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Zulu
Vol, entrave à la police et pas de papiers.
À 18 ans, on vous castrera, pour éviter de perpétuer vos gènes.
Lieutenant Buchner, mon nouveau commandant.
Il est devenu commandant
parce que sa famille est fidèle au parti.
Qui est ce pingouin ?
Schulz, le nouvel adjoint d'Albrecht.
La doctrine de Goebbels sur la guerre totale.
Ils ont besoin d'hommes.
-Il y a à manger ? -Et un salaire.
Juste le temps de crever.
Drapeau blanc.
Ce n'est pas notre façon de faire.
Voilà ma façon de faire.
J'ai parlé au père Madden pour la messe.
L'église a été bombardée. Il a suggéré de la célébrer ici.
Un colis est arrivé de Lorient.
Klaus.
-Fanny Nussmeier ! -Ta mère t'appelle.
C'est vous, le capitaine du bateau. Vous avez parlé à ma fille.
Bienvenue au Portugal, M. Giese.
On va à l'hôtel ?
Non, à la légation allemande, d'abord.
-Attendez ici. -Très bien.
LÉGATION ALLEMANDE
Bonjour.
M. Forster.
Weiss, services consulaires.
Suivez-moi.
Vous connaissez votre couverture ?
Werner Giese, représentant de Kapp Holdings.
Je viens rapatrier le corps d'un employé, M. Dorfmann.
Entrez donc.
Dorfmann, c'est ça.
-Que savez-vous ? -C'était un agent de la Gestapo.
Poignardé il y a 5 jours. Vous étiez son agent de liaison ?
Il a sans doute été tué par des agents des Alliés.
Il avait démasqué un traître allemand ici, à Lisbonne,
qui a transmis des informations aux Britanniques.
Qui ?
Il voulait me le dire en personne,
mais il a été tué avant notre rendez-vous, hélas.
Regrettable.
Au moins, nous savons maintenant qu'il y a une fuite.
D'où l'aide demandée par le consul Gruber à la Gestapo.
Apparemment, vous étiez le seul disponible.
J'ai fini ma dernière mission en avance.
Tant mieux pour nous.
Vous n'avez pas vos propres agents ?
Une personne de la légation
éveillerait les soupçons des Portugais.
C'est trop risqué.
La neutralité de nos hôtes ne nous facilite pas toujours la tâche.
Ils nous opposent aux Alliés quand cela leur est utile.
Il est donc crucial qu'ils croient Dorfmann
victime d'un crime anodin.
S'ils apprennent qu'il était espion,
ils s'en serviront contre nous lors de négociations.
Et nous avons terriblement besoin de ce qu'ils nous vendent.
-Sardines, liège... -Tungstène.
Primordial pour produire munitions, chars, sous-marins.
-Vous êtes informé. -La guerre m'intéresse.
Alors vous connaissez les enjeux.
Nous devons trouver ce traître.
-Vous avez des pistes ? -Peu.
Nous avons appris sa mort assez tôt
pour récupérer certains objets à son hôtel,
avant l'arrivée de la police.
Voici la clé d'une consigne sur le quai des paquebots.
Une boîte aux lettres,
Dorfmann l'utilisait pour me contacter.
Nous ferons de même.
Nous n'aurons plus de contact. Sauf de manière officielle.
Et ceci.
Quelques dates, des sommes d'argent.
Peut-être y trouverez-vous plus de choses que moi.
-Où était votre dernière mission ? -Vous avez ma fiche.
Je vous le demande.
Dans un lieu très différent de celui-ci.
Bonsoir, monsieur. Bienvenue à l'hôtel Europa.
"Ceux qui étaient descendus sur la mer dans des navires
et qui travaillaient sur les grandes eaux,
ceux-là virent les œuvres de l'Éternel
et ses merveilles au milieu de l'abîme.
Il dit, et Il fit souffler la tempête
qui souleva les flots de la mer.
Ils montaient vers les cieux, ils descendaient dans l'abîme."
Veuillez vous asseoir.
Nous évoquons la mémoire de notre fils, Daniel James Swinburne,
qui a péri en mer
dans le convoi PQ 19, le 12 février.
Les autres ouvrières vous envoient leurs pensées.
Merci d'être venue, Helen.
Au nom de Western Approaches,
nos sincères condoléances.
Merci, Commodore Francombe.
Capitaine.
-Mme Swinburne... -Merci d'être venu, lieutenant.
Capitaine.
Jack.
C'est terminé.
Que tout le monde vienne aider.
On est à Kiel. On a réussi !
On verra.
Allons voir où sont nos quartiers.
Et après on ira le voir.
-Quoi ? -Le U-949.
-Notre sous-marin ! -Ouais, c'est ça.
-Pousse-toi. -Non, c'est à moi de passer.
-Comment tu t'appelles, nabot ? -Willi Niedermeier.
Cuistot.
Écoute, Niedermeier, Willi.
On est trois contre un.
Alors dégage, avec tes patates.
Willi le Minus, ça te va mieux.
-Qu'y a-t-il ? -Willi le Minus nous laisse passer.
Ça m'étonnerait.
-Ils te laisseront passer. -Ce n'est rien.
Tu m'as entendu. Ouste !
C'est sa petite amie, ou quoi ?
L'amour fou, on dirait.
Petite merde !
-Arrêtez ! -Les gardes !
Arrêtez ça !
Séparez-vous. Restez où vous êtes !
Que se passe-t-il ici ?
Rien.
Bonjour.
Demande permission de monter à bord.
Permission accordée.
-Je peux aller dans la cabine ? -Viens.
-Sois prudente, Fanny. -Oui, maman.
Vous êtes sûr ?
Allez nager en paix.
Oh non, c'est cassé !
La voile est cassée.
Zut.
Regardez ! Je suis le capitaine.
Clé de 17 !
Il manque celle de 6.
Tu pourras avoir celle de mon père.
-Vraiment ? -Oui.
Il n'en a plus besoin.
-Coucou, maman ! -Coucou, Fanny.
Elle n'a pas fait de bêtises ?
Pas du tout. Elle a été parfaite.
On rentre, chérie.
Un café, pour vous réchauffer ?
C'est du vrai café.
Une ration de la marine allemande.
Je vais me changer.
Albrecht ?
Je te remercie.
Pour le journal de bord.
Sa lecture m'a beaucoup aidé.
Content d'apprendre ça.
Je sors.
Excuse-moi auprès de ces dames de la Ligue.
-Schulz me remplacera dignement. -On verra.
-Au revoir. -Au revoir.
Le journal de bord évoque un chef mécanicien : Ehrenberg.
Ce serait formidable si je pouvais lui parler.
Un journal de bord, c'est toujours très impersonnel.
Une conversation pourrait m'aider à dire adieu à Klaus.
-Tu me comprends ? -Bien sûr.
-Je m'en occupe. -Merci.
-Vous vivez ici ? -Oui.
Je pourrais habiter à la base, mais c'est plus tranquille, ici.
Vous êtes sous-marinier ?
Chef mécanicien.
Je suis responsable des nouveaux sous-marins.
Mise en service, essais en mer...
-On en lance beaucoup en ce moment. -Pour la nouvelle offensive ?
Et pour remplacer ceux qu'on a perdus.
Il y a près d'ici un sous-marin de type VII-C, avec votre lentille.
J'aimerais bien le voir.
Mais je connais les superstitions liées aux femmes.
Vous croyez qu'on porte la poisse ?
Pas plus que la moyenne.
Vous y retournerez ? Dans un sous-marin, je veux dire.
Non.
Plus jamais.
Qu'est-ce que tu as ?
Tu as répété ça des milliers de fois.
J'ai peur d'échouer.
Ton père et moi avons grandi dans cette ville.
Tu sais ce que ça veut dire ?
Les officiers de la marine et leurs épouses paradaient
en méprisant les familles besogneuses comme la nôtre.
Il fallait que nous restions à notre place.
Mais cela a changé, grâce au Führer.
Alors, mon garçon,
vas-y et fais la fierté de ta mère.
Et je m'incline devant vous,
devant le travail dévoué
de la Ligue nationale-socialiste des femmes.
Une association dont la compassion emplit toute l'Allemagne
de fierté.
Excusez-moi.
C'est un honneur d'inaugurer cet abri
pour les familles bombardées de Kiel.
Cela me rappelle ce que c'est
de commander un sous-marin.
Quand je suis devant vous, je suis empli
du même souci du collectif,
du même sentiment de camaraderie et d'appartenance
que mon équipage et moi
avons ressenti après dix semaines en haute mer.
Sauf que...
vous, mes chères dames,
sentez un peu meilleur !
Sieg Heil, mesdames. Continuez.
Bonne soirée.
M. Schulz.
Merci d'avoir remplacé mon mari.
Il est très pris, surtout maintenant.
Il est très fier de vous, vous savez.
Vous avez fait plus que le remplacer.
-Vous avez brillé ! -Merci.
Mme Lessing,
excusez mon retard.
C'est bien que vous soyez là, Mme Buchner.
Elle est gentille, la femme du commandant !
Oui ! dis bonjour à la femme du commandant.
Bonjour, toi.
-Notre sixième. -Charmante.
Grâce à elle, j'ai reçu ceci, des mains mêmes du Führer.
Félicitations.
Vous avez une magnifique famille.
Chacun se rend utile à sa façon.
En tant que directeur du chantier,
j'imagine que votre mari ne peut guère se consacrer à sa famille.
Klara, tu peux la prendre ?
J'ai trouvé votre discours exceptionnel.
Mon fils aîné vous admire énormément.
Il s'appelle Franz. et commande son premier sous-marin.
Vraiment ?
Oui, j'espère qu'il s'en sortira.
Le contraire m'étonnerait.
Excusez-nous.
On s'inquiète toujours pour ses enfants,
même quand ils sont grands.
Ils peuvent pas faire ça.
Tu devrais être dans la passerelle avec Pauli.
Comme ils savent qu'on est amis, ils nous séparent.
Quels salopards ! Et ce fils de riche...
Les profs, les flics et les gradés sont tous des ordures.
Et avec Willi le Minus,
je parie que la bouffe sera merdique.
Je mets cela sur le compte de l'insolence juvénile.
Mais ne revenez jamais dans un état pareil. Compris ?
Ou alors, il faut que l'autre type soit encore plus amoché.
Meierjohann !
Et avant, vérifiez que vous ne frappez pas un supérieur.
C'est lui que vous vouliez comme chauffeur ?
Je m'en occuperai comme de ma petite amie.
Très bien.
Te tracasse pas.
Ne montre pas tes faiblesses.
Lieutenant Erdmann,
cet équipage se présente pour l'essai en mer.
Merci. Repos.
Soyez les bienvenus à bord du U-949.
Vous êtes 48 hommes, venus d'horizons très divers.
Le but d'un essai en mer
n'est pas uniquement de tester la navigabilité d'un sous-marin,
mais aussi de montrer que nous remplissons bien nos tâches
et que nous sommes soudés.
Le lieutenant Ehrenberg est constructeur naval et instructeur.
Il veillera sur nous jusqu'à ce que ce bâtiment soit en service.
Montrez-leur donc leurs nouveaux pénates, lieutenant Buchner.
Nous avons fort à faire.
Oui.
Lieutenant, conduisez-les à bord.
À vos ordres. Équipage !
Rompez les rangs ! Les techniciens d'abord.
Swinburne.
Entrez donc.
Je vous en prie.
Une messe très émouvante, John.
À votre fils.
À la capitulation sans conditions de l'ennemi.
En effet.
Cela dit, nombreux sont ceux qui estiment cette stratégie déplacée.
Moralement et financièrement.
Ils ont perdu sur le plan moral en torpillant la navire marchande.
Comme dans la guerre précédente.
-Ne les imitons pas. -Tous les moyens sont bons.
Vous pourriez avoir gain de cause.
Comme les autres bâtiments de classe O et P,
le Perseverance va être rééquipé.
Des armes, des charges explosives, des radars et des sonars.
Avec tout ce bazar, d'après l'amirauté,
nous battrons les Boches.
Le nouveau mortier.
Hérisson.
Oui, conçu par le "magasin de jouets" de Churchill,
comme ils se surnomment.
Censé être beaucoup plus efficace contre les sous-marins.
On perd moins le contact avec la cible.
Avec 24 petites bombes, on a plus de chances de faire mouche.
Et les charges tapissent les profondeurs.
Il y a un défaut, bien sûr :
un effet moindre sur le moral ennemi.
En cas d'échec, pas de détonation.
Je préfère tuer des Allemands que les effrayer.
-Ça prendra combien de temps ? -Difficile à dire.
C'est une nouvelle technologie, et les ouvriers font la grève du zèle.
C'est-à-dire ? Des semaines, un mois ?
Le temps nécessaire.
Vous superviserez le chantier.
Cela vous permettra de passer du temps avec Mme Swinburne.
Il s'agit d'un ordre, John.
Bien sûr, commodore.
Et appelez-moi Jack !
À la salle des machines, Krämer.
Allez ! Et ne te perds pas.
Allez, allez.
Et si jamais il y a une alerte ? Allez, remuez-vous !
Là-bas.
Ne touche rien avant l'ordre du chef mécanicien Vogts.
-Ici, c'est votre supérieur. -Bien, mon lieutenant.
À vos postes !
Chien qui aboie ne mord pas.
Bienvenue en enfer, petit.
Allez, du nerf !
On ne peut pas gaspiller de rations, Jack, tu le sais.
-Où vas-tu ? -Je te l'ai dit.
J'enchaîne deux équipes à l'usine, je rentrerai tard.
Il y a des gens bien. Tu as rencontré Helen à la messe.
Ils viennent de partout, même des Caraïbes.
Ils ont leur propre chorale, ils chantent pendant les pauses.
Arrête de me regarder comme ça.
Comment ?
Tu me reproches d'être active. Je ne peux pas vivre, sinon.
Et toi non plus.
Certains ont plus de mal à oublier.
Ce propos est indigne de toi.
J'ai vécu tout ça.
Tu as de la chance de ne pas avoir combattu en mer.
Et toi, de ne jamais avoir enfanté,
tout ça pour qu'un inconnu t'annonce que tu ne reverras jamais ton fils.
Je fabrique des obus, à l'usine,
pour qu'on remporte la guerre, qu'on écrase l'ennemi,
au même titre que toi ou n'importe qui d'autre.
Et j'aime entendre chanter, oui. Et alors ?
Trois hommes sur le pont !
Où il est ?
-Désolé. -Faites attention, à l'avenir.
Allons-y !
Allons dans la passerelle.
Attendez un moment, puis démarrez l'exercice.
On descend !
Une première manœuvre de plongée, c'est stimulant !
Votre col.
Merci.
Je descends !
-Alerte ! -On descend !
Alerte !
Allez ! Plus vite !
-Accès fermé. -Ventilation prête.
La profondeur de plongée.
On recommence.
Le commandant n'a pas entendu l'alerte.
Remontez sur la tour.
Mon carnet.
Je ne le retrouve pas. J'en ai besoin comme aide-mémoire.
Gardez votre calme.
-Il faut trouver ce carnet. -Mais discrètement.
Bien sûr.
Je monte !
J'arrive !
Je vais aux chiottes.
C'est à vous ensuite, Weidner.
C'est à quelqu'un ?
C'était au petit coin.
J'ai failli me torcher avec !
Donnez-moi ça.
Retournez à votre poste.
Et vite !
Maître d'équipage, quel est notre cap ?
2-7-0, ouest.
Ah, merci. Où était-il ?
Sous la table, dans le mess des officiers. Prêt ?
On refait l'alerte !
On refait l'alerte !
Prêts !
Alerte !
Accès fermé.
-Plongée à 20 mètres, et vite ! -Plongée à 20 mètres.
Fermez la ventilation !
C'est fermé !
Ne paniquez pas.
Fermez la soupape d'évacuation !
Passage au moteur électrique !
Dix mètres, en descente.
20 mètres, en descente.
Stabilisez.
Moteurs en marche avant, petite vitesse.
Müller.
Concentrez-vous.
Une fin sordide.
Bonjour. Je suis l'inspecteur Da Costa.
Inspecteur de la Police de vigilance et de défense d'État.
Je sais, c'est un titre pompeux pour un humble policier.
Qui êtes-vous ?
Je m'appelle Giese, de la société Kapp Holdings.
Dorfmann était l'un de nos employés.
Mes condoléances.
L'aviez-vous rencontré ?
Non.
Nos chemins ne s'étaient pas croisés. Jusqu'ici.
Quel est le secteur d'activité de votre société ?
L'import/export.
Vous êtes ici pour le remplacer ?
Non, pour régler quelques détails administratifs.
Et pour rapatrier le corps. Mon séjour sera bref.
Dans l'idéal.
Je comprends.
Les effets de votre collègue.
-Il n'y a pas grand-chose, hélas. -Merci.
Vous pourrez avoir le corps à la fin de l'enquête.
Cela me semble assez routinier, non ? Il y en a beaucoup d'autres...
Ces morts-là sont faciles à expliquer.
Il s'agit de gens venus d'autres endroits d'Europe,
dans l'espoir de fuir.
Mais les billets et les visas sont difficiles à trouver.
Et quand l'argent et l'espoir s'épuisent,
ces gens finissent ici.
Malheureusement.
La mort violente d'un ressortissant étranger est un sujet
que nous prenons très au sérieux.
Surtout s'il est Allemand.
Nous préférons éviter que vous nous envahissiez.
On n'en arrivera sûrement pas là.
Bientôt l'heure du déjeuner.
C'est mauvais pour la digestion de rester en compagnie des morts.
Un séjour bref, disiez-vous ?
Mais agréable, j'espère.
Prenez donc du temps pour vous détendre.
Profitez du soleil.
Vous avez l'air surmené.
Après une plongée, il se prend pour Walter Forstmann.
Il n'est pas à la hauteur.
Il faut lui laisser le temps.
Le temps n'y fait rien.
Il peut jouer 100 ans au commandant, ça ne changera rien.
Il n'a pas les couilles pour ça.
Mais tu t'en fiches, toi.
Tu resteras à terre.
Lieutenant Ehrenberg ?
Le capitaine Lessing vous demande.
Asseyez-vous.
-Un verre ? -Non, merci.
Mon beau-père
aimerait vous voir.
Il a le journal de bord de la première mission du U-612
et voudrait quelques éclaircissements.
Sauf votre respect...
Vous allez répondre à toutes ses interrogations.
Préférez-vous que ce journal de bord soit amendé officiellement ?
Vous pouvez disposer.
Les ouvriers sont partis pour la soirée ?
On ne peut plus rien y faire.
À ce rythme, cette rénovation ne sera jamais finie.
Quels connards !
Mais je suis pour le syndicalisme.
C'est mauvais pour le Labour. Ça ne va pas du tout.
Écoute, Jack...
J'ai entendu un truc.
-Vas-y. -C'est officieux.
J'ai croisé des civils qui ont survécu à l'attaque.
Le convoi était encore exposé quand la décision a été prise.
J'ignore pourquoi.
L'escorte a été rappelée.
Ça, c'est ce que tu as entendu.
Elle était là, avec des frégates, des destroyers, tout,
et tout à coup, elle a disparu.
Plus de protection.
De vraies cibles.
Le convoi de mon fils, n'est-ce pas ?
Ces sales sous-mariniers allemands ont dû se croire à Noël.
Quand Peters est ressorti avec le carnet,
c'était superbe !
Je me demandais si quelqu'un le retrouverait.
C'est toi qui l'avais mis là ?
Tu l'avais trouvé où ?
Je lui avais piqué.
Je l'ai encore.
Pourquoi t'as fait ça ?
C'est un sale gosse de riche.
On lui a monté le bourrichon toute sa vie.
C'est bien fait pour lui.
T'es surtout dingue d'avoir fait ça.
On risque tous gros !
Ferme-la.
Personne ne te peut te piffrer.
Ouais, c'est ça. Casse-toi.
Tu as un problème ?
Tu peux être un vrai connard, tu sais ?
Je suis bien, ici. Je veux faire ça.
C'est peut-être la meilleure chose qui nous soit arrivée.
Pour toi, peut-être.
Tu as peur de le reconnaître.
Ta gueule !
Comme ça, si tu foires,
tu pourras dire que tu t'en foutais.
Comme tu veux.
Mais ne m'entraîne pas là-dedans.
Alors va-t'en.
Dégage !
J'ai pas besoin de toi.
J'ai besoin de personne !
Maintenant.
L'oreiller.
Pas encore la cave !
Viens.
Encore trois minutes.
Venez.
Allez-y, venez !
SOUS-TITRES : SAMUEL BRÉAN
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