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-Hé.
-Envoye icitte ! -Hé ! Allô !
-Ah. -Maman est pas là ?
-Euh, non.
Elle avait des affaires à préparer pour ton retour.
Hum.
-Allô ! -Maman Chouchou !
-Allô, all, allôô !
Oui, mon trésor, allô ! Oh !
Envoye, envoye. Oh, là ! L, je suis bien.
-Moi aussi, j'en veux des câlins.
-Ils ont-tu juste ça ? -Hum-hum.
-Ouais, mais papa, il dit que ça vaut pas la peine
d'amener toutes nos affaires.
-Hé, allez donc regarder dans votre chambre, vous autres.
Je pense que maman vous a préparé une petite surprise.
Quoi ?
-J'espérais que Jeff se serait calmé.
-Fais-toi-en pas avec ça, là.
Il faut juste que tu lui donnes du temps.
Le temps, ça arrange les affaires.
-Non, mais le temps arrange pas tout.
?'a été une année assez éprouvante pour tout le monde.
Ouais. Ouais.
-T'as rien de neuf à me dire ?
-Non.
-M. Demers, là, tu sais, le gars chez qui je fais des ménages,
il a un bloc-appartements sur la rue des Violettes.
Il m'a dit qu'il y a un certain Sandrick Ranger
qui est allé visiter un appartement.
Mon fils qui me joue dans le dos.
-Regarde, je te joue pas dans le dos, là.
Si tu me l'avais demandé, je te l'aurais dit.
Je me cherche un appart, oui.
-Tu veux vraiment t'en aller ?
Parfait, crisse ton camp.
Tu vas voir que tu vas partir tout nu avec rien pantoute.
Ton lit, là, c'est moi.
Ta table de chevet, ton bureau, tout ça, c'est à moi.
Même ça, crisse, c'est à moi.
Tu vas voir qu'avec ton 25 000 $, là,
t'iras pas chier loin.
Tu pourrais être reconnaissant, au moins.
J'ai fait des travaux communautaires pendant des mois
à cause de ce que t'as fait chez Sandra, à cause de toi.
-Tu le sais-tu, moi,
toutes les affaires poches que j'ai faites à cause de toi ?
-Je vais appeler tous les esties de proprios de la ville
pour être sûre que t'ailles nulle part, OK ?
Je peux être très convaincante.
-Estie...
♪♪
-Allô, Chanelle.
Mon avocat va t'appeler pou.
Il fallait que j'attens
pour pas avoir l'air de m'acharner,
mais astheure que t'es libre, .
C'est ça, bye.
-Hé, moi, c'est vraiment parfait pour moi, là.
Je pourrais vous le prendre au moins jusqu'en juillet.
-T'as quoi, 20 ans ?
-J'ai 18, mais je suis fiable, là.
-As-tu un endosseur ? -Pourquoi un endosseur ?
Regardez, j'ai de l'argent, j'ai une job.
-Quelle job ?
-Je suis concierge.
- ?coute, j'ai déjà loué à des jeunes de 18 ans
puis ç'a mal viré.
-Ouais, mais moi, je suis sérieux.
-Bien, trouve-toi un endosseur. Ton père, mettons.
-J'ai pas de père.
-Ta mère ?
-J'en ai pas non plus.
-Elliot, peux-tu répéter ça sans bafouiller ?
Peux-tu parler plus fort ?
♪♪
-Je suis sur mon heure de lunch. J'ai pas grand temps, là.
-On peux-tu juste parler... -Je changerai pas d'idée.
-Tu peux pas me faire ça, Jeff. Je suis la mère de tes enfants.
-Puis moi, je suis leur père, puis je veux les protéger.
-Regarde, on veut la même chose, OK ?
T'as raison de m'en vouloir. Je suis tellement désolée.
J'ai fait la pire erreur de ma vie, OK.
Mais je l'ai purgée, ma peine.
Puis tu le sais que je suis une fucking de bonne mère.
-Chanelle, estie, t'as fourré ton amant de 17 ans
dans la douche devant notre fille !
Elliot, je l'ai pas vu rire une fois
depuis que t'as été condamnée, pas une seule fois,
ça fait que vas-y, go.
Impressionne-moi, montre-moi-le que t'es une fucking bonne mère.
Parce qu'en ce moment, je vais te le dire, là, j'en doute.
Beaucoup.
J'espère que tu te rappelles que si t'essaies de revoir Sandrick
dans les deux prochains mois, tu retournes direct en dedans.
-Tu veux juste te venger, c'est ça ?
-Pense donc ce que tu veux.
-Oui, bonjour, Mme Janine Arsenault, s'il vous plaît.
Bonjour, Mme Arsenault,
ici Chanelle de chez Gazon Verdoyant.
On a présentement une promotion sur la pose de tourbe
et sur le traitement préventif contre les vers blancs.
En fait, on a un consultant qui pourrait venir vous visiter
pour voir si vous avez besoin des...
D'accord, merci. Non, pas de souci.
Bonne journée, madame.
-Elliot m'a donné son bulletin, il faudrait que tu le signes.
-OK.
-Je m'en vais à la pharmacie, tu veux-tu quelque chose ?
-Euh... ouais, en fait, j'aurais besoin de tampons puis de...
Je vais y aller avec toi.
-Bien non, tu travailles.
-Je vais prendre une pause. Je deviens folle.
-Bravo, tu t'organises
pour te faire congédier à ton premier jour.
Non, fais-moi juste une liste, là,
puis je vais t'acheter tout ce que tu veux.
-OK.
OK, t'as honte de moi, c'est ça ?
-Hein ?
-Tu veux pas être vue en ville avec moi, c'est ça ?
-C'est... c'est pas ça.
Tu peux venir.
-Regarde, je vais la faire ta liste.
Comme ça, je perdrai pas ma job poche.
Puis je te ferai pas honte.
Tiens. -Juste ça ?
-Oui. Merci.
-C'était clair que j'avais pas les notes
pour rentrer en sciences pures, là.
-Pourquoi tu t'es pas inscrit en littérature ?
- ?a me faisait trop penser à Chanelle.
C'est cave, hein ?
-Non, man, c'est pas cave.
J'imagine que t'es au courant.
-Qu'elle est sortie de prison ?
Ouais.
-Comment tu te sens là-dedans ?
-Correct, là.
J'ai passé à autre chose.
Je serais down de la revoir,
juste comme par curiosité, I guess, mais...
je sais qu'il faut pas.
-Puis maintenant ?
Tu veux faire quoi ?
-Je sais pas.
Recommencer à...
vivre ma vie, là...
"dater" des filles...
me pogner un appart puis penser juste à moi.
-Il y a bien des choses là-dedans
qui se peuvent, mon gars.
La recherche d'appart, ça va comment ?
-Il y a personne qui veut me louer.
-Mettons que je te fais une référence,
ça t'aiderait-tu, ça ?
-Ouais, c'est clair.
-I got you.
♪♪
-C'était un plaisir, Mme Rufiange.
Qu'est-ce que tu fais là ?
-T'es la prof de mon fils.
-Est-ce que t'as le droit d'être sur le terrain de l'école ?
-En tant que mère, absolument.
Pourquoi ses notes ont chuté comme ça ?
-Je remplace sa prof qui est en congé de maternité.
Elliot, il participe pas, il est pas investi.
Il mérite ces notes-là. -OK.
Mais pourquoi ça se passait bien avec la prof d'avant ?
-Tu sais, un jour, il va falloir que t'arrêtes
de tout le temps hurler à l'injustice.
Tu montes aux barricades pour n'importe quoi,
tu t'insurges à la moindre paresse intellectuelle.
Laisse-moi te dire : t'avais pas à me faire la morale.
Parce que moi, j'ai jamais agressé un élève de 17 ans.
♪♪
-Comme t'étais en prison,
Jeff avait la garde exclusive de facto,
mais là, il veut modifier votre entente de divorce
en vertu de l'article 17.
Il va tenter de montrer au tribunal
que t'es pas une bonne mère.
-OK, ça fait que là, il faut que je prouve
que je suis une mère valide, c'est ça ?
Câlisse.
-Bon, dors là-dessus.
On se voit jeudi pour la suite, OK ?
-Ouais.
Merci, Laurence. Je m'excuse.
-Bien, non, prends soin de toi. -Bye.
Estie de câlisse.
J'ai tout perdu. Tout, tout, tout, tout.
J'habite chez ma mère, je travaille dans son sous-sol.
Puis là, l, je risque de perdre mes enfants.
-Mais oui, mais Chanelle, à quoi tu t'attendais ?
Que tout le monde allait te sauter dans les bras ?
Bien non, ça marche pas de même.
Tu vas devoir te forcer le cul pour reprendre ta vie en main.
-Je peux même pas vendre un forfait pour les pissenlits.
-Mais oui, mais là, c'est sûr,
tu t'aides pas avec une job au télémarketing pas claire.
-Mais oui, mais je ne peux même plus enseigner.
-Puis ça, t'es pas obligée
de faire quelque chose qui te rend malheureuse non plus.
C'est quoi que t'aimes le plus après l'enseignement ?
-Je sais pas, les livres, j'imagine.
-Mon Dieu, c'est plate
qu'il y ait aucune job reliée à ça, les livres, hein.
Hé, mais tu sais, ton stuff pour les pissenlits,
tu peux-tu me dire ça coûte combien ?
Parce que peut-être que j'en aurais de besoin.
Viens ici, là.
?a va bien aller.
-C'est assez inusité, ça,
la section "rêve" dans votre CV.
Bravo.
-Est-ce que...
est-ce que vous avez lu ma lettre de présentation ?
-Oui, je l'ai parcourue vite, vite.
J'ai-tu manqué une information importante ?
-Euh...
J'ai un casier judiciaire.
-Est-ce que je peux vous demander pourquoi ?
-Oui, euh...
j'ai... fait une erreur, une grave erreur.
J'ai...
Quand j'enseignais,
j'ai développé des sentiments pour mon élève de 17 ans.
-Oh.
- ?coutez, je veux pas vous faire perdre votre temps.
-Non, non, attendez.
Assoyez-vous.
Ici, je donne une deuxième chance aux livres.
Je vois pas pourquoi je ferais pas la même chose avec vous.
Est-ce que vous seriez partante pour un training ce matin ?
-Wow...
Ouais. Oui, oui, ça me tente.
-Fred !
Je te présente ta nouvelle collègue, Chanelle.
-Allô. -Allô.
-Tu peux la former ?
-Oui, oui, oui, vous pouvez me suivre.
-Merci.
-Voyons, Elliot.
C'est toi qui m'as demandé de faire des grilled-cheese
puis tu manges pas.
-J'ai mal au ventre.
-Encore ?
C'est-tu parce que maman est sortie de prison ?
-Non, c'est pas à cause de ça.
-OK.
C'est à cause de quoi d'abord ?
-Papa ?
Est-ce qu'on va recommencer à être une famille comme avant ?
-Bien...
j'aimerais ça, ma chérie, mais c'est...
c'est plus compliqué que ça.
Essayez de manger, les enfants.
Il va falloir retourner à l'école.
-On avait dit 1200.
Merci.
-Bonne chance.
-Vous avez l'air d'aller bien.
Oui, je vous trouve resplendissante.
Bien, si je peux me permettre.
-Merci, c'est gentil.
-Vous voulez que je vous donne des nouvelles de Sandrick ?
Parce que, tu sais, moi, je le vois souvent,
ça fait que je pourrais vous en donner.
-Non, c'est... c'est gentil.
Je suis certaine qu'il est... bien entouré.
-Voyons, c'était bien long.
-Ouais, excuse, je travaillais. ?a fait qu'on fait quoi ?
Tu veux-tu que je commence par tes meubles ?
-Non, tu peux mettre les livres dans la boîte.
Je vais m'occuper du linge. On fera les meubles après.
-OK, good.
Sais-tu qui que j'ai formé à la job aujourd'hui ?
-Non. Qui ?
-Chanelle.
Si tu veux, je peux te donner des nouvelles...
-Non, c'est beau.
♪♪
-Il y a une petite marche. -Vas-y. Tire un peu.
-Attends. -Ah, mon petit tabarnak !
-Je suis juste venu chercher quelques affaires, là.
-Non, tu laisses ça là, l.
Tu veux crisser ton camp en appart ?
Bien, c'est parfait. Mais tu voles pas mon stock !
-Je m'en crisse, je dormirai à terre.
-Non, tu restes là.
-Tabarnak. -Ah ! Lâche-moi !
-Crisser mon camp en appart,
c'est la plus belle affaire qui va m'arriver, OK ?
Tu m'entends-tu ? -Je suis pas un monstre !
-Fuck you, estie ! Viens-t'en, Fred. On décâlisse.
-Fais-moi confiance comme avant !
-Bien oui, c'est ça, estie.
-Scram !
Sandrick...
-Chanelle, on a reçu des nouveaux livres.
Je vais te montrer comment on fixe les prix.
-OK. -Alors, tu vois ici ?
C'est un très bon livre, en très bon état,
pas souligné nulle part.
Tu vois, il y a juste un nom sur la page de garde,
alors on pourrait y aller avec peut-être 10 $, je dirais.
-Pardon, Philippe, je...
je reviens tout de suite, OK ?
♪♪
- ?a va, Chanelle ? -Oui. Oui, oui.
En fait, non, je "feele" moyen, mais regarde, ça va passer.
-OK.
Alors, tu vois ?
Ici, on a un Mishima. Il est écorné, mais comme...
♪♪
- ?a va ?
Ouais.
C'est un peu intense, hein ?
Mais c'est juste un dessin.
- ?a va pas du tout à l'école.
Il faut que je fasse quelque chose.
-Demande à Jeff de s'en occuper.
Toi, t'es pas dans une situation
pour demander des comptes aux gens, là.
-Hé, pardon ?
Pour vrai, il faut qu'on mette quelque chose au clair, là.
T'as le droit, OK, d'avoir honte de moi.
Mais moi, je vais pas me cacher toute ma vie, OK ?
Puis s'il y a quelqu'un qui crache sur mes enfants,
tu peux être certaine
que je peux cracher dans la face de n'importe qui, OK ?
-Je m'excuse.
-Oui, bien, regarde, laisse faire.
♪♪
-Entre.
J'arrive, ce sera pas long.
Allô.
-Allô.
-Ouais, j'ai fait un peu de ménage, là.
-Bien oui. Bien oui, je comprends.
Euh...
peut-être que...
Peut-être que tu me pardonneras jamais, Jeff, puis je comprends.
Mais là, j'ai envie qu'on soit là les deux
quand c'est tough pour nos enfants.
Puis Elliot, ça va pas du tout.
-Il est un peu à l'envers, mais...
ça va passer.
-Il vit du harcèlement à l'école, Jeff.
Puis c'est de ma faute.
Puis je veux régler ça.
Mais...
ça me donnerait de la force si t'étais là avec moi.
-Voudrais-tu commencer par nous expliquer ce qu'Elliot a vécu ?
-Oui.
Notre fils nous a avoué...
vivre du harcèlement
par des élèves dans sa classe de français devant Mélanie,
qui dit jamais rien, qui ferme les yeux quand on le ridiculise,
qui banalise les insultes...
-C'est pas vrai que je ferme les yeux
quand il se passe de quoi dans ma classe.
Puis c'est faux
de dire que votre fils se fait harceler.
Je vous apprends rien en vous disant
que votre fils est très sensible
puis qu'il est bien doué pour se victimiser.
-Mon fils se victimise pas. -Ah non ?
En tout cas, on peut pas lui dire grand-chose
sans que ça le brusque.
-Peut-être parce qu'on lui dit des choses trop brusques.
-Peux-tu nous donner des exemples des humiliations ?
-"Des humiliations" ?
Non, mais franchement, Mireille ! -Oui, des humiliations.
Je regrette, mais mon fils a pas à payer pour mes erreurs.
J'aimerais ça qu'il reçoive le même respect
que n'importe quel autre élève ici.
-?a, ça va de soi.
-J'aimerais ça qu'on le change de groupe.
-Le changer de groupe ?
Deux mois avant la fin de l'année ?
-J'ai-tu besoin de te rappeler que de fermer les yeux
devant du harcèlement, c'est une forme de complicité ?
Moi, ce que j'aimerais,
c'est que Mireille contacte les relations professionnelles
puis qu'il y ait un processus disciplinaire.
-Ah ouais ? Bien, moi, je vais contacter mon syndicat.
-Bon, bon, bon, je pense
qu'on va arrêter ça tout de suite avant que ça dérape.
-Ouais, parfait. Autre chose ?
-Je vous rassure tout de suite, là,
je vais le changer de groupe.
♪♪
-Hé...
t'as été bonne.
-Merci.
Puis merci d'être venu avec moi.
-Il faut que j'y aille, là.
-Tu sais, Jeff...
peut-être que je ne suis plus amoureuse,
mais je vais toujours t'aimer.
-Ouais.
Je le sais.
-T'as-tu besoin d'aide ?
-T'en as assez fait, mettons.
Merci.
-Je m'excuse
si Sandrick pense que c'est toi qui as appelé la police.
-Pourquoi tu dis ça ?
-Parce que c'est moi.
-C'est toi qui as stoolé Chanelle ?
Sandrick !
Sandrick ! -Voyons.
-C'est pas moi ! C'est pas moi !
C'est pas moi qui ai porté plainte contre ton prof.
C'est Fred !
-De quoi tu parles, là ?
-C'est elle qui me l'a dit tantôt, tu lui demanderas.
C'est pas moi, je te le jure !
Tu vas revenir, hein ?
-Non.
-Bien, voyons, je viens de te dire que c'est Fred.
C'est pas moi.
- ?a change rien.
On est mieux chacun de notre bord.
-Bien, voyons, crisse !
Qu'est-ce que ça te prend de plus, câlisse ?
-Maman, tu vas pas super bien, puis...
je pense que t'as besoin d'aide.
Je pense pas être la bonne personne pour toi en ce moment.
Il faut que je retourne travailler,
mais on va se reparler quand tu vas aller mieux.
-Câlisse.
-Bien, voyons donc, Philippe, un club de lecture ?
-Oui. -C'est donc bien une belle idée.
-Bien là, si vous voulez vous inscrire, c'est juste ici.
-Ah, bien, mets-en.
Ah, je suis la première, en plus.
Je gagne-tu quelque chose ?
-Je vais vous présenter l'instigatrice du club.
C'est Chanelle, juste ici. -Allô.
-Elle travaille ici, elle ?
Je vais vous dire franchement, Philippe,
si vous la gardez ici, je pense pas revenir, moi.
-Sans les livres, vous allez vous priver d'un grand bonheur.
-C'est à elle de pas travailler dans le public.
Après ce qu'elle a fait, je peux pas croire que vous endossez ça.
-Je comprends votre position, mais je changerai pas la mienne.
Chanelle fait un excellent travail ici
puis elle a payé sa dette à la société, désolé.
-Je veux juste savoir pourquoi.
Crisse, Fred, pourquoi c'est toi qui as tout dit à la police ?
-Je sais pas, j'ai paniqué.
T'avais l'air de vraiment mal aller
puis je sais pas, je voulais juste t'aider.
Regarde, Sandrick, je m'excuse,
mais je pense quand même que c'était mieux pour toi.
Avoue.
Sandrick, come on, là.
-Je pense qu'on est dus pour un petit break, toi puis moi.
-Philippe, je pense que je vais prendre deux minutes, OK ?
-Oui.
-Allô. -Ah, allô.
-OK...
-Salut.
-Salut.
-C'était pas trop loin de chez vous ?
-Ah non, non, non, je suis venue à pied.
J'ai un appart à deux minutes d'ici.
-OK. Cool.
Merci de prendre le temps de me voir comme ça.
-C'est bien normal.
Mais je pourrai pas rester longtemps,
parce que c'est la fête à Elliot,
puis on lui organise un petit party chez ma mère.
-Ah oui ? OK.
Cool. Il va bien ?
-Euh, ouais.
?'a été une année scolaire un peu difficile, je dirais,
mais il a quand même bien fini son secondaire 1,
ça fait que ça va.
-OK, puis Thérèse va bien ?
-Ouais.
Ouais, elle est douée pour le bonheur, cette enfant-là.
-T'es vraiment belle.
-Merci.
-Je voulais juste clarifier une affaire avec toi.
-Vas-y, je t'écoute.
-Tu peux te calmer, là.
?a fait un mois qu'on a le droit de se voir.
-Mais...
qu'est-ce que tu voulais dire ?
-Ce que j'ai dit aux enquêteurs,
c'était pas vrai...
que je t'aimais pas.
-OK.
J'ai dit ça pour leur faire plaisir ou...
pour te faire du mal, je sais pas.
- ?'a pas d'importance. -Ouais, ça en a.
Parce que je t'ai aimée...
pour vrai.
Puis je t'aime encore.
-Je suis désolée.
Pour tout ce que je t'ai fait, je suis tellement désolée.
J'aurais dû mettre des limites puis j'ai pas réussi.
-Excuse-moi, je reviens.
♪♪
♪♪
♪♪
-Hé.
Bonne fête.
-Merci.
-Euh...
Je m'en vais vivre à Vancouver.
-Pourquoi ?
-Je ne suis plus super bien ici.
Puis...
je pense que ça va m'aider d'aller loin.
Mais j'ai un cadeau pour toi.
C'est pour pas que tu m'oublies.
Viens-t'en.
-Coquine. -Thérèse, je te ?
-Regarde, Thérèse.
-Thérèse, Thérèse, Thérèse, veux-tu un verre de jus ?
-Maman Chouchou, je peux prendre un autre verre de jus ?
-Tu viens pas d'en prendre un gros tantôt ?
-Ah, come on, Chanelle, c'est un party, là.
-OK, un petit, OK ?
-C'est moi qui l'appelais de même, Chanelle.
Je l'appelais Chachou, puis ça s'est mis à l'appeler Chouchou.
- ?a va ?
-C'est plus beau. -Je trouve aussi.
Chouchou, c'est bien plus beau.
-Bien là, franchement, Chouchou...
♪♪
Sous-titrage : ?pilogue Services Techniques Inc.
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