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J'ai serré la beauté dans mes bras, mais je l'ai trouvée amère...
et je l'ai recrachée...
MYTHOS - Action culturelle en association avec
ROSEBUD, HOT SHOT Productions et Le centre du film grecque présentent
un film de Constantine Giannaris
GARÇONS D'ATHÈNES
Sasha... Réveille-toi. Debout. Il est 5h30.
Pour l'amour de Dieu, Sasha. Tu m'entends ?
Je ne veux pas de lait.
Sasha... Debout !
Sasha... Réveille-toi !
Sasha, tu m'entends ?
Sasha, pour la dernière fois. Tu dois aller travailler. Debout !
Tu m'entends ?
Debout ! Fais ce que dit ta mère !
Debout !
Tu vas perdre aussi ce boulot si tu ne fais pas gaffe.
À quelle heure tu es rentré hier soir ?
Où diable étais-tu ?
T'as rien à dire, hein ?
Hé, ralentis, crétin ! Je suis crevé.
Fais tirer une taffe, allez. J'ai besoin de me détendre.
Alors, qu'est-ce qu'il y a avec Elenitsa ?
Je l'ai vue au château l'autre soir.
Hé, elle ne t'a même pas regardé !
Pourquoi elle devrait ? Elle était avec Dimitrakis.
Tu sais ce que le vieux de Dimitrakis lui a acheté, andouille ?
Une toute nouvelle voiture, mec ! Un putain de cabriolet !
Et une nouvelle montre. En or massif...
Tais-toi ! Elle me casse les couilles.
Vous me cassez tous les couilles. Toi y compris !
- Moi ? - Oui, toi !
Moi ? Kotsian ?
Sac à merde !
Merde, ça m'a flingué, connard !
Hé ! Fais la poule !
OK, les garçons. On a des trucs bandants aujourd'hui. Voici Olga.
Elle suce super bien. Plein de belles choses à tripoter.
Prenez-la à genoux.
La belle Olga. Notre fille en or.
Notre offre spéciale.
La petite Olga.
Alors ? Intéressés ?
Non ? Profiteurs.
En solo ou en duo. Olga est pas difficile.
A l'étage à gauche. Amuse-toi bien.
- Bonsoir. - Tu parles russe ?
Bien sûr.
- Hé, comment tu t'appelles ? - Pond... Rosso Pond.
Mes amis m'appellent Sasha.
- D'où es-tu ? - Du Kazakhstan.
- Quand es-tu venu en Grèce ? - En 1990. Avec mes parents.
J'avais seulement 10 ans.
- Où habites-tu ? - À Menidi.
- Tu vas à l'école ? - Non.
- Tu travailles ? - J'étais avant sur des chantiers.
Mais j'ai arrêté.
J'en avais marre. C'était dur... j'avais mal au dos.
Ces putains de chantiers m'ont achevé.
Tu ne manges pas avec nous ?
Non, je prendrai quelque chose plus tard.
Comment se passe le boulot ?
J'ai dit, comment ça se passe ?
Qu'est-ce qu'on va faire de toi ?
Comment veux-tu qu'on t'entretienne ?
Avec du vent ?
Je ne retourne pas sur le chantier.
Je n'y retourne pas.
Alors, pourquoi ça mord pas ce soir ?
Je suis là depuis trop longtemps. Ils me connaissent tous.
Merde. J'ai un rendez-vous aussi ce soir. Samedi soir.
C'est gênant quand la nana doit payer la sortie.
- Tu travailles à Omónia depuis longtemps ? - Depuis que j'ai 13 ans.
C'est triste, maintenant. Déjà retraité à ton âge.
Tu crois ? Va te faire foutre !
- Doucement. C'est de la Kalamata. - On a aussi de bonnes choses à Menidi.
La merde des gitans ? C'est des ordures.
Le truc albanais ? C'est pas bon ?
- C'est plein d'hormones. - Des hormones ?
Ils mettent de la merde dans le sol.
Je te le dis, c'est pas à la hauteur des trucs grecs...
De Pyrgos, Serres... de super trucs...
- de Kalamata. - Je t'ai écouté la première fois.
J'aime les choses locales.
Et toi ?
- Tu veux sortir ce soir ? - Je sais pas.
Oh putain, encore fauché ?
Je dois encore payer ?
Et pourquoi pas baiser ?
- Un peu un homme à femmes, hein ? - Bien sûr, j'ai eu plein de filles.
- A Menidi ? - Partout.
Maintenant, j'en ai trouvé à Athènes.
Différentes... friquées.
Bonnes à niquer. Et elles paient ta sortie dans les clubs.
- Et Elenitsa ? - Elle est différente.
Elle est des nôtres. C'est une Pontienne.
Je épouserai quand j'aurai 25 ans, fonder une famille.
Elle est encore jeune. 15 ans. c'est une gamine.
- Et pour l'instant ? - On continue de baiser.
- Qui ? Elenitsa ? - Pas du tout !
Elle doit rester pure, vierge.
- Et les autres filles ? - Je t'ai dit. J'en ai plein.
Il te rend pas malade ce con ?
Dimitris n'est pas un con.
O. K., c'est pas un con. C'est un branleur.
- Tu veux qu'on se remette ensemble ? - Je ne peux pas.
- Et pourquoi ? - Mon père ne t'aime pas.
C'est toi que je veux, pas ton père.
Il dit que tu sers à rien. Tu n'as pas de boulot... rien.
Je sers à rien ?
C'est le branleur. Il s'est rappelé que j'étais ici.
- Je te vois plus tard ? - Je ne crois pas.
Enfoirées de putes. La plupart d'entre d'elles,
elles te mâchouillent, puis te recrachent.
Tu tombes amoureux, elles te chient sur dessus.
Tu leur dis que tu les aimes et elles regardent ton portefeuille.
Putain ! J'en ai eu marre.
Elle t'emmène faire un tour, hein ? Pour la baiser.
Alors, qu'en dis-tu ? Tu y as réfléchi ?
J'ai entendu dire que tu avais quitté le chantier. Bonne idée.
Cette merde, c'est pour les cons... et les Albanais.
- Combien ? - Un cinquante.
- Un cinquante ? C'est quoi son nom ? - Natasha.
Encore une ! Y'a des Natasha partout en ce moment.
- Elle parle grec ? - Pas un mot. Tant mieux.
Alors, pourquoi tu l'as vend ?
Pour l'argent ! Quoi d'autre ? Elle me casse vraiment les couilles !
Elle veut se marier et toute la merde. Elle dit qu'elle m'aime.
Oui, c'est ça ! Cette salope veut juste des papiers.
- Depuis combien de temps elle est pute ? - Elle a des heures au compteur.
- Je peux l'essayer ? - Bien sûr. On est une famille, non ?
- Combien tu en veux ? - Deux.
- Millions ? - Millions.
J'ai des frais. Pense-y. Repas, billets, hôtels...
toutes sortes de merdes. Alors ? Tu es partant ?
Je suis partant.
- J'en ai entendu une bonne hier. - Ah ouais ? Raconte.
C'est une nana, hein ? Une femme plus âgée.
Elle entre dans un bordel pour mecs. La dame vérifie et dit :
« Madame, nous avons des russes et du Pond. ».
« Quelle est la différence ? », demande la meuf.
« Les russes ont une bite longue et mince,
et le Pond, petite et grosse. ». La meuf réfléchit.
Puis elle demande à la dame : « Vous avez un Pond russe ? ».
Elle est bonne.
Abruti !
Comment ça va ?
Où étais-tu ?
Des choses à faire.
T'as du feu ?
Ouais.
Viens, chérie. On a du boulot.
À un de ces quatre.
Ses cuisses sont naturellement une mine d'or.
- Qu'est-ce qui t'a pris, Giorgio ? - Un mot de toi et c'est de l'histoire ancienne.
- Est-ce que tu l'aimes ? - Pas mal.
Tu vois à quel point elle est folle de moi ?
Viens regarder.
Allez, ne sois pas timide. Fais comme chez toi.
Qu'est-ce que tu fous ? Laisse cette chanson.
Ouais, connard ! Je ne peux pas conduire sans musique.
- J'en ai entendu une bonne. - Pas encore une !
Tais-toi et écoute. Elle est bien. C'est un américain,
- et un russe. - C'est maintenant qu'il faut rire ?
Ferme-la ! Alors, l'Américain regarde le russe
descendre sa braguette et sortir une énorme bite.
- Comme la mienne, hein Blackie ? - Oui, tout à fait.
Alors, il frappe sa bite sur la table et dit au russe :
« Je m'appelle Bill... Bouffalo Bill. ».
O. K., Buffalo. Le russe jette un coup d’œil, descend sa braguette,
et sort deux énormes bites. Il les frappe sur la table et dit :
« Je m'appelle Bill... Tcherno-Byl. ».
- Elle est bonne, hein ? - Bonne ? C'est quoi cette merde ?
- Tu peux la manger ? - Tu ne comprends pas, crétin ?
Vous déconnez, j'espère ? Vous ne connaissez pas Tchernobyl ?
Si.
Alors, dis-nous, Panagioti. J'en peux plus d'attendre.
Ils y ont largué une bombe atomique.
- Ils l'ont bombardée ? Quand ? - Il y a des années.
- Qui ? - Les Américains, qu'est-ce que j'en sais ?
Elle est cool ta blague, Blackie. Vraiment cool.
- Andouilles. - Abrutis.
- Qu'est-ce qui se passe ? - Je t'emmerde.
- Allo ? - Salut, Nikos, c'est Sasha.
- Oh, salut. - Je peux venir ?
- Où es-tu ? - À Omónia.
Dans une heure.
Tu revois Nikos ?
Qu'est-ce que je peux faire ? Je dois descendre à Glyfada.
- T'en as pas un peu marre de lui ? - Si, un peu.
- Tu te souviens où tu l'as rencontré ? - À l'usine, un soir.
Il te paie plus que les autres, non ?
- 20 000. Pas mal. - Qu'est-ce que tu entends par, pas mal ?
C'est le double de ce que tu as à Omónia. Et sans les galères.
Ouais. Il vient me chercher à Faliro, on ira chez lui.
Je fais ce que je dois faire. Bam, bam, c'est tout ce qu'il y a à faire.
- Et il n'a jamais essayé de te baiser ? - Personne ne me baise. Déjà.
Il doit vraiment te kiffer pour 20 000.
Il est dingue de moi. Tu piges !
Il a travaillé pour une maison de disques, le label de Katy Garbi.
- Tu veux te faire une ligne ? - Je touche jamais à ça.
Que de l'herbe. C'est un cadeau de Dieu. Tu me connais.
Religieux, hein ? T'es croyant ?
Bien sûr.
Tant mieux pour toi, mon garçon.
La confession est une bonne chose.
Après ici, tu iras directement dans une maison close
pour absoudre tes péchés, non ?
Un truc comme ça.
Comment va Panagioti ?
Ça va.
Alors ? T'en dis quoi ?
Je te déteste.
Pourquoi ?
Tout ce que j'ai dit s'est avéré, n'est-ce pas ?
Pourquoi tu me vends ? Quel est le problème ?
L'argent ? J'en fais pas assez ?
T'en fais assez.
Tu en veux plus ?
Tiens ! Prends tout... putain de grec.
Pourquoi tu ne m'aimes pas ?
Si tu as une petite amie que tu penses être une merde...
fais-en une pute et ramasse le fric.
Tu piges ?
Tu resteras un peu avec Sasha pendant que je règle les affaires.
Un coup de fil et tu repars en Russie.
Et tu ne veux pas de ça maintenant, n'est-ce pas ?
Qui est-elle ?
Tu ne la connais pas. Elle est nouvelle.
Je vais l'acheter avec l'argent que je gagne de toi.
C'est facile.
Ouais.
Hé, qu'est-ce que tu écoutes ?
House.
Hé, tu as encore des morpions ? Tu ne vas pas nous les refiler, hein ?
Pas du tout ! Rasé et poudré. Pas un putain de poil qui dépasse.
Tu as pris une douche après ?
D'abord tu te douches, ensuite tu te rases, abruti !
Ensuite, tu mets la poudre, tête de nœud ! Putains de morpions.
Samedi soir. Combien d'hypnotiques tu as avalé ?
- 5. - 5 ?
- T'en as encore ? - Non. J'ai tout bouffé.
- T'es un sale gourmand ! - Va chier !
La moitié d'un hypnotique suffit. Tu es un putain de Dieu !
Pas 5, putain ! Il va dribbler comme un taré, mec !
- Et Philippos ? - Il est défoncé.
Qu'est-ce qu'il veut de toute façon ? De nouveaux amis ?
Ça lui a mis une claque après.
On lui a mis une claque ensemble à Salamina.
C'est cool, hein ?
Qu'est-ce qui est cool ? Ça te fait chier.
Ça fait grave débander. Je gère les médocs, mais là, ça claque... un cauchemar.
Merde ! Comment je fais pour danser sans musique ?
- Tu veux un blowback ? - Pourquoi pas.
Ça vient d'où ?
Cadeau de mariage.
On doit avoir une petite discussion.
Lequel de ces enculés te l'a dit ?
Nikos. Cet enfoiré.
Qu'est-ce qu'il t'a dit ?
Il a dit que tu étais... un très gentil garçon.
Et alors ? Ils disent la même chose de toi, hein ?
Va te faire foutre ! Il a collé sa bite sur mon cul et m'a donné 40.
Pas mal pour une journée de boulot. Pas mal du tout.
Tu es un mec à louer. Tu n'es pas un pédé pour la prendre dans le cul.
Sois réaliste ! Quelle différence il y a...
entre la mettre ou te faire mettre.
Ils vont encore te faire devenir pédé.
Nikos n'est pas comme les autres.
Qu'est-ce qui se passe ? Il te fait de l'effet ?
Ça n'arrive jamais, Panagioti. Jamais.
Une fois, tu n'es pas un pédé. Deux fois, t'es un peu pédé.
- Trois fois ? - C'est bon !
J'ai compris, hein ?
Et le patron ? Il t'aime bien ?
Ouais.
- Combien il te paie ? - 150 000 pour commencer.
Et, qu'est-ce que tu vas faire exactement ?
Emmener les gens. Leur faire visiter Athènes.
Tu connais Athènes ?
Bien plus que toi.
- Comment ça se passe à la maison ? - Bien. Pourquoi tu demandes ça ?
Pourquoi tu n'es pas allé à l'université comme ton père ?
Je ne veux pas. Allez, tu connais mon niveau.
Je ne comprenais rien de cette merde à l'école ici.
Je ne suis pas très intelligent.
Allez, on bouge. J'en ai marre de ça.
Oui. Pourquoi pas.
Belle coiffure.
Tu as quel âge ?
17, bientôt 18.
Et si j'essaye de m'enfuir, tu vas aussi me tabasser ?
Je n'ai jamais frappé une femme.
Tu apprendras. Ne t'inquiète pas.
Encore, putain ! Tu mises le 10 noir et tu as un 3 rouge.
Il se fout vraiment de notre gueule.
Il se fout de moi, tu veux dire !
J'ai toutefois mis à sec Philippos l'autre jour. Je lui ai récupéré 100.
Bravo ! Tu as torpillé le junkie.
- J'ai tout perdu en une demi-heure. - Crétin !
- Ça va ? - Et merde.
À plus.
C'est ça, casse-toi !
Beaucoup de gamins ici ont quitté la maison ou n'ont pas de parents.
C'est différent pour les albanais. Ils ont quitté leurs maisons,
leur pays, ils sont perdus.
On est pas comme eux. Ce sont de vrais connards.
Écoute, Anestis. Certaines machines sont payantes.
Mais tu dois avoir un truc, non ?
Combien tu dois ?
Même en vendant mon cul le restant de ma vie...
je ne pourrais pas payer.
J'en ai marre de me louer pour des connards.
Je ne peux même pas parler grec. Moi ! Un putain de grec !
Anestis. Arrête avec ça. Nous sommes grecs.
Des grecs ? On est juste là pour des Pontiens russes.
Et ils ont aussi raison.
Comment tu peux être quelque chose, quand que tu ne parles pas la langue ?
Pourquoi nos parents nous ont amenés ici d'ailleurs ?
On étaient bien en Russie, n'est-ce pas ?
Comment tu t'en souviens ? C'était il y a tellement longtemps.
Je m'en souviens. Crois-moi.
Ils croient que je suis aussi pédé. Mais je traîne juste avec eux.
- Pour moi, ils ne servent juste à rien. - Parle-moi de ça.
Merde, je suis vraiment défoncé.
Oublie la drogue et toute cette merde. Qu'entends-tu par, ils ne servent à rien ?
- Ils me rendent malade. - Tu vois ? C'était pas si difficile.
- Ils veulent te voir. - Qui, moi ?
Hé, y'a de la ligne, mec !
Et après l'armée ? Que vas-tu faire de ta vie ?
Je vais faire quelque chose tout seul.
Je veux être danseur.
- Tout ça va se terminer. - Tout ?
Ouais.
- Tout se passe bien ? - Cool.
- Et Natasha ? - Bien. Aucun problème.
- Tu l'as déjà eue ? - Bien sûr que je l'ai. Depuis le premier jour.
- Combien de temps tu es sorti avec ? - 6 mois.
Sa chatte est devenue toute molle. C'est pas marrant de baiser un truc mou.
- Et l'argent ? - T'en as plus ?
Non.
Je peux te donner une avance si tu veux.
Je pars pour Patras ce soir.
J'ai vendu ma montre hier. C'était un cadeau de mon père.
- S'il le sait, il va me tuer. - Où est ton père maintenant ?
- À Genève. - Où ?
En Suisse. Très loin.
Je dois trouver un boulot. Je suis dans la merde. Je dois 500 000.
500 000 ?
Je continue à travailler et je ne sais pas où va l'argent. Tu veux une ligne ?
Qu'est-ce qui se passe avec ces FRB ?
- C'est quoi les FRB ? - Les filles riches de banlieue.
- C'est comme ça qu'on les appelle ? - Ouais.
Regarde comme on baise, hein ? Elles sont tous aussi tarées.
Tu es vraiment con !
On a de grosses bites. Je bichonne les mecs. On s'amuse bien.
- Est-ce que tu m'aimes ? - Oui, bien sûr.
- Ils ont tous des voitures ? - Oui. Parfois 2 ou 3.
- Chères, hein ? - Tu parles, GTI, BMW...
C'est du sérieux.
Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour,
et pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous a offensés,
et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du mal. Amen.
Santé !
Regarde qui se rapplique !
Qui a dit à Philippos qu'on étaient là ?
C'est moi. Pourquoi ? Il baise avec toi ?
C'est ça, t'as raison.
Alors, torche-toi le cul et passe à autre chose.
Alors, vous voilà, hein ? Je vous cherche depuis des heures.
Tu t'es perdu, couillon ? Je t'ai dit qu'on étaient là.
Pas de lézard, gamin. Le docteur est là.
Tu ressembles plus à une infirmière pour moi.
Tu sais de quoi tu parles, putain de petit pédé.
Va te faire foutre, junkie !
Va te faire foutre !
- C'est de la bonne, hein ? - De la bonne.
- C'est pas là que tu as baisé Psipsina ? - Psipsina ?
Ta gueule, mec ! Qu'est-ce que tu racontes ?
- Psipsina ? Quand ? - L'été dernier. Tu ne la savais pas ?
Écoute Stelio, on ne te l'a pas dit pour pas que tu te fâches.
Tu veux dire que vous le saviez tous ?
Je jure devant Dieu que je n'ai rien fait.
Je vais te niquer, salaud ! Baiser ma copine !
Fous-moi la paix, mec ! C'était juste un plan.
Un jour, ils vont vous retrouver dans un champ ou un chantier,
allongés dans la merde avec les yeux grands ouverts.
J'espère juste que vos amis ne vous trouveront jamais.
Ne t'inquiète pas, gamin.
Je vais juste disparaître, comme si je n'avais jamais existé. Compris ?
Ça va me rendre malade.
J'ai fait un rêve la nuit dernière.
Raconte-nous.
J'étais de retour au Kazakhstan.
À l'extérieur de mon ancienne école, avec ma tante.
Elle me tenait la main.
Soudain, deux hommes ont surgi de nulle part, vêtus de noir.
Je ne pouvais pas voir leur visage. Ils ont commencé à tirer.
Sans raison.
L'un m'a touché à la poitrine, l'autre au ventre et je suis tombé.
Mais il n'y avait pas de sang. Les blessures étaient sèches. Comme avec des balles à blanc.
Mais je mourrais, je mourrais vraiment.
Arrête de prendre autant de pilules, mec. Cette saloperie perturbe ton esprit.
Écoute-le ! Ce connard nous fait passer pour des dingues.
Juste une ligne. Un petit sniff.
Ça ne te fera pas de mal.
Allez. Juste une ligne.
Je crois aux rêves.
Écoute ça. C'est vraiment bizarre.
Si tu rêves d'un arbre, c'est la vie. C'est bon signe.
Mais si tu rêves de sang, ça signifie qu'un proche va te faire du mal.
- Et s'il n'y a pas de sang ? - Un étranger. Tu piges ?
Et aussi, si tu rêves d'un prêtre, c'est pas bon signe.
- Et si tu rêves d'un homme ? - Un homme est le pilier d'une maison.
- C'est bon signe. - Et une femme ?
- Et si tu rêves d'une femme ? - Une femme signifie le chaos,
la tristesse, la maladie. Une femme est toujours une mauvaise nouvelle.
- Comment vont les gars ? - Ils me pètent les couilles, ces cons.
- Et tes parents ? - Merde.
Ma mère est toujours sur mon dos.
- Elle me harcèle pour trouver du boulot. - Que dit ton père ?
Mon père est mort.
Désolé, je ne savais pas.
Pas de souci.
Vraiment. Quel âge tu as ?
36.
Le même âge que mon père.
C'est bien ici.
Ouais.
- Et tu vis ici tout seul ? - Oui. C'est ça que j'aime.
Alors, que penses-tu du russe ?
Je sais pas. Attendons et nous verrons.
Nous devons le surveiller. Il pourrait essayer de nous baiser.
Alors, les garçons, qu'est-ce qui va se passer pour Natasha ?
La moitié de Patras va lui passer dessus.
- Combien elle peut en faire par jour ? - 50 à 60.
Plus le week-end.
Mais on parle d'Athènes ici. C'est différent dans la cambrousse.
J'ai entendu qu'ils étaient dingues de sodomie à Patras.
- Pyrgos. - Oui... Pyrgos.
Ouais, là-bas, ils kiffent la sodo. Ici, on fait pas ça.
Ces pervers de Pyrgos nous ont fait une mauvaise réputation.
Détends-toi.
De toute façon, le cul coûte plus cher que la chatte, non ?
De 3 000 à 10 000, juste comme ça. Pas mal, hein ?
Eh bien, bravo les gars ! Passons aux choses sérieuses.
La moitié d'abord, le reste après avoir eu la fille.
Ça marche ?
Ça marche.
Tu aimes ?
C'est super.
- Et mon corps ? - Magnifique.
- Et mon dos ? - Superbe.
Tu m'aimes ?
Plus que tout au monde.
Sois à moi...
et tout ce que je gagnerai...
tu l'auras.
Tu penses pouvoir aimer ?
On y va ce soir ?
C'est ça, mon gars ! Là, tu m'intéresses.
Qu'est-ce que tu fais ?
Comment les junkies arrivent à se sortir de cette merde ? Je ne comprends pas.
Si jamais tu bouffes de cette merde... je te quitterai, je pense.
Arrête ! Ça suffit.
Que veux-tu dire ? Je leur rends service, mec.
Ils ne supportent pas leur propre merde.
Un sniff de ça et ils sont raides morts. Juste comme des putains de cafards.
- Des cafards ? - Des cafards raides morts.
- Comme la pub pour l'insecticide. - Quelle pub ?
Le petit cafard appelle Teresa.
Je lui ai mis une claque et maintenant elle est morte...
- On a aussi coupé les vivres à Menidi. - Plus de fric, hein ?
De fric ? Non, on le fait pour nos potes, Theodora.
Au cas où ils feraient une overdose.
Une bande de bras cassés.
Tu es plutôt mignon, tu sais.
- Tu pourrais aller dans des endroits. - Des endroits ? Quels endroits ?
J'ai des amis... photographes,
et tout ça.
Tu as déjà pensé à être mannequin ?
Tu penses vraiment ? Moi ? Je pourrais être mannequin ?
Bien sûr que tu pourrais, bébé.
- Allo ? - Nikos ? C'est moi, Panagioti.
Bien, bien. Surprise, surprise.
- Je peux venir ? - Non, je ne peux pas.
- Demain, alors ? - Écoute, Panagioti, ne me casse pas les couilles.
Putain de pédé.
Regarde cette couleur, mec !
- Elle est bonne ? - Bonne ?
Thaïlandaise ! Du premier choix.
- Thaïlandaise, hein ? - Premier choix, putain.
C'est quoi tout ça ? C'est quoi cette merde ?
Tu es sûr ?
Je ne mange pas de ça.
On y va ce soir ou pas ?
Ne me gueule pas dessus. Ne crie pas.
Amis ?
Amis.
Fais de beaux rêves, bébé.
Je pars bientôt avec les clients.
- Très bien. - Je serai à Athènes le matin.
Tout va bien ?
- Pas de problème ? - Écoute gamin, prépare la mariée !
J'aurai les boissons sur moi demain soir. Et rappelle-toi, pas un mot. Compris ?
Penses-tu pouvoir tomber amoureux ?
Waouh, j'ai fait des rêves dingues.
Des symboles et des merveilles.
Et toi ? C'était comment ?
Anestis...
Tu dors toujours ?
Tu vois comme c'est beau ?
- Cette circulation est un putain de cauchemar. - Que veux-tu dire ?
Pollution, trafic, bruit... Comment vivre avec ça ? C'est horrible.
C'est pas si mal. Et ça va aller mieux, Athènes va être torride.
J'aime Athènes. Je suis né là-bas, vous savez.
- N'importe quoi ! - C'est vrai, tête de nœud !
Un vrai Athénien !
Un jour, mon vieux a décidé d'avoir la paix, d'être tranquille et nous avons déménagé à Patras.
J'y ai vécu toutes ces années et ce trou à rats de merde n'a jamais été aussi chiant !
- Il y a quelque chose de bien à Patras. - Tu entends ?
C'est là que part le bateau pour l'Italie !
Il y a aussi de bons coins à Patras. Bars sympas, plages sympas.
C'est de la merde !
- C'est pas si mal. - Qu'est-ce que tu racontes ? Pas si mal ?
Athènes, c'est ce que j'appelle la civilisation. Une putain d'histoire.
- Très bien, petit malin, tu es né où ? - À Souhoumi.
Souhoumi... Et c'est où ce truc ?
C'est dans le Caucase. Apprends la géo et sort un peu de chez toi !
Putain de Patras ceci, Patras cela. Tu me gonfles.
Doucement, les gars. On discute, c'est tout. Détendez-vous.
Peu importe où, tant qu'il y a du pognon.
Combien tu gagnes ?
Un cinquante.
Tu es pas cher. C'est une blague.
Encore une fois, tu as pu baiser gratuitement dans cette affaire !
Putain, mec, qu'est-ce que tu as foutu ?
Quand est-ce que Giorgio revient ?
Moi et Giorgio nous sommes séparés.
Personne ne se sépare dans ce business, ma fille.
Pourrais-tu tomber amoureux d'une pute ?
Allez, dis-moi.
Un prostitué peut-il tomber amoureux d'une autre pute ?
Non.
Va te faire foutre, tête de nœud !
On l'avait presque, là-bas.
Quelle putain de vie !
C'est plus ce que c'était.
Allo ?
Oui ?
- Theodora ? - Papa ?
Comment vas-tu ma chérie ? Oui ? Qu'est-ce qu'il y a ?
Penses-tu que tu pourrais revenir pendant un moment ?
- Pourquoi ? - J'ai un petit problème.
Un problème ? Encore ?
L'argent facile. C'est de ça dont tu tombes amoureux.
Gagner de l'argent sans lever le petit doigt. Tout le reste, c'est de la merde.
Hein ?
Enfin ! Je pensais que tu ne répondrais jamais.
Regarde ça.
J'avais l'habitude de venir ici quand j'étais petit. Avec mes parents.
Ça va être une belle journée.
Ça serait cool si tu étais là aussi pour le voir.
Une tasse de café, mec ?
Putain de connard.
Par où tu veux aller à Menidi, mon pote ? Par Aharnon ou Patission ?
Peu importe.
C'est loin ?
Tu vois ? Là-bas. Dans la périphérie.
Je vais rencontrer ta mère ?
Oui.
Et ton père ?
Tout le monde. Ne t'inquiète pas.
C'est quelle langue ? Albanais ?
- Russe. Pourquoi ? Y'a un problème ? - Non ! Dieu m'en garde, je suis pas raciste.
Mais ce pays grouille d'étrangers ces temps-ci.
Tu vas dans un bordel et tout ce que tu baises, c'est de la chatte d'import.
Si tu veux une chatte grecque, tu dois hypothéquer ta putain de baraque.
Elles sont toutes soudainement devenues des putes de grande classe.
- Ce pays se casse la gueule. - Qu'est-ce qu'il dit ?
Des conneries.
Belle pétasse. Tu l'as trouvée où ?
Qu'est-ce que tu fais, mec ? Tu es fou ?
Je sais où il est.
- Pourquoi ne pas nous l'avoir dit ? - Il est chez sa mère. À Menidi.
Ne me dis pas que tu es aussi de la famille ?
C'est juste un gamin. Seulement 17 ans.
17 ans. C'est pas un âge facile.
En Russie, ils disent que...
quand ils attrapent un pédé...
ils lui coupent un peu les joues ici...
avec un rasoir.
Puis ils lui mettent une raclée.
Ils lui broient les couilles, et à chaque fois qu'il hurle, son visage se fend,
jusqu'à ce que son sourire s'étire d'une oreille à l'autre.
Quelle horreur !
Un peu arriérés nos amis russes, n'est-ce pas ?
Un peu.
Pourquoi tu l'as amenée ici ?
Elle parle russe. Elle ne comprend pas le grec.
- Quel est votre nom, ma chère ? - Natasha et mon nom de famille...
Je t'ai posé une question. Pourquoi l'as-tu amenée ici ?
Tu ne la connais même pas et tu ne l'aimes pas ?
C'est évident.
C'est une pute.
Tu as amené une pute chez moi ?
Très bien, mec.
Et maintenant ?
Je veux retourner à Athènes.
Tais-toi. On ira bientôt.
C'est toute ta vie. Tu n'en as pas assez d'ici ?
Que veux-tu voir de plus ?
Peux-tu abandonner un endroit pour toujours ? Ou veux-tu l'emporter avec toi pour toujours ?
Bien sûr que tu peux. Sans même regarder en arrière.
Et maintenant ? On va passer du temps avec ton pote ici ?
Hé, abruti ! Tu étais où ?
Ça va ?
On s'en fout.
- C'est qui ? - C'est une longue histoire.
- Tu as du matos ? - Non, je vais à Karavo.
- Pourquoi tu ne viens pas ? - Je vais à Athènes.
- Allez. Juste un moment. - Je t'ai dit de laisser tomber.
Descends à Karavo, trouve un taxi et amène-le ici.
Ne dis rien à personne.
Une vie à cent à l'heure, hein ?
Où est Anestis ? Tu l'as vu ?
- Il a disparu. - Quoi ?
Il a disparu.
Hé, chef ! Ça va ?
- Mauvaises nouvelles. Je suis dans la merde. - Quelqu'un a niqué ta chérie ?
Cette putain de machine m'a juste piqué 10 000 $.
Si tôt le matin ? D'où vient l'argent ?
C'est Sasha qui me l'a donné. Pour un taxi.
- Je lui ai posé un lapin. - À Sasha ?
Ouais.
Je ne l'ai pas vu depuis des jours.
Allons-y ensemble.
- Il m'a dit d'y aller seul. - Seul ?
Regarde qui j'ai trouvé !
Espèce de pute !
- Je vais te tuer ! - Giorgo ! S'il te plaît ! Laisse-moi partir !
- Tu as essayé de me ridiculiser ? - Giorgo !
Tu dis que tu es croyant.
Mais quand tu mourras, où iras-tu ?
Giorgo !
Giorgo.
Mon nom est Pond... Rosso Pond. Mes amis m'appellent Sasha.
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