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-Oui, mais j'avais dit à Chanelle :
aucun contact avec son élève.
-C'est lui qui est rentré chez nous sans qu'on l'ait invité.
Je veux dire, qu'est-ce qu'elle aurait pu faire ?
-Elle aurait dû sortir; elle .
-Mais elle était chez elle, il est entré par effraction.
-Ah oui ? Comment ? Il a cassé une fenêtre ?
-Non, il avait un double de la clé.
-C'est pas par effraction, ça.
S'il est pas rentré
dans l'intention de comme,
c'est pas illégal, ce qu'il a fait.
Regarde, d'après moi, elle va s'en tirer
avec une nuit en prison, deux max.
-Ah, bien, tabarnak.
T'es encore icitte, toi ?
Donne-moi ma clé. -Hein ?
-Ma clé !
Si tu reviens encore icitte, je t'écrase, mon ostie.
As-tu compris ?
Je t'écrase !
?a va comment ?
-Correct.
-C'est de ma faute, là, j'aurais pas dû appeler la police.
Mais là, j'ai repris la clé.
Il va sortir de notre vie pour de bon.
C'est dégueulasse qu'ils t'aient gardée une nuit pour ça.
C'est dégueulasse, puis fie-toi sur moi,
tu ne retourneras plus en prison.
Je vais faire ce qu'il faut.
-C'est quoi, ça ?
-Bien, ils ont gardé ton cell, non ?
-Tu m'en as acheté un neuf ?
-Bien, ouais.
Il est prêt à être utilisé. ?a, c'est ton nouveau numéro.
-Merci.
-Tu réponds pas ?
-Non, c'est un locataire.
-OK, puis...
pourquoi il voudrait te parler ?
-Voyons, t'es pas conne, Fred, tu le sais.
-Non.
-C'est moi...
C'est moi l'élève de Chanelle.
-Ouais, je...
j'avoue que je m'étais un peu doutée qu'il y avait
quelque chose de weird entre vous deux, là, mais...
-Je veux juste te parler... -Non, décâlisse.
C'est quoi ? C'est toi qui l'as invitée, là ?
-Bien, non.
Voyons, il me semble que t'es rough avec elle.
-Mêle-toi donc de tes câlisses d'affaires, estie.
Sacrament !
-On va faire ça vite, Laurence,
je suis avec Cindy puis ma belle-mère.
-Allô, Laurence, c'est la mère de Cindy.
-Salut, Annette.
-Le petit gars a aucune crédibilité à côté de ma fille.
?a va être facile de prouver ça, non ?
-C'est le souhait de Chanelle ?
-Bien oui, ça serait bien la pire affaire
qu'elle se ramasse en prison, pour les enfants.
-OK. Elle est o ?, Chanelle, là ?
-Elle dort, elle a besoin de se reposer.
-C'est elle ma cliente, Jeff.
?coutez, on verra c'est quoi son choix.
Là, il va falloir que j'y aille. .
Mais ça fonctionne toujours pour vous demain ?
-Oui, oui.
-OK, merci beaucoup, Laurence.
-Bye, Cyn. -Bye, mon amie.
-Spéciale, ton amie.
-De quoi, "elle est spéciale" ? -Je sais pas.
Elle a pas l'air plus investie que ça.
-Bien, je sais pas, Jeff, peut-être que sa cliente,
c'est Chanelle; c'est à elle de décider.
-Voir qu'elle plaiderait coupable; elle a rien fait.
-Je vais aller fumer une cigarette.
-T'as recommencé à fumer ? Toi, je te dis...
-Bien, oui, c'est épouvantable, maman;
il y a une de tes filles qui fume.
Sérieusement, c'est moi la pire des deux.
Inquiète-toi pas, ça, tu me l'as toujours bien fait comprendre.
-Pourquoi elle dit ça ?
-Elle est stressée. -Bien, moi aussi, je le suis.
Partout en ville, les gens me regardent drôle,
ça fait que oui, je suis stressée.
Mais j'agis pas de même.
-Je peux-tu venir coucher chez vous une nuit ou deux,
s'il te plaît ?
-Tu t'es chicané avec Fred ?
- ?a me gosse, là, elle se prend pour ma mère.
-Ta mère m'a tout raconté.
-Ah ouais, elle t'a dit que c'est elle qui a porté plainte ?
-C'est pas elle ! Puis je la crois, Sandrick.
-Tu la crois ?
?a serait bien la première fois, hein.
-OK, je te fais un deal.
Tu vas la voir puis si ça s'arrange pas,
tu viens dormir chez nous à soir.
-Ta mère est partie.
Non.
-Hé, il va falloir lui dire, Jeff, là.
Ma mère a le droit de savoir la vérité, elle aussi.
-Elle va péter au frette.
-Mais là, c'est moi qui suis en train de péter au frette
à force de faire semblant que Chanelle a rien fait.
-Chanelle a fait une gaffe, mais il faisait tout pour la manipuler.
-Hé, Jeff, on parle d'un élève, là, un mineur, OK ?
Chanelle, c'était sa prof,
ça fait que tu peux-tu me slacker la manipulation ?
-Tu le connais pas, tu sais pas ce qu'il est capable de faire.
Je l'ai vu aller, moi. Il charmait tout le monde.
-OK, regarde, je l'aime, ma soeur,
mais c'est pas Chanelle la victime, c'est lui.
♪♪
-Tu reviens ?
Si tu cherches les bobettes de ta prof,
je les ai données à la police quand ils m'ont interrogée.
-Quand tu l'as dénoncée. -Non, arrête de dire ça !
Je l'ai pas dénoncée,
j'ai juste confirmé ce que la police savait déjà.
Crisse, ils savaient tout.
-Bien, oui, c'est ça. -Non, regarde-moi dans les yeux.
Je te jure sur...
la tête de Seb, OK, sur sa mémoire...
c'est pas moi.
-C'est qui, d'abord ?
-On s'en fout, c'est juste...
quelqu'un qui voulait ton bien.
-C'est avec elle que j'étais bien, moi.
-Mon amour...
si elle t'aimait tant que ça,
tu penses pas qu'elle serait partie avec toi ?
Elle a choisi sa famille.
-Allô ?
C'est une joke, là ?
J'ai dit qu'on ferait aucun ?
Qu'est-ce que vous comprenez pas là-dedans ?
C'est ça, laissez-nous tranquilles.
Fuck.
-Excuse-moi, j'ai tellement dormi.
-Non, c'est pas grave, là.
-Les enfants sont o ?? -En bas. Non, attends.
Là, ta mère puis ta soeur sont passées
pour qu'on s'enligne pour le procès,
on a parlé à l'avocate.
On va la rencontrer demain pour voir c'est quoi nos options.
-Nos options ?
Il doit pas y en avoir bien, bien.
-Ouais, ouais, il va y en avoir. -OK, mais ça va coûter cher.
?'a beau être une connaissance,
elle va quand même pas nous faire ça pro bono.
-Non, inquiète-toi pas avec ça.
On va prendre l'argent de ta mère, elle est d'accord.
-Son épicerie ? -Ouais...
L'important, c'est qu'on se sorte de cette merde-là.
L'épicerie, je m'en crisse. -Hé...
-Non, c'est bon, je vais te réchauffer ton assiette.
-T'as deux possibilités, Chanelle.
Option A : on plaide coupable puis on essaie d'avoir un deal.
Option B : on conteste la preuve,
on plaide non coupable puis on part en procès.
-Toi, à ma place, qu'est-ce que tu ferais ?
-C'est ta décision.
Moi, je peux juste te rappeler
les preuves qu'ils ont contre toi.
-Qui sont quoi ?
-Pour l'instant, c'est la photo de Sandrick nu,
la culotte puis le témoignage de la mère.
-Puis Sandrick, lui ?
-Il a livré aucun témoignage.
? l'heure actuelle,
on sait pas qui a fait le premier signalement anonyme.
-Ils peuvent-tu avoir d'autres preuves ?
-Ils ont perquisitionné ton cellulaire.
?changiez-vous des textos ?
-Oui.
Mais j'avais tout effacé.
-C'est jamais complètement effacé,
ils peuvent les retrouver.
-Qu'est-ce que tu lui écrivais, coudonc ?
Bon, c'est-tu sûr qu'ils vont les trouver, les textos ?
-Non, non, ça se peut très bien
que la police prenne pas le temps de faire l'analyse totale.
-Parfait, ça fait qu'on plaide non coupable.
-Si c'est ça que tu veux, il va falloir tout nier en bloc.
T'as jamais eu de relation avec lui.
?a va nous prendre des arguments béton,
mais c'est pas impossible.
-Si je fais ça, là, qui d'autre peut témoigner ?
Je veux dire, on est-tu sûr qu'ils demanderont rien
à nos enfants ou bien à mes élèves ou...
-Non, non, c'est juste toi.
Mais un procès, c'est pénible pour tout le monde,
autant pour votre famille que pour celle du plaignant.
-Si on se défend pas, qu'est-ce qu'on montre à nos enfants ?
-OK.
On... on va plaider non coupable.
-Ton omelette était sèche.
-Merci.
Une machine à café de même, ça coûte combien, tu penses ?
-Bien, je sais bien pas, 200-300 $, pourquoi ?
-Hé, crime, c'est cher.
-Bien, pourquoi tu veux en acheter une ?
-Pour ma mère.
J'ai brisé la sienne l'autre jour,
mais mon boss m'a pas encore payé, ça fait que...
-Le mari de Chanelle ?
-Ouais. -Bien, là...
il te doit combien ?
-Genre, 250 $.
-Ostie, man, c'est riche puis ça paie pas ses employés.
OK, là, tu devrais juste l'appeler
puis le forcer à te donner ton cash.
-Je pense, ça brasse assez de même pour lui.
-Sandrick, sa femme,
c'est une agresseuse qui a "fucké" un élève mineur.
Pas de pitié pour eux autres : qu'est-ce qui nous dit
que Chanelle a juste fait une victime ?
Si ça se trouve, il y a plein d'autres petits gars
qui sont fuckés pour le reste de leur vie.
-Tu tiens ça d'o ?, cette info-là ?
-J'ai entendu une prof dire que ça fait des années
que Chanelle, elle est pas capable
de mettre des limites avec ses élèves.
OK, mais imagine si c'était
un enseignant qui faisait ça avec des adolescentes.
Hein ? Tout le monde capoterait.
-Ouais.
-Chanelle, elle a beau être belle, j'accepterai pas ça, moi.
-Est-ce que Sandrick aurait pu vous dire quelque chose
qui pourrait affecter sa crédibilité ?
-Non, je vois pas, non.
-OK.
J'ai reçu le témoignage de la mère.
Elle a dit quelque chose d'étonnant.
Elle a laissé sous-entendre que son fils était fragile,
que s'il voulait pas porter plainte en son nom,
c'est qu'il avait déjà porté plainte pour agression sexuelle
contre son beau-père puis que ça s'était mal fini.
?a s'est pas rendu en procès, la plainte a été retirée.
-Il m'en avait parlé de ça.
Il était vraiment pas fier.
-Pourquoi ?
-Parce que c'était une fausse accusation.
Son beau-père était violent avec sa mère
puis il voulait la protéger.
-Shit.
OK, mais c'est pas banal, ça.
-Non, c'est pas banal.
Mais c'est une pente vraiment glissante, c'est vraiment...
... sensible à plusieurs niveaux,
d'autant plus que la personne que Sandrick a accusée
s'est suicidée deux mois après.
-Hé, je peux pas... je peux pas utiliser ça contre lui, c'est...
c'est un secret.
-OK, t'es amoureuse de lui, là ?
-Bien, non, franchement, Jeff. -OK.
Bien, d'abord, arrête de le protéger
puis aide-moi à t'aider, estie.
- ?a va-tu ?
-Les enfants sont-tu corrects ? -Bien, oui.
-OK.
-Hé, les enquêteurs ont appelé.
Tu peux aller chercher ton téléphone.
-Ils me le redonnent ? -Bien, oui.
Il était temps, il me semble.
Attends, tu y vas là, l ?
Pour vrai ?
♪♪
-Hé, tu me niaises-tu, là ?
Tu couches avec ma femme, tu détruis ma famille...
♪♪
Hé, tu me niaises-tu, là ?
Tu couches avec ma femme, tu détruis ma famille
puis il faudrait que je te ?
Tu vas-tu m'accuser de te violer moi aussi
si je te donne pas ce que t ?
Câlisse, t'arrêtes de m'écrire.
-Tu lui as pas conté ça ?
Tu parles de deux tabarnaks !
-Je peux pas croire qu'elle a fait ça.
-Crisse, ce monde-là, ça pense juste à sauver sa peau.
Là, il va falloir que tu te défendes, mon gars.
Sinon, là, ça va se revirer contre toi.
Ils vont dire que t'es juste un menteur,
ils vont dire que t'es juste après le cash,
que t'as tout inventé ça... regarde-moi !
Il faut pas que tu te laisses faire, OK ?
♪♪
-Ce serait pour faire une déposition.
♪♪
-Allô, Cyn, c'est moi.
Hé, il faudrait que j'aille à la pharmacie,
puis là, je me sens pas trop à l'aise
d'aller dans un magasin avec plein de monde.
Est-ce que tu pourrais me rendre un petit service ?
♪♪
- ?a va ?
-Ouais, ouais.
Excuse-moi.
-Je t'excite pas ?
-Non, non.
Non, c'est pas ça, pour vrai.
C'est juste que...
-"C'est juste que" quoi ?
-Je sais pas.
Je suis comme pas dedans, on dirait.
On peut juste se coller.
-Ouais, c'est sûr que ce serait pas un super bon timing, là.
-Je sais bien, Cindy, là, mais on choisit pas ça.
-Ouais, ouais, non, non, je sais bien.
Je veux juste dire que ça tomberait mal,
dans le sens, ça brasse pas mal ces temps-ci, ça fait que...
-Merci, j'avais pas remarqué.
-En même temps, tu sais, là,
peut-être que ça vous ressouderait, dans le sens,
Jeff, lui, ça, c'est sûr, ça va le rendre heureux.
Tu sais, je veux dire, c'est sûr, là.
Non ?
-Jeff, il a eu une vasectomie il y a trois ans.
Puis ?
?a dit quoi ?
-C'est positif.
-J'ai parlé à l'avocate, l.
On a rendez-vous avec elle demain.
Puis c'est pas...
Est-ce que t'as pensé à ce qu'on s'est dit à propos de Sandrick ?
-Je pense que je serai pas capable de faire ça à Sandrick.
-Bon, bien...
tu pourras commencer à te chercher un appart.
OK, les enfants, on part !
Elliot, grouille-toi, je me .
- ?a va pas, mon beau chat ?
-J'ai recommencé... ça fait deux nuits.
-Petit minou...
-Quand Sandrick, il était là, j'étais mieux.
-Je le sais.
Je le sais.
-Papa, il dit que Sandrick, c'est un monstre.
-Sandrick, c'est pas un monstre, OK ?
C'est même quelqu'un de formidable.
-Penses-tu qu'un jour,
il pourrait revenir ici ?
-J'aimerais ça te dire oui.
-Elliot, on part.
-Vas-y, OK.
Maman s'occupe de tout.
Vas-y, mon grand.
-Salut.
Je voulais te laisser un message
même si je sais que tu l'écouteras jamais.
Tu sais, quand Seb, mon beau-,
j'ai passé des mois à lu.
Je lui disais que je m'en voulais,
que même si je disais
que je l'aimais pas quan,
bien, je l'aimais quand même, là.
By the way, tu peux tout aller dire ça à Jeff, je m'en crisse.
Même avec tout ce que t'as fait dans mon dos puis...
tout ce que je viens de faire dans le tien,
t'étais mon âme soeur.
-T'as changé d'idée ?
?a fait que vous avez fait ça sans condom ?
-Euh, non.
Bien, je...
ou peut-être juste une fois, là.
-Il t'a peut-être donné quelque chose.
Estie de vidange.
-Je peux aller me faire tester, hein, si tu veux.
-Ouais, je veux.
As-tu pris rendez-vous pour l'avortement ?
-Non.
-Non ?
T'attendais quoi ?
-OK, ça fait que tu veux... tu veux faire ça, là, l ?
-Bien, je sais pas, tu veux remettre ça à quand ton ventre
va commencer à être gros, pour m'humilier encore plus ?
Moi, tous mes chums savent que j'ai eu une vasectomie.
-Jeff, je veux pas t'humilier. -Parfait.
On va faire ça au privé pour pas que ça niaise.
-Hé.
Qu'est-ce que tu fais ici ?
-J'avais envie de te voir.
Je m'ennuyais.
-Moi aussi, je m'ennuyais.
-Ma mère...
elle te trouve formidable.
-Elle t'a dit ça quand ?
-Hier matin.
-C'est quoi, ils te l'ont redonné ?
-Chanelle Chouinard ?
-Oui. -Vous pouvez me suivre.
Je comprends bien, mais c'est mon devoir
de m'assurer que c'est votre décision à vous.
-?a l'est.
?a serait complètement irrationnel
de l'avoir, cet enfant-là.
Je l'ai pas fait avec la bonne personne.
-Je comprends.
On va faire une échographie
pour voir on est à combien de semaines
puis après, on va procéder à la chirurgie.
-OK.
-Je vous laisse enfiler la jaquette ici,
je reviens dans deux minutes avec le médecin.
-Bien voyons, pas déjà.
-J'ai pas pu, je...
Je m'excuse, Jeff.
-Comment ça ?
-Parce que je peux pas. Je peux pas...
Je peux pas le trahir, je peux pas...
Je peux pas avorter...
Parce que je suis amoureuse de lui.
-Tu n'existes plus, OK ?
Pour moi, t'es morte.
-On dirait que t'es pas d'accord.
-Je suis pas pas d'accord,
c'est juste que je te suis pas pantoute, Chanelle, là.
Je veux dire, tu peux pas vouloir le garder
juste parce que la mère de Sandrick a voulu avorter
pendant qu'elle était enceinte de lui.
Voyons donc !
-C'est pas juste pour ça.
J'ai juste besoin de temps avant de me décider, c'est tout.
-OK. Puis Jeff, lui ?
-Je ne l'aime plus.
-Ayoye...
Puis toi, le fait que cet enfant-là,
ce soit un petit peu le fruit d'une agression,
ça, ça te refroidit pas pantoute, ça ?
-Une agression ? -Câlisse, Chanelle !
Excuse-moi, là...
Excuse-moi, mais il y a un chef d'accusation
d'exploitation sexuelle dans ton dossier.
Wake up, là !
-Je ne suis plus capable, là.
Il faut que ça arrête.
-Chanelle ?
-Je vais plaider coupable.
-Hé, j'en ai une bonne pour toi.
-"Shoote".
-Tu sais, j'ai une tante
qui travaille dans une clinique d'avortement.
-Hum-hum.
-Sais-tu qui c'est qu'elle a vu hier ?
-Non. Qui ?
-Chanelle.
-Tu me niaises ?
-Non, qu'est-ce qu'il y a ?
-Elle est enceinte ?
- ?'a l'air, là.
Hé, shit, pense à son mari, man,
comment c'est humiliant, là.
Peut-être que cet enfant-là,
c'est celui de l'élève de l'école, là, c'est fucked up.
-Puis elle s'est fait avorter ?
-Bien, j'imagine.
Non...
Shit, c'est toi, l'élève ?
C'est toi, la victime ?
Tu me fucking niaises, Sandrick ! C'est toi ?
?a, ça veut dire que tu couchais avec elle en même temps que moi ?
C'est ça ?
Bien, crisse, réveille, tabarnak !
Défends-toi !
-Oui. Oui, oui, je comprends.
Parfait, on va communiquer avec vous pour la suite.
Donc, le procureur est d'accord pour le deal.
L'accusation de possession de pornographie juvénile tombe.
-OK, puis elle va passer combien de temps en prison ?
-Un an, probablement.
Mais avec les demandes de libération conditionnelle,
tu risques de sortir au bout de sept, huit mois.
-Mais...
qu'est-ce qui se passe si j'accouche en prison ?
-Il y a un secteur mère-enfant dans une unité.
T'aurais le bébé avec toi.
Dernière chose,
j'ai reçu le témoignage vidéo de Sandrick.
Mettons que ça aurait été une preuve de poids
contre ton innocence.
-Je peux-tu le regarder ? -Es-tu sûre ?
-Oui. Oui, oui. -Bien, oui.
-J'aimerais ça être toute seule, s'il vous plaît.
-Bien, oui, certain. -Merci.
-Euh...
Mais ouais, je pensais jamais qu'elle cèderait, là.
Je la cruisais en joke, là.
Tu sais, elle est chaude, Chanelle.
C'est...
c'est la deuxième fois qu.
bien, là, elle m'a pas repoussé.
Puis elle me voulait, là.
C'était wrong, puis je le savais .
je sais pas, je me sentais choyé, là.
Je me disais : "Je peux pas "
?a fait que, c'est ça.
-Puis dernière question :
tu l'as-tu aimée, Chanelle Chouinard ?
-Non.
Non, je l'ai pas aimée.
Je pourrais-tu aller aux toilettes ?
-Les enfants, ils ont super hâte de te voir.
-Puis Jeff, il était pas trop à pic ?
-Hé, regarde, là, Chanelle, OK.
T'as le droit de passer une soirée avec tes enfants,
tu les reverras pas avant je sais pas combien de temps.
Hum ? -Maman !
-Hé ! Allô ! All, mon beau chat ! Viens-t'en ! Oh !
Oh ! Allô !
Allô.
Hé, Cyn. -Hum ?
-Merci.
-Bon, moi, je passe te prendre demain à 9 h
pour le palais de justice, c'est bon, ça ?
-Merci. -Parfait. OK, bye.
-Bye. -Bye, mon grand loup.
-On dit : "Je t'aime, matante Cindy !"
-Ouh ! Je t'aime ! Je vous aime ! Bye !
♪♪
♪♪
-Cherches-tu de quoi ? Coke, MD ?
-Juste de quoi .
-T'en veux pour combien ?
-Je sais pas.
-Viens-t'en.
-Un funambule ? -Non !
Je faisais une astronaute.
-Bien, là, maman, c'est facile à mimer.
-OK, OK, montre-moi donc comment tu ferais ça.
-Ah, c'est facile, regarde.
-C'était pas le meilleur que j'ai vu à date.
-Non, hein ? On va laisser le pro faire, là.
-C'est comme ça.
-Tu fais la même chose en pire.
-Non, mais bel effort, bel effort, bel effort.
-Tu sens bon.
-Merci, ma peanut.
Merci.
-Quand je vais venir te visiter en prison,
est-ce que je vais pouvoir te serrer dans mes bras ?
-Je sais pas encore, ma chérie.
-Vas-y pas, maman. Reste avec nous.
-Je veux pouvoir te donner des câlins.
-J'ai pas le choix, mes beaux amours, je suis désolée.
Ah, je vous demande pardon, OK ?
Je suis désolée.
Oh...
c'est correct.
C'est correct de pleurer, ça fait du bien, c'est correct.
C'est correct, ma minouche.
Hé, ma belle, j'ai une idée, OK ?
On va se dire qu'à tous les jours,
à 17 h pile, vous allez penser à moi
puis moi, je vais penser à vous en même temps, OK ?
Puis c'est comme si on mangeait ensemble.
C'est bon, ça ? C'est une bonne idée ?
-OK.
Je veux pouvoir te donner des câlins !
-Moi aussi, mon chat.
Oh, je vous aime tellement.
♪♪
Sous-titrage : ?pilogue Services Techniques Inc.
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