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[tirs]
[Paco] Sab, c'est clair ?
[Sab] OK, c'est clair.
[Martin] OK Sab, on quitte la maison en direction de la ZPH.
[Sab] Reçu, je décroche.
[pas empressés]
[tirs]
[respiration haletante]
[grincements métalliques]
[respiration]
[musique faible oppressante]
[Martin chuchote] Sab ? Sab, tu m'entends ?
[respiration haletante]
[cri étouffé]
[respiration haletante]
- [tirs] - [cri étouffé]
[signal perdu]
Je veux une couverture totale de la région.
Je veux trois groupes maintenant.
[homme] Douze est positionné sur Abou Halil.
Alors tu leur dis de revenir.
Je veux tous les canaux activés : CIA, DGSE ASSAYECH.
S'ils ont un truc dans le slip, c'est maintenant qu'il faut le sortir.
Mon colonel, les Américains sont là.
[musique rock]
[en anglais] J'ai deux drones sur ce secteur et un satellite.
Pour l'instant, on a rien.
On a envoyé un groupe là-bas à l'aube.
Il n'y avait plus personne. Ils ont peut-être fui en Syrie.
On pense qu'ils vont la garder en vie.
Désolé pour votre soldat.
On fera ce qu'on peut pour la ramener.
Comptez sur moi.
- On examine les dossiers ? - Oui.
[en français] T'as vu les Américains ?
Ils nous mettent deux drones et un satellite sur zone.
Bon, très bien.
Je sais que c'est pas vraiment le moment,
mais ça serait bien de leur annoncer pour Olivier.
OK.
Tu veux que je le fasse moi, ou tu le fais ?
Toi. [elle se racle la gorge]
Martin ! [il se racle la gorge]
Martin.
Je peux te parler cinq minutes ?
[musique triste]
[sonnerie]
Martin.
- Ça va chérie ? - Je te présente Milo.
- Quoi ? - Ton fils.
Non… Non…
Il est né jeudi.
Il pèse deux kilos sept,
et il va très très très bien.
Hein mon cœur ?
Tu vas bien mon amour.
Moi, je vais bien, je me repose.
- Ouais. - Hein ?
Tu viens le voir bientôt ?
Martin ?
Ça va ?
- Je suis désolé. - Qu'est-ce qui se passe ?
Je suis désolé…
- C'est Olivier ? - Ouais.
[elle sanglote]
- Oh, mon cœur. - Pleure pas s'te plaît.
Mon amour. Reviens.
Reviens. S'il te plaît.
[hélicoptère]
[Paco] Lève-toi !
Allez lève-toi !
[il le menotte]
[musique pesante]
Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
Elle a été blessée pendant l'exfiltration.
Mais son état est stable.
Son pronostic vital n'est plus engagé.
- Je dois lui parler. - Non.
Maintenant ! Je veux lui parler, laissez-moi lui parler !
Laisse-moi lui parler, laisse-moi ! Laissez-moi lui parler !
Je veux lui parler… Laissez-moi lui parler!
Elle était où quand vous l'avez perdue ?
Dans une ferme agricole, dans la région d'Al Jamiyah.
- C'était quand ? - Il y a huit heures.
C'est tard, c'est très tard…
Je peux rien faire …
Bon allez, t'arrêtes de te foutre de notre gueule là ?
Je peux rien faire d'ici.
[Adèle] C'est à dire ?
Si vous voulez que je vous aide, il faut que je sorte.
Que tu sortes ?
[Zaïd] Il faut que j'aille voir des gens à Mossoul.
C'est des informations qu'on n'obtient pas par téléphone.
C'est votre seule chance de la retrouver vivante.
J'ai pas fait tout ça pour laisser Yanis et Salwa ici, en Irak.
Il faut qu'ils rentrent en France.
Comment tu vas retrouver Farès ?
- [Zaïd] Il bouge beaucoup… - Bon, c'est quoi le plan ?
Je m'en occupe, et je vous la ramène.
[musique pesante]
- T'as besoin de combien de temps ? - Quelques heures.
Seul. Sans micro, ni drone, ni mouchard.
Dans la vieille ville.
Il me faut une arme aussi.
Pour vous ça se tente ?
Le bonhomme est crédible. Il a un gros réseau à Mossoul
mais qu'il ne pourra jamais activer d'ici.
Ils se savent écoutés mon général. Ils ne feront rien par téléphone.
[Abot] Qu'est-ce qui nous garantit qu'il reviendra ?
Rien. Mais on a sa fille et son petit-fils,
et il tient vraiment à sa famille,
sinon il serait pas venu les chercher en pleine zone de guerre.
Sa fille et le gamin n'ont aucune existence officielle chez nous,
donc il sait que s'il déconne on les livre à la FEDPOL.
OK. Vous comptez mettre en place quel dispositif ?
On a calé ça avec les Kurdes d'Assayech,
ils ont des sources infiltrées dans la vieille ville.
On sera derrière lui, on va pas le lâcher, croyez-moi.
[Abot] Tout le monde est bien conscient
qu'il va chercher à nous la faire à l'envers ?
Bien sûr, mais on a étudié toutes les options possibles
et franchement c'est la meilleure.
Si on veut avoir une chance de la retrouver en vie.
OK.
On y va.
[musique inquiétante]
Tiens. Essaie pas de nous baiser.
Sinon ta fille je la livre aux Kurdes. C'est clair ?
C'est un mouchard ?
Je te conseille pas de l'éteindre.
Et si je perds le réseau ?
C'est pas mon problème.
J'ai besoin d'argent aussi.
Tiens. Allez, tiens.
Essaie pas de nous enculer. C'est clair ?
[opérateur] C'est bon, le téléphone marque.
[bips]
[Adèle en anglais] Bedad, Nalin, Karzan, vous me recevez ?
Oui.
[musique inquiétante]
Zaïd vient d'entrer dans le quartier par le côté ouest.
Bedad, il entre dans ta ruelle.
Je l'ai.
[respiration rapide]
Il prend de nouveau à droite.
Il tourne à gauche.
Bedad, arrête-toi.
Nalin, à toi.
Il se dirige vers la deuxième avenue.
Oui. Il tourne à gauche. Tu le vois ?
[Nalin] Pas encore.
Je le vois.
[Zaïd] Hussein !
- [en arabe] Il est où ton père ? - [en arabe] Au café.
[Nalin, en anglais] Il parle à quelqu'un dans une boutique.
Tu vois avec qui il parle ?
Non.
[en arabe] Donne-lui ça.
Donne-m'en un.
Vite, vite.
[musique pesante]
- [appel à la prière] - [respiration rapide]
[Nalin] Je suis derrière lui.
Reste en arrière. Pas trop près, il va te voir.
Karzan, à toi.
Il va vers le nord et il prend…
La première à droite. Tu le vois ?
Oui.
[Adèle en français] C'est trop sombre on n'y voit rien !
[elle soupire]
[en anglais] J'ai perdu le visuel.
[en français] Merde, c'est une impasse.
[en anglais] Karzan, c'est une impasse.
[Karzan] Je le vois pas.
[Karzan] Je sais pas où il est.
[en français] Putain, il est en train de nous semer là.
[Adèle] Il est en D5.
[Adèle en anglais] Arrête-toi, Karzan.
Reviens sur tes pas.
Il est en D5.
D5.
[musique pesante]
[Zaïd, en arabe] Ouvre, vite !
[la grille se referme]
[Roques] Putain, il est où ce con.
Salam aleykoum.
Il est en D4.
[en anglais] Il est en E4.
[musique de suspense]
Les gars, on l'a en visuel. Il est dans la rue.
Il remonte vers la rue principale.
[léger brouhaha]
Il tourne à gauche. Ne le lâchez pas.
Dépêchez-vous.
[Karzan] Je suis derrière lui.
[Adèle en anglais] Il a tourné à gauche.
[en arabe] Ouvre !
Zaïd ?
Bonjour, frère.
[en anglais] Il est entré dans une maison.
Il y a une autre entrée ?
[Karzan] Je ne vois pas d'ici.
[Adèle] Bedad, fais le tour et vérifie les accès.
Nalin, Karzan, restez en position.
[en arabe] Depuis le temps… je m'inquiétais pour toi.
T'inquiète pas, mon ami.
Je t'ai dit que je reviendrais. Je suis là.
Grâce à Dieu.
On veut partir d'ici.
Rachida et les enfants n'en peuvent plus.
T'as l'argent ?
Oui.
[musique inquiétante]
[Bedad en anglais] Pas d'autre accès.
[en arabe] Pose ça là.
C'est pas assez.
Tu es trésorier principal.
Je te jure, devant Dieu.
C'est tout ce qu'on a pu ramener.
Les temps sont durs, les caisses sont vides.
Y a rien à faire.
Tu veux voir les registres ?
Assieds-toi.
Je te fais confiance.
Merci, Zaïd.
- J'appelle Rachida et les petits ? - Attends, patience.
Tu vas appeler ton cousin, Ahmed.
- Ahmed Chaffik ? - Oui.
- Pourquoi ? - C'est important.
Fais-le venir ici, je veux lui parler.
Je sais pas s'il est encore en ville.
Ça fait un moment que je l'ai pas vu.
Tu partiras pas sans que je l'aie vu.
Appelle-le.
Ne lui dis pas que je suis là.
Ce sera une surprise.
Quel genre ?
Appelle-le.
- Et tu nous sortiras d'ici ? - [il acquiesce]
Je lui envoie un message.
[Zaïd] Appelle-le.
Allô, Ahmed.
Viens chez moi tout de suite.
C'est important, tu verras.
Il va venir.
Ton portable.
Ils sont en haut ?
Non, à côté.
Le téléphone marque toujours à l'intérieur, mon Général.
- Il y est depuis combien de temps ? - [Adèle] Vingt minutes.
Vous avez eu une confirmation visuelle qu'il y est toujours ?
Non, mais les Kurdes ont bloqué les accès et on a un drone en surveillance.
Et du côté de la ferme où elle a été capturée ?
[Roques] Les Américains ont un drone aussi mais rien à signaler.
Toujours aucune revendication ou signe de vie ?
Non, mon Général.
On sait que Sabrina Besson était opérationnelle au moment de sa capture,
et d'après ce qu'on connait de Farès,
il voudra la monnayer au prix fort, c'est-à-dire vivante.
Ça peut expliquer qu'il ait besoin de temps pour s'organiser.
On n'est pas non plus à l'abri de recevoir une vidéo d'exécution à tout moment.
Donc si je résume,
aucune trace de Sab Besson, ou de Zaïd Osman pour l'instant.
Zaïd Osman a besoin de temps pour activer ses contacts,
alors 30 min sans se manifester c'est crédible.
Si dans une heure on est toujours sans nouvelles de lui on le récupère.
Mon Général, si on intervient, on grille Zaïd
et notre seule chance de récupérer Sab.
Et c'est une probable campagne d'attentats sur le sol français qui est en jeu,
avec des dizaines de victimes potentielles.
Désolé.
Bien mon général.
On se prépare pour une exfiltration de Zaïd.
OK.
[musique pesante]
- Rimbaud ? - Ouais ?
Je peux te parler ?
Viens.
J'aurais besoin d'un petit remontant.
De quoi ?
- Un truc un peu plus fort. - Non. Je peux pas te donner cette merde.
T'es pas en état, arrête tes conneries là.
T'inquiète, ça va le faire.
Non, je t'ai dit que c'était dangereux.
Juste le temps qu'on la retrouve, s'te plaît.
Après promis, j'arrête tout.
De toute façon vous avez besoin de moi, tu le sais.
Avec ça t'es bon pour 48 h.
Après la descente ça va être rude.
OK.
Merci.
[en anglais] Une moto se gare devant la maison.
Le gars descend. Il est armé,
une kalash.
Pantalon noir.
Veste kaki.
[musique inquiétante]
Il entre.
[en arabe] Rentre !
- Qu'est-ce qu'il fait là ? - Ahmed.
Range ton arme, il est là en mission.
Il a raison.
Si je t'avais appelé, tu serais pas venu.
Qu'est-ce que tu as à me dire ?
Je suis au courant, pour la militaire française.
Je veux parler à Farès.
Farès veut pas te parler.
On va pas parler de problèmes de famille.
C'est Raqqa qui m'envoie.
J'ai des ordres pour Farès, je dois lui parler.
Je reçois quoi en retour ?
Si tu l'appelles pas… Je sais pas.
Mais regarde ce que tu récupères, si tu le fais.
Juste un appel.
Tu l'appelles maintenant.
[tonalité]
[Farès] Pourquoi tu m'appelles ?
Farès, Zaïd est avec nous.
[musique d'action]
Qu'est-ce que t'as fait !
[en anglais] Deux coups de feu !
- Tu vois quelque chose ? - Non. Rien de mon côté.
- [en français] Adèle on entre. - Non, pas tout de suite.
[en anglais] Essayez de voir à l'intérieur.
OK.
Pas de visuel.
[Adèle] N'entrez pas encore.
[Roques en français] T'as pas le temps, Adèle.
[musique de suspense]
[sonnerie]
On a un message de Zaïd. C'est un numéro de téléphone.
Un satellitaire Thuraya.
[en arabe] Omar ?
Tout est prêt ?
J'arrive.
- OK, on a le satellitaire de Farès. - [Adèle] Lance la géoloc'.
[en anglais] OK les gars, entrez.
[la musique s'arrête]
Deux corps.
[Adèle] Zaïd, il est où ?
[Nalin] On a son téléphone.
[Adèle] Vous voyez Zaïd ?
[Nalin] Il a filé.
- Quoi ? - [Nalin] Il est parti.
- [en français] Qu'est-ce qu'il dit ? - Il s'est barré.
Putain de merde !
Merde !
Il nous a baisé l'enfoiré !
Dis-leur qu'ils fouillent le quartier.
[en anglais] Vérifiez le voisinage.
[en français] On peut pas le perdre bordel.
C'est bon, on a la géoloc' de Farès.
Il est revenu. Il est à Mossoul.
[Adèle] C'est à dix kilomètres d'ici.
C'est le quartier industriel.
[Roques] Brief dans cinq minutes.
[musique pesante]
On va intervenir dans cette zone.
On tape, on récupère Sab et on s'exfiltre par le même itinéraire.
Ça se fera conjointement avec le groupe 46 du Lieutenant Richet.
Merci Lieutenant.
Paco c'est bon, pour les transmissions ?
Ouais, tout le monde a les nouvelles fréquences F1 et F3.
- On aura de la TACSAT. - La QRF ?
Non aucune, la zone est 100 % hostile,
aucun hélico ne pourra se poser pour nous récupérer.
Une fois là-bas, on sera seuls.
Pas non plus de soutien drone armé ?
Non, la zone est trop dense pour un appui de feu aérien,
il y a trop de dommages collatéraux civils.
Et une exfiltr' avec des blindés c'est possible ?
Non. Trop visible.
C'est bon pour tout le monde ?
- Clair. - Compris.
Allez.
[musique de suspense]
[klaxon]
[klaxon]
[klaxon]
[Salar en anglais] Arrivée dans une minute.
[Martin en français] 45 pour 46, cible à droite.
[homme] Bien pris.
[la musique s'arrête]
[musique pesante]
OK, go !
[il chuchote] OK Paco.
Clair.
Clair.
[musique de suspense]
[Martin] Bouge pas ! Montre tes mains ! Bouge pas je te dis !
- Bouge pas, à plat ventre ! - [Rimbaud] Bouge pas !
- Bouge pas! - Tourne-toi !
Tourne toi, tu bouges pas. Mets tes mains derrière.
- [Rimbaud] Donne tes mains. - Tu bouges pas!
- Donne les jambes. Donne. - [Martin] Tiens, Serflex.
- [Rimbaud] Tu bouges pas ! - [Martin] Bouge pas on t'a dit !
- Clair. - OK.
[Rimbaud] Voilà, bouge pas !
Voilà, allez, tourne-toi.
- Tourne-toi ! - [Martin] Allez.
Avance putain !
[Rimbaud] Vas-y.
[Martin] Bouge pas, viens avec nous. Viens avec nous !
- [Martin] Tiens, check-le là. - [Rimbaud] Donne.
Elle est où ? Farès ! Elle est où ?
[Rimbaud chuchote] Ah, putain de merde.
Elle est où, putain de merde ?
Dis- moi où elle est putain. Dis-moi où elle est !
[Farès] Je crois que t'as pas compris.
C'est elle contre moi.
C'est toi qui as pas compris mec, on n'est pas venu là pour discuter.
Elle est où ?
Oh putain.
Putain, dis-moi où elle est.
[Paco] Martin, Martin. Attends, Martin, non.
Reste là putain ! C'est un ordre !
Rimbaud, réveille-toi putain !
Oh, qu'est-ce tu fais là
[Martin] Farès, fais pas le con.
Je te jure, je vais t'exploser le genou. Dis-moi où elle est.
Dis-moi où elle est putain !
OK…
- [Farès crie] - Martin, putain !
Mais qu'est-ce que tu fais ? À quoi tu joues !
Rimbaud, dis quelque chose putain ! Qu'est-ce tu fous là ?
[Farès grogne de douleur]
Si tu fais ça on la retrouvera jamais.
Dégage !
Dis-moi où elle est, putain de merde !
Je te jure, je vais t'exploser la tronche.
- Dis-moi où elle est. - Parle, parle. Putain !
Elle est où putain ?
[Farès] Dans le garage… Derrière.
OK. Combien d'hommes avec elle ?
Combien d'hommes avec elle !
- Combien putain ? Combien ? - Deux…
- Ils sont deux. - Ils sont deux. OK.
Spit, Rimbaud vous restez là. Paco, tu viens avec moi.
[Farès halète et grogne]
Pourquoi tu as pas parlé, connard va !
- Tu vas vraiment soigner ce bâtard ? - [Farès grogne]
Ta gueule toi !
[musique inquiétante]
[Paco chuchote] C'est ça ?
C'est quoi ce bordel putain ?
Fils de pute !
[Farès gémit]
Vous l'avez emmené où, hein ?
Elle était pas là putain ! Vous l'avez emmené où ?
- Comment ça ? - Elle était pas là.
- J'te jure, j't'ai dit la vérité. - Arrête de jurer ! Putain.
- J'ai dit la vérité ! J'te jure ! - Attends…
[Farès] Arrête ! Je te jure. Arrête !
- [Martin] Elle est où putain ! - Je te jure, je l'ai dit !
Arrête de jurer je t'ai dit !
Je te jure ! J'te…
Elle est où, putain ?
[Rimbaud] Martin, Martin…
Martin. Arrête.
Putain !
Je te jure.
[musique douce]
[Rimbaud] Venez, dépêchez-vous.
Vas-y, vas-y.
[Farès gémit]
[vrombissement]
- Bonjour Salwa. - [Salwa] Bonjour.
Est-ce que tu me reconnais ?
Je ne crois pas.
On s'est parlé au téléphone quand t'étais à la maison des femmes.
C'est moi que ton père avait envoyée.
Alors je sais que tout ça est pas simple à comprendre,
mais je vais t'expliquer où t'en es.
Pour les irakiens, tu es qu'une idiote de Française venue faire son djihad.
Ils vont te condamner en un quart d'heure et te pendre dès le lendemain.
Pour les Français, tu as choisi ton camp, tu es leur ennemi.
Tu peux crever au fond d'une prison kurde, tout le monde s'en fout.
Si je ne vous intéresse pas,
pourquoi vous êtes venus me chercher alors ?
C'est une bonne question.
Regarde.
[elle gémit]
[Adèle] Tu vois le soldat à côté de Yanis ?
Il s'appelle Salar, il vient de Ramadi.
Quand ils ont repris la ville à Daesh il a pu retourner chez lui,
retrouver sa femme, ses fils, et sa fille.
Daesh les avait égorgés deux mois auparavant.
Les corps étaient toujours là.
Alors voilà.
Où tu me dis tout ce que tu sais sur Farès, Qalb Aswad et ton père,
et Yanis sera rapatrié en France,
il aura droit à une nouvelle vie :
l'école, une famille d'accueil.
Ou alors il part avec Salar.
Et là je te laisse imaginer la suite,
quand il saura de qui Yanis est le fils.
Je pourrais le voir ?
[Adèle] Ça, ça dépend de toi.
C'est ton choix.
Et c'est maintenant.
Oui.
Je t'écoute.
- Non, pas maintenant. - Si, mon commandant.
Il faut venir immédiatement.
Qu'est-ce qui se passe ?
[Roques] Regarde. On vient de recevoir ça.
[bip]
[pas]
- [musique inquiétante] - [respiration saccadée]
Maintenant on va pouvoir discuter vous et moi.
[musique rock]
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