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On peut pas savoir qui est mort ?
- Je vais essayer de me renseigner.
- Mais...
depuis quand les policiers rentrent chez eux armés ?
- Depuis les attentats c'est autorisé.
- Enfin, Stéphane a pas l'air à cheval sur le règlement.
- Je suis sûre, c'est à cause de Livia. A force d'aguicher.
- C'est pas parce qu'elle est sexuellement plus libérée
que vous qu'elle est à l'origine de ce qui s'est passé.
- Si ça a à voir,
arrêtez ! J'avais dit à Eve
de ne pas la fréquenter.
Musique de tension
coups
(...)
- Regardez, quelqu'un va prendre la parole.
- Mesdames, Messieurs, votre attention, s'il vous plait.
Des événements tragiques se sont déroulés ce soir...
Et dans les prochains jours nous auront besoin de...
- Il y a quelqu'un dans le coffre !
coups
- Bonjour.
- Assieds-toi.
Je veux plus jamais penser à cette soirée.
Je veux qu'on fasse comme si
elle avait jamais existé. - D'accord.
- On n'évoque plus jamais les circonstances
dans laquelle cet enfant a été conçu.
- Plus jamais.
- Cet enfant sera le nôtre. - Oui.
Absolument.
- Pas de test de paternité. - Nan, pas de test de paternité.
- Et plus jamais de mensonge. - Plus jamais.
Je te le promets.
Musique de générique
(...)
- Tu penses que ton pote de la police scientifique
va réussir à trouver qui a piraté la vidéo ?
- J'y crois pas trop à cette histoire de hacker.
J'ai dit ça pour calmer Yanis et Eve.
- Mais ce serait qui du coup ?
- Sam.
Sam ?
- Hé oui,
c'est forcément quelqu'un qui a accès direct à notre réseau,
voire à notre ordi.
- Mais pourquoi il aurait fait ça ?
- Pour se venger de l'engueulade qu'on a eu
sur l'accident de Victor... Ou je sais pas.
T'as bien vu qu'il nous en veut en ce moment.
- Bonjour...
- Sam, t'as quelque chose à nous dire ?
- Hein ?
- La vidéo qui tourne sur les réseaux,
je suppose que tu l'as vue ? - Et ?
Evidemment... C'est toujours moi.
C'est simple avec vous,
vous me parlez que pour m'engueuler.
- Bon, c'est toi oui ou non ?
- Je me casse, je suis en retard.
- Sam !
Tu es vraiment sûr de ton coup, là ?
- Si c'est pas une attitude de coupable ça !
Moi, je change de métier !
Salut Aurore.
- Salut, ça va ?
- Ouais, comment va Victor ?
- Ben... Il prend son mal en patience,
mais bon il a l'habitude.
- Si tu as besoin de quoi que ce soit,
tu sais que je suis là. - Je sais.
- Ok. - Merci.
- Allez, bonne journée.
- Bonjour.
Bonjour Valérie.
Tout va bien ?
- Impeccable. Et toi ?
- Moyen à vrai dire.
- Ben, j'imagine que c'est pas agréable d'avoir
tes petites perversions révélées sur internet...
- C'est ce que je me disais, t'es au courant.
- Comme tout le monde, ça va vite tu sais...
- Apparemment.
Et donc on se dit plus bonjour c'est ça ?
- Tu sais c'est pas agréable pour nous non plus cette vidéo.
Ca entache l'image de la résidence donc...
Allez, bonne journée.
- On a en a vu d'autres.
Et puis je te dis, si ça choque les gens,
je m'en contrefiche. On n'a rien fait de mal.
- T'as raison. Il y a des choses bien plus importantes dans la vie,
comme...
- On a le local ?
- Tu l'as convaincue de faire un test de paternité au moins ?
- On n'en fera pas.
- Comment ça vous en ferez pas ?
- On a décidé de le garder.
- C'est nous qui sommes supposés être les grands malades ?
Vous êtes tordus !
- On va pas te demander de le reconnaître,
ça change quoi pour toi ? - Ca change rien, c'est vrai.
C'est moi qui mets enceinte ta femme, mais ça change rien,
t'as raison.
- Bonjour.
- Mademoiselle Raffanel, des choses à nous dire ?
- Entrez.
- Bonjour à tous.
- Bonjour.
sifflement
(ILS RIENT)
- OK, très bien, vous voulez en parler ?
Allons-y.
Vous avez tous vu cette vidéo c'est ça ?
Qu'est-ce que vous voulez savoir ?
Allez-y, posez vos questions.
Est-ce que je me sens humiliée ?
Oui.
Est-ce que le monde doit s'arrêter de tourner, non.
D'autres questions ?
Très bien.
Donc, vous sortez vos devoirs.
Le premier qui fait allusion à cette vidéo
c'est 4 heures de colle, c'est clair ?
- Depuis le décès de ses parents,
je veille sur Manon. Je l'ai promis à son père.
Avant qu'elle vous parle,
comment allez-vous la protéger ? - On fera rien, Maître.
- Comment ça ? Manon
se met en danger en vous parlant.
D'abord, on n'a pas les moyens. Puis une protection policière
attirerait l'attention. - Vous n'êtes pas
responsables s'il lui arrive un truc.
- Elle peut ne pas nous aider,
c'est à elle de voir.
- Mais si vous parlez.
La meilleure façon de ne pas vous rendre suspecte,
ce serait de ne pas changer vos habitudes.
- Donc, je fréquente Hector comme si de rien n'était ?
- Tout à fait.
Alors ?
Vous décidez quoi ?
- Il réceptionne des fûts de bières
chaque semaine,
comme n'importe quel bar normal.
Sauf qu'il y a des doubles fonds dans lesquels il cache la drogue.
Et ils s'en servent aussi pour dissimuler l'argent
pour payer le fournisseur.
Ni vu ni connu quoi.
Desmoulins attend une livraison demain matin, à 8 h 00.
- Ca devrait vous permettre de les coincer non ?
- Si elle dit vrai. - Mais, c'est vrai.
- Si c'est le cas, demain les Desmoulins
seront derrière les barreaux et tout ça sera terminé.
brouhaha
- Tu veux déjeuner ailleurs ?
- Excellente idée !
Yanis veut qu'on mette cette soirée derrière nous.
Qu'on aille de l'avant.
- Si c'est Stéphane le père ?
- C'est Yanis quoi qu'il arrive.
C'est lui qui va l'élever.
- Ton petit rêve se réalise.
- Je suis vraiment désolée Livia,
de la manière dont je m'y suis prise.
Mais ça nous sauve, tu comprends ?
bagarre
- Finis-le !
- Qu'est-ce qui se passe ?
- Arrête !
Mais ça ne va pas la tête ! Arrêtez !
Arrête !
- Ca te regarde pas !
- Si ça me regarde ! Toi, tu restes ici !
Et toi tu te calmes ! - Va pleurer chez ta mère !
- Mathias, n'en rajoute pas !
- Allez viens.
- Allez, dégagez tous là ! - Bouffon va !
(IlS RIENT)
- Pourquoi tu t'es battu ?
- T'inquiète.
- T'inquiète ?
Tu te fais casser la gueule sous mes yeux mais t'inquiète ?
Dis-moi ce qui s'est passé.
- Mathias et Oscar, ils ont fait des commentaires sur la vidéo,
et sur toi en particulier.
T'es contente ?
- Je suis vraiment désolée.
Cette vidéo n'aurait jamais dû exister et encore moins
se retrouver sur internet.
Quant à ce qui s'est passé...
Ce sont des histoires d'adultes,
ça ne concerne personne d'autre que nous et les Coudray.
Ce qu'en disent Mathias, Oscar, ou d'autres, je m'en contrefiche.
En tout cas, ça ne mérite pas que tu te battes.
- C'est moi qui ai publié la vidéo maman.
Je suis désolé.
- Pourquoi tu as fait ça ?
- T'as vu comment papa s'est énervé
parce que j'étais pas avec Victor ?
Comment tu m'as humilié quand on est allé chez lui ?
- C'est pour ça que t'as publié la vidéo ?
- Je l'ai fait parce que vous en avez rien à foutre de moi.
- Bien sûr que non...
Je suis désolée que tu aies la sensation
qu'on ne te soutienne pas. - Parce que c'est vrai.
- Eve !
Une chance sur deux.
- De quoi ?
- L'ostéogenèse imparfaite.
Il y a une chance sur deux que je le transmette.
Je suis porteur du gène.
C'est la " maladie des os de verre ", c'est ce que Victor a.
- Victor est ton fils ?
- Livia est pas au courant.
Pour Sam, on a eu de la chance, pour ton bébé, s'il est de moi,
la probabilité c'est 50%.
Tu comprends maintenant pourquoi j'insiste ?
Si t'as envie de garder ce bébé,
fais ce putain de test de paternité !
- T'es là ?
Ca va ? - Oui.
Et toi, t'as passé une bonne journée ?
- Pas mal.
Tu vois, ça commence
à prendre forme... Il va être bien.
- C'est super.
Bon, à toute à l'heure.
- Eve, tu fais une drôle de tête...
- Non t'inquiète pas, tout va bien.
une porte se ferme
- Sam a quelque chose à te dire.
- C'est quoi ça ? Tu t'es battu ?
- A cause de la vidéo.
Et t'avais raison. C'est moi qui l'ai publiée.
Je suis désolé.
- C'était juste pour
nous emmerder ou pour autre chose ?
Sam, reviens ici s'il te plait !
Toi, tu dis rien ?
- Il nous en veut de ne pas être à l'écoute.
Et de faire plus attention à Victor qu'à lui.
- Tu lui as dit que tu comprenais. - Et ce sous-entendu ?
- T'es trop compréhensive.
Et avec Yanis et Eve, c'est pareil.
- Quel rapport avec eux ? - Le test
de paternité ils veulent pas faire !
- Et ? Qu'est-ce que tu veux qu'on fasse ?
On ne peut pas exiger
qu'elle avorte ! - Pourquoi ?
Si c'est moi le père de cet enfant,
pourquoi c'est elle qui déciderais et pas moi ?
- Tu sais très bien que ça ne marche pas comme ça !
Musique de suspens
(...)
(...)
(...)
(...)
- Merci.
- Tenez-vous prêts...
Le camion va pas tarder à arriver.
- On est prêt.
Musique de suspens
(...)
(...)
(...)
(...)
(...)
(...)
- On attend qu'ils commencent à décharger
avant d'intervenir. Je donnerai le signal.
(...)
OK, on y va !
- Merci.
Voilà.
sirènes de police
Je peux savoir
ce qui se passe ?
- Bonjour M. Desmoulins,
perquisition sur ordre du juge.
- C'est une blague ?
- Non, c'est très sérieux. - Pourquoi une perquisition ?
Ici on boit des coups
et on joue au tennis. - Tiens, Drexler,
tu resteras avec eux tant qu'on inspecte les lieux.
- On n'a rien à se reprocher ! - Laisse les.
- Merci. - Inspectez les fûts de bières
et vérifiez les double-fonds. - Mais vous cherchez quoi ?
On est pas magiciens !
- Monsieur, vous pouvez m'ouvrir le camion s'il vous plait ?
- On s'occupe de la réserve ?
Musique de tension
- Doucement, voilà.
Ca va ?
Bonjour. - Bonjour.
Je suis Eve Coudray, la prof de physique-chimie de Victor
et l'amie de Livia. - Oui, je sais qui vous êtes.
- J'espère ne pas déranger.
Je voulais prendre de ces nouvelles
et apporter des devoirs. - Oui, c'est très gentil.
Rentrez, je vous en prie. - Merci.
- Vous voulez boire un thé ? - Oui, avec plaisir.
Bonjour Victor. - Bonjour.
- Tu vas mieux ?
- Ca va, merci.
- Un succès de plus pour la Police Nationale, Coudray !
Félicitations.
- Alors ?
- Toujours rien.
- Rien non plus. - Bon, c'est bon, on arrête là.
A moins que vous ayez un autre tuyau ?
- Non, mon Commandant.
- Opération terminée.
On plie bagage.
- J'imagine que la bière gâchée
c'est pour notre pomme ? - Perspicace. Bonne journée.
- Vous irez ailleurs pour aller boire des coups,
- Hector, c'est bon, tout le monde peut se tromper.
- Ouais, ouais.
- Quelqu'un les a prévenus. C'est pas possible.
On a une taupe dans le service.
- Ou Manon s'est foutu de notre gueule,
c'est possible ça.
- Son père est mort en Afghanistan quand j'étais enceinte de lui.
Opération Pamir...
- Je suis désolée.
- J'ai même pas pu lui annoncer qu'il allait être papa.
Ni lui de me dire qu'il était porteur de la maladie.
C'est la vie...
- Et...
Si vous aviez su pour la maladie, ça aurait changé quelque chose ?
- Je sais pas ce que j'aurais fait...
De toute façon, il y a pas de solution de dépistage fiable
avant la naissance.
Mais je crois que si je l'avais su pendant la grossesse,
ça m'aurait permis de mieux me préparer.
Mais... honnêtement, j'ai...
J'ai de la chance de l'avoir. C'est vraiment un super bonhomme.
C'est le bonheur de ma vie. Il est tout pour moi.
Bon, après, question vie sentimentale,
c'est pas le top d'avoir un enfant handicapé...
Mais je suis bien entourée.
Sam et Livia m'aident beaucoup.
Stéphane aussi.
frappe à la porte
- Tu nous as dit n'importe quoi !
- Quoi ? Mais non ! - On n'a rien trouvé.
- On a fouillé partout. Que dalle !
- J'ai dit la vérité ! J'ai entendu Hector
prendre le rendez-vous. - Et on passe pour des abrutis.
- Vous faîtes quoi ? J'ai mes examens cet après-midi,
faites pas ça ! - Fallait y penser avant.
Attends. C'est quoi alors ?
- J'en sais rien moi !
Ils ont du changer d'avis ou quelqu'un les a prévenus.
Mais c'est pas moi je vous dis !
J'ai déconné mais j'ai pas envie de foutre ma vie en l'air ok ?
Je vais tout faire pour vous aider.
Je trouvererai une autre info pour les coincer.
S'il vous plait.
- Ca va ?
- Bonjour.
Vous n'avez pas eu mon mail ?
Je suis désolé, la mairie ne peut plus prêter le local.
- Quoi ?
- Il manque quelque chose ?
Votre secrétariat a dit que tout était en ordre.
- Nan, nan, c'est bon. C'est à cause de la vidéo.
La mairie veut pas être associée à ce genre de publication.
- " Associée " ?
Mais ça n'a rien à voir avec notre projet !
Et la publication a été faite à notre insu !
- Mais ça ne change rien. Avec internet aujourd'hui,
les choses vont vite, la mairie veut pas prendre de risque
c'est normal. - Vous niez votre engagement
pour une vidéo ? - Laisse tomber Livia.
- Et si je sors du projet ? Il n'y a que moi sur cette vidéo.
- Je suis désolé pour votre association
mais la décision a été prise.
C'est dommage.
Mais il fallait pas étaler votre sexualité.
Enfin, j'aurais dû me douter
qu'avec vous il y aurait des problèmes.
- Enfoiré, je suis sûre que ça lui fait plaisir.
- On va trouver une solution.
Livia ?!
- Wahou, qu'est-ce qui se passe ?
La dernière fois que je t'ai vu autant investie en cuisine,
tu étais très, très en colère. Un truc ne va pas ?
- A cause de la vidéo, on a perdu le local
pour l'association.
- Ah merde.
Je suis désolé pour vous...
Ils sont tellement coincés, tous ces crétins, là.
C'est pas grave, vous trouverez un autre local.
- Il n'y pas que ça qui me contrarie.
Explique-moi avec qui je vis réellement.
T'es corrompu ?
- C'est plus compliqué que ça.
- Et cette boîte, c'est compliqué aussi ?
C'est qui avec toi sur les photos ?
- Mon frère.
- Tu as un frère ?
Pourquoi tu ne m'en as jamais parlé ?
Pourquoi je ne l'ai jamais rencontré ?
- Parce qu'il est mort. C'est pour ça que j'ai rien dit.
J'étais pas plus âgé que Sam, je devais m'en occuper.
J'ai pas envie de parler de ça.
C'est mon traumatisme d'enfance ça.
Même si c'était un accident j'ai toujours cru
que c'était moi qui l'avais tué.
Je n'avais pas envie de partager ça avec toi.
Je veux l'oublier ça.
- Plâtre, attelle, chaise roulante...
Ton frère avait la maladie des os de verre ?
C'est pour ça que tu ne voulais pas d'enfant ?
Regarde-moi.
Victor est ton fils.
- Hum.
- Il le sait au moins ?
Il le sait au moins ? - Non, il le sait pas.
Ecoute, je suis désolé si je t'ai rien dit,
je voulais pas que ça change quoi que ce soit entre nous.
- Tu es incroyable !
- C'était une erreur, ça a dérapé un soir.
La veille où Aurore devait partir en Guadeloupe.
Son pot de départ.
Toi, je sais pas où t'étais, t'étais pas là.
Crois-moi qu'on s'en ait voulu, mais tellement.
Quand elle est revenue, elle avait déjà accouché.
Je savais même pas qu'elle était enceinte...
- Ca a pas l'air d'être la joie ici.
Vous vous êtes engueulés ?
- Ca va aller.
- Et ça c'est quoi ?
- Rien du tout.
Musique douce
(...)
ronflements
(...)
(...)
coups
(...)
Putain !
C'est quoi ton problème ? Hein ?
- D'accord, d'accord.
Hector veut savoir qui les a balancés.
- J'ai déjà été clair avec lui, putain !
- Eh bien il insiste...
à ta place je ferais
ce qu'il demande parce que la prochaine fois
c'est pas à ta voiture qu'on s'en prendra...
- Enculé ! - Arrête !
- Stéphane, putain !
Lâche-le, tu vas le buter, tu vas le buter là oh !
- Merde, lâche-moi !
Putain, Yanis ! - Arrête !
- Regarde, merde !
Voilà !
- Qu'est-ce qui te prend ?
- A cause de toi il s'est tiré !
- C'est qui ce type ?
- J'en sais rien qui c'est.
C'est un vandale tu vois pas ? - Un vandale ? Tu te fous de moi ?
Vous avez parlé de quoi ?
- J'ai pas compris.
C'est quoi le problème ? Tu me fais un interrogatoire ?
Ca va, j'ai l'autorisation d'aller me coucher ? Putain !
Allez, ça va on rentre. - Ca va ?
- Ca va aller.
Allez.
- C'est bon, y a plus rien à voir, rentrez chez vous là.
Allez,
rentrez !
Allez, allez, on rentre.
- Si je te demande des explications,
tu vas encore me dire que c'est compliqué, c'est ça ?
Musique joviale
(...)
- Wahou, quelle hargne !
Ca va ?
Un problème ?
- On peut dire ça.
- Ecoute, je suis vraiment désolé pour ce qu'à fait Eve.
- S'il n'y avait que ça.
- Pourquoi ? Il y a autre chose ?
- Il y a pas qu'Eve qui n'a pas été honnête.
- Stéphane ?
Ca un rapport avec ce qui s'est passé hier soir ?
- Ses grands discours sur l'honnêteté et la transparence
dans le couple en a pris un coup. - Tu veux m'en parler ?
Livia, parle-moi, qu'est-ce qui s'est passé ?
C'est une connerie.
frappe à la porte
- Ca va ?
- Livia est au courant.
- Et qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
- Il faut que je parle à Victor.
- Oui, bien sûr.
Elle a réagi comment ?
- Bof.
T'inquiète pas. Ca va s'arranger avec le temps hein ?
On est des gens intelligents. Tout va rentrer dans l'ordre.
- De quoi ?
Donc mon père il est pas mort en Afghanistan.
- C'était un mensonge pour qu'on me pose pas trop
de questions, mon amour. Je suis désolée.
- C'est pas de la faute de ta mère, tu sais.
J'avais peur de perdre Livia. J'avais peur de sa réaction.
Tu comprends ?
- Mais Stéphane
m'a toujours aidé à veiller sur toi,
même s'il était pas là au jour le jour, il a toujours été
un père pour toi. - Sans que je le sache.
- Et maintenant tu sais.
Et on va pouvoir faire plein de trucs ensemble.
C'est chouette.
- Tu l'as dit à Sam ?
- Pas encore non,
je voulais commencer par toi.
- Madame Coudray !
- Bonjour. - Bonjour.
Un colis pour vous. - Merci.
- Si vous pouviez éviter d'utiliser l'école
comme boîte aux lettres. J'ai autre chose à faire.
- Ah oui, bien sûr. Excusez-moi.
- Madame Coudray.
- Oui, Monsieur le Proviseur.
- J'ai pas une bonne nouvelle.
Contrairement à ce que je vous ai dit,
je ne pourrai vous prendre
en CDI l'an prochain.
Comme je le craignais,
la publication de la vidéo a choqué
les parents d'élèves et a remonté jusqu'à l'Académie.
Je suis désolé.
- Ca va ? - Ouais.
- Morel nous attend dans son bureau.
T'étais où ?
- Je faisais du sport.
- Et elle est où maintenant, votre indic ?
- A la fac, je lui ai demandé de reprendre
une activité normale.
Mais Bastien et Rahmani gardent un oeil sur elle.
- Elle nous ment.
- Je crois pas, elle avait l'air sincèrement paniquée.
- Ah ouais ? Comme elle était sincère en évoquant la livraison
chez les Desmoulins ?
Pas étonnant si elle reçoit le César de la meilleure actrice.
- Tant qu'on n'a aucune certitude,
faut négliger aucune hypothèse. Y compris celle de la taupe.
Je veux une liste de toutes les personnes
au courant de l'opération. Si Desmoulins
dirige le trafic,
faut pas le sous-estimer,
surtout maintenant qu'il sait qu'on est après lui.
- Tu vas où là ?
- J'ai rendez-vous chez le dentiste.
- Quoi ? Là maintenant ?
- Bah, ouais.
- Livia ! Je comprends que
tu te sentes trahies mais,
t'es ma meilleure amie, j'ai jamais voulu
te faire de mal.
Livia, tu sais très bien
que j'étais mal dans ma peau
depuis des années, et que j'étais seule...
Toi t'as toujours été jolie, pleine d'assurance,
avec un mec super...
C'est débile, mais ce soir-là j'ai craqué.
On avait trop bu, on a regretté tout de suite...
C'était juste un moment, ça comptait pas...
- Et Victor, il compte pas ?
Le garder sans le dire à Stéphane, ça compte pas ?
Et moi,
notre amitié,
tout ça, ça compte pas pour toi ?
- Je sais que j'ai été égoïste mais Livia,
j'ai jamais menti sur notre amitié.
Comme Stéphane n'a jamais menti sur son amour pour toi.
Il est fou de toi, tu le sais bien ?
- Plus jamais vous vous approchez de chez moi et de ma famille.
C'est bien compris ?
- De quoi tu parles ? Qu'est-ce qui se passe ?
- Il sait très bien !
- On veut juste savoir qui a parlé, c'est tout.
- Comptez pas sur moi !
Déjà je vous ai prévenu pour la perquiz,
ça vous a évité des emmerdes.
Mais c'était la dernière fois on est d'accord.
- T'as fait quoi ? - J'ai juste envoyé un message.
- Un mec est venu défoncer ma caisse hier,
à 3 h du matin. C'était son message.
- Papa, il y a traître, il faut savoir qui.
- Cette personne n'a plus rien à dire. C'est plus un danger.
- Jusqu'à que d'autres flics reviennent.
- Personne va revenir.
Après la perquiz qui a rien donné,
vous êtes tranquille, ça rentre ça ?
- Papa...
- Bon, ça suffit ! Stéphane, je suis désolé.
Il aurait pas dû
te menacer. Mais, si tu dis
que le problème est réglé, je te fais confiance.
- C'est réglé.
C'est la dernière fois Hector.
Je te le répèterai pas deux fois.
- Ca va mieux les dents ?
- Qu'est-ce que tu fous là ?
Tu me suis ?
- C'est toi la taupe ?
C'est à cause de toi si l'opération a foiré
et que Manon se retrouve avec une cible sur le dos ?
- C'est plus compliqué que ça...
- Ah bon ? Moi je trouve ça très simple.
T'es juste une ordure en fait. - Ok.
Il y a quelques années de ça, j'étais pas bien financièrement.
Je m'en sortait pas avec les crédits, la maison, etc....
Et je voulais pas que Livia sache qu'on était dans la merde.
Alors ouais, pour quelques billets,
j'ai fermé les yeux sur une broutille.
- Et là il te tient.
- C'est pas une excuse.
Mais en collaborant avec eux je m'assure aussi
que c'est sous contrôle. J'évite les tensions.
- Pardon, t'es un héros.
- Putain, fais pas comme si tu comprenais pas. Putain.
- On est pas sur des petits dealers d'herbe !
On a une gamine dans le coma.
Putain, qu'est-ce que tu saisis pas dans la situation ?
- Jusqu'ici, je t'assure que y'avait pas de problème.
C'est Hector, il me met la pression
depuis qu'il a pris du galon, c'est la merde.
- C'est bien Hector qui t'a envoyé le vandale hier ?
- Et je pense aussi qu'il a tué Michaël Meztger.
- Putain !
Tu vas parler à Morel ? - Nan, je peux pas.
- Comment ça tu peux pas ? - Je peux pas parler à Morel.
Ils s'en prendront à Livia et Sam.
Je sais que je vais payer pour tout ça, pas de problème.
Mais, je suis coincé, tu comprends ça ?
Promis je lui parlerai, mais d'abord,
faut que je les serre, les mette hors d'état de nuire.
- Comment ? - J'en sais rien.
Je trouverai une solution. Laisse-moi du temps.
Juste du temps, je vais trouver.
- Putain.
- Bonjour, je voudrais voir le Commandant Morel.
Capitaine Maccioni, IGPN, j'ai rendez-vous.
- Je la préviens.
Oui, Commandant ?
- Et on peut savoir ce qui a motivé le juge
pour lancer cette enquête administrative ?
- Le fiasco de la perquisition chez Desmoulins.
- Si on n'a rien trouvé chez lui,
c'est peut-être qu'il n'avait rien à se reprocher.
Et que le tuyau était mauvais. - Peut-être.
Mais on a eu d'autres info, comme ce bar, la Comète,
qu'on laisse ouvert malgré les dealers...
- Oh, échange de bons procédés, vous connaissez la musique :
on n'a rien sans rien.
- Et la vidéo coquine où figurent
deux de vos agents... - Je vois pas le rapport
avec une éventuelle corruption...
- Disons que ça n'a pas fait bonne impression.
Et ce qui s'est passé cette nuit, là encore,
relayé sur les réseaux. Vous pouvez m'expliquer ?
- Le Capitaine Chevalier dit qu'il a fait fuir un vandale
qui s'en prenait à sa voiture.
- Un vandale qui passait par-là et qui, d'un coup,
a eu envie de passer ses nerfs sur cette voiture qui,
comme par hasard appartient à un officier de police ?
Vous trouvez pas ça louche ? - Si,
mais j'aurais préféré laver mon linge sale en famille.
- Je comprends.
Vous êtes attachée à vos hommes, c'est tout à votre honneur.
Mais ça peut aussi faire partie du problème, vous le savez bien.
Est-ce que vous allez me mettre des bâtons dans les roues,
Commandant Morel ?
- Je tiens à mes hommes
mais je suis encore plus attachée à l'intégrité de la police.
Qu'ils tombent s'ils doivent tomber.
- Tu voulais me voir ?
- Je suis d'accord pour le test de paternité.
- C'est une très bonne chose pour tout le monde.
Yanis est au courant ?
Vous avez décidé ensemble ?
- Il est pas au courant.
Je ne lui ai pas dit pour l'ostéogenèse imparfaite.
- Et t'as réfléchi à ce que tu ferais si...?
- C'est pour ça que je fais le test, d'accord ?
- Ok.
Je suppose que tu as besoin d'un prélèvement ?
- Tu sais comment ça marche ?
- T'inquiète pas.
J'espère sincèrement que c'est Yanis le père.
- Moi aussi.
Musique hostile
- A bientôt ?
- A bientôt, oui.
- C'est moi, ça va ?
- Oui, ça va et toi ?
Tu devrais
préparer l'apéro, j'arrive !
Musique de suspens
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