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Bonjour.
Bonjour.
Comment allez-vous ?
Comment �a va ?
Quelle question idiote...
Je sais.
Rico... C'�tait un type bien.
C'est la Sub 21, c'est s�r ?
Oui, monsieur, c'est confirm�.
- C'est sa veuve ? - Oui.
Je reviens.
Excusez-moi...
Vous �tes la veuve de Rico ?
Toutes mes condol�ances.
- Je compatis... - Mes condol�ances.
Je compatis � votre douleur.
C'�tait un homme bien.
Tr�s aim�.
Un surveillant p�nitentiaire qui avait une vraie vocation.
Un exemple � suivre
que nous garderons � jamais dans nos m�moires et nos c�urs.
Je ne peux rien promettre, car �a ne d�pend pas de moi,
mais je vais essayer de faire poser une plaque
au nom de Rogelio Rico
en t�moignage
de tout ce qu'il repr�sentait pour la communaut� p�nitentiaire.
Qui �tes-vous ?
Antin.
Directeur de San Onofre.
Vous avez pas honte d'�tre ici ?
L�che-moi.
Du calme.
- Doucement. Elle est confuse. - Confuse, moi ?
C'est votre faute.
J'essayais de le prot�ger.
Le prot�ger ?
Vous l'avez suspendu, vous l'avez renvoy� ici,
et ils l'ont tu� l�, sur la place.
Virez-le d'ici, ce fils de pute !
J'ai un b�b� !
Virez-le avant que je le tue !
D�gage, fils de pute !
Quels connards.
Calmez-vous, c'est une r�action normale.
Pourquoi vous m'avez fait venir, bordel ?
On aurait pu envoyer des fleurs. Qu'ils aillent se faire foutre.
- Du calme. - Enfoir�s.
Calmez-vous.
Que se passe-t-il, Capece ? Ici, c'est le bordel...
Une mutinerie en salle des visites.
Qui s'est mutin� ?
Quel gang ?
Je vois.
Une mutinerie des gardiens, suite � la mort de Rico.
Quels fils de pute. Qu'ils aillent au diable !
Qu'ils aillent se faire foutre ! Je vais leur botter le cul !
Fermez-la un peu !
C'est quoi, ce bordel ?
Capece, qu'est-ce qui se passe ?
Mes gardiens se r�voltent.
C'est le bordel. Ils me les brisent.
Bordel de merde...
Fais-nous du mat�, s'il te pla�t.
Merci.
Viens ! Tu as besoin d'une invitation ?
Pas beaucoup de gardiens, hein ?
Personne veut bosser dans ce pays.
C'est quoi le probl�me, aujourd'hui ?
La mort de Rico.
Le pauvre...
Il para�t qu'il est mort devant son chien, sur la place.
- Il avait des gosses ? - Sa femme est enceinte.
L'un dans l'autre, il a eu de la chance.
Des balles dans la poitrine, il a pas eu le temps de souffrir.
Pas comme Osvaldo.
Apparemment, il a morfl�.
Je pense qu'il faut en profiter.
Les gardiens sont distraits,
il faut en profiter pour s'occuper de la Sub 21.
D�tends-toi.
Tout va bien.
Mario a d�j� �tabli une strat�gie.
Quelle strat�gie ?
Qu'est-ce que tu sais ?
Bon app�tit, avec cette merde.
Qu'est-ce qu'il a ?
Qu'est-ce que t'as, toi ?
T'es amoureux ?
T'es ailleurs.
Il est amoureux, ce con.
- Ah bon ? - Oui.
- De quoi tu parles ? - De qui ?
Il se tape Molinari.
Arr�te de dire des conneries, on va te croire.
C'est pas une fille facile.
Mon fr�re a voulu se la faire. Il a du charme, mais elle a refus�.
- Ton fr�re, le flic ? - Oui.
D'o� il la conna�t ?
Je les ai mis en contact, elle voulait des infos.
Ce qui compte,
c'est ce petit con.
On travaillait sur le mur,
il s'est rapproch� et, maintenant, il se la tape.
Quelle imagination. Une femme comme �a avec moi...
Tu joues les modestes ?
Bien jou�, Casanova.
T'aurais pu m'en parler.
Moi, Molinari, je peux pas la blairer,
mais bravo.
Elle doit �tre bonne, cette salope.
Il raconte de la merde.
Il m'a pas parl� de l'assistante sociale.
Pourquoi, � votre avis ?
Vous faites une fixation sur une rumeur...
Moins fort, je vous ai dit !
Pastor est s�rement en train d'�couter.
L'oreille coll�e � la porte ? Pourquoi il nous �couterait ?
Pour savoir ce que je pense de cette relation.
Ce n'est qu'une rumeur.
C'est peut-�tre une blague.
- Une blague ? Triste a confirm�. - Il n'a rien confirm�.
Il a partag� un avis, rien n'est confirm�.
Vous �tes du c�t� de cette conne, maintenant ?
C'est une coll�gue.
Arr�tez vos conneries. Une coll�gue...
Vous la d�testez encore plus que moi.
C'est faux.
Peu importe. Reprenons.
Revenons � votre ressenti
face � l'id�e que Pastor
entretient une relation amoureuse avec Mlle Molinari.
Elle l'a fait expr�s, c'est s�r.
Elle se venge de ce que je lui ai fait.
Elle veut que je perde mon ami.
Le perdre ?
Vous ne pouvez plus �tre ami avec lui ?
Une chatte, c'est plus fort que...
- C'est quoi, la suite ? - Que deux b�ufs attel�s.
C'est �a.
Si je comprends bien,
Pastor ne peut pas �tre votre ami
s'il entretient une relation avec une femme.
Je sais o� vous voulez en venir.
- O� ? - Vous me traitez de p�d�.
Comme l'autre con !
Dios !
Tu vas voir, connard.
Qui �tes-vous ? Que faites-vous l� ?
Je suis une amie de la famille.
On cherche des infos sur le petit gar�on qui a disparu.
On n'a aucune nouvelle.
Vous les connaissiez ?
Non, je ne sais rien. Je n'avais aucun lien avec ces gens.
Vous savez si quelqu'un ici pourrait savoir quelque chose ?
Allez voir chez le primeur, au coin.
La vendeuse les connaissait.
Super. Merci beaucoup.
De rien.
Soyez gentille,
ne revenez pas.
Avant toute cette histoire, c'�tait un quartier tranquille.
Maintenant, tous les voisins sont un peu anxieux et nerveux.
Je comprends.
- Au revoir, merci. - Au revoir.
Chef.
- Merci. - De rien.
Alors ?
Tu nous dis rien ?
Qu'est-ce que tu veux que je te dise ?
Comment on va r�pondre � ces b�tards de la cour.
Apr�s ce qu'ils ont fait � Osvaldo. On va r�agir, non ?
J'en ai ras-le-cul du "�il pour �il".
Alors, on fait rien ?
J'ai une id�e.
Il faut frapper fort.
La Sub 21 est une gangr�ne.
Il faut en finir avec eux.
Je les ai sous-estim�s.
Ils sont tr�s dou�s pour r�cup�rer et s'organiser.
Si on entre dans leur jeu,
on n'en sortira jamais.
Je vais les �radiquer.
Tous autant qu'ils sont.
Que s'est-il pass� ?
Aucune id�e, mais je vais t'aider.
C�sar, tu me donnes un coup de main ?
C'est bon, je finirai.
OK. Je t'envoie quelqu'un de l'entretien.
D'accord.
- Salut. - Asseyez-vous.
Bon.
Qu'est-ce qui vous arrive ?
Comment �a ?
Votre famille s'inqui�te, vous ne voulez plus les recevoir.
J'ai envie de voir personne.
� cause de ce qui s'est pass� dans les douches ?
Il s'est rien pass�.
C'�tait rien.
Comment �a ?
Ils vous ont agress� et ont failli vous tuer.
C'est du pass�.
C'est fini.
Vous suivez une th�rapie ?
Vous devriez.
Je suis bien comme je suis.
Alors je peux dire � votre famille de venir ?
Ils peuvent venir. Je bouge pas.
Tr�s bien.
Mais vous devriez voir le psy.
Je suis s�rieuse.
OK.
J'ai un service � vous demander.
Vous avez de l'influence dans la cour.
Pastor aussi.
Mais je pr�f�re vous demander � vous.
Je vous �coute.
Deux d�tenus vont arriver.
Le 1er est chinois et ne parle pas espagnol.
L'autre, c'est Pipita, il veut revenir.
Vous pouvez faire en sorte qu'ils soient bien trait�s ?
Vous pouvez compter sur moi.
Parfait.
Et promettez-moi d'aller voir le psychologue.
Je vous le promets.
Tr�s bien.
Allez-y, je dois ranger ce bazar.
D'accord.
� bient�t.
Je peux l'emporter ?
Rendez-moi �a !
Il se pr�occupe que des d�tenus.
- Pourquoi vous dites �a ? - Il a suspendu un gardien
et l'a abandonn� � son sort.
Que se passe-t-il, messieurs ? Les visiteurs attendent.
- Qu'ils aillent se faire foutre ! - C'est quoi ton probl�me ?
Arr�tez, calmez-vous, attendez un peu.
C'est toi le porte-parole ?
C'est toi leur porte-parole ?
- On veut parler � un responsable. - Je suis le directeur, non ?
Vous voulez parler ? Ayons une discussion civilis�e.
Allons �claircir �a dans mon bureau.
On veut pas vous parler. Le procureur est l�.
- Pas croyable. - Merci d'�tre venu, Octavio.
Je suis navr� qu'on vous ait d�rang� pour ces broutilles.
�coutez, Antin,
quand on me parle de San Onofre, ce ne sont jamais des broutilles.
La situation est tr�s grave.
Pas du tout.
Entre.
Attends.
Arr�te.
- �coute. - Quoi ?
J'ai une question.
Tu connais une certaine Carla ?
Concentre-toi.
Une certaine Carla.
Une amie de ta belle-s�ur, tu la connais ?
Je crois pas. Pourquoi ?
C'est elle qui est sur la photo avec Lucas.
Lucas est s�rement avec elle.
Comment tu le sais ?
Je suis all�e chez ton fr�re.
Des voisins m'ont parl� d'elle.
Elle a d� avoir peur et l'emmener au lieu d'appeler la police.
- L'emmener o� ? - Je ne sais pas,
mais j'ai l'adresse d'une pension o� sa m�re va souvent.
Je pensais y aller pour obtenir plus d'informations.
Sois prudente.
- Attention o� tu mets les pieds. - Ne t'inqui�te pas.
C'est une bonne nouvelle. On va peut-�tre le retrouver.
Merci.
Quel fils de pute !
Mais quel fils de pute...
Quelle autre surprise ils me r�servent, ces enfoir�s ?
Est-ce que c'est vrai...
qu'il manquait des prisonniers � l'appel ce matin ?
C'est vrai. Arevalo, Troncoso et Diaz.
Merci.
Et voil� la deuxi�me surprise.
Comment est-ce que �a a atterri dans mon assiette ?
Je sais pas, je l'ai juste apport�e.
On en a assez de r�clamer des mesures pour notre s�curit�.
Ici, les d�tenus sont les rois.
Et si on l�ve un doigt, ils crient � la maltraitance.
Rico est mort dehors,
mais l'ordre a �t� donn� dans la cour.
C'est faux, vous m�langez tout.
On est mal pay�s, certains cumulent deux jobs.
- C'est pas notre responsabilit�. - On paie notre uniforme.
Messieurs...
Faites-moi la liste de vos revendications et propositions.
Et en gage de bonne foi, remettez-vous au travail.
Parfait.
Ma�tre Belardo me la transmettra, je m'en occuperai personnellement.
Mais vous n'auriez pas d� me prendre en tra�tre.
- Je peux vous parler ? - Oui.
Capece, viens ici.
Tout �a tombe tr�s bien, ils vont briser la loi du silence,
il leur faut juste un coup de pouce.
Vous devez faire en sorte qu'ils parlent.
Promettez-leur tout ce qu'ils veulent.
Pas maintenant, vous le savez...
C'est tr�s important.
Bon, dites-moi.
� l'appel ce matin, il manquait trois prisonniers.
- Une �vasion ? - On ne sait pas encore.
Arevalo, Diaz et Troncoso.
J'ai une petite id�e.
Convoquez-moi
C�sar
et Pena.
- Compris ? - Oui, tr�s bien.
�coute...
Excusez-moi.
D�sol�, bonsoir.
J'aimerais vous parler seul � seul.
Moi aussi. Allons � mon bureau, je vais tout vous expliquer.
Tout cela manque de d�corum.
Allez, Lucrecia. Par ici, s'il vous pla�t.
Je vous offre un caf�.
Qui est en cuisine ?
Chavo,
Piltrafa et Patito.
Et un quatri�me.
Mais je pense pas que ce soit eux.
Vous savez rien ?
Tu es un abruti.
- Non... - Si, tu es un abruti.
Vous �tes suppos�s me prot�ger. On est en guerre, et vous me l�chez.
Je suis vuln�rable. Vous n'�tes qu'une bande de cons !
Ferme ta gueule, Colombien de merde !
Esp�ce d'encul�.
�coutez-moi bien !
Un petit fils de pute a piment� mon plat avec ce doigt.
Il doit bien y avoir un larbin de la Sub 21 dans le coin.
J'ai un message pour ces petites merdes.
C'est pas ces conneries qui vont faire peur � Borges.
Quand leurs catins de m�res
h�sitaient encore entre avorter
et jeter le b�b� dans une benne,
j'avais d�j� tout vu et tout v�cu.
Dites-leur, � toutes ces petites merdes,
que quand Dieu a cr�� la lumi�re,
Borges avait d�j� deux factures d'�lectricit� en retard.
Merci, Emma.
De rien.
Prends soin des d�tenus dont je t'ai parl�.
Compte sur moi.
Voil� du renfort pour finir plus vite.
Tu viens bosser ici ?
C'est comme �a qu'on accueille un ami ?
Madame.
- Bonjour. - �a va ?
Un probl�me ?
Tiens, maestro.
Bien �videmment,
cet �tablissement p�nitentiaire, San Onofre,
a toujours �t� exemplaire.
Nous n'avons jamais eu d'�vasion, de mutinerie,
de bless�s, de torture...
Pas de guerre des gangs, pas de mafia carc�rale.
Presque aucun drogu�.
Asseyez-vous.
Mais d�s que j'ai postul� au minist�re de l'Int�rieur,
les ennuis ont commenc�.
San Onofre est victime d'une chasse aux sorci�res.
Tout irait mal : �vasions, crimes,
mafia carc�rale, etc.
Sacr�e co�ncidence, non ?
Je n'ai jamais entendu San Onofre qualifi�
d'�tablissement mod�le.
�a ne veut pas dire que ce n'est pas le cas.
Vous avez fait de la politique,
vous savez que quand on fait profil bas, tout va bien,
mais que les ennuis commencent quand on dit ce qu'on pense.
Quand on se fait remarquer et qu'on partage ses id�es.
�a d�range. Et les gens que �a rend nerveux
lancent des campagnes de diffamation.
C'est une accusation s�rieuse. Donnez-moi des noms.
J'ai des noms, mais je n'ai pas encore de preuves.
Ce sont des gens puissants qui s'opposent � la politique �tatique
de vigilance et de ch�timent, comme disait Foucault.
Ce sont les nantis contre lesquels
je m'oppose absolument.
- Vous aimez la politique. - Depuis ma plus tendre enfance.
Les hommes politiques
sont experts dans l'art
de dissimuler l'�vidence.
Vous comprendrez donc que je mette votre parole en doute.
Je sais que San Onofre a �t� le th��tre
de graves incidents, des morts...
Occasionnellement.
- Occasionnellement ? - C'est-�-dire...
Vous ne faites que nier...
Je ne nie rien du tout.
Voici les caf�s.
Lucrecia, c'est �a ?
Oui, c'est �a.
J'esp�re qu'il est bon.
Si c'est vous qui l'avez fait, j'en suis s�r.
Sucre ou sucrette ?
- Ce sera tout. - Excusez-moi.
Quel cul !
On fait une pause ?
- On vient de commencer. - C'est pas � toi que je parle.
Pastor, on va s'en griller une ?
Non, vas-y, toi.
Tu te fais d�sirer, salope.
C'est moi que t'appelles "salope" ?
Pourquoi tu me regardes comme �a ?
Qu'est-ce que vous avez ? Vous avez bais� ?
Je d�conne.
Il a chang�.
Au d�but, il devient mon ami, il demande du travail � mon fr�re.
Et maintenant, il se la joue ind�pendant.
- Mais il soutient la Sub 21. - Je soutiens personne.
C'est pas bien.
Faut soutenir ses amis, comme Triste.
Triste, c'est un vrai chien fid�le.
Ne me m�lez pas � vos histoires.
Bossez et laissez-moi bosser.
�a t'emmerde que je sois l� ?
T'as peur que je foute la merde avec Molinari ?
Et si tu arr�tais un peu de me casser les couilles ?
Et toi alors ? De toutes les nanas du monde,
tu as choisi celle qui me fait le plus chier.
Ralentis sur la blanche, tu d�lires.
- Quelle blanche ? - Tu divagues.
Tu sais que cette pute m'a co�t� ma conditionnelle ?
C'est � cause d'elle que je suis encore l�.
Elle veut me pourrir la vie.
Mais on s'en fout.
Rira bien qui rira le dernier.
Maintenant que tu te la tapes,
tu veux que je te file son adresse ?
Je veux rien de toi.
Je l'ai fait suivre.
- Je connais sa taille de soutif. - �coute bien, connard,
je t'ai dit d'arr�ter de me casser les couilles.
Et laisse-la tranquille. Petite merde.
Quoi ? C'est si bon que �a avec cette pute ?
J'y vais demain, et on en parle, OK ?
D'accord.
- Au revoir. - Merci.
Passe-moi le ballon.
Bonjour.
Pardon, monsieur ?
Je cherche une certaine Nora qui loge parfois ici.
�a ne me dit rien.
Quelqu'un d'autre peut me renseigner ?
Qui �tes-vous ?
Emma, une amie.
Je la cherche.
Peut-�tre que quelqu'un sait quelque chose.
La responsable n'est pas l�, revenez plus tard. Ce soir.
Tr�s bien.
Merci, d�sol�e du d�rangement.
Lucas ?
Lucas, c'est toi ?
Je suis une amie de ton papa, Miguel.
Une amie de Miguel ?
Oui, Emma.
Il te cherche.
Axel, viens ici !
Carla ?
N'ayez pas peur, je suis une amie de Miguel, son p�re.
Je la revois tout le temps.
Morte.
Allong�e par terre, dans une mare de sang.
Le pauvre petit Lucas �tait cach� sous le lit.
Comment est-ce qu'on a pu tuer Betina ?
C'�tait mon amie.
Fernando avait de mauvaises fr�quentations.
Ils devaient partir en voyage.
Ils voulaient partir vite et pour longtemps.
Ils devaient savoir qu'ils �taient en danger.
On s'est enfuis � Santiago.
Je ne voulais pas revenir, j'avais peur qu'ils le trouvent.
Et qu'ils lui fassent du mal.
On a parl� d'un r�glement de comptes, de vengeance.
Finalement, j'ai d� revenir,
car je n'ai pas trouv� de travail.
Je comprends.
- Vous avez trouv�, ici ? - Oui, heureusement.
Et ils me laissent le prendre avec moi.
Personne ne peut le garder ?
Ma m�re s'en occupait,
mais elle a d� retourner � Santiago avec mes fr�res.
Vous n'avez rien dit � la police ?
Le p�re de Lucas, un flic, est en prison,
non ?
Je n'ai pas os� leur faire confiance.
Vous avez bien fait.
On ne peut faire confiance � personne.
On peut compter l'une sur l'autre.
Miguel s'inqui�te beaucoup pour Lucas.
Je ne savais pas comment le contacter.
Vous �tes sa copine ?
Vous allez m'aider ?
Bien s�r.
Lucas doit retourner � l'�cole.
Et retrouver sa belle vie d'avant.
Il est tr�s renferm�, le pauvre.
Il ne pleure pas.
Mais je sais qu'il souffre.
- Asseyez-vous. - On a des ennuis, c'est �a ?
Oui, on a des ennuis.
On a des ennuis depuis que j'ai postul� au minist�re de l'Int�rieur.
L'opposition m'attaque de tous les c�t�s, ces fils de pute.
On savait que �a arriverait, mais pas si vite, c'est vrai.
- Il y a des rumeurs d'audit. - Ne dites pas �a, putain !
Vous allez nous porter la poisse. Dieu nous en garde.
Je pr�f�re offrir mon cul au procureur.
Je ne vous connaissais pas sous ce jour,
mais vous pouvez toujours essayer,
peut-�tre qu'il veut tenter quelque chose de nouveau.
Le procureur ne veut rien tenter.
Il aime les femmes.
Il appr�cie la beaut� f�minine. Il aime les femmes sexy comme vous.
- Point. - O� voulez-vous en venir ?
Qu'il serait normal que vous agissiez pour la cause.
- Laquelle ? - La n�tre !
On a convenu de partir ensemble au minist�re.
Prenez en compte que le procureur vous appr�cie,
qu'il vous trouve belle.
Il a laiss� entendre qu'il aimerait vous �tre pr�sent�.
- Vous plaisantez. - Pas du tout.
Vous ne pensez pas lui plaire ? Avec vos beaux yeux...
Je sais que je plais aux hommes.
Ce n'est pas la m�me chose, vous voulez que je me jette sur lui
pour sauver vos miches.
Je vous demande de coucher avec le procureur
pour me sauver les miches.
Vous me demandez de me prostituer.
Gratuitement.
Pourquoi le cavalier bouge comme �a ?
Je sais pas, parce que l'inventeur du jeu l'a d�cid�.
On s'en fout.
- C'est comme �a, point. - C'est pourri, ce jeu.
Non, c'est un jeu de strat�gie, c'est utile dans la vraie vie.
�a me servira pour des braquages ?
C'est l'heure de la fouille !
On fouille, d�gagez, sortez de l� !
- On fouille, encul�s ! - Allez !
Dehors !
Attrape-le !
Attrape-le !
J'ai rien fait, arr�tez !
Te laisse pas faire !
J'aime quand vous �tes calmes comme �a.
Vous avez compris ? Ob�issez !
Comme �a, c'est bien.
Vous avez rien trouv� ?
On a rien, Capece, faites pas chier.
Tu n'as rien, sale n�gre ?
- Vous vous croyez malins ? - On est pauvres, nous,
allez fouiller chez les Borges !
Vous �tes pauvres ?
Vous deux, venez.
O� �a ?
Allez, bougez-vous !
Allez, d�gagez ! Et vous, venez.
J'aimerais �claircir quelques points avec vous.
La fouille ? Ils ont tout d�truit.
Tais-toi, c'est pas le moment. Laisse tomber.
J'ai entendu parler d'un incident te concernant dans les douches,
il y a du vrai ?
Que s'est-il pass� ?
Ils sont venus pendant que je me douchais
et m'ont tabass�.
Ils t'ont mis une sacr�e racl�e ?
Je vois. Ce jour-l�, c'est Rico
qui surveillait les douches et toute cette zone.
Tu sais qu'il a �t� tu� ?
Par la Sub 21.
Il a �t� assassin� � Torcuato.
Vous savez ce que c'est ?
Un m�daillon, �videmment.
Mais � qui appartient-il ?
Il appartenait � Pablo Diaz.
Vous le connaissiez ?
C'est un des trois prisonniers disparus.
Et un petit oiseau a fait circuler une rumeur.
Que ces trois-l� sont ceux qui t'ont tabass�.
Tu le savais ?
Je sais pas, ils portaient des cagoules.
Et que savez-vous du doigt que Borges a trouv� dans son plat ?
Vous �tes au courant ?
Vous savez rien.
Ta bande est la mieux inform�e.
Comme si vous aviez un conseiller � demeure.
Et Pena sait que je veux que les choses s'am�liorent.
Mais pour cela, il faut suivre un certain cap.
Tu comprends ? Tu me regardes comme un idiot...
Tu ne suis pas ?
Comment t'expliquer ?
Imagine que cette prison, San Onofre, est un navire.
En route vers le sud.
Moi, je suis au poste de commandement.
Et vous, vous �tes sur le pont.
Et je vois que le navire risque de sombrer. Pourquoi ?
Parce que les marins, les membres d'�quipage, croient
qu'ils peuvent se passer du capitaine
en pleine temp�te.
Mais c'est faux.
Tu comprends ?
Je dois rester � la barre
pour arriver � bon port.
Parce que si le navire sombre,
je serai le premier � d�barquer.
Et vous vous noierez comme des rats.
Entretuez-vous si vous voulez,
mais arr�tez de me casser les couilles !
D�gagez.
Allez, dehors !
Bande de cons...
C'est quoi, ces tapettes ?
Ma petite ni�ce frappe plus fort !
On n'a plus de boxeurs comme Rona...
Je l'ai vu combattre Jackson en 94.
Il �tait vraiment extraordinaire.
Rona se faisait compl�tement laminer.
Il allait jeter l'�ponge.
Mais Jackson a eu un moment d'inattention,
et Rona lui a balanc� un crochet du gauche.
Jackson s'est �tal� comme une merde.
Extraordinaire !
C'est ce qu'on doit faire, nous aussi.
Qu'ils nous frappent, encore et encore.
Qu'ils nous voient m�me chanceler.
Peu importe. Qu'ils frappent.
Tu vas les prendre par surprise, pas vrai ?
Qu'est-ce que tu racontes ?
Qu'est-ce que tu lui as dit que moi je sais pas ?
Toi, tu es une grand gueule.
Tu racontes tout � ton psy et � je sais pas qui d'autre.
C'est la liste compl�te ?
- Je crois qu'il y a deux nouveaux. - Tant pis,
ils sont mal tomb�s.
De quoi vous parlez ? Montre-moi �a !
Je vais tout t'expliquer bient�t.
Dis-moi maintenant !
"Dis-moi maintenant."
Pourquoi tu te marres ? �a se fait pas !
Si tu parles,
je t'arrache la langue avec les dents.
- Compris ? - Je dirai rien. Raconte.
Viens l�.
Connard.
Tu sais ce qu'on faisait des ordures quand j'�tais gosse ?
Dis-moi.
On y mettait le feu.
Voil�, on est arriv�s.
Attends, j'allume.
Comme �a, c'est bien.
Voil� mon chez-moi.
Bienvenue.
�a te pla�t ?
O� est le chat ?
Ce fain�ant doit �tre dans ma chambre.
Regarde, voil� Pancho. Il dort, comme d'habitude.
Bonjour, Panchito.
- Je peux le caresser ? - Oui, bien s�r.
Bonjour, Panchito. Je te pr�sente ton nouveau copain, Luqui.
�a, c'est mon lit.
Et moi, o� je vais dormir ?
O� tu voudras.
On peut installer un matelas ici, � c�t� de moi.
- Tu as faim ? - Oui, tr�s.
Tu veux m'aider � pr�parer quelque chose ?
On revient, Panchito.
Allons voir ce qu'il y a dans le frigo.
Quel super assistant !
- Il y en a une en trop. - Non, ma s�ur va manger avec nous.
Je veux te la pr�senter, tu vas l'adorer.
Heureusement que tu es l�, je ne suis pas dou�e comme toi.
C'est trop facile.
Tu es trop mignon.
�a doit �tre Mabel, je vais ouvrir.
Salut !
�a va ? Tu es pile � l'heure.
- Je suis contente de te voir. - Tout va bien ?
On fait aller. Pas trop mal. �a va.
Et o� est mon ami Luqui ?
Je ne sais pas.
Il �tait juste l�.
Je lui ai achet� un cadeau !
Luqui ?
Il est peut-�tre aux toilettes ? Luqui ?
Luqui, tu es l� ?
Il joue � cache-cache ?
Qu'est-ce que tu fais l� ?
Dis-moi. Tu as eu peur ?
Parce qu'on a sonn� ?
Pardon, j'aurais d� te pr�venir. C'�tait ma s�ur.
Il ne va rien t'arriver ici, avec moi.
Je vais te prot�ger.
D'accord ?
On va dire bonjour � ma s�ur ? Elle a un cadeau pour toi.
Viens.
Doucement, doucement, c'est bien !
Et voil�...
Viens.
C'est bon ?
Tout va bien ?
Viens, je te pr�sente Mabel.
Passe !
Fais gaffe, putain !
Ta gueule, tu sais pas jouer, bouffon !
Fous-moi la paix !
- Ferme-la ! - Toi, ferme-la !
- Tu tiens pas debout ! - C'est toi qui m'as pouss� !
Cette face de citron vient prendre la place de Picachu.
Vous pouvez le baiser ou faire des s�ances d'acupuncture.
Vous fatiguez pas, il pige rien.
�a va ?
Ils se ressemblent tous, ces Chinois.
Allez, on joue, remet la balle en jeu, allez !
Allez, on joue !
J'en ai plein le cul d'�tre ici.
J'ai envie d'�tre sur une plage,
la nuit.
Sentir le vent sur mon visage.
Ne penser � rien.
Entour� de minettes
qui dansent la samba en remuant du cul.
Non, une plage du coin.
Sans personne pour me casser les couilles.
Tout seul ?
Avec Gladys.
J'aimerais tellement �tre avec ma grosse l�, maintenant.
�a t'a fil� un coup, l'histoire d'Osvaldo, non ?
C'�tait comme mon fr�re.
Tu te rappelles quand il a marqu� contre les types de Don Bosco ?
C'�tait une belle action.
Il jouait bien.
On a fait la f�te devant eux,
c'est pour �a qu'ils ont sorti leurs flingues.
Qu'est-ce qu'on a rigol� !
Quand tu perds quelqu'un de si proche,
tu perds aussi une partie de toi.
Maintenant, il faut �tre plus fort que jamais.
Quand tu arr�teras de jouer les super-h�ros, je serai l� pour toi.
Compte sur moi.
On va vraiment foutre le feu � la cour et � tous ces connards ?
J'en ai plein le cul.
Je suis fatigu�.
J'ai plus la force pour ces concours de bites � la con.
Je veux en finir, une fois pour toutes.
Fini.
Termin�.
�a suffit.
�a suffit.
On a aussi des amis dans la cour.
Tu t'inqui�tes pour Pena ?
Pourquoi ? T'es amoureux ? C'est ton mec ?
Dis pas de conneries, c'est un ami, c'est tout.
Fais pas semblant, imb�cile.
On va sauver nos amis.
Notre objectif,
c'est la Sub 21 et tous leurs alli�s.
Passe-moi une ligne.
T'es s�rieux ?
Une petite ligne.
Une seule...
C'est pas une petite ligne qui va me faire replonger.
Vraiment petite, cette ligne. Quel crevard tu es, enfoir� !
C'est de la bonne, faut y aller doucement.
T'en as pas besoin, de toute fa�on, t'as un d�faut de fabrication.
�a va pas, de bouffer un doigt ?
La t�te qu'ils ont fait !
Putain !
Ils ont failli d�gueuler leur d�jeuner, ces cons !
D�gueulasse.
Tu as mang� l'ongle avec ?
Et je l'ai d�j� chi�.
Mario, comment on va foutre le feu ?
C'est James qui s'occupe de tout.
C'est pour quand ?
Pendant le match Argentine-Br�sil.
On va installer des �crans,
comme �a ils seront distraits, tu vois ?
On va louper le match ?
On doit s'occuper du grand barbecue dans la cour.
�a va �tre un barbecue d'enfer.
T'as pas id�e...
Sous-titrage : Joanna Levy pour IMAGINE
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