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T'entends pas le b�b� ?
Vas-y, toi.
- Je viens d'arriver. - Et moi, j'ai pass� la journ�e ici.
T'en veux ?
Tu l'as eue o� ?
C'est tout ce qui reste ?
- T'as fini le sachet ? - Elle est nulle.
T'en veux pas ?
Je veux dormir.
�a a �t� ? T'as sorti tes flingues ?
T'as tu� quelqu'un ?
- Me fais pas chier. - Quoi ?
Je suis fi�re
d'�tre la femme d'un policier qui tue les m�chants.
Tu sers la justice. �a m'�clate.
Ma m�re est pass�e ?
Oui. Elle s'est promen�e avec Lucas.
Tu l'as chang� ?
Oui, je crois.
Tu crois ? Tu l'as chang� ou pas ?
Non. Il sentait pas.
Silvia !
Silvia !
Calme-toi. Laisse-moi r�pondre.
T'es o�, bordel ? Qu'est-ce que tu fous encore ?
Je suis d�sol�e, Miguel.
Demande � Lucas de me pardonner aussi.
Je n'en peux plus.
Arr�te tes conneries.
Rentre � la maison.
Je suis une mauvaise m�re.
Je suis un mauvais p�re, aussi.
Mais je suis l�. Lucas a besoin de toi.
Non. Il faut que je m'en aille.
On peut pas continuer comme �a tous les deux.
Avec toi, je me drogue et je picole.
Peut-�tre qu'en te quittant, j'irai mieux.
Et moi, je fais quoi ?
� quoi tu penses ?
� rien.
Un truc.
Tu ne veux pas m'en parler ?
Je pr�f�re pas.
�a fait du bien de se confier.
Je pr�f�re garder mes probl�mes pour moi.
Tu dois apprendre � faire confiance.
On est l� pour �a.
Il s'agit pas de m�fiance, mais de t'�viter des emmerdes.
C'est un sacr� bordel.
Tu sais pourquoi je fais ce m�tier ?
Non.
Mon p�re a �t� incarc�r� quand j'�tais b�b�.
Je ne l'ai quasiment pas connu.
Ma m�re m'a dit qu'il nous avait abandonn�es.
Et ensuite, pire encore, qu'il �tait mort.
Je n'ai d�couvert la v�rit� qu'� mes 18 ans.
C'est l� que j'ai d�cid� de faire ce m�tier.
J'ai commenc� � �tudier, � me renseigner, � le chercher.
Mais je l'ai retrouv� trop tard.
Il �tait mort.
Depuis, je culpabilise.
Je me dis qu'il m'aimait,
que je lui ai manqu�.
Et qu'il s'est senti abandonn� par moi.
Le monde � l'envers, non ?
Sa m�re est pass�e ?
Elle a appel� pour dire qu'elle allait venir.
Mais elle n'est pas venue.
C'est horrible. C'est vraiment moche.
C'est vraiment triste.
En v�rit�, c'est quelqu'un de tr�s malade.
Elle ne voit pas grandir son petit gar�on.
Malade ou pas, c'est une tr�s mauvaise m�re.
Et tu le sais.
Tu n'aimes pas critiquer les gens,
mais elle est en dessous de tout.
Moins fort, Miguel est � c�t�.
Le type qui passe, l�,
il a l'air louche.
J'aurais d� me garer dans un parking.
Arr�te d'�tre parano.
Les gens savent que je suis flic.
C'est ce quartier.
Comment �a ?
T'es n� ici.
Mais le quartier a chang�.
N'importe quoi ! Pour qui tu te prends, maintenant ?
Elle est belle, non ?
Tu devrais l'essayer. Tu peux faire un tour, si tu veux.
Non.
Vaut mieux pas,
tu ne pourras plus t'en passer.
Et si je te la raye ? J'ai pas les moyens.
- Je bosse dans le service public. - Moi aussi.
Mais je sers mes int�r�ts.
Qu'est-ce que tu trafiques ?
Allez, dis-moi.
Rien du tout. J'ai juste eu de la veine.
- De la veine ? - Oui.
C'est-�-dire ?
On a lou� une maison avec piscine et un jardin de toute beaut�.
Pas vrai ?
Tu passeras ?
Oui, bien s�r.
Une maison avec piscine, une nouvelle voiture...
Comment vous faites ?
Quand la vie te sourit, profites-en.
Quand tu te casses la gueule, personne t'aide.
Tu peux crever le cul � l'air.
S'il te pla�t.
J'ai vu des couches de bain pour les petits.
Lucas fait quelle taille ?
Elida ?
Lucas met quelle taille de couches ?
Je vais voir si Lucas dort.
Maman, je viens d'aller le voir, il va tr�s bien.
Dis-nous ce qui t'arrive.
J'ai mis �a par �crit.
Je savais que ce serait un peu difficile.
Ne t'inqui�te pas.
On est l� pour t'�couter.
J'ai fait des analyses.
J'ai un d�but d'Alzheimer.
Les m�decins sont s�rs ?
Oui.
Oui, ils sont s�rs.
Le docteur a dit
que c'�tait le premier stade.
Au d�but,
je n'aurai pas grand-chose, juste quelques pertes de m�moire.
Rien de grave.
Je peux continuer � mener une vie presque normale
pendant quelque temps.
Quelque temps ? Combien de temps ?
Et ensuite ?
Apr�s, �a se g�te.
�norm�ment.
Mais quand �a arrivera,
vous me mettrez en maison et adieu, d'accord ?
Demandons un deuxi�me avis, non ?
Pour quoi faire ? Pour entendre la m�me chose ?
Tant que je serai encore bien, je veux profiter au maximum
de mon petit-fils.
Mon temps est pr�cieux.
Je te le dis pour que tu m'aides, mais ne pose pas de questions.
Je peux pas t'en dire plus.
- C'est mieux pour toi. - D'accord.
Ce gamin, c'est mon fils.
L'enfant disparu, c'est mon fils, Lucas.
- Ton fils ? - Oui.
Tu es s�rieux ?
�videmment que je suis s�rieux.
- Et tu ne m'as rien dit ? - Je te le dis.
Que faisait-il chez ton avocat ?
C'est tr�s compliqu�.
Je le connais depuis tout petit.
On a grandi dans le m�me quartier.
Quand on m'a envoy� en prison, j'ai pas eu le choix.
Sa m�re nous avait quitt�s.
Mon avocat et sa femme n'avaient pas d'enfants et se sont propos�s.
Et ta s�ur ?
Quelle s�ur ?
Celle qui est venue, l'autre jour.
C'est pas ma s�ur.
Elle s'est juste fait passer pour ma s�ur.
Pourquoi ne pas contacter la police ?
Je ne peux pas.
- Pourquoi ? - Je ne peux pas, c'est tout.
Je veux retrouver mon fils, mais �a ne doit pas s'�bruiter.
J'ai besoin d'infos pour t'aider.
Je ne peux rien dire.
Je ne peux rien dire sur cette affaire.
Je t'ai pr�venue que je ne pourrais rien dire de plus.
Aide-moi, mais ne pose pas de questions.
- Tu peux ? - Oui.
�a y est.
Il a pas arr�t� de se retourner dans tous les sens,
mais il a fini par s'endormir.
Lucas a besoin de toi, pas d'une visite tous les 4 mois.
Je ne suis pas pr�te.
Qu'est-ce que tu racontes ? Tu as un gamin, bordel.
Tu disparais, je ne peux m�me pas te joindre.
J'ai apport� des habits,
mais ils sont trop grands.
�coute-moi ! On s'en fout, des fringues.
J'ai besoin de toi.
Je ne serai peut-�tre jamais pr�te.
Je pr�f�re te pr�venir. Je dois d'abord aller mieux.
Quel rapport avec Lucas, tu peux me le dire ?
Je ne m'attendais pas � ce que tu comprennes.
Je ne veux pas qu'on se dispute.
Mais j'ai besoin de toi. Ma m�re va mal.
�a empire. Elle ne pourra plus s'occuper de Lucas.
Toi, tu peux t'occuper de lui.
- Et quand je ne pourrai plus ? - On verra.
- On verra ? T'es sa m�re ! - Je ne sais pas.
Je ne peux pas. Je vis avec Marcos, et il n'aime pas les enfants.
Que veux-tu que je fasse ?
Je ne peux pas le prendre.
"Aucune trace de l'enfant n'a �t� retrouv�e
"sur la sc�ne de crime.
"On peut pr�sumer que l'enfant est en vie."
�a ne sert � rien de lire ces articles.
Mieux vaut garder la t�te froide.
R�fl�chissons au meilleur moyen de le retrouver.
Merci.
Un des d�tenus a un parent haut grad� dans la police.
Je peux aller le voir.
- S'il peut nous aider ? - Personne ne doit savoir.
Je dirai que c'est pour moi.
Bonjour.
- Sofia. - J'ai un atelier.
- Je vous d�range ? - Du tout. On a fini.
Allez-y. On se reverra plus tard.
Il y a un probl�me ?
- Il te fait des mis�res ? - Non. Tout va bien.
J'essaie de l'aider pour un truc.
Ne t'en fais pas. Je suis juste un peu fatigu�e.
Je crois que je vais rentrer.
� plus.
Ne baisse pas les bras.
Ne t'en fais pas. On se voit demain.
H�, mec,
faut qu'on discute.
T'as fil� la marchandise que mon fr�re t'avait offerte.
- T'es Robin des Bois ? - Je l'avais gagn�e.
Je fais ce que je veux de mes affaires, non ?
Oui, mais t'aurais pu nous en parler.
M�fie-toi de cet encul�.
- De C�sar ? - Oui.
- C'est une strat�gie. - Quelle strat�gie ?
Ton fr�re veut que je g�re la cour, non ?
Oui.
C'est vous qui avez foutu le bordel.
Mon fr�re aime pas ta strat�gie.
Et j'aime pas la sienne.
T'es un mec zarbi.
Je vais �tre franc avec toi.
Je sais pas comment te prendre.
Je sais que je peux �tre chiant. Et comment dire...
un peu exigeant.
Mon psy dit que
comme tout le monde l�che mon fr�re, j'ai besoin d'avoir ma bande � moi.
Je fais des caprices de nana.
C'est moi qui le dis, pas le psy.
C'est ce que j'en conclus.
Y a pas de souci.
J'ai pas oubli� que tu m'as sauv� la vie.
Peu de gens l'auraient fait.
On fait la paix.
Je te s�che le zob ?
Quand tu veux.
Montre-moi tes beaux nichons.
Comme l'autre jour, quand ma femme �tait l�, salope.
Non, t'es incroyable, toi.
T'es vraiment un sp�cimen.
Tu t'es fait mettre en prison pour ne plus baiser ta femme, non ?
Parle pas comme �a de la m�re de mes enfants, petite garce.
Tu l'as fait venir ici ?
Elle t'a fait une visite compl�te ?
L'odeur de cette grosse vache, merci !
T'es pr�te ou quoi ? Mes glaouis vont exploser.
Je vais faire une embolie.
Par ici, d�tenu de mes deux.
Je vais te corriger.
Pour t'aider � te r�ins�rer.
�a fait mal, bordel !
T'aimes pas �a ?
Retourne-toi, je vais te fouiller.
Tu te prends pour le roi de San Onofre ?
- Oui. - Tu vas voir ce que tu vas voir.
Regarde ce que je vais te faire.
T'es malade ?
Qu'est-ce que tu fous ?
On joue.
J'ai pas envie que tu joues avec �a.
Allons, un peu de fantaisie.
De la fantaisie ? Je vais t'en montrer, moi.
Comme �a.
Vas-y.
Vas-y, suce-moi les roupettes.
Oui.
Suce-moi les roupettes.
Quelle musique de merde !
J'ai pas remarqu�.
Ils devraient l'interdire.
J'entends que tes plaintes.
Je peux te tatouer un truc ?
J'essaie de m'entendre avec tout le monde.
Je fais pas de vagues, j'emmerde personne.
Et j'en prends toujours plein la tronche.
Maintenant, tu me fais la gueule. Tu me regardes de travers.
J'ai pas de probl�me avec toi.
D�tends-toi.
Ces gamins me rendent parano.
Ils me prennent la t�te parce que je parle avec les autres.
Comme si je conspirais.
Choisis ton camp. Tu bouffes � tous les r�teliers.
Oui, je sais.
Il faut que je me tire d'ici.
Sinon, ils vont me pourrir la vie.
Tu sais quoi ?
Je vais devenir �vang�liste pour les emmerder.
OK. Vas-y, essaie.
Non, laisse tomber.
Tu te fais chier toute la journ�e.
Tu peux pas fumer, pas picoler.
C'est trop contraignant.
Je devrais pas �tre ici.
Dans cette cour de merde.
J'ai tu� personne.
Excuse-moi.
Je voulais pas dire que je valais mieux que toi.
Tu penses ce que tu veux.
T'as fait estimer la maison ?
J'ai pas eu le temps.
�a fait 15 jours. Qu'est-ce que tu fous ?
- J'�tais d�bord�. - Qu'est-ce que tu branles ?
C'�tait compliqu�. J'ai pas pu.
Qu'est-ce que tu fous ? � quoi tu joues ?
C'est un interrogatoire ou quoi ?
Prends un autre ton. Je t'ai juste pos� une question.
Qu'est-ce qui se passe ?
�a me d�sole de devoir la placer en maison m�dicale.
Moi aussi.
Mais elle ne peut plus rester seule.
Y a un probl�me pour la vente.
Quel probl�me ?
Je vais r�gler �a, mais...
je l'ai utilis�e comme garantie pour un pr�t.
Tu as perdu la maison, Fernando ?
Pas perdue,
hypoth�qu�e.
Esp�ce de connard !
Putain de merde, tu dois combien ?
500 000.
� cause des int�r�ts. Ces enflures...
Ferme-la.
Maman, qu'est-ce qui s'est pass� ?
Mais qu'est-ce qui s'est pass� ?
Ils sont venus et...
ils ont dit qu'ils �taient tes amis.
Je leur ai ouvert.
Qui est venu ? Qui est venu ?
Il y en avait un qui �tait grand
et l'autre qui �tait...
- Il �tait quoi ? - Chauve.
- Et... - Qu'est-ce qui s'est pass� ?
Ils m'ont dit que tu leur devais de l'argent.
Qu'ils allaient prendre ma maison.
Qu'ils allaient prendre ma maison.
- Non. - Ma maison !
Calme-toi, calme-toi.
Calme-toi.
�coute-moi, toi.
Quand Betina va rentrer,
on va la laisser avec maman et aller chercher ces fils de putes.
Je vais r�gler �a.
Tu vas rien r�gler du tout, connard !
On va faire ce que je dis.
D�s que Betina est l�, on s'occupe d'eux.
- Ils sont dangereux. - Je m'en tape. Je veux leurs noms.
- Faites attention. - � quoi ?
Tout va bien, maman.
Tout va bien.
Ne t'en fais pas.
Qui est Vasco ?
Qui est Vasco ?
C'est moi.
Vasco junior.
C'est moi, Vasco.
Non, c'est moi.
C'est moi.
C'est moi.
Arr�tez !
Qu'est-ce que tu fous, Vasco ?
Tu viens me payer ?
On va te filer un acompte.
En voil� d�j� un.
Arr�tez !
Tu viens de buter un flic.
Elle a voulu te prendre par-derri�re, la chienne !
Elle a voulu t'enculer ! C'est trop bon !
Abruti !
Je pr�f�re une fille comme �a
que celles qui s'allongent et te font bosser.
C'est pas mon truc.
Quand est-ce que tu vas nous dire qui c'est ?
C'est qui, cette meuf ? Tu dis jamais rien sur elle.
C'est la fille du tchat. Je la connais depuis des lustres.
Perquisition !
Mains en l'air !
Qu'est-ce qu'ils viennent nous emmerder, ces enfoir�s ?
Qu'est-ce que vous foutez, Capece ?
Pourquoi vous venez nous faire chier ?
Tu veux de la drogue ? Demande � Diosito. Il est o� ?
Me parle pas sur ce ton. J'ai l'autorisation de fouiller.
Mains contre le mur.
T'es cingl� ou quoi ?
C'est bon ! Il roule des m�caniques, ce connard.
T'as un arsenal. Tu vas envahir le Moyen-Orient ?
Pousse pas trop le bouchon, Capece.
J'ai m�me pas commenc�, tas de merde.
Ferme-la ou un orchestre de bites va jouer dans ton cul.
Antin est au courant ?
Tu creuses ta propre tombe,
abruti.
Passe dans son bureau quand tu veux.
D'abord, �carte les jambes.
On ne va pas acheter de nouveaux uniformes,
on a d�pass� le budget.
Mais on essaiera de payer les heures sup.
�a, je peux m'y engager.
H�, faux fr�re !
Viens voir !
Viens voir, fais pas chier.
On ne s'adresse pas ainsi au directeur.
Tu me dois le respect.
Les probl�mes, �a se r�gle d'homme � homme.
C'est quoi, ces conneries de perquisition ?
- Tu veux quoi ? - Tu m'envoies ces enfoir�s.
Tu te plains d'une perquisition ?
La perquisition est une proc�dure l�gale
et constitutionnelle pratiqu�e
r�guli�rement dans toutes les prisons de ce pays.
Je n'ai pas lu le rapport. On t'a pris quelque chose ?
T'as int�r�t � tout nous rendre.
Au moins, ils ont pas pu
me prendre �a.
C'est parce que je leur ai dit de ne pas prendre les trucs
qui ne servent � rien.
Et cette chose ne peut m�me plus servir � pisser.
Tu la connais bien.
Tu veux me voir ? Prends rendez-vous.
Comme tout le monde.
- Je suis pas tout le monde. - Si.
Tu veux que je parle ?
- Que tu parles ? - Je peux, sans probl�me.
J'ai un truc � vous dire !
�coutez ce plouc.
Parlez-en
� vos familles, aux juges, aux avocats.
�a me pose aucun souci. Beaucoup de gens ici
pensent qu'on vit dans ce trou � rats
sans rien payer, mais c'est pas le cas.
Il faut mettre du fric dans une enveloppe
et la filer � ce type.
J'ai tous les num�ros dans ma t�te. Je peux les donner.
Si tu veux r�gler �a, passe me voir, cr�tin.
Mais fais gaffe � toi.
Je vais vous laisser.
L'autre m'a plant�, je crois.
Pas de souci.
Vous �tes mignonne.
Pourquoi vous bossez ici ? Vous devriez faire de la t�l�.
- Je pr�f�re le th��tre. - Ah ouais ?
J'aimerais vous voir.
Je serais au premier rang avec un bouquet de fleurs.
Mais je peux pas, vu que je suis enferm�.
C'est clair.
On pourrait se faire un resto, tous les deux.
S�rieux.
Un petit d�ner romantique avec les chandelles et tout.
J'ai tout ce que je veux, perquisitions ou pas.
Y en a qui me doivent quelques services.
Un d�ner romantique ? Non.
Entre amis, pourquoi pas ?
J'ai d�j� des amies.
Mais pas de nana.
Oui, bien s�r. Je comprends.
Je regrette, je ne peux pas.
Les regrets, je m'en fous.
Je veux de la tendresse.
Ben alors, Doc, vous m'aviez oubli� ?
Non. Je n'oublie jamais mes patients.
Il y a eu un probl�me de communication.
Quel probl�me ?
Je ne m'occupe plus de vous. Un coll�gue va prendre le relais.
C'est quoi, ces conneries ? C'est vous, mon psy.
D�sol�.
J'en ai rien � foutre que vous soyez d�sol�.
C'est quoi, ces conneries ?
Je veux des explications.
Sofia, tu peux nous laisser ?
J'ai pass� l'�ge
d'�tre humili� comme n'importe quel d�tenu.
Tu as ordonn� cette perquisition. Tu m'as trahi.
Que voulais-tu que je fasse
apr�s le boxon dans la cour ?
Tu as failli me foutre le feu � la prison, abruti !
Tu veux que je reste les bras crois�s � te regarder ?
Non ! Je dois appliquer le r�glement.
On m'avait pas emmerd� comme �a depuis des lustres !
J'ai pas 12 ans !
Il y a des morts inexpliqu�es,
des "�vasions", des bless�s.
Toutes ces conneries viennent de ton gang.
De tes hommes incontr�lables. Tu sers � rien !
Ce n'est pas un gang.
M�me si tu te sucres bien sur notre dos.
Et ces mecs donneraient leur vie pour moi !
Au lieu de gueuler comme un veau
parce qu'on t'a pris ta t�l� et ta PlayStation � la con,
tu devrais me remercier
de me casser le cul pour r�parer tes conneries.
O� est Sosa, bordel de merde ?
O� il est, bordel de merde ?
C'est r�gl� ! Je te l'ai dit cent fois !
On la conna�t, la femme de Sosa.
Ma femme a tout arrang�. Tu comprends ?
C'est pas assez pour toi ?
Tu veux que je m'asseye � ta place
pour mater les autres sur un �cran ?
Plus chiant, tu meurs.
Antin, je te d�conseille de m'avoir comme ennemi.
Parce qu'on aura une explication muscl�e.
- Quand tu veux. - T'as pas compris.
On va r�gler �a aux poings.
Mais sans gardes, sans matons pour te d�fendre.
Celui qui peut pas se passer de gardes du corps,
c'est toi.
Fixe le jour et l'heure, couille molle.
- Moi, couille molle ? - Parfaitement.
Tu fais quoi ?
Je fixe le jour.
Et l'heure.
�coutez-moi. Vous m'avez accus� d'�tre une balance
dans cette histoire de transfert de la gamine enlev�e.
Et aussi
de vous brouiller avec Pena.
Je ne veux pas �tre soup�onn� d'�tre un informateur.
C'est bon.
Le prenez pas mal. J'ai dit �a comme �a.
- On est amis. - Non.
On n'est pas amis.
- Comment �a ? - C'est ma faute.
J'ai pas su imposer
les limites dans la relation m�decin-patient.
OK.
Je vais garder mes distances, promis.
Dios, cette d�cision est irr�vocable.
Je vais arr�ter d'�tre parano.
- Irr�vocable. - Merde, � la fin !
� qui je vais parler, moi ?
�coutez-moi.
Le type qui va s'occuper de vous est un excellent th�rapeute.
Vous allez vous habituer � lui.
Ton th�rapeute peut aller se faire foutre.
Et toi avec.
Je me suis confi� � toi. Je t'ai dit des trucs.
Des trucs que personne ne sait.
Si mon fr�re l'apprend, t'es mort.
Pig� ?
Saloperie !
Fils de pute !
Arr�tez !
Vous allez vous tuer !
Fils de pute !
- Enfoir� ! - Va te faire foutre !
Fils de pute !
Ils sont venus te sauver.
Virez-moi cette saloperie.
Comment �a va ? Je faisais un peu de gym.
Je m'�chauffais les muscles.
Raconte. Comment �a a commenc� ?
Y a rien � raconter.
Quand deux types ont un probl�me, ils le r�glent.
Sans faire de chichis, sans emmerder le monde.
J'aimerais bien voir Antin.
Vu ta tronche, la sienne doit �tre gratin�e.
T'es pass� � l'infirmerie ?
Vous m'emmerdez.
Il m'a fil� un coup.
Comment �a va, Mario ?
Ce bon Pastor, comment va ?
�a va. T'as deux minutes ?
Assieds-toi. Bouge.
Non, pas la peine.
C'est mon num�ro de compte pour le virement.
T'en as besoin quand ?
Rapidement, c'est urgent.
Pourquoi �a urge ?
Je dois rembourser une dette.
Et tu t'es souvenu de moi ?
Je te propose de t'installer avec nous, tu me snobes.
Pas moyen de te trouver.
J'�tais pas d'humeur.
T'�tais pas d'humeur ?
Mais pour jouer les grands seigneurs avec la cour, �a va.
Avec la marchandise que je t'ai fil�e.
Tu vas distribuer ce fric, aussi,
� tous ces connards ?
Tu m'as dit que c'�tait un acompte. Tu m'as jamais parl�
de conditions.
Fais pas le malin avec moi.
Je demande pas un service.
J'ai accept� d'endosser la mort de Morcilla.
Pas vrai ?
Tu l'as, ce fric ou pas ?
T'es devenu syndicaliste ou quoi ?
J'ai qu'une parole. Je vais transf�rer le fric
sur ce compte.
Mais me chauffe pas trop.
Je suis pas d'humeur non plus.
J'attends le virement.
C'est �a.
Petit con ! Il se prend pour le chef ou quoi ?
S'il continue,
je vais devoir le remettre � sa place, comme l'autre tante.
Je dois dire que j'ai vu pas mal de choses en prison,
mais ce que je viens de voir d�passe tout le reste.
Je suis comme �a.
Ma m�thode peut para�tre un peu extr�me,
mais c'est gr�ce � elle que j'ai le respect des d�tenus.
Je les traite d'�gal � �gal.
Ils veulent se battre avec le directeur de la prison ?
Pas de probl�me.
Je les prends tous, l'un apr�s l'autre.
Mais en quoi puis-je vous aider ?
Le parquet m'envoie faire un audit.
Personne ne m'a pr�venu.
�a concerne
les dysfonctionnements dont on a discut�.
Le fait est
que vos explications
n'ont convaincu personne.
J'esp�re que �a ne nuira pas � vos ambitions pour autant.
Appelons un m�decin.
Non. Ne t'en fais pas. �a va aller.
- Merci. - Il faut que tu voies quelqu'un.
Je vais le faire. Ne t'inqui�te pas. Vraiment.
- Je sais, mais... - Je vais bien.
Excusez-moi. Vous avez rencontr� l'assistant du procureur ?
Je vous en prie.
Oui, bien s�r.
- M. Belardo, comment allez-vous ? - Bien. Et vous ?
Bonjour.
On proc�de � un audit
de San Onofre, et j'aimerais vous parler.
Pas de probl�me.
Allons � c�t�.
- On sera plus tranquilles. - Parfait.
� tout � l'heure.
Veuillez me suivre.
Pourquoi il m'audite pas, moi ?
Pourquoi te compliquer la vie avec un type de l'ext�rieur ?
Ici, on a de la chair fra�che 24 h sur 24
� disposition.
Oublie-le.
Emma d�conseille de fr�quenter les d�tenus.
Ces types-l� sont des amants id�als.
Ils sont constamment excit�s.
Tu rentres chez toi
d�tendue, tranquille.
Ici, personne n'est au courant.
Et s'ils le sont, ils ne sont pas jaloux.
- Tu es s�rieuse ? - Carr�ment.
Tu as un gros palmar�s ?
Le premier, on ne l'oublie jamais.
Galarza.
Un amant fougueux.
Des mains magnifiques.
Putain, il date, celui-l�.
Ils ont d� le piquer chez le coiffeur.
Mes affaires me manquent.
Sans mes affaires, je me sens nu.
Mon cul, que le mat�riel ne compte pas.
Bref.
J'ai eu une journ�e de merde.
�a va pas, toi ?
Tu promets de pas te f�cher ?
Le psy ne veut plus s'occuper de moi.
C'est pas plus mal.
Excuse-moi.
Pour moi, cette th�rapie, c'�tait une connerie.
Mais chacun son truc.
Alors, voil�.
Je flippe parce que je lui ai dit plein de trucs.
Maintenant il est furax et il m'en veut.
Arr�te de geindre.
T'es mon fr�re.
On l'emmerde, ce connard.
Je suis l�, moi.
Dis-moi ce qui te tracasse. C'est quoi, le souci ?
C'est que je lui ai tout racont�.
Quoi, exactement ?
Tout.
Les sorties ? Le braquage ?
La gamine et le transfert ? Tu lui as parl� de Morcilla, aussi ?
T'es con ou quoi ?
Qu'est-ce que t'as dans le cr�ne ?
- Tar� ! - Te f�che pas.
T'es un mec sensible.
Les gens sensibles font souvent des erreurs.
C'est ce que j'aime chez toi.
C'est pas grave, on va s'arranger.
Si c'est lui qui nous a vendus, on le saura et on se le fera.
Tu as vu la femme de Sosa ?
Oui. Elle s'est r�tract�e.
Comment �a, r�tract�e ?
Il s'est pass� un truc.
Elle raconte comme la direction qu'il s'est �vad�.
Elle l'aurait eu plusieurs fois au t�l�phone.
Ils l'ont achet�e.
Sans son t�moignage, on est coinc�s.
Tu as l'air... Je sais pas.
Pas tr�s en forme.
Tu as les traits tir�s, comme si tu �tais malade.
Je ne suis pas malade.
Ou comme si tu faisais... une intoxication alimentaire.
- Arr�te. - Fais-moi un bisou.
Je suis enceinte.
De qui ?
De moi ?
D'apr�s toi ?
Tu peux y aller. Attends dehors.
Ne laisse entrer personne.
Pena.
Tu sais quoi ?
En 5 ans, je n'ai jamais mis les pieds au parloir.
Je ne l'ai jamais vu de cet angle.
C'est vraiment un bouge.
Les visiteurs doivent carr�ment avoir les boules.
Je pr�f�re ne pas avoir de visites.
Toujours sarcastique.
- Tu as trouv� ce que tu voulais ? - Oui.
Tenez.
Si Borges apprend
que je t'ai pr�t� sa tablette confisqu�e...
Il doit se branler en regardant le plafond moisi.
Quel abruti !
Tu as l'argent ?
Il a promis de le transf�rer.
Il va le faire.
Tu veux sortir quand ?
N'importe quel jour. � l'aube.
- Aux aurores ? - Oui.
�coute. Je vais �tre franc avec toi.
J'ai un probl�me avec un emmerdeur.
Un bureaucrate qui me tourne autour comme un vautour
et me cherche des poux.
Il essaie de foutre sa merde.
�a m'arrangerait que tu sortes le plus vite possible.
Tu pourrais sortir demain ?
Oui.
Oui ?
On va d�finir les conditions.
Premi�rement,
tu sors de la prison
et tu vas direct, sans perdre la moindre minute,
�liminer qui tu dois �liminer.
Une fois que c'est fait, tu rentres direct � la prison.
Direct, sans t'arr�ter o� que ce soit.
Et sans d�tour.
On est d'accord ?
On est d'accord.
Bien. Deuxi�mement,
deux de mes hommes t'accompagneront.
Des hommes de confiance,
des types bien qui ne t'aideront pas.
- Qui n'ouvriront pas le feu. - J'en ai pas besoin.
Je sais. C'est moi qui en ai besoin.
Vous avez ma parole.
Je l'accepte et je te fais confiance.
Je n'ai pas de raison de douter de ta parole.
Mais on m'a entub� plus d'une fois.
Je pr�f�re donc m'assurer que tu vas revenir.
Tu vas sortir demain.
Mais il faut qu'on soit bien d'accord sur les conditions.
On est d'accord ?
Oui.
- Oui ou non ? - Oui.
C'est r�gl�. Demain matin.
Un d�tail.
Tu ne vas pas me le dire ?
Dire quoi ?
Tu sors de la prison
pour tuer qui ?
Sous-titrage : IMAGINE
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