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POINT NOIR - MCMLXVIII (Tensions)
"J'ai encore fait un r�ve.
Un simple r�ve enracin� dans le r�ve am�ricain.
J'ai fait un r�ve. Un jour, notre nation se l�vera
et vivra la r�alit� de son cr�do:
Nous tenons ces v�rit�s pour �videntes par elle-m�mes
que tous les hommes sont cr��s �gaux."
Avec la foi, nous serons capables de transformer les discordes criardes
de cette nation en une superbe symphonie de fraternit�.
Avec cette foi, nous serons capable de travailler, de prier,
de lutter, d'aller en prison, de d�fendre la libert�,
sachant qu'un jour, nous serons libres.
Que la cloche de la libert� sonne du Mont Stone de Georgie.
Que la cloche de la libert� sonne du haut du mont Lookout du Tennessee.
Et de chaque colline et de chaque butte du Mississippi.
Du flanc de chaque montagne,
que sonne le cloche de la libert�! Et ainsi, quand �a se produira,
nous permettrons � la cloche de sonner de chaque village, chaque hameau, chaque ville, chaque �tat,
nous pourrons f�ter le jour o� tous les enfants de Dieu,
les Noirs et les Blancs, les Juifs et les non-Juifs,
les Protestants, les Catholiques pourront chanter ce vieux Negro-Spiritual:
enfin libres, enfin libres, gr�ce en soit rendue au Dieu tout puissant, nous sommes enfin libres".
Lib�rez les rues, mes fr�res.
Soyez calmes, soyez calmes.
Je m'appelle Carl Stanton. Calmez-vous!
Abandonnez les rues...
Eloignez-vous des fen�tres! Gardez votre calme...
le Dr King n'est pas le chantre du d�sordre et de la violence.
La police est inqui�te...
Mauvaise nuit, mauvaise nuit, les gars!
Fichez le camp, d�gagez!
Barrez-vous, je veux plus te voir!
Laisse tomber, laisse tomber!
Je veux rien avoir � faire avec toi, Johnny.
Appelle-le le n�gre de l'homme blanc maintenant!
Il t'entend pas! Va t'en, Johnny, je t'en prie!
- Je t'en prie... - Tank.
Je sais ce que tu ressens.
T'en sais rien, Johnny.
Je ne me suis jamais senti aussi mal de ma vie.
Allez, Tank. Viens.
T'avais jur� de laisser tomber la bouteille, Tank.
Quelle diff�rence �a fait?
Merde!
Ecoute. C'�tait un gars important.
B.G. l'a toujours dit. Cole le disait aussi.
On �tait bloqu�s.
Memphis nous donne la r�ponse. Les armes, encore les armes.
- C'est pour ce soir. - Sans moi.
Avec toi.
Le plan se fera avec toi. On a besoin de toi.
- Ce soir, Johnny? - Plus que jamais.
Demain. Demain, je t'en prie.
C'est pas la 1�re fois que tu nous fais faux-bond, Tank?
Larry, tu conduis. Rick, on y va.
On a pas besoin de bourbon, nous!
Seigneur...
Johnny!
Johnny, attends!
Pas sans moi! Je viens avec vous!
2000 CARTOUCHES
- Encore combien? - Deux de plus.
- On s'casse. - Deux de plus. Allez.
Attends...
On ne bouge pas!
On s'barre, nom de Dieu. On s'barre!
A Cleveland, comme dans le reste du pays,
les fun�railles du King sont toujours � la une.
Il est estim� que 150,000 personnes �taient pr�sentes aux fun�railles.
150,000 personnes!
J'aurais jamais cru que ce type �tait si important!
Parce que mon ami et fr�re blanc, tu ne peux concevoir
qu'un n�gre puisse �tre important.
- Je n'utilise jamais ce mot. - N'h�site pas.
- Je te le dis. Sois honn�te. - H�, merde!
Lieutenant Stone.
Quand �a?
Ok.
Ce n'est plus une agression.
Johnny Wells est recherch� pour meurtre.
Le garde est mort.
Il aurait d� mourir dans l'au-del�!
Nous voulons Johnny Wells.
C'est vous le patron, patron!
Ni le sommeil, l'enfer ou ces fun�railles n'arr�teront la spirale.
Je continue d'avancer.
Si vous me prot�gez, on sera du m�me c�t�.
- Ce n�gre connait son devoir. - Noir.
N�gre, Monsieur. N�gre, balance,
et... p�d�.
Pleurer, marcher, prier.
Voil� la fa�on de gagner le coeur des blancs...
Enfin libre. Libre de cesser d'implorer.
Ch�rie, � sa fa�on, c'�tait un combattant.
C'�tait un mendigot.
L'homme de l'amour.
Cet homme qui a re�u une balle dans la t�te!
Et tous ces gens n'ont rien appris.
Ce professeur a eu peu de temps.
Ils vont apprendre.
Tout est clair, maintenant.
- Je pense � toi et j'ai peur. - N'aie pas peur.
Un par un. Pan, pan, pan!
- C'est ainsi. - Personne ne me connait.
Booker Goodwin Thompson...
Les profs du 1er cycle ne passent pas � la t�l�vision.
- Qui c'est? - Tank.
Salut, Jeannie.
- B.G. - Je suis occup�.
J'ai r�fl�chis.
Colbin aura besoin de plus de protection.
- Un autre garde du corps. - Toi?
Moi. Je ferai tout ce que vous me demanderez.
- Tout. - On ne veut pas de toi ici.
- B.G .. - Le comit� a d�cid�!
- Tu peux pas faire �a. - C'est d�j� fait.
Jeannie.
Aide-moi, je t'en prie.
Tous les flics de la ville recherchent mon fr�re
et tu veux que je t'aide?
Je me sentais mal. Je n'ai pas de boulot.
J'ai pas un radis!
Jeannie, je...
Je voulais aller avec Johnny.
J'ai pas pu.
La mort de King m'a boulevers�.
- J'�tais secou�. - Bon Dieu, t'�tais ivre!
J'ai picol� au mauvais moment.
Ne me tuez pas pour �a.
Je le jure. C'�tait mon dernier verre.
On ne g�re pas un centre de d�sintox pour r�volutionnaires,
on a pas le temps.
B.G.
- Je sais pas o� aller. - Alors, cr�ve!
Vous montrez votre c�t� intelligent en m'�coutant sous la pluie.
Mr Charlie pense que vous r�fl�chissez pas, alors, vous r�fl�chissez pas.
C'est vrai!
Il dit que vous �tes pas qualifi�s,
ou � moiti� qualifi�. Et vous le croyez.
- Vous avez pas d�frich� le terrain? - Ouais.
- Et les lignes de chemins de fer? - Ouais.
- Vous avez b�ti des villes? - Ouais!
- Vous avez quoi? Des �quipements? - Non.
- Des usines? - Non.
Un carte de membre au syndicat des blancs? - Non!
- Vous avez du fric? - Non!
Vous avez que dalle!
Non, je suis noir et je suis pas l� pour des n�fles!
Mettez du fric dans cette cuvette.
Il faut qu'on agisse,
qu'on ait notre programme.
Regardez.
Regardez ces BEAUX Apollons.
Regardez ces breloques sur leurs poitrines.
Des Apollons! Magnifiques!
Et stupides!
Vous avez fui dans les collines,
ramp� dans l'eau,
vous avez "tu�" le temps!
Vous �tes l� et vous avez que dalle, tout comme nous.
Donnez un peu de fric et je vous dirai quoi faire.
Vous savez pourquoi vous en �tes l�? La machine.
Une supermachine. Parce que la machine cr�e d'autres machines.
Vous savez ce que vous �tes? O B S O L E T E!
Ils ont plus besoin de vous.
Voil� ce que je veux dire par "obsol�te".
Je vous entendre le dire. Vous �tes quoi?
- Obsol�tes! - Je vous entends pas!
Faut faire quelque chose. Il faut se rassembler.
On va dire, "H�, Mr Charlie Machine, tout va bien, mon grand,
Fais ce que tu veux ", mais c'est nous, le P.E.U.P.L.E...
Notre temps est venu.
Le pouvoir! Le pouvoir noir!
Ressentez-le fortement et dites-le!
- Dites-le, haut et fort: Pouvoir! - Pouvoir!
- Pouvoir noir! - Pouvoir noir!
Un type d'une usine a essay� de me forcer � tout vendre.
Je lui ai br�l� la queue dans les hauts-fourneaux.
Je me rappelle, t'as fait 3 ans pour �a..
Exact.
- Tu veux me faire chier? - Tu veux retourner en taule?
- Que veux-tu dire? - Johnny est pas seul dans la merde.
Toi aussi.
Attends, mec!
- Tu mets quoi sur la table? - Viens chez moi, on boira un coup.
Sers-toi. Tout ce qu'il y a ici est � toi.
Personne devrait �tre pauvre, Tank.
Toi, t'aimes le luxe.
Combien tu touches pour la t�te d'un fr�re?
C'est quoi le taux l�gal?
Combien?
Tu veux parler � mon comptable?
Qu'est-ce que tu ressens quand tu vends un type?
T'as grandi par ici.
Tu connaissais Johnny.
Je me fous de ce qui arrive � Johnny.
Ou � toi.
Ou de mon inutile existence.
Aucune loi t'oblige � vivre comme �a.
- T'as qu'� en changer. - Le temps viendra, Tank.
Je r�fl�chis encore au style de mon d�part.
Ok ma belle, pourquoi tu m'as amen� ici?
Je te crois int�ress� par des photos priv�es et confidentielles.
Viens.
�a te dit quelque chose, Tank? La photo est un peu floue.
Le photographe �tait un amateur.
La police l'a bien pay�.
L�, c'est mieux!
T'inqui�te pas, Tank.
Les flics ont une certaine affection pour moi.
Je pourrais faire dispara�tre ces photos des dossiers.
C'est possible... J'en ai une autre.
Celle-ci �tait dans tous les bureaux de poste aujourd'hui.
Le voil�. Aussi photog�nique que tous les afros.
Les flics connaissent tous les d�tails de ce visage.
1000$, pas de pubs.
Pas de paperasse, paiement imm�diat.
1000$, directement dans tes mains.
1000$ DE R�COMPENSE RECHERCH� POUR MEURTRE
Vous vous �tes tromp�, Monsieur. Vous avez fait une erreur.
La prochaine fois, peut-�tre.
D�sol� de vous d�ranger si tard, Mme Hudson, mais...
- ces cas s'empilent constamment... - �a va.
- A mardi, peut-�tre. - Bonne nuit.
Tank, que se passe t-il?
- J'ai besoin de toi, Laurie. - T'as des ennuis?
Non. Qui c'�tait?
- Mr Oaklie. - AHA!
C'est bien ce que je pensais! Vous risquez de gros ennuis.
- Non, je vous en prie! - Mme Hudson,
je ne peux pas vous aider si un homme se trouve ici.
Je sais, Mr Oaklie, mais cet homme...
Allons, soyez franche avec moi! C'est l'homme que l'on cherche?
Non, Mr Oaklie. C'est un ami.
S'il soccupe de vous enfants, c'est un d�lit puni par la loi.
Et s'il n'a pas de travail, nous lui en fournirons un.
- Vous avez l'air costaud? - Vous pouvez le dire.
Assez pour vous dire ce que je pense de vous et de votre aide sociale!
Vous �tes cingl�? Qu'est-ce que vous foutez l�, sur le cul?
- Cingl�, cingl�! - Foutez-moi le camp!!
- Mr Oaklie! - Vous vivez avec un cingl�!
- Vous avez vu �a? On se reverra! - Excusez-moi.
- Cingl� de poivrot! - Je suis d�sol�.
- Ces types de l'aide sociale... - Les gosses ne mangent pas de sel...
- de la nourriture, pas du sel. - Ces gosses sont comme les miens.
Puisqu'ils sont comme les tiens, apporte-moi du fric!
Donne-moi du fric.
Tu n'aimes pas que je sois aux allocs, hein?
Mais ton sale ch�que ne me sert � rien. Je fais des choses que j'aime pas faire.
Laurie! Laurie!
Cette ville me tue. Elle nous tue tous les deux.
- Oublie tes allocs. - Gr�ce � toi.
- On part tous ensemble. - Avec quoi?
T'as besoin de quelqu'un pour te soutenir et c'est pas moi.
J'ai d�j� assez d'emmerdes comme �a.
- Laurie... - Laisse-moi, Tank!
Je dois mettre les enfants au lit,
je dois voir un type qui fera quelque chose pour moi.
Laurie.
Reste avec moi, ce soir.
Fais-moi une fleur, hein?
Va t-en!
Celui qui veut trouver Tank, rendez-vous � Lowery Street!
Salut, mon beau.
Mollo Tank, mollo.
Tu fais quoi?
H�, Tank! Tu fais quoi, ici?
Je dois voir Maman, elle est malade, ouais, malade.
Fais pas �a, Johnny.
- On m'a fil� un passeport. - Ils fouillent encore la maison.
Je vais partir, Tank. Pour un bon bout de temps.
Je dois voir Maman.
Elle te dira elle-m�me que �a vaut pas la peine.
Quoi, mon fr�re? A quoi �a sert de prendre un risque?
Je vais la prendre dans mes bras et personne ne m'arr�tera.
Je t'ai mis dans la merde, Johnny.
Non, j'y ai pens�, c'�tait ma faute,
je t'ai pouss� � faire une chose pour laquelle tu n'�tais pas pr�t.
Tu es d'une �poque diff�rente.
Ton monde, c'est les moulins, l'acier, le feu, le syndicat...
tu �tais fort et nous, les gosses, on le savait.
Mais la r�volution, c'est pas ton truc.
La discipline est trop dure pour toi.
Si je vous perds, les gars, il ne me reste rien.
Ils t'ont �cart� du comit�.
- Ils t'ont �cart�, Tank. - P.G. me l'a dit.
Je n'en peux plus, Johnny. Redresse la situation.
- Je ne peux pas, Tank. - Je jure de me reprendre, Johnny.
Je vais bosser 3 jours la semaine prochaine.
G�nial, g�nial!
Parle � B.G. Parle pour moi.
Je t'en prie, Johnny.
J'essaierai.
Ouais, je le ferai.
- Merci, Johnny, merci. - J'y vais.
Ils ont une r�union. Dis � B.G. que je vais voir Maman.
Mets 2 gars pour surveiller la baraque au cas o�.
Ok, Johnny. Je viens avec toi.
Je t'aime, Johnny.
Je t'aime Tank.
- N'est-ce pas une perte de temps? - Ecoute ce qu'il a � dire.
�a, on le sait.
�a oui. Tout commencera au nom de l'unit�.
Tu sais quoi? Ils viennent avec un blanc.
�a m'�tonne pas.
- Comment va Jeannie? - �a va bien?
Salut, B.G.
Salut, Alma.
Salut, Corbin.
Assieds-toi.
Y a quoi entre-nous? Une barri�re?
On dirait bien.
J'esp�re qu'on se rapprochera.
On a pas toujours �t� d'accord.
On n'est pas d'accord sur un point, actuellement.
J'ai demand� � Ted de venir.
Commence.
Tu veux parler?
On �coute.
Mais vous ne direz rien.
Peut-�tre.
Quand il partira.
�a se passe ainsi, Corbin?
C'est comme �a.
Tu te rappelles, Corbin? On �tait ensemble.
Dans la m�me taule.
Je me souviens de toi. On a chial� ensemble dans le Mississippi.
L�, on a appris qu'ils avaient tu� ces 3 gosses.
Deux blancs, un noir.
Je me rappelle que tu as �cris un pamphlet � Birmingham.
C'est bien Teddy, c'est bien.
Une autre �poque, mec. Une autre �poque.
Tout a chang�.
Pas moi.
J'ai le droit d'�tre ici.
Les blancs parlent de leurs droits...
Ferme-la avec cette histoire de "blancs"!
Je suis pas un lib�ral hant� par sa conscience. - On perd du temps.
Les comptoirs, Birmingham.
C'�tait hier.
On a connu �a ensemble.
Tout �a, c'est termin�.
La r�gle: plus de blancs.
Super. Pi�tin�.
Plus personne. Que des noirs. Tu ne peux plus rien faire.
Disqualifi�. Teint diff�rent.
Crie pas, mon ami. On doit faire �a seuls.
Vous n'y arriverez pas.
Sans moi, vous �tes perdants.
Sans moi, vous vous ferez tuer.
Excuse-nous, Teddy, Carl veut nous parler.
Voil� le fric, tout est l�.
J'ai �crit ceci.
Si tu refuses de le lire, sers t'en comme papier toilettes.
Belle soir�e.
Teddy.
On doit faire �a seuls.
On veut pas ton savoir-faire.
On le fait nous-m�mes ou on cr�ve.
Penses-y.
Va aider le blanc, mon fr�re, il est dans une sacr�e merde.
Change-le. C'est ton devoir.
Tu veux nous aider? Envoie-nous des armes.
Vous pouvez en avoir plus facilement que nous.
C'est la fa�on de gagner une guerre. Ali�nez vos amis!
Va droit au but, Carl.
Je parle � quel cerveau ici, Corbin ou B.G.?
Pas de stars dans ce groupe. On les tue trop vite.
Parle � nous tous.
La r�union a lieu samedi. Y a du fric, de l'aide.
De l'aide "blanche" aussi.
Ted... devait parler.
Avant de partir, j'esp�re que vous foutrez pas la merde.
Ce sera une r�union de paix. Pas m�me un feu d'artifices.
Joignez-vous � nous pour un motif constructif.
Seigneur, on va bient�t ramper jusqu'� Washington...
- Marcher mon fr�re, marcher. - Encore...
Des milliers, des milliers, encore!
Les gens de ce pays vont s'organiser. Voil� votre pouvoir!
Pas seulement les partis noirs. Tout le monde!
Je hais les n�gres comme toi.
Vous parlez de vos programmes,
en l�chant le cul des blancs aux soir�es de cocktails.
- Il veut aller au S�nat. - Et alors?
Vous seriez contre?
Avant de crier au pouvoir noir, apprenez sa signification.
- Je ne crie pas pour vous, R�v�rend. - Ne m'approche pas...
Il devient non violent quand il s'agit d'un blanc.
Ne m'accuse jamais de me vendre pour quiconque! Dieu m'en soit t�moin!
- Moi, je t'accuse! - Silence! �a suffit!
Apr�s la r�volution, entretuez vous si �a vous chante...
Vous n'avez pas de r�volution.
Une r�volution demande un plan, pas une arme.
Essayez de r�fl�chir.
La violence est une m�re contre-productive.
- Travaillez avec nous. - Et "Paix, mon fr�re, paix."
Merde, je te connais depuis toute petite.
- Je ne te reconnais plus. - Tu ne peux pas.
Maintenant, je suis debout.
J'aime un homme avec une arme.
Jeannie, le programme de non-violence...
Est mort.
Tu� par la violence blanche le 04 avril 1968 � Memphis.
- L'homme qui est mort... - A �t� assassin�.
Comme les 4 petites filles au cat�chisme (en 1963).
Tout comme Medgar Evers.
Et ensuite, 47 autres.
Les tueurs sont-il all�s en prison? Aucun.
C'est termin�. Il faut leur faire comprendre que s'ils pensent lever
une arme comme un noir, une arme noire les attendra.
C'est pas une fa�on de faire, B.G.!
La machine militaire sera au-dessus de nos t�tes!
Vous...
serez l'excuse de l'existance du fascisme dans ce pays.
- Vous ram�nerez les camps! - On a quoi maintenant, bordel?
Tu n'as aucune id�e de ce que c'est.
Je ne te hais pas, B.G.
Je ne veux pas te voir dans un camp.
Je ne veux pas que tu sois tu�.
Ni que tu sois responsable de la mort d'autres personnes.
Ecoute.
Tu nais noir dans ce pays et tu es d�j� mort.
Ne nous parle pas de la mort, on est d�j� au courant.
Tu es honn�te, Carl.
Vas-y, personne ne t'ennuiera.
Prends ces projets,
ils viendront des blancs de toute fa�on.
Fais ce que t'as � faire et nous ferons de m�me.
Mais comprends ceci.
Je ne connais pas une r�volution sans armes.
Ni une r�volution qui ne punit pas ses ennemis.
Je veux voir B.G.!
Tu fais quoi ici?
Jeannie, ton fr�re est de retour.
O� est-il? - Il m'a demand� de te passer le message.
O� est-il?
Il va passer voir ta m�re.
Johnny veut 2 gars chez lui au cas o� les flics se pointent.
L'idiot! Rick, Larry!
O� tu vas?
B.G., je t'en prie.
Johnny est venu vers moi. Johnny m'a fait confiance!
Eloigne-toi de cette maison et de nous aussi.
�a, tu le sais, nom de Dieu.
Johnny, il sait o� j'en suis.
- Il va te parler. - Il nous a d�j� parl�.
Ses mots exacts. "Ne faites pas confiance � Tank".
L�chez-le.
Johnny a dit �a?
Ouais, n�gro.
Johnny a dit �a.
Ouais?
Je vois qui pour la r�compense?
- Laquelle? - Johnny Wells.
Un moment.
SOUTENEZ VOTRE POLICE LOCALE
Lieutenant?
C'est au sujet de Johnny Wells.
Joe, dirige-toi vers Quade Park.
- Qu'est-ce qui se passe? - On va coincer Johnny Wells.
- Ouais? - C'est Teddy.
- Passe-moi vite B.G.. - Il est pas l�.
- O� je peux le trouver? - Teddy, laisse tomber, hein?
Johnny...
Tu es l�!
Imb�cile, va t'en d'ici!
La police est partout, ils vont te tuer!
Je pars, Maman.
Dis-moi juste comment tu vas.
Je vais bien, Johnny.
Je vais bien.
Reculez. Allez, reculez!
Reculez et personne ne sera bless�!
- Partez d'ici. - Pourquoi? - Ce sont les ordres.
C'est pour votre propre protection. Repartez, d'accord?
D�gagez des balcons.
Reste-l�!
- Je t'appellerai, Maman. - Je le sais.
Lib�rez les balcons et rentrez chez vous.
Rentrez, Mesdames et Messieurs.
Le voil�!
Vous n'avez aucune chance, Wells! Descendez!
D�gagez des balcons ou il y aura des bless�s.
On va tirer une fois en l'air!
Johnny!
Vas-y. Si on reste l�, ils pourront pas lui tirer dessus.
Ne crois pas ce qu'il dit!
D�gagez!
Posez votre arme, Wells.
Johnny, Johnny!
- Cul-sec, mec, Tank! - Ouais!
Pas le temps de penser, allez, une tourn�e g�n�rale!
J'aime la jolie fille l� avec les yeux marrons clair!
T'es la meilleure, poup�e! Viens me montrer ton joli cul!
- Tu vas d�coller, mec? - Comme un vaisseau spatial en orbite.
Tu vas retourner aux hauts-fourneaux?
Je travaille comme une mule, mec.
- T'entends, je suis une mule.... - T'es rien de tout �a.
Et toi l�-bas, tu te prends pour un barman?
Fais tourner!
Je bois plus vite que tu sers!
Et tu bois plus vite que tu penses!
Il est cool, tu sais quoi?
Tu vas au ciel quand tu meurs?
O� mes potes iront, j'irai!
Princesse, tu bois plus vite que je paie!
T'as touch� le gros lot!
V'l� mon pote, Ralph. Viens te r�chauffer, mon grand!
T'as touch� le gros lot!
Et alors, hein? Mon pote.
Il joue avec moi et c'est lui qui touche le jackpot.
On va rejouer.
Combien t'as gagn�?
Combien, mec?
C'est un inquisiteur.
�a peut t'int�resser,
mais il te dira pas tout.
Un autre verre � cette p�p�e.
J'me casse.
Sers-leur ce qu'ils veulent.
A plus, Princesse. Te laisse pas faire par ce type.
Laurie!
Laurie!
O� est Laurie?
O� est Laurie ...?
O� est Laurie ...?
Salope, tu fais du bruit!
Tu te souviens? Tank Williams.
Je t'ai donn� 20 ans...
et tu te rappelles de rien.
Tu te rappelles rien!
20 belles longues ann�es!
Tu t'en souviens pas...
Tu me manques, ma belle.
Tu me manques, saloperie d'acier.
C'est magnifique. Le pouvoir. Le v�ritable pouvoir!
Le tireur le plus rapide de l'Ouest.
On m'appelle pas la G�chette pour rien.
Tu veux me tirer dessus?
Pr�t! Partez!
J'tai eu!
J'tai eu!
Tu vois? Le tireur le plus rapide de Cleveland.
- Essayez encore. - Pourquoi pas? Une autre.
H� Tank! Sacr�s tirs!
Essaie, Johnny.
Johnny? C'est toi, Johnny?
C'est moi mais je vais pas me mesurer � vous!
Vous �tes un de ces militants?
Vous voudriez tous nous tuer?
H� bien sauf si c'est en agr�able compagnie!
Dites-moi, Monsieur.
Ces tirs sur cibles font parti du plan? - Du plan?
Vous savez.
Dites-lui.
Elle est pas cens�e savoir.
Un homme noir ne risque pas de se confier � vous, comme �a.
La prochaine fois, il faudra payer ses dettes, hein mon ami?
Ouais.
- Parlez-nous du plan. - Expliquez-nous, mon fr�re.
- Je ne devrais pas. - Oh, allez...
Vous avez l'air de gens si gentils.
Venez voir.
Jeudi prochain...
Jeudi prochain!
Vous vous levez. Vous vous lavez et pas d'eau.
On a coup� l'eau.
Vous t�l�phonez et vous entendez un disque ray� du genre...
Donald Duck: "Hors service, hors service, � cause des noirs".
Vous voulez voir les nouvelles � la t�l�.
Vous ne voyez qu'un visage noir comme le mien.
Il vous dit: "ON PARLERA PAS."
- Allez... - D"accord, mes amis?
Ensuite, vous prenez en main votre t�te et vous criez:
"Mon argent!"
Vous allez vers l'arri�re et au comptoir,
la plus jolie fille noire que vous ayez jamais vu.
Quand vous dites, "Mon argent," ils ne font que...
sourire et dire: "D�sol�s, pas d'argent".
D'accord, mes amis?
�a vous fait peut-�tre rire mais moi, pas du tout.
La partie la plus amusante du plan arrive maintenant.
La terre est trop br�lante pour vous,
Je vais sur ma lune. Boum!
Vous �tes au Cap Kennedy. Tout est parfait!
4, 3, 2, 1, 0.
Z�ro. Vous allez nulle part.
Un n�gre a p�t� un plomb.
'Nuit � tous, il est temps.
Les politiques ne vous donneront pas de r�ponses.
Les gens se tapent sur la poitrine.
Ils se disent leaders mais n'ont pas la r�ponse.
- Jesus est la r�ponse! - Amen!
Les gens font des tours et des d�tours,
ils courent par ici et par l�,
ils ont choisi le mauvais chemin et la mauvaise direction,
ils fuient et parfois comme Johnny Wells,
ils finissent tu�s comme ce Johnny Wells,
qui s'il avait cherch� Jesus serait toujours vivant ce soir.
Dieu, aie piti�.
Il aurait d� savoir que Jesus est la voie � prendre.
Fr�res, soeurs, jeunes hommes,
faites d'autres recherches, la recherche de Dieu.
Pour Jesus! Criez-le fort!
Merci. Oui, Jesus est la r�ponse.
Tout autre choix est une erreur...
C'est comme toutes ces gonzesses blanches et p�les...
qu'on voit dans les pubs pour Pepsi Cola.
A chaque fois que je la regarde... Elle saute!
H� ma belle, am�ne-toi!
H�, 20$, super!
T'es sacr�ment mignonne aussi.
Avancez la main,
fouillez en vos �mes,
vous trouverez Jesus, Jesus. Merci, Seigneur!
BANQUE DU SANG
Mon Dieu, il est pas clair, celui-l�!
C'est �a le probl�me.
Tank, fiston, reprends-toi.
- H�, fr�re James... - Je sais ce que tu ressens.
Johnny et toi �tiez tr�s proches.
Viens, je te ram�ne, viens!
- Je viens, fr�re. - C'est une sale nuit.
Mieux vaut rentrer.
Qu'est-ce que je fais ici?
Laisse tomber, Tank.
J'ai oubli� quelque chose!
Ch�rie, donne du caf� � Tank.
Prends soin de toi, mon gar�on.
Je lui ai dit que c'�tait dingue de venir ici!
Pourquoi tu hurles?
Du calme, mon vieux.
Ne te bl�me pas, fiston.
C'est pas ta faute.
Je lui avais dit de ne pas y aller.
- Ok, on ne dit rien... - Ne dites rien!
Personne n'a dit quoi que ce soit.
Excusez-moi, Mme Wells.
Excusez-moi.
�a va aller.
Excusez-moi.
Excusez-moi.
Excusez-moi.
Excusez-moi.
Excusez-moi.
H� Tank, une minute.
- Pourquoi? - B.G. veut te parler.
- Plus tard, mec. - Pourquoi tu te barres?
- T'as peur de quoi? - J'ai peur de rien.
- Vous voulez quoi? - Dis-moi, mec.
- Tu bosses o�? - Pourquoi?
T'as l'air d'avoir du fric.
Laisse-le, t'es malade?
Arr�te! Tank! Tank!
Tu vas le tuer! Tank!
Tank, l�che-le, tar�!
- Je vais te tuer! - Laisse-le!
Laisse-le.
Il me soup�onne, pas vrai?
- Te soup�onne de quoi? - Il a rien fait.
Je veux te parler.
Sur le toit.
Allons-y.
Depuis quand on se tape dessus?
Depuis quand?
Tu as essay� de l'�trangler.
Fr�re! Je suis un fr�re!
Je ferai tout pour toi, B.G.,
mais tu m'as abandonn� comme si j'�tais un chien.
- Fr�re Tank, d�gage. - On te faisait pas confiance.
On avait peur que tu sois ivre et que tu parles.
M�me ce soir, t'es ivre.
Johnny est mort parce que quelqu'un a parl�.
Et qui a d� dire aux flics qu'il �tait chez lui.
Tank, aide-nous.
Celui qui a trahi Johnny doit bien nous conna�tre.
Il peut tuer le comit�.
J'ai rien � voir avec le comit�, tu te rappelles?
Aide-nous et on te reprend.
S�rieux?
- Pour de vrai? - Absolument.
Les gars.
Larry! Rick!
Comme au bon vieux temps.
B.G., je ferai ce que tu veux.
Tu seras les cellules grises et moi...
le costaud de la maison!
Je vous prot�gerai tous les 3!
H�, Cleveland!
On doit faire la f�te ...!
Faisons la f�te.
Pourquoi n'y ai-je pas pens�?
C'est �a.
C'�tait lui.
Vous savez qui a trahi Johnny?
Clarence.
- Clarence. - Qui est Clarence?
Tu connais Clarence. H�, Rick,
tu l'as appel� petite fleur.
Je l'ai vu entrer comme un dingue chez les flics.
B.G., de mes propres yeux.
- T'es s�r? - Absolument!
Ok.
On se d�p�che.
Vous allez o�?
Ne le cherchez pas, laissez-moi faire.
- Je ferai ce que vous voulez. - On a tout le temps.
On va s'en occuper. On veut discuter d'abord.
Va dormir.
Tu pr�f�res pas que je reste pour discuter avec vous?
Vas-y.
A plus.
A plus.
- C'est lui, j'en jurerais. - Tu en es si s�r?
J'en suis s�r, moi.
V�rifiez �a.
Clarence! Clarence!
Oh, mon �me proph�tique...
Je savais que tu reviendrais.
Je le savais, bois un coup, Tank.
- Non. - Un p�te? - Rien.
Extraordinaire.
Claude, voici Tank.
Preuve que l'ange d�chu �tait noir.
- Daisy... - En ce moment, il me hait.
Me regarde pas ainsi.
J'�tait simplement le bras droit du destin.
T'es vraiment...
Je dois te parler seul, Daisy.
Je n'ai pas de secrets pour Claude.
J'aurais besoin d'un t�moin sans doute.
Tu vas en avoir besoin!
- Tank! - Marre de te voir!
Reste l�, poup�e ou je risque de te casser ta belle gueule!
OK, finissons-en.
Il est du genre hyst�rique.
Daisy, tu dois partir, ils te croient coupable.
- Coupable de quoi? - D'avoir d�nonc� Johnny.
Moi? - Ils savent pour qui tu travaillais.
Tu m'insultes en venant me dire �a, Tank.
- Laisse-moi donc... - Habille-toi!
- Ecoute, Tank... - Tu dois t'en aller!
- H� toi, le n�anderthal ...! - Et tes chaussures?
Clarence!
Clarence!
O� sont ces sacr�es chaussures?
Trouve-les.
Je t'en prie Daisy, ne m'oblige pas � te tuer.
Personne en ce monde ne verserait une larme.
- Clarence? - Rien, Claude.
Etranges liens entre personnes de couleur.
C'est le probl�me de chaque noir que je connais.
Ils n'ont pas le sens du ridicule.
On veut savoir ce que tu as fait de ton temps ce soir.
Mon temps? Laissez-moi r�fl�chir.
Tank, ce soir, c'est ta seconde visite ici.
- A quelle heure �tait la premi�re? - C'est un menteur ...!
Je vais te tuer!
- Je vais te tuer! - Arr�te!
Ok, mec.
T'as touch� combien pour avoir vendu Johnny? - Rien!
Mais notre ami est venu avec pas mal d'argent, ce soir.
O� l'a t-il eu?
Il nous a pay� un coup.
On lui a pas demand� d'o� venait le fric.
Tank ferait pas �a.
Pas Tank, jamais.
- Je me renseigne, c'est tout. - Alors, renseigne-toi, mon fr�re.
Tank a vendu ses parents et le pont de Clark Street.
Ecoute, un ami a gagn� du fric, c'est g�nial!
Il paie sa tourn�e, y a rien de mal, hein?
C'est plut�t sympa!
Ok, j'ai pig�.
Attends, �a te regarde pas mais je vais te le dire.
Tank a gagn� � la loterie, le jackpot!
Je le sais parce que c'est moi qui lui a fil� le fric.
Pourquoi tu mens, Ralph?
Tank n'a jamais rien pari� avec toi.
Il avait ce fric en entrant ici et �a, tu le sais.
Tank et Johnny �taient comme �a!
Je connais Tank depuis 15 ans.
Je ne sais pas s'il avait ou non de l'argent.
Si je le savais, je vous le dirais pas.
Attendez, c'est quoi, cette histoire?
Pourquoi toutes ces questions? De quoi s'agit-il?
Il a au moins d�pens� 25$ au bar de Little John.
Il a rinc� la foule chez Parker avec une bouteille.
Et deux de plus chez Phoebe.
Il a donn� � la fille de soeur Crawford, 20$.
Il laisse pas mal de monnaie au Red Apple.
Il a laiss� du fric dans tous les bars de la ville.
Donnant de riches pourboires partout o� il est pass�.
- Tu peux pas entrer. - Ecoutez, les gars.
Me compliquez pas les choses. Je sais ce qui se tr�me l�-dedans.
- D�gagez de l�. - Tu peux pas entrer.
Laissez-moi entrer ou... tuez-moi!
Compris?
Le gars est fauch� depuis des ann�es et ce soir, c'est Rockefeller.
Un moment...
- Carl est l�. - Non.
Une minute.
Laisse-le entrer.
C'est quoi ici, un forum public?
Assieds-toi, Carl.
Vas-y.
C'�tait quoi, le num�ro?
Quand �a?
- Aujourd'hui? - Le num�ro gagnant?
Je r�fl�chis.
- Je r�fl�chis. - R�fl�chis!
341?
Ouais.
C'est �a.
341.
C'est �a.
Le num�ro �tait 444.
4, 4, 4.
Tu m'as dit que t'�tais fauch� ce soir.
Et tout d'un coup, le fric coule � flots.
O� t'as eu ce fric?
Je vais te le dire.
Donne-moi une minute.
On attend.
D'o� vient le fric?
Je vais te le dire.
La banque du sang.
C'est �a.
La banque du sang.
L�-bas, � Prospect Street.
J'ai vendu un peu de sang.
Ils t'ont donn� combien?
Attends un peu...
J'ai la t�te comme...
un compteur � gaz...
Y avait 200.
C'est un mensonge, il ment!
Demandez-moi � moi combien ils paient pour donner son sang!
Demandez � moi et ma famille!
On est des clients r�guliers.
Ils paient 5$ pour un rh�sus positif,
et 7 pour un rh�sus n�gatif.
Et toi, sale fils de pute ...!
Fils de pute!
Rick, Larry et moi, on t'a vu
donner 20$ � la m�re de Johnny.
Tu l'as mis dans un vase pr�s de la porte.
O� t'as eu ce fric?
Je savais pas ce que je faisais.
Je savais pas...
ce que je faisais.
Dis-le moi.
Qui peut me dire pourquoi j'ai fais �a?
Alma.
Larry.
Rick.
Je vous en prie!
Enfin!
Rick.
Larry.
Attendez.
Attendez.
C'est quoi, �a?
Un verdict?
- Ceci est un jury? - Un conseil, mon ami.
Un conseil? Vous parlez de tuer un homme.
- En vertu de quel droit? - Le droit r�volutionnaire
de punir nos ennemis.
B.G.
Corbin.
Tuer un homme, �ter une vie.
Il faut une autorit�. Une loi qui l'autorise!
Une loi? Celle des blancs?
Ecoute, Jesus, l'Esprit Saint, qui que tu repr�sentes:
Depuis l'arriv�e des noirs dans ce pays,
la loi des blancs a tol�r� esclavage, lynch�ge, castration...
Ecoute-moi, nom de Dieu!
J'ai combattu cela toute ma vie!
Alors, ne me parle pas de l�galit�!
Vos lois ne f�rent jamais vot�es pour prot�ger les noirs.
Corbin, attends, ne sois pas aveugle!
De nos jours, les lois sont plus justes.
De nos jours, on peut atteindre les consciences...
Nous n'y croyons pas.
Pas dans cette soci�t�.
Il faut �liminer cela. Bousiller tout �a.
Oh, mon Dieu...
Carl, permets � d'autres �mes plus l�g�res de construire ton Utopie.
Tu hais les armes. Tu hais la violence.
Avant, nous aussi, tu te rappelles?
Notre programme initial �tait bas� sur la non-violence.
Montre-moi des gens dans l'histoire moins violents que nous le f�mes.
Des gens plus patients, plus indulgents
envers les insultes et les injures.
Pourquoi prendre les armes?
Pourquoi utiliser la violence? Donne-moi le bon code!
On aimait Johnny.
On avait besoin de lui.
A quoi sert l'argent pour sa mort?
Cet homme se tient entre moi
et toutes mes d�cisions.
Corbin, Corbin...!
Debout, Tank.
Debout.
Oui?
Que s'est-il pass�?
Viens ici.
O� �a?
O� est-ce?
Mr Williams m'attend.
Oui, Madame!
Premier �tage, porte 11.
Un conseil. Faites-vous payer d'avance, comme moi!
Raconte.
Je vais tout te dire...
Tout.
Une minute.
Laurie.
N�e � Cleveland, USA.
- Nom de Dieu... - Tu es si fatigu�.
J'ai froid.
Viens pr�s de moi.
Recouche-toi.
Laurie.
Tu sais que c'est la police qui a tu� Johnny?
J'ai dit � la police o� ils pouvaient le trouver.
J'ai eu 1,000$ pour �a.
B.G a dit que...
t'es un homme mort, Tank.
Je sais.
Je devais te revoir.
J'avais besoin de dire � quelqu'un
pourquoi je l'ai fait.
Et je ne sais pas pourquoi.
J'�tais au poste de police
et je leur racontais.
Je ne sais m�me pas comment je suis arriv� l�.
Repose-toi, ch�ri.
Repose-toi.
Personne...
ne saura m'expliquer pourquoi j'ai fait �a.
Les deux seules personnes que j'ai jamais aim�,
c'�tait toi...
et Johnny.
Je le jure.
Toi et Johnny.
Je t'aime, Tank.
Larry!
Rick!
Par ici, les gars!
Larry!
Venez! Ici!
Trad: Uncle Jack 2018!
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