All language subtitles for El.Marginal.2016.720p.cap.12

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Original subtitles

5 ans plus t�t...

Qui t'a autoris� � parler, fils de pute ?

Je t'ai dit de la fermer.

Silence !

Je te bute avant que le procureur arrive ?

Enfoir� !

Aujourd'hui...

Tu peux pas dormir ?

Tu me comprends pas ?

C'est comme �a, ici. Musique � fond et va-et-vient toute la journ�e.

On s'y fait.

T'es mal barr�.

Qu'est-ce qu'on fait ?

Bute ce sac � merde.

Je l'ach�ve tout de suite, ce b�tard ?

Vas-y !

Tout va bien ?

�a se fait peut-�tre chez toi,

mais ici, on fixe pas les gens comme �a, c'est malpoli.

Alors, ferme les yeux ou regarde ailleurs.

Sale merde ! Raclure !

Vous venez jouer les mafieux ici.

Remerciez l'Argentine, parce que dans votre pays,

ils vous pendraient par les couilles.

Qu'est-ce que tu regardes ?

Tu veux me sucer ?

C'est �a que tu veux ?

Tu vas te plaire, en taule.

Tu sais ce qu'on fait des Chinois, en prison ?

Du riz au lait.

Tu fournis le riz et les gars fournissent le lait.

On arrose le tout. Fais gaffe � ton petit fion.

Fils de pute.

Sale merde.

Imagine une s�ance d'identification avec ces mecs.

Ils se ressemblent tous.

- Pastor. - Salut, Pedro.

�a va ? Tu as des piles ?

Non.

Et toi, Shaolin ?

Te fatigue pas, il comprend pas.

Ou alors, il fait semblant.

- Tu parles chinois ? - Non, je d�conne.

Il a un surnom ?

Allez, r�fl�chis.

Un truc chinois.

Le Chinetoque.

- Bol de riz. - C'est nul.

Face de soja.

C'est �a. Face de soja.

H�, le Chinois.

On t'a baptis�...

Face de soja.

Fais gaffe � toi.

Toi...

Vous �tes de la m�me famille ?

Tous pareils.

Des t�tes de tchongs.

Sacs � merde.

Baisse les yeux, me cherche pas.

Me regarde pas ou je vais encore m'�nerver.

Arr�te, tu me fais chier.

Je peux pas dormir si tu me regardes.

T'as compris ?

Arr�te de me regarder !

L�ve-toi !

T'as dormi l� ?

Le Chinois m'a emp�ch� de dormir.

Il a fait quoi ?

Il a pas arr�t� de me regarder.

Je sais pas pourquoi, il est rest� comme �a.

Il me fait flipper, ce con.

Je me demande pourquoi il est en taule.

Il est bizarre, mais tu exag�res. Allez, prends tes affaires.

Tu aurais d� m'en parler. Les amis, c'est fait pour �a.

Magnez-vous !

En file indienne, bande de nases !

C'est quoi, ton probl�me ? Tu dors jamais ?

T'es muet ?

Direct � la douche et ensuite, au r�fectoire.

Allez ! Avancez !

Tout le monde sauf vous.

La Sub 21 passe apr�s.

Pourquoi ?

Parce que vous �tes des pestif�r�s.

On veut pas d'�pid�mie.

Alors, on devrait passer en premier.

Faudrait que tu me suces, sale n�gro.

Arr�te ton blabla et casse-toi.

Vous pourriez faire votre lit avant que j'arrive.

Ceci est encore un bureau.

Mauvaise humeur ?

- Je devrais �tre comment ? - De bonne humeur.

Impossible. Vous me demandez de coucher avec un vieux

pour sauver votre carri�re. Pas �tonnant.

Pas pour sauver ma carri�re, mais nos carri�res.

Nos destins sont li�s.

Si je grimpe, vous grimpez, si je plonge, vous plongez.

Pourquoi vous n'offririez pas votre cul au procureur ?

Inutile d'�tre vulgaire.

Faites pas votre mijaur�e avec moi.

Et les photos qu'une coquine a envoy�es depuis la prison

� Mario Borges ?

Je comprends pas.

Alors, pourquoi vous rougissez ?

Vous �tes courageuse de vous taper Mario Borges.

Je ne vous juge pas. La solitude, je connais.

Maintenant que je suis s�par�,

je sais ce que c'est, de dormir seul.

Vous essayez de m'amadouer

pour que je couche avec ce vioque.

C'est tout.

Vous avez couch� avec Borges, qui a une sacr�e bedaine.

L'autre devrait vous plaire.

Qui a dit que je couchais avec Borges ?

Moi.

D'accord. Je vais le faire.

Vous n'�tes pas une putain, vous �tes une h�ro�ne.

Et je vous adore pour �a.

Je veux pas jouer les syndicalistes,

mais �a peut plus durer.

Ma femme fera quoi, si on me bute ?

- Elle en trouvera un autre. - S�rieux.

On risque notre peau pour un salaire de mis�re.

La vache ! �a pue, l�-dedans !

J'aurais d�j� d� finir notre maison � Necochea.

J'ai plus les moyens.

- C'est une maison de vacances. - Non, on va y vivre.

� Necochea ?

- Y a une prison ? - Non.

Qu'est-ce que tu feras, l�-bas ?

Je sais pas.

C'est quoi, ce bordel ?

Putain !

Un peu de dignit�, Gonzalez.

Encore cette merde ? Je veux d'autres fruits.

Des past�ques, des kiwis, des trucs exotiques.

T'es pas � l'h�tel, ici.

Cette bouffe me donne la chiasse.

Avec les mandarines, tu as les doigts qui puent.

- Moi, j'aime. - Tu aimes ce qui sent la bite.

Il se fout de ta gueule.

Je vais te niquer.

Qu'est-ce que t'as ? Tu veux quoi ? Tu me fais chier !

Il vaut mieux que j'y aille seul.

On ne sait pas ce qui peut se passer.

Je tiens � prot�ger les preuves.

Ne vous plaignez pas si vous �tes choqu�.

Ouvrez.

Ne vous en faites pas.

C'est quoi, �a ?

Que s'est-il pass�, Pena ?

Le Chinois l'a massacr�.

�a devait arriver un jour.

Je ne tol�rerai plus ce genre de comportement

dans mon �tablissement.

Relogez cet Asiatique ailleurs.

Je ne veux plus de probl�mes. Compris ?

Il peut venir chez nous. C'est notre ami.

Pastor l'a provoqu�, et Jackie Chan l'a corrig�.

Tr�s bien.

C'est fini... C'est fini, la cour.

Autre pavillon.

Il comprend rien. D'o� il vient ? C'est un Chinois ?

Amenez-moi le Chinois des �vang�listes

pour qu'il traduise. Il s'appelle Wang ?

Wong. Il a eu une permission.

D'accord. Dans ce cas,

qu'il aille avec vous, pour le moment.

T'es d'accord, Pastor ?

Allez, allez ! Du vent !

Allez, �a suffit !

Explique-moi, Pena.

Tu as la gueule en sang

et le Chinois n'a rien.

Emmenez-le.

Les Asiatiques apprennent � se battre tout petits.

Il m'a pris par surprise, c'est tout.

Mais il m'a pas rat�, il m'a fait valser.

Tu sais qui revient ?

Pipita.

- Pipita revient ? - Oui.

Vous aurez une l�gende dans la cour.

Je le connais pas.

C'est un vrai cingl�.

Il s'est �vad� 15 fois, de la plus dingue des fa�ons,

et s'est fait reprendre 15 fois, de la plus conne des fa�ons.

Il s'est �vad� d'ici ?

Oui, plein de fois.

Maintenant, il est aveugle. Il a eu un accident.

On sait pas ce qui s'est pass�. Je crois que c'�tait en s'�vadant.

Voil�, �a va aller.

Tu te sers de la canne ?

C'est plus chiant qu'autre chose,

mais je finirai par m'habituer.

Tu vois rien du tout ?

- Tu entends mieux ? - Que dalle !

Il te faudrait un chien.

Arr�tez de dire des conneries.

Tu nous as manqu�.

Vous aussi. L'h�pital, c'est pire que la taule.

Ils te gardent attach� au pieu toute la journ�e.

Oui, �a craint. Tu vas te tenir � carreau ?

M�me pas en r�ve !

Et ici, rien de neuf ?

Toujours la m�me chose. Mais tu sais quoi ?

Ils ont but� Morcilla.

C'est bien fait pour cette grosse fiotte.

Il �tait bon qu'� se faire enfiler.

Qui lui a r�gl� son compte ?

Il est pas l� depuis longtemps, il s'appelle Pastor.

Il te plaira, il est comme toi.

Comment �a, il est comme moi ?

Il dit qu'il peut sortir, s'�vader quand il veut.

- Il me pla�t d�j�. - Tu vois.

Pipita, on a fait de la place pour toi.

Merci, fiston.

Bonjour, Lucas.

Comment �a va ?

Bien.

Tu sais qui je suis ?

Mon papa.

Je peux te faire un c�lin ?

Oui.

Comme tu as grandi !

On va s'asseoir ?

Viens.

Viens l�.

C'est un beau chien.

Il s'appelle Axel, comme moi.

Quoi ?

Lucas a d� changer de nom, pendant quelque temps.

Tr�s bien.

Je vais te confier un secret.

Moi aussi, j'ai d� changer de nom, ici.

Je m'appelle Pastor, pas Miguel.

Mais bient�t, je t'emm�nerai quelque part...

o� on pourra reprendre nos vrais noms,

Lucas et Miguel.

Le Chinois. Tu me comprends ?

Ici maison. Tes amis.

Toi loger ici, tout va bien. C'est cool.

Le Colombien.

Barney.

�a, c'est ton pieu.

Ici, c'est la famille, tout va bien.

Assieds-toi l�, vas-y. C'est �a, assis.

Assieds-toi.

Voil�.

Amis.

H�, Diosito.

Tu es s�r qu'il comprend que dalle ?

Pourquoi tu crois que je lui parle comme �a ?

Il est chinois, il pige rien.

Alors, pourquoi tu l'as amen� ici ?

C'est un ami.

Lui, c'est un ami ?

Tu l'as pas vu se battre.

Il fait du kung-fu.

Vaut mieux l'avoir avec nous.

Tu sais quoi ?

Je vais t'emmener dans un endroit o� on vivra tranquilles.

Toi et moi.

Je dois dire quoi ?

Ce que tu veux. Il n'y a pas de mauvaise r�ponse.

Tu ne t'en souviens pas, mais quand tu �tais petit,

on habitait ensemble.

Quand maman �tait l�.

Et apr�s son d�part aussi.

Tu te souviens d'Elida ?

Tu restais chez ta grand-m�re

pendant que je travaillais.

Apr�s, on rentrait regarder des dessins anim�s

et d�ner.

Il se souvient d'Elida. On a parl� d'elle.

Pas vrai ?

Lucas dessine comme un artiste.

C'est vrai ?

- Il a red�cor� ma cuisine. - Super.

- Avec de beaux dessins. - Vous vous amusez bien.

Tu as quoi, � la figure ?

Je me suis battu.

Ici, tout se r�gle � coups de poing.

Tu as gagn� ?

Non, je crois pas.

Je crois que j'ai perdu.

Pourquoi tu es ici ?

Parce que...

j'ai commis une faute.

On m'a mis ici pour que j'y r�fl�chisse

et que je ne recommence plus.

Comme une punition � l'�cole.

C'est �a.

Tu es tr�s intelligent.

On peut s'en aller ?

Oui, bien s�r.

�coute, je vais te laisser avec Mabel

et tu m'attendras un peu au bar pendant qu'on parle.

- Ensuite, on rentre. - Un milk-shake ?

D'accord, un milk-shake.

Mabel, c'est ma s�ur.

Ils ont fait connaissance l'autre jour.

Super.

Allez, dis au revoir.

Merci d'�tre venu.

Je reviens tout de suite.

- Ici ? - Attends-moi.

Marito.

Je me demande ce qu'ils mijotent.

C'est qui ?

Le pote de Diosito,

celui que je peux pas blairer.

Et la femme qui est sortie, c'est Molinari,

l'assistance sociale.

La salope qui emp�che Diosito de sortir ?

Y a que des ordures, ici.

Calme-toi. Si tu t'�nerves, il faudra que je m'explique.

Je viens d'enterrer mon fr�re.

Toi, tu as toujours le tien. Pas moi.

Du calme, ma ch�rie. Arr�te un peu.

Je comprends, mais �a va passer.

Il faut que tu rentres � la maison. J'en peux plus, Mario.

Tu dis �a comme si je voulais pas rentrer.

Dis-moi...

Et les types qui ont tu� mon fr�re ?

Je m'en occupe.

Je veux qu'ils cr�vent, Mario.

Le plus vite possible. Fais-en des confettis.

Compris ?

D'accord. Je vais avoir besoin de ton aide.

Dis-moi.

Parce qu'on veut en finir avec ces fils de pute.

- Mais je peux pas �tre impliqu�. - Non.

Il me reste peu de temps � tirer.

Comment tu l'as retrouv� ?

Il �tait � la pension dont je t'ai parl�.

Carla l'a gard�.

D'abord � Santiago, puis � leur retour ici.

Qui est Carla ?

Une amie de ta belle-s�ur.

Pauvre gamin.

�a va. Elle s'est bien occup�e de lui.

T'aurais pas d� l'amener ici.

Je suis ravi de l'avoir vu,

mais ils pourraient faire le lien entre nous deux.

- J'ai dit que c'�tait ton neveu. - C'est pareil.

Je devais faire quoi ?

Il avait besoin de voir que son p�re

�tait bien vivant, que je ne mentais pas.

C'est dur, pour lui.

Je veux juste le prot�ger.

Ici, ils n'ont de piti� pour personne.

Tout ira bien.

Mais il y a un probl�me.

Carla a disparu.

Comment �a ?

Elle est partie

quand elle a vu que je pouvais m'occuper de Lucas.

Alors, je l'ai pris chez moi.

- Il habite chez toi ? - Oui.

Mais je dois le signaler, je ne peux pas le garder.

Quelqu'un de la famille de Betina

pourrait s'occuper de lui ?

Ne parle de Lucas � personne, je t'en prie.

Je ne peux pas le garder ill�galement.

Ce serait un enl�vement. Il a besoin d'une vie normale.

Aide-moi un peu. La famille de Betina se fout de Lucas.

Il ne les int�resse pas. Il finira en foyer.

Tu lui as promis de l'emmener.

Ne lui mens pas, surtout en ce moment.

Je lui ai pas menti.

C'est quoi, ton plan ?

Je ne vous pardonnerai pas

d'�tre all�s voir cet abruti de Belardo.

Pourquoi ?

Vous vous �tes plaints � lui, r�glez �a avec lui.

Ne m'emmerdez pas.

Pourquoi vous ne m'avez pas remis votre p�tition ?

Vous ne nous �coutez jamais.

Amaya, je ne vous �coute pas ?

Arr�tez de me les briser.

Rico, c'�tait un cas isol�.

On se voit aujourd'hui ?

D'accord, j'ai trop envie de toi

- Tu es une femme directe, j'adore �a - C'est moi qui t'adore

Et ne jouez pas les victimes, ne faites pas ces tronches.

On a tous des cadavres dans le placard.

Si vous voulez que je disperse la merde, je le ferai.

Ne me cassez pas les couilles.

Envoie-moi un petit avant-go�t - Petit coquin

Pardon, mais � cause de ce bordel,

je dois parler avec le procureur

pour r�parer vos conneries.

On voulait vous demander autre chose.

On peut apporter des projecteurs pour voir le match de l'Argentine ?

Vous allez les trouver o� ? Qui va vous donner des projecteurs ?

Borges.

Un don � San Onofre.

Putain de d�magogue !

Apportez ce que vous voulez.

Dehors ! Foutez-moi la paix !

Je veux plus vous entendre.

Ils me les gonflent, ces fils de putes ingrats.

R�jouissez-vous.

J'ai arrang�

votre rendez-vous amoureux.

Ce vieux ne peut pas m'appeler ?

Il n'est pas assez galant pour �a ?

Un peu d'enthousiasme.

Faites comme s'il vous plaisait. Venez.

Faites pas cette t�te.

En fin de compte,

j'essaie seulement de promouvoir

une rencontre amoureuse prometteuse.

Faites-lui une bonne pipe.

T'en veux ?

Neige.

Coke.

Sniffe-la.

Il est peut-�tre pas chinois, mais brid�

� cause de la came.

- Regarde, il est enrag�. - Tu aimes �a, hein ?

Le Chinois.

Chez toi.

Quoi ?

La bouteille ? Oui, prends-la.

Tiens.

Tu peux la prendre.

Tu aimes �a.

Vas-y, picole.

J'ai h�te de voir la t�te de Mario quand il verra Jackie Chan.

Il aimera pas voir un nouveau ici.

Surtout maintenant.

Ferme ta gueule, t'es toujours n�gatif.

S'il reste dans la cour, il va cramer avec les autres.

Boucle-la.

Imagine qu'il comprenne, abruti.

Il pige que dalle, il est chinois.

Donne-moi �a.

Je vais me tirer de ce trou, Emma.

J'�tais venu r�soudre une affaire d'enl�vement.

Borges cache son fric ici, Lunati me l'a dit.

La mallette a un �metteur.

Si je trouve ce fric,

je pourrai repartir � z�ro avec Lucas.

Tu sais ce que j'en pense.

Ce serait bien plus risqu�

si je m'�vadais sans argent pour Lucas.

Ils m'attraperaient aussit�t,

et Lucas serait de nouveau seul.

Je veux me tirer dans le Sud et recommencer ma vie.

Je vais bien, maintenant.

J'ai les id�es claires.

Je veux m'occuper de mon fils

et je veux �tre avec toi.

Viens avec moi.

Je ne sais pas...

�a para�t dingue, on vient de se rencontrer.

Mais tu comptes beaucoup pour moi.

Je peux m'occuper de ton b�b�.

Je veux qu'on soit tous ensemble.

Qui est l� ?

Pastor.

Pipita.

Salut.

On m'a dit de prendre la place

du Chinois qui t'a d�rouill�.

D'accord.

Avec moi, tu risques rien.

J'aurais du mal � te mettre une rouste.

- On m'a parl� de toi. - Ah oui ?

T'es une l�gende, ici.

Une l�gende morte. Regarde-moi.

- T'en veux ? - C'est quoi ?

- Vodka. - Oui.

Cette saloperie m'a manqu� !

Tu vois rien du tout ?

Rien.

Comment tu as perdu la vue ?

J'ai eu un accident en travaillant � la forge.

- Quelle couleur ? - Blanc.

- Comment �a va ? - Bien.

C'est l'homme que j'ai vu en photo ?

C'est lui.

Tout va bien ? Vous faites quoi ?

- On joue aux devinettes. - Super.

Je dois rester ici, j'ai des r�unions.

T'en fais pas, on peut aller chez toi...

poser tes affaires et aller au parc.

Parfait. Je vous retrouve l�-bas.

D'accord ?

Tu as une minute, Emma ?

Qu'est-ce qu'il y a ?

Je t'ai appel�e, je t'ai laiss� plein de messages.

Il s'est pass� quelque chose ?

Non. J'avais beaucoup de boulot.

Une rumeur circule ici que j'ai du mal � croire.

Alors, ne la crois pas.

C'est compliqu�, en ce moment.

J'ai demand� le renvoi d'Antin. L'enqu�te concerne tout le monde.

- J'ai rien � cacher. - Tu es s�re ?

Tu as appris � mentir ?

Il para�t que tu fricotes avec un d�tenu.

- Qui est ce gosse ? - �a t'int�resse ?

Va te faire foutre, Gaston.

T'�nerve pas.

Je suis content de te voir.

Tu es �blouissante.

C'est ma tenue de travail.

Quoi que tu portes, tu es ravissante.

Tu es une femme g�n�tiquement privil�gi�e.

- Merci. - Eh bien ?

Qu'est-ce que tu en dis ?

C'est super.

C'est mon repaire loin du bruit et de la fureur.

Tranquille. Champagne ?

Merci.

Bien.

Dis-moi comment une femme comme toi

a pu atterrir dans un trou comme San Onofre ?

Mon oncle.

Il �tait gardien de prison.

� Sierra Chica. Mais il est mort.

Victime de la mutinerie ?

Non. C'�tait la prostate.

J'ai tout de suite senti

que le courant passait entre nous.

Mais j'ignorais comment t'aborder.

J'ai �t�...

agr�ablement surpris

de recevoir tes messages.

Et tes photos.

Mes photos ?

Oui, les photos.

Que tu m'as envoy�es.

Oui, les photos.

Je sais qu'il y a depuis longtemps une rivalit� entre vous.

Je ne veux pas savoir comment �a a commenc�.

Je ne suis pas l� pour �a.

Je suis l� pour qu'on trouve un accord.

Si vous avez des choses � vous dire, faites-le avec respect

et courtoisie.

Sauf erreur, votre beau-fr�re a �t� assassin�

par des membres de leur bande.

On n'est au courant de rien.

Vous auriez subi une agression dans les douches,

ordonn�e par Borges.

Quand ? Tu es au courant.

Premi�re nouvelle.

En tout cas, il est certain

qu'il y a eu des morts, des bless�s et des disparus des deux c�t�s.

Quand la violence l'emporte, tout le monde est perdant.

Vous le savez.

Vous semblez bien conna�tre la vie carc�rale.

En fait, non.

Mais si vous voulez am�liorer votre quotidien,

il faut respecter certaines r�gles de vie commune.

Ou vous pr�f�rez vous entretuer ?

Vous voulez cohabiter pacifiquement ?

Oui ou non ?

Oui, bien s�r.

Nous, oui, en tout cas.

Nous aussi.

Bien.

Si j'ai la parole de chacun des deux leaders,

on peut conclure un pacte � l'ancienne.

Si vous �tes un homme de parole.

- Bien s�r. - Bon.

Alors, scellez ce pacte par une poign�e de main.

- Ou il faut un document �crit ? - Non, �a va.

Et vous ?

�a me va.

Bien.

� vous de voir.

J'ai ta parole, hein ?

Oui.

S'il y a autre chose, dites-le.

Bien. Vous pouvez y aller.

Quoi ?

C'�tait quoi, cette poign�e de main ?

Ces types se sont foutus de toi.

- Tu es toujours sceptique. - Moi ?

Tu ne sais pas qui sont ces types.

Tu crois qu'ils vont faire la paix ?

Il y avait deux infirmi�res, des vraies bombes !

Je les voyais pas, mais je le sentais bien.

Je leur touchais les nibards

et je disais : "Pardon, je suis aveugle, excusez-moi."

Elles avaient des nichons bien fermes.

Qu'est-ce qu'il lui prend ?

Je pige que dalle.

Qu'est-ce que tu racontes, chinetoque de merde ?

Fils de pute !

Octavio.

J'ai envie d'explorer ton corps

et d'embrasser chaque millim�tre de ta peau.

Pourquoi tu me laisses pas faire ?

Tu vas voir.

Regarde.

Voil�.

�a te pla�t ?

Attends.

Comme �a, c'est bon ?

Encore. T'es dur !

Arr�te ! Arr�te !

Octavio ?

D�j� fini ? C'est un �jaculateur pr�coce ?

C'est s�rieux, il s'est �touff�.

Je crois qu'il a eu une crise cardiaque.

Il ne respire plus. Qu'est-ce que je dois faire ?

Appelez les secours et partez.

J'ai besoin d'une ambulance en urgence.

C'est pour un homme �g�. Il s'est �touff�.

Je crois que c'est une crise cardiaque.

Oui, l'adresse. Rue Uruguay...

Rue Uruguay,

au 3452, appartement 2-B.

S'il vous pla�t.

On dirait qu'il ne respire plus.

Merci beaucoup.

Je t'en prie !

Ce super-h�ros n'est jamais fatigu�. Il me fait peur.

Allez, on se couche.

Un, deux, trois, au lit !

C'est bien.

Il s'est calm�, j'avais un peu peur.

Ne t'en fais pas.

Les super-h�ros sont gentils.

Sinon, ce seraient des super-m�chants.

Les super-m�chants habitent avec papa ?

Ils ont fait des erreurs.

Ce ne sont pas des m�chants.

Ils ont fait de mauvais choix

et sont en prison pour y r�fl�chir,

apprendre � devenir meilleurs

et d�cider de ce qu'ils feront en sortant.

Mon papa va apprendre ?

Je crois qu'il sait d�j�.

Au lit !

Je vais discuter un peu avec Mabel et je viens me coucher.

D'accord.

- Je laisse la lumi�re ? - Oui.

- Je peux lire un livre ? - Oui, couche-toi. Tiens.

Il s'est endormi ?

- Il lit. Merci. - C'est un amour.

Oui.

Ce sera dur de lui dire au revoir.

Ce n'est pas encore s�r.

Tu comptes faire quoi ?

J'en sais rien, je suis paum�e.

Son p�re,

qu'est-ce qu'il t'a dit ?

Il veut partir dans le Sud

et il me demande de le suivre.

Comment il va aller dans le Sud ?

Il dit qu'il a un plan pour s'�vader.

Je sais que �a para�t fou. Ne me regarde pas comme �a.

On vient de se rencontrer.

Mais je pense qu'il fera un bon compagnon.

Tu es amoureuse ?

C'est tout ce qui compte.

Parce que la prison, ton boulot d'assistante...

Tu l'aimes assez pour tout larguer et partir avec eux ?

- Je vais les tuer, ces Borges ! - Pourquoi ?

Ils auront un �cran g�ant, et pas nous.

On s'en fout.

- Alors, on n'aura rien ? - T'en sais rien.

Capece me l'a dit.

On n'aura qu'une petite t�l� ?

Non, on va aller voir le directeur.

Antin, t'es un fils de pute !

Arr�te, abruti. Tout �a pour un putain de match.

Cassez-vous !

On verra Antin plus tard. Allez, passe le ballon !

Alors, tu sais pas pourquoi il t'en veut, le Chinois ?

Non, aucune id�e.

Moi...

Je suis pas du genre � chercher la merde.

Les embrouilles, �a m'int�resse pas.

Mais ce mec...

il a r�ussi � m'�nerver.

Tu me fais penser � moi quand j'�tais jeune.

Pourquoi ?

Parce que...

apparemment, t'es pas du genre � supporter l'enfermement

et � te r�signer � moisir en taule.

Comment �a ?

Je veux dire que...

ton corps est ici,

mais ta t�te pointe vers l'ext�rieur

comme une boussole.

C'est possible.

C�sar m'a dit que...

tu voulais foutre le camp d'ici.

Tu sais comment j'ai perdu la vue ?

Tu m'as dit que c'�tait � la forge.

C'est pas vrai.

Je creusais un tunnel pour m'�vader.

Alors, tu m'as menti.

J'avais fabriqu� un explosif de mauvaise qualit�,

et il m'a p�t� � la gueule.

J'ai �t� vraiment con.

Et trop press�.

Para�t que tu as refus� une cellule confortable pour venir ici.

J'ai presque termin� le boulot, Pastor.

J'entendais l'eau couler

dans le conduit qui m�ne � l'ext�rieur.

Je tiens ma libert� entre mes mains.

Aveugle, sourd ou muet, je cr�verai pas ici comme un chien.

Il me faut juste un partenaire.

Sous-titrage : IMAGINE

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