ?
Ca nous aidera peut-être à éclaircir les choses.
- Je suis rentrée avant la fin de la récréation.
Et j'ai surpris Félix en train de se masturber ici.
- Et qu'est-ce que vous avez fait ?
- J'ai essayé de lui parler.
Evidemment il était très gêné...
Après il a essayé de m'embrasser.
Je l'ai repoussé, il s'est cogné la tête contre l'armoire,
il s'est enfui.
Et c'est là que Tournier est arrivé.
Et c'est à ce moment-là qu'il a alerté c'est ça ?
- Oui. Et Félix m'a confirmé ce que Tournier craignait.
- Mais c'est ridicule ! Il ment !
- Si vous dites la vérité pourquoi ne pas être venue me voir
pour me raconter ? - C'était déjà assez humiliant
pour lui comme ça. Pour pas qu'il soit sanctionné.
- Donc j'imagine que vous avez du être un peu secouée,
vous avez du avoir le besoin d'en parler à quelqu'un.
- Oui, j'ai appelé mon mari
et il avait pas le temps de me parler.
- Donc personne ne peut confirmer votre version.
- Et comment il est entré ?
Parce que
il y a plein de médicaments ici. Ca devrait être fermé à clefs ?
- Oui... J'ai sûrement oublié de fermer à clefs l'infirmerie.
- Madame Chevalier, il est 12h32
et vous êtes en garde à vue.
- Quoi ? - Oui, suivez-moi, suivez-moi.
- Donnez-moi un exemple de réaction en chaîne.
Qui a une idée ?
Allez-y,
je vous laisse réfléchir.
- T'es sûr que c'est ici ?
- Oui, c'est ici, oui.
Hector !
son téléphone vibre
Je viens d'arriver, t'es où ?
- Tu te souviens du 9 mm que tu as échangé ?
Celui retrouvé chez Madame Lutsenko ?
- De quoi tu parles ?
- Tes empreintes sont encore dessus,
si tu me balances, tu tombes avec moi.
- Qu'est-ce que t'as fait ?
- Manon c'était pas une très bonne menteuse.
On pensera que tu l'as tuée pour cacher ta corruption.
- Stéphane !
- Ne me dis pas que t'as fait ça, Hector...
- Tout avouer, nous faire plonger...
un meurtre, t'en prendras pour 20 piges.
- Hector ! Hector !
Putain !
- Stéphane !
Musique de suspens
(...)
(...)
Oui !
J'ai une blessure par balle en urgence vitale.
Rue des Tilleuls, je vous envoie les coordonnées GPS.
- Manon ! Manon !
Allez !
Hé, Manon !
- Hector. - Je sais.
T'endors pas.
Manon, reste avec nous.
Allez parle, parle, t'endors pas. Manon !
- Bonjour, Maître Letellier,
je viens pour la garde à vue de Livia Chevalier.
- Vous le trouvez mignon Félix ?
- Un peu jeune pour moi.
- Et vous croyez qu'il vous aime bien ?
- Vu ce qu'il a fait, je suppose que oui.
- Et vous le savez depuis longtemps ?
- Il était déjà venu plusieurs fois à l'infirmerie
avec des excuses bidons, donc oui je m'en doutais.
Mais pas qu'il irait jusque-là.
- Vous trouvez normal que les ados fantasment sur vous ?
- Vous avez jamais fantasmé sur une prof ou infirmière ?
- Vous pouvez aussi profiter du béguin qu'il avait sur vous
pour abuser de lui ?
- C'est n'importe quoi !
Félix habite à côté
de chez moi, je l'ai vu grandir,
mon fils et lui sont amis, vous me prenez pour qui ?
- On a cru comprendre que vous pratiquiez l'échangisme.
Avoir des relations avec votre mari, ça suffit plus ?
- Ca n'a rien à voir...
- Moi je pense que ça a tout à voir au contraire !
Déjà ça montre que vous aimez les sensations nouvelles,
et que vous avez de l'appétit
pour d'autres partenaires.
Pourquoi pas un ado
plutôt beau gosse ?
- Parlez-nous de cette vidéo.
Vous saviez que ça risquait
d'exciter les ados.
La jolie infirmère en pleine action...
- Je vous ai dit
que je ne l'ai pas publiée sur internet !
Et ne savais pas que cette soirée était filmée !
- Pourtant, ça a été tournée chez vous.
Qui l'a publiée alors ?
- C'est quoi exactement le rapport entre cette soirée et Félix ?
- Ca montre qu'elle aime aguicher ses élèves, nan ?
- C'est Sam, mon fils, qui l'a publiée...
- Votre fils ?
Mais il a quel âge votre fils ?
- 16 ans.
- Et c'est lui qui a filmé aussi ?
- Madame Chevalier,
la PTS a retrouvé des traces de sperme
sur le sol de l'infirmerie.
Comment vous l'expliquez ?
- Je vous ai dit qu'il se masturbait.
- Oui sauf que vous avez omis de nous dire
qu'il était allé jusqu'au bout... - Je sais pas.
Ca m'a paru être un détail. - Un détail ?
on frappe à la porte
- Commandant ? On a une urgence.
- Continuez sans moi.
- Bon, ben on va reprendre depuis le début.
(LIVIA SOUPIRE)
sirènes de police
- J'ai été piégé.
Hector a utilisé une arme
sur laquelle il y a mes empreintes.
portière de voiture
- Je vous écoute.
- On a reçu un coup de fil de Manon qui demandait de l'aide.
En arrivant, elle était couverte de sang,
blessée par balle.
- Elle va s'en sortir ?
- C'est encore un peu tôt pour le dire.
- Et le tireur, on a des traces ?
- Nos gars font le tour du quartier, personne n'a rien vu,
rien entendu.
- Oh putain, voilà l'autre guignole là !
- On reste diplomate Chevalier.
- Et bien, vous savez prendre soin de vos indics vous !
- C'est diplomate ça ?
- Vous savez ce qui m'interpelle ?
Je commence mon enquête, déjà on essaie de faire le ménage.
Dur de ne pas faire le rapprochement, non ?
- T'insinues quoi ? - Je dis juste qu'il se passe
beaucoup de choses entre vous deux,
les deux flics, potes de coucherie,
Michaël Metzger, le vandale, et puis Manon, votre indic.
- Je lui rentre dedans, ou c'est comment ?
- Terminez votre enquête avant
de les accuser !
Chevalier, faut que je vous parle.
- Toujours rien à me dire Coudray ?
- Rien en dehors de mon rapport.
- Votre femme est en garde à vue. - Quoi ?
- Un lycéen l'accuse d'agression sexuelle.
Chevalier !
- Stéphane ! Calme-toi, putain !
- Bon, c'est quoi ces conneries ?
Tu la relâches immédiatement !
Allez viens ma chérie. - Bougez-pas !
C'est du sérieux, t'en mêles pas ! - T'es un grand malade toi !
Tu parles de ma femme là oh !
Tu l'as vois agresser un ado de l'âge de mon fils.
Evidemment que c'est le môme qui ment.
- Ca ne me semble pas si évident que ça, tu vois,
au vu des faits et vos habitudes sexuelles !
Il en sait quelque chose lui ?
- Laisse tomber !
- On aura une belle surprise en terminant l'enquête.
- Elle y est pour rien ! - Tu serais pas le premier mari
à pas connaître sa femme ?
- Ouvre ta bouche toi. Ouvre là !
- T'aggraves
la situation là !
- Chevalier !
Vous sortez de cette salle d'audition
ou vous allez le regretter !
- Vous la relâchez quand ? - Quand on l'aura décidé.
- Ils peuvent pas la garder longtemps.
C'est n'importe quoi ces accusations là !
- Il a raison, laisse tomber.
- Je vais te sortir de là ma chérie.
- Ouais, compte dessus.
- C'est fait exprès,
il peut pas me blairer ce con.
- Je sais, mais Dexler, c'est aussi un bon flic
et Livia est innocente, on le sait tous les deux.
Ca m'amuse pas non plus de la voir là, mais,
ils vont la relâcher, c'est sûr.
- Je suis perdu sans Livia, Yanis.
Il y a des couples chez qui ça retombe, pas moi.
Tu comprends ?
- La menthe fraîche pour Nolan.
Voilà, hop. - Hector ?
Je peux te voir deux minutes. - Le jus. Bien sûr.
- Tu sais qu'on a tiré sur une jeune fille
rue des Tilleuls tout à l'heure ?
- Merde. - Manon Raffanel, tu la connais ?
- C'est elle qui nous a trahi, papa.
- Qu'est-ce que t'as fait ?
- Ce qu'il fallait pour régler le problème.
- Mais, t'es complètement dingue...
- Tu sais que si on découvre ton business on va en taule ?
Toi, maman, moi ?
Je nous ai juste sauvés, là.
- C'est tout l'inverse qui va se passer.
Stéphane nous le pardonnera jamais.
C'est ta faute si on tombe ! - Ca m'étonnerait.
Je le tiens.
T'inquiète pas.
Tout va très bien se passer.
Lâche-moi !
Musique de tension
(...)
- Le problème c'est que
c'est parole contre parole
et que le procureur ne risquera pas de pas donner suite
parce qu'elle est femme de flic. - C'est n'importe quoi tout ça !
- C'est pour ça qu'elle sera pas inquiétée.
Mais ils vont l'emmerder jusqu'à ce qu'elle craque.
Et comme ils n'auront jamais de preuve matérielle,
c'est leur seul espoir.
Vous savez comment ça se passe. - Oui, très bien.
- Bon, je vais vous laisser pour ce soir.
Mathilde va me tuer...
- OK.
Merci encore, Sophie.
- De rien. Le mieux c'est de prendre votre mal en patience
et d'éviter d'envenimer la situation.
- Oui, oui, bien sûr. - OK ?
Et appelez-moi s'il y a quoi que ce soit.
- Ca marche. - Bonne soirée.
- Bonsoir.
- Ca a peut-être un rapport avec le sex challenge ?
- Quoi le sex challenge ?
Ca existe encore ? C'est pas supprimé ?
- Quelqu'un a créé un nouveau groupe.
Si ça se trouve ils ont défié Félix...
- Comme se tripoter à l'infirmerie ?
- Je sais pas. Faudrait regarder dans son portable.
- Ca va pas bien les ados dans votre tête.
OK. - Tu vas où ?
- Ta mère est en garde à vue.
Je peux bien aller rendre une visite aux Kervalec
même s'il est tard. Je reviens.
Musique de tension
(...)
(...)
- Nan, mais... Vous foutez quoi là ?
Vous voulez quoi ? - Vous savez que votre fils
participe à un jeu sexuel au lycée ?
- C'est des conneries. Rentrez chez vous !
- Ils appellent ça le " sex challenge ".
Les participants ont un bracelet de couleur, votre fils en a un ?
Je veux juste vérifier un truc dans son téléphone.
- Non, rentrez chez vous ! Vous comprenez pas ?
- Putain! Je veux voir son portable !
- Non ! Tu regarderas pas dans son téléphone.
Tu le traites de menteur
après ce que t'as femme a fait ? Et que je t'aide ? Tu rigoles ?
- T'es con ou tu le fais exprès ? - Qui est con là ?
- Tu veux quoi ? - Mais ça va pas là !
Vous vous calmez ou j'appelle la police !
- Viens, rentre. - Ca va pas !
- Dis lui merci. - J'y manquerais pas !
- J'espère que votre femme sera sévèrement punie
pour ce qu'elle a fait.
- Bon, rentre.
C'est bon dégage toi maintenant.
- D'accord, merci docteur. Merci beaucoup. Au revoir.
- C'était ton indic ?
- C'est l'hôpital, elle est toujours dans le coma.
Je l'ai pas obligée à dealer, ni à collaborer avec nous...
Mais je me sens coupable, tu comprends ?
- Je comprends, ça doit pas être évident...
- Non, bien sûr.
- Et Livia ?
- Elle va passer la nuit en cellule.
Ils ont rien pour la retenir plus longtemps ,
mais vu que c'est une femme de flic,
ils peuvent pas se permettre de bâcler l'enquête,
même si c'est absurde.
Il faut que je te dise quelque chose.
Avec Livia...
- Nan, chut...
Dis rien.
Je sais.
Bien sûr que je sais.
Je te connais par coeur Yanis.
Et je te pardonne,
tout le monde peut faire des erreurs.
C'est cette soirée qui nous a tourné la tête.
Mais tout va rentrer dans l'ordre chéri.
Hein mon amour ?
- Je sais pas.
Je crois que c'est plus profond le problème entre nous.
- Nan, il y a pas de problème entre nous.
C'était une erreur, c'est tout.
Maintenant qu'on a une chance de reconstruire une famille,
on va pas tout foutre en l'air pour une coucherie hein ?
- C'était pas juste une coucherie.
- Me dis pas que t'as des sentiments pour elle ?
- Qu'est-ce qu'il y a ? Ca va pas ?
Qu'est-ce que t'as ?
Eve, qu'est-ce qu'il y a ?
- Oh putain.
- Oh non, je suis en train de faire une fausse couche.
- OK, on va à l'hôpital.
- Bon, à priori, c'est pas une fausse couche. Suivez-moi.
- OK.
- Ca peut être bénin mais faut qu'on vérifie.
Je reviens vous chercher dès qu'on est prêt pour l'échographie.
- Très bien. Merci.
Comment tu te sens ?
- Je veux pas qu'on le perde, je supporterai pas.
- Les médecins ont dit que c'était sans doute bénin.
Il faut que tu leur fasses confiance, hein ?
- En tout cas, merci d'être là.
- Bien sûr que je suis là.
- Tu m'apaises.
- On va pouvoir y aller.
- Ah, ben c'est bon.
Regardez.
L'embryon est toujours bien accroché.
- On est sûr qu'il n'y aura pas de séquelle ?
- Non, tout va bien.
Votre bébé se porte à merveille.
C'est un battant, comme sa mère !
Vous voulez
qu'on essaie d'entendre son coeur ?
- On peut déjà ?
- Vous avez passé huit semaines ? Ca se tente oui.
battements de coeur
Cent-cinquante-deux battements
par minute, c'est parfait.
- Installez-vous.
- Mon avocate est pas là. Elle doit être là, non ?
- Vous n'en aurez pas besoin.
Il est 9h47,
votre garde à vue est officiellement levée.
- Félix a avoué qu'il avait menti ?
- Non.
C'est votre parole contre la sienne.
Vous avez juste de la chance qu'on n'ait pas
de preuve matérielle.
- Votre mari a essayé de nous convaincre
que c'était lié à un groupe de discussion d'ados sur internet.
Mais rien sur le téléphone de Félix.
- Il devrait se calmer un peu d'ailleurs votre mari.
- Il allait se battre avec le père de Félix.
- Il est à deux doigts du conseil de discipline.
- Je suis innocente.
- C'est vous qui le dites.
- Allez viens, je te ramène à la maison.
- Ils ne m'ont pas innocentée.
Les gens vont continuer à douter.
- Ca va se tasser vite, t'inquiète pas.
- Livia !
Livia !
Je comprends pas, ils vous ont laissé repartir,
c'est une blague !
- J'ai rien fait à Félix.
- Oh, ben oui, et pourquoi il aurait inventé ça ?
- On veut juste rentrer chez nous tranquillement, OK ?
- De toutes façons, on va pas s'arrêter là !
- Ouais, je sais bien. Allez, viens chérie.
- Quelle salope !
- Quelle conne celle-là !
- Ca va pas se tasser aussi facilement, Stéphane.
- Mais si, ça va aller.
- Mais non,
t'as vu comme ils nous regardent tous dans le voisinage.
- Tant pis, c'est pas grave, on ira ailleurs.
On se réinventera ailleurs.
On s'en fout de ces gens !
Moi, je suis prêt à tout pour toi.
- Comme aller casser la figure au père de Félix ?
- Ouais, par exemple !
Je peux même faire des grosses conneries, si besoin.
Moi je veux qu'on soit heureux comme avant.
Je veux que tu sois heureuse,
je veux que tu souries.
Pour ça oui, je suis prêt à tout.
- J'ai besoin de prendre une douche.
- Ca va ?
- Oui. Merci.
- Je te demande pardon pour Livia.
- Nan, c'est à moi de me faire pardonner.
Tout est de ma faute.
Je me rends compte que ça fait des années
que je te fais payer nos difficultés à avoir un enfant.
Alors que t'en souffres autant que moi.
Je te punis pour ton infertilité
alors que t'y es pour rien en fait.
- Ca fait du bien de te l'entendre dire.
- Mais tout ça, ça va changer, je te le promets.
On n'a pas traversé toutes ces épreuves
pour se déchirer aujourd'hui,
hein ?
On est plus fort que ça ?
- Ca serait dommage.
- Je suis désolé.
- Bonsoir Capitaine.
- Bonsoir.
Que disent les médecins ?
- Que ça va prendre un peu de temps
mais qu'elle va s'en sortir.
- Je vous jure que je ferai tout pour coincer
ceux qui ont fait ça.
Je vous laisse...
- Merci.
Les médecins ont dit que vous l'aviez maintenue en vie
jusqu'à l'arrivée des secours.
Sans vous, elle était morte.
- Tu tiens le coup ?
- Ca va.
- Eve sait pour nous...
- Comment elle a su ?
- Je lui ai dit.
- Tu as compris que c'était une connerie.
C'est sûrement pour le mieux.
De toute façon,
ce n'est pas pour parler de nous que je voulais qu'on se voie.
- J'ai dû retourner au lycée
pour parler avec le proviseur.
Et le gardien m'a donné ce courrier pour Eve.
Apparemment ce n'est pas la première fois
qu'elle se fait adresser des choses là-bas.
claque la porte
- On avait dit pas de test.
- Comment t'as su ?
- Livia les a récupéré pour toi au lycée.
Pourquoi t'as fait ça ?
- Je sais, c'est pas rationnel.
Mais, ces derniers temps,
je ressens de plus en plus que c'est toi le père.
- Ah ouais ?
Ben, c'est raté ! C'est Stéphane.
- C'est Stéphane ?
Oh mon dieu,
oh, mais ça veut dire que c'est toi le père !
- Tu sais pas lire ? C'est écrit Stéphane !
- J'ai interverti les échantillons.
Ca veut dire que c'est toi le père !
- T'as fait quoi ? J'ai interverti les échantillons.
- Putain.
Mais comment veux-tu que je te croie putain !
- Parce que c'est la vérité. - La vérité ?
T'allais m'en parler quand de la maladie des os de verre ?
- Je voulais pas t'inquiéter inutilement.
- Mais ça n'a plus d'importance, c'est toi le père !
C'est ce qu'on a toujours espéré !
Que je tombe enceinte de toi, naturellement.
C'est la magie du moment. - M'approche pas, m'approche pas.
il claque la porte
- Qu'est-ce que tu fais Yanis ?
Yanis ? Je sais j'aurais pas dû.
Mais, c'est la plus belle chose qui nous soit jamais arrivée,
on va pas la gâcher quand même ? - Tu l'as déjà gâchée.
- Yanis, nan, attends,
attends !
Musique de suspens
(...)
(...)
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