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Original subtitles

- C'est quoi le mot quand tu dois partir,

mais que tu... ?

La mélancolie.

- Oui, voilà. Je ressens ça.

- Qu'est-ce que tu en dis, papa ?

Ils ont le même pour les hommes ?

- Je reste. - Tu crois quoi ?

Que je vais rentrer comme un débile près de ce con pathétique ?

Arrête un peu. T'es pas ton père.

- Ils veulent des gens pour Nivelles. - Vous bosserez sur les Tueurs ?

J'essayerai de t'intégrer.

Sinon, tu travailleras ici, comme back-up.

- M. le procureur... - Je vous tiens responsable.

Votre mission ici est terminée.

Ne touchez plus à mes dossiers.

- Un procureur peut supplanter un juge d'instruction ?

Et personne trouve rien à dire ?

- Ce serait le moment de quitter la gendarmerie.

J'ai demandé ma mutation.

Pour où ?

À Nivelles.

J'ai vendu un H&K à Mendez.

- Qu'est-ce qu'on va faire ?

Musique inquiétante.

Putain, il est où le Heckler & Koch ?

On devrait les éliminer.

Comme du chiendent.

On joue à quoi, là ?

- Je ne te changerai pas. et toi non plus.

Salut.

Faut s'occuper de Latinus.

Je peux pas laisser passer.

Lâche le frein à main.

Levons notre verre à la mémoire

du maréchal Latinus.

- Merde à ces deux mondes. Mon monde est aussi ton monde.

Musique inquiétante.

7 OCTOBRE 1983 - BEERSEL

Conversations indistinctes.

Accélération d'une voiture.

La voiture freine.

Cris et coup de feu.

Allez, avance !

Musique grave.

Allez !

Personne ne bouge !

Coup de feu et cris.

- -- - --

- -- - --

- -- - --

- -- - --

- -- Debout !

- --

- Trois mois après le bain de sang au Delhaize de Beersel,

l'enquête est toujours au point mort.

Les directions des supermarchés de Belgique

ont publié un appel à témoins dans tout le pays.

Ils offrent une récompense de 10 millions de francs,

destinés à toute personne ayant des informations

qui conduiraient à l'identification et l'arrestation des auteurs

de ces graves attaques et tueries intolérables.

Musique grave.

- --

- --

Musique decrescendo.

Musique douce et inquiétante.

- --

- --

- --

Musique decrescendo.

Musique électro étouffée dans le casque.

Grognement de surprise.

Tu ne m'as pas attendu.

On avait dit sept heures.

- T'es l'horloge parlante ou quoi ?

Viens.

Le dernier à l'étang mange son slip.

Ils sont essoufflés tous les deux.

Comment ça se passe chez Diane ?

Rien ne change.

Les officiers sont des cons et on l'est avec nos subalternes.

Beaucoup d'interventions ?

Oui, quand même.

J'imagine.

C'est celui de Vicky ?

Oui.

Comment elle va ?

- Demande-lui toi-même.

T'as dit que tu passerais manger, mais t'es trop occupé.

J'ai beaucoup de gardes.

Chaque fois ?

T'étais pas à sa proclamation.

Diane prend tout mon temps.

Il soupire.

Musique étouffée dans le casque.

La douche coule.

Vicky chantonne sous la douche.

Elle crie de surprise.

Enfoiré !

Le froid, c'est bon pour la tension.

Ah bon ?

On dirait que c'est aussi bon pour ta tension.

- Me tente pas. - Allez.

Goff va bientôt arriver.

- Je n'avais même pas envie. Tu pues.

T'as le bonjour de ton frère.

Ah, il va comment ?

- Je crois qu'il a une copine. - Vraiment ?

Il parle de Diane en boucle.

Quel con.

Quand est-ce qu'il vient dîner ?

- Je sais pas. Laisse-lui du temps.

Musique douce et triste.

Quel bel homme !

- --

- --

Bonjour, chers collègues.

Mauvaise nouvelle. Je réquisitionne toute la confiture.

Poil de carotte, viens m'aider.

Moi ?

Tu vois d'autres Poils de carotte ?

Vous êtes qui ?

Ta mère.

- Je vais voir l'adjudant... - Tu vas rien faire du tout.

Tu veux jouer contre un tireur de chez Diane ?

Allez.

Continue à éplucher ou c'est moi qui parle à l'adjudant.

C'est que je pensais.

On y va et prends ce chariot.

Salut, les filles.

- Putain, Dani. - Quoi ?

C'est quoi ça ?

Mendez.

T'as pas... ?

- Coup dans l'eau, j'ai pas trouvé le H&K.

Ce con d'Espagnol a un coffre.

Allez, bouge.

Musique électro.

- -- On frappe à la porte.

- -- On frappe avec insistance.

- Nom de Dieu. Je dois pisser.

- Ce sont les photos ? - Photos et petit-déjeuner.

- Je vous fais un café ? - Oui. Et éteins-moi ce vacarme.

Tant qu'on pensera que Latinus s'est suicidé,

on ne pourra rien faire, fiston.

Ils disent pourtant que le fil de téléphone

n'était pas assez solide pour supporter son corps.

Que dit le rapport d'autopsie ?

- Le pathologiste a bizarrement oublié de le peser.

C'est bizarre, oui.

Et maintenant ?

- On fixe ce mur jusqu'à trouver la solution.

Chanson populaire à la radio.

- Chef ! Je les mets où ?

- Pose-les dans le coin.

- Pourquoi vous avez besoin d'autant de confiture ?

J'étais aussi pénible ?

Non, t'étais pire.

- Je devais bouffer des pots entiers quand je posais trop de questions.

Tu veux chier rouge le restant de la semaine ?

Rires. Allez, bouge.

Et retire-les des cartons.

Musique douce.

- --

- -- Une porte s'ouvre.

- -- Des pas approchent.

Major Vernaillen,

ils vous attendent.

La porte se referme.

Major.

C'est bon, Herman.

Tu as un bon rapport pour ta promotion.

Mais pourquoi Nivelles ?

Pour prendre ta revanche ?

Une revanche ?

- On connaît tous ton conflit avec le procureur de Nivelles.

Il n'y a pas de conflit.

Deprêtre ne voulait pas de moi sur le dossier.

Il voyait les Tueurs comme de vulgaires voleurs.

- Le procureur a le droit à sa propre vision.

- Quand on efface les traces menant à des pistes plausibles,

j'appelle cela de la manipulation.

C'est une grave accusation, Major.

- Deprêtre a délibérément dissimulé un rapport balistique négatif

au fond de son bureau afin de condamner

une bande de Borains marginaux, voilà la réalité des faits.

Ils ont seulement été relâchés quand ce rapport a refait surface.

Officiellement, à cause de Deprêtre, on a perdu un an d'enquête, Général.

Pourquoi "officiellement" ?

- Car il existe encore des enquêteurs belges

qui ne sont pas des pourris de ce genre

et qui ont mené une enquête de leur côté.

Après leurs heures, ils ont suivi les pistes à suivre.

Voilà pourquoi je veux aller à Nivelles.

Pour que ces enquêteurs puissent révéler

le fruit de leur labeur.

Quelles sont ces pistes ?

- Du chantage, des orgies sexuelles,

drogues et vol d'armes, et j'en passe.

Du politique aussi.

- Politique ? - Hmm.

Qui mène à l'extrême droite.

Musique disco. Cris et sifflets d'encouragement.

- -- - --

- -- - --

- -- - --

- -- - --

Ça va ?

Du neuf sur mon affaire ?

T'inquiète pas.

La brigade de Wavre est dessus.

Priorité absolue.

T'as eu ton assurance ?

C'est peanuts...

- Je t'avais dit, c'est des voleurs.

- J'ai un lien émotionnel avec ces armes.

Ça se chiffre pas.

Cris et applaudissements.

Juan.

Avec la liste des armes volées, je peux voir dans le milieu.

Listées par calibre.

T'as ça sur toi ?

C'est ma vie, Dani.

Je sais, Juan.

Cris d'encouragements.

Ah ouais.

C'est costaud.

Ça se cache pas.

Même dans le milieu.

T'as oublié de noter le H&K.

Non.

Ils ont pas pu ouvrir le coffre fort.

Heureusement.

- --

- --

Musique grave.

Le porte s'ouvre.

Musique grave.

- La commission a examiné votre demande de mutation

et a décidé de la rejeter pour des raisons de santé.

Ah bon ?

- La commission s'inquiète du taux de cortisol présent dans votre sang.

- Vous avez accès à mon dossier médical ?

- Trop de cortisol est un indicateur de stress.

- Je ne suis pas stressé, Pieter. Ce sont des conneries.

- Pourquoi prends-tu du Valium ?

La commission recommande

de te promouvoir dans une autre fonction.

Avec moins de challenges.

Où ça ?

La flotte automobile.

C'est une blague.

Herman.

Ton affectation.

L'État-major te souhaite bonne chance.

Colonel.

Colonel !

Chanson douce à la radio.

- Eh, beau-gosse, tu nous ramènes ?

Non, je reste pour la fermeture.

- Allez, on va chez moi, on fait une soirée pyjama ?

Une autre fois, promis, OK ?

D'accord, bisou.

Allez, bisou.

- Allez, je vous mets dehors les filles.

Venez, hop !

Elles puent la confiture.

- Allez, chef. Vous venez de rater un truc.

Un plan à trois.

T'es homo ?

Grognement de douleur.

Franky !

Franky, arrête !

Eh ! Qu'est-ce qui te prend ?

Franky !

Franky !

Musique douce.

- -- Cri de rage.

- --

- --

Musique jazz.

Nom d'un chien.

Merde, merde !

- J'arrive pas à travailler si tu marmonnes en permanence.

Il soupire.

- Allez. Explique-moi un peu.

La Golf rouge.

Elle a été volée à ce restaurant, Aux Trois Canards.

Coups de feu.

Ils ont menacé les derniers clients ainsi que le personnel

pour avoir les clés de la bagnole.

Deux cambrioleurs étaient à l'intérieur

pendant qu'un autre abattait Jacques Van Camp sur le parking.

Tout ça pour la Golf de sa fille.

Ils l'ont repeinte toute en noir,

mais ils ont laissé cet autocollant.

Et ils l'ont utilisée pour le braquage à Beersel.

Il y a un truc que je ne pige pas.

Ils se sont enfuis du Delhaize

et sont ensuite revenus pour jeter la banquette arrière sur le parking.

Pourquoi nous montrer que c'était la voiture de Van Camp ?

- Je ne sais pas. C'est peut-être un message.

Oui, mais pourquoi ?

C'est où, ça ?

À Anderlues.

Ils ont tué un couple de bijoutiers.

Ils ont tué la femme de sang-froid dans le salon.

Ensuite, le mari.

Coups de feu.

Leurs filles de 12 et 16 ans étudiaient à l'étage.

Ce sont elles qui ont prévenu les grands-parents.

Quelle horreur.

- Là aussi, il y a un truc qui cloche.

Le couple n'est lié à aucune autre affaire,

sauf par cette Golf.

Pourquoi se servir de la voiture la plus recherchée de Belgique ?

- Peut-être pour que vous compreniez que c'est la même bande.

Ça, j'avais compris, Colombo.

- Ce serait pas la même bande, mais ils font croire

que c'est le même bande.

Où est la différence ?

- Et si à chaque cambriolage, ils changeaient les auteurs ?

Pourquoi ils feraient ça ?

Pour se jouer de vous, non ?

Les voitures et les armes sont les mêmes,

mais les auteurs et le mobile changent à chaque fois.

Ils multiplient les pistes pour les flics.

Jusqu'à l'abandon.

- Du coup, ça leur donne à chacun un alibi.

Des malins, ces enfoirés.

On devrait s'associer.

Non, désolée.

- Il faut que je passe au bureau pour voir mon chef.

- Attrape-les, monsieur le gendarme.

Travaux mécaniques dans l'atelier.

- On est les garagistes du reste du Corps.

On entretient les véhicules des officiers.

Ici, on est dans l'atelier, et là-bas, se trouve votre bureau.

- --

Bienvenue, Colonel.

Musique douce et triste.

- --

Coups de feu répétés.

Cri de rage.

- Qu'est-ce que tu fous ?

Ça marche pas aujourd'hui.

OK.

On boit un coup et on reprend.

Je vais rentrer, Dani.

Juan...

Tu peux pas te laisser aller.

C'est grave, mais pas à ce point.

Tu voulais me demander quoi ?

Le soir du vol ?

Danielle m'a dit que t'étais passé.

Pourquoi ?

Je sais plus.

- Tu fais 20 km à 22h et tu sais plus pourquoi ?

- Sûrement une connerie, c'est quoi ton souci ?

C'était toi ?

Quoi ?

- Personne débarque si tard sans se souvenir pourquoi.

Certainement pas toi...

- Tu te rends compte de ce que tu dis ?

C'est moi, Dani, ton ami...

Ton meilleur ami, putain !

Tu me déçois.

C'est quand même bizarre...

Je voulais te faire un cadeau.

OK ?

Un truc spécial pour toi.

Une arme de chasse antique, calibre 10.

Tu vois le genre ?

- Ouais. - C'était mon cadeau d'anniversaire.

- Laisse tomber, tu me fais pas confiance.

Non, attends, Dani...

J'ai plus envie de jouer.

- De Vuyst ? - Goff.

Quelle est l'urgence ?

J'ai pigé comment ils opèrent.

- Ah ? T'y as passé la nuit ?

- Oui. - Tiens.

Pour ton haleine.

Oubliez le mur de photos.

- L'oublier ? Pourquoi ?

Ils fonctionnent autrement.

Ah, oui ?

- En utilisant les mêmes armes et les mêmes véhicules,

ils veulent faire croire qu'ils sont une bande structurée,

avec un seul objectif.

Et si il n'y avait pas d'objectif clair ?

Si derrière chaque cambriolage, chaque meurtre,

se cachait un motif différent ?

Et des auteurs différents.

Différents ?

Qui ne se connaissent pas.

Ça ne tient pas la route.

Mais si, ça s'est déjà vu.

Ah, oui ? Où ?

- Gladio. L'agence secrète contre les Russes.

Ils utilisent les mêmes véhicules et armes,

mais des groupes qui se connaissent pas.

Cela explique pourquoi, quand on en a un dans le viseur,

il se passe quelque chose

qui lui donne un alibi.

T'as vérifié les alibis cette nuit ?

Je crois que j'ai trouvé.

Oui ?

Philippe de Staercke,

issu du milieu des Manouches, des Tziganes d'Anderlecht.

Il a été vu

dans un bar près des Trois Canards,

un jour avant le meurtre de Van Camp

et le vol de la Golf rouge.

Mais il était en prison lors de l'attaque à Beersel,

l'enquête s'est arrêtée là.

Musique menaçante.

- Du bon travail, fiston. Chapeau !

- Ils agissent dans des zones différentes

avec des enquêteurs qui ne communiquent pas entre eux.

Je suis certain que si on examine tous les PV,

on aura d'autres De Staercke.

Ouais, la seule chose...

c'est qu'il faut trouver un moyen de faire ça sans se faire remarquer.

Pourquoi ?

C'est une bombe, fiston.

Ça peut péter à tout moment.

Écoute, je vais chercher comment analyser ces PV

en toute discrétion.

Toi, tu retournes au mur.

D'abord, je prends une douche.

- Et lave-toi les dents.

- Merci ! - De rien.

- Salut. - Coucou.

T'es pas au tribunal ?

- J'y vais. J'ai besoin de ton doigt.

Ah oui ?

- Vas-y.

Parfait.

C'est pour qui ?

Pour mon père.

Tu vas à son anniversaire ?

Appuie plus fort, Marc.

- T'offres quoi ? - Une machine à croque-monsieur.

- Comment ? On a gagné au Loto ?

C'est une bonne idée ?

- Il aime les croque-monsieur. - Je parle pas du cadeau.

- Ce n'est qu'un cadeau, Marc. N'en fais pas tout un plat.

- T'as reçu quoi pour ton anniversaire ?

C'est mon père, je n'en ai qu'un.

C'est ce qui m'inquiète.

Je dois y aller.

Vicky, ton sac.

Merci.

- J'ai entendu parler d'un trafic à Matonge.

Des pilules venant de Zambie.

Donne ça à la PJ.

J'ai besoin du banquier, là.

- Tu veux un prêt ? - Non...

Plutôt...

Un montage financier.

Pour quoi faire ?

- La récompense de 10 millions de Delhaize,

les flics n'y ont pas droit.

T'as trouvé un truc.

C'est pas la question.

La question, c'est :

Est-ce que tu peux me faire un montage financier ?

Il renifle.

Ouais, on peut tout faire.

- Ah oui ? - Mais...

Ça dépend des conditions.

- Rires. - Voilà !

C'est la réponse que j'attendais.

Rire.

La porte s'ouvre.

Quelqu'un entre.

- Veuillez sortir et frapper avant d'entrer.

Raclement de gorge.

Ils révisent ma voiture.

Hmm.

Je dois passer des coups de fil.

- Je t'en prie, vas-y.

En privé.

Il soupire.

Il décroche et compose un numéro.

La porte s'ouvre.

Il respire difficilement.

Il respire bruyamment.

Voix indistincte dans le bureau.

Grognement d'effort.

- --

- --

Il souffle. La porte se referme.

Vous êtes qui ?

Je suis là pour De Vuyst.

Il devient trop curieux.

C'est son travail d'être curieux.

- Faudrait pas qu'il travaille trop alors.

C'est pas bon pour sa santé.

En quoi ça me concerne ?

Musique inquiétante.

Vicky entre en chantant.

Joyeux anniversaire,

joyeux anniversaire, Papa.

C'est aujourd'hui, non ?

Oui.

- De la part de Franky et moi. - Il va venir ?

- Non, il est de garde. Tiens.

Ouvre-le. Ça va te plaire.

Non, désolé.

Je dois partir. J'ai un tournoi à De Leeuw.

Tu ne peux pas rester ?

Non, je t'ai dit.

- Papa, je viens spécialement de Bruxelles.

On va se fâcher aujourd'hui ?

T'es venue pour ça ?

- Non, mais depuis que maman est...

Ne parle pas de ta mère !

Ne parle pas de ta mère.

J'y vais.

Tu reviens quand ?

Euh...

Ça dépend. Tard, si on gagne.

Bien.

À tout à l'heure.

- Il y a du filet américain au frigo et du fromage.

Il y a aussi des radis dans le potager.

- OK. Bonne chance pour ton tournoi.

Musique douce et triste.

- --

- --

- --

- --

Franky ?

Salut.

- Salut. - Ça va ?

Oui.

Viens là.

On devait se voir ?

Non.

J'ai un souci.

Lequel ?

Je dois vider ça.

Il est super tard.

Demain, je dois...

Allez, Marc. Tu n'as pas le choix.

Viens, ça fait longtemps, non ?

Ouais.

- --

Merci.

- --

Tu as des devoirs ?

- Un petit peu. - Ah, oui ?

En français...

Tadam !

Fais attention sans ta canne !

- Ça va, ne t'inquiète pas. Voilà, c'est la fête.

On boit à la santé de papa.

Avant de boire, il faut dire "santé".

Pour toi.

Merci.

- Tchin-tchin. À la promotion de papa.

- Santé. - Eh !

- Dans les yeux ! - Pourquoi ?

Pour montrer que tu le penses.

D'accord.

Maintenant, tu es général, Papa ?

Presque.

Musique douce.

Santé.

- Bon appétit. - Bon appétit.

Bon appétit, mes amours.

- --

Allez, viens.

- --

- Qu'est-ce qu'on fout ici ? - Chut !

On va où ?

- Ferme-la, s'il te plaît.

- --

C'est beau.

Leur voix résonne dans l'église.

Ouais Marc,

à couper le souffle, hein ?

C'est fou comme vue.

Et le plus beau reste à voir.

Quoi ?

- Là-bas. - C'est quoi ?

- Là-bas.

Oui, quoi ?

C'est Lovendegem.

Tu peux le voir d'ici ?

Moi, oui.

Musique lourde et triste.

Tiens.

- --

- --

- -- Le porte se referme.

- --

Tu viens souvent ici ?

Ça m'arrive.

- --

Maintenant, je comprends.

Quoi ?

La mélancolie.

T'es déjà soûl ?

Ouais.

- Tu penses parfois à notre arbre, là-bas ?

Oui, parfois.

C'était le bon vieux temps.

Qu'est-ce qu'on s'amusait !

Les "Wonder Years", comme dit Bowie.

Les "Golden Years".

Oui, c'est ça.

- Tu trouves aussi que tout part en couilles ?

Comme si t'avais plus d'emprise sur plus rien.

- Qu'est-ce qui se passe, Frank ?

Rien.

T'es heureux, Marc ?

Hmm.

Musique douce.

Grâce à Vicky ?

Oui.

- --

Tu prends bien soin d'elle ?

Je crois que oui.

- --

Toi, ça va ?

- --

- -- Il soupire.

- Tiens, bois encore un peu. T'arrêteras peut-être tes questions.

- --

- --

- --

- --

- --

- --

- --

- Allez, monte. Un dernier verre.

- Non, Marc. C'est gentil, mais je dois y aller.

Je vais te faire une bonne omelette.

Non, merci.

- Allez, un verre. Vicky n'est même pas là.

D'accord.

Tu laisses tout allumé, toi ?

Vicky ?

Oh, Franky !

Coucou.

Salut.

- T'as l'air en forme. - Merci.

- On voulait manger un truc. On a passé une bonne soirée.

Oui, je ne vais pas...

Je suis passée chez papa.

Pour son anniversaire.

Merde. J'ai oublié.

- J'ai offert une machine à croques, de nous deux.

- Il était fâché que tu sois seule ? - Non.

Il devait aller au billard. Il n'a pas ouvert le paquet.

- C'est tout lui. - Oui.

Je vais l'appeler.

Je ferais pas ça.

Je vais y aller.

Sois pas bête. Reste un peu.

Je prends des bières.

Oui, viens t'asseoir.

C'est à Westende.

Oui.

Je l'ai faite agrandir. Sympa, hein ?

C'est maman qui l'avait prise.

Oui.

Allez, viens ici, frérot.

Il renifle.

C'est quoi, ça ?

Mon boulot.

Les Tueurs. J'enquête après mes heures.

C'est l'enterrement de Latinus ?

Comment tu sais ?

- Marc, tu dois arrêter. Je suis sérieux.

Ils vont te faire payer.

Qui ?

Te mêles pas de ça !

Ça va, oui ?

Franky, qui va me faire payer ?

Elle s'en mêle pas !

Je te permets pas !

Qui va me faire payer ?

- Ton ennemi est bien plus grand que tu l'imagines.

- Franky, calme-toi. - Eh !

Pas besoin de communiste !

T'as appris des mots compliqués ?

Tu peux l'épeler aussi ?

Vicky, arrête, s'il te plaît.

- Tu réalises qu'elle baise avec toi juste pour me faire chier ?

Pourquoi ?

Tu préférerais le baiser toi-même ?

Vicky crie.

- Eh ! Grognements.

- Franky ! Calme-toi.

Franky, lâche-le !

Franky, arrête.

- Calme-toi, Franky !

Grognements de rage.

Franky !

Franky grogne de rage.

Respiration haletante.

Il sanglote à demi.

Marc ?

Ça va ?

Je suis désolée. C'est fini.

Musique douce et triste.

- --

- --

- --

- --

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