All language subtitles for The Double Man (Franklin J. Schaffner, 1967).french

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Original subtitles

Attendez dehors.

Général.

Colonel Berthold...

Ici.

Bien.

Je peux garantir notre succès.

Et je dois moi-même m'en porter garant auprès du Secrétariat.

J'ai promis au départ...

que j'assumerais seul un échec.

Sommes-nous trop ambitieux ?

Nos gouvernements pourraient devenir la risée du monde.

Nous n'échouerons pas.

Général, il nous faut seulement votre approbation.

Quand ce... rêve peut-il se réaliser ?

Nous pouvons tenir Dan Slater dans une semaine.

Une semaine, mais pas plus.

Pas besoin d'être malin pour gagner une guerre,

il suffit d'être fort.

Notre guerre est différente.

C'est ce qu'on m'a dit.

Les bombes gagnent les guerres.

Si cela échoue, vous aurez une consolation...

Votre femme... Elle est encore jeune...

Elle ne restera pas veuve longtemps.

Crétin militaire !

Dans une semaine... On commence.

M. Edwards n'est pas là.

On peut le joindre ?

Au Pentagone ? J'ai essayé 2 fois pour sa femme.

Cela ne peut pas attendre jusqu'au matin ?

Dites-lui que je reviendrai dans 24 heures.

Je suis au regret de t'informer que ton fils Robert

a trouvé la mort hier dans un accident de ski.

Frank Wheatly

Excusez-moi. J'ai dû m'endormir.

Dans la marine, on apprend à vivre sans dormir.

Que s'est-il passé ?

Votre femme a appelé...

Je vous parle de Dan Slater.

Oui, monsieur.

Il a dit qu'il reviendrait demain... Ou tard ce soir...

Quand est-il parti ?

Hier soir, vers 20h30.

Quel âge avait le garçon ?

16 ans, monsieur.

Pourquoi est-ce que je connais Frank Wheatly ?

Il travaillait pour le MI-5.

Il a fait équipe une fois avec Slater au Proche-Orient.

Il a démissionné il y a 12 ans.

Demandez à Londres pourquoi il est parti.

C'est fait.

Alors veuillez me le dire.

Pour raisons médicales.

Apparemment, une explosion, au Caire.

On ignore qui en était responsable.

Wheatly a été enseveli sous une maison pendant 4 jours.

- Tout comme Lazare... - Comme qui ?

Lazare, ressuscité, dans la Bible.

Je connais la Bible ! J'aurais dû savoir qu'il partait.

- On aurait dû me le dire. - Il a essayé...

Je l'aurais retenu. J'aurais envoyé quelqu'un d'autre.

C'est son fils, sa seule famille.

Je n'aime pas les accidents.

Je n'y crois pas. Je n'ai pas confiance.

Parlez-moi encore de Wheatly.

Après avoir quitté le MI-5, il a disparu durant un an.

Il est réapparu en Autriche, où il a ouvert une école.

Il a épousé une fille de St. Anton. C'est tout.

C'est tout pour l'instant...

Oui. Je m'y remets.

Et je veux Slater au téléphone, où qu'il soit.

Je suis désolé, Dan.

Voilà Anna, ma femme.

C'est comme si nous avions perdu notre fils.

Dan viendra chez nous après.

Où est le cimetière ?

Derrière l'église.

Il sera sous la neige.

Vous êtes son père ?

Il était mon meilleur élève.

Le meilleur de tous.

Hans Frischauer. Il enseignait le ski à Bobby.

Je suis très honoré.

Qui est-ce ?

- Un moniteur de ski. - Et quoi d'autre ?

Rien d'autre.

Il dirige une école de ski. Tout le monde le connaît.

Tout le monde...

Toi, que sais-tu de lui ?

Ils attendent près de la tombe.

Tu n'as rien vérifié avant de l'engager ?

Non.

Pourquoi ?

- On en parlera plus tard. - Non, maintenant !

Très bien.

Je n'ai rien vérifié sur lui,

et sur le facteur non plus !

Ni sur les petites amies de Bobby !

Je n'ai enquêté sur personne, je ne fais plus cela.

Frischauer est moniteur de ski. Rien d'autre.

Bobby a été tué en skiant.

Il n'a pas été tué, il est tombé accidentellement.

2 champions de ski se sont tués au même endroit.

C'est dangereux, par là.

Peut-être une plaque de glace...

C'était mon fils, Frank.

Tu savais qu'il était en danger à cause de moi.

Tu le savais.

Oui, je le savais.

Lui aussi le savait.

C'est pour cela que c'est un accident.

- Tu passeras à la maison ? - Je ne reste pas.

Il avait des amis dans ton école ?

Ils sont rentrés chez eux, pour Pâques.

Pâques !

J'ai les affaires de Bobby.

Tu veux que je te les envoie à Washington ?

Non. Brûle-les !

Je suis désolé, Frank.

A quel sujet ?

Dans l'église, je t'ai bousculé.

J'ai perdu les pédales.

C'est si dur à accepter...

Je sais.

Dire que j'étais absent... J'aurais dû être là.

Je comprends.

Je voulais venir dans quelques semaines, quand ça se calmerait.

Je le lui avais écrit.

Ce n'est pas tout à fait exact.

Quoi ?

Ta secrétaire lui avait écrit. A la machine. C'est différent.

Il ne t'avait pas vu depuis plus de 2 ans.

- Comment le sais-tu ? - Il m'a montré la lettre.

Le voyage est long. Il te faut une bouteille pour le train.

J'ai oublié les fleurs...

- Tu pourras... - Oui, bien sûr.

Je reviendrai peut-être au printemps.

D'accord.

Juste un verre vide.

A l'Ecole Internationale.

Dan !

Qu'est-ce que tu fais là ?

- Les vêtements de Bobby ? - Dans une malle.

Tous ?

Je crois.

Que portait-il le jour où il est tombé ?

Je ne sais plus.

Des vêtements de ski.

La police te les a rendus ?

Et tu les as mis dans une malle ?

Je pensais que tu les emmènerais.

Quel est le problème ?

C'était à Bobby ?

- Je crois... - Arrête de croire !

Vérifie !

Tu ne peux pas être aussi rouillé !

Vérifie et sois sûr !

C'était à Bobby.

- Pourquoi est-ce là ? - Je ne sais pas.

Que sais-tu, Frank ?

D'où ça vient ?

Je l'ai trouvé dans mon sac, dans le train.

Regarde bien.

D'où viennent ces trous ?

Je ne sais pas.

- De ça, par exemple ! - La police...

Nous allons y venir plus tard.

Pour l'instant, parlons de toi.

- Ne m'accuse de rien ! - De quoi t'ai-je accusé ?

De ce qui selon toi est arrivé à Bobby !

Qu'est-il arrivé là-haut ?

Il est tombé. La police l'a confirmé.

On l'a poussé !

- Il est tombé ! - Pas d'après sa veste !

Elle montre seulement ce qu'on veut te faire croire.

D'accord... Mais qui ?

Je ne sais rien de ces trous, je n'ai rien mis dans ton sac.

Tant mieux.

Je sais que tu cherches un autre coupable que toi-même,

mais Bobby était comme mon fils et je l'aimais.

Et pas moi ?

Tu n'as jamais rien aimé !

Chéri... Qu'est-il arrivé ?

Slater est revenu.

Pourquoi ?

Il a trouvé quelque chose qui l'y a poussé.

Bien. Passez-le-moi.

Wheatly ? Bill Edwards, à Washington.

Comment allez-vous ?

Je sais. C'est difficile. D'où mon appel. Slater est là ?

Halstead...

La police ! Pourquoi ?

Du café. Une cafetière pleine.

Racontez-moi ça plus lentement.

Pourquoi pense-t-il que ce n'est pas accidentel ?

Oui, j'ai vu les marques, M. Slater.

Je vous assure, elles n'ont pas causé sa mort.

Ce sont les photos du corps prises par la police.

La cause directe de la mort, c'est la nuque brisée.

C'est dans le rapport officiel.

Un rapport qui porte ma signature.

Ces blessures ne l'ont pas tué, elles l'ont fait tomber.

On l'aurait fait basculer ?

C'est possible.

Rien ne prouve que votre fils ait été poussé.

M. Wheatly me dit que vous êtes dans le bâtiment.

Dites-moi... Si un ouvrier... tombait d'un échafaudage...

parleriez-vous d'accident ou de meurtre ?

J'étudierais chaque élément avant de conclure.

Nous vous avons donné tous les faits.

- Vous skiez ? - Oui.

Vous savez donc que ce sport n'est pas sans danger.

Mon fils était bon skieur.

Même les meilleurs se tuent. L'année dernière...

Je sais. 2 champions sont morts au même endroit.

C'est une petite station.

Un meurtre sur nos pentes ne nous vaudrait rien de bon.

Mais nous avons mené une enquête.

Il n'y avait aucun témoin.

Et aucune preuve permettant de conclure à un meurtre.

A moins que vous ne nous disiez

pourquoi un garçon de 16 ans aurait eu des ennemis mortels.

Merci, messieurs.

Edwards est inquiet. Il veut que tu le rappelles.

La police a beaucoup enquêté ?

Ils ont interrogé les passagers du téléphérique ce matin-là.

Les passagers ?

J'ignore qui ils étaient.

Et tu n'as pas demandé.

C'est arrivé tôt le matin, n'est-ce pas ?

Oui... Vers 7 ou 8 heures...

Tu l'as vu avant qu'il parte ?

- Il a déjeuné ? - M. Slater, je vous en prie...

Frank ne veut rien vous cacher.

C'est Pâques. L'école est vide. Bobby était seul.

Durant les vacances, il déjeunait avec nous.

Mais ce matin-là, il n'a pas mangé, on ne l'a pas vu partir.

C'est arrivé où ?

Sur le Valluga.

Sur la piste Buler.

Conduisez-moi là-bas.

Tu veux que je t'accompagne ?

On est fermés. Il est midi.

Jamais on ne peut manger ! Toujours à monter et descendre.

Monter et descendre, toute la journée.

Ils sont tous fous.

On est fermés.

Demain, je démissionne.

Slater est allé à la station de téléphérique.

Je n'aime pas cette attente.

Que suggérez-vous ? La force ?

Pourquoi pas ? Ca irait plus vite.

Pourquoi aller plus vite ?

Slater fait ce qu'on voulait qu'il fasse.

Je ne vais pas tout risquer parce que vous vous ennuyez.

Vous pensez qu'Edwards est aussi stupide que vous ?

Il n'acceptera que ce qu'il croira être la vérité.

C'est alors que nous agirons.

Néanmoins...

Oui, je sais... La force. Elle nous à coûté 2 guerres.

Vous disiez ?

Oui, monsieur. Le garçon. Je m'en souviens très bien.

Quelle tragédie.

Quand il n'avait pas école, il était là chaque matin.

Certains ont la folie du ski,

même si tard en saison...

Il prenait le 1er téléphérique.

Il était seul le jour de l'accident ?

Non, il y avait aussi 2 hommes et une femme.

Une femme ?

- Et une sacrée... - Vous la connaissez ?

La connaître ? Son nom ? Son adresse ? Hélas, non !

Je ne la connais que de vue. Elle aussi est matinale.

Elle était là ce matin-là.

Parfois, elle prend le 1er téléphérique de l'après-midi.

Mais les hommes... Vous les connaissez ?

Mais vous reconnaîtriez la femme.

- Dans le noir. - C'est de ça qu'il rêve.

C'est ici, monsieur.

St. Anton, une station de ski.

Des hôtels, des auberges, des boutiques,

des montagnes, de la neige...

Rien d'important pour moi.

Nous n'avons personne là-bas. Eux non plus.

Maintenant, nous avons Slater.

S'ils voulaient Slater, pourquoi l'attirer là-bas ?

Pourquoi pas ici même ? Cela n'a pas de sens.

Des chimères...

Slater ne traque pas des chimères.

Il devait m'appeler. Wheatly devait lui dire de le faire.

Qu'est-ce qui se passe ici ? Donnez-moi ce dossier.

- Notre plus proche agent ? - Miller, à Zurich.

Combien ?

60 646 francs.

14 000 dollars !

C'est une affaire.

Miller... Ici Edwards. Très bien, merci.

Ecoutez...

Dans les Alpes autrichiennes, St. Anton, vous connaissez ?

Bien. Dan Slater est là-bas.

Son fils a eu un accident. En skiant.

Non... Il est mort...

Slater était à son enterrement. Il a peut-être des ennuis.

J'essaie de le joindre.

L'Ecole Internationale.

Wheatly... D'accord.

C'est ouvert.

Pourrais-je vous parler, mademoiselle ?

S'il vous plaît.

Désolée, je ne parle pas italien.

Très bien.

Pourrais-je vous parler ?

De quoi ?

Quelqu'un skie avec vous ?

Non.

Puis-je skier avec vous ?

Non.

Pourquoi ?

Je préfère skier seule.

C'est dangereux de skier seul. Le manuel le dit.

On n'a pas dû lire le même manuel.

Où vont-ils ?

Prendre un autre téléphérique. Jusqu'au sommet.

Sur quelle piste skiez-vous ?

Pas une pour vous.

S'il vous plaît, allez-vous-en !

Arrêtez de me suivre !

Que ça vous serve de leçon ! Jusqu'à nouvel ordre,

tenez-vous-en aux pistes faciles et aux filles faciles.

Au moins, dites-moi votre nom.

Cette jeune dame est Mlle Ericson !

Hier, je lui ai demandé de skier avec moi.

- J'ai échoué aussi. - Où habite-t-elle ?

On peut la trouver au chalet de Mme Carrington.

Vous n'abandonnez jamais ?

Connaissez-vous la piste Buler ?

- Vous étiez dessus. - Il y a une falaise ?

Près du sommet.

Soyez prudent. Un garçon s'y est tué,

il y a quelques jours.

Merci.

Slater m'a appelé.

Exact.

Il n'était pas inquiet. Il vous appellera plus tard.

Il m'a demandé de vérifier 2 noms.

Mlle Ericson et Mme Carrington.

Il est 15h là où vous êtes, non ?

A 18h30, un avion décolle de Zurich pour les Etats-Unis.

Appelez Slater. Dites-lui que je veux qu'il le prenne.

Appelez-moi pour confirmer.

Oui. Retrouvez-le à l'aéroport et mettez-le dans l'avion.

C'est tout. Miller...

N'oubliez pas : vous travaillez pour moi, pas pour Slater.

Bonne chance.

J'aimerais voir Mlle Ericson.

De la part de qui ?

Dan Slater.

C'est gentil d'être venu.

Vous êtes un peu en avance.

La fête ne commence qu'à 19h.

Désolé de m'imposer...

Mais pas du tout.

Je vois que vous skiez.

Le temps est merveilleux, non ? Idéal pour skier.

Je me tiens à l'écart du ski.

Cela me terrifie. Mais ces vêtements sont exquis.

On se connaît ?

Charlotte Carrington.

Mlle Ericson est là ?

Vous la connaissez ?

Depuis cet après-midi.

Elle ne m'a pas parlé de vous, la coquine.

D'habitude, elle me dit tout.

J'espère qu'elle vous a invité à ma fête de ce soir.

Elle ne l'a pas fait. Je quitte la ville.

Méchant garçon !

J'insiste ! Vous devez venir.

- Cela vous amusera. - J'essaierai de venir.

Et pour la course...

Vous devriez courir...

Vous gagnerez sûrement.

Bonjour, M. Slater.

Pourquoi ne pas m'avoir parlé de cet homme exquis ?

Les hommes libres sont si rares.

Vous êtes libre ?

Bien. Moi aussi. Pour l'instant...

La fête commence à 19h.

A tout à l'heure. Gina, ma robe est arrivée ?

Dans votre chambre.

Je vais l'essayer.

Elle est divine. Elle me rajeunit.

On dirait une reine de promo.

N'accaparez pas Gina trop longtemps.

Qu'elle ne prenne pas de vilaines habitudes.

Alors, c'est Gina.

Vous êtes toujours si collant ?

Quand c'est important.

En quoi suis-je si importante pour vous ?

Vos efforts me flattent, mais...

Que faites-vous ici ?

Je travaille. Cela ne se voit pas ?

Votre fonction ?

Mme Carrington est riche. Elle n'aime pas voyager seule.

Je voyage avec elle.

Agréable façon de voyager.

Je ne vole pas mon salaire. Maintenant, excusez-moi.

Répondez d'abord à quelques questions.

Mes obligations envers Mme Carrington incluent

la gestion de son planning, son secrétariat,

le choix des invités opportuns pour ses fêtes.

J'agis en son nom. Cela répond à vos questions ?

Pas exactement.

Que faisiez-vous mardi matin ?

Mardi ?

Vous avez skié. Tôt le matin.

- Vous êtes policier ? - Quand bien même ?

J'ai peur d'être à court de réponses.

Gina, s'il vous plaît...

Ne vous méprenez pas sur mes intentions.

Vous me croyez intéressée ?

Vous allez devoir m'excuser.

Wilfred !

M. Slater s'en va.

Raccompagnez-le.

Gina ! J'ai du mal avec ma robe.

Je reviendrai ce soir.

Remerciez Mme Carrington pour son invitation.

Gina, dépêchez-vous.

C'est Washington.

Edwards ?

Dan Slater.

Nous l'avons, monsieur.

Non, l'autre.

Allô ? Dan ?

A quoi jouez-vous ? A cache-cache ?

J'ai essayé de vous joindre toute la journée.

J'allais vous appeler.

Quel est ce bruit ?

Excusez-moi.

Je me rase.

Drôle d'heure pour vous raser.

Vous deviez prendre le vol de 18h30 à Zurich.

Je l'ai manqué.

J'ignore ce que vous fabriquez dans les Alpes,

mais l'odeur est arrivée ici. Et cela ne sent pas bon !

Ils vous préparent un piège.

On dirait...

Vous ne croyez pas qu'il est temps de filer ?

C'est pour cela que je suis resté.

Pour servir d'appât, c'est ça ?

N'y comptez pas ! Ecoutez-moi bien.

Je viens de parler à Miller.

Il arrive par le train de 22h10.

Il va s'accrocher à vous et ne pas vous lâcher.

Compris.

Ne sortez pas de cette école

jusqu'à ce que Miller vous en fasse sortir.

- C'est compris ? - Compris.

Et Dan...

Je sais ce que vous ressentez. Moi-même, je pourrais tuer,

mais je dois vous en empêcher.

Bien sûr.

Très bien. Je vous verrai à Washington.

Il envoie Andy Miller de Zurich pour me protéger.

Et la fille ?

Exact... Et la fille ?

Tu vas à cette fête ?

Je serai rentré pour 22h10.

Si elle savait quelque chose, elle l'aurait dit à la police.

Sauf si elle sert d'appât.

Dans le piège.

C'est impensable.

N'en fais pas trop, Frank.

- Comment ça ? - Dans le côté innocent.

Ne suspecte pas tout le monde. Elle pourrait être innocente.

On ne travaille pas sur des suppositions, tu le sais.

Tu as oublié, dans ton petit Disneyland,

qu'il ne faut jamais croire aux histoires,

même pas aux siennes.

Miller est en route. Il arrive à 22h10.

Slater a parlé à la fille ?

Il ne l'a pas encore interrogée, apparemment.

Si Miller arrive avant qu'il lui parle...

Ne vous inquiétez pas. Il lui parlera à la fête.

Le majordome m'a assuré qu'il y serait.

Le majordome ?

Un ardent patriote... payable en livres sterling.

Habillez-vous. Nous allons à une fête.

Entrez, M. Slater.

Excusez-moi.

Vous voilà enfin.

Pourquoi avez-vous changé d'avis à mon sujet ?

J'ai changé, c'est tout.

Je vous sers un verre ?

Les jolies filles ne manquent pas...

- Que désirez-vous ? - Vous...

Et 5 min à l'écart des ces tam-tam.

Au moins, c'est direct.

Où peut-on être tranquilles ?

Là-haut.

Mardi matin, vous avez skié.

Dans le téléphérique il y avait 2 hommes et un garçon.

Le garçon américain qui a eu ce terrible accident...

Et les hommes ?

Inconnus.

Jamais vus avant ?

Vous pourriez les décrire ?

Vous êtes policier...

Je vous expliquerai. De quoi vous souvenez-vous ?

C'était une belle journée. J'aime la montagne le matin.

A mon arrivée, un des hommes a eu l'air ennuyé.

Il était grand... et blond.

L'autre parlait au garçon.

Il lui parlait ?

- Vous les entendiez ? - Non.

Celui qui n'était pas blond s'est tu quand je suis arrivée.

Il était comment ?

Impossible à dire. Il était masqué.

- Masqué ? - Rien de mystérieux là-dedans.

Il portait un masque de ski sur tout le visage.

Je ne voyais que ses yeux.

Et ils se sont tus ?

Le garçon avait-il l'air d'être inquiet ou d'avoir peur ?

Non. Il m'a souri. Puis il s'est montré gêné.

Pourquoi ?

D'autres matins, il avait flirté avec moi...

Gentiment. Mais pas ce matin-là.

Il était gêné à cause de l'homme, bien sûr.

Comment se conduisait-il avec l'homme masqué ?

Il avait l'air content.

Content ?

Content que l'homme soit là, qu'ils soient ensemble.

Et ensuite ?

Rien.

On est arrivés au sommet, j'ai chaussé mes skis,

je suis descendue et je ne les ai pas revus.

Vous n'avez pas pris la piste Buler ?

Pourquoi ?

Il y a beaucoup de pistes. J'en ai pris une autre.

Ce garçon avait l'air si charmant...

Vous le connaissiez ?

Dans un sens.

Sa pauvre mère...

Elle est morte il y a quelques années.

Son père, alors...

C'est tout ?

Whisky.

Avec de la glace ?

Si j'en avais voulu, j'en aurais demandé.

Slater vient de redescendre.

Mademoiselle...

Dansons.

On s'est déjà rencontrés, non ?

Vraiment ?

Oui, il me semble.

Permettez-moi...

Je m'appelle Gruner.

Max Gruner.

Et vous ?

M. Slater... Tout seul ? C'est parfait.

Bonsoir.

Vous n'allez pas boire toute la soirée,

vous finiriez ivre-mort.

Barman !

Donnez à M. Slater un peu de mon cocktail spécial.

Monsieur le désire-t-il avec ou sans glace ?

De la glace ? Dans mon cocktail ?

Mme Carrington...

Appelez-moi Carrie... Tous mes amis le font.

Et participez à la course, que je vous remette la coupe.

Vous voilà. Je vous croyais parti.

- Qu'y a-t-il ? - Je l'ai vu.

Qui ?

L'homme de la cabine. Sans le masque. Le blond.

- Ici ? - J'ai dansé avec lui.

Vous êtes sûre ?

- Il s'appelle Max Gruner. - De quoi parlez-vous ?

Où est-il ?

Il y avait un homme... Grand... Blond... M. Gruner.

Max Gruner. Vous l'avez vu ?

Il est parti, il y a quelques instants.

Seul ?

Oui, seul.

La liste des invités ?

Elle est là-haut.

Mais c'est moi qui l'ai faite. Aucun Gruner n'y figure.

Je n'y figurais pas non plus.

Vous voulez son adresse ? Il l'a donnée au taxi.

- Qu'a-t-il dit ? - La ferme Baumer.

Vous savez où c'est ?

Non.

Dan, où es-tu ?

La ferme Baumer est à environ 6 km de la ville. Pourquoi ?

Je passe te prendre.

Qu'y a-t-il, Frank ?

Vers quoi allons-nous ?

On faisait une bonne équipe.

Je comptais sur toi.

Ne compte plus sur moi maintenant.

Personne ne peut changer à ce point.

La raison de ma démission...

Essaie de la comprendre.

Je voulais vivre à nouveau comme un être humain.

Vivre une vie normale.

Normale ? 8 heures de cours, des pâtes pour le dîner ?

Oui. Et remplacer le chantage par la confiance.

Construire au lieu de corrompre.

Ne plus mentir, ne plus soupçonner tout le monde,

ne plus douter de ses propres pensées.

C'est comme une maladie.

Une paranoïa professionnelle qui rend chacun écoeurant.

J'en étais malade.

Malade... ou effrayé ?

Ma façon de vivre ne tue pas les garçons de 16 ans.

Je croyais que tu pensais à un accident.

Tu parles comme si

tu n'y croyais plus.

Ma langue a fourché.

C'est la ferme Baumer, là-haut.

Eteins les phares. Arrête-toi de l'autre côté du pont.

Je ne veux pas t'impliquer.

Retourne chez toi, ou attends-moi.

J'attendrai.

Donne-moi 10 min.

C'est la ferme Baumer ?

M. Gruner est là ?

Vous voulez voir M. Gruner ?

Entrez. Je vais l'appeler.

Venez...

Mettez-vous à l'aise.

Je prends votre manteau.

Non, merci.

Enlevez votre manteau, comme il vous le dit.

Et votre veste.

Doucement.

Et maintenant le reste.

Je conduis.

Le coup de feu m'a fait paniquer.

Mais je suis revenu.

Qu'est-il arrivé ?

Un tir au pigeon. C'était moi le pigeon.

C'est-à-dire ?

Dommage pour toi qu'ils m'aient raté.

Tu m'as bien piégé, Frank.

Pourquoi l'aurais-je fait ?

Une petite école... avec un petit compte en banque.

Tu ne le penses pas...

Ce doit être la fille.

Elle t'a piégé. Pas moi.

C'est elle qui tire les ficelles.

Peut-être.

Ce n'est pas moi, Dan.

Allons voir Mlle Ericson.

Voyons quelle ficelle elle tire.

Oui, M. Slater ?

Mlle Ericson est là ?

- Je vais la chercher ? - S'il vous plaît.

Attends-moi ici.

Dan !

Vous avez trouvé Gruner ?

Gina.

Qu'y a-t-il ? Un ennui ?

Oui.

Dites-moi.

Pas ici.

Dans ma chambre.

Donnez-moi une minute. Je vous rejoins.

Qu'y a-t-il ?

Pourquoi ?

Un cadeau de départ. Pour qu'on se souvienne de moi.

Mais pourquoi ?

Pas pourquoi. Pour qui.

On l'a tué pour me faire venir ici, c'est ça ?

Vous croyez que je ferais ça ?

Vous êtes ivre !

Je suis parfaitement sobre.

Mais je déteste qu'on me piège.

Je vous ai dit la vérité, je travaille ici.

Vous travaillez !

Vous êtes un appât. Pour attirer de jeunes hommes.

Vous êtes un leurre. Qu'êtes-vous d'autre ?

Sortez ! J'en ai assez entendu. Sortez d'ici !

Baissez cela.

- Si vous me touchez encore... - Arrête !

Laisse-la.

Pas toi, Frank. Je prends la voiture.

- Où vas-tu ? - A la ferme Baumer.

Dan... Tu es fou !

C'est là que mène la ficelle... Les clefs...

Je viens avec toi. Je ne m'enfuirai pas.

Non, Frank. Je vais livrer le colis moi-même.

J'ai un travail pour toi. Va chercher Miller. Ramène-le.

Si on arrive trop tard ?

Vous arriverez à temps.

Mais surtout, qu'il vienne !

Les clefs.

Qui est-ce ?

Frank Wheatly.

Je peux entrer ?

Que voulez-vous ?

Je ne suis pas là pour vous demander de pardonner à Dan.

Il n'a pas besoin de pardon. Et il n'en demande pas.

Dans son monde, pas de place pour les erreurs ou les excuses.

On gagne ou on perd, c'est tout.

Il n'y a rien entre les deux. C'est bien ça le problème.

Qui est-il ? Pourquoi m'a-t-il battue ?

Ce garçon dont il parlait...

Il n'est pas simplement tombé. Ce n'était pas un accident.

Et vous étiez dans la cabine.

- Il ne croit quand même pas... - Pourquoi pas ?

Il pense que je l'ai fait, ou que je suis impliqué,

alors qu'on est amis.

Qui était ce garçon ?

Son fils.

Je ne vous ai pas dit pourquoi je suis revenu.

Je ne veux pas que vous lui pardonniez,

je veux que vous me pardonniez à moi.

Je m'appelle Slater. Dan Slater.

- Comment ça a marché ? - A la perfection.

A la perfection ?

C'est une jeune femme émotive. Elle déteste être frappée.

J'aimerais la revoir avec mon vrai visage.

Excusez-moi, vous mourrez avec celui-là.

Vous ne lui ferez pas peur.

Il a été conditionné pour réagir comme vous.

C'était la partie facile.

La chirurgie plastique a été plus douloureuse.

Vos raisonnements et vos idées ont été plus faciles à copier.

La même machine vous a créés : le gouvernement.

Cela ne marchera jamais.

J'arrive au bureau chaque jour à 8h30.

Ma secrétaire me fait un café. Noir. Sans sucre.

Elle s'appelle Janet Walton.

37 ans. Célibataire.

Opérée de l'appendicite il y a 4 ans.

Elle ne se plaint jamais car elle m'aime en secret.

- Je joue au poker avec... - C'est la partie facile.

Les subtilités, oui...

Au départ, je semblerai un peu différent. Ils comprendront :

mon fils est mort.

Les Américains sont des sentimentaux.

Vous ne tromperez pas Edwards.

C'est déjà fait. Vous l'avez convaincu.

La paranoïa, comme la typhoïde, est contagieuse.

Edwards ne croyait pas à un accident, pour votre fils.

Un meurtre, c'était la seule chose qu'il pouvait accepter.

Il a flairé le piège et vous a dit de fuir.

Nous avions prévu vos réactions à la mort de votre fils.

Edwards a envoyé Miller pour vous sortir du piège.

Kalmar l'attendra.

Ils rentreront ensemble à Washington.

Edwards se félicitera de vous avoir sauvé.

Qui l'a poussé, vous ou Max ?

C'est moi.

Votre fils avait appris à se méfier des étrangers.

Je l'attendais à la station de téléphérique.

Je lui ai dit que j'avais 24 heures de liberté.

Quelle joie que son père skie avec lui.

Vous êtes un salopard !

Je suis vous.

D'autres questions, M. Slater ?

Cela échouera.

On ne peut pas dupliquer un homme.

Son visage, oui, mais pas ce qu'il est.

Son âme... Son âme immortelle...

Une telle chose n'existe pas.

Des schémas de comportement, des réflexes conditionnés, si.

Pavlov l'a prouvé sur des chiens.

Avec Kalmar, j'ai prouvé que cela marchait sur l'homme.

Et les empreintes ?

Ses empreintes ont remplacé les vôtres dans votre dossier.

Pour des raisons pratiques...

Vous n'existez plus.

Préparez-le.

Etrange, non ?

Je les regarde me passer les menottes...

Quand vous serez assez loin pour ne laisser aucune trace,

notre double vie prendra fin...

de façon abrupte.

Emmenez-le à la voiture.

Tout dépend de vous, Kalmar.

J'en suis conscient.

Bonne chance.

Au diable la chance. Seule compte l'organisation.

Pourquoi y est-il retourné seul ?

Je ne sais pas.

Ils voulaient l'abattre.

Pourquoi n'y êtes-vous pas allé avec lui ?

Il ne le voulait pas.

Cela ne colle pas.

Y retourner seul... Le coup de feu...

Bon sang !

Ce n'est pas Slater.

C'était bien Slater.

Vous êtes armé ?

Non.

Vous devriez.

Non, merci.

C'est là-haut.

Où est la lumière ?

Pas de lumière.

Reste-là. Je couvre l'arrière.

- Ne bouge pas, Dan. - Tu es fou ?

Non. Et toi ?

- Ils vont revenir. - Ne les attendons pas.

Ta quincaillerie...

- Désolé. Ce sont les ordres. - Edwards ?

Tout à fait. Je suis ta baby-sitter.

Jusqu'à Zurich, ou jusqu'à Washington ?

Jusque dans le bureau d'Edwards.

Aucun risque, hein ?

C'est la méthode.

Dur pour ton fils. On leur revaudra cela.

J'aurais aimé m'en charger moi-même.

Bien sûr. Je comprends.

Mais tu dois comprendre Edwards, néanmoins.

Allons-y, d'accord ?

Nous avons du chemin à faire.

Demain, il sera à Washington.

Et vous, M. Slater, vous serez mort et enterré.

C'est Pâques, vous savez ? La résurrection...

Un parallèle intéressant, vous ne trouvez pas ?

Ton sac est à l'école.

Fais-le-moi envoyer.

Je peux faire autre chose ?

Une chose.

Une pierre tombale. Fais-en ériger une.

Je m'en occuperai.

Mlle Walton t'enverra un chèque.

Je doute qu'on se revoie...

Je vais être occupé.

Bien sûr.

Ecoute, je suis nerveux. On a une heure à attendre,

évitons les coins sombres.

Je laisserai la voiture à la gare.

D'accord.

Du calme.

Laissez-nous passer.

Excusez-nous. On veut juste passer.

Dégagez le passage.

Trouvez-le !

Il va à la station de téléphérique !

C'est le clou de cette merveilleuse journée !

A tous ces beaux et téméraires jeunes hommes !

Et ces jeunes femmes !

S'il monte, on l'aura au sommet.

On redescendra de l'autre côté, avec le corps.

Les skis.

Suivez-le.

Laissez-le monter !

Rendez-vous sur l'autre versant.

Sur l'autre versant de la montagne.

Sur l'autre versant.

Gina, où allez-vous ?

Je reviens.

J'ai besoin de vous ici.

Désolée, Mme Carrington.

Très bien, ma fille. Mais si vous y allez,

- ne revenez pas. - Je ne reviendrai pas.

M. Wheatly est là ?

- Qui est-ce, Anna ? - Une femme, pour toi.

Commençons par la station au sommet.

Attendez !

Passez-le-moi aussi vite que possible.

Le vieux a dit que je devais appeler quand je te tiendrais.

C'est encore trop sombre pour moi, ici.

- Rien n'arrivera. - Espérons.

- Encore vous... - Elle a des choses à te dire.

Quoi donc ?

Elle était dans la cabine quand c'est arrivé.

Jusque dans son bureau... Tu te souviens ?

Alors, Gina ?

Durant la course, j'étais près de Mme Carrington.

Il était dans la cabine.

Une griffure, je m'en doutais.

- Gruner ? - Pas Gruner...

Celui avec le masque.

- Seul ? - Oui.

M. Slater doit partir. Rien n'y fera.

Qui êtes-vous ?

Le postier. Je livre des gens.

Vous doutiez que la mort de votre fils soit accidentelle.

Vous ne voulez plus en avoir le coeur net ?

Assieds-toi, Dan.

- Tant pis pour le train. - Le suivant est demain matin.

On prendra le suivant.

Arrête, Andy. Tu déclencherais une avalanche.

Il n'est pas là !

Il doit être en contrebas.

Les skieurs ! Je les vois !

Vous le voyez ?

Non.

Le petit homme qui n'était pas là...

Allons-y avant qu'elle voie Fu Manchu sur cette pente !

Il a pris le téléphérique.

Il peut encore être là.

A faire quoi ? Un bonhomme de neige ?

Je louerai une voiture pour aller jusqu'à Zurich.

Il n'y a personne là-haut. Pas la nuit, et seul.

Mais s'il est là-haut et s'il redescend...

J'aurai besoin de toi en bas.

Et toi, tu seras où ?

Je vérifierai les stations.

Non. Où tu iras j'irai... Comme dans la chanson.

Le gagnant !

Je l'ai entendu. Il est là, quelque part.

Regardons dans la cuisine.

Le téléphérique approche.

Il y a quelqu'un à l'intérieur ?

Attention !

Il est là-dedans !

Allez par là !

Slater...

On ne peut pas vivre tous les deux.

Tentez votre chance.

Ici, Frank !

Tire, Frank !

Attention à la fille !

Tue-le, Frank !

Tu es l'exécuteur officiel ?

Il est dans le coup. Ils vous tueront aussi.

Voilà pourquoi vous portiez un masque !

C'était lui.

C'était un piège. Un sosie...

Mon sosie.

Donne-moi l'arme.

Frank... C'était mon fils.

Attends !

Allez voir si Miller est conscient.

Miller saura.

C'est toi qui tiens l'arme.

Tu devrais savoir. Mais veux-tu vraiment savoir ?

Je saurai.

J'ai fait ceci à Dan Slater.

Vous avez eu tort de la frapper. Moi...

Je l'aurais tuée.

Frank, si tu es avec eux, je n'y peux rien. Sinon...

Gina, répétez-lui. Il n'a pas dû entendre.

Frank... Tue-le !

Qu'il finisse.

Leur Dan Slater doit atteindre Washington.

S'il prend ma place,

c'en est fini de la sécurité de l'Occident.

Il essaie de te rouler. Ou bien es-tu de leur côté ?

D'accord. Le tout pour le tout.

Le seul moyen d'être sûr, c'est de nous tuer tous les 2.

Et Bobby ?

Bobby ne compte plus.

- Tue-nous, Frank. - Tire.

Tu n'as pas le cran de tuer l'assassin de Bobby !

Alors, va au diable ! Et la Sécurité aussi !

J'aimais mon fils et je vais...

Qui est-ce ?

Personne.

Le commerce de l'art, quel bonheur. Que des originaux...

Edwards appréciera.

S'il apprécie encore quelque chose après cela.

C'est votre train.

Allons-y.

Merci pour tout, Frank. Si je pouvais...

Pas d'histoires.

Tu as gagné. Tous les autres ont perdu.

C'est la règle du jeu.

Et tu avais raison.

Dan Slater n'a jamais rien aimé de toute sa vie.

Il y a une place près de moi.

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