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L'Empire de la lumière
MAÏS SOUFFLÉ
TROUVE LA LUMIÈRE AU CŒUR DE LA NOIRCEUR
ENTRÉE INTERDITE
Merci.
Merci d'être venu.
Merci. Joyeux Noël.
Pas une nouvelle paire de pantalons.
Une vieille paire, qui traînait là.
Ouais. Tu vois, je faisais ça avant.
Ma mère m'interdisait de porter une minijupe.
Je me changeais à l'arrière.
Une couche sale.
Un baril de maïs plein de vomi.
Ouais. Un poulet entier cuit dans un sac Safeway.
Et toi, Hils?
La pire chose que tu as trouvée? Un truc intéressant?
Un cadavre.
Crise cardiaque pendant Cours après moi shérif.
Ça a pris trois personnes pour le déplacer.
Bon sang.
Ça a tué l'ambiance.
Bon sang!
Mon Dieu!
Maux de tête? Nausée?
Non.
Vous dormez bien?
Oui.
Bien.
Devrait-on vous peser?
Pas idéal.
Deux kilos de plus.
Comment vous sentez-vous, en général?
Bien.
Mieux que depuis votre congé de St. Jude?
Oui.
Des sautes d'humeur?
Non, pas vraiment.
Bien.
Stable.
C'est bien.
Je me sens un peu...
Anesthésiée, j'imagine.
Ça s'estompera quand vous vous y ferez.
Le lithium fait des merveilles.
Vous avez des gens à qui parler, j'imagine?
De la famille, des amis?
Oh, oui.
Hilary, as-tu un partenaire?
Oui. Non, je ne crois pas.
Génial. Voici Bill.
Bill, voici Hilary.
- Bonjour! - Enchantée.
Je m'excuse à l'avance.
Je veux dire, c'est déprimant.
Ça n'en finit plus.
Réveille-moi à la fin.
Va chier!
Non!
Tu vas le briser.
- Non! Tu vas le briser. - Janine! Arrête de...
Espèce de branleur.
Peut-être, mais j'ai essayé.
D'accord, peu importe.
Reviens, Supertramp! Tout est pardonné!
Qu'est-ce qui se passe?
Désolé, M. Ellis. Janine nous faisait jouer un truc.
Eh bien, calmez-vous.
Janine, si tu n'as rien à faire,
tu peux venir à la billetterie?
Trevor ne s'est pas pointé à nouveau.
C'est ma pause-dîner.
Tu n'as pas l'air de manger.
Je n'en ai pas eu la chance.
Tu vas me faire pleurer. Dehors.
Hilary, on peut parler de Trevor dans mon bureau?
Dans dix minutes.
Oui, bien sûr.
- Suce-moi. - Non.
Allez. Suce-moi.
Non, restons...
Comme ça.
Comme ça.
Comment puis-je vous aider?
Pour deux personnes.
Je prends votre manteau?
Merci.
Vous désirez, madame?
Je n'en suis pas sûre...
En fait, je suis en retard pour un rendez-vous.
Vraiment désolée.
Stephen ici présent remplace Trevor qui, lui, n'était jamais là.
C'est déjà une bonne amélioration.
Voici Neil, qui travaille surtout à la billetterie.
- Enchanté. - Salut.
Norman, notre projectionniste.
- Ça va? - Bonjour.
Et Janine, qui ramassera les billets avec toi.
Attention, ses goûts musicaux sont louches.
Pas pires que les miens.
- Salut. - Salut.
Frankie, Brian
et Finn, avec les...
cheveux.
- Bonjour. - Salut.
Et notre chère directrice de service, Hilary.
Elle s'occupe aussi des friandises.
- Bonjour. - Bonjour.
Je vous laisse faire connaissance.
Hilary va te former.
Prends le paquet à l'avant,
sinon il finit par s'empoussiérer.
D'accord.
L'odeur doit te donner faim.
Tu n'es jamais tentée d'en manger?
Non.
Je veux dire, pas en voler...
Rappelle-toi de ce que tu vends
et remplace les articles à la fin de ton quart.
Voici la salle un.
Génial.
Tu feras le dernier nettoyage si tu travailles tard.
Vérifie qu'il n'y a pas de dormeurs.
- Sérieusement? - Oui.
Un homme apportait un matelas gonflable.
La cabine de projection.
N'y entre pas. Norman est spécial.
Tu te tiens en bas des escaliers.
Assure-toi de garder les talons
et de me les rendre pour que je vérifie les admissions.
D'accord. Quand est-ce qu'on ouvre?
Dans vingt minutes.
Il y a quoi, là haut?
Le public n'y est pas admis.
Puis-je aller voir?
- Je ne sais pas. - Allez.
Je t'en prie.
Oh, mon Dieu.
C'est un autre cinéma.
Il y avait quatre salles.
Salle trois.
Salle quatre.
La dernière et non la moindre.
Ouah.
Impressionnant.
C'était magnifique.
Ce l'est encore.
C'est un autre monde.
Regarde-le.
Ça va.
Ça va. Ça va.
Je crois qu'il a une aile cassée.
Il a besoin d'aide.
Il n'a pas l'air d'aimer ça.
Ça va, il va bien.
N'est-ce pas?
Tiens-le.
Oh, non. Je n'aime pas les oiseaux.
Allez. Regarde.
Allez.
Juste comme ça.
Et voilà.
Il adore ça.
Il te préfère à moi.
Et maintenant...
Que fais-tu?
Un tour de magie.
Ça va?
Ouais.
Prête?
Immobilise-le.
Oui.
Bon garçon.
Tu peux le déposer.
Et s'il doit aller à la toilette?
Neuf horizontal.
Cinq lettres.
Mot au début d'une Terre vaine.
Avril.
- Bonjour, Hils. - Bonjour.
Norman.
As-tu ta tenue pour ce soir?
Oui, et j'ai apporté ça aussi.
Ouah!
On pourrait aller au Misty's sur Tivoli, si on peut entrer.
- Ou au Hades... - Salut.
Ils ont un bon DJ.
Ouais, peut-être.
C'est quoi, ça?
Mon petit chapeau.
Mon costume à trois boutons.
Ça fait très rude boy.
De quoi tu parles?
Rude boy, tu vois? Two tone.
- Pardon? - Two tone.
The Specials, The Selecter, The Beat.
Je ne comprends rien de ce que tu dis.
C'est du reggae pour danser.
C'est plus rapide.
J'en ai toujours voulu un.
Il y a le côté reggae ska et le côté punk.
Noirs et blancs ensemble, mélangés.
Dieu ait pitié de nous.
Et toi, Hilary?
Tu viens danser avec nous?
Non, je ne crois pas. Ce n'est pas mon truc.
Les discothèques, quel cauchemar.
Que vas-tu faire alors?
Peut-être regarder les feux d'artifice sur le toit.
Génial.
Où sont tes amis, d'ailleurs?
Partis à l'université.
C'est là où je vais.
Bonne chance.
Allez.
À chaque jour son quatre livres cinquante.
Oh, mon Dieu.
Il est tellement séduisant.
J'aurais pu le prédire.
Salle un, en haut. Bon film.
En haut, salle un. D'accord?
Merci. Bon film.
J'ai bien hâte.
Oui, monsieur.
Le 20 h pile à l'heure.
À quelle heure finis-tu?
Où sont les talons?
Je les ai donnés à Janine.
Où est Janine?
Merde. Elle a quitté plus tôt.
C'était la seule chose que je t'avais demandée.
- Je sais, mais je pensais... - C'est inacceptable!
- D'accord, pas besoin de... - Très peu professionnel!
Imiter les clients,
rire d'eux à leur insu!
Ils viennent pour s'amuser, pas pour être ridiculisés!
Oui, tu as raison.
Désolé.
D'accord.
Mais ne te moque pas des gens.
Hilary, quand tu auras fini,
viens prendre un verre dans mon bureau.
- Je ne sais pas. - Allez.
Juste une minute. Un toast au nouvel an.
D'accord, ce serait bien.
Je ne suis pas invité, à ce que je vois.
Je ne peux pas.
Arrête.
Pourquoi?
Ça ne fait pas de mal.
À ta femme, oui.
Elle l'ignore.
Ce n'est pas correct.
Brenda ne me connaît plus.
On fait chambres à part depuis l'été.
Elle refuse même de me faire une tasse de thé.
Tu es si merveilleuse.
Si serviable.
Je ressens tant
de tendresse à ton égard.
Et ton cul est si agréable à agripper.
À 1981.
Mon Dieu, c'est délicieux.
Glenfiddich.
As-tu des résolutions pour le nouvel an?
Non, pas vraiment.
Manger mieux, peut-être.
- Je pensais... - J'aimerais faire croître l'entreprise.
La faire connaître davantage.
Je peux te confier un secret?
- Tu ne dois le dire à personne. - Oui?
On pourrait avoir une grande première du Sud-Est.
Le maire, les conseillers,
le Herald, tout le monde.
Bon sang.
- Ça serait génial. - Je sais.
Ça s'appelle Les Chariots de feu.
C'était nous ou l'Odeon, mais ils veulent un indépendant.
Donc on a été choisis.
On va devoir rénover un peu.
Et qui sait?
Ce pourrait être le début d'un nouveau chapitre.
Seigneur!
Oui?
C'est moi, Stephen.
Entre.
J'allais quitter.
Je voulais m'excuser pour tout à l'heure.
Ça va. Désolée d'avoir crié.
Pourquoi n'es-tu pas allé avec Janine?
J'y suis allé quelque temps.
Mais je ne connais pas ses amis, et les gens me dévisageaient, donc...
C'est horrible se sentir observé.
Oui, parfois ce l'est.
Je me suis dit que tu aimerais avoir de la compagnie.
Sur le toit.
J'avais presque oublié.
Oui, d'accord. Pourquoi pas?
Ouah. C'est super.
Regarde ça.
Avec des jumelles, je pourrais voir ma mère.
Tu vis là-bas?
Ouais.
Tu montes ici chaque réveillon?
Juste les dernières années.
Je comprends pourquoi.
Tiens. Ce n'est pas du Moët, mais mieux que du Tizer.
Merci.
Désolée, il n'y a que nous.
Non, c'est plutôt bien.
Je n'adore pas la veille du Jour de l'an.
L'an dernier, j'ai vomi sur mes souliers.
Oh, non! Qu'as-tu fait?
Ils ont survécu.
- Santé. - Santé.
Allez! Bois!
Non, j'ai déjà trop bu.
Vraiment? Quand?
Allez.
Tu es une femme ou une fille?
Pardon?
Comment se débarrasser de son patron.
Tu sais, le film à l'affiche.
On pourrait croire que tu travailles dans une banque.
Jettes-y un œil.
Non, c'est réservé aux clients.
Je suis si occupée, il y a tant à faire.
À m'écouter, je suis très ennuyante.
Honnêtement.
Écoute.
"Sonne, cloche éperdue au vertige du ciel,
"À la froide lumière, au nuage qui fuit.
"Cette année agonise et mourra dans la nuit :
"Sonne, cloche, et la livre au néant éternel."
Excellent.
Tennyson.
Dix, neuf.
Huit.
Sept, six,
cinq, quatre,
trois, deux, un!
Bonne année!
Merde.
Hilary, ne t'en fais pas!
Pourquoi pas?
Parce que ça ne sert à rien.
Ils ne m'ont pas accepté.
Pour étudier quoi?
L'architecture.
Oh, ce serait génial!
Ouais.
Tu dois réessayer.
Oui, peut-être.
Tu ne dois pas abandonner.
Stephen?
Ne les laisse pas décider pour toi.
Nul ne te donnera la vie que tu désires.
Tu dois la saisir toi-même.
Tu ne peux rester ici.
D'accord.
Darling ÉCHANTILLONS
Hé!
Hé! D'où viens-tu?
Où vas-tu, fiston?
Ils ont de bananes d'où tu viens, non?
Retourne donc du trou perdu d'où tu viens.
Espèce de singe.
Rentre chez toi, sale babouin.
On n'aime pas les nègres ici.
Vous nous volez nos emplois.
Allez, dégage!
Rentre chez toi, babouin.
J'en ai parlé au gérant il y a des mois.
Il devrait être interdit de fumer dans les salles.
La fumée affecte le visionnement,
ruine la qualité de l'image et tache l'écran.
C'est une question de bon sens.
Ce que je dis, c'est que
ça prend une compréhension des principes optiques et mécaniques
dans ce métier.
Comme je le dis à Ellis, un idiot peut vendre des billets.
Bonjour.
Bonjour, M. Ellis.
Bonjour, Norman. Bonjour.
- Hilary, viens me voir une minute? - Non.
- Pardon? - Je ne peux pas.
Je suis en retard. Je dois ouvrir.
Comme tu veux.
J'allais te demander de rester tard.
Brenda et moi avons quelque chose.
Je dois partir d'ici 17 h.
Désolé.
Salle deux, à l'étage. Bon film.
Salut.
Notre petit camarade aimerait avoir de la visite.
Ça lui remonterait le moral.
Il est presque prêt.
Ouvre la fenêtre.
Regarde-le.
Il est comme neuf.
C'est incroyable.
Ouais.
Faisons nos adieux.
Au revoir.
Il est parti.
Ah, pouvoir voler.
Ouais.
De Trinidad, initialement.
Ma mère est venue dans les années 60 pour être infirmière.
Ils avaient besoin de travailleurs.
"Aidez à rebâtir la mère patrie et enrichissez-vous."
Elle est toujours ici, toujours infirmière.
Ça explique l'attelle du pigeon.
Bien vu.
Moi qui croyais que tu étais Jésus.
Et ton père?
Il était chauffeur d'autobus.
Il est parti il y a un bail.
Pour aller où?
Je l'ignore.
Comment t'es-tu senti?
Correct.
Ça a toujours été moi et ma mère.
C'est la meilleure.
J'aimerais pouvoir en dire autant.
Est-ce que ça t'a... tu sais?
Ça t'a plu?
Ouais.
Ça m'a plus que plu.
Merde.
Quelle heure est-il?
Où étais-tu?
Ellis a déjà quitté, tu devais couvrir.
Désolée, Neil.
J'ai dû les faire attendre dehors!
Où est Stephen?
Je l'ignore. Il n'est pas là?
Désolé!
Désolée! Merci beaucoup.
Désolée pour l'attente. Merci.
Merci beaucoup.
Merci beaucoup.
Bonjour. Désolée pour l'attente.
Bon film.
Désolé, monsieur.
Vous ne pouvez pas entrer avec ça.
Pourquoi pas?
C'est la règle.
C'est mon petit déjeuner.
Il vous reste quelques minutes avant le film.
Je vais manquer les bandes-annonces.
C'est votre choix.
Merde, tu es sérieux?
Oui.
Tu vas laisser ça me donner des ordres?
Ça...
Quoi?
Ça quoi?
M. Cooper.
Il ne vous reste que quelques frites.
Mangez-en plus, puis donnez-les-moi.
J'aime les frites.
Content?
Désolée.
Désolée, Stephen, il est difficile.
C'est un trou de cul.
Ça va?
Stephen? Stephen?
Stephen?
Ça ne sert à rien de t'en aller.
Au contraire.
C'est un homme fâché.
Il est toujours fâché.
Je sais que tu veux m'aider, mais tu empires les choses.
J'empire les choses?
En faisant comme si ça n'existait pas.
J'ignore de quoi tu parles.
Mets-toi dans mes souliers.
Il n'est pas juste "fâché".
Et il aurait dû s'en aller.
Pas moi.
Tu as raison, Stephen. Désolée.
Vraiment.
Le moment est venu de te montrer mon plus grand talent.
Ça t'arrive souvent?
Oui, plus qu'avant.
Surtout les derniers mois.
Ah oui?
Ouais.
C'est partout, non?
Ce l'est?
Oui.
Ce qui se passe à Brixton.
Les skinheads.
Thatcher.
Les jeunes à New Cross.
New Cross?
Il y a quelques semaines, au 16e anniversaire d'une fille,
quelqu'un a mis le feu.
Les secours n'ont pas répondu.
Tu devrais lire les journaux, Hilary.
Ça n'arrête pas.
Tu dois le tenir de côté.
Pas mal.
Tu as besoin de t'exercer. Regarde, d'accord?
J'ai menti. Je suis terrible.
Embrasse-moi.
Personne ne nous regarde.
TRANSPORT DE FILMS
Quatre boîtes à la fois, elles sont lourdes.
Soulève-les doucement.
C'est précieux.
Dépose-les là.
- Du thé? - Oui, s'il te plaît.
Tu peux entrer si tu veux.
Ce sont mes bébés.
Une paire de Kalee 18.
J'ignorais qu'ils étaient si gros.
Comme il se doit.
On ne veut pas que les gens le sachent.
Ils ne devraient voir qu'un rayon de lumière.
Mais ici...
Il y a des courroies,
des poulies, des changeurs,
des pignons.
C'est de la machinerie complexe.
Et ça, c'est quoi?
Les carbones.
Une étincelle entre les carbones crée la lumière.
Il n'y a rien sans lumière.
Tu veux une clope?
Non merci.
Incroyable.
C'est incroyable.
Ce ne sont que des photogrammes statiques encadrés de noirceur.
Mais notre nerf optique a un petit défaut.
Si on fait jouer un film à 24 photogrammes par seconde,
on ne voit pas la noirceur.
Ouah.
Ça s'appelle le mouvement phi.
Voir des images statiques en succession rapide
crée une illusion de mouvement.
Une illusion de vie.
Non seulement l'entrée a besoin d'une couche de peinture,
ça va prendre de l'affichage spécial,
un tapis rouge
et des barrières pour la foule.
Je crois que la sécurité sera assurée par la mairie. Jim?
Oui, en effet. Il y aura une petite escouade.
Et évidemment, le maire y sera,
avec son entourage, qui est plutôt considérable.
C'est toujours à confirmer,
mais les invités pourraient inclure Dora Bryan,
Sir Laurence Olivier,
Steve Ovett,
Dame Flora Robson,
Dusty Springfield
et possiblement Paul McCartney.
- Seigneur. - Oui, je sais.
Il vit à Rye.
Vous avez perdu un kilo. Bien joué.
J'essaie de faire plus d'exercice,
de manger mieux.
Et le lithium? Ça aide?
Oui.
La dernière fois, vous disiez vous sentir bizarre.
Ça s'est amélioré.
Je crois que mon système s'y fait.
Ah oui?
Ouais, c'est beaucoup mieux.
Excellent.
FAIS-MOI JOUER FORT!
Que fais-tu? Personne ne te regarde!
La ferme, regarde ailleurs.
Pourquoi? Je t'ai déjà vue.
Ne sois pas vulgaire.
Ce n'est pas pareil.
Eh bien, je n'en ai pas envie.
Je vais...
Que fais-tu?
Non!
À l'attaque!
Où l'as-tu rencontrée?
Elle était infirmière sur l'unité de ma mère.
C'était ta première copine sérieuse?
Ouais.
Elle m'a brisé le cœur. J'ai pleuré une semaine.
J'ai encore des papillons quand je suis près de l'hôpital.
Seigneur.
Je ne pouvais pas arrêter de penser à elle.
Et toi?
Rien comme ton histoire.
Il doit y avoir eu quelqu'un.
Hilary?
Mêle-toi de tes affaires.
D'accord.
Celle-là est différente.
J'ignorais que j'avais des ordres.
Je le mentionne, c'est tout.
Merci. Merci beaucoup.
Pourquoi tu fais ça?
Je n'ai pas d'ordres à suivre.
D'accord.
Fais ce que tu veux.
Merci.
Vous, les hommes.
Toujours à nous dire quoi faire.
Arrête de déconner.
Vous nous tenez à la foutue gorge sans relâche.
Vous nous étranglez jusqu'à ce qu'on ne respire plus.
Vous ne lâchez pas le morceau, jamais!
- Pourquoi vous ne... - Hilary!
- ... lâchez pas? - Arrête.
Que fais-tu?
Tu ne vas pas lâcher le morceau, hein?
Tu vas rentrer à la maison?
Ouais.
- Et toi? - Ça va aller.
J'ouvre tôt demain matin.
On se voit là-bas?
Bonjour.
Bonjour.
Écoute...
Hilary, je sais que ça ne me concerne pas,
mais tu devrais laisser ta vie privée à la maison.
Quoi?
Plutôt qu'à l'étage, dans le...
tu sais.
Dans le pigeonnier.
J'ignore de quoi tu parles.
Franchement.
Fais attention.
Hils, rappelle-toi ce qui t'est arrivé.
Prends soin de toi.
J'ignore comment il l'a su.
Il a dû nous voir redescendre ensemble l'autre jour.
Ça va. On devra être discrets.
Ou se voir en dehors du travail?
Écoute...
Je ne sais pas.
Que veux-tu dire?
Nous.
Tout ça.
Pourquoi?
Si les gens savent, c'est différent.
Ah oui?
Ouais, c'est...
C'est différent.
Tu as honte.
Non. Ce n'est pas ce que je dis.
- Tu as honte. - Je ne...
Évidemment. C'est ridicule.
À quoi pensait-on?
Je n'ai pas honte, Hilary.
- Ça ne marche juste pas. - Tu as raison.
À bientôt.
Avez-vous vu les clés du placard à balais?
Je ne sais pas.
Je crois qu'Hilary les avait.
- Et voilà. - Merci.
Des nouvelles d'Hilary?
Non.
Ça fait trois jours.
Elle a dit à M. Ellis qu'elle prenait des vacances.
Je suis sûr que ça va.
Pourquoi suis-je inquiet?
L'an dernier a été difficile pour elle.
Elle a dû prendre congé à l'été.
Pourquoi?
C'est devenu trop intense pour elle.
Elle a été sèche avec quelques clients.
Elle leur a crié dessus.
Elle restait de plus en plus tard au travail.
Elle n'arrivait pas à dormir.
Et elle faisait des trucs...
bizarres.
Ellis a fini par nous dire qu'elle était allée à l'hôpital.
Elle y est restée quelques semaines,
puis à son retour, elle était différente.
Différente?
Plus tranquille.
Un peu triste.
Lui en as-tu parlé?
Elle ne voulait pas en parler.
PARAGON COURT Appartements 1 à 7
CE SOIR! PREMIÈRE DES CHARIOTS DE FEU
Bon film.
Salut!
Bon film.
Jeune homme!
Tu as très fière allure!
Hilary! Salut.
Je n'ai pas de billet.
Ça va, je travaille ici.
Je lui ai tout appris.
Salut!
Ma chère!
Honorables monsieur le maire et madame la mairesse,
conseiller Rushworth, conseiller Booth.
Mesdames et messieurs, bonsoir.
Je m'appelle Donald Ellis.
Je suis le gérant du cinéma Empire,
possiblement le meilleur établissement du Sud-Est.
C'est un grand honneur pour moi,
peut-être le plus grand de ma carrière,
de vous recevoir
pour la première régionale des Chariots de feu.
J'ai quelques personnes à remercier.
- La mairie. - Où est le maire?
- Jim Booth, pour son... - À côté de la femme d'Ellis.
... aide et ses précieux conseils.
L'ensemble du personnel ici...
Hilary est là.
... pour leur travail et leur dévouement.
Quoi? Où ça?
- Et finalement... - Dans l'immeuble.
... ma femme, Brenda...
Elle va bien?
- ... dont le soutien et l'amour... - Pas sûr.
... sont indéfectibles.
Maintenant, sans plus tarder,
je suis ravi de vous présenter
l'œuvre touchante et formidable de Hugh Hudson,
Les Chariots de feu.
Que fais-tu?
Oh, non.
Bonsoir, mesdames et messieurs.
M. le maire.
Je suis Hilary Small, directrice de service à l'Empire.
J'aimerais prononcer un bref mot de bienvenue.
Ce soir est spécial.
Plus que jamais,
nous devons être...
Nous devons ressentir notre appartenance à la communauté.
Noir, blanc, ça ne change rien.
C'est très important.
Nous devons célébrer.
Donc pour souligner le tout,
j'aimerais vous lire un poème de circonstance,
écrit par W. H. Auden.
"Ce que le cœur désire est aussi tortueux qu'un ouvre-bouteille.
"Ne pas naître est préférable pour l'homme,
"sinon, un ordre formel,
"des pas de danse.
"Danse tant que tu peux.
"Danse, danse, la forme est facile,
"la mélodie accrocheuse et incessante.
"Danse jusqu'à ce que les étoiles se décrochent du plafond.
"Danse, danse, jusqu'à ce que ton corps chute."
Merci.
Hilary!
Mais qu'est-ce que tu fais, merde?
On ne t'a pas demandé de parler.
Juste des hommes qui radotent, alors?
Ce soir m'importait, tu le savais,
plus que quiconque.
Et tu as tenté de tout gâcher.
Je suis désolée, mais tu ne peux pas avoir tout ce que tu veux!
Tu as un problème, le sais-tu?
Tu as besoin d'aide.
On a tous tenté de t'aider, mais tu dois finir
- par prendre tes responsabilités... - Va donc chier!
Donald?
Que fais-tu là?
Le film a commencé.
Bonsoir, Brenda.
Je voulais te rencontrer.
Je pense à toi chaque jour.
Je ne comprends pas.
J'ai plusieurs questions
et des choses à vérifier.
Je ne vois pas où tu veux en venir.
Particulièrement sur l'appétit sexuel de ton mari.
Dieu du ciel, Hilary.
Pardon?
Brenda, c'est insensé.
N'écoute pas ce qu'elle dit.
"Baiser ou ne pas baiser, là est la question.
"S'il est plus noble à l'esprit de le branler dans sa tasse de thé
"ou de le laisser me fourrer sur son bureau et ruiner sa paperasse?"
Est-ce vrai?
Donald, est-ce vrai?
Oui.
Oui, c'est vrai.
La première bobine est magnifique.
Qu'est-ce que tu fais?
Je dis la vérité.
C'est du jamais vu!
Ce n'est pas la vérité.
Je vais te la dire.
Tu es schizophrène.
Une vraie folle!
Et tu travailles ici
car j'ai promis que je te surveillerais.
Tu es inemployable.
Si tu cherches les condoms,
ils sont dans le tiroir en haut à gauche du bureau
à côté des menthes.
Que va-t-on faire?
Ellis ne veut pas qu'elle revienne.
Elle l'aurait menacé de casser les fenêtres avec un bâton de golf.
Quoi? Pour vrai?
Elle en serait capable.
Il a appelé les services sociaux.
Ils vont sûrement la ramener à l'hôpital.
Et pourquoi il s'en sort, lui?
Ça me semble injuste.
Elle va être mieux à St. Jude.
À l'hôpital psychiatrique?
Ils savent quoi faire.
Non.
- Que vas-tu faire? - Aller la voir.
Ce n'est pas une bonne idée.
J'ignore si tu peux l'aider.
Je ne peux pas la renier.
La laisser seule.
Je ne peux pas.
Hilary!
Que veux-tu?
Je m'inquiète pour toi.
C'est gentil, mais ce n'est pas nécessaire.
J'ai pensé que tu aimerais avoir de la compagnie.
Je vais très bien!
C'est quoi votre problème?
D'accord, d'accord.
Je veux te dire une chose.
Ce que tu as, c'est un problème médical. Une maladie.
Et je veux m'assurer que tu comprends que ce n'est pas ta faute.
As-tu emprunté un livre à la bibliothèque pour moi?
Bon sang.
Qu'est-ce qui te fait rire?
Tu n'as pas à faire tant d'efforts.
Sers-moi un verre de vin.
Ils ont dit : "Tu n'as pas le droit d'y aller."
Je me suis assise avec mon sac à mes pieds comme une écolière.
Et j'ai attendu.
Je le savais dès que mon père arrivait...
Je sentais l'odeur du sexe sur eux.
Quel cliché!
Coucher avec sa secrétaire.
Je crois que ma mère le savait.
Elle me questionnait, mais je ne lui disais rien.
Pourquoi pas?
J'étais loyale envers lui. Aucune idée pourquoi.
Puis elle a commencé à me punir.
Elle me blâmait du fait que mon père était moins affectueux.
J'étais "la petite fille à son papa".
Quand j'ai eu mes règles,
elle a apporté mes draps à la table au déjeuner.
Et elle a dit : "Regarde ce que ta petite fille a fait!"
Seigneur.
Dans l'auto, assise à l'arrière,
je regardais sa nuque.
Je la fixais et me disais
que je n'avais qu'à agripper son cou et serrer fort!
Regarde ton visage!
Tu me penses folle, non?
Mais je suis absolument saine d'esprit.
Tout est planifié.
Je les attends depuis tout ce temps.
Tous ces gens, ces hommes...
Ils auront ce qu'ils méritent, tu verras!
Ton ère est révolue, M. Donald Ellis!
Prof. Raymond Pattenden,
je méritais une mention de première, espèce de salaud!
Dr Ian Laird, tu n'es qu'un charlatan!
Je vais te dénoncer aux autorités médicales!
Tu es fichu! Je vais t'arrêter!
Je suis la seule à savoir la vérité.
La seule!
Allô? Mme Small?
Ferme les lumières.
Silence. Pas un son.
Mme Small? C'est l'agent Bramah de la police de Kent, à nouveau.
Les services sociaux sont là.
Laissez-nous entrer.
Ignore-les. Trous de cul.
Mme Small?
On a reçu davantage de plaintes des autres locataires
à propos de la musique et du bruit.
Aussi, Mme Van Dyck du numéro sept s'est plainte
de menaces verbales et physiques que vous avez proférées à son égard.
Espèce de vache.
Ouvrez la porte, s'il vous plaît.
Reste tranquille. Ils vont partir.
Mme Small?
Hilary?
C'est Rosemary Bates des services sociaux de Kent.
On s'est déjà rencontrées.
Hilary, puis-je entrer, s'il te plaît?
Va-t'en.
Sors par derrière.
Quoi?
Pars, maintenant.
Par la sortie de secours.
Pourquoi?
Je veux t'aider.
Ne comprends-tu pas que je ne veux pas de ton aide!
Je ne suis pas ta patiente.
Je ne suis pas un problème à régler.
Hilary, si tu n'ouvres pas la porte,
nous devrons entrer de force.
Va-t'en.
Est-ce clair?
Est-ce clair?
Oui.
Bien.
Dégage.
Merde.
Hilary, ouvre la porte.
Bon sang!
Va là et ferme la porte.
Hilary, ouvre la porte.
On te le demande une dernière fois.
Ouvre la porte, s'il te plaît.
Peut-on entrer?
Salut, Hilary.
On dirait qu'on a un peu perdu le contrôle.
N'est-ce pas?
Ton sac est prêt?
Bien.
Quelques nuits de sommeil et tu te sentiras mieux.
On a une chambre au premier étage prête pour toi.
Elle a même une vue sur le jardin.
Imagine. Toi et moi.
Et deux filles.
On traverse le désert, on se baigne dans l'océan.
La lune brille.
Attends la cloche de fin de bobine.
Ouvre le volet pare-feu.
Voici la première tache.
Le signal du moteur.
Après l'eau, on va dans le sable.
Et la seconde tache.
Californie, me voici!
Allez!
Oui!
Excellent.
Retire celle-là et prépare la troisième.
Et ne merde pas.
BIENVENUE À GLENBORO Centre de la Sunbelt POP. 171 000
Stephen, peux-tu faire l'inventaire? Ensuite, tu peux partir tôt.
Oui, bien sûr.
Super.
Plus d'une centaine de jeunes, blancs et noirs, se sont battus avec la police.
Certains n'avaient que 12 ans, les plus vieux, 20.
Ça a duré huit heures.
Et à la fin,
le sergent-major a dit que l'attaque était planifiée.
"C'était un coup monté", dit-il.
Le pire de la révolte eut lieu à l'aube.
Pierres, bouteilles et barres de fer s'abattirent sur la police.
Ce genre de réponse m'excite.
Et j'en ai donné une bonne.
Une livre dix, s'il vous plaît.
Merci.
Stephen?
Ruby.
Ouah. Salut.
J'ignorais que tu travaillais ici.
Ouais, ça fait cinq mois.
Je croyais que tu voulais étudier.
Ouais, j'ai essayé. J'essaie encore.
Je ne suis plus à l'hôpital, ta mère a dû te le dire.
Non, elle ne m'a rien dit.
Je n'aimais pas l'horaire.
Commencer tôt le matin... J'ignore comment ils font.
Ouais, je sais.
Que fais-tu maintenant?
En ce moment, je travaille au bar au bord de l'eau, Boodles.
C'est amusant.
Viens prendre un verre.
Ouais, peut-être.
Et pour l'instant,
des Maltesers, s'il te plaît.
Oui, bien sûr.
Vingt centimes.
Merci.
Tu vas adorer Faut s'faire la malle. C'est génial.
Merci.
À bientôt, alors?
Ouais, à bientôt.
Bon sang!
Ça va.
Comme ça, d'accord?
Je l'ai eu.
Que vas-tu faire?
Je l'ignore.
Peut-être rester ici et travailler à l'Empire.
Aider Norman.
Qui?
Le projectionniste.
Il est plutôt drôle.
Et tu sais quoi? Ça me plaît ici,
malgré l'odeur.
Ouais, c'est cool. Et tu vois des films gratuitement.
Je ne peux pas vraiment les regarder, non.
Pourquoi pas?
Qu'y a-t-il?
Rien. Je la connais.
Veux-tu la saluer?
Non, ça va.
Tout va bien?
Stevie?
Quoi?
Ouais, ça va.
En fait, je me sens un peu...
Je devrais aller la saluer.
D'accord.
Je vais faire vite.
Hilary.
Salut.
Comment ça va?
Bien.
Tu es de retour.
Oui.
En liberté à nouveau.
C'est bien.
C'est bon de te voir.
Tu nous as manqué.
Je suis sûre que c'est faux.
Tu devrais passer nous dire bonjour.
M. Ellis est parti.
Il a déménagé à Brighton.
Oui, Neil me l'a dit.
Il m'a demandé de revenir.
Ouah, c'est super.
Bonjour.
- Salut. - Hilary, voici Ruby.
Ruby, voici Hilary, avec qui je travaillais.
À bientôt, j'espère?
Oui.
- Merci. - Merci.
Merci.
Hilary?
Hilary?
Hilary, ça va?
Stephen.
Dis-moi la vérité.
Me suis-je humiliée?
Quoi?
Dis-moi.
Non, ce n'était pas humiliant.
C'était juste...
intense.
Pour être honnête,
je t'ai trouvée plutôt héroïque.
C'est gentil de ta part.
Et dur à croire.
Mon père m'emmenait pêcher quand j'étais petite.
On n'a jamais rien pris.
Longtemps, j'ai cru qu'il était mauvais pêcheur.
Puis, j'ai réalisé que c'était autre chose, un truc simple.
Il ignorait où étaient les poissons.
Il avait honte de le demander.
Il avait honte.
La honte, ce n'est pas très sain.
Essaie de ne plus y penser.
Entre plus souvent.
Non, c'est mon travail.
Ouais, tu déchires les billets.
Tu t'assures qu'ils sont bien assis.
Mais tu n'y entres jamais.
Regarde un bout, de temps en temps.
Assieds-toi parmi des gens qui ne te connaissent pas,
qui ne t'ont jamais rencontrée,
qui ne peuvent même pas te voir.
Ce petit rayon de lumière,
c'est une échappatoire.
Tu m'as manqué.
Allez.
On a une surprise pour toi.
REBIENVENUE HILARY!
Dieu merci, tu es là! Je veux une part de gâteau.
Le meilleur de chez Safeway!
Celle-là.
Janine, je dois admettre que je commence à aimer la chanson.
Ouais, elle est bonne.
C'est quoi, ça?
- Tu me l'as fait jouer. - C'était un magazine avant.
Avez-vous entendu ça?
Janine, tu peux baisser le son?
C'est quoi, ce bruit?
Ouah!
Regardez ça.
Cessez de voler nos emplois!
Allez, les skinheads!
Cessez de voler nos emplois!
Sales peaux foncées! Dégagez!
Barrez les portes.
Les Blancs à l'avant!
Salut, princesse. Que fais-tu? Regardez, les gars!
Laisse-moi entrer!
Oh, mon Dieu!
Salut, princesse!
Où tu vas, bordel?
Allez, sale nègre!
Allez, bande de lâches.
Qu'est-ce que tu as dit?
Tu ne peux rien faire tout seul.
Je ne suis pas un lâche, nègre!
Sois un peu créatif, gros lâche!
Non! Arrêtez!
Lâchez-moi!
Ôtez vos sales pattes de moi!
Ça va aller.
Tu es fort.
- Que s'est-il passé? - Il s'est fait battre.
Il est à six sur l'échelle de Glasgow.
Tassez-vous. Excusez-moi!
Respiration à 35 par minute.
Écartez-vous!
Amenons-le au choc.
Vous êtes de la famille?
Non, on travaille ensemble.
Seule la famille est autorisée.
Va-t-il s'en sortir?
On peut vous tenir au courant.
Entrée
Café
Excusez-moi.
- Pour des nouvelles de Stephen? - Oui.
Il va s'en sortir.
Dieu merci.
Il est couvert d'ecchymoses
et il a perdu quelques dents,
mais il est conscient.
Il voulait que vous sachiez qu'il est correct.
C'est...
Merci.
Je suis désolée.
Oui.
C'est une mauvaise situation.
Vous pouvez rentrer, vous attendez depuis des heures.
Ouais. Je vais prendre mes choses.
Il est allé à la plage avec vous, non?
Oui.
On est allés à la plage.
Il est maintenant minuit et six minutes
et BBC One ferme pour la nuit.
De la part de nous tous,
ici Henry Brooks, qui vous souhaite bonne nuit.
REINE ELIZABETH ENTRÉE
Je dois avouer que notre jeune ami me manque.
Je m'étais habitué à avoir de l'aide avec ça.
Tu es allée le voir?
Il y a quelques semaines.
Mais pas depuis?
Non.
Va le voir.
Ne fuis pas.
C'est ce que je fais, fuir?
On dirait bien.
De quoi as-tu peur, Hilary?
J'ai un fils.
Christopher.
Il a 22 ans.
Il vit à Londres.
Je ne l'ai pas vu depuis l'âge de 8 ans.
Quoi?
Il ne veut pas me voir.
Je ne le blâme pas.
En gros, j'ai fui.
Pourquoi?
Quoi?
Pourquoi?
Je ne m'en souviens pas.
Puis-je aller sur l'unité un?
Merci.
Merci.
Quelques côtes cassées. Ça fait mal quand je ris.
Mais l'enflure a diminué.
Ma vue est correcte, donc...
Je suis désolée, Stephen. Je ne sais pas quoi dire.
Il n'y a rien à dire.
C'est arrivé à ma mère, ça m'est arrivé,
ça va arriver à mes enfants, sûrement.
Parfois, je me dis...
À quoi bon?
Je t'ai apporté quelque chose.
C'est nouveau. J'ai pensé que tu aimerais.
Oh, mon Dieu.
Le gars au magasin m'a dévisagée.
J'imagine que je n'ai pas l'air d'une rude girl.
Désolée.
C'est vraiment gentil.
Je ne voyais pas vraiment l'intérêt, avant.
Mais des jeunes blancs et noirs qui se rassemblent...
Ça rend le tout normal.
Ouais.
Et la musique est bonne.
Salut.
Tu peux rester. Je fais la dernière tournée.
Je dois y aller. J'ai des trucs à faire et le temps file.
Je ne veux pas m'imposer.
Au revoir.
Au revoir, Hilary.
Merci d'être venue.
Au revoir.
Hilary.
Écoute, Hilary...
J'ignore ce qui s'est passé entre vous
et je ne veux pas le savoir.
Mais sache qu'il a demandé à te voir.
Il t'aime bien.
Tu lui remontes le moral.
Donc...
Au cinéma Empire, au bord de l'eau.
Montre-moi un film.
Pardon?
Montre-moi un film.
Je veux voir un film.
Lequel?
N'importe lequel.
Choisis.
BIENVENUE, MISTER CHANCE
Je vois.
C'est une très petite pièce.
Oui, monsieur. J'imagine que oui.
La plus petite de la maison.
Oui, j'imagine que oui.
Je me sens très bien ici.
C'est l'oxygène.
Tant que les racines ne sont pas coupées,
tout va bien.
Et tout ira bien dans le jardin.
'Je suis né pour être acteur' Laurence Olivier
La vie...
c'est un état d'esprit.
C'était merveilleux. J'ai hâte de le revoir.
Ouais.
Peter Sellers est le plus comique.
Tu devrais le voir dans Le Retour de la Panthère rose.
"J'ignorais que la banque se faisait cambrioler."
- Hilarant. - J'ai hâte.
Et il y en a tant.
Fais-moi une liste.
Bien sûr...
Écoute...
Les projections à minuit, on pourrait...
- convaincre Norman... - Je vais à l'uni.
J'ai été accepté à l'université.
J'ai eu la lettre il y a deux semaines.
Une place s'est libérée.
C'est merveilleux! À quel endroit?
À Bristol.
En architecture.
Tu as réussi.
Tu m'as dit de ne pas lâcher.
Félicitations, Stephen.
Tu le mérites.
Quand pars-tu?
Demain.
Qu'as-tu acheté?
Des chaussures.
Et des livres pour le cours.
Super.
Lui as-tu dit?
Ouais.
Elle a bien réagi?
Ouais.
Non.
Je l'ignore.
Eh bien...
Tant que tu as été gentil.
Ruby va venir à ton souper de départ.
Que va-t-on lui cuisiner?
Non, non, non.
Attention au verre, Stevie.
C'est bon, calme-toi.
Je pars demain.
Trinquons à l'avenir.
Et à la bonne musique.
Et à se relever.
Et à Richard Pryor et à John Belushi
et aux barres Mars
et aux châteaux de sable
et à mes chaussures en suède.
Et aux départs.
Et aux retours à la maison.
Je dois aller pisser.
Seigneur, Mme Murray.
Il a vraiment changé.
Il a un peu plus de vécu, je crois.
Un peu plus de vécu.
Tiens.
Lis-le plus tard.
Merci, Hilary.
Tu vas adorer ça, là-bas.
Mais tu vas me manquer.
Ouais.
Tu vas me manquer aussi.
Tu dois y aller.
D'accord.
On se revoit aux Fêtes?
Ouais, ce serait bien.
D'accord...
Au revoir.
Au revoir.
Stephen!
Lis-moi
Les arbres
"Les arbres se couvrent de feuilles
"comme un mot presque prononcé.
"Les bourgeons se détendent, s'étirent.
"Leur verdure comme un deuil.
"Est-ce qu'ils renaissent et que nous vieillissons?
"Non, ils meurent également.
"Leur apparent renouveau chaque année
"transparaît dans des anneaux de grains.
"Et pourtant ces châteaux s'agitent
"et croissent, luxuriants, chaque mai.
"L'an dernier est mort, disent-ils.
"Recommencez à neuf...
"À neuf...
"À neuf."
L'Empire de la lumière
Sous-titres : Catherine Renaud
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