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En 2005, l'�tat colombien a vot� une loi
pour encourager la d�mobilisation des gu�rillas marxistes
et des groupes paramilitaires.
Elle offre des avantages � ceux qui rendent les armes
et se r�ins�rent dans la vie civile.
Son nom : la loi de Justice et Paix.
Quelle civilisation ?
C'est une honte pour l'humanit�.
Un mensonge de plus pour les livres.
Le monde est fier d'engager des processus de paix,
mais s'interroge-t-on
sur les cons�quences de ces m�canismes bancals ?
Ils parlent de r�paration.
Comme si cela pouvait panser la douleur.
C'est quand m�me un processus de paix.
La paix avec qui ?
Avec eux-m�mes ou avec nous ?
L'�tat dit "r�paration".
Moi, je dis "impunit�" et je suis s�r qu'ils vont continuer leurs crimes.
Peut-�tre, mais beaucoup
ont demand� pardon pour leurs actes.
Le pardon est un acte individuel,
il ne doit pas venir de l'�tat.
L'�tat ne peut pardonner � notre place.
Encore moins avec un syst�me aussi inop�rant.
Jugez un peu : si vous tuez quelqu'un,
vous encourez 30 ans de prison.
Mais si vous appartenez � un groupe qui tue,
viole, se livre au trafic de drogue,
massacre ou kidnappe,
vous avez une remise de peine.
Et si vous �tes sage,
on vous offre un poste public.
Ce que �a signifie ?
Que si vous envisagez, dans ce pays, de commettre un crime,
mieux vaut qu'il soit grave car plus le crime est atroce,
mieux vous vous en tirez.
F.A.R.C.
Le petit-d�jeuner !
Ou est ma veste ?
La, derri�re.
C'est ton petit-d�j' ?
Tu mets pas de lait ?
�a va, l'�cole ?
Va dans la salle de bains.
D�p�che-toi !
ASSASSIN
Montrez-moi vos mains !
Ma puce...
Tu peux rester encore un peu.
C'est pour toi.
- Angel Sotavento, s'il vous pla�t. - Lui-m�me.
Ici, le service du personnel de l'usine de chocolat.
- Comment allez-vous ? - Bien, merci.
Tant mieux.
Nous vous informons que votre candidature a �t� rejet�e.
Notre soci�t� doit garantir la s�curit� de ses employ�s.
N'h�sitez pas � nous recontacter ult�rieurement.
Au nom de la soci�t�, nous vous souhaitons une bonne journ�e.
Merci.
Mets ta veste.
- Et ta valise ? - Elle est l�-haut.
Allons la chercher.
On va chez Serge.
Je la garde jusqu'� demain.
� quoi bon ? Elle va rester toute seule.
Je serai avec elle.
Tu ne vas pas travailler ?
Il me reste un entretien.
Tu ne feras pas attention � ce qu'ils diront.
Tu es plus adulte que ton p�re et que ce hippie.
Si elle avait vu la porte, j'aurais pas pu rester.
Tu as une tache.
Nettoie-la.
Ils ont annul� les cours � l'universit�.
Ces flics de merde ont d�barqu� et se sont crus tout permis.
- C'est pas interdit ? - Plus maintenant.
La bagarre a �clat�
et un policier a re�u de l'acide dans la figure.
Quels cons !
Qu'est-ce qu'il y a ?
Ils me filent pas le poste.
Ils t'ont dit pourquoi ?
Ils m'ont dit
que leur politique �tait...
de garantir la s�curit� de leurs employ�s.
�a veut dire quoi ?
�a veut dire...
qu'ils veulent pas d'ex-combattants.
Tu peux pas me trouver un job � la fac ?
Je sais pas... comme vigile.
Vigile, excellente id�e !
Avec une arme et des balles. Tu veux un bazooka ?
Tu sais bien que, s'ils te chopent avec une arme,
ils annulent ta remise de peine et te renvoient en taule.
R�fl�chis un peu !
On m'a mis du sang sur la porte.
Comment �a, du sang ?
On a �crit "assassin" avec du sang sur ma porte.
- Angela l'a vu ? - Bien s�r.
�coute...
C'est pas une nouvelle crise de parano�a ?
S�rieux.
Je voudrais t'aider...
C'est pas la peine.
Ma puce !
Qu'est-ce que tu fais ?
Elle est bien, l�. Qu'est-ce que tu fais ?
- Merci. - Arr�te !
Tu veux que je la tue ?
Un pas de plus et je la tue.
Ou fais-moi un signe.
Je sais lire les signes.
C'est toi qui d�cides.
On la laisse r�ver ?
La petite a rien � voir dans ces histoires.
Allons r�gler �a dehors.
On est d�j� dehors.
Tu sais pas ce que j'ai d� faire pour te retrouver.
Mais il y a des limites.
Dis-moi, Angel,
tu sais pourquoi tu es la ?
Vous les avez s�questr�s.
Vous m'avez gard� 1230 jours.
Dans un trou
o� je pouvais pas bouger les jambes.
Et mon p�re...
Vous nous l'avez rendu dans trois sacs.
Tu sais de quoi on parle, hein ?
Tu le sais.
Ou est ma fille ?
Dans un lieu s�r.
Touchez � un cheveu...
Ici, personne n�gocie, Angel !
Les fiches des autres responsables.
Qu'on laisse en libert� comme si de rien n'�tait.
Tu vas les buter.
Tu vas les buter l'un apr�s l'autre.
Si tu le fais pas,
si tu reviens pas ici-m�me
dans 72 heures...
on tue ta fille.
C'est une puce de pistage.
On l'utilise pour les animaux.
On saura o� tu es,
ce que tu fais
et ce que tu dis.
�coute bien,
si tu demandes de l'aide,
on coupe un bras � ta fille.
Si tu essaies d'enlever l'�metteur,
on lui brise les jambes.
Si tu t'enfuis, si tu essaies de la sauver,
si tu viens r�der par ici
ou si tu ob�is pas � nos ordres...
tu reverras jamais son corps.
On s�mera les morceaux � travers la ville.
Comme vous avez fait avec mon p�re.
C'est clair ?
Si tu touches � ma fille,
je te tue.
Regarde-moi, Leder.
Arr�te, enfoir� !
C'est clair, je crois.
Tu as trois jours.
J'aurai ta peau !
Je vais le tuer, ce salaud !
L�chez-moi ! Je vais le tuer.
Je vais le couper en morceaux !
Toi aussi, salope !
Je t'arracherai les seins...
On aurait d� le tuer.
Il va le faire.
Bien s�r qu'il va le faire.
Il sort de chez lui.
La petite est dans ma chambre.
Le perds pas de vue.
Il s'est arr�t�.
On est devant chez Carranza.
Carranza vient d'arriver.
Il a rien fait.
Arr�te, j'ai dit : non !
Allez !
- Pourquoi je peux pas ? - Tu es trop petite.
Je suis grande.
Pas plus que moi.
Pas encore.
Je vais t'aider.
Voil�.
C'est bien.
C'est qui ?
Un ami. Ne t'inqui�te pas.
Qu'est-ce que tu fais l� ?
Je dois te parler.
De quoi ?
J'emm�ne ma fille � son cours de musique.
Reviens plus tard.
Non, maintenant.
Repasse dans 30 min.
Ouvre-moi, je viens avec vous.
- Attends-moi ici. - Je viens avec vous.
Comment tu t'appelles ?
Angel.
Voila mon �cole de musique.
Je t'aime.
Moi aussi.
D�marre.
Vous �tiez tous pr�venus.
Je vous avais dit que ce serait pas facile.
Tu le savais, Diablo.
Qu'est-ce qu'il y a ? Parle !
Je t'�coute, fais-moi confiance.
Passe le carrefour.
C'est l'argent ?
T'as besoin d'argent ?
Arr�te-toi.
Je vous avais dit que...
Arr�te-toi, bordel !
On dirait que tu oublies � qui tu parles.
C'est moi qui t'ai sorti de l�-bas.
Me fais pas chier avec tes probl�mes de r�adaptation.
Descends de ma voiture !
C'est moi qui t'ai sorti de l�-bas
et qui leur ai dit que tu avais une fille.
O� sont mes parents ?
Je t'ai apport� � manger.
Tu n'as pas faim ?
Attends !
Dis-moi o� sont mes parents.
Et le meurtre dans le centre ?
Des ex-gu�rilleros. Deux balles dans la poitrine.
C'est des gosses qui ont trouv� le corps.
Comme �a, ils savent qu'on n'est pas � Disneyland.
Et le gu�rillero ?
Il s'appelait Carranza.
Il �tait pas du front sud ? Du Putumayo ?
On a qui dedans ?
Les deux jeunes qui ont jet� l'acide � Ramirez.
Ils ont parl� pour le Condor ?
Ils ont dit que dalle. Ils sont morts de trouille.
Il y a de quoi. Les fils de pute !
O� en est l'avancement de Ramirez ?
Il l'aura mais il doit prendre sa retraite.
Ils l'ont d�figur�.
Ces encul�s savaient qu'on arrivait.
Qui a dit �a ?
Tous.
Rassemble les unit�s, on va s'occuper du Condor.
Laissez-moi les interroger. Ils doivent �tre au courant.
Rassemble les unit�s.
J'y vais avec Santa. Il est o� ?
� l'int�rieur.
S'il vous pla�t, Moris.
Meza...
tu tiens � me faire r�p�ter les choses ?
Il m'a rendu son flingue.
Qu'est-ce qu'il fait ?
Il va entrer dans le central.
Il y est.
J'entends plus rien.
L'immeuble bloque le signal.
Tu sais ce qu'il fait ?
N�gatif. Je vois rien.
Apporte-moi un bidon d'acide sulfurique.
T'as vu le r�sultat ? Une �uvre d'art !
Regarde � quoi tu vas ressembler !
Enfoir� !
Cette saloperie...
a br�l� le casque et l'uniforme de Ramirez.
Apr�s,
�a lui a br�l� la peau.
Et �a a atteint ses os.
Santa,
tiens-moi ce p�d�.
Avale, fumier !
Avale, esp�ce de p�d� !
Salaud !
P�d� de merde !
Et toi ?
Le petit p�d�.
Hein, petit p�d� ?
O� est le Condor ?
Tu veux pas parler ?
Regarde-moi.
Tu veux pas parler ?
- Quoi ? - � l'universit�.
Santiago, putain !
Quoi d'autre ?
- Quoi ? - B�timent des arts graphiques.
Au d�partement
d'architecture
int�rieure.
Sale mouchard !
Bien...
On va aller � la fac.
Cervant�s,
pr�viens l'�quipe de Ramirez.
�a va les int�resser.
Emmenez deux unit�s.
On emm�ne aussi ces deux petits culs.
Pour que votre pote sache comment on l'a trouv�.
Il avance.
Entre.
�a sert � rien.
Reste tranquille, Diablo.
Tourne-toi !
Quelle surprise !
Le diable en personne.
Tu veux quoi ?
Te tuer.
Santa, venez dans mon bureau, toi et Jesus.
Messieurs...
je vous pr�sente le diable.
Il est venu me tuer.
Tu vas tuer un commissaire dans son commissariat ?
Vas-y.
Un probl�me ?
Ne restez pas ici.
J'attends quelqu'un.
Non, vous devez circuler.
Fais ce qu'il faut, mais bouge pas de l�.
Tu me tues pas ?
Elles sont o� tes couilles pour me tuer ?
Descendez du v�hicule.
Descendez,
j'ai dit !
T'as peur de tirer de face ?
Je me retourne ?
Qu'est-ce qui s'est pass� ?
Esp�ce d'enfoir� !
C'est quoi ?
D'ici, je vois rien.
Tu les entends ?
Mes lionceaux.
Dans moins de 10 min, tu seras mort.
Tu sortiras pas vivant d'ici.
Il est coinc� � l'int�rieur.
Entre, bon sang !
Tu vas faire quoi, connard ?
Tu vas faire quoi ?
Monsieur !
Bande d'abrutis, il a fil� !
Grouillez-vous !
Chef...
J'ai quelle t�te ?
Fait chier !
Il a pas tu� le flic.
Je ne veux plus de cette gamine ici.
On en a d�j� parl�.
Je ne veux plus la voir ici.
C'est pas � toi qu'elle demande sans arr�t o� sont ses parents.
Tu as rien compris.
Ne dis pas �a.
Ne dis pas �a.
J'�tais assise toutes ces ann�es sur cette chaise avec toi.
Non, c'est pas vrai.
Tu as pas pass� une seule nuit en dehors d'ici.
Je faisais quoi, d'apr�s toi ?
La noce aux quatre coins du monde ?
Un jour...
Angel m'a fait sortir du trou.
Ils voulaient me montrer quelque chose.
Ils m'ont tra�n�.
J'ai cru qu'ils allaient me tuer, � tort.
Avec eux, les choses sont toujours pires que ce qu'on imagine.
Ils avaient une surprise pour moi.
Le corps de papa.
Ils venaient de le tuer.
Voil�...
C'est tout ce qu'ils voulaient,
que je voie ce qui pourrait m'arriver.
Ils m'ont remis dans le trou.
L�, dans l'obscurit�...
je ne pouvais que remercier Dieu
de ne pas avoir connu le m�me sort.
On r�agit comme �a.
On a beau dire le contraire, on r�agit comme �a.
Je venais de voir papa
massacr�...
et ce que j'esp�rais,
c'�tait de pas finir comme lui.
Pendant ce temps-l�, tu �tais tr�s loin de tout �a.
Ce que tu as ressenti,
tu le multiplies par mille.
Tu le mets dans une bo�te d'un m�tre carr�,
tu le recouvres de merde et tu l'enterres !
Tu sauras de quoi je parle.
T'as pas pass� un seul jour sur cette chaise,
tu sais pas ce que c'est.
Tu en as aucune id�e !
Ils peuvent pas mourir d'une simple balle dans la t�te.
Ils mourront pas comme �a.
C'est pas le moment de remettre en question ce qu'on pense.
Ce serait un manque de dignit�.
S'il y a une chose dont je suis s�r,
c'est que rien ni personne
me mettra plus dans un �tat d'impuissance.
Ni une gamine pleurnicheuse
ni tes doutes.
Tout continue comme pr�vu.
Rien ne change !
�a ne se passe pas comme pr�vu.
Le policier n'est pas mort.
Il est dans un h�tel
de la 22e rue.
La petite reste ici jusqu'� la fin.
Que �a te plaise ou non !
Leder...
tout se passe bien.
Papa !
Tu m'entends ?
Tu m'entends ?
Touche pas � ma fille.
Tu peux ramasser la radio ?
Tu vas passer la nuit l�-dessous ?
Y a des rats.
Tu me donnes la radio ?
S'il te pla�t.
Tu devrais pas �tre dans ta chambre ?
Tu aimes pas �tre enferm�e ?
Je vais te dire quelque chose.
Assieds-toi.
Moi non plus, j'aime pas �tre enferm�.
C'est pourquoi cette porte est toujours ouverte.
�a se g�te.
La police vient d'arriver.
Comment ils ont su ?
Qu'est-ce qui s'est pass� ?
Qu'est-ce qui se passe ?
Angel se d�place.
Il va o� ?
Luis, r�ponds, bordel !
Madame, vous m'avez demand� ?
O� est le corps de la m�re de l'enfant ?
N'essayez pas de savoir.
Je t'ai pos� une question !
R�ponds-moi.
�coutez, si on apprend que je vous l'ai dit,
�a va m'attirer des ennuis.
Ne dis rien et conduis-moi l� o� il est.
L�che-moi !
Leurs m�res doivent �tre fi�res de leurs fils.
Pas vrai ?
Ils font pas de b�tises.
Ils feraient pas de mal � une mouche.
Ce sont des gars studieux.
Vous croyez qu'on s'amuse ?
Esp�ces de p�d�s !
On vous a dit o� �tait le Condor.
Manque de pot, il y �tait pas.
En fait,
j'en ai rien � foutre.
Fils de pute !
Dites bonjour au diable de ma part !
Attendez !
- Vous br�lez pas ! - Attendez, Moris !
S'il vous pla�t !
Regardez-moi !
�coutez-moi !
Tiens, tiens !
Le petit diable...
On a mis longtemps � te retrouver ?
Eh ben non !
Tu es sur le point de vivre
la pire exp�rience que t'aies jamais connue.
Ton cerveau imagine pas ce que je vais te faire.
Tu trembles pas de peur ?
Dans ce monde, Diablo,
qui casse les verres les paie.
Certains plus que d'autres.
Je sais ce que tu te dis.
"Bordel, comment �a a pu m'arriver ?
"Comment les astres ont-ils pu se liguer contre moi ?"
Tu veux le savoir ?
Je sais tout.
Quand je dis "tout", je veux dire
tout !
Leder !
Tu es l� ?
Ou t'es parti en courant ?
Je sais que tu m'�coutes.
Et je sais ce que tu fais
parce que ton sbire s'est mis � table.
Il a m�me parl� du plan cul qu'il t'a demand�.
Et la meilleure,
ce � quoi tu t'attends pas, Leder...
c'est qu'on vient te chercher.
Quand on t'aura,
tu vas regretter
tout le temps que tu as pass� dans ce trou
o� t'aurais d� croupir !
Et ta s�ur,
Helena...
elle va bien s'amuser avec les types de la patrouille.
Mais...
pour te prouver qu'on a bon c�ur,
je te propose un march�.
Je vous oublie, toi et ta famille...
si tu butes la gamine !
Alors, Leder ?
Apportez-moi l'oreillette.
Alors ?
J'entends pas la gamine pleurer.
Pas encore.
Si, dans 10 secondes, t'as rien dit,
je commencerai par tuer ton sbire.
Dix...
C'est qu'une enfant !
un...
"Il faut tuer Ramirez !"
C'est ce qu'a demand� Moris au Condor.
"Deux escadrons � l'universit�", il a dit.
Qu'est-ce qu'il a dit ?
Qu'est-ce qu'il a dit ?
Il a rien dit.
Remonte dans la voiture.
Ils les ont attendus deux jours.
Il leur a dit combien ils seraient,
par o� ils allaient entrer...
En �change, ils devaient tuer Ramirez qui allait �tre promu.
C'est un gu�rillero infiltr�.
Tout est enregistr�.
Z�ro !
Ton homme est mort, Leder.
Le d�lai a expir�.
Il essayait de sauver sa peau.
Qu'est-ce que tu fous ? Laisse �a !
Toi aussi !
Il voulait sauver sa peau. Faut pas le croire !
Personne te croit, Moris. Baisse ton arme !
Ils savaient qu'on arrivait.
Sans blague ?
Pourquoi ils vous ont pas tous tu�s alors ?
Baisse ton arme !
Un pas de plus et je t'�clate la gueule.
Je vais vous arracher les couilles !
Vous allez pleurer, connards !
J'arrive !
T'es bourr� ? La porte est...
Qu'est-ce qui s'est pass� ?
C'est des blessures de balles ?
C'est des blessures de balles ?
Serge !
Qu'est-ce qui se passe ?
Retourne te coucher.
Je t'avais dit
que je voulais plus de lui ici !
C'est pas le moment !
Ferme ta gueule et retourne dans la chambre !
Que je ferme ma gueule ?
Je vais t'emmener � l'h�pital.
Laisse-le crever dehors !
Sors-le d'ici !
Attention !
Du calme.
Viens. Respire normalement.
Je sais pas faire �a...
Qu'est-ce que tu as foutu ?
Qu'est-ce que tu as foutu ?
Huit...
Vous me cherchiez ?
Tu �tais o� ?
Tu sais de combien t'�copes pour ce que tu as fait ?
Vous parlez de quoi ?
Du meurtre de la m�re de l'enfant et des enl�vements.
C'est vous qui m'avez dit de tirer.
On dit tellement de choses.
Il y a une diff�rence entre dire et faire.
Si tu me d�sob�is encore
ou si tu sors d'ici sans mon autorisation,
tu finiras ta vie en taule.
Fous le camp.
Qu'est-ce qui se passe ?
Leder...
C'est quoi, ces photos ?
Pourquoi y a pas la tienne ?
Ils ont tu� Patricia.
Ils ont Angela.
T'es venu pour me tuer ?
Ils ont Angela.
T'es venu pour me tuer.
C'est fait.
C'est fait, Leder.
Tu m'�coutes ?
J'arrive.
J'arrive, fils de pute !
Monsieur...
Il l'a fait.
Angel l'a fait.
S'il m'arrive quoi que ce soit,
tue la petite.
Va la chercher.
Pr�pare tout, on s'en va.
Tout de suite.
On va o� ?
Le patron m'a demand� de prendre l'autre chemin.
Il entre dans la propri�t�.
On va le chercher ?
Non, il doit arriver tout seul.
Il est � 50 m�tres.
Laisse-nous seules.
Oui, Madame.
20 m�tres.
Il est derri�re la porte.
AUCUN �METTEUR
Il a enlev� la puce.
Javier...
Tout va bien avec la petite ?
Oui, Monsieur.
File !
Angela...
Va te cacher, sinon ils vont te tuer.
Vous pouvez sortir.
La situation est sous contr�le.
C'est peut-�tre un pi�ge.
Vous devriez venir.
Donne-moi une arme.
L�ve-toi.
L�ve-toi, bordel !
L�ve-toi, ordure !
L�ve-toi, je te dis !
On peut pas en rester la !
L�ve-toi !
Am�ne la gosse.
Elle s'est �chapp�e.
Retrouvez-la.
� quoi tu joues ?
C'est fini.
On tient la gamine.
Dis-lui de la rel�cher.
Dis-lui de la rel�cher.
On peut pas en rester l� !
Dis-leur de la rel�cher !
T'en es pas capable.
T'es pas capable de tirer sur ton propre fr�re.
Mon fr�re ?
�a fait longtemps qu'on l'a enterr�.
Que fait-on d'elle ?
Ou est-elle ?
Elle va bien.
Conduis-la en lieu s�r.
Tu n'as pas compris ?
Ils parlent de r�paration.
Comme si cela
pouvait panser la douleur.
C'est quand m�me un processus de paix.
La paix avec qui ?
Avec eux-m�mes ou avec nous ?
L'�tat dit "r�paration". Moi, je dis "impunit�".
Et je suis s�r qu'ils vont continuer leurs crimes.
Peut-�tre,
mais beaucoup ont demande pardon pour leurs actes.
Le pardon est un acte individuel, il ne doit pas venir de l'�tat.
L'�tat ne peut pardonner � notre place.
Encore moins avec un syst�me aussi inop�rant.
Si vous tuez quelqu'un,
vous encourez 30 ans de prison.
Mais si vous appartenez � un groupe qui tue,
viole, se livre au trafic de drogue,
massacre ou kidnappe,
vous aurez une remise de peine.
Et si vous �tes sage, on vous offre un poste public.
Ce que �a signifie ?
Que si vous envisagez, dans ce pays, de commettre un crime,
mieux vaut qu'il soit grave car plus le crime est atroce,
mieux vous vous en tirez.
�a suffit, je crois.
Oui. Merci.
Pourquoi vous m'interviewez ?
� cause de ce qui vous est arriv�, � vous et � votre p�re.
Regardez vos jambes, c'est une histoire p�nible.
Ce pays n'a pas besoin de piti�.
Ce n'est pas de la piti�.
Je vais vous raconter quelque chose.
J'ai �t� s�questr�e il y a dix ans en Espagne.
Il y a quelques mois,
j'ai revu l'un de mes ravisseurs.
� Madrid.
Il est entr� dans un immeuble, j'�tais en voiture.
J'ai d�cid� de l'attendre.
Mais j'ai attendu huit heures, une longue nuit.
Ce que je ne r�alisais pas,
c'est que cet homme me s�questrait � nouveau.
Sans armes et sans cha�nes,
mais il me s�questrait quand m�me.
Je ne l'ai pas vu ressortir,
j'ai peut-�tre �t� distraite,
ou simplement...
ce n'�tait pas lui.
J'ai alors d�cid� d'entreprendre ce processus :
comprendre pourquoi ce genre de choses arrive.
Merci encore pour le temps que vous m'avez accord�.
O� veux-tu que je t'emm�ne ?
F.A.R.C.
Adaptation : Pascal Strippoli
Sous-titrage : C.M.C.
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