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Original subtitles

Pourquoi ces 3 points sont alignés ?

Celui-là, c'est le milieu du segment.

Celui-là, comment on l'a construit ?

Ah ! C'est le centre du cercle circonscrit.

3 818 x 132 !

3 818 x 132 !

3 818 x 132 !

Celui-là, il nous a déjà donné

le vecteur.

L'hypothèse équilatérale, je l'ai déjà utilisée.

Mais enfin, ça peut servir 2 fois. Alors, pourquoi ça marche ?

Ah ! Mais là, les 2 angles sont égaux.

Donc celui-là aussi est équilatéral,

ce qui fait que là, on a un losange.

Les 2 vecteurs sont égaux. Celui-là, c'est le tiers de celui-là,

ce qui fait que les 3 points sont alignés.

J'ai aussi de la physique. C'est combien ?

C'est pour demain 8 h. Faut le temps de recopier.

En plus ! Ben, 25, alors. Je fais pas crédit.

Attention ! La prof de maths !

Sabine ! Tu veux venir un instant ?

Ils prennent les meilleurs de chaque pays pour 1 an, à Bruxelles.

Je suis certaine que tu as tes chances.

C'est un truc payant ?

Seulement le voyage,

et les 3 nuits d'hôtel à Bruxelles, le temps du concours.

Mais tu sais...

il faut encore être sélectionnée pour la France, hein ? Tiens.

Pour une fois, il s'agissait de penser à long terme.

Ce concours, c'était du boulot. 2 heures par jour et pas payé.

Un manque à gagner d'environ 150 F.

J'ai toujours trouvé des solutions. J'allais prendre sur mon sommeil.

- Tu viens bouffer avec nous ? - T'as déjà vu Sabine déjeuner ?

Je me dis que tu dois être un chouïa anorexique.

La demi-pension, je te conseille d'arrêter.

Ça donne des boutons.

Sabine !

Je ramasse ce fric sans scrupules.

Je peux pas blairer les serveurs. Ils en fichent pas une rame.

Déjà, ils touchent 15 % sur tout. Puis il faudrait les payer 2 fois.

On peut pas aimer tout le monde.

Et eux, ils sont mes bêtes noires.

"Les médias donnent des galons à un officier

"avant de savoir s'il les a vraiment mérités.

"Son entourage a tendance à lui dire qu'elle est la plus belle..."

Là, tu remplaces B par sa valeur.

- Ici, ça fait 16. - Fais-le, s'il te plaît.

Oh, écoute ! T'appliques bêtement la formule.

Si c'est positif, t'as 2 solutions.

Sinon, t'as pas de solution avec des nombres réels.

Dit comme ça, c'est tout simple.

Si tu glandais moins, aussi ! Allez, 5 balles.

Sois content. Normalement, c'est 15.

"La sexualité chez les ados est d'une importance capitale.

"C'est la rencontre avec un autre corps."

Eh ! Y a pas que pour les ados ! Pour vous aussi, c'est capital,

hein, madame ? - Oui. La sexualité, c'est capital.

Son regard à lui était bien différent.

J'essayais de les imaginer,

eux.

Sans ce front si lisse qu'un miroir n'y a jamais vu de malheur.

Sans cette acné qui me dégoûte.

Sans ces joues trop rouges et trop pleines que je trouve obscènes.

Sans ces yeux écarquillés qui n'ont encore rien vu.

"...les jeunes peuvent acquérir une certaine confiance."

Non. Mais je comprends mieux le malaise.

- Je manque de relations, voilà tout. - Tu rêves les yeux ouverts.

L'idée qu'il ait pu penser

que je faisais du racket sur mes copains me traversa soudain.

Peut-être était-ce un flic, après tout ?

Peut-être allait-il intervenir ?

Je vais pas faire distributeur automatique toute la journée !

- Vous avez pas du feu ? - Bon. Qu'est-ce qu'on attend ?

Allez, ma poule !

Tu invites des types de ta classe ?

Et des filles aussi ! Ouais. Il nous faut des cibles.

- Pourquoi pas la Bovary voilée ? - Non. Trop chiante.

- Elle dit pas un mot. - Ça changerait.

Fais gaffe, Émile. Si tu la touches, c'est 10 cm d'acier entre les côtes.

Gabrielle, attends !

Tiens, tu donneras ça à maman. C'est pour ce soir.

Attends ! Il me faut 5 balles pour mon café.

Tu veux un chewing-gum ?

D'un Twix, aussi.

Tiens. Voilà 5 balles.

- Y a pas de raison. - Tu viens pas ?

Pas maintenant. T'oublies pas de faire

tes devoirs, d'accord ? - Oui.

Sabine !

J'ai oublié de te faire une commission.

La maman de Joséphine

demande si tu peux faire la baby-sitteuse samedi soir.

- Tu lui as dit oui ? - Fallait pas ?

Au contraire. Je t'ai déjà dit, tu fais tout bien. Alors, tu sais,

dimanche, on ira toutes les deux au ciné, rien qu'en soeurs.

D'accord ?

Champions du monde !

- Eh ! T'as vu ? - Quoi ?

Mais comment, quoi ? Je viens de faire 150 millions.

Je suis premier au palmarès. C'est autre chose que tes équations.

Dur ! Tu l'emballeras pas.

Je pourrai pas venir à ta soirée samedi.

Écoute, y en a marre !

Tu nous snobes, ou t'as peur de succomber ?

Elle a peut-être un plan avec un mec.

Sabine, un mec ? D'accord.

Y a pas que le boulot !

- Ah ouais ? Quoi d'autre ? - Tu veux que je te montre ?

C'est malin ! C'est pas avec la drague

qu'on pourra s'en sortir. - Sortir de quoi ?

Le hasard a fait rentrer les parents de Joséphine plus tard que convenu.

C'était le déclencheur d'une série d'implications immédiates.

Y avait plus de bus pour rentrer, donc je marchais,

toujours obsédée par mon exercice.

Et voilà... j'ai dévié de ma route.

C'était donc bien un flic !

Est-ce que ça pouvait être une simple coïncidence ?

Non. Ces événements avaient forcément un sens.

- Sabine ! - Ah ! Salut.

Qui était cet homme qui croisait ma route ?

Ce jour-là, je ne le vis pas.

Il faut dire que 3 fois, ça n'aurait plus été le fruit du hasard,

mais un mauvais coup du destin.

La probabilité de tomber côté pain était de 1 sur 10.

Celle de tomber 3 fois de suite côté pain était donc de 1 sur 1 000.

La probabilité de le revoir était infinitésimale.

Lâchez-moi ! Vous me faites mal.

Vous allez me casser le bras.

Eh ! L'addition !

Lui, là-bas !

3 fois de suite. Je m'étais toujours méfiée des probabilités.

Maintenant, je savais pourquoi.

J'aurais dû raisonner en termes statistiques.

La tartine, je l'aurais lancée encore pour voir. Mais le destin...

Pourquoi jouer au flic ?

Je supporte pas les flics.

Ils voulaient me garder toute la nuit au poste. À cause de toi.

Tu dois savoir, toi, ce que c'est, une nuit au poste.

Vous avez pas une cigarette ?

Il avait un fort accent étranger

et une voix chaude, envoûtante.

Peut-être parce qu'elle venait d'ailleurs ?

J'avais plutôt envie de t'engueuler.

À tout prendre, je préfère ça à un sermon.

Je sais pas où t'emmener. Ce n'est pas ma ville.

Tu connais bien un endroit ?

C'est quoi, votre ville ?

Prague.

C'est joli, ce papier peint. C'est assorti au couvre-lit.

Ouais. Et puis la moquette est épaisse,

moelleuse.

J'étais jamais venue dans cet hôtel. Ça a l'air impeccable.

En plus, ils ont pas fait de problèmes.

Qu'est-ce que...

Je n'aurais pas imaginé. Je regrette.

Faut pas.

Comment je n'ai pas vu ? Quel idiot !

Peut-être qu'à Prague, c'est d'autres habitudes.

T'as pas à t'en vouloir.

Non. On fait pas ça avec un inconnu.

La première fois, c'est trop important.

T'as la trouille ?

C'est pour toi que je dis ça.

Justement. Moi, je veux que ce soit toi.

C'est toi qui me plais, pas un autre.

Qui es-tu ?

Je veux savoir.

Tu as envie qu'on se revoie ?

Regarde-moi.

Tu es sûre que tu peux pas rester un peu ?

Tiens. Mon numéro de téléphone.

C'est stupide, hein ? J'avais cru...

T'as bien fait.

Tu sais, ici, rien n'est gratuit.

Oh, ben ! C'est toi, Sabine ?

Tu pourrais t'excuser ! Tu vas voir, quand je croiserai ta mère.

Une dispense ?

Vous vous croyez au cours de gymnastique ?

Je me suis rangée à l'avis du proviseur

et de mes collègues. Mais là, non. Désolée.

Je ne peux pas accepter. Vous ne pouvez pas décider

de ne suivre qu'une partie du programme

sous prétexte que certains cours heurtent votre morale.

Vous pouvez pas m'obliger à assister à un cours.

Si la reproduction tombe au bac ? Vous ferez comment ?

Vous apporterez un mot de vos parents ?

- Je vais voir le proviseur. - Madame.

C'est de l'honnêteté. Elle aurait pu sécher.

Ma théorie, c'est que les musulmanes cachent leur corps

uniquement pour attiser notre désir.

Et toi ? C'est le dessin qui est contre ta religion ?

Ouf ! Le visage ne dénonce pas tout.

Personne m'avait fait de réflexions. On allait voir.

La boîte.

Qu'ils m'interrogent ! Je ferai comme en logique.

On peut mentir tout en disant la vérité.

Après tout, quand je dis : "La phrase que je dis est fausse",

est-ce que je mens, ou est-ce que je dis vrai ?

Je ne connais même pas ton nom.

Dis-moi ton nom.

Mais laisse-moi !

Un homme avec une femme, c'était pas toujours comme eux.

De telles sensations,

est-ce qu'elle avait connu ça, ma mère ?

Et eux ?

Me lâche pas ! Mais viens !

Les gars, je me sens en forme, aujourd'hui. Mortel !

3 000 F ! Comment on va faire pour le commandement de payer ?

T'aurais dû laisser ce qui restait dans la boîte.

C'est pas avec ce billet de 500 balles...

Alors qu'en me mettant avec Jean-Pierre,

j'aurais pu gagner un gros paquet.

On n'aurait pas eu de commandement de payer !

À croire qu'il me porte la poisse ! Je t'assure !

Faut jouer gros, qu'il disait. Résultat : j'ai perdu 2 fois plus.

Vous aviez 2 fois moins de chances de gagner.

Quoi ?

Par contre, si vous aviez gagné, vous auriez gagné 2 fois plus.

La plus grande probabilité de gagner,

c'est pas jouer plus sur une grille, c'est de jouer plus de grilles.

Si tu sais si bien, comment tu les trouves, les 3 000 F ?

S'il y a pas d'argent, Sabine, elle a qu'à écrire un chèque.

3 000 F... par 5 : 600 équations du second degré.

Par 15 : 200 paraboles. Par 30 : 100 dérivés.

Une bonne préparation pour le concours !

Même en augmentant mes tarifs

et en donnant des cours aux terminales,

si je voulais les trouver,

je devais passer à la vitesse supérieure.

On t'appelle Supersalope, dans ton village ?

Oui. Allô ? Je suis pas seul.

- Je te rappelle. - Qu'est-ce qui se passe ?

Sabine va trop vite. On comprend rien.

C'est vrai. On est pas des machines.

Il nous faut le temps de réfléchir.

Elle se croit au concours des Einstein européens.

Pourquoi ? Tu veux te présenter ? La sélection est loin d'être bouclée.

Reprends a-2... Non. Plus haut : a-2 facteur de...

Facteur de a au carré + a + 2 est égal à 0.

Delta est égal à b au carré - 4ac.

Donc ce qui fait : a - (4x2) = - 7. Il n'y a donc pas de solution.

- Allô ? Je voudrais parler à Jiri. - Quoi ? C'est moi.

Ah ! Pardon, je vous réveille. Excusez-moi.

Quelle heure est-il ?

Ben... 10 h 30, quand même. Mais je rappellerai.

Qui est à l'appareil ?

Sabine. Je sais pas si vous vous rappelez de moi.

Ma petite voleuse ! Tu es où ?

Tu veux passer ?

- Passe-moi ta Mob. - Attends. Tu déconnes ?

- Je vais chez ma mère. - T'iras à pied.

File-moi les clés. J'en ai besoin tout de suite.

- Tu vas me sortir un flingue aussi ? - Pas besoin.

J'ai qu'à prévenir le prof de physique pour ton exo.

J'ai encore ton brouillon.

T'es dégueulasse.

Alors, passez-moi un responsable !

Vous me baladez d'un service à un autre !

Oui.

Mais ça fait une demi-heure, une demi-heure que j'attends.

Qu'est-ce que je fais ? Je reste dans le noir ?

Il faut envoyer quelqu'un tout de suite.

Oui, c'est urgent. Tout a sauté.

Non. Je ne peux pas attendre. Je vais pas rester sans électricité.

Dans l'immeuble, sûrement. Et dans le quartier, peut-être.

Ah ! Merci. Merci, vraiment.

Pour l'électricité, en tout cas, c'est bien comme chez nous.

Je suis content que tu aies appelé.

Bonjour.

Et ça, c'est une coutume cosaque ?

Une joue sur deux, un jour sur deux ?

C'est en me rasant que tout a sauté.

Ils veulent pas se déplacer. Je peux même pas t'offrir un café.

Je vais les rappeler.

Bon. Il est où, ton compteur ?

Ben, le voilà, ce compteur.

- T'as du fil de plomb ? - Euh... je sais pas.

Allez, fais voir ton rasoir.

On doit sûrement lui changer son fusible.

D'où ça sort, ça ?

"Made in Czechoslovakia."

On pourra pas le réparer. Il est bon pour la poubelle.

"Poubelle" ? Rends-moi ça tout de suite.

Jeter, changer, acheter... c'est le triangle du commerce.

La réalité est décidément indécente.

C'est partout pareil, non ?

En tout cas, tu le rebranches pas.

J'avais pensé que tu m'en voudrais.

J'ai été si avide.

Mais tout a été si vite.

- Ça m'était pas arrivé. - À moi non plus.

J'ai pas pu fixer ton image.

Qu'as-tu fait à tes cheveux ? Tu es encore plus belle.

Tu peux pas savoir.

Tu es trop jeune pour te voir comme tu es.

C'est 3 000 F !

Le fusible est compris dans le prix.

On ne peut plus parler d'amour.

Au pays de Marivaux, toutes les filles seraient des putains ?

Pas toutes : moi.

Toi ? Une putain ?

J'ai pas l'habitude de payer. J'aime pas ça du tout.

Tant pis.

Écoute. Il s'est passé quelque chose entre nous, non ?

Allez. Reste avec moi, cet après-midi.

Tu crois que tout le monde vit comme toi ?

Qu'est-ce que tu veux faire avec ces 3 000 F ?

Rien n'est gratuit.

Il faut que je rende cette Mobylette.

Reviens me voir après.

Donne-moi un numéro de téléphone.

C'est moi qui t'appellerai.

OK. J'ai compris.

Si tu reviens pas d'ici demain, tu peux jeter mon numéro.

Trop tard. Je le connais par coeur.

Tu marches trop vite, là !

- C'est toi qui es encore endormi. - Pour ce qu'il y a à voir...

Ah ! Capital, d'être bien éveillé.

Dans une journée, il y a que 24 heures.

Si tu rates le début, tu peux pas comprendre la suite.

C'est comme à la télé.

Pourquoi je suis pas riche, avec une fille qui compte si bien ?

C'est bien ce que je dis : tu marches en rêvant tout haut.

N'empêche...

Si j'y repense, j'ai dû rater le début du truc,

parce que je comprends plus rien à la suite. Ça va trop vite.

Toute cette technique, ces ordinateurs, ce bazar !

Je suis descendu de l'ascenseur, quoi.

Pas toi. Mais à quoi ça te sert ?

Mais... à te convaincre qu'un coup de dés,

c'est pas un coup de baguette magique.

Ça peut pas te faire vivre.

Ça m'a pas trop mal réussi, jusqu'à présent.

Et puis, je sais faire que ça.

Tu savais faire bien d'autres choses.

Ça nous arrive jamais, de parler en tête à tête.

Oh ! Chaque fois qu'il y a une tuile.

Faut le reconnaître...

Aujourd'hui, c'est pas la même chose.

Je te parle, et tu réponds.

Ben, profites-en !

Et même, tu rigoles.

Ben, fallait s'y attendre.

Ils disent 6 h mais fallait être là à 5.

C'est la faute à pas de chance.

Allez. C'est pas grave.

De toute façon, je me demande si on est gagnant au bout du compte.

Il doit bien y avoir une solution pour avoir ces 3 000 F.

Tu vas être surprise. C'est plus comme avant.

300 km/h. Plus vite que les voitures !

Plus vite ?

Oh ben ! Faut déjà prendre un billet.

C'est là-bas.

Date de départ. Vas-y, tape.

Ben. Vas-y, toi. Tu sais bien que moi...

On aurait pu prendre des réservations.

Tu expliqueras au contrôleur.

Bon. Ben, tant pis.

Oh ! On était tous d'accord pour payer ce billet.

Tu vas voir oncle Roland. Il nous faut ces 3 000 F.

Viens avec moi.

- Arrête ! J'ai du boulot. - Et moi, le sale boulot ?

Tu veux me laisser là-dedans, seule ?

Prends ce billet. Moi, je file au bahut.

Mon père a une super technique pour les concours.

Non. Je déconne pas.

Tu dors 4 fois 1 heure et demie

et tu fais défiler une cassette avec le programme.

T'as qu'à venir dîner ce soir.

Non. Ce soir, elle me donne 2 heures de cours.

- Il en a réussi combien, comme ça ? - Plein.

Sabine, arrête de te miner. Tu veux qu'il se présente ?

Je t'assure. Tu vas l'écraser.

Mais je sais. Y a qu'à le soûler la veille pour l'éliminer.

Toi, il faut te mettre sous amphètes. Mais il faut en trouver.

Y en a dans l'ecstasy. Je lui en filerai.

Y a pas un contrôle antidopage pour les maths ?

- Ouais. Super ! - Et ma leçon ?

Jus d'orange ? Bière ? Vodka ? Je ne sais pas

ce que tu aimes.

Je connais pas les produits.

Réfléchis. D'accord ?

On va voir ce que tu sais faire.

Tu es la même et tu es différente.

Si douce.

Je ne vois plus les traces de la petite sauvage.

Petite fille.

Je sais pas ce qui m'arrive.

C'est comme ça, quand on s'abandonne.

- C'est la vie. - C'est pas ça.

J'ai pas l'habitude qu'on me parle comme toi.

J'ai pas l'habitude.

Tu n'as jamais eu d'amoureux ?

Mes copains, c'est comme si

ils étaient pas finis.

Finis ?

- T'es un adulte, toi. - Oui. Adulte.

Mais si tôt. On m'y a forcé.

Je pensais pas qu'un homme, ça pouvait être si bon,

si doux,

si fort,

si géométrique.

Ce serait quoi, la forme la plus proche ?

Celle du trapèze ?

Ah !

Plutôt d'un heptagone surmonté d'un cercle.

Alors ?

Satisfait ?

Sabine, arrête avec cette connerie de fric.

Non, mais dis donc, regarde-toi !

Tu crois que tu peux avoir une fille comme moi sans payer ?

OK.

Tu penses que tout a un prix ?

Tu vas avoir ce que tu mérites, ma petite sauvage.

C'était comme ça qu'il me voyait.

Curieux.

Je connaissais la donnée du problème : moi.

Je regardais sa solution dans la vitrine...

Je voyais pas comment il y arrivait.

Alors, je vaux pas plus ?

Elle te plaît pas ?

Dès que je l'ai vue, j'ai pensé à toi.

Tu veux pas qu'on trouve autre chose ?

Elle fait un peu tchèque, quand même.

Et ça ?

- On en trouve, chez vous ? - Bien sûr.

Bien sûr. D'ailleurs, ça a bouleversé la vie des gens.

Chez nous, la mer, c'est la seule chose qu'on aura jamais.

Laquelle tu veux ?

La rouge.

- Hello. - Bonjour, monsieur.

We want this one. The red one.

Tu es sûre que tu regrettes pas la robe ?

Tu regrettes pas l'argent ?

Tu es contente ?

Normal.

Je te rappelle. Salut.

Je veux qu'on me respecte.

Justement. Ça, c'est un asservissement.

C'est une atteinte contre la femme. Désolé.

Là, je suis d'accord.

Tout ce qu'on met pour séduire, c'est pire. Personne ne nous force.

Libérez-vous et puis voilà !

Mais ouais !

Allez-y ! Libérez-vous !

Allez les meufs, on y va ! On se libère !

Sabine !

On aurait pas dû recopier texto.

Tu sais, il faut se préparer pour ce concours.

T'as pas encore passé la sélection.

C'est pas dans la poche. Il faut travailler.

Je vais te donner des choses à découvrir.

On a parlé du corps des réels.

Ben, il y a aussi le corps des complexes.

La notion de corps est encore plus abstraite.

C'est une construction plus belle, purement mathématique.

Tu trouveras jamais ça dans la nature.

La géométrie dans l'espace demande de l'imagination.

Mais je suis sûre que ça t'amusera.

Je me demandais comment se traduisaient masculin et féminin.

Je veux bien admettre que ce sont 2 ensembles différents.

Mais alors, est-ce qu'ils sont disjoints

ou est-ce qu'ils ont une intersection ?

À moins qu'ils ne soient imbriqués.

Non. La situation est plus symétrique que ça.

Alors, leur intersection, ce serait quoi ?

Ce n'est quand même pas l'ensemble vide ? Non.

En fait, ce sont les points communs. Même si on est différents.

Je t'attendais à l'intérieur. C'est absurde.

Tu as passé une bonne journée, ma petite sauvage ?

C'est quoi, cet endroit fliqué ? Pourquoi on est pas chez toi ?

Parce que je dois voir un copain qui arrive de Prague.

Mais ne t'inquiète pas. J'ai ton cadeau.

Je te préviens. Ils laissent pas entrer les mineurs.

- Mineure ? - Qu'est-ce que ça change ?

- Pourquoi tu me l'as pas dit ? - T'avais qu'à me le demander.

Mais quoi ? Je suis la même. J'ai même un peu vieilli.

Mineure !

Je te dis que ça change rien.

Tu te rends pas compte.

C'est grave, très grave. Je risque des ennuis.

Déjà pour tes conneries de pourboire,

ils allaient me reconduire à la frontière.

Si le directeur du théâtre n'était pas intervenu...

Et moi qui le prenais pour un quelconque immigré.

...on se serait pas connus.

Là, je comprenais mieux.

Il avait tout son temps pour faire des rencontres.

Bon. Les paramètres ont changé.

La relation un flic avec une pute, ça fonctionnait.

Mais là, la figure était plus complexe.

Qu'est-ce que ça pouvait donner ?

Tu vas rester longtemps en France ?

Je sais pas. Ça dépendra du succès de la pièce.

- Alors, tu ne vis pas seule ? - Non.

Dommage. J'ai besoin de voir où vivent les gens que j'aime.

La vue de leur fenêtre,

ce qu'ils voient au réveil, où est leur téléphone.

On verra, on verra. Continue plutôt à me raconter.

Que te dire ?

Que ma vie est devenue vide comme ce verre ?

Y a vide et vide.

Pour ta vie, je sais pas,

mais ton verre, c'est pas un ensemble vide.

Ton verre est vide, bien sûr, mais il peut encore contenir de la vodka.

C'est simple.

Un ensemble vide, c'est un ensemble d'éléments

qui ont des propriétés incompatibles.

Par exemple, les merles blancs.

Ton verre... tu vois rien d'anormal ?

Pas un éclat, pas une fissure.

Il a pas l'air de fuir.

Un homme de 40 ans et une fille moitié moins vieille.

40 - 15 = 25. Oh ! 25, ça fait beaucoup.

Est-ce qu'il y a un facteur commun ?

40 sur 15, ça se simplifie par 5.

Ça donne un rapport de 8 sur 3.

Là, la différence n'est plus que de 5 ans.

ae au carré est égal

à a au carré plus oe au carré,

d'après le théorème de Pythagore.

On sait que oe, d'après l'énoncé est égal à a racine de 2 sur 2.

Ce qui fait que oe au carré est égal à petit a au carré sur 2...

est égal à 1 demi de ac.

Alors ?

Je sais pas. Je suis arrivée à une solution, mais...

Sabine à Bruxelles !

Y a un millier de candidats et ils en prennent 6 par pays.

6 ! C'est révoltant.

Si on est 150 000, ça fait une chance sur 25 000.

Tu te fais du mal.

Mais la prof va t'appuyer de tout son poids.

3 818 x 132 !

T'aimes plus les singes, maintenant ?

J'en ai marre, du zoo.

J'ai envie de voir les oiseaux voler.

Toi, Sabine, t'es toute drôle.

T'as un amoureux ?

J'ai deviné.

Qui c'est ?

Ahmed ?

Pierrot ?

Le cousin Michel ?

L'oncle Roland ?

Il est étranger.

Maintenant, je cherche la limite, quand y tend vers 2...

On va pas arriver au bout de l'exercice aujourd'hui.

C'est con que tu sois obligée de porter ce foulard.

T'as de beaux cheveux.

Je suis pas obligée.

C'est drôle que vous pensiez tous ça.

C'est moi qui le veux.

Ma famille, ils s'en foutent complètement.

Moi, je trouve que t'as vachement de courage.

À quoi ils jouent, eux ?

Au backgammon. Depuis le berceau.

On s'y remet ?

Ben, dès que t'as une démonstration béton, tu m'appelles.

C'est parti !

Et un, deux et trois.

Ils jouaient à 2 coups d'avance. Moi, j'anticipais à 4.

Pas là !

Résultat : même en les prenant tous les deux,

ils pouvaient pas gagner. Ils allaient pas se méfier.

Restait à les convaincre de jouer de l'argent.

Quitte ou double ?

Canon !

Elle se prend pour Samantha Fox.

J'ai une grande nouvelle. T'es sélectionnée !

Je suis dans les 6 ?

- Je suis vraiment fière. - Et c'est quand ?

Le 3, le 4, le 5 à Bruxelles. Là, t'as 1 chance sur 4 d'être prise.

C'est stimulant, non ?

Une année avec des jeunes de ta force, et même plus.

- Et maintenant ? - D'abord, travailler.

Sérieusement.

Puis il y a un formulaire à renvoyer.

Mais je t'expliquerai tout ça.

Un an à Bruxelles ?

Oui. Et pourquoi pas à New York, aussi ?

Écoute.

Je suis jamais partie nulle part et j'en suis pas morte.

Presque, justement.

Il y a le commandement de payer qui tombe, alors...

Hein ! Ça lui passera.

Encore heureux qu'il y ait mes copains.

T'es entourée de gens qui pensent qu'à te sucer le sang.

Ceux qui sucent mon sang, c'est toi et lui !

Dépêche-toi, écoute. Ça sèche.

Ouais. Ben, il faut que ce soit bon avant.

T'y connais rien !

J'y connais rien ! Ben, dis donc.

J'en ai fait, des murs, tu sais. Plus que toi, sûrement.

Mais moi, je suis métallo. Alors il faut pas charrier.

Allez. Mets-en encore, là. Non ?

Ils n'ont pas le droit de casser les murs pour passer les meubles.

- Tu comprends ? - Attention, ça bouge.

Tu comprends ? Comme ça, le frigo, il bouge pas de là.

Magne-toi, toi.

Eh ! C'est ce que je fais ! T'es marrant, toi.

Il sait pas ce qu'il fait.

- Tu peux prendre la commode ? - Je t'assure, j'ai plus la place.

Je prends la télé.

Si je prends la commode, tu me laisses le canapé.

Faut tout de suite porter les cartons qu'a préparés ta mère, chez Fred.

Y a plus qu'à attendre l'huissier.

C'est ça que t'as trouvé ? Encore tes combines ?

Tu les as, les 3 000 F, toi ? Non, alors !

Tout ça, c'est minable.

Prends-le de haut, ça changera rien.

Oh, je sais. Rien ne te fait jamais changer d'avis.

C'est ça, ta fierté ?

Et quand je pense à tout ce que j'ai fait pour vous !

Fini ! Vous aurez plus 1 F.

Puisque t'as tant d'idées quand tu veux, t'as plus besoin de moi.

Tu dis ça parce que t'as pas eu l'idée, c'est tout.

C'est quoi, ça ? On le jette ?

Oh ! Le pic-vert de Sabine.

Un travail d'orfèvre.

Ah oui.

Avec un peu d'huile, il rebattra des ailes.

Tu vois, Gabrielle ? C'était quand ta soeur avait ton âge.

C'était pour son anniversaire. T'étais pas née.

À cette époque-là, on se retrouvait et on bricolait pour les gamins.

Bernard faisait le guet.

Ça avait été un drame pour Sabine, quand il a été perdu, ce pic-vert.

- Qu'est-ce qu'on s'est mis ! - Prends-le, Gabrielle.

Heureusement, il y avait lui. Et lui, il était mon vecteur.

Ses petits cadeaux, ça suffisait.

Ce que je voulais, c'était passer le concours.

Qu'est-ce que c'était, pour lui, un voyage à Bruxelles ? Rien.

Mais s'il refusait ?

Oui. Pardon ?

Pardon, monsieur. Ils répètent toujours ?

Je veux dire... Jiri, il répète ?

Oui, oui. Ils sont dans la salle.

Pardon, madame...

Hé ! C'était lui.

Il vient de passer. Vous ne lui avez pas parlé ?

Oh ! Mais...

Elle est folle !

- Lâchez-moi, espèces de nains ! - Laissez, laissez !

Mais tu es ivre ?

Voilà. Je m'étais trompée.

Un homme pareil n'était pas pour moi.

Il pouvait bien me faire la morale. En fait, c'était lui, la putain.

Allez, sors de là ! T'es pas toute seule.

Ces boucles d'oreilles... il les avait eues comment ?

Elles faisaient toc.

Au fond, tout chez lui était toc.

Qu'est-ce qu'elle fait ?

Conclusion : tout tendait vers zéro. Plus question que je le revoie.

Sabine, cette fonction, j'arrive pas à la tracer.

J'ai déjà dit : pas de maths.

- Même pour 50 balles ? - Tu les as, les 50 balles ?

T'as qu'à leur demander. Ça les déscotchera

2 minutes ! - C'est ça, l'amour.

Sécotine ! Du miel dans ton chocolat ?

C'est ça que tu crois !

- Mais ça, c'est du loukoum ! - Mais qu'est-ce qui te prend ?

Laisse-moi te dire :

un mec qui paie pas, je l'aurais déjà largué.

Hé ! Où tu vas ? Rends-moi mes 50 balles, sinon...

Sinon, quoi ? T'as qu'à venir les chercher.

Elle disjoncte !

Elle a disjoncté !

Arrête de déconner ! Rends-lui son fric.

Lâche-moi !

Hé ! Allez, arrête !

- Lâche-moi ! - T'es folle ?

Connasse ! Tu le dépenses jamais avec nous.

Depuis la dernière fois, on a les boules.

On aurait pu fêter ton concours.

Elle est pingre, voilà !

Elle a pris la grosse tête.

Imaginez ce que vous voulez. J'en ai rien à foutre, du concours !

Alors, tire-toi. Tire-toi !

Félicitations, dis donc !

Vous pouvez tous baver de jalousie.

Mais c'est fini. J'irai pas à Bruxelles.

Bon. Ben, ciao ! C'est pas vrai, ça !

Cette douleur, je croyais l'avoir étouffée.

Mais sans cesse, elle me revenait ravivée.

Je pensais connaître le coefficient de la pente.

Il était faible, mais la pente était ascendante.

Et là, je m'apercevais que la pente s'était inversée.

L'angle d'inclinaison ne cessait de s'accuser.

La dérivée seconde devenait négative.

Alors quoi ? Je devais me laisser glisser ?

Un détournement de mineure.

Qu'est-ce que tu veux dire par là ? Il a essayé de t'enlever ?

Non. En fait, il a abusé de moi.

Il t'a blessée ?

Il t'a violée ?

- Tu es sûre qu'il a abusé de toi ? - Qu'est-ce que vous croyez ?

Que je suis là parce qu'un type m'a demandé du feu ?

Attention, jeune fille.

Une accusation d'abus sexuel est une histoire qui peut aller loin.

Tu as bien réfléchi ? C'est grave !

- Salut. - Bonjour.

Tu viens plus en cours. Alors, je suis venue.

J'arrive plus à dormir. J'arrive même plus à suivre.

- J'aurais besoin de ma leçon. - J'ai pas le temps. Désolée.

T'es allée chez moi ?

J'ai pas osé. Je savais pas si...

Pourquoi tu viens plus en cours ?

Je me demandais si t'étais pas malade ou...

- Tu vois que ça va. - Tu dois lui retéléphoner.

J'ai promis. C'est l'étranger.

Bon. Ben... je te laisse, alors.

Tu vas trouver que c'est con et je devrais pas te dire ça, mais...

c'est ton avenir que t'es en train de gâcher.

Quel avenir ? T'as vu la gueule de mon avenir ?

Allez, laisse ! J'ai besoin de personne.

Écoute. T'as été sélectionnée. C'est un don de Dieu.

Tu peux pas te dévier de ta route. T'as pas le droit de renoncer.

- Qu'est-ce que tu fais ? - Je fais comme toi.

T'es loin d'être comme moi. T'es pas si mauvaise.

Maman ! Maman !

Mon Dieu !

C'est ce concours !

On peut plus lui parler...

Ça m'étonne pas.

L'autre jour, elle m'est rentrée dedans sans s'excuser.

Mais j'y pense. T'aurais pas dû être à ton lycée ?

N'espérez pas qu'elle vous réponde. Elle répond pas.

Me demande pas des comptes. T'en as rien à foutre, de mes études.

Allez, cassez-vous, maintenant que vous avez répandu votre sale venin.

Merci.

C'est ton professeur de mathématiques.

Entrez.

D'habitude, il y a de quoi s'asseoir. Petit passage à vide.

C'est vide parce qu'on attend l'huissier.

À vrai dire, on leur devait que 3 000 F.

Mais on a pris nos précautions.

On a préféré tout enlever.

C'est pour ça que le concours, ça nous arrange pas vraiment.

Vous pouvez être fier de votre pouliche. Nous aussi, d'ailleurs.

Une des meilleures en maths de France...

- Bon. Allez, ça va. - Mais franchement,

3 jours à Bruxelles, je vois pas.

Pourquoi tu m'as pas dit ?

C'est ton lit ?

T'aurais jamais dû venir.

T'as tout gâché.

- Tu me dois des explications. - T'es pas mon prof !

On doit parler, après ce que tu as fait.

Pourquoi tu m'as pas dit la vraie raison, pour ces 3 000 F ?

Qu'est-ce qui t'en empêchait ?

Parce que dès ton premier regard sur moi, tu m'as vue mauvaise

et tu m'as prise pour une putain.

Alors, je demande ton pardon.

Je te regarde.

Je cherche d'où te vient cet orgueil.

Bon. T'as vu, tu peux partir.

Arrête !

Tu t'enfermes dans cette carapace, mais elle craque. Je te connais.

Sors de ma chambre ! Et de ma vie !

Je le ferai,

si c'est ce que tu veux vraiment.

Tu es aveugle, ou quoi ?

Même ça, c'est un aveu.

Si tu sors pas tout de suite, je crie.

Bon. Alors, c'est moi qui sors !

- J'ai menti. - Ah ! J'en étais sûr.

Mais c'est trop tard. Je t'avais prévenue.

C'est pas le Club Dorothée, ici.

Ta plainte est enregistrée.

Je veux pas qu'il ait des ennuis. Redonnez-moi la feuille.

Qu'est-ce que tu vas raconter ? Qu'on a fait pression sur toi ?

Non. C'est pas ça. J'ai agi sur un coup de tête et je regrette, voilà.

Ce sera au tribunal d'en juger au terme de l'enquête.

Puisque tu as menti,

tu seras convoquée pour dénonciation mensongère.

Arrête tout de suite, ou je te boucle, moi !

Aidez-moi !

Tu vas m'écouter, maintenant.

Tu peux te rétracter. C'est possible.

Seulement cette fois, tu risques des ennuis.

Tu seras accusée.

Oui, ma petite. Tu comparaîtras pour dénonciation mensongère

et tu auras une amende.

J'espère que tes parents sont solvables.

Mes parents, ils sont RMIstes.

Compte tenu de mon expérience,

tu auras à payer une amende d'au moins 4 000 F.

Le problème avec les jeux de hasard, c'est le hasard.

À 8 contre 1, je pouvais faire la culbute en une partie.

4 000 d'un coup !

Mais là, pas un seul 6, pas un seul double.

Victime de la loi des séries.

Je l'ai pas compris à temps.

C'est moi qui arrose. C'est pas contre vos principes ?

T'as plus un centime. Tu t'es battue avec panache.

Et pour vous, qu'est-ce que ce sera ?

Viens !

Je te fais honte ?

Dis pas ça. Je sais pas ce qui m'a pris.

Tu crois que tu peux faire n'importe quoi ?

Et après jouer la sainte nitouche ?

Personne ne m'a traité comme ça, et une conne ne va pas commencer !

Moi, une conne ?

Non. Mais tu t'es vu ?

Et t'aboies comme un chien.

Allez. Salut. J'ai horreur des cris,

des scènes et des alcooliques.

Réponds !

- Ça doit être ta vieille. - C'est une comédienne.

Tu sais qu'une comédienne, c'est fragile ?

Fragile. Ouais. C'est ça. Allez, ciao !

Elle t'attend pour jouer ta pièce nulle.

Même si tu as toutes les femmes que tu veux, ta pièce est nulle !

Quelles femmes ? Regarde-moi. Quelles femmes je veux ?

Celles que tu paies !

Et celles qui te paient.

Mais de qui tu parles ? De ma productrice, c'est ça ?

Mais qu'est-ce que tu t'es mis dans la tête ? Tu es cinglée.

Maintenant, tu m'en veux pour mes cadeaux.

Ou c'est moi que tu veux rendre cinglé ?

Quoi ? Mais tu dis n'importe quoi.

N'importe quoi !

Tes cadeaux, j'en veux plus.

Plus jamais !

T'as aucune idée de ce que t'as fait de moi.

Je suis... je suis devenue un monstre.

Faut que je te dise.

J'ai fait quelque chose d'horrible.

- Écoute-moi. - Sabine !

Je veux t'aider.

Laisse-toi aimer. Même si c'est difficile.

Je t'ai cherchée partout. Dans la ville, dans l'autobus...

J'ai attendu comme un prisonnier.

Pas un mot. Pas un coup de téléphone.

J'étais ébranlée par sa douleur.

Je la reconnaissais. C'était la mienne.

Je veux pas que tu disparaisses. Je veux plus.

J'ai voulu aller trop vite.

Comme un gosse qui tire sur une plante verte

pour la faire pousser plus vite.

J'aurais dû être patient,

attendre que tu m'aimes, toi qui n'as pas appris.

L'équation était simple tant qu'il était la seule inconnue.

Et voilà que je me surprenais moi-même.

Ça faisait 2 inconnues dans notre équation.

Est-ce qu'elle avait encore une solution ?

Il me dit : "Je t'aime",

et je le crus.

Je lui avouai que j'avais voulu qu'il disparaisse.

Mais je ne pus lui dire comment.

Laisse-moi te rendre heureuse.

Sabine...

Tu es là, près de moi.

Enfin.

Je veux te garder.

Je veux garder chaque partie de toi.

J'ai failli tout perdre.

- Tu es blessée ? - Demande pas.

T'inquiète pas. Je vais pas te brusquer.

Laisse-moi te voir encore.

Puis j'ai décidé de pas y aller. Je me suis même pas inscrite.

T'avais dit : plus de conneries de fric.

Tu vas t'inscrire. Tu vas le réussir.

Allez. Viens, on va fêter ça.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Tu veux pas ? Tu veux pas partager ta joie ?

C'est pas ça. J'ai un peu froid.

Si tu vas à Bruxelles, j'irai aussi.

Je propose la pièce au théâtre Varia.

Des théâtres, il y en a partout. Des textes aussi.

Des maths, tu peux en faire partout ?

Évidemment.

Ensemble, on peut faire des choses n'importe où.

Si vraiment on s'aime.

Qu'est-ce que tu trimballes là-dedans ?

Ces clés, garde-les. Tu viendras quand tu veux.

Et ça, c'est des vieilleries. Tu peux regarder.

Jusqu'à ce que tu lises le tchèque, je suis tranquille.

Mais ça, c'est pas du tchèque.

Laisse.

C'est une lettre d'amour !

Si on veut.

Tu sais, j'ai fait de la prison.

Et ça, c'est l'appel que ma femme a fait passer à l'Ouest.

À l'époque, c'était prendre des risques énormes.

Moi, j'aurais pas eu son courage.

Sans elle, je n'aurais pas survécu.

La prison,

c'est l'enfer sur Terre.

Qu'est-ce qu'elle fait, ta femme ?

Ce n'est plus ma femme, depuis longtemps.

Écrivain.

Toi de l'Ouest, moi de l'Est.

La misère, c'est notre maison.

Et 5, notre chiffre.

Notre facteur commun.

Ce soir, j'ai le mal du pays.

La Vltava...

Le son du piano qui s'échappe de la Bertramka,

l'odeur du koks.

Prague me manque.

"Le mal du pays."

C'est des mots terribles.

Beaux, aussi.

Mais je sais pas ce que c'est.

Si sa femme l'avait tiré de prison,

avec moi, il risquait bien d'y retourner.

Étape numéro 1 :

intercepter la convocation du tribunal.

Étape numéro 2 : l'amende.

Là aussi, il me reste une solution.

Étape numéro 3...

Où t'étais passée, toi ?

Entre !

Ça fait combien de temps que je t'ai pas vue ?

Il fallait renvoyer l'inscription pour le concours et je l'ai pas fait.

Tu veux plus le passer ?

Ou bien c'est tes parents qui font des problèmes ?

C'est trop tard ?

Mais non, petite sotte !

Je l'ai envoyé pour toi, le formulaire.

Je vais te donner l'accusé de réception.

Tu leur apporteras l'autorisation de tes parents... signée.

C'est le mobile de Calder ?

Oui. Mais c'est pas lui, c'est moi.

Tu connais ça, toi ?

Ben, j'en ai vu récemment. J'ai vu plein de choses.

Ah ! Voilà ! Tu étais dans les musées.

J'ai déconné, hein ?

Il a fallu que je foute tout en l'air et...

tout s'est emballé.

Je me suis mise dans la merde.

Y a pas que toi.

Si tu voyais les devoirs de tes petits camarades.

On n'a jamais parlé de topologie.

Tu vois ? Ça...

c'est le ruban de Möbius.

Il permet de joindre un point de la face interne

à un point de la face externe, sans changer de côté.

Mets ton doigt à l'intérieur

et suis la face interne du ruban.

Tu vois ? Tu es à l'intérieur,

tu continues... et hop, tu te retrouves à l'extérieur.

On revient au point de départ

en ayant l'illusion de changer de côté.

Bonjour, tonton Roland !

C'est quoi, ça ?

Qu'est-ce que tu fais avec ça ?

C'est quoi, tout ça ? Hein ?

- Tu peux rien me cacher ! - Qu'est-ce qui vous gêne ?

- La Mob ou les capotes ? - On est pas des imbéciles.

Y a pas 36 façons de gagner du fric.

Ah bon ? Y en a combien ?

Pas de traces de piqûres.

C'est qu'elle se prostitue.

Vous êtes vraiment trop nuls !

Si tu peux rien dire, on te boucle !

Finies, les mathématiques. Et ta mère est d'accord.

Quand je pense que tu nous as laissés comme ça,

avec rien, à cause de l'huissier. Et toi, tu te baladais à moto !

- C'est pour aller à Bruxelles ! - T'es pas près de la revoir !

Et ces clés ?

C'est chez qui ?

Un copain.

C'est qui ?

Il fallait la jouer subtile.

Ils étaient en formation serrée.

Il suffirait d'en atteindre un pour que l'édifice tombe.

Restait à trouver l'angle d'attaque.

Qu'est-ce que vous vous êtes imaginé ?

Des capotes, on nous en distribue plein, au lycée.

Puis les clés, j'ai oublié de les rendre.

Qui c'est, ce copain ?

Tu veux rien dire ?

Non ?

Réponds, ou tu le reverras plus.

Aussi, tu nous dis jamais rien.

Elle est en âge de travailler, et vous en avez besoin.

Ils pouvaient faire ce qu'ils voulaient. J'étais invincible.

Je me jetai dans les maths.

Depuis toujours, ça avait été mon refuge.

Et j'avais la joie de voir

que cette belle mécanique fonctionnait toujours à merveille.

Je devais réussir ce concours.

Y a des théâtres partout,

et l'exil, ça résoudrait les problèmes avec la justice.

- C'est compliqué, Sabine ? - Très.

Il faut que j'y arrive.

À midi, tu rentres.

Finalement, t'as raté ta vocation.

T'aurais été un bon flic.

Je peux voir ?

Faut que je surveille. Mes parents regardent plus le courrier.

Pour eux, lettre égale emmerdements.

Pourquoi ce long silence ?

Tu viens ?

Tu me manques.

J'aimerais que tu sois là. Y a encore ton odeur dans les draps.

Faut que je te dise quelque chose de grave.

Il t'est arrivé quelque chose ? Un accident ?

Non. C'est pas ça.

- Tu as rencontré quelqu'un ? - Non. Tu sais qu'il n'y a que toi.

- Je te parle toujours dans ma tête. - Qu'est-ce que je te réponds ?

Que j'ai envie de te caresser ? Que j'ai envie de te mordre le cou ?

De te prendre tes petites oreilles.

Qu'est-ce que tu portes ? Ton petit caraco rose ?

Et puis ta chemise impossible à ouvrir ?

Tu as retrouvé les boutons ?

Mon amour, mon petit chat !

- J'ai envie de me couler en toi. - Ça va couper !

Putain ! Font chier avec leurs vacances.

Moi, je refuse que mes parents m'en payent.

Londres, c'est pollué. Nous, on part à la montagne avec Jérémie.

La montagne ! Comment elle se la pète, elle !

Elle va passer son temps en boîte.

Rideau de fer !

Regarde, Thomas.

Cet instrument, c'est toi qui vas le manier.

Comme ça.

Dis donc, Max, tu as de vilains cernes.

Tu bois trop de vodka ?

Regardez ! Thomas !

L'image, tu ne la vois pas.

C'est Max

qui la voit. Que dit le texte ?

- À partir de la foule ? - Oui.

"J'ai pour habitude, voyez-vous,

"de donner, même au pire des criminels,

"sa chance de se repentir jusqu'à la dernière minute.

"Je peux vous donner ma parole

"d'abandonner définitivement le métier."

Non ! Assis !

Assis ! C'est difficile de fouiller un homme assis.

Ils vont te soulever avec la chaise. Maintenant, la vérité.

Alors...

Quand tu te regardes, songeur,

la vérité va s'approcher dans la réflexion

et venir s'appuyer sur toi.

Elle va te narguer,

peut-être risquer un geste précis et délicat

que je ne me risquerai pas à faire.

Je la vois dans le reflet, là ?

À peine. Tu vas voir passer quelque chose de rouge.

Toi, tu la vois.

Sabine.

Je suis venue te parler mais je peux pas rester.

Si seulement tu m'avais prévenu.

Tu veux assister à un bout de répétition ?

On se dépêche, tu veux ?

"Il me faudrait donc un homme qui jouisse de la confiance absolue

"et de la considération de ces gens.

"- Vous voyez à quoi je pense ?" "- Nous avons peu..."

Je voyais pas du tout ça comme ça.

S'il y avait qu'une lecture, y aurait pas besoin de moi, ni d'eux.

"...ne nous laissons acheter. Moi, je préfère la corde."

"Vous ne trouvez pas qu'il y a une certaine différence

"entre le pot-de-vin qu'un défenseur de la loi

"accepte des mains d'un criminel

"et la possibilité de se repentir,

"qu'un criminel reçoit de cet homme ?"

"Une trahison reste une trahison."

C'est Sabine.

Ah ! Sabine.

Petr. Notre merveilleuse Pètra.

- Bonsoir. - Et lui, c'est Jan.

Viens là !

On pouvait pas te faire confiance.

Tiens. Tu connais ce mot-là, toi.

Non. Laisse. Toi, tu m'échapperas pas.

Tu crois que tu ressembles à ces gosses avec qui t'étais ?

Tu leur ressembles pas. Ils te méprisent, ça saute aux yeux.

Tu crois que t'es pas comme nous, peut-être ?

Viens. Je vais te montrer quelque chose.

Tiens, regarde ça. Laisse-moi faire ! Regarde !

Regarde là ! Tiens.

Regarde ça.

Regarde comme elle était belle, ta mère.

Eh bien, tu seras pas différente.

Bon.

Vous allez signer ce papier. J'en ai besoin pour mon concours.

Tu reparles de ça ! Il en est pas question.

J'ai horreur des faux ! Alors vous allez signer ce papier !

Et vous allez me foutre la paix, parce que moi aussi, je vous tiens.

Ben oui. Le fisc, les Assedic,

la Sécu... y a pas de raison que je me taise plus longtemps.

- Tu ferais ça ? - Signe !

J'avais réussi à aller à Bruxelles avec lui.

Comme ça, j'avais la situation bien en main.

Tant qu'il était avec moi,

il ne risquait pas de croiser le facteur.

On y sera à temps. Ne t'inquiète pas.

Je te dépose et je reviens te chercher dans 3 jours.

Moi aussi,

j'ai un examen à passer. Une générale.

Les épreuves reprendront demain à 8 h.

Ça s'est bien passé ?

Pas la peine de te demander. Ton sourire parle de lui-même.

- J'ai trouvé un hôtel. - Tu dois vraiment repartir ?

Si on allait manger des coquillages ?

À la mer ?

Coquine ! Et le théâtre ?

On peut la décrire autrement, cette courbe.

C'est forcément une fonction.

Et une fonction, c'est plus précis que ton mot "grâce".

Ça ne résonne pas exactement pareil.

C'est peut-être plus précis, mais ça ne renseigne pas sur l'esthétique.

La beauté, pour toi, c'est une affaire de proportions ?

C'est beau quand c'est harmonieux.

La géométrie ne trahit jamais.

Tu parles de fonctions, je parle de grâce.

Comment on fait pour communiquer ?

On dessine !

On symbolise.

C'est pareil pour tout le monde.

Mais quand c'est pareil pour tout le monde, ça peut être dangereux.

Comment tu fais pour symboliser... la liberté ?

La joie de se voir ?

Par l'espace.

On est là. Mais si je fais ça...

on est là ! - Oui.

Mais non ! On est là.

Et si je fais ça...

deux, trois...

on est là !

Tout dépend du référentiel.

Hep ! Monsieur, ne marchez pas là, s'il vous plaît.

Vous piétinez son odalisque.

Justement le creux. S'il vous plaît.

Allez ! Circulez !

De toute façon, la mer va l'emporter. Allez, je m'en souviendrai.

Bon. Tant mieux. Il faut que je retourne au théâtre.

Allez !

- La mer nous cerne déjà. - Pas sûr.

Ma bulle venait d'éclater.

J'imaginais tous ses éclats devenant autant d'éclats de rire.

Je les entendais résonner dans ma tête.

Tu pouvais pas savoir.

Je fais faire ça aux terminales S. Et encore, quand j'ai le temps.

Il fallait penser à la décomposition en base 2.

C'est vicieux, comme problème.

Te laisse pas abattre. On se représentera l'année prochaine.

Vous vous foutez de moi ?

La base 2, on en a plus parlé depuis le cours préparatoire.

Ah ! Te voilà, toi, ma grande ! Tiens. Prends...

Ben ! Fais-moi un bisou, au moins.

Qu'est-ce qu'il y a, mon petit bijou ?

Ouais. T'en fais qu'à ta tête, hein ? T'y as été ?

Tu veux boire quelque chose ? Tiens.

Ça y est ? Il a touché le quinté dans l'ordre ?

Mais ton père t'a rien dit ? T'es pas au courant ?

- Quoi ? - T'as qu'à lui demander.

Explique-lui ! Explique à ta fille !

- Quoi ? - Ben, le...

Expliquer...? Ah oui !

Bon. Ben, ta Mobylette, j'en ai tiré 4 000 balles !

Plus d'huissier à craindre et 1 000 balles !

Sabine, tu m'as ramené du chocolat ?

C'est ça que t'attendais ?

Tu vois ?

Sabine ! Tu n'es pas à Bruxelles ?

J'ai raté mon concours.

Dominique ! Élargis !

Plus haut !

Ouais.

Tu passeras d'autres concours.

Les échecs, des fois, ça endurcit.

Appuie la perche, Stéphane.

C'est pas mal !

Ouais !

Intéressante, la réflexion, non ? Que penses-tu de ces lumières ?

Viens.

Mets-toi ici.

Remonte !

Remonte ! Il est plus haut, Tomakoff, il est plus grand.

Oui.

Oui.

Même si on l'avait pas étudié, comment ça a pu m'échapper ?

La base 2.

- Mais tu t'en fous ? - Non. Pas du tout.

Tu pourrais peut-être t'arrêter une minute, non ?

Bon. Si tout ça n'a pas d'importance pour toi...

J'ai autre chose à te dire.

Je t'écoute. Mais je dois rattraper mon retard.

Y a une plainte contre toi pour détournement de mineure.

C'est horrible.

J'ai rien pu empêcher. C'est mes parents.

En fait, c'est la voisine qui nous a vus ensemble.

Et pourtant, on a été prudents.

Elle t'a reconnu quand t'es venu à la maison.

Voilà. Ils ont déposé une plainte. Ils veulent pas la retirer.

Y a rien à faire.

- Mais c'est terrible, ça ! - Oui.

Écoute. J'ai réfléchi, j'en peux plus.

Je suis à bout. En plus, tu sais ce qu'ils viennent de faire ?

Ils ont vendu ta Mobylette.

Non.

Y a qu'une solution. Il faut partir.

Tu risques la prison.

Tu l'as dit toi-même, c'est l'enfer sur Terre.

Je veux pas que t'y retournes, pas à cause de moi.

Je t'aime trop.

Partir ?

Mais je ne peux pas partir comme ça,

à une semaine de la générale. C'est impossible !

Y a des choses plus graves que ta pièce !

Ou que mon concours.

Je suis sûre qu'il y a un moyen.

Des pièces, tu peux en faire ailleurs.

Allez, partons ensemble !

Partons.

Jan ! Je peux demander à Jan de reprendre les répétitions.

Il est où ? Demandons-lui.

Et puis partons tous les deux. Je suis prête.

Tu vas retirer ta plainte immédiatement.

Les flics ont interrogé tout le monde.

J'ai passé l'après-midi au commissariat.

J'arrive pas à savoir si tu es une salope

ou une petite emmerdeuse.

Va retirer ta plainte. Ils t'ont expliqué, les flics.

Va payer l'amende !

Et je ne veux plus jamais te voir.

Ne me laisse pas, Jiri !

C'est super que tu sois venue !

Entre ! C'est l'éclate !

Oh là là ! Là, je tiens plus. Tu me laisses toucher !

Toi, tu ferais mieux d'aller te branler.

Qu'est-ce que t'en sais ? Tu mates ton père ?

- Alors, ton concours ? Raconte ! - Ouais. Raconte.

Foiré ! Y a pas quelque chose à boire, ici ?

Sabine ! Je suis content que tu sois venue.

Vachement content ! Tu viens ?

Non. Pas maintenant.

- Salut. - Salut.

Salut.

Tu fais femme, dans cette robe !

Tu nous as pas tellement habitués à ça.

Tu me files ton verre ?

Fais gaffe, c'est du whisky.

Je vais chercher un autre verre.

Tu ramènes une bouteille.

Ce que t'as changé, depuis le début de l'année !

Je saurais pas dire quoi, mais...

J'ai rencontré un type, mais c'est fini, maintenant.

Ça t'a secouée ?

Tu sais, moi, on m'a fait une peau d'oursin. Je rebondis vite.

Tu viendrais pas faire un tour avec moi ?

On étouffe, ici.

Ça va sembler bizarre mais je me sens bien là.

Je reste encore un peu.

Alors, quoi ?

La vie, ce serait comme le ruban de Möbius ?

On croit passer de l'autre côté, trouver l'issue,

et puis on se retrouverait au point de départ.

C'est pas possible.

Une issue, il doit y en avoir une.

Où est-ce qu'il faut signer ?

Ici, en bas.

Elle sera heureuse.

Tous les 10 du mois, vous aurez de ses nouvelles.

Tu es toujours prête ?

Je les connais.

Ils t'ont fait payer ?

J'ai fait ce qu'il fallait.

Il m'a pris la main.

On s'en est allés.

Je ne regrette que ma soeur.

Adaptation : Frédéric Winter pour Eclair Group

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