All language subtitles for El.Camino.Christmas.2017.1080p.BluRay.x264-[YTS.AG]

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Original subtitles

UN FILM ORIGINAL NETFLIX

Ne tirez pas !

Vicente !

Cessez le feu !

Cessez le feu, bon sang !

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LA VEILLE DE NOËL

LE MAGASIN DE SPIRITUEUX DE VICENTE

39 HEURES PLUS TÔT

EL CAMINO 1,5 Km

Ta gueule !

JOYEUX NOËL

Encore une fois... pas de neige, les amis.

Pas de Noël blanc pour la 40e année consécutive à El Camino.

Je dis : "Sniff".

- Ils étaient trois ? - C'était des terroristes.

Il faisait si noir que j'ai à peine eu le temps de saisir ma lampe torche.

LA GROSSE ARTILLERIE

On fera mieux la prochaine fois, promis.

SHÉRIF

Ah, oui ? Mais où est Carl ?

À la même place que d'habitude.

Tu étais où hier soir, Carl ?

Je patrouillais comme d'habitude.

Ah oui ?

Le fils de Talbert fabriquait de la meth dans la grange de son paternel.

Il a tout fait brûler.

Ce petit a toujours fait des conneries.

Tu n'as répondu à aucun appel hier soir.

Ta caisse est aussi mal garée qu'à mon départ.

- J'ai dû me garer comme ça. - Peut-être que t'es plus motivé.

Ouais.

Je bosse ici depuis plus de 25 ans.

Tu n'as arrêté personne pour drogue depuis plus d'un an.

Tu ne fais que trimbaler ta graisse.

Fausses arrestations. Fouilles injustifiées.

Dieu sait quoi encore ?

La justice s'occupe de mon problème et tu le sais.

Tout ce dont je suis sûr, c'est ce qu'il y a dans cette tasse.

Il se passe des trucs bien pires

qu'un junkie brûlant la grange de son père.

Bon après-midi.

Vous avez des chambres de libre ?

Ça dépend combien vous en voulez.

Juste une.

Juste une ?

Vous avez dit "chambres" au pluriel.

Oui, juste pour moi.

Une chambre simple.

On accepte le liquide, les cartes,

les chèques avec une pièce d'identité valide.

Je paie en carte.

Mazette.

C'est une sacrée carte.

Vous venez d'où ?

Je peux avoir ma chambre ? J'ai beaucoup roulé.

Oui.

Crevé ?

Refusé. La carte passe pas.

On me demande d'appeler un numéro.

Alors, je vais payer en liquide.

Je dois quand même les appeler.

C'est inutile. Tenez. Je le ferai.

Ça vous évitera d'attendre au bout du fil.

- OK. C'est pas faux. - On s'est mariés dans un Walmart...

Près des jeans Wrangler...

C'est à qui la voiture dehors ?

À lui. Elle est chouette, non ?

Oui, c'est la mienne.

Il me faut votre permis.

Et voilà.

Eric Norris. Vous êtes loin du Missouri.

Votre voiture est de quelle année ?

Des années 70.

- Des trucs comme un trampoline... - Je vous donne la trois.

Juste après la deux. Si vous êtes à la quatre, vous êtes allé trop loin.

D'accord ?

Je garde 100 dollars comme caution. Bon séjour.

- Merci. - Je suis une ballerine...

Une danseuse de ballet sur les pointes

J'ai dit une danseuse de ballet sur les pointes.

On s'est mariés dans un Walmart

Près des fayots et des saucisses

J'ai tué un gars au Texas Et volé la Honda de ma mémé

Maintenant y a ma tête dans les magazines

Je fais l'amour et je fais du bacon

En train de nettoyer le grill Foreman

Regardez-moi ça, là-bas...

Qu'est-ce que tu fais ?

Tu as fait ça ?

Bravo.

C'est bon ?

CLINIQUE DEERING

Certains enfants développent une forme d'autisme qu'on ne voit pas.

Ils ont l'air normaux avec quelques petites anomalies.

Vous savez quoi ?

Je pense qu'il parlera quand il l'aura décidé.

Ça ne fonctionne pas ainsi.

D'après mon avis de professionnelle,

votre fils a des problèmes de développement.

Tout le monde est différent.

Pas besoin d'un test pour savoir qu'il va bien.

Tout va bien.

Je suis vraiment en bas de l'échelle

pour faire un reportage sur une bibliothécaire handicapée.

C'est sympa.

C'est une histoire humaine.

L'école récolte 5 000 $ pour des frais médicaux.

C'est très touchant.

C'est touchant.

C'est touchant...

pour Beth Flowers.

C'est bien mon nom.

Je dois en changer.

Non. Beth Flowers est un super nom pour les infos.

C'est comme Dallas Raines,

le mec de la météo à L.A.

Il est même pas de Dallas.

C'est un petit marché.

J'aimerais couvrir une info au niveau national.

Comme, je sais pas...

une secte ou...

un scandale sexuel gouvernemental.

Ouais.

- Espérons que ça t'arrive. - Merde. Je dois aller pisser.

Doucement. Très bien.

Tu sais comment tu vas appeler ce truc ?

Toujours arrêtée sur Heather ?

Heather est trop sexy.

Liza ou Megan. Je ne sais pas.

Suzy, c'est mimi. Mais Suzy avec un "z".

J'adore. je connaissais une strip-teaseuse de ce nom à Cincinnati.

Elle prenait cette pose,

où elle agrippait la barre avec ses jambes.

Elle twerkait en haut de la barre,

avant de retomber brusquement.

On a cru devoir l'emmener à l'hosto, mais elle avait rien.

- Elle faisait ça chaque soir. - Regarde pas !

Je regarde pas. Je te parle.

Vous avez de la place pour un dessert ?

Non, merci. Pas aujourd'hui.

Le dessert, c'est spécial.

Très bien. Prenez votre temps.

Maman ne peut pas acheter un dessert à chaque repas.

Et tu as assez de sucre comme ça.

- C'était bon ? - Oui, très bon.

Inutile de mentir.

Vous savez où je pourrais trouver un supermarché dans le coin ?

Le magasin d'à côté a de tout.

Combien coûte ce gâteau ?

3,95 $. Et il les vaut.

Donnez donc une part au petit.

On a dit qu'on ne voulait pas de gâteau.

Ça vient du monsieur là-bas.

Il l'a acheté pour vous.

DESTOP

LE CAFÉ DE LA MAISON DE TRANSITION

C'est lui.

Regarde ça.

Il a une grosse bouteille de Destop.

L'ingrédient principal pour la meth.

Il paie en liquide. Sa carte est frauduleuse.

Il connaît pas sa voiture.

Pas besoin d'avoir fait Polytechnique.

C'est une raison suffisante.

La raison suffisante, c'est qu'il va sûrement déraper.

Ça, c'est sûr.

Regardez-moi ça.

DENNIS, 42 ANS, À MOINS DE 7 KM, VIENT DE S'INSCRIRE

Un assistant dentaire.

C'est nous.

Eh oui.

À moins que mon rencard me fasse une surprise.

Où es-tu ? Viens ici. Pourquoi es-tu si content ?

Regardez-moi ça.

Tu l'as fini.

- La petite araignée... - Tu sors encore, ce soir ?

Difficile de trouver un homme à la maison.

J'ai déjà essayé et ça n'a marché qu'une fois.

Tu n'aimais pas le type du câble, pas vrai ?

"Il sauta sur son traîneau,

siffla ses compagnons

et ils s'envolèrent tous comme le duvet d'un chardon.

Mais je l'ai entendu s'exclamer, avant de disparaître dans la nuit :

'Joyeux Noël à tous et passez une bonne nuit.'"

Non, c'est à ton tour.

Si tu veux être un grand, tu dois lire par toi-même.

Je dois bosser quelques heures, je reviens pour 20 h.

L'assistant dentaire m'emmène faire un bowling.

Il a hâte de rencontrer les Jewels.

Allez, Maman. Je te demande pas grand-chose.

Seth lit. Il te dérangera pas.

C'est vraiment court.

J'imagine qu'on peut rester ici.

Oublie. Je serai là avant que tu partes.

Tu aurais une chemise de bowling sexy ?

- Ça n'existe pas. - Eh bien, ça devrait.

Il faut rendre ce sport glamour.

Excusez-moi.

Excusez-moi.

Excusez-moi.

- Vous m'avez fait flipper. - Désolé, je voulais pas...

C'est raté. Qu'est-ce que vous faites derrière moi ?

Je voulais un truc à boire...

Alors vous rôdez et faites peur aux gens ?

Du calme, d'accord ? Je suis désolé.

Désolé.

Vous voulez quoi ?

La tequila qui est là-bas.

S'il vous plaît.

C'est 26,50 $.

Vous lisez quoi ?

J'étudie.

Quelle matière ?

Vous êtes flic ?

J'en ai l'air ?

Je vais à la fac de Baxter deux fois par semaine.

Le soir, si vous voulez tout savoir.

Super... et vous étudiez quoi ?

La biologie du développement. Vous voulez aussi mon signe ?

Merci pour le gâteau.

Y a pas de quoi.

Pourquoi ce geste ?

J'essayais juste d'être gentil.

Ah oui ? Et pourquoi ?

Je trouve qu'un enfant devrait manger du gâteau.

Merci.

Pas de quoi.

Quoi ?

Je cherche un M. Roth.

- M. Michael Roth. - Y a pas de putain de Michael ici.

Alors tirez-vous.

Vous connaissez un Michael Roth ?

C'est quoi, ton putain de problème ?

Il habitait ici. Je me demandais si vous aviez des infos sur lui

- ou sur quelqu'un qui en aurait. - Non et non.

Maintenant, tire-toi.

- Attendez... - Tu veux que je te pète les doigts ?

- Je peux le faire. - J'ai une lettre d'il y a 15 ans,

avec une adresse de retour.

T'es débile ou quoi ?

Personne ne vit dans ce trou à rats pendant 15 ans.

Bon, désolé de vous avoir dérangé.

T'as tenté ta chance. Tu peux passer à autre chose.

Écoute, bonhomme.

Il y avait un mec avant moi. Un vétéran.

Je te raconterai tout si tu me paies à boire.

Allez ! Écoute,

si c'était pas lui et qu'on a rien à se dire, ça t'aura coûté une bière.

- Ça va aller. - C'est Noël.

Allez. Qui le saura ?

Je peux ?

- Allez-y. - Génial.

Loué soit le Seigneur. Il est toujours là.

Sympa, ta caisse. Elle est de 71 ?

C'est l'année où j'ai trouvé notre Seigneur Jésus-Christ

et l'honorable Jack Daniels.

Jack est encore à mes côtés.

C'est quoi, votre nom ?

Bukowski. Mes amis m'appellent Charles.

- Original. - C'est moi tout craché.

Puisqu'on devient amis, comment tu t'appelles ?

Eric.

On va où ?

Pendant que je me repère,

conduis et je te dirai.

Salut, Tammy.

Deux Pabst.

En fait, je préfère Heineken.

Les Pabst sont à moi.

Commande ce que tu veux puisque tu paies.

Une Heineken, merci.

- C'est parti. - Bon sang.

Tu as des pièces ?

- Pourquoi ? - Pour le jukebox.

J'ai pas le temps. On discute ou pas ?

C'est une histoire d'ambiance.

Putain, c'est Noël. Sois un peu classe.

Et voilà.

- Gracias. - Por nada.

Gracias.

Allez, c'est parti.

Les rennes s'arrêtent tout en haut de la maison

Et le bon vieux Père Noël sort d'un bond

Il descend...

- Regarde où tu vas, alcoolo de merde. - Alcoolo de merde ?

- Merde ! - Fais gaffe !

- Du calme ! - Lâche-moi !

Du calme. Il est juste soûl.

Je m'occupe de lui. Tout le monde se détend.

Arrêtez. Asseyez-vous.

C'est quoi, votre problème ?

Merde.

Avec toutes ces conneries...

j'ai égaré mes boissons.

Tu veux bien ?

- Vous êtes sûr que c'est une bonne idée ? - Pas forcément,

mais c'est une idée.

Tammy, je peux avoir une autre bière ?

Et tu peux me donner celle qui est sur le jukebox ?

C'est parti.

Et donc...

Michael Roth ?

Oui ?

Vous le connaissiez ?

J'ai dit qu'un type prétendait être Michael Roth.

Ça veut dire quoi ?

Comment ça ?

Le type qui habitait là avant vous.

Le type, le type...

Quand j'ai emménagé,

dans ce trou à rats il y a six ans,

le gars avait plus toute sa tête.

Il avait fait le Vietnam.

Et il ressemblait à quoi ?

C'était il y a six ans. Comment je m'en souviendrais ?

- T'es qui déjà ? - Vous devez vous en souvenir.

- Eric ? - Vous avez discuté avec lui.

Il avait des cheveux sur le sommet du crâne.

Il faisait cette taille. Si j'étais debout, il ferait cette taille.

- J'y crois pas. - Si, si.

Il avait le teint normal. Il parlait anglais.

- C'est déjà ça. - Ravi que ça vous amuse.

- Je te fais fuir ? - Bonne bière.

Joyeux Noël à toi.

Bordel !

On a quelques questions.

À propos de quoi ?

Bingo ! Tu avais raison, Carl.

On dirait qu'il y a quelque chose.

Qu'est-ce qui se passe ?

On dirait des herbes illégales.

Attendez. C'est pas à moi.

- Ah bon ? - Non.

LA TAVERNE DU SERPENT À SONNETTE

- Tu es dans la merde, maintenant. - Quoi ?

- C'est un interrogatoire. - Explique-nous ça.

Mes chiottes ont débordé.

La réception sert à ça.

Une personne normale l'appellerait dans ce cas-là.

- Je voulais m'en occuper. - T'es plombier ?

Tu fais de la meth ?

Tu vois ça ?

Ça. C'est incontestable.

C'est pas à moi.

C'est ça ! On a déjà entendu ça.

J'ai accompagné quelqu'un.

Il l'a laissé dans ma caisse.

Et qui c'est ? Tu te rappelles son nom ?

- Charles. - Charles comment ?

- Je suis accusé de quelque chose ? - Bientôt.

C'est des conneries. Je veux parler à un avocat.

Y a pas un avocat à la ronde.

En plus, c'est Noël.

Merde, c'est Noël. Joyeux Noël, Carl.

Ta gueule.

De quoi tu parles, putain ?

Hé, le petit dur.

J'ai une question.

- Tu fais de la meth ? - Non.

- Sois honnête. - Non !

- Sois honnête ! - J'ignore de quoi vous parlez.

Sale alcoolo. Reste à terre.

Lâche-moi, mec.

Tu crois pouvoir venir ici pour foutre la merde ?

Pour rendre accros nos gosses ? T'es à côté de tes pompes.

- Du calme avec lui. - Ta gueule, Billy !

- On se tire. - Il en fait et il le sait !

- C'est faux. - Oh que si.

- Espèce d'enfoiré ! - Putain, Carl !

Pourquoi t'as fait ça ?

Joyeux Noël, alcoolo de merde !

Petits cons.

Joyeux Noël, mi reina.

Tu me manques beaucoup.

T'inquiète pas pour la fille Pabst. Elle est trop stricte pour moi.

Saloperie de frigo.

Cabrón.

No, señor.

Frigo encore en panne ?

J'ai essayé ton astuce et j'ai failli me tuer.

Il te manque une touche féminine.

Merci, Katie.

- Je serai là dans une heure. - Une heure ?

Ma bière sera dégueu d'ici là.

D'accord, je me dépêche.

Tu devrais demander une augmentation.

Pour obtenir quelque chose, il faut montrer les dents.

Ou autre chose.

J'attends le jour où tu m'annonceras que j'ai été adoptée.

Continue d'attendre, ma chérie.

C'est pour Dennis, chéri. Tu as tes céréales.

C'est son nom ?

Dennis McClarty. Bon, tu peux avoir un morceau.

Dennis l'assistant dentaire, génial.

Oui.

J'espère qu'il est meilleur avec les dents qu'avec tu sais quoi.

- J'avais bien senti le bacon. - Salut.

Tu t'es brossé les dents ce matin.

Ton petit discours m'a fait flipper.

Je vais être la reine du fil dentaire.

Sois honnête avec tes dents et elles ne te mentiront jamais.

Bonjour, Dennis McClarty.

- Kate. - C'est un joli prénom.

Et qui est ce petit homme ?

Il est plutôt du genre silencieux.

Le silence est d'or.

Je reviens dans quelques heures.

Quelques heures ?

- J'allais faire un bowling avec Dennis. - Oui.

Ça, c'était hier.

On n'y est jamais allés.

Exact.

- On peut l'emmener. - Bien sûr.

- Tu aimes le bowling ? - On emmène Seth.

- Pas vrai ? - Allez.

Pourquoi tu secoues la tête ?

Putain !

Merde !

Bordel.

Merde.

Rien, évidemment.

Allez, lève-toi.

Baisse ton bras. Je te ferai rien.

Assieds-toi.

Écoute, tu avais un sac de beuh.

D'accord ? C'est une réalité.

Et tu avais de l'alcool.

Et une carte défectueuse.

Et pour un officier de police, ça fait beaucoup.

À ta décharge, mon équipier a été un peu brutal,

et je m'en excuse. D'accord ?

On ne bosse pas comme ça ici.

Inutile de dire qu'on est dans le pétrin.

Alors voilà ce qui va se passer.

Je vais aller aux toilettes, là-bas.

Tu vois ?

Je vais mettre tes clés de voiture ici.

Et c'est ouvert. Ça restera ouvert.

Et je vais aller aux toilettes.

Compris ?

Je vais être là-dedans pendant un moment.

Tu finis à quelle heure, Carl ?

Mon job n'est jamais fini.

Jamais.

La nuit a été longue.

Tu vas boire ça maintenant ?

- C'est un peu tôt, non ? - C'est ce que je me disais.

Je veux dire pour poser des questions débiles.

T'as pas entendu ? La nuit a été longue.

J'ai entendu. Je réfléchissais.

Tu devrais pas boire en service.

Et si tu t'occupais de tes affaires ?

Et je le ferais aussi.

C'est tout ce que j'ai. À plus.

Très bien.

Content de pouvoir aider la police.

C'est ça. Feliz Navidad.

C'est ça que vous dites, non ?

Sí, señor.

Oh, la petite ville de Bethléem

Tu dors tranquillement...

Il voulait quoi ?

Comme d'habitude.

Vicente, tu devrais pas te laisser faire.

Il ne va pas faire long feu.

Ses démons le rattrapent.

Ça va, bonhomme ?

Le Père Noël est passé en avance chez Vicente.

Allez, ouvre-le.

Qu'est-ce que c'est ?

J'ai des piles au fond. Va donc en chercher.

Oh putain !

Merde !

Billy, amène-toi.

T'es où, putain ? Rapplique.

Ramène-toi !

Tout de suite !

Merde !

Merde !

Mais ça va pas ?

Enfoiré.

Enfoiré de Billy !

Billy, je jure que je vais te tuer.

Un jour, tu mourras et j'en aurai rien à cirer.

Je le jure sur ta mère !

Espèce de petit enculé de...

Tu m'expliques comment ce saligaud est sorti de taule ?

Je t'écoute !

Joyeux Noël, Larry.

C'est ça.

La bière est tiède.

Les problèmes, ça me connaît.

Merde.

Merde.

Je vais te prendre du bourbon, du soda, du whisky,

et une demi-douzaine de jeux à gratter.

Trouve-toi une gentille femme et t'auras plus besoin de cet alcool.

Voilà le topo : je te file du fric, tu me vends de l'alcool.

Ça s'appelle le capitalisme.

- Je t'offre un pack de bière. - Sérieux ?

J'essaie d'être gentil, mon pote.

On dirait que je vais passer un bon Noël finalement.

Ça tire !

Ça tire chez Vicente !

Billy, rapplique ici !

J'arrive pas à le réparer.

À terre !

- Seth. - Baisse la tête !

Merde !

Putain ! Pourquoi t'as fait ça ?

J'ai fait l'armée !

Tu me tires dessus, je riposte.

Je te visais pas.

- C'est un fugitif. - Non.

Votre collègue m'a relâché.

Tu diras ça au juge.

Quant à toi, tu vas aller en prison pour tentative de meurtre.

J'ai visé ta putain de jambe.

C'est ce qui arrive quand on essaie d'épargner quelqu'un.

Lâche ça !

Non ! Pas question !

- Ta gueule ! - Lâche ça !

Non !

Écoute, t'es dans la merde jusqu'au cou.

T'as compris ?

Alors, libère tout le monde

- et tu seras jugé équitablement. - Je ne retiens personne.

C'est n'importe quoi. Je veux pas être mêlé à ça.

Je veux pas m'en mêler.

Écoute !

On ne veut pas de prise d'otage.

Putain.

Toi...

Écoute, les renforts arrivent.

Calme-toi, on va trouver une solution.

Merde.

- Département du shérif ! - Merde.

Qu'est-ce qui se passe ?

- Pose ça et sors en rampant. - Pas question !

- Pose ça et sors, maintenant ! - Je suis censé sortir comment ?

Comment je suis censé bouger, bordel ?

- Écoute ! - Merde !

Que se passe-t-il ?

Ferme les stores avant un nouveau tir de sommation de Robocop.

Fermez les volets ! Maintenant !

- Que racontait Carl à la radio ? - C'était des tirs !

Je sais bien, Billy ! Mais qui les tiraient ?

Éloignez-le de la porte.

OK, mais je veux pas être complice.

Carl poursuivait un suspect. Peut-être le jeune repéré.

Tu as embarqué qui ?

Vous jouiez au gendarme et au voleur ?

Merde !

Billy.

Merde !

- Vous nous retenez ici ? - Fermez vos gueules.

Fermez-la... et asseyez-vous.

J'ai besoin de réfléchir.

Ça va aller.

Est-ce qu'on sait qui est à l'intérieur ?

Pas exactement.

- Je crois qu'il y a Carl. - Merde.

La ferme !

Viens ici, bordel de merde !

Probablement Vicente.

Et sûrement le jeune qu'on a arrêté. Je pense.

Ou pas.

- Alors ? - Je passe par derrière.

D'accord.

Je vous couvre.

Petit criminel de mes deux.

- Je vous ai dit de la fermer. - Toi, tu la fermes !

- Le visez pas. - Où sont vos menottes ?

Je t'emmerde. Oh, merde !

Sortez-les.

- Merde. - Sortez-les !

Du calme, tout le monde.

Enfilez vos menottes.

- Il y a une sortie derrière ? - Juste une fenêtre mais trop petite.

Que personne ne bouge, compris ?

Merde !

Sortez les mains en l'air !

Vous êtes cernés !

Bouge plus !

- Ça tire. - Vite.

Putain de merde.

On me tire dessus, shérif.

Je riposte.

Bordel !

On me tire dessus.

- Ça va, tout le monde ? - Ça ira.

Là, tiens-toi à moi.

Super, vos hommes !

Oui, ils se tirent dessus.

Je riposte.

Je riposte...

Une minute.

Arrête de tirer.

D'accord, je tire.

Cesse le feu.

Je fais feu ?

J'ai pas dit : "Fais feu", j'ai dit : "Cesse le feu."

- Arrête de tirer. T'es con ou quoi ? - D'accord, je cesse le feu.

Qui que vous soyez, s'il vous plaît...

Il s'appelle Eric Norris.

C'est un dealer du Missouri.

On l'a arrêté hier soir. Un fugitif.

Ajoutez kidnapping, délit de fuite, et tentative de meurtre.

C'est des conneries.

Son coéquipier et lui m'ont arrêté pour rien.

Faux. Il avait du cannabis et de quoi faire de la meth.

C'était du Destop, et son cannabis.

Ils m'ont tabassé pour avoir voulu déboucher mes chiottes.

- Je me suis fait tout seul ? - T'es un enfoiré, Carl.

Quoi ?

Tu vas l'écouter ?

Regarde-le.

Et regarde-moi.

Shérif !

Shérif !

Qu'est-ce qu'on fait ?

On va remonter le temps, Billy.

Et on va remonter au moment

où mon cousin sortait avec ta mère

et je vais lui arracher la bite,

juste avant qu'il ait le temps de créer un abruti.

Ça doit être pour toi.

Allô ?

Eh bien, on dirait qu'on a un petit problème.

Ouais.

Comme vous dites.

Vous canardez partout et il y a des innocents ici.

À qui ai-je l'honneur ?

- Le suspect ? - Non.

Le suspect est votre homme à terre.

Vous parlez de Carl Hooker ?

Oui, c'est lui.

- Pourquoi vous nous tirez dessus ? - Je vais te le dire.

Sors donc pour qu'on en discute.

Je promets qu'il ne t'arrivera rien.

Bien sûr.

Tous les flics sont dingues dans ce patelin.

Quand Jésus est né à Bethléem en Judée,

les rois mages venant de l'est sont arrivés à Jérusalem,

en disant : "Où est celui qui est né roi des juifs ?

Car nous avons vu une étoile à l'est et sommes venus l'adorer."

Elias, ta réplique.

Ne crains pas le bébé Dieu.

L'étoile, qu'ils avaient vu à l'est, passa devant eux.

Elle s'immobilisa alors au-dessus du jeune garçon.

Quand ils virent l'étoile, ils furent saisis d'une très grande joie.

En entrant dans la maison,

ils virent l'enfant avec sa mère, Marie.

PRENEZ UN TICKET ICI

...des officiers de police maintenant.

On a un gros problème !

Le shérif adjoint est touché dans le magasin de spiritueux de Vicente.

- Allez ! - C'est parti.

Voici la situation.

Carl a appelé avant d'entrer.

Mais il n'a pas dit qui il poursuivait ni pour quelle raison.

On ignore où sont situés les otages.

Ils pourraient être près de l'alcool,

près de la machine à glaçons,

aux chiottes, ou encore dans le bureau de Vicente.

On ne sait même pas qui sont les otages ou le preneur d'otage.

Tu as dit que c'était peut-être le jeune que vous avez arrêté hier soir.

- Ça pourrait être le tireur ? - Oui.

Je suis plutôt confiant.

Même si j'ai bien cru voir deux jeunes hommes blancs

se coucher derrière le comptoir.

Et... je sais que ça peut paraître dingue,

mais j'ai cru voir un enfant.

Franchement, Billy...

tu en es sûr ?

Impossible d'en être sûr à 100 %.

Mais je vais vous dire,

je suis sûr qu'il y a quatre ou cinq personnes, je crois.

C'est un beau bordel.

Écoute, Billy...

tu es le numéro deux ici.

Trouve autant d'infos que possible.

Et fais en sorte de sécuriser ce périmètre.

Tu as compris ?

Absolument, shérif.

En tant que numéro deux, allons-y.

Il va bien ?

Vous êtes dans un sacré pétrin.

C'est quoi ton plan, amigo ?

Que personne ne meure.

Alors pose ton arme, lève les mains et sors.

Non, ça serait pas une bonne idée.

Quiconque passe cette porte est en danger.

J'ai déjà vu ça.

Ça finit mal.

Tu crois avoir raison. Il pense le contraire.

Tu perds.

Je vous rappelle une évidence.

Tu as tiré sur un officier de police.

Et toi, tu ne penses pas être un criminel ?

Quelqu'un de bien prend pas des gens en otage.

Et vous en train de me tirer dessus, c'était quoi ?

C'est ma parole contre la tienne.

Tu vois comment ça marche ?

Bon sang.

Bien.

Bon.

Voilà ce dont on est sûrs.

Vicente Santos est le patron du magasin de spiritueux de Vicente,

il est donc probablement sur les lieux.

Kate Daniels tient peut-être la caisse aujourd'hui.

J'ai appelé chez elle en vain,

donc j'en déduis qu'elle est aussi là.

Par conséquent, j'en déduis

que le petit garçon, si c'est bien le cas,

doit être son fils, Seth.

Je vois.

Vérifie les plaques de toutes ces voitures.

C'est déjà fait.

On a le pick-up de Vicente, le Dodge bleu.

On a la petite importation de merde de Kate.

La voiture de police de Carl plus bas,

qui semble avoir été impliquée dans un accident.

Et puis, il y a la Chevelle.

Celle d'Eric Norris.

C'est le suspect qu'on a appréhendé hier soir avec Carl.

C'est peut-être le preneur d'otage.

Tu t'es cogné la tête, ma parole.

Tu commences à ressembler à un officier de police.

Merci, shérif.

Vous voulez que je reprenne contact ?

Non, laisse-moi réfléchir une minute.

D'accord. Sinon, je pourrais jouer les négociateurs,

établir un contact.

On n'est pas au cinéma, Billy.

T'es pas Samuel Jackson, putain.

Regarde-moi ça.

Génial.

C'est mal barré.

Y a une caméra de surveillance.

Oui, tout est filmé.

Toi avec mon arme, et toi me tirant dessus.

- T'es aussi dessus, connard. - Où sont les commandes ?

Dans mon bureau, au fond.

Je vais te montrer.

Je vais lui montrer.

Bon, d'accord.

Putain, ils sont partout.

Oui, ça vous étonne ?

Au secours.

Vous voulez mon avis ?

Si vous n'avez rien fait, rendez-vous.

Que je me rende ? Aux flics qui nous tirent dessus sans raison ?

Oui. Vous avez pris en otage deux vieux et un enfant.

Laissez-les au moins partir.

Je vous laisserai tous partir, c'est promis.

Au fait, pourquoi êtes-vous là ?

Pourquoi êtes-vous venu ici ?

Trouver quelqu'un.

- Qui ça ? - Un homme.

- Quel homme ? - Ça change quoi ?

Ça change quelque chose.

Mon père habitait ici.

Et peut-être encore.

je ne sais pas, donc j'essaie de le trouver.

Vous l'avez jamais rencontré ?

Non, je l'ai jamais rencontré.

Je me suis dit que ce serait une bonne idée à Noël,

mais à y repenser, c'était pas le cas.

Super, une télé.

On peut regarder Piège de cristal. Un super film de Noël.

Magasin de prise d'otage de Vicente, joyeux Noël !

Je refuse de leur parler.

Hé, tu fais quoi ?

Je vous écoute.

Tu as 30 minutes pour relâcher tous les otages.

Si tu ne le fais pas, on va mettre le feu à cet endroit.

INTERDIT DE FUMER

Je vous invite à libérer les femmes et les enfants immédiatement.

T'as fini de jacter ? Maintenant, écoute !

D'accord et à qui ai-je l'honneur ?

- Le type à qui tu parles. - Ne dis rien d'idiot.

Vous êtes un otage ?

On veut de l'argent, un paquet.

Un max de thune.

C'est Noël, on a pas eu de cadeaux et on est remontés.

Des billets non marqués et pas teintés en bleu.

Salut.

Sérieux ?

C'est quoi, ton problème ?

- J'ai toujours voulu faire ça. - Tu as pété un câble.

- Rappelle-les. - C'est le 17.

- Ils vous prendront pour un complice. - Non, rien du tout.

Ils sont cons comme des balais.

L'homme était plus âgé.

Ce n'était pas le jeune à qui j'ai parlé.

C'était un homme plus âgé ?

C'est ce que je viens de dire.

D'accord.

Qui est qui, là-dedans ?

Voilà ce qu'on sait avec certitude.

Vicente Santos est le propriétaire du magasin et donc...

Arrête, je sais très bien ce que tu as écrit, Sherlock.

Ce n'était pas Vicente et c'était encore moins Carl.

J'ai pas de voiture de vieux.

- J'ai le pick-up bleu de Vicente... - Tu as parlé à la journaliste ?

- Non. - Qu'est-ce que tu attends ?

D'accord.

J'ai faim.

On devrait manger.

Les cacahuètes, ça suffit pas.

Allez. Vous en dites quoi ?

Nous sommes devant le magasin de spiritueux de Vicente à El Camino,

au beau milieu de ce qui semble être une prise d'otage

la veille de Noël.

Les autorités ne peuvent confirmer l'identité des otages.

- Mais Action 19 News a appris... - Oh, mon Dieu.

que le shérif adjoint Carl Hooker de la police d'El Camino

est prisonnier dans le magasin.

Carl, si vous nous disiez ce qui s'est passé hier soir ?

Vous le saurez au tribunal ou à son enterrement.

Il ne connaît même plus la vérité.

Allez, Carl.

Dis-nous la vérité.

- On est entre amis. - Pour quoi faire ?

La vérité te libérera, toi

et nous tous.

On sait tous que tu es un alcoolo.

- C'est un bled. - T'es soûl.

Je me cache pas derrière un insigne.

Je ne bois pas en conduisant.

Tu as grillé un feu.

Il avait ingéré de la drogue.

Ah oui ?

- Et vous ? - J'ai une blonde dans la peau.

Ça vous va ?

- C'est dégueu. - Écoutez, Carl.

Dites à tout le monde ce qui s'est passé hier soir

et je sors d'ici en me rendant.

Pouvez-vous nous dire autre chose

sur les gens qui étaient dans le magasin ?

Pas vraiment.

Je vois.

Bonjour, madame.

Le bureau du shérif... Dites, ils cachent bien ça à la télé.

- Beth Flowers. - Je sais.

Billy Calhoun.

Shérif adjoint Calhoun.

Commandant en second dans cette affaire.

Je peux vous poser quelques questions ?

- Absolument. Je suis là pour ça. - Fantastique.

Shérif adjoint Calhoun, savez-vous qui peut être le preneur d'otage ?

Vous avez le nom d'un suspect ?

Eh bien, mon coéquipier et moi,

le shérif adjoint Carl Hooker, H-O-O-K-E-R,

- avons interpellé un jeune hier soir. - Et pour quelle raison ?

Il trafiquait de la drogue.

Probablement de la meth.

Le suspect, M. Eric Norris,

était sous-surveillance, car il correspondait au profil

- avec une carte gold. - Eric Norris ?

- Du Destop. - Quoi ?

C'est une intuition qu'on ressent

quand on fait ce métier depuis longtemps.

Comme un sixième sens.

- Officieusement. - Je vois.

Je vois.

Le suspect a donc payé sa caution et a été relâché ?

Pas exactement.

Il s'est échappé.

Échappé d'où ?

De notre établissement.

De la prison ?

Oui.

Comment est-ce arrivé ?

On veut juste que tout le monde rentre chez lui

et retrouve ses proches avant ces fêtes de fin d'année.

Très bien. C'était Beth Flowers en direct de...

Si vous avez des questions, je reste dans les parages.

Cherchez...

D'accord.

C'était Beth Flowers, en direct du magasin de spiritueux de Vicente.

Je vais avoir besoin de soins médicaux.

On vous écoute.

Tu vas te retrouver avec un flic mort,

si tu me fais pas sortir très vite.

C'est... perpète.

Il a raison.

Un poulet mort...

no es bueno.

Je veux juste ma vie d'avant.

Je veux revenir là où j'en étais.

Vous pouvez m'aider.

Je leur dirai juste ce qui s'est passé.

Tu vois ?

Chacun a sa vérité.

- Tu vois ? - Oui.

Mais un seul dit la vérité.

Dieu seul le sait.

Il sait sûrement que vous savez rien.

Qu'est-ce que tu en sais, Vicente ?

Tu te souviens quand ton alarme a sonnée...

j'étais le premier à arriver.

Tu étais chez toi...

avec ta femme malade.

Tu te souviens ?

J'ai sauvé ton affaire.

Et toi, la blondinette.

Tu es venue voir qui

quand ton mec te tabassait ?

J'ai dégagé ce malpropre.

Et toi, l'alcoolo,

avec ta sale histoire du Vietnam.

J'ai nettoyé toutes vos merdes.

Toutes.

Ça, c'est ma vérité.

Toi, t'es de la mauvaise graine.

Je fais juste mon taf.

C'est quoi ta vérité ?

Ma mère est morte.

J'ai trouvé une lettre de mon père.

Je ne l'ai jamais rencontré.

Donc...

je suis venu ici pour boucler la boucle.

C'est là que vous êtes apparu.

C'est un miracle de Noël.

Ici, sur la route 191. Quelqu'un veut une bière ?

Il y a de la Bud au citron ?

La Bud Light au citron, c'est ma préférée.

J'en ai.

J'en ai, mon pote.

J'ai la tête qui tourne.

Super !

C'est Noël ! Joli.

Joie pour le monde

Le Seigneur est venu

Et la Terre accueille son roi

Chacun prépare sa chambre

Le paradis et la nature chantent

Le paradis et la nature chantent

Le paradis et la nature chantent...

Allez.

Joie pour le monde

Le Seigneur est arrivé

La Terre accueille son roi...

Allez.

Chacun prépare sa chambre

Le paradis et la nature chantent

Le paradis et la nature chantent...

- Allez ! - Oui ?

Appelle la police de l'État.

La police de l'État ?

Cet abruti est en train de danser.

Maintenant, chante fort.

Joie pour le monde

Le Seigneur...

Shérif Fuller, que pouvez-vous nous dire sur Eric Norris ?

Vous voyez ce barrage là-bas ?

Celui que vous avez franchi ?

Ça vous dirait de passer Noël sur un lit en béton ?

Shérif, c'est diffusé dans tout le pays.

C'est du direct.

Soit vous coopérez en répondant aux questions

ou on raconte ce qu'on voit.

À vous de voir.

Très bien.

Voici mon commentaire.

Shérif, à quelle heure Eric Norris vous a-t-il échappé ?

Il est trop tôt pour en parler.

Nous n'avons fait aucune déclaration indiquant

qu'Eric Norris est impliqué dans cette affaire.

De quoi êtes-vous sûr au juste ?

Je vais vous dire ce qu'on sait.

Il y a un criminel dans ce magasin de spiritueux.

Et il détient de nombreux otages.

On ignore pour le moment leur nombre.

Maintenant, retournez derrière ce barrage.

Bien. Merci, shérif.

J'apprécie.

On aura droit au direct.

Seth doit aller aux toilettes.

D'accord.

Qui d'autre ?

Moi, ça va.

Pisse-toi dessus.

Avancez. Et gardez la tête baissée.

Vas-y.

Pourquoi avoir attendu autant pour le chercher ?

Je ne savais rien sur lui.

Ma mère ne parlait jamais de lui.

J'ai trouvé toutes les lettres qu'il lui avait écrites.

Il devait y en avoir une centaine.

Et je n'arrêtais pas de penser à lui.

Je n'ai pas beaucoup connu mon père non plus.

Il s'est sauvé juste après ma naissance.

Donc, j'ai eu droit à une succession de beaux-pères depuis.

C'est quoi le problème, Carl ?

Allez, mec.

J'ai un .22 dans ma poche arrière.

Putain !

File-le-moi.

Désolé, mais je suis fatigué.

Écoute.

Écoute. Tu crois qu'on va s'en sortir vivant ?

Si le petit jeune était un type bien,

il nous aurait relâché depuis longtemps.

Écoute...

je ferai de mal à personne.

Regarde-moi.

Regarde-moi, mec.

Tu as ma parole.

Regarde-moi, tu as ma parole.

T'es dingue si tu penses ne pas avoir besoin de protection.

Et t'es encore plus dingue

si tu penses que ton magasin va pas être explosé

quand ça va péter.

Alors, approche.

Bordel de merde.

Allez, prends-le.

C'est ça, prends-le.

Tu as besoin d'aide ?

Laisse-moi voir.

Moi aussi, j'adorais ces trucs.

Tu vois ?

Tu vois ce petit truc-là ?

Tu tires un peu dessus...

et ta pile ne partira plus à chaque fois que tu cognes un truc.

Allez, essaie maintenant.

Je vais laisser sortir tout le monde.

C'est la seule bonne chose à faire.

Écoutez-moi, les gars.

En vérité, on ne peut pas négocier avec un fou.

Alors quand ça va péter,

il faudra garder votre sang-froid.

Enfoiré, file-moi ça tout de suite.

Frank, tu passes par devant avec moi.

Billy, Garret et toi, couvrez la fenêtre de derrière.

Écoute. Il peut pas sortir par cette fenêtre,

mais il peut très bien te tirer dessus.

- Fais gaffe. - Compris.

On va résoudre le problème,

avant que les Fédéraux arrivent pour nous niquer.

C'est chez nous.

Et on se débrouille seuls.

Compris, shérif.

Qui est-ce ?

Ça doit être mon patron.

Alors, répondez. Dites-leur qu'on sort tous.

Ah oui ?

Détache-moi.

Et je vais te faire ta fête.

Je vais te faire ta fête.

Prends la bonne décision, Carl.

Voyons voir.

Allô ?

Carl, y a combien de gens ?

Six personnes.

Dont un gosse.

Alors, écoute.

Fais en sorte que tout le monde soit à terre.

Parce que dans exactement deux minutes...

on entre.

- Ce con essaie une embrouille. - Vous faites quoi ?

- Il pète un plomb. - Enfoiré.

- Aidez-moi ! - Donnez-moi ça !

Putain !

Un événement dramatique est en train de se produire à El Camino

où un groupe de clients

est pris en otage dans un magasin de spiritueux.

Beth Flowers, notre correspondante, est sur place.

Beth, dites-nous ce qui est en train de se passer.

Bien sûr, Soledad.

La veille de Noël est devenue un cauchemar

pour un groupe de gens dans le magasin de spiritueux derrière moi.

Le shérif d'El Camino a répondu à un appel de détresse

d'un des leurs.

Nous pensons que Vicente Santos et Kate Daniels

font partie des prisonniers.

Je suis avec Jewels Daniels.

Mme Daniels, vous pensez que votre fille est là-dedans.

N'est-ce pas ?

Absolument.

Elle est avec mon petit-fils.

Il n'a que 5 ans.

Éloignez-vous des fenêtres, dans les allées.

- Va dans l'allée. - Qu'est-ce qui se passe, Carl ?

Ta gueule, Vicente.

Tu m'avais donné ta parole.

Couche-toi. Couvrez la tête du petit.

Merde.

- Il fait un truc. Eric ! - Non !

- Il a un flingue. - Oui, je...

Pas question !

Non !

Ça tire !

- Lâche ton arme ! - Non !

Reculez. Il est armé !

- Non, ne tirez pas ! - Bouge pas !

Un homme à terre !

Cessez le feu !

- Arrêtez, bordel de merde. - Vicente !

Vicente !

Tu saignes, bonhomme.

Oh, merde.

Écoute.

Je crois que ça va aller.

Beth !

Ça va ?

Essaie de t'asseoir.

D'accord ?

C'est bien.

Vous vous êtes mis dans un sacré pétrin, shérif.

Tout le pays est en train d'assister à cette connerie.

Et si vous alliez derrière le barrage ?

Ça ressemble à une zone de guerre.

Oui, un tir ami.

Un vrai enfer.

Ça risque de faire un peu mal.

- Tu es prêt ? - Oui.

Prêt ? On y va.

Allez, appuie un peu dessus.

Noël, 1960... 1969, au Vietnam.

La vallée de la mort.

J'énumère les coordonnées.

Un-cinq-quatre-sept nord,

un-zéro-huit-trois-six est.

D'abord, il y avait un village, vide.

Des fermiers et des familles.

Donc, j'ai annulé la frappe de l'artillerie.

Puis l'artillerie a commencé à nous canarder.

Vingt-deux soldats morts, 78 civils

et ils t'ont tout mis sur le dos.

J'ai lu tes lettres.

Vingt-deux des hommes les plus courageux que j'aie jamais rencontrés,

qui faisaient leur boulot, ce que je leur avais dit de faire.

J'ai passé une grande partie de ma vie à essayer de me racheter...

auprès d'eux.

De trouver une forme de vérité.

Ça n'a jamais... marché.

J'ai été conduit...

devant la cour martiale.

J'ai perdu ma maison, mon argent et mon estime de soi.

Ta femme.

Ta mère méritait mieux que ça.

Ça oui.

Et toi aussi.

Oui.

C'était quand même un bon Noël.

Je vais te dire...

celui-ci n'est pas loin.

Tiens...

réponds.

Vous devriez sortir.

Allô ?

Ici l'agent spécial Patterson. Qui est-ce ?

Kate Daniels, je bosse ici.

Mon fils Seth est ici et on va bientôt sortir.

Alors ne tirez pas.

Vous avez ma parole, Kate. Seth et vous pouvez sortir.

Le tireur est-il seul ?

Il a été abattu ?

Oui. Non. Je ne sais pas.

Seth et vous, sortez.

On s'occupe du reste.

Bon, il laisse sortir deux otages.

La fille et son fils.

Baissez vos armes.

À Eric et Kate.

Vous allez bien ensemble.

C'est quoi ?

Tiens, bonhomme.

Merci.

De rien.

Tu sais...

Tu as...

tu as très bien parlé.

Vraiment.

Sois prudent.

Bon, regarde-moi.

Regarde-moi.

L'amour, ses tourments.

Le meilleur mélange qui soit.

Tu devrais aussi y aller.

Tu plaisantes ?

Je reste. Je me suis pas autant amusé depuis des années.

Y a un gosse !

Kate Daniels et son fils sortent du magasin

et sont accueillis sains et saufs par les autorités.

DERNIÈRE MINUTE PRISE D'OTAGE

Ça va ?

Non !

Merde.

Ça fait mal !

Nous avons apparemment des problèmes techniques

- à El Camino. - Du calme.

Nous retrouverons Beth dès que possible.

Ils vont pas tarder à arriver.

J'imagine qu'ils ont fait le calcul.

Six moins quatre égale deux.

Donc, soit t'es le méchant, soit c'est moi.

Je suis le seul à pas avoir reçu de balle.

Je dirai juste la vérité.

La vérité est une sacrée traîtresse.

Tu veux quoi pour Noël ?

Déjà sortir d'ici.

Aucune demande n'est trop grande pour l'esprit de Noël.

C'est mon avis.

Tu sais quoi ?

Noël... passe trop vite.

Il y a toute cette attente...

et puis boum.

Le sapin est tout sec.

La famille s'en va.

Et il y a un sacré bordel.

Tu sais, Eric Norris...

tu es un type bien.

J'ai bien réussi un truc.

Tu fais quoi ?

C'est rare qu'un type puisse réparer toutes ses erreurs.

Ne sors pas avec le flingue.

Joyeux Noël, Eric Norris.

Ravi de t'avoir rencontré.

ROTH MICHAEL LAURENCE

CATHOLIQUE

On aurait dû se rencontrer plus tôt.

On en aurait fait des trucs.

- Larry. - Il sort !

Ne sors pas. Tu fais quoi ?

Monsieur ! Ici le FBI.

Avancez et mettez-vous à terre !

À terre !

Prends soin de toi.

Posez cette arme !

Pose-la, Larry !

Écoutez, j'ai laissé quelqu'un qui a besoin d'une aide médicale.

On va s'en occuper. Posez cette arme !

Larry, pose-la !

Une vie d'homme...

solitaire, misérable,

mauvaise, brutale...

et courte.

Non !

- Cessez le feu ! - Cessez le feu !

J'espère que c'est mieux là-haut, amigo.

C'est tout ce que je dis.

C'est tout... ce que je dis.

C'est tout... ce que je dis.

Ma chérie, que s'est-il passé ?

Qu'est-ce qui s'est passé ?

Mon chéri, ce n'est pas ton ami.

Mme Flowers.

Sortez-nous de là !

Ça fait super mal !

182 JOURS PLUS TARD

Je ne veux plus fumer.

Ce n'est pas moi.

Je ne veux plus fumer.

Ce n'est pas moi.

J'ai le pouvoir de choisir ma vie.

J'ai le pouvoir de changer ma vie.

Choisir.

Choisir.

Le sénateur Allen a admis aujourd'hui que sa relation

avec le géant pharmaceutique avait bénéficié

à sa campagne et à son équipe de campagne.

C'était Beth Flowers, en direct d'Austin.

À vous, Soledad.

Oh, mon Dieu !

Recommence !

Demain sera plus chaud que deux rats en train de copuler dans une chaussette.

Alors, talque tes couilles et reste au frais.

Talque tes couilles !

Parce qu'elles chauffent.

Vous dites qu'ils sont de retour ?

Je crois que oui.

Et quand vous les éclairez, ils déguerpissent ?

- Ça, oui. - Ça m'étonne pas.

Je vais contacter la fourrière.

On s'occupe pas des ratons-laveurs.

Merci de mettre ce panneau sur votre propriété.

VOTEZ BILLY CALHOUN

Je vais nettoyer El Camino, croyez-moi.

La sécurité, c'est mon deuxième prénom

et mon troisième.

C'est un miracle que je m'en sois sorti.

J'ai reçu quatre balles.

Et trente-deux millions.

Je suis pas bon en maths, mais ça fait 8 millions par balle.

Vous êtes une sorte de super-héros.

Je suis peut-être super chanceux.

Ou les deux.

Moi, c'est Vicente.

Et moi, Rosa.

Enchantée.

Moi de même.

Encore une bouchée ?

Encore une.

- Une seule. - On n'a pas commandé ça.

Je sais. C'est de la part du monsieur.

Eric !

Salut, mon poto !

Salut.

Des pancakes.

Oui, je vois ça.

Tu te joins à nous ?

Oui.

Sous-titres : David Kerlogot

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