All language subtitles for Chouchou.S01E05.FRENCH.1080p.WEB.H264-COLL3CTiF

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Original subtitles

-Chanelle ?

Ah ! Hé !

-Allo.

-Oh, je suis contente de te voir.

-Moi aussi.

-Presque un an de prison.

-Oui.

ic

icat

icatif

icatif m

icatif mus

icatif music

icatif musical

icatif musical)

-Hé ! -Eille.

-As-tu bien dormi ?

On est deux.

Hé, j'ai parti une brassée avec les draps du sous-sol.

J'ai trouvé une gomme sur la table de nuit.

-Ah...

C'est pas full chic, hein ?

-Qu'est-ce qu'il y a qui va pas ?

Pas encore les problèmes financi ?

Ma pauvre choupette.

Il faut combien, cette fois-ci ?

-50 000.

-50 000 ? -Oui.

-Mais... il gère, donc, bien mal ses affaires, lui.

C'est beaucoup d'argent ! -On te rembourserait, maman.

-Claude m'a pas laissé des millions, hein.

Il faut que je regarde pour ta soeur.

Oui, oui. Je vais te faire un chèque, là.

Je fais ça au nom de Jeff ?

-Non, à mon nom.

Puis j'aimerais ça, que t'évites de lui en parler, aussi.

Pour pas l'humilier.

-OK...

-Hé ! Salut. -Allo.

- ?a va ?

-Oui, oui.

Toi ?

- ?a fait qu'on se voit quand ?

-Hum...

Cet après-midi au...

Au chemin de fer ?

-T'es sûre que ça va, toi ? -Hum-hum.

Juré. -OK.

- ? tantôt.

- ? tantôt. Bye.

-Cindy ?

Cin ?

-Chanelle ? Qu'est-ce qu'il y a ? ?a va-tu ?

-C'est le vélo de Franky, ça ? -Non.

-Oui.

-Allo.

-Allo.

-OK. Relaxe, Chanelle, là.

T'es mal placée pour parler. T'as toi-même un amant. Hum ?

-J'ai... J'ai rien dit.

-Quoi ?

T'as un amant pour vrai puis tu l'as dit à Franky avant moi ?

Bien, mon Dieu ! C'est super !

Non, mais je suis ravie de la place que j'occupe dans ta vie !

Tu sais, tu ne me dis plus rien ! -Quoi, je ne dis plus rien ?

-Mais comme l'autre, ton élève que t'héberges chez vous !

Tu m'en as pas parlé, c'est les enfants qui me l'ont dit !

-C'est arrivé rien qu'une fois. -Pantoute !

Il est tout le temps rendu là, c'est Eliott qui me l'a dit.

-Pardon ?

-C'est fini de toute façon, là, ça fait que...

Vous pouvez reprendre vos activités.

-Mais non, mais attends, là ! Mais qu'est-ce qui se passe ?

Pourquoi t'es là ?

-Pour rien.

-Estie qu'elle est hypocrite pour vrai, là !

C'était clair que ça se pouvait pas qu'elle gagne son procès.

-On ne peut plus continuer comme ça.

Ta mère le sait, elle peut le dire n'importe quand.

Moi, je capote. Je ne sais plus quoi faire.

-Non, hé ! Hé ! Regarde, je suis là, moi, OK ?

-OK. -Fais-moi confiance. OK ?

-Qu'est-ce qu'il faut que je fasse ?

Il faut-tu vraiment que je lui donne 50 000 piastres ?

-T'aurais-tu le cash ?

-Peut-être, là, mais...

-Regarde, on lui donne puis on se pousse.

Toi puis moi.

Pour vrai, on attend que la poussière redescende puis...

Et nous, on va revenir, tu ne seras plus ma prof.

Regarde, je comprends que ça peut être intense, là, mais...

Pourquoi ça se pourrait pas ?

-Je peux pas faire ça, j'ai ma famille...

-Non, non ! Dis pas ça.

Tu l'abandonnes pas, ta famille, on va revenir.

-Qu'est-ce qui me garantit que si je lui donne l'argent,

elle va pas quand même aller voir la police ?

Ou me demander plus de cash ? -Chanelle, fais-moi confiance.

Je vais gérer ça. Elle va pas parler. Je te le jure.

Fais-moi confiance.

-Voyons !

- ?a fait que t'es à l'argent à ce point-l ?

-De quoi... ?

-Je me... Je...

Je me retrouve devant rien, Sandrick. OK ?

-Tu vas te retrouver devant rien si elle te donne le cash ?

-Qu'est-ce que tu veux dire ?

-Je vais crisser mon camp avec elle.

-T'as pas le droit. T'es pas majeur !

-Regarde, je m'en crisse, OK ?

-Tu le sais-tu que l'éducateur, à l'école, a un dossier sur toi ?

-Pourquoi tu mens ? -Il voulait me rencontrer

pour savoir quel genre de problème mental t'avais.

-Et tu penses vraiment que mettre la DPJ là-dedans, l,

ça va t'aider à retrouver ta prof ?

Voyons ! Sandrick, t'es bien na ?f !

Tout ce qui va se passer, là,

c'est qu'ils vont te placer chez ma mère.

Puis ta prof, elle va se retrouver en prison.

-Je vais tout faire

pour que ce soit toi qui te retrouves en prison.

-Et pour quel motif ?

-Pour être une crisse d'égo ?ste.

Une mère manipulatrice qui...

qui a jamais rien fait de bon dans sa vie

puis qui fera jamais rien pour aider sa famille

parce que madame pense trop à elle.

-C'est pas vrai, ça.

Je ferais... Je ferais tout pour toi, tu le sais !

Tu fais quoi, là ? O ? tu vas ?

Sandrick ? -Lâche-moi.

-Tu vas la rejoindre ? Sandrick, câlisse !

-T'es sûr que tu veux pas dormir dans mon lit ?

-Non, c'est chill. -OK.

-Qu'est-ce que tu fais avec ton passeport ?

-Rien.

-Eille, c'est qui, Chouchou ?

-Personne.

-Je pensais que tu faisais ta comptabilité en bas.

-Je ne vois plus clair, Chanelle.

Je ne vois plus de solution.

-Viens te coucher.

Je suis sûre que tout va s'arranger.

-Oui...

Me réveiller avec un chèque en dessous de mon oreiller.

Comme si la fée des dents était passée.

-Je vais parler avec ma mère.

Viens te coucher.

-Je peux-tu te parler dans mon bureau ?

-J'ai rien à te dire.

-Come on, Chanelle, s'il te plaît.

C'est inacceptable, ce que t'as fait.

Tu peux pas héberger un élève comme ça, à répétition.

Même si Jeff, c'est son boss, je peux pas cautionner ça.

Je suis pogné avec cette info, je sais pas quoi faire.

-Fais ce que tu veux.

Si c'est juste ça que ça vaut pour toi notre amitié, Franck.

-Non, Chanelle, tu vas pas commencer à faire du chantage.

-Qu'est-ce que tu veux que je te dise, là ?

Dénonce-moi, je m'en crisse.

-Allo ?

-Bonjour, Laurence, c'est Chanelle, la soeur de Cindy.

-Hé, Chanelle ? Comment tu vas ?

-Pas pire. ?coute...

J'aurais un conseil juridique à te demander vite, vite.

-Bien, oui, certain, vas-y. C'es ?

-Bien, tu sais, j'enseigne en secondaire cinq.

Admettons que j'ai hébergé un élève chez moi,

un élève, là, qui avait un petit peu de misère à la maison,

est-ce que je peux m'attendre à des pénalités pour ça ?

- ?a dépend vraiment des règles d,

si c'est des sanctions à l'interne.

C'est pas une infraction crimine.

-Non, hein ? -Bien, non.

T'as hébergé un élève. T'as pa.

T'as-tu couché avec ?

-Mais non.

?a, c'est clair que ça serait plus délicat.

-Oh, ça ne serait pas plus délic.

C'est de l'exploitation sexuelle, ça.

-Ah oui ?

Même si l'élève a 17 ans ?

Il me semblait que c'était 16 ans, l'âge du consentement.

-Non, mais ça dérange pas,

un prof est en position d'autorité.

Il pourrait avoir 18 que ça chan.

C'est un an de prison minimum.

Mais fais t'en pas, Chanelle, po,

tu peux peut-être t'en tirer

avec une semaine de suspension s.

Pour vrai, fais t'en pas avec ça.

-OK. Hé, merci, hein. -Plaisir.

-Bye. -Bye.

-"Acte 4, scène 3.

De quel tigre a rêvé ma mère enceinte de moi ?

Quand je pense que j'ai aimé les fleurs, les prairies

et les sonnets de Pétrarque,

le spectre de ma jeunesse se lève en moi en frissonnant."

Donc... Hum...

-Sandrick ?

Viens, on s'en va à la pizzeria ?

-Est-ce que je peux vous parler ?

-Oui. Mais oui.

-OK.

-Qu'est-ce que tu voulais me dire ?

-Hum...

Je suis lesbienne.

Vous êtes la première prof à qui j'en parle.

Mais je vous vois comme une genre d'alliée.

Le genre de prof avec qui on voudrait être ami.

-Eh bien...

Merci de... de me faire confiance comme ça.

C'est... ?a me touche beaucoup.

Puis je suis vraiment contente pour toi.

Tu sais, c'est tellement...

Tellement important de se nommer dans la vie.

-Oui.

J'aime beaucoup le théâtre.

Oui, c'est juste que...

C'est un peu compliqué, tu sais, de se trouver des partners...

?a fait que... peut-être qu'on pourrait y aller ensemble ?

-Dans ma position, je peux pas vraiment accepter, tu comprends ?

Mais c'est vraiment gentil d'avoir pensé à moi.

Bon, bien, je vais finir mes petites affaires.

-Bye.

♪♪

-C'est sûr qu'éteindre son cell règle bien des problmes.

-Qu'est-ce que ça veut dire, ça ?

-Je sais pas.

As-tu quelque chose à me dire ?

-Hein ?

-As-tu quelque chose à me dire ?

-Oui.

J'ai...

J'ai parlé à ma mère.

Elle pourra pas nous aider pour l'argent.

O ? tu vas ?

-Bonjour.

Enquêtrice Asselin. Enquêteur Midal.

Est-ce que Sandrick Ranger est ici ?

-Non.

-J'imagine que vous êtes sa mère, Patricia Ranger ?

-Oui.

-On peut-tu rentrer ?

On veut juste vous poser une couple de questions.

?a sera pas long.

Merci.

J'aimerais ça,

que vous nous aidiez à comprendr.

entre Chanelle Chouinard puis votre fils.

-Mais je sais pas.

Je vois pas ce que, moi, je pourrais vous dire, là.

-Hum-hum. Je comprends. ?a doit être vraiment tough.

Puis je comprends que vous vouliez le protéger,

c'est votre fils, c'est normal.

Mais c'est une relation d'abus qu'il vit.

Vous comprenez ?

Je pense pas qu'il va réussir à s'en sortir tout seul.

Il a besoin de vous.

Patricia, je le vois, que vous êtes une bonne mère.

?a paraît.

Des fois, c'est ça que ça fait, une bonne mère.

?a protège son enfant même quand il veut pas.

Est-ce que vous avez remarqué

quelque chose d'inhabituel dans son comportement ?

N'importe quoi.

- ?a se pourrait.

-T'as encaissé les 50 000

puis tu les as quand même appelés, ma grosse vache ?

-J'ai fait ni un ni l'autre ! -Estie de menteuse !

-Non, je te le jure sur la tête de Sam !

-Quoi ? Tu vas me faire croire que tu leur as rien dit ?

-J'ai été obligée de leur dire la vérité !

C'est pour ton bien !

Je m'excuse !

-Va chier !

-Je m'excuse.

-En fait, non, c'est pas du tout une faute.

Car selon notre bon vieux Grevisse,

"amour" au pluriel devient féminin.

Il y a trois mots dans la langue française

qui sont masculins au singulier et féminins au pluriel.

Vous les notez, c'est : amour, délice et orgue.

On dirait, donc : de grandes amours,

de grandes délices...

-Il y a des gens qui voudraient te voir dans le corridor.

-Je reviens, tout le monde.

♪♪

-Chanelle Chouinard ? -Oui.

-Vous êtes en état d'arrestation pour exploitation sexuelle.

Vous avez le droit de garder le silence.

Tout ce que vous direz pourra et sera retenu contre vous.

Vous avez le droit à un avocat.

Si vous en avez pas les moyens,

on vous fournira un avocat d'office.

Est-ce que c'est clair ?

-Oui.

-OK, madame. On vous amène au poste.

Comment ç'a commencé,

votre relation avec Sandrick Ranger ?

-Sans commentaire.

-Votre conjoint, il était au courant de cette relation ?

-Sans commentaire.

- ?a dure depuis combien de temps ?

-Sans commentaire.

-OK...

La dame a parlé à son avocat.

-Hum...

Est-ce que c'est à vous, ça ?

-C'est la mère de la victime qui nous l'a remis.

Elle l'aurait trouvé dans le lit de son fils.

-Vous avez deux enfants, c'est ça ?

-Oui.

-Un garçon, une fille. -Hum-hum.

Eliott puis Thérèse.

-Elle a quel âge, Thérèse ?

-Huit ans.

-Est-ce que c'est elle ?

-Oui.

-Elle est adorable.

Elle est dans votre salle de bain ?

-Hum-hum.

-OK.

C'est votre salle de bain ?

-Bien, oui. -Parce qu'ici...

On voit votre élève prendre cette jolie pose,

nu, dans la même salle de bain lui aussi.

Vous savez que ça, c'est un autre chef d'accusation ?

-Allo ?

Oui, j'arrive. Bye.

Je reviens.

-Chanelle !

S'il vous plaît, là, je veux juste parler.

Chanelle !

-Sandrick. Sandrick. -Chanelle !

-Je suis l'enquêteur Asselin. Je m'occupe de son dossier.

-J'ai rien à vous dire. OK ?

? part que ma mère, c'est une crisse de folle

qui a tout inventé pour me faire chier.

-On peut se parler... -Juste si vous la relâchez.

Vous avez pas le droit de la garder comme ça. C'est illégal.

-Elle t'a hébergé, Sandrick. -Et qu'est-ce que ça fait ?

J'ai pas porté plainte. Vous avez pas le droit de la garder.

-T'es son élève. Elle a un rapport d'autorité sur toi.

Elle avait pas le droit de faire ça.

-Elle est o ?, pour vrai ? Chanelle !

-Sandrick... -Chanelle !

Je veux juste lui parler. -Excuse, ça sera pas possible.

Je vais te demander de sortir.

Est-ce que tu peux l'escorter, s'il te plaît ? Merci.

-Suivez-moi. -S'il te plaît.

- ?'a pas rapport, pour vrai. -Merci.

-Fucking n'importe quoi !

-Eille, tu peux m'appeler.

Quand tu seras prêt à parler.

-Fucking n'importe quoi, votre affaire, estie !

-Tu peux-tu lui dire que je dors chez toi ce soir ?

-Euh... Oui, OK.

Mais toi, tu vas dormir o ??

Chez ton amant. C'est ça, là ?

-Eille, veux-tu vraiment que j'appelle la blonde à Franky ?

-Regarde, Chanelle, je vais t'aider,

mais c'est certainement pas à ca ?

Je vais t'aider parce que je t'a.

-Excuse.

-Voyons, qu'est-ce qui se passe, Chanelle ?

-J'ai fait quelque chose de terrible.

-Maître Dufort. -Oui. Hum.

-Deux charges sont retenues contre votre cliente.

Exploitation sexuelle

et possession de pornographie juvénile.

-Oui, M. le juge.

Ma cliente a un parcours exemplaire,

aucun casier judiciaire.

Une enseignante respectée de ses collègues.

Elle représente pas un danger pour la société.

-C'est ce que j'ai cru comprendre, oui.

L'accusée peut être relâchée.

D'ici le procès,

elle doit observer deux conditions :

ne pas retourner sur le terrain de l'école secondaire

et ne pas rentrer en relation avec la victime Sandrick Ranger.

Est-ce bien clair pour vous, Mme Chouinard ?

-Oui, M. le juge. -Vous pouvez disposer.

-Eille...

- ?a fait que c'est fini, là ? Je...

Je pourrai pas enseigner ?

-Bien, si t'es déclarée coupable, non.

-Puis Sandrick...

Je peux même pas l'appeler. -Surtout pas.

C'est aucun contact entre vous.

Si jamais il essaye de te revoir,

qu'il s'étend sur ton perron,

tu l'enjambes, tu l'ignores.

Puis là, c'est pas une image, Chanelle. Tu l'enjambes.

Si on vous voit ensemble, c'est toi qu'on va blâmer.

La police niaise pas avec ça.

C'est la protection des victimes à tout prix.

-Ils t'ont-tu redonné ton cell ?

-Je te déçois, hein ? -Bien, non !

Non, non. C'est juste...

Je suis déstabilisée, là.

Je m'attendais pas à ça venant de toi.

Chanelle.

Il a 17 ans, t'en as 37.

-Mais justement, il a 17 ans, pas 13, estie !

?a aurait été correct, là, si j'avais pas été sa prof.

-Oui, mais t'étais sa prof puis regarde, je vais te le dire.

Moi, je pense que si t'avais pas été sa prof,

bien, il aurait pas couché avec toi, ce gars-là.

-Oh...

Estie que j'ai envie de le voir.

-Maudit, Chanelle ! Tu peux pas le revoir, ce gars-là !

OK ?

Plus jamais !

Oh, sacrément, c'est pas vrai, là !

-Quoi ?

Oh...

Tabarnac !

Ah, estie !

Câlisse !

-OK, mais ç'a pas ra.

Je veux dire, je suis pas une victime. J'étais consentant.

-Tu sens que c'était consentant,

mais Chanelle avait pas le droit de faire ça.

-Puis c'est écrit o ?ù dans vos règlements, ça ?

-C'est normal que t'aies perdu tes repères, là.

Vu que t'es mineur, ton nom sortira jamais.

Mais je t'invite, évidemment,

à pas partager ce...

ce secret-là.

-C'était pas mon intention.

-J'ai fait venir Franky pour que vous fassiez des rencontres.

On veut que tu t'en sortes le mieux possible.

-Si vous voulez que je m'en sorte,

arrangez-vous pour que je puisse parler à Chanelle.

-Vous ne pouvez plus vous contacter, Sandrick.

C'est fini, là.

Chanelle reviendra pas à l'école.

-Mais c'est quoi ? Vous êtes complètement caves, là !

Vous pouvez pas lui faire ça !

-Malheureusement, c'est la loi.

- ?coute, Sandrick, si t'as besoin de ventiler,

on peut faire une rencontre tout de suite.

-"Ventiler" ?

-Dis quelque chose.

-Je le savais déjà.

-Comment tu l'as su ?

-Je suis moins cave que j'en ai l'air.

-Veux-tu que...

Est-ce que je me trouve une chambre d'hôtel ?

Je me loue un appart ? -Rentre à la maison.

♪♪

-Ouais, je pense

que t'es au courant de ce qui se.

?a fait que, vu les circonstances,

tu comprendras que je n'ai plus .

-Hum... Salut, c'est.

Bien, je pense à toi, l. Hum...

Je sais que c'est tough, ce que tu vis.

Mais pour moi aussi, c'est tough.

Je veux juste te dire qu'il va rien t'arriver.

Hum... C'est 100 % moi qui t'as cruisé.

Puis je vais leur dire.

Mais là, réponds-moi

parce que je suis en train de vi.

S'il te plaît.

-J'arrête pas de recevoir des appels.

Même ta tante Hélène

qui m'a jamais appelé à la mort de Claude...

-Il faut pas croire tout ce qui s'écrit dans les journaux, là.

C'est un menteur, ce petit gars-là.

OK ? Puis on va se défendre. -Bien, oui.

Il me semblait que ça se pouvait pas.

Tu vas-tu les appeler pour leur dire que c'est pas vrai ?

-On a d'autres choses à faire que de parler à ce monde-l.

Puis je te conseille de te tenir loin du téléphone

pendant une couple de jours.

-Je garde des enfants, Jeff.

Les parents ont besoin de savoir, ils sont inquiets.

Il faut les comprendre. Et toi, à l'épicerie ?

?a doit te regarder croche, non ?

D'ailleurs, pourquoi vous avez pas encore déposé mon chèque ?

Bien, mon 50 000 pour ton prêt.

-Je...

Je l'ai perdu.

-Oui. vous en aviez besoin pas à peu près.

Bon, je vous ai fait dégeler de la sauce à spaghettis, l.

Je me suis dit que vous auriez pas la tête à cuisiner ce soir.

-Pourquoi tu m'as pas donné le chèque ?

-Je l'ai donné à la mère de Sandrick

pour acheter son silence.

-J'ai lu tous les articles qui sont sortis sur Chanelle.

Que notre prof avait couché avec un élève !

Tu parles d'une crisse de folle pareil, hein.

-Regarde, come on, on sait rien, là.

-Il y en a qui disent

que sa victime serait en secondaire deux.

Genre un gérontophile de 14 ans.

Puis elle...

Elle serait pédophile.

-Regarde, son amant avait 17 ans.

C'est ça qui était écrit dans les journaux, là.

-Son amant ?

Sa victime, Sandrick ! Eille !

Imagine, il pourrait être dans notre classe, là.

Genre, ça pourrait être Kévin Dubois, là.

Il passe son temps à dire qu'elle est chaude.

?a va ?

♪♪

-Qu'est-ce que tu fais icitte, toi ?

-Je voulais...

Je sais pas... Je...

M'excuser. Oui.

Puis j'aimerais ça, te parler de quelques affaires, là.

-Sors.

-Regarde, Jeff, je comprends que tu sois en crisse contre moi,

mais c'est pas ce que tu penses, OK ?

Chanelle puis moi, on... on s'aime.

-Ma femme, elle t'aime pas.

Puis elle t'aimera jamais.

OK ? T'étais juste son boy toy.

Puis là, "scrame".

T'as assez fucké ma vie de même.

Décâlisse !

Ta soeur va ramener les enfants après le souper.

-Je vais leur parler.

-Pour leur dire quoi ?

-Ce que j'ai fait.

-Non.

Surtout pas.

-Parce qu'il vont l'apprendre de quelqu'un d'autre, sinon, Jeff.

-Bien, on va leur dire que Sandrick, c'est un menteur.

Puis un manipulateur.

-Je veux pas leur mentir.

-C'est la vérité.

Il a joué dans le dos de tout le monde.

Là...

Il faut protéger les enfants.

OK ?

-Je veux la même chose que toi, Jeff.

C'est juste que...

Je peux pas leur mentir comme ça.

-Tu t'en crissais pas mal de me mentir, à moi.

♪♪

-Sandrick, il ne reviendra plus jamais ici.

-Hein ? Mais pourquoi ?

-Parce que...

Parce que maman a fait quelque chose de pas correct.

-T'as fait quoi ?

-Hum...

Dans les dernières semaines, maman puis Sandrick,

ils ont développé une grande complicité.

C'est comme si...

on était devenus très proches.

-Moi aussi, je suis proche de lui.

-Oui, je sais, mon grand, je sais.

Mais, hum...

avec moi, c'était différent, on...

On était trop proches.

C'était comme...

Comme quand on est amoureux.

Puis ça se pourrait que je fasse de la prison pour ça.

-Hein ? "De la prison" ?

-Non, mais ça, c'est vraiment pas sûr. OK ?

Puis on va tout faire pour que ça arrive pas.

-Oui, mais c'est possible.

-Est-ce que t'aimes encore papa ?

-Mais oui.

Mais oui, évidemment.

C'est juste une grosse cave que maman a faite.

Puis j'espère que votre père

va être capable de me pardonner.

-Chanelle...

-Les enfants, dans vos chambres tout de suite.

OK, toi, tu sors. Tu sors !

-Chanelle, il faut qu'on se parle. OK ?

Regarde, je dirai rien aux enquêteurs, je te le jure.

-Il faut que tu partes, OK ? -Estie, je sortirai pas d'ici !

-OK, les enfants, allez vous coucher !

-Dis-lui que c'est moi que t'aimes, dis-y !

-Allo, j'ai besoin d'aide... -Non ! Je m'en irai pas !

Il est entré chez nous par effraction. Dépêchez-vous !

-Je peux pas te parler ! -OK. Tu sors !

Sors ! -Je sortirai pas, tabarnac !

-Tu sors ! Sors d'ici !

Sous-titrage : ?pilogue Services Techniques Inc.

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