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LE GRAND MCLINTOCK
ELEVAGE DE BETAIL MCLINTOCK
Au nom du ciel, encore !
- Salut, Drago. - Bonjour, Curly.
C'est la septième fois qu'il rentre soûl ce mois-ci.
- Six. - Sept.
À son anniversaire, ça ne compte pas.
Donne-moi ma cravache.
Je n'ai mangé que deux œufs durs et du miel au petit-déjeuner.
- Non. - Curly.
Oui, patron ?
Si tu me dis que c'est une matinée agréable, je te tue.
Sors de là, Bunyan.
- Bonjour. - Bonjour.
Carlos, qu'est-ce que tu fais là-haut ?
J'espère y arriver, cette fois, M. McLintock.
Mes frères ont attrapé les autres grands chapeaux.
Bon, donnons-leur une chance.
Pousse-toi.
Encore ? Vous m'aviez promis de me laisser conduire un jour.
Non.
Patron, attention au virage !
Vous allez nous tuer, un de ces jours.
Merci, patron !
Vous avez du bétail devant vous, patron.
Allez, hue !
En avant !
Quinze cents la livre jusqu'à Kansas City.
Patron, j'aimerais que vous ignoriez ce vieux retraité.
- Bunny ? - Oui.
Je n'arrive pas à me souvenir où je l'ai vu.
C'est pas un gars du coin,
il n'est là que depuis deux ans.
Tu n'as pas une once de compassion.
Bonjour, M. McLintock.
- Bonjour, Bunny. - Vous avez une sacrée bonne mine.
Je suis en pleine forme, contrairement à ce que vous avez pu entendre dire.
Ben moi, mes reins ne sont plus ce qu'ils étaient,
- et j'ai le foie capricieux. - Drago.
- Bonjour, Ben. - Salut, McLintock.
- Drago, mets ça dans la calèche. - Oui, patron.
- Voilà un sacré petit groupe de colons. - Vous l'avez dit.
Douglas devrait être content. Il doit empocher pas mal de taxes foncières.
Qu'est-ce qu'on va faire ?
J'ignore ce que tu vas faire, Ben. Mais moi, rien.
Deux cent familles, un quart de bœuf par semaine par famille.
S'ils restent deux ans, ça va finir par faire beaucoup.
J'ai 20 têtes
de chaque espèce du Mesa Verde. Je ne me plains pas.
On n'est pas tous pleins aux as,
vieux, fatigués et prêts à se laisser marcher sur les pieds.
Tu m'intéresses, Ben junior. Continue.
Si je trouve une peau de bête qui porte notre marque
pendue à la clôture de l'un d'entre eux, je liquide un garçon de ferme.
Tu fais ce que tu veux, McLintock. Et nous aussi.
Les gars de mon âge m'appellent G.W. ou McLintock.
Les plus jeunes m'appellent M. McLintock.
Très bien, M. McLintock.
Pas parce que j'ai peur de vous. Vous êtes respecté dans le coin,
et je suppose qu'un gars de mon âge doit vous dire "monsieur".
Il est grand, maintenant, G.W. Il possède la moitié de ce ranch.
J'en ai fait mon associé de plein droit le jour où le docteur m'a mis la trouille.
Tu veux qu'il vote
le jour où ce territoire deviendra un État ?
Bien sûr.
Si on maltraite ces pionniers, les gens diront
qu'on est trop sauvages pour constituer un État.
On restera un territoire un peu plus longtemps encore,
dirigé par des représentants politiques
qui ne savent que ce qu'ils ont appris à l'école,
où on prend les vaches pour des bidons de lait
et les lndiens pour des pantins plantés devant les bureaux de tabac.
Je compte sur toi pour réfréner Ben junior.
Je ferai ce que je pourrai.
Passe chez moi de temps en temps. On fera quelques mains de poker.
C'est pas de refus, G.W.
C'est une belle matinée, pas vrai, patron ?
Tout le monde a le droit à une opinion.
Encore mal luné ? Voilà quelque chose qui devrait vous réjouir.
Un millier de têtes, à environ 1 2,50 $ l'une, j'imagine.
Elles ne sont pas bien grasses.
- Elles viennent de la Prairie du Nord ? - Oui.
Les colons. Tous avec leur charrue et leur bible,
et pas la moindre idée de ce qu'est une prairie.
Drago !
- Tire un coup de pistolet. - Oui, patron.
Attire un peu l'attention.
Votre attention, s'il vous plaît !
Allez, venez tous par ici.
Allez ! Rassemblez-vous.
Je suis McLintock.
Vous avez l'intention de vous installer dans le Mesa Verde.
Exact. Le gouvernement nous donne un demi km² chacun.
Le gouvernement n'a jamais rien donné à personne.
Il y a quelques années, d'autres sont venus.
Leur première année s'est bien passée : l'été a été bon, et l'hiver clément.
Mais l'année suivante, la dernière pluie est tombée en février,
et en juin, même les lièvres ont eu le bon sens de partir.
Les gars, vous savez qui c'est ? C'est McLintock.
George Washington McLintock.
Je leur ai déjà dit, Douglas.
C'est lui qui contrôle la distribution de l'eau à 500 km à la ronde.
Le bois que vous avez vient de ses terres,
a été abattu par ses bûcherons et coupé dans son ranch.
Douglas, j'ai failli te tuer plusieurs fois quand tu étais jeune.
Je regrette de ne pas l'avoir fait.
Vous imaginez un homme qui possède tout ça,
et des mines aussi, j'oubliais.
Tout ça, et il rechigne à donner à de pauvres gens
un misérable demi kilomètre carré.
C'est vrai, M. McLintock ?
- On nous refuse un peu de terre libre ? - La terre libre, ça n'existe pas.
Si vous faites prospérer vos ranchs, vous aurez mérité votre terre.
Mais vous n'y arriverez pas dans le Mesa Verde.
Dieu a créé ces terres pour les buffles. Elles sont propices à l'élevage,
mais pas aux cultures.
Et le gouvernement devrait savoir
qu'on ne peut pas cultiver à 1 800 m d'altitude.
- Des soucis, M. McLintock ? - Non, Jeff.
- Et vous, Douglas ? - Douglas ?
Douglas tout court, hein ? Et lui, vous l'appelez M. McLintock.
Pourquoi ?
Eh bien, Douglas, je suppose qu'il l'a mérité.
- M. McLintock ? - Oui ?
Je sais y faire avec les bêtes. Je voudrais travailler pour vous.
Tu as l'air assez costaud. Tu es arrivé avec eux ?
Oui, mais on n'a pas de ferme, et...
Je n'ai pas besoin de toi.
La vie est dure, hein, mon garçon ?
Les fermiers ne font pas fortune dans le coin.
Mesdames, vous avez là la plus belle dentelle Chantilly qui soit.
- Chantilly, M. Birnbaum. - Croyez-moi, on ne fait pas mieux.
Excusez-moi. Jetez un œil, prenez votre temps.
Drago, j'ai 1 000 cigares de la Havane et 1 2 chapeaux pour toi.
Ces 1 2 chapeaux ne feront pas long feu,
vu la descente de certains, ces derniers temps.
Bonjour, G.W.
Bonjour. J'ai volé des sucres d'orge.
Sers-toi. Entre donc.
Davey, pas la peine de seller le cheval. Viens par ici !
- Un souci ? - Oui.
Si j'avais les noirs, je mettrais le fou de la reine en D4.
Tu as peut-être raison.
J'y réfléchissais quand la lettre est arrivée.
Quelle lettre ?
- C'était... - Qu'est-ce qu'il y a ? Vous ne...
- Bonjour, M. McLintock. - Bonjour, Davey.
Votre présence m'a épargné un aller et retour.
Le chapeau et l'habit que vous m'avez offerts,
eh bien, au lieu de ce chapeau de cow-boy,
j'aimerais avoir celui-là, si ça ne vous embête pas.
Ça ne m'embête pas, Davey.
Mais ce chapeau est de ceux
qu'on porte dans la grand-rue
- pour déclencher une bagarre. - Pas besoin d'un chapeau.
Je n'ai qu'à marcher dans la rue
pour qu'un petit malin me traite d'lndien et que la bagarre commence.
Davey, la lettre. C'est pour vous. Et tu es indien.
Je sais que je suis indien. Mais je suis aussi le plus rapide de la ville.
J'ai étudié et je suis le télégraphiste des chemins de fer.
Mais est-ce qu'on dit : "Salut, l'étudiant" ou : "Salut, le coureur"
ou : "Salut, le télégraphiste" ? Non. Même pas : "Salut, tête de nœud."
Davey.
C'est toujours : "Faisons faire ça à l'lndien."
Tu veux bien aller aider ces femmes ?
D'accord. Je suis aussi comptable et vendeur à temps partiel.
Toujours : "Faisons faire ça à l'lndien."
Une femme a apporté ça ce matin
et a demandé à ce qu'on te l'apporte.
Une jolie femme. Assez grande, cheveux roux.
Elle m'a appelé M. Birnbaum, comme si elle ne m'avait jamais vu
et que le voile qui dissimulait son visage m'empêchait de la reconnaître.
Je la croyais à New York ou en Europe, ou ailleurs.
Moi aussi.
Jake, donne-moi deux caisses de plus du bourbon préféré du patron.
Ça descend vite, par chez nous.
Ça me rappelle que tu ferais bien d'arrêter de boire.
- Katherine est en ville. - Katy ?
Mesdames.
Bonjour.
- Bonjour, M. McLintock. - Bonjour, M. McLintock.
- Bonjour. - Salut, Mac.
- Salut, Mac chéri. - Fauntleroy.
Bonjour, G.W.
Que faites-vous là ? Vous n'êtes pas au bureau ?
J'aide le barman.
Je vois que vous avez à faire. Donnez-moi la clé de la chambre 1 7.
Quoi ?
1 7, et ne le criez pas sur tous les toits.
Les voilà, M. McLintock.
Sers-leur à boire.
- Une bière. - Un whisky.
C'est ton jour de libre ?
Mon jour de poisse.
Je me demande ce qui le tracasse.
- Tu ne sais pas ? - Non, quoi ?
- Katy est de retour. - Katy ?
Oui, ma chère. La médiatrice sociale.
- Salut, mon joli. - Bonjour.
Il est poli, celui-là.
M. McLintock, je ne veux pas vous déranger...
Désolé. Je te répète que je n'ai pas de travail pour toi.
Katherine.
George Washington McLintock.
J'ai pensé que ça te ferait plaisir.
Première fléchette.
Mais je ne voudrais pas contrarier tes plans.
- Tu ne te sens pas un peu bête ? - Je ne me sens jamais bête.
Parce que tu n'as pas le sens de l'humour.
Ne pouvait-on pas s'asseoir en bas à une table
pour parler de ce dont tu veux parler ?
Ne pouvais-tu pas simplement venir à la maison ?
Pour que tout le monde sache qu'on se voit ?
Tout le monde le sait, et qu'est-ce que ça change ? On est mariés.
Justement, c'est ce que j'aimerais changer.
Tu connais la réponse, Katy.
Ce n'est pas pour ça que tu m'as fait venir.
Venons-en au fait.
C'est le genre de remarque qui m'a toujours charmée chez toi.
- Entamons la discussion. - Très bien.
Notre fille rentre à la maison dans quelques jours. Ou plutôt, elle vient ici.
C'est un lapsus qui m'a fait qualifier cet affreux hameau de "maison".
Notre fille. C'est si dur de dire son nom ? Elle s'appelle Becky.
Rebecca ! Je déteste ce nom.
Bref, elle rentre à la maison,
et j'espérais te persuader de la laisser vivre avec moi,
une partie du temps dans la capitale, une autre à New York
et bien sûr, à Newport pendant la saison.
Tu perds ton temps, Katy.
Si elle reste ici,
elle deviendra aussi grossière et vulgaire que les autres.
Et si elle suit ton exemple, elle sera arrogante et lunatique.
Pas question, Kate.
Je te déteste. Comme je te déteste !
La moitié des habitants de la planète sont des femmes.
Pourquoi faut-il que ce soit toi qui m'excite ?
- Espèce de sauvage ! - On dit ça.
J'ai vu ta photo dans le journal, au bal du gouverneur.
Tu dansais avec lui.
Lui, au moins, c'est un gentleman.
J'en doute.
Il faut d'abord être un homme pour être un gentleman.
Il n'est ni l'un ni l'autre.
- Hé, fiston. Tu vas lui redemander ? - Non.
Hé, mon garçon, il faut mettre ta fierté dans ta poche et le supplier.
Tu devrais écouter l'expert.
Mets-toi à plat ventre. C'est la nature humaine. Ça marche à tous les coups.
Monsieur, fichez-moi la paix.
Tout le monde fait ça, d'une façon ou d'une autre.
Et ce boulot, M. McLintock ?
Je te l'ai déjà dit, fiston. Je n'ai pas besoin
- de fermier. - Juste une minute, M. McLintock.
Mon père est mort le mois dernier. C'est pour ça qu'on n'a plus de ferme.
J'ai une mère et une petite sœur à nourrir. J'ai besoin de ce travail.
- Comment tu t'appelles ? - Devlin Warren.
Tu es embauché, fiston.
Adresse-toi à mon contremaître. Il est au corral.
Descendez de cette voiture, monsieur.
Range ce pistolet !
J'ai reçu des coups dans ma vie, mais jamais pour avoir embauché quelqu'un.
Je ne sais pas quoi dire.
Je n'ai jamais supplié personne. Ça m'a retourné.
Je devrais vous remercier de m'avoir donné ce travail.
Donné ? Tu fais erreur, mon garçon.
Je ne donne pas de travail. J'embauche des hommes.
Vous comptez lui donner un travail à temps plein, non ?
Vous voulez dire que vous me prenez, M. McLintock ?
Eh bien, d'accord. Je serai ravi de travailler toute la journée.
Et je te payerai en conséquence.
Tu ne me donneras rien et je ne te donnerai rien.
On gardera tous les deux la tête haute. Où habites-tu ?
Au campement, du côté de la mine.
- C'est ta monture ? - Oui.
Alors monte en selle, on va chercher tes affaires.
- Bonjour, M. McLintock. - Bonjour, M. Pourboire.
Braves gens, je suis sûr que vous tous avez envie de savoir
quelle portion de cette nouvelle terre sera votre nouveau chez-vous.
Jones et McAllister, comme vous avez en quelque sorte dirigé notre groupe,
je voudrais que vous veniez ici pour vérifier l'emplacement exact.
J'en ai pour une minute, patron.
Suis-le et donne-lui 30 $.
Dis-lui que McLintock paie ses employés un mois à l'avance.
On dirait qu'ils en ont bien besoin.
Maman, c'est M. Drago.
Bonjour.
Quel bon vent amène le magnat du bétail ?
J'ai mal au crâne, M. le bureaucrate. Ne me provoquez pas.
McLin.
Dites donc, c'est des lndiens.
Il y a des lndiens sur ces terres ?
Des lndiens gentils, mon garçon.
- McLin ! - Buffle au Galop !
McLin, ça fait longtemps que pas boire ensemble.
Et ça ne se reproduira pas de sitôt,
c'est interdit, et tu voyages avec le shérif.
J'ai assez à faire comme ça.
lls sont venus accueillir le train. Les vieux chefs sont de retour.
J'ai su qu'ils avaient été graciés.
lls ignorent si le train arrivera dans une semaine ou dans un mois.
En attendant, je dois les caser quelque part.
Je peux avoir deux de vos bêtes pour les nourrir ?
Sinon, ces colons verront leurs vaches à lait disparaître.
- C'est vrai, McLin. - Prenez ce dont vous avez besoin.
Shérif, vous allez installer ces sauvages parmi ces colons ?
Vous cherchez les ennuis.
M. Douglas, j'ai déjà beaucoup d'ennuis.
Alors n'en rajoutez pas.
Buffle au Galop, fais venir tes gens sur la terre argileuse.
Bonjour, M. McLin.
Petite Bouche, ça me fait plaisir de vous voir.
On ne le croirait pas,
mais il y a 20 ans, c'était une vraie beauté.
Il y a vingt ans, vous étiez du même avis, M. Douglas.
Ça s'est passé comme ça. J'ai testé mon pistolet sur Buffle au Galop,
et mon Sharp calibre .50 n'a pas fait feu.
C'était dans les années 40, vous vous souvenez ?
Oui.
Vous voulez goûter un truc qui vient droit du ciel ?
Non.
- Où tu as eu ça ? - C'est la mère du garçon qui les a faits.
Vous pensez comme moi ?
Elle est veuve, patron. Et elle a une vie difficile devant elle.
Embauche-la.
J'ai toujours dit que vous aviez du bon sens.
M. McLintock, je vous présente ma mère.
- Ta mère ? - Et ma sœur.
- Enchantée, M. McLintock. - Madame, cet homme est mon patron,
et il a quelque chose à dire à propos de vos biscuits.
Oui, M. McLintock ?
lls sont délicieux.
Alors, espèce de dépravé cantonais, tu prends ta retraite ?
Si vous me jeter dehors, je me tue.
Je ne te jette pas dehors, je te mets à la retraite.
Tu nous fais la cuisine depuis 30 ans.
On va te laisser te reposer.
Tu n'auras qu'à donner des conseils et être de la famille.
- Je me tuerai. - Je le ferai peut-être pour toi.
Écoute, Ching.
Si tu te tues, je te coupe la natte, et tu n'iras jamais au paradis.
- Je serai de la famille ? - Je t'en donne ma parole.
C'est une famille de fous.
Ça boit, ça se bat, ça crie sans arrêt.
Coupe-lui sa natte.
D'accord, je ferai partie de la famille.
J'espère que tout est à votre goût.
La maison est si grande. Je vais mettre un moment à m'habituer.
Je vous en prie, n'hésitez pas à me le dire si quelque chose ne va pas.
Pas de soupe nid d'oiseau.
Sinon, c'est très bon. Tout est très bien.
C'est un délice, madame.
Cette tarte aux pommes est fabuleuse.
Curly a raison. Je regrette de ne pas avoir pu la finir.
Si on arrosait ça ?
Carlos, viens m'aider à faire la vaisselle.
Alice, tu veux aider, toi aussi ?
- Oui, Drago. - Tiens, prends ça.
Je vais laver, et vous, vous essuierez. Ça vous va ?
Je vois pas comment une seule femme peut avoir besoin de tant de vêtements.
Tâchez d'être poli, faute d'être affable.
- Oui, madame. - Déchargez mes bagages.
Oui, madame.
Au fait, ça veut dire quoi, "faute d'être affable" ?
- Mme McLintock. - Bonjour, Carlos.
Cours aider le cocher à décharger mes bagages.
Je ne peux faire confiance à personne d'autre dans cette maison.
- Des bagages ? Aide-moi, Curly. - Oui, patron.
- M. McLintock. - Tu reviens vivre ici ?
Oui, mais rien n'a changé sinon mon lieu de résidence.
Je suis prête à vivre parmi les sauvages
plutôt que d'être privée de ma fille.
Et je le prouve en venant vivre ici.
M. McLintock, comme c'est mon premierjour, voulez-vous bien que je...
Vas-y. Ah, Katherine, je te présente Dev Warren.
Il a intégré le ranch aujourd'hui.
- Enchanté, madame. - Merci.
Comme c'est agréable ! Un jeune homme poli ici.
- D'où sort-il ? - C'est un fermier.
- Un fermier ? - Ça, c'est trop fort !
Kate, bienvenue à la maison.
Qu'est-ce que vous faites dans cet uniforme idiot ?
- Et ne m'appelez pas Kate ! - C'est ma tenue de majordome.
Je suis le majordome du patron. Désolé, Katherine.
"Kate" m'a échappé, en souvenir du temps où vous étiez
gracieuse.
Tu vas rester planté là avec cet air stupide
pendant qu'un domestique insulte ta femme ?
Il est ignorant, c'est tout.
Il ne peut pas s'empêcher de dire la vérité.
Et moi de prendre cet air stupide.
Il m'est venu quand tu as grimpé dans l'échelle sociale.
Mme McLintock, où est-ce que je dois mettre...
- Quoi ? - Mets-les dans ma chambre.
Oui. Mais mettez les affaires de M. McLintock dans une autre pièce.
Celle qui est derrière l'escalier,
pour qu'il ne réveille pas toute la maisonnée
- quand il rentre... - Voilà vos...
- ...juste avant l'aube. - Oui, madame.
Excusez-moi.
- Voilà vos cigares, M. McLintock. - Je suis Mme McLintock.
Kate, je veux dire, Katherine,
je vous présente la cuisinière. Elle cuisine pour nous.
Mme Warren, Mme McLintock.
Enchantée.
Ravie de vous connaître, Mme McLintock.
- C'est un plaisir. - De même.
Voyez-vous, je viens d'arriver, et j'avais cru comprendre
que monsieur vivait seul.
C'est le cas, sans l'être.
Je vais vous expliquer, pour que tout soit clair, Mme Wallace.
Mme Warren.
Monsieur a vécu seul pendant un certain temps.
Et il vivra seul à nouveau dès que je partirai d'ici.
C'est-à-dire dès que je trouverai un arrangement
pour emmener ma fille dans l'Est avec moi.
Elle rentre du pensionnat dans quelques jours,
et nous partirons ensemble. Vous pourrez alors vous comporter
comme vous le jugez bon chez un célibataire.
- Katy. - Taisez-vous.
En attendant, c'est moi la patronne des lieux.
Et c'est moi qui donnerai les ordres.
- Je veux petit-déjeuner au lit. - Vous la laissez...
- Vous n'allez rien dire, patron ? - Non.
Un œuf poché, du thé et un toast.
G.W., dès que mes affaires seront rangées,
je veux te parler de Rebecca.
Oui, Mme McLintock. Très bien, Mme McLintock.
Bien sûr, Mme McLintock.
Le toast, légèrement doré et sans beurre.
Très bien, madame.
Attendez, patron. Où allez-vous, comme ça ?
Je viens de me souvenir que j'ai rendez-vous.
Mais elle veut vous parler.
J'ai entendu.
- Bonsoir, Lem. - Bonsoir, M. Mac.
Dites, M. Mac, ça veut dire quoi, "faute d'être affable" ?
On m'a dit ça, une fois, Lem. Regarde dans le dictionnaire.
- Il vaut mieux que tu ne le saches pas. - Merci.
Que dois-je lui dire quand elle demandera où vous êtes ?
Quand tu ne sais pas, dis la vérité.
Elle ne te croira pas, de toute façon.
- Où va M. McLintock ? - Il fuit encore devant les problèmes.
C'est un des plus grands poltrons
que je connaisse.
M. McLintock ?
- Il n'a peur de rien. - C'est ce que je croyais aussi.
- Drago ? - Oui, madame.
- C'était... - Il est parti, envolé.
- J'avais dit que je voulais lui parler. - Oui.
J'étais là quand vous l'avez dit
et j'étais en haut des marches
quand il a rejoint sa monture, empoigné sa crinière,
- pris les rênes et filé. - Où est-il allé ?
Je l'ai vu aller à l'est, mais vous le connaissez,
il peut aller au nord comme au sud ou à l'ouest.
Trouvez-moi une calèche.
- Oui, madame, mais... - Mais quoi ?
Vous ne devriez peut-être pas le suivre là où il va.
Qu'est-ce que ça veut dire ?
Je l'ignore, mais je regrette de l'avoir dit.
- Contentez-vous d'appeler une calèche. - Oui, madame.
- Qu'est-ce qui se passe ? - Va chercher la calèche.
- La calèche ? - Dépêche-toi, elle veut aller en ville.
Mais M. McLintock ne m'a rien dit.
Écoute-moi bien, jeune homme. C'est moi qui...
C'est moi qui commande ici. Tu ferais mieux de t'exécuter,
ou tu vas prendre le toit de cette maison sur la tête.
Bien, monsieur.
- Salut, Davey ! - Salut, M. McLintock.
- C'est un nouveau balai ? - Il balaie bien.
- Salut, Bunny, comment ça va ? - Bien, M. McLintock.
Je vous aurai la prochaine fois.
Encore deux, Elmer.
Eh bien, regardez qui est là.
Qu'est-ce qu'on te sert, Mac ? Comme d'habitude ?
Mesdames.
- Bonsoir, G.W. - Jake.
- J'ai mal joué. - Quoi ?
Aux échecs. Ma reine est en danger.
Je suppose que vous savez faire ça.
Camille, à toi de jouer.
Mme McLintock.
Je suis Camille. Camille Reedbottom.
J'apprends à jouer aux échecs.
J'ai pensé que ça m'aiderait à passer le temps.
Je n'ai rien à faire de toute la journée.
Je viens de me souvenir d'une chose.
Katherine, je ne vous ai pas entendue entrer.
M. McLintock, je t'ai dit que je voulais te parler.
Pas maintenant.
Je vous sers un verre de sherry, Katherine ?
Merci, M. Birnbaum. Ce ne sera pas de trop.
J'ai dû suivre une calèche en fuite jusqu'ici.
Drago n'a jamais su y faire avec les chevaux.
C'était ce jeune homme dont la mère prétend être ta cuisinière.
- Katherine, votre verre. - Merci, M. Birnbaum.
Maintenant, M. McLintock, on a beaucoup de choses à se dire.
Les lndiens m'ont appris une chose, c'est qu'on n'attaque pas de nuit.
Qu'est-ce que notre conversation a à voir avec les lndiens ?
La stratégie de guerre des lndiens est utile à notre genre de conversations.
Ça attendra, Katherine.
Bonsoir, shérif. M. McLintock. Vous parlez d'une course !
- J'ai enfin réussi à calmer les chevaux. - C'est à vous.
- Non, à vous. Je viens de me rétracter. - Écoute-moi.
Tu ne vas pas rester là toute la nuit à jouer aux échecs
alors que la question de notre fille n'est pas réglée.
Je vais rester là à jouer aux échecs,
et la question de notre fille est réglée.
- Elle reste. - Quelle tête de mule !
Katherine, vos cheveux.
La course qu'on vient de faire m'a décoiffée.
Non, c'est juste que je ne vous ai pas vue depuis longtemps,
et j'avais l'impression que la dernière fois,
vos cheveux étaient plus foncés, non ?
C'est drôle, les tours que peut nous jouer la mémoire.
M. Birnbaum, je crois que vous avez complètement perdu la tête.
- Tu as teint tes cheveux. - C'est faux !
Et si c'était vrai, ça ne te regarderait pas.
Je ne vais certainement pas imiter les fausses blondes dépravées
que tu sembles préférer.
- Prends-le. - Ah !
- Remplis-le. - Ah !
Bonjour.
- Vous jouez encore ? - Un McLintock n'abandonne jamais.
Mais un Birnbaum y est contraint. La partie est finie. Tu m'as eu.
Non, M. Birnbaum, vous avez encore des chances.
Tu sais jouer aux échecs ?
Je t'en prie, prends ma place.
- Tu es bon ? - Assez.
On dirait que je ne vais plus être obligé de venir en ville pour faire une partie.
Souviens-toi que je suis mauvais perdant.
- C'est à toi. - Oui, patron.
Bonjour.
Oh, c'est déjà le matin.
Une tasse de café ?
Oui, merci, Jake.
Je vous en prie, Katherine.
- Vous avez de la crème ? - Du lait de vache en boîte.
Ça ira très bien.
Du bon vieux lait concentré.
Tiens, au fait,
je rangeais mon bureau l'autre jour
et j'ai trouvé quelque chose que je voulais vous rendre.
La voilà.
C'est une médaille, vous vous rappelez ?
Du Président des États-Unis d'Amérique
au Premier Sergent Michael Patrick Gilhooly,
pour sa bravoure dans l'exercice de ses devoirs et au-delà.
C'est votre papa.
Ça me rappelle la première fois que je vous ai vue.
C'était il y a plus de 1 7 ans.
Vous êtes entrée dans ma boutique,
à peine plus grande que le baluchon que vous portiez.
Et dans ce baluchon, il y avait le plus beau bébé que j'aie jamais vu.
Elle était affamée !
Vous aviez marché depuis Superstition Creek
pour échanger cette médaille contre une boîte de lait concentré.
G.W. était loin, comme d'habitude,
à combattre les lndiens.
Shérif ! Monsieur le shérif !
Vous avez vu le shérif ?
C'est un peu tôt, pour lui. Vous avez essayé chez lui ?
Je n'y ai pas pensé.
On dirait que la boutique Birnbaum est ouverte.
Quelqu'un saura peut-être où il est.
Vous voilà, shérif.
Je vous avais dit que vous auriez des ennuis.
Des ennuis ?
Dites-moi qui vous permet de laisser ces lndiens séjourner en ville.
Ces sauvages sont sous la tutelle du gouvernement,
et je représente...
J'ai dit au shérif qu'il pouvait les installer sur les terres argileuses.
Il croit que la ville lui appartient parce qu'elle porte son nom.
Consultez les registres du bureau du juge
et vous verrez que j'en possède une bonne partie.
Agard, si vous connaissiez un peu les lndiens,
vous sauriez qu'ils font de leur mieux
pour s'accommoder de notre prétendu "patronage bienveillant",
en dépit des imbéciles qui en ont été chargés.
Ces lndiens ne peuvent quitter la réserve qu'avec ma permission.
Ces chefs ont donné des ordres toute leur vie.
lls ont du mal à comprendre
qu'ils doivent lever la main comme des écoliers.
La loi est très claire.
Je t'avais dit que tu n'obtiendrais rien d'eux.
- On retrouvera cette fille. - Quelle fille ?
Celle que les lndiens ont enlevée, mais ne vous en faites pas.
J'ai armé les colons et leur ai dit d'encercler les peaux rouges.
C'est quoi, cette histoire ?
Millie Jones. La fille d'un des colons.
- Les lndiens l'ont enlevée. - C'est ridicule.
Vous avez donné des fusils à tous ces fermiers ?
- Absolument. - Vous êtes fou. Venez, shérif.
- M. Douglas. - Mme McLintock.
Je déteste être d'accord avec G.W. en général,
mais vous n'avez pas changé. Vous êtes toujours aussi abruti !
- Je m'inquiétais. - Pourquoi ?
- J'ai eu peur que Katy vous tue. - Pas encore, mais peu s'en faut.
Attendez, on ferait bien d'emmener Agard,
même s'il ne va pas nous être très utile.
Drago, aide-le à monter en selle.
Attendez.
- C'est moi qui conduis. - Bien, madame.
- Agard, que faites-vous ? - Maîtrise-le, Agard !
Agard, il ne rigole pas. Tenez bon !
Tenez bon !
Agard, voulez-vous arrêter de faire le malin et monter sur cette calèche ?
Miséricorde.
Ce cheval est encore un peu sauvage.
C'est parti.
Où crois-tu aller comme ça ?
Ne prends pas ce ton de patron de ranch avec moi.
PASSAGE A NlVEAU
Potter !
On va à la mine de M. Pourboire.
Envoie-nous des hommes.
Oui, patron. Vous l'avez entendu.
Je n'aime pas ça, M. McLintock. Je n'aime pas du tout ça.
- Quoi donc ? - lls veulent pendre un lndien.
Shérif ! La bonne blague ! Où est votre whisky ?
Attendez !
Pas si vite, M. le patron de tout le pays,
sauf si vous voulez avoir un gros trou dans l'estomac.
Combien de temps G.W. va-t-il laisser ce nouveau venu le bousculer ?
Ce nouveau venu a une carabine à canon scié.
Et si elle était partie se balader ou retrouver
- quelqu'un ? - Qu'est-ce que vous insinuez ?
Que je n'ai pas bien élevé ma fille ?
Qu'elle passerait la nuit avec un homme ?
Je n'ai rien dit de tel,
et vous me pointez une carabine dans le ventre.
Pourquoi croyez-vous cet lndien coupable ?
Elle a disparu, non ? Disparu !
Papa, je suis là.
Papa !
- Tu me cherchais, papa ? - Où étais-tu ?
Ben junior m'a emmenée faire un tour à l'aube, et le cheval a filé.
- Descends de là. - Mais, papa !
Elle dit la vérité, M. McLintock. On n'a rien fait.
Ce n'est pas la question.
L'important, c'est que tu ne dégaines pas,
ou ça sera pire que Dodge City un samedi soir.
Rentre au chariot, je m'occuperai de toi plus tard.
- Je vais commencer par ce freluquet. - Aucun mal n'a été fait.
Ben junior est l'un des meilleurs garçons du territoire,
- alors baissez votre carabine. - Je lui apprendrai à flirter avec ma...
À présent, tout le monde se calme.
- Patron, il est juste un peu nerveux. - Je sais.
Je vais être raisonnable. Je n'ai pas perdu mon sang froid depuis 40 ans.
Mais, M. le colon, vous avez semé le trouble, ce matin.
Vous avez failli tuer un homme,
et vous méritez un bon coup de poing bien centré, mais je ne le ferai pas.
Tu parles que je ne le ferai pas !
Les cavaliers de McLintock !
McLin.
Hé, bonhomme, tu te souviens de moi ?
Bonjour. Jolie fête !
- Vous pensez que c'est raisonnable ? - Que devrais-je faire ?
Sale type !
Attendez, j'ai un mot à vous dire.
Un instant. Qu'allez-vous faire... Mes lunettes !
Arrêtez, ou vous le regretterez.
Au nom du ciel !
- Ne t'en mêle pas, Jake. - La guerre est à tout le monde !
Où est le whisky ?
Bien envoyé !
Désolé, McLintock.
- McLin. - Merci.
- C'est très drôle. - Oui, très drôle.
Désolé, M. Douglas !
Bon voyage, Drago !
Vous êtes encore là ?
Sage, le cheval a filé, hein ?
Je vous jure, M. Jones.
Poussez-vous de là.
- Joli gauche. - Merci.
- Mais j'ai fait des études. - Pas besoin d'étudier pour ça.
Vous ne m'enverrez pas là-bas.
Tu l'as fait exprès.
McLintock, espèce de...
- Bonjour, Mme McLintock. - Bunny, espèce de...
Non !
G.W., à cause de toi, cette grosse...
C'est assez dur de te contrôler.
Attention !
McLin !
Fête réussie, mais pas de whisky. On rentre chez nous.
- Toi et tes amis ! - Au moins, on a sauvé ton chapeau !
Où sont-ils tous ?
Dieu du ciel !
Drago, n'apprendrez-vous jamais à maîtriser des chevaux ?
Je vais essayer, madame. Je vous le promets.
- Famille de fous ! - Tu veux que je coupe ta natte ?
J'ai perdu la face.
- Tu parles d'une famille ! - Tu ne perdras pas que ta natte.
- Kate. - Oui ?
On pourrait s'entraider, tous les deux.
À faire quoi, si tu permets ?
On pourrait se débarrasser l'un l'autre de toute cette boue.
On aimait bien faire ce genre de choses, avant.
On faisait beaucoup de choses, avant. Bonne nuit, M. McLintock.
- Vous avez réussi ? - De quoi parles-tu ?
- Du divorce. Elle y tient toujours ? - Oui.
Les femmes sont étranges.
Elle s'est battue comme une lionne à vos côtés aujourd'hui.
Vous rentrez, et elle vous claque la porte au nez.
Divorcer,
c'est payer une femme pour qu'elle ne vive pas avec vous ?
En gros.
J'en connais pour qui ça vaudrait la peine.
Si on avait un semblant de sens moral,
on ne serait pas là à boire, couverts de boue,
- alors qu'on pourrait se laver. - G.W.
Drago.
Mme Warren, ces biscuits...
Merci, Drago.
- Bonjour, Mme Warren. - Bonjour, M. McLintock.
Le petit-déjeuner du patron ?
Si c'est ce que vous voulez, M. McLintock.
Un œuf poché, du thé, un toast légèrement doré et...
Ça alors, Mme McLintock, vous avez un œil poché !
Vraiment ?
- Et Becky arrive aujourd'hui. - Et ce n'est pas tout.
Il y a quelque chose que je tiens à mettre au clair.
Aucun homme ne nous écoute, nous pouvons donc être honnêtes.
Je vous ai laissée me parler de la sorte l'autre soir,
mais maintenant qu'on est seules...
Quand je souhaiterai avoir l'avis de mes domestiques, je le demanderai.
Vous pourriez bien vous retrouver avec deux yeux pochés.
- Quoi ? - Je comprends votre scène d'hier.
On doit toujours en faire une avant de leur pardonner,
généralement pour quelque chose qu'ils n'ont pas fait.
Mais on sait toutes les deux que c'est juste pour les empêcher de croire
que c'est eux qui commandent.
- C'est McLintock qui vous a fait ça ? - Non.
Personne ne me l'a fait. Je l'ai gagné.
BlENVENUE A LA MAlSON REBECCA McLlNTOCK
- Bonjour, Davey. - Bonjour, Mme Beech, M. Beech.
- Mlle Becky, bienvenue chez vous ! - Bonjour, M. Douglas.
- Bonjour, Betty. Tu vas bien ? - C'est bon de te revoir.
Papa !
Ça fait deux longues années.
Je ne vais plus pouvoir te traiter de garçon manqué.
- Becky. - Maman.
- Je n'étais pas sûre de te trouver là. - Je suis là depuis quelques jours.
Becky, je t'ai acheté trois magnifiques robes...
Oncle Drago !
As-tu apporté un cadeau à ton vieil oncle ?
- Bien sûr. - Qu'est-ce que c'est ?
Une tasse de moustachu. Et mon cadeau, à moi ?
Le plus beau poney Palomino qui ait jamais été monté.
Dressé pour ne pas sortir du comté.
Oncle Jake !
Que faites-vous avec le tuba de M. Douglas ?
M. Douglas a un gros...
A eu un petit accident.
Je t'ai apporté une cargaison de bâtons de réglisse.
Mais tu es devenue une vraie jeune femme,
alors nous les échangerons contre de belles toilettes.
- Merci. - Le maire devait venir,
mais il est dans la capitale pour un vol de chevaux.
C'est moi qui ferai son discours.
Ne vous en faites pas pour le maire.
Je suis sûr qu'il trouvera un acte de vente.
"Mesdames et messieurs, nous voilà réunis pour accueillir la plus jolie..."
Qu'est-ce que je fais ?
Nous sommes là pour accueillir
la plus jolie fille de la ville
et de tout le territoire.
- Davey ! - Oui ?
J'ai quelque chose pour toi.
Le chef de triage à la jonction
m'a dit de les laisser passer, alors je les ai mis là-dedans.
Je porte mon scalp depuis longtemps
et je compte bien le garder.
Elle est de retour parmi nous. Ses nattes ont disparu,
mais le plus joli visage de McLintock a toujours ses taches de rousseur.
C'est Puma.
Alors c'est vrai, le gouvernement les a vraiment libérés.
Ce bon vieux Puma.
Je me souviendrai toujours du jour où il a ramené G.W. à la maison.
Ton père avait un trou dans la poitrine et 40 de fièvre.
Bien entendu, ils n'ont pas été très civilisés.
Il est passé devant la maison au galop et l'a laissé choir sur le seuil.
Vous vous souvenez donc du bon vieux temps, Katy ?
Katherine.
- Yatahe, mes amis. - Yatahe.
Puma, honorable ennemi.
Le grand McLintock a oublié ? On est aussi frères du sang.
Non, je ne l'oublierai jamais.
Vieille blessure. Vous en souffrez encore ?
Je la sens quand le temps est à la pluie.
Un peu plus haut et je n'aurais plus rien senti.
Grand McLintock, c'était combat mémorable.
Nous revenus avec nouvelles. Notre peuple a encore problèmes.
Vous voyez, j'ai appris bon anglais, Grand McLintock.
À la prison des hommes blancs.
Mais on voudrait que vous parler à l'audience du gouvernement.
J'ai cru comprendre que le gouverneur Humphrey allait la présider.
Oui, Puma, je traduirai vos requêtes.
M. McLintock,
puis-je vous demander de dire en comanche à ces gens...
Puma est le chef des Comanches et il parle très bien anglais.
Vous devrez suivre mes instructions à la lettre. C'est la loi...
On s'en va.
Attendez une minute.
Dieu du ciel !
Attends ici, chérie. Je vais chercher la calèche.
- lrez-vous à la fête de McLintock ? - Bien sûr.
Vous y trouverai-je, Beth ?
Bien sûr. Je vous accorderai la première danse.
Petite sœur.
Je ne veux pas que ma sœur parle aux étrangers.
Davey n'est pas un étranger, il travaille chez Birnbaum.
C'est un lndien.
Bon sang, Drago !
Regardez ce que vous avez fait.
Chérie, je te présente Devlin Warren. Il travaille pour ton papa.
Dev, je te présente Mlle Becky McLintock.
Ce sont mes affaires.
Oui, mademoiselle.
Je vous aurais reconnue n'importe où, Mlle Becky.
Que voulez-vous dire ?
Vous ressemblez beaucoup à votre mère, en plus jolie encore.
M. Warren, maman est bien plus jolie que moi.
Ce genre de remarque est dangereux. Allez, monte.
Bonjour, Ching.
- As-tu fait de la tarte aux cerises ? - Je ne cuisine plus.
C'est vrai.
- Junior. - Oui, Mlle Becky ?
- Tu te souviens de Junior Douglas ? - Bien sûr. Comment vont les études ?
- J'ai été major de la promotion 1 895. - Félicitations !
M. et Mme Douglas, nous nous verrons à la soirée.
Avec plaisir.
On aura du mal à empêcher les jeunes hommes d'accourir.
- Drago ? - Oui, patron. Tout est chargé.
G.W. Tu te souviens de Junior ?
Oui. Tel père, tel fils.
M. McLintock, j'espère que vous ne me trouverez pas présomptueux
de vous demander si je peux rendre visite à Mlle Rebecca.
- Elle est derrière vous. Demandez-lui. - Merci, monsieur.
Ching, ça va être mon tour d'être licencié. Hue !
Merci, monsieur. Merci.
- Qu'est-ce donc que ces manières ? - À ce soir, Junior !
- Oui. - Oui, quoi ?
Tel père, tel fils.
Qu'est-ce qu'il veut dire, Matthew ?
Allez, Ching, un peu de nerf !
Vous vous débrouillez bien, Mlle McLintock.
Merci, Mme Warren.
Dev, quand tu auras fini, va aider Drago à porter les barils de bière.
Oui, maman.
Dev, peux-tu venir m'aider une minute ?
J'ai été surprise d'apprendre que tu as étudié.
- Pourquoi ? - Je ne sais pas.
Junior dit que Purdue est une bonne école pour un État comme l'lndiana.
Ah, oui ?
Peux-tu faire ça ? Je n'y arrive pas.
- Pourquoi n'as-tu pas continué ? - Par manque d'argent.
Mon père est tombé malade. Il a dû aller dans l'Ouest.
Il a donc pris une ferme.
Ta mère est très jolie. Dommage que tu n'aies pas hérité de ses yeux.
Vous, vous auriez mieux fait d'hériter un peu plus de votre père.
Vraiment ? Par exemple ?
- De son bon sens, par exemple. - Son bon sens ?
Il ne se laisse pas berner par un dandy comme Junior Douglas, lui.
Junior n'est pas un dandy. Il a fière allure.
C'est une femme qui doit faire ça.
- Et puis, il a reçu une distinction. - Pour quel sport ?
- La chorale. - Très éprouvant.
Ne vous hasardez pas à m'étreindre !
Je n'en ai aucune intention.
Les femmes sont toutes adorables, Katherine.
C'est une très belle soirée.
Merci, Ben. Bien sûr, nous avons dû inviter tout le monde.
Absolument tout le monde.
Désolé, G.W., celle-ci est pour moi.
Merci, Mme Warren. Je suppose que je dois être courtois chez moi.
- Je vous réserve la prochaine. - Merci.
- Drago, allez faire ce que je vous ai dit. - Katy.
Katherine. Et faites ce que je vous dis.
"Drago, faites ceci. Drago, faites cela."
Votre attention, s'il vous plaît !
- Ce Douglas... - Drago !
Oui, madame.
Matt Douglas Jr
va vous montrer les pas de la dernière danse à la mode
tout droit venue de New York City.
Faites jouer vos violons.
Sers-moi un whisky.
- Quoi ? - On a déjà servi 40 litres, patron.
- Il en reste plus. - Je m'en charge, Ching.
Sale lndien !
Si tu as encore l'intention d'inviter ma sœur à danser,
relève-toi et on remet ça.
Oui.
- Ça suffit, maintenant ! - Ne vous mêlez pas de ça, Birnbaum.
- C'est votre employé, pas votre fils. - Tu l'as déjà battu comme il faut.
Je n'ai pas trouvé ça très comme il faut.
Tu veux prendre la relève ?
Si j'acceptais, tu n'aurais pas la tâche si facile.
J'en ai assez.
Quand comptes-tu t'arrêter ?
Dès qu'on sera hors de vue.
On m'a appris à ne pas me battre devant les femmes.
- On n'est plus en vue. - Exact.
Quelle vulgarité ! Quelqu'un devrait faire quelque chose.
Vous avez raison.
Parfaitement raison.
Ça va, Ben junior ?
Ça va, M. McLintock.
Tu te bats bien pour un gars de la campagne.
Deux ans à Purdue, M. McLintock, dans l'équipe de boxe.
Je n'aurais jamais cru qu'un fermier me battrait.
Mais tu m'as mis une raclée !
Il faut le nettoyer. Apporte-lui de l'eau, Jake.
Va te nettoyer et invite cette fille à danser.
Qui ?
Ah !
Où est-il ? Je vais lui mettre sa raclée, à ce freluquet.
Les ennuis arrivent.
Où est ce garçon de ferme ?
Où est-il, G.W. ?
Ah, le voilà, le garçon de ferme qui a terrassé mon neveu.
Je suis Fauntleroy Sage, l'oncle de Ben junior.
Je ne suis pas un fermier, mais oui, j'ai mis sa raclée à votre neveu.
Et vous m'importunez.
- C'est quoi, "importuner" ? - Casser les pieds.
Ah ! Il m'insulte, alors !
Raison de plus pour lui faire sa fête,
en plus d'avoir rossé mon neveu !
Fauntleroy, vous ne devez pas vous mêler des querelles des jeunes.
Et l'honneur de la famille !
Je ne peux pas laisser un fermier terrasser un Sage.
Vous faites deux fois son poids.
Ne vous en faites pas pour ça, M. McLintock.
Si M. Fauntleroy insiste, je vais devoir lui donner la même leçon.
Dis donc !
Désolé, mon petit.
Navré d'avoir dû faire ça, mon garçon. Sans rancune.
Pas encore.
- Pas encore quoi ? - Ce n'est pas fini.
Attends.
Fauntleroy, je veux que ce soit une bagarre dans les règles.
- Bien sûr, G.W. - Pas de ça.
Je ne ferais jamais ça, G.W.
- Vous ne feriez pas... - Bien sûr que non.
Et Dev, je ne veux pas que tu frappes Fauntleroy aux genoux.
Il n'a rien fait de tel.
Et ne lui tords pas le nez.
Il est à toi.
Où sont mes lunettes ?
Ça va, mon garçon ?
Ça ira si cet lndien arrête de me marcher dessus.
G.W., vous vous moquez de moi.
Mais je veux que vous sachiez que ce garçon s'est bien battu.
Je suis content de vous l'entendre dire.
Où est mon oncle ?
Fauntleroy, qu'est-ce que tu fabriques ?
- J'espère qu'il n'a embêté personne. - Il n'y a pas de mal.
On devrait rejoindre les femmes avant que la curiosité les pique. Drago !
Fauntleroy, rassemblons tout le monde pour un do-si-do.
Jake.
Tu crois que la teinture d'arnica leur fera du bien ?
Peut-être. Ça t'en faisait bien, à toi.
Messieurs, en route pour l'armoire à pharmacie.
- Bonjour, Drago. - Bonjour, mon petit.
Tu as vu papa ?
Il est parti à l'aube, un fusil sous le bras.
Il est allé à la chasse.
- Bonjour, papa. - Bon après-midi, plutôt.
Que fais-tu dehors si tôt ?
Je voudrais comprendre quelque chose.
Oui ?
Quoi ?
Maman.
Pourquoi maman et toi avez-vous cessé de vivre ensemble ?
Pourquoi vous être séparés ?
- Tu ne me réponds pas ? - Non.
- Ça me concerne, je crois. - Je ne crois pas, non.
Il y a une autre femme ? C'est pour ça, en général.
À ton âge, on généralise tout.
C'est Mme Warren ?
Becky, je ne voudrais pas fixer des règles dès ton retour à la maison,
mais je ne veux pas parler de ça.
J'ai connu Mme Warren la semaine dernière.
Elle travaille ici, et fait ce travail très bien.
J'espère que tu auras la courtoisie
de ne pas te mêler des affaires des autres,
celles de ta mère et les miennes.
Bien tiré, papa.
Je comprends ce que tu ressens.
Maman est souvent si pétulante.
Pétulante ?
Tu as appris de jolis mots, dans l'Est, Becky.
lls auraient dû t'enseigner ce qu'ils veulent dire.
Tu n'avais que six mois
quand ta mère est restée seule avec toi dans une cabane sous 3 m de neige
pendant que je déplaçais le troupeau 500 km au sud pour tenter de le sauver.
J'en ai sauvé environ la moitié.
Tu avais un peu plus d'un an à l'époque des attaques comanches.
On a repoussé 500 lndiens des Plaines pendant neufjours.
Pétulante, Becky ?
Tu devrais rentrer à la maison.
Dis à Ching de venir chercher ces oiseaux.
Becky !
Viens ici.
J'ai quelque chose à te dire.
Le moment n'est pas plus mal choisi qu'un autre.
Tous les garçons du coin vont te courir après
et te demander ta main.
D'abord, parce que tu es une jolie fille,
mais aussi parce que je possède une grande partie du pays.
lls s'imagineront que tu vas en hériter. Mais c'est faux.
J'en léguerai la plus grande partie à...
À la nation. Pour faire un parc,
où aucun bûcheron ne viendra abattre les arbres pour construire des maisons,
où personne ne viendra tuer les castors pour faire des chapeaux
ni les buffles pour faire des couvertures.
Ce que je vais te léguer,
c'est un ranch et 500 têtes en amont de Green River.
Ça te semble peut-être peu,
mais c'est plus qu'on en avait, ta mère et moi.
Certains diront que je fais tout ça
pour avoir un parc qui porte mon nom quand je serai là-haut,
ou que tu m'as déçu et que je ne voulais pas te donner tout cet argent.
Mais la vraie raison, Becky, c'est que je t'aime,
et je veux que toi et ton futur époux ayez ce que j'ai eu.
Car tout l'or du Trésor des États-Unis
et toute la musique du Paradis
ne valent pas ce qui se crée entre un homme et une femme
qui traversent tout ça ensemble.
Je ne peux pas t'expliquer mieux que ça.
D'accord, papa.
Becky !
Quand tu auras mon âge, tu me remercieras.
Papa, je suis grande, maintenant.
Je ne m'inquiétais pas pour moi.
Je pensais seulement à maman et toi.
lls sont tous les trois tombés de voiture.
Il se fait tard, Becky. C'est l'heure d'aller au lit.
Maman !
Il a apporté ça, il doit avoir envie d'en jouer.
- Eh bien... - Chantez quelque chose.
Si vous y tenez. Je n'ai pas joué depuis...
- Connaissez-vous "Faite pour moi" ? - Oui.
Ça fait fureur, en ce moment.
Dev, que fais-tu ?
J'avais envie d'un autre cigare.
Tu en as un dans la bouche et deux qui fument dans le cendrier.
Et tu joues mal.
Les gars veulent toujours que je joue.
Tu es plus jolie qu'un petit veau
Et plus douce que l'oreille d'une souris
Je veux que le monde entier sache
Que tu es faite pour moi
Ne jouez pas à ce rythme, Junior. Jouez-la comme au Plaza.
- Je connais les paroles. - D'accord, Becky. Vous chantez ?
- Bien sûr. - D'accord.
J'aime un homme drôle, élégant et intelligent
C'est à toi.
Dev, tu joues comme un amateur.
Arrêtons-nous là pour ce soir. Je ne sais pas où tu as la tête ce soir.
Elle chante bien. Elle a la voix de son père.
Plus doux que le miel Plus subtil que le vin
Je suis sûr qu'on t'a trouvé Dans un lit de chèvrefeuille
Mourir comme ça Est un plaisir
C'est le moment C'est l'endroit, car tu
Es fait pour moi.
C'est si joli que j'ai des scrupules à vous interrompre.
Mais nous avons l'audience des lndiens demain matin...
À propos de notre discussion d'un peu plus tôt,
- je vous dois des excuses. - Ah, oui ?
J'ai bien réfléchi, et quand je vous ai traité de réactionnaire,
je ne faisais qu'employer un mot de ma génération à l'égard de la vôtre.
- Ça n'avait rien de personnel. - Vraiment ?
Bonne nuit, alors.
- Bonne nuit, Mme McLintock. - Bonne nuit, et revenez donc.
- Bonne nuit, Drago. - Bonne nuit.
Que veut dire "réactionnaire" ?
Moi, je suppose.
Il dit que quiconque veut vendre à profit est réactionnaire.
Vous étiez réactionnaire quand vous vendiez des bœufs sur pied
à six cents le demi kilo ?
lnutile de discuter avec un diplômé.
Devlin Warren, si j'étais toi,
je ne le laisserais pas partir avec la plus jolie fille du coin
- sans lui chercher querelle. - Ça se voit ?
Que puis-je faire ? Je ne suis qu'un employé de son père.
Je ne suis qu'un domestique, ici.
De temps en temps, Dev,
tu as vraiment des réflexions bizarres.
Tout le monde travaille pour quelqu'un.
Moi, je travaille pour tous les habitants des États-Unis
qui achètent des steaks chez le boucher.
Et toi, tu travailles pour moi. Il n'y a pas grande différence.
Papa, il est arrivé un malheur.
Le cheval de Junior a fui. Il l'avait loué à l'écurie de louage.
Tu as attaché un cheval loué par les rênes ? Il a dû rentrer à l'écurie.
On va lui procurer quelque chose qu'il saura conduire.
Je préférerais raccompagner Junior dans notre calèche, papa.
C'est une belle soirée, et je suis sûre qu'oncle Drago sera ravi de conduire.
Pas du tout, et je n'ai pas été élevé pour mentir
par politesse.
Je vais le raccompagner, M. McLintock.
Ne vous dérangez pas, Mlle Becky. Je me charge de sa sécurité.
- Je peux me débrouiller seul. - Vous avez perdu votre cheval, non ?
- Dev, vas chercher la calèche. Drago ! - Je vais avec eux.
Maintenant, je dois conduire les dandys.
Avec toi, j'ai l'impression d'être un roi
Tu es faite pour moi
Mlle Becky ? Vous feriez bien de me guider.
Je suis nouveau dans le coin, je pourrais me tromper de chemin.
Devlin Warren, tu sais bien qu'il n'y a qu'un chemin qui mène en ville.
Tu as disparu sans laisser de traces
Mourir comme ça Est un plaisir
C'est le moment C'est l'endroit
Devlin Warren, qu'essaies-tu de faire ? De nous tuer ?
Vous préférez faire conduire votre ami ?
Papa !
Je n'ai jamais été aussi humiliée de ma vie.
J'ai dit ce que je pensais et je n'en démordrai pas.
Tue-le, papa. Tout de suite.
- Pourquoi ? - Mon honneur est en jeu.
- Ah, oui ? Ton honneur ? - Parfaitement.
- Il a porté atteinte à mon honneur. - Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Il m'a diffamée. - Ah, oui ?
J'ai dit ce que je pensais et je n'en démordrai pas.
Il le reconnaît, tu vois ? Tue-le !
- Qu'est-ce qu'il reconnaît ? - Il m'a traitée de...
Je refuse de le répéter.
Je ne vous ai traitée de rien,
mais j'ai dit ce que je pensais, et je n'en démordrai pas.
Mais enfin, vas-tu me dire ce que tu as dit ?
J'ai dit qu'une fille qui se laisse embrasser
avant d'être officiellement fiancée est une traînée.
Il l'a dit une fois de plus ! Tue-le !
- Calme-toi. - Non, je ne me calme pas.
Si tu es mon père, si tu m'aimes, tu dois le tuer.
Bon, je suis ton père et je t'aime,
alors...
Tu lui as tiré dessus. Tu l'as vraiment fait !
S'il meurt...
S'il meurt, ce sera le premier homme à mourir d'une balle à blanc.
On s'en sert pour signaler le départ des courses le 4 juillet.
Je suis en train de brûler !
- Pauvre chéri ! - Pauvre chéri ?
- Vous m'auriez tué de sang froid. - Mais ça n'est pas arrivé.
Vous criiez au scandale ! Vous méritez une bonne fessée.
Dev ! Papa !
Je ne veux pas m'en mêler !
- Vous allez avoir ce que vous méritez. - Tu n'oseras pas !
Ah, non ?
Ça vous apprendra à vouloir me faire assassiner.
lnutile de crier et de gesticuler.
Non ! Papa, qu'est-ce que...
Papa, aide-moi ! Arrête !
Devlin Warren, je te déteste !
Maman !
G.W., j'ai entendu un coup de feu ?
- Becky, que s'est-il passé ? - Il m'a fessée !
Tu as fessé notre fille ?
Dev.
Tu veux dire que tu as regardé cette brute frapper notre fille ?
G.W., que t'est-il arrivé ces dernières...
Soyons plus discrets.
Ça ne t'a pas suffi de me traiter comme une peau-rouge ?
Il faut aussi que tu exposes Becky à une pareille vulgarité !
Les femmes se plaignent toujours d'une chose
quand c'est une autre qui les blesse.
N'est-il pas temps que tu me dises
pourquoi tu me détestes pareillement ?
Je n'ai pas l'intention de faire la conversation à minuit
avec un ivrogne !
Je ne suis pas un ivrogne !
Pas encore !
- Bonjour, M. le gouverneur. - Bonjour, M. le gouverneur.
- Chef Puma. - Oui, sergent.
Grand McLintock, nous savons que vous obtenirjugement équitable.
Messieurs, suivez-moi.
- Alors, Jake ? - G.W.
- G.W., voilà bien longtemps. - Pas assez longtemps, Cuthbert.
- Votre mari est un rustre. - Oui, Cuthbert, je sais.
Où doit-on mettre les lndiens, M. McLintock ?
Ce n'est pas M. McLintock qui mène l'audience.
- Sergent, faites asseoir ces lndiens. - Oui.
Messieurs, asseyez-vous.
Toute la tribu a voulu venir.
Poursuivez, lieutenant.
L'audience est ouverte.
Le gouverneur Cuthbert Humphrey préside.
Bonne chance, papa.
J'ai bien peur que tout le pays soit là.
Édit gouvernemental numéro 826.
"La nation comanche doit être transférée
"de sa réserve actuelle à Fort Sill.
"Le gouvernement déclare, informé par l'agent Agard,
"que ces chefs, après avoir été graciés par un gouvernement clément,
"ont incité leur tribu à des actes de défi en violation de la consigne."
Il semblerait, messieurs, que bien que certains chefs parlent anglais,
le Chef Puma maîtrise très bien notre langue,
ils aient choisi M. McLintock comme porte-parole.
Je parle pour les Comanches, ou plutôt, je propose cette traduction.
Poursuivez, M. McLintock.
Les Comanches disent :
"Nous sommes un vieux peuple, et un peuple fier.
"Quand l'homme blanc est arrivé parmi nous,
"nous étions autant que les brins d'herbe de la prairie.
"Aujourd'hui, nous sommes peu nombreux, mais toujours fiers,
"car si un homme perd sa fierté, il n'est rien.
"Vous nous dites que si nous vous laissons nous envoyer
"à Fort Still,
"nous serons nourris et bien traités.
"Laissez-nous vous dire une chose.
"Une loi comanche dit qu'un chef ne doit jamais manger
"avant de s'être assuré que la marmite est pleine
"chez leurs veuves et leurs orphelins.
"C'est le mode de vie comanche.
"Ce que les Blancs appellent charité est bon pour la veuve et l'orphelin,
"mais un guerrier ne peut l'accepter, car s'il le fait, il n'est plus un homme,
"et s'il n'est plus un homme, il n'est rien
"et préfère la mort.
"Vous nous traitez comme des veuves et des orphelins, pas des hommes.
"Et nous préférons la mort à cela.
"Ce ne sera pas un combat mémorable quand vous nous tuerez,
"car nous sommes peu nombreux et peu armés.
"Mais nous nous battrons et mourrons en Comanches."
Merci, Grand McLintock.
Dois-je comprendre que les Comanches défient le gouvernement américain ?
Oui, vous devez comprendre que les Comanches défient le gouvernement.
- Ou au moins cette commission. - Messieurs.
Le tribunal ordonne que ces chefs soient incarcérés
jusqu'à ce que le détachement de la Cavalerie américaine
puisse venir
les escorter, eux et la nation Comanche, à Fort Sill.
La séance est levée.
McLintock !
Vous êtes un chef important parmi ces Blancs.
lnfluencez-les !
Faites qu'ils nous donnent des fusils pour que le combat ait un sens.
Faites que les Comanches aient droit à un dernier combat digne de ce nom.
Je voudrais presque pouvoir arranger ça, Puma.
- Sergent. - Oui ?
Garde gauche, en avant !
Messieurs.
C'est triste, ces temps qui changent.
Ce ne sont pas les temps qui changent, maman.
Bonjour, G.W.
Salut, Lem.
Bunny !
Bonjour, McLintock.
Vous n'êtes donc pas ivre mort.
J'ai bu pour mieux réfléchir, Bunny.
Le wagon est toujours dans la voie de garage ?
- Oui, mais... - Mais quoi ?
- Je n'aime pas ça. - Ah, non ?
Les lndiens s'évaderont
et mèneront la Cavalerie sur une fausse piste.
Le gouvernement s'interrogera...
Il s'interrogera et mènera son enquête.
Et quand il comprendra que ce peureux de gouverneur
a modifié la donne,
ces lndiens auront droit à un vrai procès.
Ce wagon est plein de munitions.
Savez-vous ce qui se passera quand les lndiens seront armés ?
Le sang va couler.
- Vous fiez-vous à la parole de Puma ? - Eh bien...
McLintock, je suis avec vous.
Laissez-moi en dehors de tout ça.
McLintock.
Bonne nuit, Bunny.
Bonne nuit, M. le gouverneur.
Où sont Katy
Et ses cheveux roux ?
Parfumés comme des roses
Dans la brise estivale
Je finirai par la trouver
Sous la lune haute
Et lui dirai que je l'aime
Et l'aimerai jusqu'à la mort
Katy !
Katy Gilhooly ! Le maître des lieux est rentré.
Katherine Gilhooly McLintock !
Où est ma femme ?
M. McLintock.
Te voilà.
Mme Warren, bonsoir.
- Je vous ai attendu, M. McLintock. - Comme c'est gentil !
- J'ai quelque chose à vous dire. - J'en suis ravi.
- Trois cent neuf fois dans le mille. - Je vous demande pardon ?
Trois cent neuf fois dans le mille d'affilée. C'est forcément un record.
Je suppose. Mais, M. McLintock, je voulais vous dire...
Un stetson d'un kilo avec quinze centimètres de bord,
à hauteur de 1 6 mètres, c'est forcément un record.
J'en suis sûre, mais la raison pour laquelle...
Bon sang de bonsoir, ne pouvez-vous pas tenir ce verre droit ?
Si, bien sûr.
Buvons cul sec à mon record mondial.
Cul sec !
Bien, monsieur.
Et maintenant, au gouverneur de notre territoire.
Au gouverneur de notre territoire ?
Ne le défendez pas, Mme Warren.
Vous êtes une brave femme, Mme Warren.
Mais vous baisserez dans mon estime
si vous défendez Cuthbert H. Humphrey, notre gouverneur.
- Je ne voudrais pas changer de... - Cul sec.
Bien, monsieur. Cul sec.
Cuthbert H. Humphrey, le gouverneur de notre territoire,
est un animal à éliminer.
Savez-vous ce que j'entends par là ?
Il s'agit d'un spécimen qui a si peu de valeur
qu'on doit l'éliminer du troupeau.
Si toute la population terrestre constituait un troupeau,
Cuthbert est l'animal que je prendrais au lasso.
Que j'attraperais au lasso.
Il est né pour être éliminé.
- Encore un doigt ? - Oh, non, monsieur.
- Oh, et puis je veux bien. - Parfait.
Il faut deux jambes pour marcher.
Je ne voulais pas être vulgaire. Il faut deux pattes pour marcher.
Ça ne fait rien.
C'est idiot, les oiseaux n'ont pas besoin de ça, eux.
Vous connaissez ma femme ? Elle s'appelle Kate.
Elle veut qu'on l'appelle Katherine. Vous la connaissez ?
Bien sûr, M. McLintock. C'est ce dont je voulais...
Elle pense que Cuthbert H. Humphrey
bave d'envie devant elle comme un buffle en chaleur.
Mais ce qui le fait baver d'envie, c'est mon argent.
Ne me forcez pas à boire seul.
Très bien, M. McLintock, si vous insistez.
- Cul sec ! - Parfait !
M. McLintock,
j'ai quelque chose d'important à vous dire.
De très important.
Je crois que ça devra attendre demain matin.
Bonne nuit !
Ce n'est rien.
Faites de beaux rêves !
Mme Warren, permettez que je vous aide.
Très gentil à vous.
Qu'est-ce qui se passe, ici ?
Katherine, vas-tu croire ce que tu vois
ou ce que je te dis ?
Mme McLintock, j'espère que vous ne vous méprendrez pas.
Je me suis méprise pour 1 00 autres femmes qu'il a prises sur ses genoux,
je ne vais pas changer pour la 1 01 e.
G.W. McLintock...
Il s'est endormi.
Pile quand je sais exactement ce que je veux lui dire,
il s'endort.
J'ai attendu pour parler à M. McLintock.
Je voulais lui dire que je démissionnais.
Voyez-vous, le shérif Lord m'a demandé ma main, et...
Félicitations !
Je ne voudrais pas sembler prude, mais si vous comptez épouser le shérif,
j'ai l'impression que vous n'êtes pas assises sur les bons genoux.
Venez, je vais vous aider à monter,
et on va pouvoir parler longuement des hommes en général.
Mesdames, attendez.
Attention, tu vas tous nous tuer !
Mesdames, attendez que je reprenne mon souffle,
et on grimpera ces escaliers
aussi sûrement que je m'appelle George Washington McLintock...
- Vous pouvez partir, Mme Wallace... - Mme Warren.
...mais pas demain.
Je veux mon petit-déjeuner au lit, avec...
Je sais, un toast légèrement doré...
Quelqu'un m'a fait une bosse.
- C'était Katy. Je vous espionnais. - Katy ? Pourquoi ?
Mme Warren était là,
et vous ici, et la bouteille de whisky là,
et Katy ayant le tempérament qu'elle a, voilà ce que ça a donné.
Drago, mon vieil ami.
Ma femme ne me comprend pas.
Pourquoi serait-elle différente des autres ?
Allez, je vais vous aider.
Vous devez être prêt pour la fête de demain.
Drago, je vais dormir en bas.
RODEO DU 4 JUlLLET DE McLlNTOCK
PETARDS
Vous n'avez pas de respect pour les vieux ?
Scélérats ! Coquins ! Puissiez-vous attraper la rougeole !
Allez, fais-le monter.
Tout le monde est prêt ?
Le numéro cinq n'a pas de drapeau.
Procure-lui-en un.
Préviens-nous quand tu es prêt.
Mesdames et messieurs,
j'ai l'honneur de vous présenter
le gouverneur de notre territoire,
Cuthbert H. Humphrey.
Merci, M. le maire.
Chers amis et concitoyens de notre glorieux territoire,
pour la neuvième année consécutive,
j'ai le privilège et le plaisir
d'inaugurer la fête du 4 juillet de McLintock.
Le premier évènement sera la course de chevaux sauvages.
Mais avant de tirer le coup de feu du départ,
j'aimerais vous dire quelques mots
quant à ma fonction de dirigeant de ce glorieux territoire.
- À vous, professeur Birnbaum. - Messieurs.
Shérif, voilà votre monture.
Alignez-les. Viens ici, Ching.
Vous connaissez les règles.
Deux fois à l'intérieur et une fois à l'extérieur.
Le premier cow-boy qui atteint la ligne d'arrivée sans casser son œuf a gagné.
Et je vous mets en garde, car certains de ces œufs
sont des rescapés de l'an dernier.
Allez, en selle.
Katherine, ma chère, vous semblez vous divertir.
Oui. C'est merveilleux.
C'est la seule chose que j'aime dans ce pays de barbares.
La fête du quatre juillet.
Katherine, je suis là depuis trois jours sans avoir de vos nouvelles.
- Quelque chose ne va pas ? - Pardon ?
J'espère seulement que vous n'avez pas eu besoin de dire quoi que ce soit
à G.W.
De quoi parlez-vous ?
Katherine, je suis dans une position délicate,
en tant que gouverneur du territoire.
J'espère simplement que vous n'avez pas trouvé nécessaire de parler de...
De quoi ?
De vous et moi.
Non mais, quel prétentieux !
Pensez-vous être le seul homme qui ait tenté sa chance avec moi,
qui ait voulu me séduire ?
Non, mais je...
Je suis une grande fille et je sais ce que j'ai à faire.
Mon mari le sait.
Je vous assure, M. le gouverneur, que votre réputation est sauve.
Et maintenant, laissez-moi passer.
Voilà le gagnant ! Curly Fletcher !
Bien joué, Curly !
Donne-moi ton œuf.
Disqualifié.
Tiens, Curly.
G.W., tu ne croiras jamais ce qui vient de se...
Quoi ?
- Tu sens la bière. - C'est normal, j'en bois.
Mesdames et messieurs,
nous allons maintenant voir s'affronter
les deux champions de course de cheval sauvage
de notre territoire.
Tu te souviens de l'année où j'ai participé ?
Je portais tes jarretières pour me tenir les manches.
On avait parié, et j'avais gagné.
George Washington McLintock, tu es un rustre.
Je suppose. C'était un cheval déchaîné, il aurait pu me tuer.
Mais ça en valait la peine.
Trois bières.
PROPRlETE DU DEPT DE GUERRE AMERlCAlN - NE PAS TOUCHER
Un, deux, trois, partez !
- Dev, tu vas bien ? - Je crois.
Seule ma fierté en a pris un coup.
Alors on est quittes.
Comment ça ?
Pour le coup que tu m'as mis dans le nez l'autre jour.
Lui, ce n'est pas au nez qu'il a pris un coup !
L'évènement final est la course de chevaux de troupeau.
La ligne d'arrivée est au barbecue,
alors approchez.
Allez !
Qu'est-ce que c'est que ça ? Du courage artificiel ?
Tu sais qu'un Douglas ne recourt pas à ce genre de choses.
Tu vas monter sur ce cheval et faire la course, en première ligne.
J'y serai, papa.
- Tout du long. - C'est bien.
Souviens-toi, en première ligne ! Agamemnon est un bon cheval.
ECURlE DE LOUAGE
Ho, Agamemnon !
Le train de 1 1 h 40, et à l'heure !
Hue !
Jolie fête. Où est le whisky ?
- Qui a eu cette idée ? - Bon sang, ils ne tirent pas à blanc !
PLUMES D'OlE - MELASSE
On pouvait pas rêver mieux
pour le quatre juillet.
Puma a eu ce qu'il voulait.
Mais il mène sa dernière bataille.
lls n'iront pas loin.
Mais une chose m'échappe. Où ont-ils trouvé ces fusils ?
Je me posais la même question.
- Mes reins me font mal... - Bunny.
G.W.
Quelle blague idiote.
- Tu crois que c'était une blague ? - Tais-toi.
Tu veux que tout le monde me voie comme ça ?
Les plumes te vont bien.
- Dev, je crois qu'ils sont partis. - Oui.
Qu'est-ce que tu vas faire ?
- Que veux-tu que je fasse ? - Rien !
Comme d'habitude.
Ça fait combien de temps, G.W. ?
- Quoi ? - Katherine.
Elle vous mène la vie dure depuis deux ans.
Je suis un pacifique,
mais mon père me disait : "Élever la voix ne mène à rien.
"C'est la main qu'il faut lever."
J'ai l'intention de faire quelque chose.
- Je vais retourner lui parler. - Lui parler ?
Lui parler ? Parler ne sert à rien !
Becky, as-tu vu ta...
Qu'est-ce qui se passe, ici ?
Tu es couverte de paille.
Il s'en est passé, des choses, pendant l'attaque, M. McLintock.
Qui disait que seules les traînées se laissaient embrasser
avant d'être officiellement fiancées ?
- Mais nous le sommes. - Ah, oui ?
Enfin, avec votre permission.
Vous l'avez. Mme Warren ?
Je trouve cela merveilleux.
Ce seront bien les seules fiançailles qui auront commencé par une fessée.
Birnbaum devait avoir raison.
Bon.
Dieu nous garde ! La fête n'est pas finie !
Bon sang, les amis.
On ne laissera pas cette petite attaque gâcher notre barbecue et notre rodéo.
- La viande est cuite ! - Allons-y.
Que les participants se préparent à la course de chevaux de troupeau !
- Qui est-ce ? - C'est moi, ouvre.
Pas maintenant.
Si, maintenant.
- Ça ne va pas ? - Je veux te parler.
Ça attendra.
G.W. !
- Ma patience a atteint ses limites. - Tu es fou.
Tu vas me dire pourquoi tu as fait tes valises
et tu m'as quitté !
Il y a deux ans, tu es rentré de Denver
avec du rouge à lèvres sur ton...
Du rouge sur mon col.
- J'ai gardé la chemise ! - On s'en fiche !
Espèce de gros...
Katherine !
G.W., vous êtes une brute.
Cuthbert, vous avez raison.
Qu'est-ce que c'est que cette famille ?
La meilleure qui soit.
Et dangereuse, avec ça.
Qui a gagné la course ?
On s'en fiche, Agard ! Il y a plus important.
Oui, Rufus ?
Je suis au regret de t'informer que j'ai changé d'avis quant au mariage.
Rufus !
Mme McLintock !
Katherine !
- Ne les laisse pas entrer. - Tout le monde dehors !
On dirait que G.W. achète toute la boutique.
Je crains que oui.
Tu parles d'une famille !
G.W.
G.W. !
- Mme McLintock, vous êtes trempée. - Ah, oui ?
Ce n'est pas la bonne, G.W.
Excusez-moi.
Mme McLintock, vous lancez une nouvelle mode ?
M. McLintock, par ici !
Si je survis à cette humiliation, tu maudiras le jour où tu m'as rencontrée.
Crie et gesticule autant que tu veux, ça ne servira à rien.
Voilà deux ans que tu me traites comme un chien,
alors tu as finalement ce que tu mérites.
Merci.
Mon père serait fier de vous.
Il va l'être encore plus.
Arrête !
Garde-la. Ça peut te servir.
Maintenant, va demander le divorce.
- À la maison ! Et au galop ! - À la maison ? Mais...
Tu m'as entendu.
Si tu crois que tu vas te débarrasser de moi aussi facilement !
- Tu n'iras plus vivre à la capitale ? - Non.
- Ni à Newport, quand c'est la saison ? - Non.
Tu ne danseras plus au bal du gouverneur ?
Non, G.W.
À nous deux !
Trois cent neuf fois d'affilée,
c'est un record.
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