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♪♪
-Hé ! -Allô.
-Allô !
Ma petite...
-T'es ici pour quoi ?
-Il y a rien qui te chicote ?
Je m'excuse d'avoir oublié le sac de ouate ce matin.
-Je m'excuse si j'ai pas cogné.
-Bien voyons donc... c'est tellement pas grave.
T'as rien vu qui t'a dérangée ?
-O ? ça ?
-Dans la salle de bain ?
T'es-tu sûre ?
Va faire des beaux nuages blancs, ma belle.
Je t'aime.
♪♪
- ?a va pas ?
♪♪
-OK...
♪♪
-I'll give you some examples.
In the morning, often, if my ala.
-Sandrick !
OK...
Je te le confisque. -Non.
-Tu me le donnes tout de suite. -Non.
-Sandrick ! -Crisse, tu me touches pas !
-There is no excuse for being late.
♪♪
-Sandrick ?
- ?a fait que là, c'est quoi ? C'est fini ? Juste comme ça ?
-Excuse-moi, Sandrick, mais il faut que ça arrête.
-Crisse, Chanelle, tu peux pas me faire ça.
Peut-être que ta fille a rien vu.
-Mettons qu'elle a rien vu.
?a va finir par se savoir, et quoi ?
Je peux pas.
?a aurait jamais dû arriver nous deux, c'est trop dangereux.
-Tu peux pas me faire ça, Chanelle.
-Arrête.
-S'il te plaît, tu peux pas me faire ça !
Tu peux pas me faire ça, s'il te plaît...
-Arrête, s'il te plaît !
-Je suis passée voir si ça allait mieux.
T'étais pas là ce matin.
-Oui, ça va vraiment mieux.
En fait, je pense que c'était... je sais pas trop,
une petite indigestion.
-Tout va bien ?
-Hum-hum.
Euh...
J'ai des petits problèmes à la maison
et Chanelle est bonne pour m'écouter.
-Ouais, j'ai su que...
ton prof d'anglais avait pas eu la même patience.
Si c'est tough, ce que tu vis,
peut-être que tu devrais en parler avec Franky ?
-Ouais.
Ouais, c'est une super bonne idée,
je vais prendre rendez-vous avec lui.
-Je suis contente d'entendre ça. C'est très mature de ta part.
Bravo. -Merci.
Et merci de m'avoir écouté.
-Il m'inquiète.
Garde un oeil sur lui, OK ?
-Oui.
- ? tantôt. - ? tantôt.
-Du jus de canneberge, du gin...
-Hé !
Euh, il est-tu trop tard pour dire oui à ton party ?
-Il est jamais trop tard.
-Cool.
-Allô !
Ah, Sandrick revenait pas avec toi finalement ?
-Je pense qu'il va aller dormir chez sa grand-mère.
-Ah.
-J'ai été dure l'autre soir, je m'excuse.
-Mais non, non, non...
-Je vais regarder ça avec maman,
si elle peut pas nous aider avec le cash.
-Pas obligée, tu sais.
-Hé ! On est un team, babe.
-Je t'aime.
-Moi aussi.
-Il faut que je finisse ça avant le souper.
-Qu'est-ce que tu fais là ?
-Regarde, c'est bon, j'ai compris.
J'avais nulle part o ? aller, OK ?
-Ah, tu dormais pas chez ta grand-mère, finalement ?
-Euh... non.
Non, c'est ça, finalement, je dors ici, ça fait que...
-Pas de trouble. -Mais je risque pas de déranger.
Je m'en vais chez Mégane à soir.
C'est la fille du club de lecture.
Je m'en vais chiller.
-Tu peux te prendre un double de la clé dans l'entrée,
comme ça, si tu rentres tard...
-Ah ouais, en plus, ça risque d'arriver, ça fait que...
-Eille, es-tu sûr que j'étais invitée ?
-Bien oui.
On peut toujours inviter quelqu'un dans un party de même.
-Ah ouais, hein ? -Bien oui ! Viens-t'en !
-Eille, c'est beau chez vous !
-Merci.
-Tes parents sont pas là ?
-Qu'est-ce que t'en penses ?
-J'imagine que tu fais ce party-là dans leur dos.
-Ah non, pantoute, ils sont down,
du moment que je fais le ménage après, mettons.
-Ah ouais ? -Eille, bois donc ça, toi !
-Merci. -En veux-tu un toi aussi ?
-Non, non, je suis pas vraiment .
-Je vais prendre le sien.
-All right !
-Mégane !
Viens voir ! -Je reviens.
-Qu'est-ce qu'elle t'a fait, Chanelle ?
-De quoi tu parles ?
-Je sais pas, t'avais l'air en crisse contre elle à l'école.
-Voyons, t'as pas rapport.
-OK, mais pourquoi on est ici d'abord ?
Parce que clairement t'es pas dans le mood de voir du monde.
-Regarde, j'ai envie de boire, t.
-Se souler quand t'es en crisse ?
Eille, beau réflexe familial !
-Eille, ta yeule !
-C'est donc bien lourd ici.
C'est parce que c'est un party.
Hein ?
♪ I lost my mind, I lost my mind ♪
♪ I lost my...
♪ I lost my mind, I lost my mind ♪
♪ I lost my mind
♪ I, I, I, I...
♪ I lost my mind
♪♪
-Bye, là.
- ?a va ?
-Hum-hum.
-Qu'est-ce que t'as, beau chat ?
Qu'est-ce qui te rend triste ?
-Rien.
-Viens, on va aller dans mon lit.
-Je peux pas dormir ici.
-Juste pour s'allonger.
-Thérèse !
Eille ! Viens-t'en !
Tu dors pas ?
Eille...
Qu'est-ce qui se passe ?
-Je pense que j'ai fait un cauchemar.
-Veux-tu m'en parler ?
-Maman...
est-ce que tu m'aimes encore ?
-Bien voyons donc, ma pouliche,
je vais jamais arrêter de t'aimer.
OK ?
Jamais, jamais, jamais, jamais.
OK ?
Viens ici !
Viens ici, mon petit chat...
Petit chat...
Petit chat-chat...
♪♪
♪♪
-Eille, merci pour la photo.
Je pense que je m'en remettrai jamais.
-Quelle photo ?
Salut.
-Salut.
?a fait que t'étais pas là quand je me suis réveillée.
-Je t'ai dit que je pouvais pas dormir chez vous.
-As-tu passé une belle soirée, au moins ?
-C'était malade.
-Bon, euh... je vous avais demandé de lire
les cinq premiers chapitres des Désordres amoureux,
j'aimerais savoir ce que vous en avez pensé.
Est-ce qu'il y a quelqu'un qui veut se lancer ?
Oui, Sandrick ? -Moi, j'ai quand même aimé ça,
mais je trouve qu'à un moment donné, ç'a commencé à chier.
C'est souvent de même, il faut croire.
-OK...
C'est un bon roman, pourtant.
Qu'est-ce qui t'a fait décrocher ?
-La scène de l'avortement.
-Ah ouais ?
Et comment ça ?
-Je trouvais qu'on n'avait plus d'empathie pour la narratrice.
Elle dit que son bébé était défectueux
parce qu'il a été rejeté par son père,
mais come on, il a rien de défectueux.
- ?a va, capitaine pro-vie ?
Parce que, tu sais, les femmes ont quand même le droit
de décider ce qu'elles font avec leur corps.
-Bien oui, clairement, je suis tout à fait d'accord,
c'est juste que je trouvais que dans cette situation-là,
je sais pas, c'était un peu égo ?ste de sa part.
-Ayoye ! OK !
Excusez, je savais pas qu'on était revenus en 1985...
-Il y a-tu un problème, Mégane ?
As-tu de la misère à écouter l'opinion de tes collègues ?
-Bien non,
mais excuse-moi, Sandrick, c'est un vieux discours rétrograde.
C'est dégueulasse.
-Excuse-moi, Mégane, je suis pro-choix autant que toi,
mais je laisserai personne dire
que l'opinion de leurs collègues est dégueulasse.
Sandrick a rien dit de déplacé.
-Bien voyons ! Est-ce que je suis la seule qui a entendu,
parce que c'est comme si quelqu'un disait dans ta classe
que l'homosexualité, c'est une maladie mentale.
Tu lui permettrais-tu de donner des arguments ?
-Sandrick était juste en train de partager sa réaction émotive
face à un personnage, on n'était pas dans un débat d'idées !
-Bien, moi, je la trouve cave, sa réaction.
-Moi, ce que je trouve cave, c'est ton attitude présentement.
On peut pas dire que t'élèves le débat.
-Je viens pas ici pour me faire traiter comme de la marde, hein.
-Si t'es pas heureuse, tu peux quitter aussi.
♪♪
Je vous rappelle qu'il y a une chose qui passe pas ici,
c'est le manque de respect.
Je veux qu'on débatte, mais je veux qu'on soit capable
d'écouter l'opinion des autres, sinon ça donne rien.
Rentre pas chez nous, ce soir.
S'il te plaît.
Il y en a qui sont tellement dans une rectitude de pensée,
ça fait peur.
-Ouais.
-Mégane Dulude est venue me voir.
-Qu'est-ce qu'il y a encore ?
-Il paraît que tu l'as traitée de cave ?
-Voyons donc, Mireille,
tu sais bien que je traiterais jamais une élève de cave.
-Son amie a la même version des faits.
Dans les circonstances,
on va faire une pause du club de lecture.
-"Les circonstances" ? Parles-tu de la plainte de l'autre fois ?
Voyons, Mireille, tu mêles tout !
-Peut-être, mais ça commence à faire pas mal.
-Non !
Il est hors de question que j'arrête mon club de lecture !
-Tu le reprendras en septembre ! -T'as pas le droit de faire ça !
C'est qui le boss icitte ?
C'est-tu les parents et les élèves ou bien, non, c'est toi ?
Mets tes culottes, câlisse !
-Chanelle, what the fuck ?
♪♪
-Come on ! S'il te plaît, laisse- !
Laisse-moi ta petite culotte !
-Bien voyons donc, je peux pas aller au souper chez ma mère...
-Pourquoi pas ? S'il te plaît...
-T'es fou...
-S'il te plaît ! -Non !
♪♪
-Moi aussi, je fais des affaires que je veux pas !
-Je veux pas !
?a me tente pas !
-OK, Thérèse ! -Qu'est-ce qui se passe, là ?
-Elle veut pas prendre son bain depuis deux jours !
-Non, je ne veux pas !
-Oui, mais là, c'est le temps d'y aller ! Il faut se laver, là !
-Je veux pas ! -Thérèse !
-Je parle français, il me semble !
Non !
-Eille...
-Elle a jamais fait de crise de même.
-Je sais, mais regarde, elle a huit ans.
Rappelle-toi comment que tout était compliqué à huit ans.
-OK, mais là, c'est Thérèse, mademoiselle ensoleillée.
Et elle a presque pas dormi la nuit passée.
-C'est sûr que...
Sandrick qui rentre en plein milieu de la nuit,
ç'a pas dû l'aider.
Peut-être que...
Peut-être qu'on a été assez généreux avec lui.
Tu penses pas ?
C'est pas un hôtel ici, il peut pas faire ce qu'il veut.
-Ouais, ouais, t'as peut-être raison.
-Eille...
-Ah oui, et c'était dans la boîte aux lettres, ça.
C'est pas le livre que t'es en train de lire de ce temps-là ?
-Bien oui...
Je sais pas, j'ai dû l'échapper sur le perron
et il y a quelqu'un qui l'a mis dans la boîte aux lettres.
-Donne-moi une chance, s'il te plaît !
-Crisse, les mots que t'as mis dans le livre,
Jeff, il aurait pu les voir !
-Il aurait rien compris !
Chanelle...
-Arrête, arrte, tu vas me rendre folle, pour vrai, arrête !
-Je veux pas te rendre folle, je veux te rendre heureuse,
et je le sais que j'ai ce qu'il faut pour te rendre heureuse.
-T'as 17 ans, Sandrick ! -Pis, ça ?
J'en aurais 27, ça serait-tu différent ?
-Peut-être, mais t'en as 17.
-On s'en fout de l'âge, OK ?
T'en aurais 50 que je m'en foutrais.
Je suis amoureux de toi, Chanelle.
-Si tu m'aimes, OK, il faut que tu t'en ailles,
que tu rentres chez vous et que tu me laisses tranquille, OK ?
-Jure-moi que je te fais rien.
Jure-moi-le.
-Arrête, là...
♪♪
- ?a fait que ça te tente-tu de m'expliquer
pourquoi tu fais accroire que je suis ton amant ?
-As-tu parlé à ma soeur, toi ?
-Je l'ai croisée hier en faisant du vélo.
-Hum...
- ?a me dérange pas que t'aies un amant, c'est tes affaires,
c'est juste que...
-Regarde, ma soeur s'est imaginé des affaires
parce qu'on est un petit peu dans un bout rough avec Jeff,
mais j'ai pas d'amant, non.
-Ah !
Tu sais, ton message de...
"on aurait pu passer la soirée dans ton lit",
c'est à moi que tu l'as envoyé.
Mais voyons, capote pas avec ça,
je dirai rien, tu me connais.
?a va-tu ?
-Je suis en train de capoter bien raide.
Je sais pas ce qui m'arrive, man,
je pense tout le temps à lui...
Je suis en train de virer folle.
-Allô. -Allô.
Euh...
Regarde, je m'excuse pour hier, Mégane.
Ma mère...
a voulu avorter quand elle était enceinte de moi.
Mettons que de savoir que t'étais pas désiré,
ça te "fucke" un peu.
-Ouais...
Mais tu sais, je pense quand même que j'avais raison.
-Vraiment.
Pour vrai, t'avais vraiment raison.
Je pense que je suis juste un peu trop émotif
pour ces affaires-là.
Tu m'en veux pas trop, j'espère ?
-Non, c'est plus à Chanelle que j'en veux.
-C'est vrai qu'elle était intense.
Mais là...
je me suis comme ennuyé de toi.
-Tu sais que je vais me faire des idées
si tu continues de même.
-Des idées ?
-Genre je vais peut-être penser que tu veux devenir mon chum.
-Et ça serait-tu un problème ?
♪♪
-Ce qu'on vous propose, donc,
c'est de renoncer à votre héritage pour cause d'indignité
en échange d'une somme symbolique de 2500 $.
-Eille, c'est clair que vous me niaisez !
-Pourquoi ma cliente accepterait une offre comme ça ?
-Il se trouve que ma cliente a en sa possession
une preuve incontestable de l'indignité de la vôtre.
-On a pris connaissance
de la lettre que Sébastien avait envoyé à sa soeur.
Rien ne prouve qu'il n'a pas inventé
les violences que ma cliente lui aurait infligées
dans le but de dédouaner sa propre violence.
-Non, non, c'est une autre preuve !
-C'est quoi, cette preuve-là ?
-Je peux-tu ?
Ouais, tu sais bien que c'est un.
-Regarde...
Elle a ses hauts et ses bas,
mais j'ai pas envie de la laisser.
-Pourquoi ? Elle veut juste ton !
-Sandra, si je la laisse,
je sais que je ne reverrai plus Sandrick.
J'ai aucun droit sur lui, moi, j.
-Elle serait bien folle de faire ça !
Crisse, ça va faire quatre ans q !
-? qui tu parles ? -? ma soeur, là !
-Raccroche ! -Lâche-moi !
-Raccroche !
-Eille, elle est-tu en !
-Renoncer à 50 000 $ à cause de ça ?
Allez donc chier !
Voir que je vais accepter ça ! Vous êtes débile ou quoi ?
-Devant un juge, c'est clair qu'on perd.
-Oui, mais on se chamaillait, comme n'importe quel couple !
-Mme Ranger...
-Regarde, regarde ! OK, attends, attends, attends !
On dit que c'est lui qui m'avait frappée en premier, c'est...
-Moi, à votre place, je prendrais l'argent.
Vos chances sont trop minces et votre fils veut pas témoigner.
2500 $, hein, c'est une bonne offre.
Et dans votre situation...
-Dans ma situation !
♪♪
-Salut.
-Salut.
-Je sors officiellement avec Mégane.
Personne va se douter qu'on est ensemble toi et moi.
-Je laisserai pas tomber ma famille.
C'est trop important pour moi.
-Babe, je te demande pas ça.
Je veux juste que tu me gardes une petite place.
-Et il ne faut plus jamais que mes enfants se doutent de rien.
Plus jamais. -C'est clair.
-C'est-tu vraiment ça qu'on fait ?
C'est-tu ça que tu veux pour vrai ?
-T'es la plus belle affaire dans ma vie.
Je vais aller aux toilettes.
-Il était pas supposé retourner chez sa mère, lui ?
-Ouais, mais je lui ai dit qu'on le dépannerait
une dernière nuit.
♪♪
-Ya !
-Ah ! Presque ! Encore ? Bien oui !
-Oh yeah !
-On va y aller. -Déjà ?
-Mais Sandrick a dit qu'on avait 15 minutes pour jouer
et ça fait juste 2 minutes.
-Ouais, eh bien Thérèse est prête plus tôt finalement.
-Ouais, mais son cours de piano est pas juste à 9 h 30 ?
-Ouais, mais je vais passer à la job avant.
-C'est poche, on n'a même pas fini notre game.
-Oui, mais tu la finiras une autre fois, OK ? Viens-t'en.
-Ah, ah !
-J'avoue que c'est poche. On se reprend.
-Bye ! -Bye !
-Toi, tu voulais pas un lift pour l'épicerie ?
-Euh, non, c'est bon.
J'ai quelques petits trucs à faire avant, ça fait que...
-Comme tu veux.
- ? tantôt.
♪♪
Hé !
-Hé !
-On est tout seuls.
Tout seuls, tout seuls.
-Non...
Pas dans ce lit-là, OK ?
Pas ici.
-C'est quoi, t'es pas game ?
Je m'en vais à la job après.
-Je peux pas...
Je peux pas.
Attends, attends, attends...
Je peux pas.
♪♪
-Je veux tout connaitre de toi.
-Hum...
Demande-moi ce que tu veux.
-T'as quel âge ?
-Pff !
-Euh... j'ai 37 ans.
-OK. -Hum.
-Pis mettons...
C'est quoi, la plus belle chose que t'as faite dans ta vie ?
-Mes enfants.
Hum...
-Et la pire ?
-Ce qu'on fait en ce moment.
-C'est beau, ce qu'on fait.
-C'est toi qui es beau.
Et toi ?
C'est quoi, la plus belle ?
-Euh...
D'avoir toujours réussi à protéger ma mère.
-OK...
Et la pire ?
-Je sais pas si je peux te le dire.
-Tu peux me faire confiance.
-C'est un secret. -OK.
-J'ai déjà porté plainte contre mon ex-beau-père
pour agression sexuelle.
Mais c'était pas vrai.
-OK.
C'était encore pour protéger ta mère, ça ?
-Ouais.
?a te fait-tu badtriper ?
-Non ! Bien non !
-OK.
Salut !
-T'es en retard.
-Ouais, excuse-moi.
-T'es allé voir ta blonde ?
-T'as l'air de rien de même, mais t'as du flair, mon Jeff.
-La prochaine fois, accélère un peu, "punche" à l'heure.
-Bien oui ! Certain, chef !
-Ta gomme !
-Tu viens-tu mettre ton pyjama ?
Les enfants veulent qu'on aille jouer aux cartes.
-Je pense qu'il est temps que Sandrick retourne chez eux.
-Chut, Elliot joue dans sa chambre à côté.
-Je peux lui dire, à soir, de nous laisser en famille ?
-Ouais. Ouais, ouais...
En même temps, je trouve qu'il est bien bon avec Elliot.
-Il prend trop de place.
Je me sens bizarre quand il est là.
Quessé ça ?
Dégueulasse !
-Shit !
Je sais pas, là, ça doit être les enfants...
Bouge pas, ça prend de la glace.
-Hum...
-Tu prends la place de Sandrick, papa.
C'est rendu toi, le trou de cul.
-Bien ouais.
-Trou de cul ! Trou de cul ! -Bien essayé, Jeff.
-Il est o ?, notre cadre ?
-Sandrick a mis mon dessin dedans pour l'exposer.
-Quoi ?
-Ouais, bien Elliot voulait le protéger, ça fait que...
je me suis dit que j'allais lui faire une petite surprise.
-Une surprise ?
-Ouais.
-En prenant notre cadre de photo de famille ?
-C'est pas grave, Jeff. -Non, mais là !
-Excuse-moi, je...
-Je pensais que c'était une bonne idée, le cadre.
-Bien oui...
-C'était une super bonne idée. -C'est ça !
Oh ! Pas mal beau, hein !
-Qu'est-ce que tu fais là ?
-Oh, il y en a, du livre, hein !
Tu dois aimer ça !
Eille, je voulais juste vous dire merci
pour le coup de main avec mon fils,
mais je vais le ramener à soir.
?a va mieux, je suis sur une bonne passe.
-Bien oui, vous avez l'air heureuse.
-Je suis heureuse certain, j'ai gagné mon procès.
Je vais toucher mon héritage là.
Ta mère va s'en sortir ! Grr !
-Bravo ! -Merci, merci.
Oh, ça boit du vin ?
-OK, non, on va aller à la maison.
Je vais aller faire mon sac.
-Comme tu veux.
Eille ! Vous êtes donc beaux, vous deux !
C'est quoi, vos petits noms ? Regarde ça !
-Je pense que ça va être l'heure du dodo.
Thérèse, regarde, va avec papa.
-Viens-t'en.
-Et moi, je vais gérer ça.
-Je serai pas loin. -OK.
Je vous raccompagne dehors ? -Hum-hum.
Eille, bonne nuit, là !
Tu vas gérer ça ? Me gérer moi ?
-C'était une façon de parler.
-T'aimes beaucoup ça, porter du rouge, toi, hein ?
-Hein ?
-C'est drôle, c'est juste la même couleur que les bobettes
que j'ai trouvées dans le lit de mon gars.
J'ai l'air bien conne de même, mais je suis wise.
Je le sais que tu couches avec mon fils.
Oh ! Ta face a tellement changé
que tu viens de me prouver que c'est vrai.
J'ai menti, j'ai pas gagné.
Je vais le perdre, mon héritage.
50 000...
C'est ce que tu me dois
si tu veux pas que je te dénonce à la police.
50 000 piasses.
Je te laisse deux jours, pas plus.
-C'est pas à moi, les bobettes.
-Dans ce cas-là,
tu m'en voudras pas de les garder très précieusement,
comme une pièce à conviction.
Je te l'ai dit, Chanelle,
je suis moins conne que j'en ai l'air.
T'as tout ?
-Ouais.
-Bon, eh bien...
Merci pour le coup de main, Mme Chouinard.
Bonne soirée, là.
-Bonne soirée.
♪♪
♪♪
♪♪
Sous-titrage : ?pilogue Services Techniques Inc.
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