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-Il est vraiment énorme. -Aux postes de manœuvre !
-Aux postes de manœuvre ! -Ils sont enfin là.
Tu as de la fièvre.
Je vais bien, t'en fais pas.
J'y ai déposé les papiers de Beck. Lisez-les.
-S'il dit la vérité... -"Si", en effet.
Pas de tungstène pour l'Allemagne.
On abrège la guerre d'un an, voire plus.
Pouvez-vous dire qu'on a passé la soirée ensemble ?
Je ne mentirai pas complètement si vous venez chez moi.
Tu n'as pas à tout savoir.
Tu pars brusquement pour l'Allemagne sans explication !
Une connaissance de Lisbonne
m'a confié ceci.
D'où tenez-vous ça ?
À mon retour de Berlin, je reviendrai à la maison et toi,
tu resteras ma femme.
Je suis votre ami.
Vous pouvez compter sur moi.
Willi est blessé !
Raccompagnez-le et faites-le remplacer.
Pauli !
Pauli. Pauli.
Merde !
Vous allez bien ?
Il m'a roulé un patin !
Ces Allemands sont étranges.
On dirait des Martiens.
Non !
Votre tête ! Vous avez une bosse, ça saigne.
Que dit-il ?
Ta tête, Pauli. C'est ta tête.
On vous ramène.
Est-ce que vous pouvez nous ramener au sous-marin ?
Juste là, au sous-marin.
Là-bas !
On y est.
Müller ! Weidner !
Dieu merci, vous êtes vivants. On vous a vus passer par-dessus bord.
-Harri m'a sauvé. -Et les Japs nous ont recueillis.
Descendez ! Examinez sa blessure.
Je veux un rapport complet du chauffeur.
Ce n'était pas sa faute.
Il a suivi les ordres et sécurisé la cargaison.
J'ai désobéi en allant chercher Pauli.
Bon, maintenant descendez tous.
Le vent se lève !
Reprenez vos postes. Allez !
Où est Willi ? C'est lui qui fait ça, d'habitude.
Il est blessé.
Et ton asthme, Harri ?
Il a disparu.
Tu t'es guéri tout seul !
Je descends.
Meierjohann !
Oui, lieutenant.
Supervisez le stockage de l'or en cale de salle des moteurs.
Bien, lieutenant.
Et, chauffeur...
Ne laissez aucun de mes hommes dehors,
quels que soient les ordres.
Ces rats d'égouts seraient en droit de porter plainte. Compris ?
Oui, lieutenant.
Cremer !
Message du commandement suprême.
-On rapporte l'or en Allemagne ? -Hélas, non. Le voyage continue.
On attend les ordres exacts,
mais on doit être à 0500 heures demain
dans ce carré-là.
Nouveau cap : le Portugal.
-Bonjour, Mme Gruber. -Bonjour, Maria.
-De nouveaux livres ? -Pour une séance de dédicace.
On l'annonce par prospectus et par voie de presse.
M. Gruber a donné des instructions précises.
NE CRAINS PAS LES PROFONDEURS
PAR WILHELM HOFFMANN, CAPITAINE À LA RETRAITE
J'espère que vous n'avez pas menti.
-Où est la consigne ? -Là-bas.
Vous reconnaissez ce type ?
Non.
Restez ici et ouvrez l'œil.
Vous, venez.
Que sais-tu de ceci ?
Il vient donner une conférence.
On verra si l'amiral allemand est aussi barbant que l'anglais.
-Tu n'étais pas au courant ? -Non.
Pourquoi me l'a-t-il caché ?
Il est parfois imprévisible. Son départ me déplaît.
Son absence a tout de même des aspects plaisants.
Vous êtes de l'OSS ?
Naval Intelligence, alors.
Hoffmann va donc revoir son père ?
-Il vous l'a dit ? -Je vous ai entendus en parler.
Vous avez raison.
Je me suis servi de Gruber pour faire venir Hoffmann père.
Il savait que l'annonce de son homosexualité
risquait de le mener aux camps de concentration.
Et une fois le père ici ?
La guerre est finie.
Et vous l'avez perdue.
Reste à savoir quand et comment.
C'est donc à de vaillants militaires venus des deux camps
de mettre fin à cette diversion, vite et bien.
-"Diversion" ? De quoi ? -Du véritable ennemi.
Celui qui vous lamine à l'Est en ce moment.
Vous ne savez pas vraiment ce qui s'y passe.
Staline se bâtit un empire, et nous, on fait quoi ?
Guerre totale ?
Capitulation inconditionnelle ? Conneries.
Si vous dites vrai, ces documents peuvent sauver des millions de vies.
Ce n'est pas rien.
J'y vais.
Vous traduirez ces documents sur-le-champ.
Empêchez-le de s'enfuir.
Laissez-moi partir.
-Taisez-vous. -Il va me tuer.
La ferme !
Allez...
La police.
Restez calme.
-Je dois partir d'ici. -Ne bougez pas.
-Ils m'ont vu. -Assis !
Arrêtez !
Allez-y, tuez-moi.
Pourquoi ne le ferais-je pas ? C'était un piège !
Oui : un piège qui m'était destiné !
Il s'est servi de moi.
Ça n'avait rien à voir avec Gruber.
Après m'avoir utilisé, Weiss veut se débarrasser de moi.
C'était un tissu de mensonges. Dorfmann, Beck.
J'ai dû me terrer comme une bête !
En France, en Pologne...
Vous n'avez pas idée.
Ne restons pas en pleine rue.
Par ici.
Allonge-toi.
Inutile de me tenir en joue.
Je l'ai trahi une fois, je ne le referai pas.
Apportez des serviettes.
Buvez.
Désolée.
Ça va faire mal.
-Tenez. -Comment est-ce arrivé ?
-Une bombe, à la gare maritime. -Quoi ?
On a voulu me tuer.
Si je te demande de l'aide, c'est que je suis désespéré.
Ne buvez pas tout !
Tenez-le.
Ça va élargir la plaie. J'essaie d'y aller lentement.
Retirez-moi ça !
Alors...
Qui êtes-vous ?
Merci, je les prends.
Pour vous, madame.
Je vous invite à dîner.
Ce soir, à 21 h. Je viens vous chercher.
Robert Schulz.
Tu aurais dû demander à Tilda.
Elle aurait froissé tous mes habits !
Une bonne raison pour épouser un marin :
il sait plier ses chemises.
Peut-être la seule raison.
-Où est donc Albrecht ? -À Berlin.
Un rendez-vous au haut commandement de la Marine.
Quand j'ai vu Dönitz, il m'a paru changé.
Il faisait davantage politicien qu'amiral.
Je ne l'envie pas de devoir travailler avec ces hommes-là.
Tu es de bonne humeur, c'est bien !
Enfin autre chose à faire que de végéter,
à me sentir vieux, respecté et inutile.
Tu pars à l'aventure !
Les hommes ont de la chance.
-Pour reparler de... -Papa...
Je sais que tu as souffert,
tu as enduré beaucoup de choses.
La mort de ta mère.
Klaus.
Mais...
Peut-être que le destin nous sourira.
Oui.
Ma fille chérie.
Tiens.
-Salue Lisbonne la belle pour moi. -Sans faute.
Te voilà sans père, sans mari...
Tu ne sentiras pas trop seule ?
Je saurai me débrouiller.
Allez !
Le reste, dans la salle des torpilles.
Allez !
-Sous les lits. -Vraiment ?
Oui.
J'ai terminé la liste des emplacements de l'or.
Elle correspond au rapport de l'officier en second.
Qu'y a-t-il ?
Avec notre poids et la barre de direction endommagée...
Nous n'arriverons jamais à temps au rendez-vous.
Et nous devons naviguer entre les Canaries et l'Afrique de l'Ouest,
à portée des bombardiers alliés, basés à Gibraltar.
À 7 nœuds en plongée.
Nous devons être à 23 nœuds pour arriver à temps.
Un moteur de sous-marin en est incapable.
On m'a demandé de le faire, une fois.
Que s'est-il passé ?
Je peux pousser les moteurs à 17 nœuds, pas plus.
Mais si nous longeons la côte africaine,
grâce au courant de Tarfaya, nous pourrions gagner six nœuds.
-En surface ? -Si on veut profiter du courant.
Bien.
Huber, postez des hommes sur le pont.
Nous serons en surface pendant 24 heures.
Oui, lieutenant.
Il faut prendre ce risque pour espérer arriver à temps.
Moi, je vais tâcher de pousser les moteurs.
Mon lieutenant ?
-Qu'y a-t-il, Cremer ? -C'est Willi.
Qu'y a-t-il, Willi ?
Je ne voulais pas montrer de faiblesse.
Lampe torche.
L'infection s'est propagée.
Donnez-lui de l'eau. On ne peut pas faire plus.
Non. Il faut contenir l'infection et inciser la blessure.
J'ai lu que ça aidait.
J'ai besoin d'eau bouillante et d'un couteau affûté.
Cremer, Rohr, amenez Niedermeyer sur ma couchette.
-En douceur. -Oui, lieutenant.
Tout ira bien, Willi.
Cremer ?
Ne regarde pas, Willi.
Calme-toi.
Du calme, du calme.
Tout va bien. Ne regarde pas.
Nettoyez-le avec de l'eau chaude et des serviettes propres.
Laissez encore le sang couler, puis pansez la plaie.
Bien, mon lieutenant.
Il en reste ?
Gardiner m'a révélé en partie la raison de votre présence.
Il avait prévu de me tuer, de toute façon.
Faire venir des gradés
des deux camps pour arrêter la guerre ?
J'avais tort de croire que Gruber trahissait le Reich.
Vous le faisiez chanter pour faire venir votre père ici.
Qu'était-il censé se passer, à son arrivée ?
Il ne me l'a pas dit.
-Et vous ? -Peu importe.
Le plan de Gardiner a disparu avec lui.
Vous êtes content ?
Franchement, je m'en contre-fiche.
Je veux Weiss.
La bombe, c'est lui ?
-Qui est-ce, au juste ? -Un diplomate allemand.
Il était le seul à savoir que j'irais à cette consigne.
Il tenait à la signature du contrat.
Dans ce but, il a piégé Beck et tenté de me tuer. Pourquoi ?
-Pour que le Reich ait le tungstène ? -Il l'aurait eu.
Il y a autre chose. Mais il ne s'en sortira pas.
L'homme le plus recherché du pays part se venger ?
Je ne peux pas.
Mais vous, peut-être.
Je ne vous dois rien, Forster.
Ce qui restait de ma vie a explosé dans cette gare.
Vengez-vous, alors !
Ici, personne ne vous connaît.
Suivez-le pour en savoir plus.
Pas pour moi, pour les innocents
morts dans cette explosion.
Puisque vous l'appréciez tant.
Ça grouille de flics.
Savez-vous à quoi ressemble cet Allemand, Weiss ?
-Pourriez-vous me le désigner ? -Oui.
Merci.
C'est pour prendre l'air.
Allons-y.
Chez le meunier, ça a brûlé, brûlé
Je me suis vite sauvée, sauvée
J'ai vu un pommier, pommier
Et j'ai voulu y prendre une pomme, pomme
Chez le meunier, ça a brûlé, brûlé...
Et maintenant, on va jouer ensemble, papa.
Bravo, papa !
Arrête, Fanny.
Tu m'as entendue ? J'ai une migraine.
J'essaie de l'aider.
C'est un jeu pour enfants. Ça ne l'aidera pas.
Mais si.
Il joue avec moi, dans sa tête. C'est bien, les jeux pour enfants !
Il ne joue pas, lui. Il ne peut ni t'entendre, ni te voir.
Si. Et puis moi, ça m'amuse.
Il est là et je joue avec lui.
Il n'est pas là.
Il est fou.
Comme ce pays tout entier.
Merci.
Bonsoir, Mme Lessing. Vous avez reçu mes fleurs ?
Je devrais être à la Ligue féminine.
Elles sauront faire du thé et papoter sans vous.
Et les bombardiers volent trop haut.
Ils se dirigent vers Dantzig ou Gotenhafen.
Ce soir, vous n'êtes pas en service.
Où allons-nous ?
Dîner, n'est-ce pas ?
Les ragots iront bon train si on nous voit au restaurant.
Ce n'est pas simple d'être l'épouse du commandant.
J'ai peut-être une solution :
dînons dans ma suite.
Encore faut-il que j'y entre sans être vue.
J'ai une idée.
Arrêtez-vous au magasin d'uniformes.
Nous regrettons les actions de M. Giese,
mais il ne nous a pas recontactés depuis sa disparition.
Mais vu le nombre de policiers devant notre bâtiment,
vous le savez sûrement.
Tout de même, l'un de vos compatriotes
est recherché dans ma ville
pour le meurtre d'un policier.
J'ai l'intuition que quand je le trouverai,
il me racontera une histoire passionnante.
Sans aucun doute.
Nous vous fournirons un interprète.
Évidemment, la légation allemande
est consciente des conséquences encourues
pour activités illégales sur notre sol.
M. Salazar a été très clair.
Ce sont les activités illicites qui permettent à ce pays de prospérer
et à Salazar de rester au pouvoir.
Et il regretterait profondément que l'un des deux camps
soit favorisé par rapport à l'autre.
Le prix de son impartialité pourrait augmenter.
J'en prends note.
Je profite de cette occasion pour présenter mes condoléances
pour l'attentat à la bombe à la gare maritime.
Un acte ignoble et lâche.
Nous retrouverons les coupables.
J'en suis sûr.
Quel est le bilan humain ?
Sept morts, tous identifiés.
Deux Français, quatre citoyens portugais.
-Le dernier... -Oui ?
Vous le connaissiez peut-être.
Un Américain. Gardiner.
-Vaguement. -Mais aucun Allemand.
-Sûrement un soulagement. -Oui.
Merde.
C'est Weiss.
Merci.
Le groom a forcément remarqué, non ?
En tout cas, que je ne suis pas enseigne de vaisseau.
Quoi qu'il en soit, il ne dira rien.
Vous en êtes sûr ?
Je lui donne de larges pourboires pour acheter son silence.
Vous faites souvent monter des femmes en uniforme ?
Non.
Mais j'ai parfois besoin de m'isoler de la base navale
pour rencontrer mes collègues.
Vous ne me proposez pas un verre ?
Si, bien sûr.
Je me demandais ce que ça faisait d'être en uniforme.
Alors ?
Enfant, j'avais le pied marin, plus que mon frère.
Vous êtes au courant ?
À peu près.
Et je sais que votre mari a aussi été soupçonné.
Pourtant, vous m'invitez ici.
Punir la famille peut servir à effrayer.
Mais de là à mettre une famille entière dans le même sac
à cause d'une brebis galeuse...
Je ne veux pas parler politique.
Je commande à manger.
Ni dîner.
Ce matelot...
Qu'était-il censé vous faire ?
C'était moi qui allais lui faire quelque chose.
Quoi donc ?
Vous avez failli rendre ce matelot très heureux.
Vous aimez prendre les rênes ?
Je ne tourne jamais le dos au diable.
Autant regarder le péché droit dans les yeux.
Merci beaucoup.
Ce n'est pas ma faute si la bombe n'a pas tué le bon type.
J'ai fait mon boulot, payez-moi.
Tout est prêt pour l'arrivée du sous-marin ?
Voici le lieu et l'heure d'arrivée.
La baie est peu profonde. Il arrivera sûrement à marée haute.
Sesimbra. À 50 kilomètres au sud d'ici.
-Je veux plus de fric. -Quoi ?
Vous ne trouverez personne d'autre pour faire ce que je fais,
pour avoir les couilles d'arranger le sous-marin ainsi.
-Cinq pour cent. -Dix !
Alors ?
Vous savez que je ne suis pas fiable.
Carlos.
Je voulais te dire...
Quand on s'est rencontrés, je ne t'ai pas dit que des mensonges.
Je veux partir,
ouvrir un bar sur la côte.
Ça, c'est vrai.
J'espère que tu y arriveras.
Peut-être que tu passeras un jour.
Ça guérit. Aucun signe d'infection.
Je t'ai vue avec Da Costa devant l'hôtel Europa.
Tu avais sûrement une bonne raison d'agir ainsi.
Je n'ai aucune excuse pour ce que j'ai fait,
de cette façon-là.
Explique-moi.
J'ai un frère.
Il a essayé de s'opposer au gouvernement,
de défendre les droits des paysans à Fundão.
Les hommes de Salazar les expropriaient de terres
qu'ils cultivaient depuis des générations.
Sans un centime de compensation.
Et tu sais pour quoi ? Pour le tungstène sous le sol.
Ils l'ont arrêté,
l'ont traité de communiste
et ont menacé de l'envoyer au Cap-Vert.
Sans procès.
Mais Da Costa...
...a dit qu'il le ferait libérer si tu l'aidais à m'attraper.
J'ai dit que je t'avais vu entrer dans la cuisine du casino,
avant l'incendie.
Il m'a dit de te parler de Dorfmann pour attirer ton attention.
Je comprends, alors.
Non.
Ce que j'ai fait pour te retenir, cette nuit-là...
J'en ai eu honte.
Et en voyant débarquer ce flic corrompu,
je me suis sentie sale.
J'étais censée aider à te capturer,
mais je voulais que tu t'échappes.
Je comprends ça aussi.
-Mon chéri. -Bonsoir.
Je te présente
le capitaine Wilhelm Hoffmann.
Capitaine Hoffmann, bienvenue à Lisbonne.
Madame.
Entrez vous reposer et vous restaurer après ce long voyage.
Commandant demandé sur le pont.
J'y vais.
Puisque je suis réveillé.
Prenez ma couchette.
Je monte.
-Qu'y a-t-il ? -Des avions.
Passons-nous en plongée ?
Des éclaireurs, pas des bombardiers.
Restons en surface.
Il faut prendre le risque, pour arriver à temps.
-Alors, le quart de nuit ? -Sans histoire.
Nous avons passé le golfe de Gascogne.
Aucun avion allemand.
Les gars de la RAF ont peut-être fait leur boulot, pour une fois.
On sera à Gibraltar demain.
Autre chose ?
On a repéré un U-Boot à pleine vitesse, près des Canaries.
C'est loin... Et nous avons un convoi à escorter.
D'autres bâtiments dans ce secteur-là ?
D'près Gibraltar,
le convoi SL 129F n'est pas encore prêt.
Le départ est reporté d'au moins deux jours.
Aussi : ce sous-marin a une trajectoire irrégulière.
Herr Zigzag.
Merci de m'avoir indiqué cela, lieutenant.
Envoyez message à Gibraltar :
"Demandons permission de prendre en chasse un U-Boot.
"Pas besoin de support aérien."
Je le veux pour moi seul.
SOUS-TITRES : SAMUEL BRÉAN
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