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Ce film s'inspire de faits r�els.
Certains personnages, noms et faits
Ont �t� modifi�s dans un int�r�t dramatique.
Demande permission d'entrer dans l'espace a�rien am�ricain.
J'ai d�j� d� quitter une maison en pleine nuit � cause d'un homme.
Mais c'est la premi�re fois
que je dois quitter
un pays.
Plus rien � craindre.
LIEU INCONNU 1993
J'avais d�j� fait ce voyage.
Des douzaines de roses blanches
m'attendaient toujours dans ma suite.
Mais les hommes, � la porte,
n'�taient pas en uniforme.
Ils �taient en Armani.
Virginia...
vous allez rencontrer des agents du minist�re de la Justice.
Ils vous informeront de la proc�dure � suivre, d�sormais.
Quelqu'un pourrait m'apporter de l'aspirine ?
Ma t�te va exploser.
Madame, pour votre s�curit�, ne sortez pas d'ici
et ne communiquez avec personne.
Deux de mes hommes montent la garde.
C'est compris ?
Vous pouvez leur demander de l'aspirine ?
Les h�tels am�ricains ne donnent plus d'aspirine.
C'est consid�r� comme une drogue, ici.
�a aurait aussi fait rire Pablo.
Ensuite, il les aurait tous fait tuer.
ESCOBAR
HACIENDA N�POLES, COLOMBIE 1981
Allez, hombre !
Un cheval !
Foutu canasson.
Ave Mar�a...
pauvre b�te.
Faut l'achever, Patr�n.
Vas-y, Pelao.
Tu as vu la liste des invit�s ?
Beaucoup de belles femmes.
La Colombie est pleine de belles femmes, mi amor.
C'est une r�ception.
Actrices, reines de beaut�.
Et joueurs de foot, d�l�gu�s syndicaux...
Tu es bien plus belle, regarde.
Que les d�l�gu�s syndicaux ?
Regarde qui vient.
Je n'aime pas �a, Pablo.
On ne m�lange pas affaires et famille.
- On en a d�j� parl�. - Je sais.
Cette r�ception chamboule tout. Je r�glerai �a.
J'ai ton tireur.
Je lui parlerai, mais tu l'�loigneras.
Juan Pablo !
Si tu trouves cette pi�ce, garde-la.
Vas-y.
Nous sommes l� pour animer
cet �v�nement.
Bonjour, Patr�n.
J'ai un travail pour toi � Leticia, un dossier vieux de 7 ans
qui me lie au meurtre de 2 officiels. Fais-le dispara�tre.
En totalit�.
Fais le m�nage.
Au fait,
tu as des contacts, l�-bas, non ?
Bien s�r, Patr�n.
La femme de mon cousin travaille au tribunal.
Elle me fera entrer.
Papa !
Peu m'importe si tu dois descendre quelqu'un, ou autre.
Br�le le b�timent s'il le faut.
Mais d�barrasse-toi de ce dossier.
Tu as 30 000
pour les frais, le voyage, les munitions, la rumba, la totale.
Si tu es � sec, demande une rallonge � Salvador.
Il s'occupe de tout. Va.
Bien, Patr�n.
- Tu as trouv� la pi�ce ? - C'est que 5 pesos.
Que 5 pesos ?
Papa doit travailler dur pour gagner de l'argent.
Rends-les-moi.
"Que 5 pesos."
C'est cette hacienda, en bas ?
Nous la survolons depuis un moment, mon amour.
Passez-moi le Patr�n.
On nous kidnappe !
Tout va bien, Virginia.
Du calme.
�a ne va pas bien. Tu sais combien on vaut ?
On nous avait parl� de notre h�te.
Mais aucun de nous ne l'avait rencontr�.
Son nom est en t�te de liste des nouveaux riches.
Un groupe d'hommes jeunes
qui avaient gagn� une fortune
en tr�s peu de temps.
Bienvenue.
Oubliez les armes, c'est pour les animaux.
On a un petit zoo. Vous voulez le voir ?
Vous nous avez fait une peur bleue.
Dites � notre h�te de mieux accueillir ses invit�s.
D�s que je le verrai.
Arr�te-toi, Horacio.
Les voil�.
Mon Dieu !
Ils sont magnifiques.
Ils sont heureux, ici. Ils aiment la Colombie.
Parce qu'ils ne lisent pas les journaux.
Cette maison est gigantesque.
Je ne vois aucun domestique.
Les voil�.
Cette nouvelle �lite
a sa propre structure sociale.
Dans les couloirs... les soldats.
Des jeunes sans �ducation des bas-fonds.
Les guerriers de l'organisation.
Rien � voir avec les humbles serviteurs
dans les ranchs des riches habituels de mon pays.
Ils sont s�rs d'eux.
Ils se chargent de la s�curit�, des op�rations,
et...
savent appr�cier les femmes.
Virginia ! Je ne rate jamais votre show !
Vous �tes ravissante.
Gracias, se�ora. Vous �tes superbe.
Plus haut...
la cr�me.
Artistes, hommes d'affaires, joueurs de foot,
journalistes, mannequins.
Toujours � parfaite distance de notre h�te.
Couvre tes oreilles, Victor.
Il y a tant d'hommes s�duisants, ici.
Quelle belle robe !
Merci.
Tous ceux qui comptent sont ici.
Dios m�o, comment gagne-t-il autant d'argent ?
Voil� une question pour une journaliste.
Se�orita Vallejo,
c'est un honneur de vous avoir parmi nous.
Un admirateur vous d�die la prochaine chanson.
Seigneur...
o� vous cachiez-vous ?
Pablo vous demande.
Il nous rend fous. Venez.
Attends ici, ne tombe pas amoureux d'une paisa.
Et au sommet,
les rois de la montagne blanche.
Inconnus, pour l'instant.
Mais bient�t,
aucun Colombien n'ignorera qui ils sont.
Je l'ai trouv�e facilement, tous les hommes la regardaient.
Pablo ?
Pablo Escobar ?
Je vous laisse.
On m'a rapport� vos dol�ances. Toutes mes excuses.
Vous m'avez menti !
�videmment, bon Dieu !
Je ne voulais pas que vous partiez.
Vous �tes encore plus jolie en personne.
Je vais devoir licencier ma maquilleuse.
On parle beaucoup de vous, par l�.
On sp�cule sur votre pass�.
Ne les �coutez pas. Sauf s'ils sp�culent sur mon avenir.
Je connais mon pass�.
Vous f�tez quoi ?
La cr�ation d'une entreprise.
De quel genre ?
Philanthropique.
On construit des logements sociaux.
On ne vous a pas parl� de "Medell�n sans taudis" ?
On va construire 2 000 logements sur la d�charge.
J'ai eu le terrain � bas prix.
Et d'o� vient l'argent ?
C'est une interview ?
Je suis journaliste.
Alors venez voir.
Je vous emm�nerai. C'est bon pour le pays.
Pour le pays ou pour vous ?
Je ne fais pas partie du pays ?
Nous n'en �tions pas conscients,
mais ce soir-l�, nous f�tions
la naissance du Cartel de Medell�n,
et le couronnement de son roi, Pablo.
Les choses allaient changer � jamais.
En Colombie...
et dans ma vie.
C'est Don Pablo !
QUARTIER DE MORAVIA MEDELL�N
Inspirez par la bouche, vous vous y ferez vite.
Faites attention, les gens balancent parfois des cadavres.
Vous plaisantez ?
Don Pablo !
Pablito... ta maman va mieux ?
Pablito ! Don Pablo est l� !
Tout le monde s'appelle Pablo, ici ?
Tout le monde. En son honneur.
On est en train de finir les 600 premiers,
mais on veut en construire 2 000.
2 000.
Buenos d�as, M. Escobar.
Dites-nous ce qui a motiv�
cette merveilleuse initiative,
"Medell�n sans taudis".
C'est douloureux de voir
tant d'enfants affam�s,
abandonn�s par l'�tat.
Et...
leur construire ces logements
nous aide � b�tir le pays dont nous avons toujours r�v�.
J'aime la Colombie, et puisqu'on a la chance
de rendre � ce beau pays qui nous a tant donn�,
nous le faisons.
Je d�cide alors
que ce n'est pas l'origine de son argent qui m'int�resse...
mais ce qu'il en fait.
Par ici.
Virginia, quelle �l�gance !
Gracias, mi amor. Bonne soir�e.
Enchant�e.
Vous les connaissez ?
Vous riez comme dans votre show.
Vous �tes si d�tendue � la t�l�. Comment vous faites ?
J'y arriverais ?
Il y a des trucs.
Vous voulez mon job ?
Pas du tout.
Vous �tes mari�e ?
Pas par choix.
Il fait quoi ?
Il est chirurgien esth�tique.
Nous sommes s�par�s, mais il me refuse le divorce.
Pour vous emp�cher de vous remarier ?
Non, pour ne pas avoir � �pouser une de ses bimbos.
Eh bien, �a peut s'arranger.
Vous lui parleriez ?
�coutez.
Je n'aime pas...
sortir avec des femmes mari�es.
La prochaine fois, vous ne serez plus sa femme.
Je serai sa veuve ?
Virginia, pour qui vous me prenez ?
N'entrez pas !
L�chez-moi !
Tout le monde est pr�t ?
Virginia, ton avocat a appel�.
Ton ex a sign� les papiers.
L'antenne dans...
- Quoi ? - trois...
deux...
Pour c�l�brer ma nouvelle libert�,
Pablo m'emm�ne dans une �le paradisiaque
qu'il est seul � conna�tre.
Si on doit pleurer � cause d'un homme,
mieux vaut le faire en jet priv�
que dans un bus.
O� vas-tu ?
Ils nous attendent.
Qui ?
Je suis bien ?
Parfaite.
Comment va, Patr�n ?
Madame.
On fait un march�. Tes secrets contre les miens.
D'accord ?
Notre voyage est une excuse
pour assister � un congr�s de dealers.
Se�ores, Virginia Vallejo.
Enchant�.
- Vous �tes arriv�e quand ? - Aujourd'hui.
Pablo me pr�sente � ses associ�s du Cartel.
Il me brandit comme un troph�e.
Et je sais qu'ils sont aussi cens�s m'�valuer.
� eux seuls, ils forment une nouvelle classe sociale.
Les narco-millionnaires.
Et je suis la seule journaliste
accr�dit�e � leur premier sommet.
Je vais prendre un verre.
Ne t'�loigne pas, on ne peut pas se fier � eux.
Mon pire crime, jusque-l�,
�tait un stationnement en double file.
Mais, sinc�rement...
jamais je ne m'�tais sentie
plus en s�curit�.
Toutes nos priorit�s sont �tiquet�es de la m�me couleur.
Ce soir-l�, ils se partagent les �tats-Unis d'Am�rique.
La Floride pour le Cartel de Medell�n.
New York pour le Cartel de Cali.
Les ind�pendants s'associent � Pablo.
Ils savent que personne n'oserait
lui voler ne serait-ce qu'un gramme.
Le voir dans son habitat naturel
est...
addictif.
Gr�ce � ces hommes...
il va neiger de la coca�ne aux USA.
FLORIDE, USA 1982
Ch�ri, tu as vu �a ?
Les mecs !
Vous �tes malades ? Qu'est-ce qui vous prend ?
Remonte dans ta caisse, esp�ce de merdeux !
D�gage, connard !
Coinc�s dans un embouteillage.
Autoroute 75,
vers le sud, sortie de Temple.
Putain de merde...
Allez, allez, allez !
Nom de Dieu, vous �tes dingues ?
J'ai failli vous tuer !
On les appelle "les Saints",
parce qu'on leur doit
le miracle de la multiplication,
l�-bas.
Calculez.
Un kg vaut 7 000 $, ici, en Colombie.
Aux �tats-Unis,
ils la coupent, ajoutent du lactose
et en font 3 kg
qui valent 150 000 $, l�-bas.
Alors, miracle ou pas ?
Attention !
Putain !
Depuis la Maison-Blanche,
le Pr�sident et Mme Ronald Reagan.
Un message sur la drogue.
En d�pit de nos efforts,
la coca�ne envahit ill�galement ce pays
� un niveau alarmant.
Elle menace particuli�rement la jeunesse,
dont d�pend notre avenir.
Alors, ce soir...
de notre famille � la v�tre...
de notre foyer au v�tre...
merci d'�tre des n�tres.
L'Am�rique a tant accompli,
ces derni�res ann�es...
Bienvenue, agent Shepard.
Le Pr�sident appr�cie votre concours.
M. Velarde repr�sente le gouvernement colombien.
Enchant�.
Le Pr�sident s'inqui�te du dernier rapport.
La coca�ne d�passe la jet set,
elle touche la classe moyenne.
Vous comprenez.
Elle arrive sans contr�le.
Et � 80 % de Colombie.
Nous tentons de r�activer un vieux trait� bilat�ral.
Le Trait� d'Extradition.
Nous arr�terons les narcos et les remettrons � votre justice.
Ils ne craignent pas les juges colombiens.
Ils les corrompent, ou les ex�cutent.
Mais ils redoutent votre justice.
�a a une base l�gale ?
La coca�ne est produite dans mon pays,
mais consomm�e ici.
Le crime est commis aux �tats-Unis.
J'ai apport� un projet.
Le Pr�sident vous conna�t.
Il veut que vous supervisiez la proc�dure.
Il aura bient�t termin�.
Nous esp�rons agir dans les 24 h.
N'arrachez pas ce r�ve
du c�ur des enfants
en le rempla�ant par un cauchemar.
Il est temps
que l'Am�rique se l�ve
et redonne du r�ve.
On est quoi ? Des m�mes ?
On n'a pas de juges, ici ?
Une m�re ne fait pas punir ses enfants par les voisins.
Que disent les avocats ?
C'est constitutionnel ? On peut faire appel ?
On peut faire appel.
Faut le d�molir.
Ce trait� nous met tous en danger.
Chacun de vous, chacun de nous.
Faut le combattre par les institutions, de l'int�rieur.
Du Congr�s ?
C'est le seul moyen !
Faut tous les arroser,
conservateurs et lib�raux, ils aiment tous �a.
�coute, Pablo.
C'est mauvais d'�tre en vue.
Et ce qu'ils chercheront chez toi, ils le trouveront partout.
�coute-nous.
Je t'en prie. Ils s'en prendront � toi.
La politique...
est une chienne.
Non, hermano, c'est l'inverse.
Une fois s�nateur, on te respecte. Pourquoi ?
Parce que tu es l'un d'eux.
Vous savez combien �a co�te de se pr�senter
au Conseil d'�tat, en Colombie ?
10 millions de pesos.
Et pour �tre s�nateur, il doit falloir
entre 100 et 120 millions de pesos.
1 500 millions, plus ou moins, pour �tre Pr�sident de la R�publique.
Dites-moi qui peut s'offrir �a !
Un fils de fermier ?
Un ouvrier ? Non !
La politique est affaire d'argent, ici.
La d�mocratie aussi, et...
on est pleins aux as.
�a te fait rire, Garza ?
Tu devrais t'entendre, Pablito.
Tu parles d�j� comme un politicien.
Nous avons rendez-vous avec le candidat.
Ils sont arm�s ?
Bien s�r, c'est mes gardes du corps.
Navr�, ils ne peuvent pas entrer.
Attends, attends... �coute.
Ils apportent notre don � votre campagne.
S'ils n'entrent pas,
le don non plus.
Demande � ton candidat si c'est ce qu'il veut.
Laisse-les entrer.
Une minute.
Le Cartel mise sur les deux chevaux.
Pourquoi investir sur un seul candidat
quand on peut investir sur les deux ?
Comme �a, quel que soit le gagnant...
ils gagnent.
Le jour, l'avion des narcos transporte les candidats...
et vole vers les �tats-Unis, la nuit.
Que re�oivent-ils en �change ?
D�fendez la comp�tence de la Cour supr�me
� contester la constitutionnalit� du Trait� d'Extradition.
Ce sera bon pour nous tous, M. le candidat.
Ces messieurs veulent donner
25 millions de pesos � notre campagne,
ici, � Antioquia.
On appelait ces contributions des barons de la drogue
"hot money".
Pourquoi ?
C'est bon. Posez-la par terre.
On trouvera quelqu'un pour la ramasser.
Parce que �a br�le.
Jusqu'o� tu veux aller, Pablo ?
On se d�brouille.
On n'est pas assez riches ?
Mi amor, au Congr�s, je pourrai agir, aider les gens.
Ta famille d'abord.
Tu as de l'argent. Tu nous as. Il te faut quoi de plus ?
Du respect.
Du respect ?
Je veux du respect.
Je veux que mon fils soit fier de moi.
C'est si dur � comprendre ?
Il faudrait d�j� qu'on te voie. Tu n'es jamais l� !
Juan Pablo...
va dans le salon.
Y a rien, � la t�l� ?
Nom de Dieu, qui lui a achet� cette voiture ?
Victoria, mi amor... tu ne veux pas �tre Premi�re Dame ?
Je pr�f�rerais �tre la seule dame.
Bon sang, tu ne vas pas recommencer ?
Elle m'aide dans ma campagne.
Je veux aussi du respect. Comme toi.
- Je te respecte. - No, se�or.
Tu crois que le tien me suffit ?
Je te respecte.
Non, pas du tout.
Je le ferai. Que veux-tu que je fasse ?
Je le ferai. Quoi ?
Cette pute de la t�l�...
Romps avec elle.
Je te promets que c'est termin�.
Maintenant.
Maintenant !
D�s maintenant... b�b�.
Approche.
C'est promis, c'est promis.
C'est promis.
C'est fini.
S�...
fais-moi un de ces sourires, s� !
L'�l�gance est morte avec les blue-jeans.
Quel dommage !
La patrie doit �tre une m�re
g�n�reuse et fertile, partageant ses richesses �quitablement
entre ses enfants, mais en veillant sur les plus faibles !
Nous voulons une m�re patrie
qui d�fende ses enfants
contre les agressions �trang�res, sans h�sitation,
s�v�re, mais compr�hensive.
Vive les m�res de Colombie et notre m�re patrie !
Elles pleureront des larmes de sang lors de l'extradition
de leur premier fils ! Gracias !
Restons � Antioquia pour le r�sultat de l'�lection.
Le d�pouillement est pratiquement termin�.
Pour Alternativa Popular, movimiento de renovaci�n liberal,
Pablo Escobar Gaviria
a �t� �lu Repr�sentant
� la Chambre de Colombie.
CHAMBRE DES REPR�SENTANTS BOGOT�, 20 JUILLET 1982
Le s�nateur Escobar est refoul�
le jour o� il se pr�sente au Congr�s.
Pourquoi ?
Parce qu'il exporte 40 tonnes de coca�ne par an
aux �tats-Unis ?
Navr�, il faut une cravate pour entrer � la Chambre.
Tiens ! Tiens, Pablo !
Tel est mon pays.
Pourquoi tu fouilles dans ma valise ?
Tu n'y trouveras pas de photo de mon amant.
C'est quoi ?
Une surprise.
Une surprise pour toi.
Pablo, enl�ve cet argent de ma valise.
Ne me mets pas en danger !
Je n'ai rien � voir avec ton business !
C'est un cadeau,
pour que tu en profites.
Un cadeau.
Un cadeau pour moi ?
Mais c'est une fortune !
Je sais, mais ne t'en fais pas.
Le gouvernement am�ricain
ne s'int�resse qu'� l'argent qui sort.
Tu peux tout d�clarer en douane.
Mais c'est trop !
Je ne peux pas accepter. �a d�borde !
C'est �a, le probl�me.
Faut enlever les fringues.
Tu en ach�teras d'autres !
On d�gage tout, on d�gage tout.
Mais tu dois tout d�penser,
tu ne peux rien ramener.
Dios m�o !
J'ai attendu d'entendre �a toute ma vie !
Tu es divin !
NEW YORK, 7e AVENUE 1983
Les Colombiens n'allument pas leur t�l� pour me voir,
mais pour voir ce que je porte.
Pablo en est conscient,
et pourvoit � tous mes besoins.
�a s'appelle...
de la p�te de coca.
Les drogu�s pauvres la m�langent � de l'essence
et l'appellent "bazuco".
�a fait frire le cerveau.
Il n'y a rien de pire, compris ?
Quand tu la r�chauffes...
tu obtiens cette poudre blanche.
C'est la m�me saloperie.
On fait des affaires avec, OK ?
Mais on n'en consomme pas, ici.
Tu connais Nancy Reagan ?
C'est une dame tr�s importante,
et elle dit que si on t'en propose,
tu dis juste non.
Tu dois �couter cette dame.
Elle et ton papa.
Tu dis juste... non.
Compris ?
C'est bien, fils.
- Bonjour, madame. - 88.
Mlle Vallejo.
On se conna�t ?
Vous avez des projets ?
Je peux vous voir un moment ?
Vous n'�tes pas s�r de vous...
agent Shepard ?
Vous me laissez deux heures ?
J'ai vu votre interview de M. Escobar.
Comme des milliers de gens.
Vous pouvez me parler de lui ?
Quelle d�ception.
Ce n'est pas moi, c'est Pablo qui vous int�resse.
Je suis mari�.
Vous savez d'o� vient son argent ?
Que vous a dit votre ambassade ?
Rien de positif.
M. Escobar est un repr�sentant �lu du gouvernement.
Je ne crois pas que la DEA
ait autorit� en mati�re de politique colombienne.
Les drogues produites
dans votre pays
entrent dans le mien.
Et �a nous inqui�te.
Votre gouvernement ne s'inqui�te
que de l'argent qui sort.
Pas des drogues qui y entrent.
Vous n'avez pas ce probl�me avec la Mafia.
Ce qu'elle produit reste ici.
L'argent de la drogue s'envole.
Voil� ce qui vous inqui�te.
Qu'a-t-il dit ?
Pablo ?
Quand vous lui avez dit que vous veniez me voir ?
De laisser les �tats-Unis payer l'addition.
Vous �tes amants ?
Vous osez me demander �a ?
Demandez � vos amis de la CIA.
Je le ferai.
En toute franchise...
j'aurais accept� un verre.
M�me sans l'insigne.
O� est Pablo ?
Il a d� se rendre � Bogot�.
Le Congr�s est en session extraordinaire.
Ils veulent le r�voquer.
Ils ne peuvent pas.
Ce salaud de ministre de la Justice nous cherche.
Il est derri�re �a.
�a devient chaud, Virginia.
Tout le pays nous observe.
On est sous les projecteurs.
C'est une honte !
Ces hommes...
devenus riches du jour au lendemain...
ont souill� cette institution sacr�e
de leurs pratiques ill�gales.
Leur pr�sence dans cette Chambre
est une insulte � tous les Colombiens.
S�nateur Escobar.
Je suis s�r...
que vous avez d� vous battre
pour faire fortune...
et passer de quelques propri�t�s � Medell�n
� des avoirs
de plus de 2 milliards de dollars
en moins de 2 ans !
M. le Pr�sident,
mes chers coll�gues.
Apparemment...
L'honorable ministre de la Justice
ne croit pas qu'un homme du peuple puisse, par son travail...
monter dans l'�chelle sociale
ou se faire �lire.
Vous devriez vous interroger
sur votre pr�sence ici.
Vous ne croyez pas en la justice que vous repr�sentez.
En pr�f�rant celle d'un autre pays pour nos citoyens,
vous �tes indigne.
Vous devriez d�missionner.
Vous venez de mentir...
en sugg�rant que mon argent
est li� au trafic de drogue.
Je vous laisse 24 h
pour pr�senter des preuves
de vos accusations contre moi.
En fait, c'est � vous d'expliquer...
L'origine des fonds de votre campagne.
M. le Pr�sident.
J'apporterai
la preuve � cette Chambre...
des �normes sommes
que vous et certains de vos coll�gues
ont re�ues de certaines personnes.
Contrairement � vous. Des preuves concr�tes.
O�, quand et combien.
Des preuves.
Merci, M. le Pr�sident.
Apparemment...
le S�nateur Escobar a des informations d�taill�es
sur l'organisation du trafic de drogue.
Ce qui est surprenant, pour un homme aussi humble
et aussi travailleur que lui.
Pablo, d�missionne.
Pars, avant qu'ils te mettent dehors !
Je veux que mon fils me voie l�-bas, Victoria.
Et qu'il voie ce que le pays a vu aujourd'hui ?
Aujourd'hui...
Ces hommes qui ont applaudi et ri aujourd'hui
ont beaucoup � cacher.
Le Pr�sident soutient publiquement son ministre.
Parce qu'il a aussi beaucoup � cacher.
Tu vas faire quoi ? Accuser aussi le Pr�sident ?
Devant tout le pays ?
Pablo, tu es trafiquant de drogue !
Et ces salauds sont toujours pr�ts
� venir � mes f�tes,
empocher tout mon argent !
Les b�tards !
Tu avais promis que tout s'arrangerait.
Tout va bien.
Je suis enceinte.
Mi vida...
Je ne veux pas que notre b�b� souffre.
Il ne souffrira pas.
Promets-moi qu'il ne souffrira pas.
Promets-le-moi...
ou j'avorte.
Qui �tes-vous ?
Les fumiers.
Les salauds de fils de pute !
Je ne veux pas voir un journal.
Pas un seul.
Je paierai 500 pesos l'exemplaire. Compris ?
Fais passer le mot ! Au boulot !
D�merde-toi !
Les encul�s...
Calme-toi, Pablo.
Les b�tards...
El Espectador fait sa une
sur les p�ch�s de jeunesse de Pablo...
confirmant les accusations du ministre.
Vite ! D�p�chez-vous !
Son casier judiciaire mentionne
sa complicit� dans le meurtre
de deux policiers � Leticia.
Adieu, carri�re politique.
Tu ne me tues pas ?
Tue-moi de tes mains !
Le tireur qui devait effacer le pass� de Pablo
n'avait pas fait son travail.
Il avait tout d�pens� pour des femmes qui ne pleureraient pas sa mort.
Ta gueule !
Notre P�re qui es aux cieux...
Que Ton nom soit sanctifi�...
Aidez-le, p�d�s !
C'est un ministre si important
que j'ai trois plans contre lui.
Je suis pr�t � vous les expliquer.
Vous me direz lequel vous pr�f�rez.
Si vous pr�f�rez ne rien savoir...
j'agirai quand m�me.
C'est un ministre, Pablo. On ne tue pas un ministre.
Non ?
Qui dit �a ? Toi ?
Il est temps de tuer des gens,
pour qu'ils nous respectent.
Voil� le topo.
On met chacun 10 millions de pesos pour les frais.
Comme �a, on sera tous solidaires.
Tous innocents, ou tous coupables.
C'est simple.
On va cr�er une soci�t�
pour tuer un ministre ?
� Cali, on m�lange pas le sang
et les affaires. �a complique les choses.
Elles sont d�j� compliqu�es.
Vous ne l'avez pas remarqu�, � Cali ?
� la guerre, on ne gagne pas � moiti�.
Ni demi-gagnants,
ni demi-perdants.
Faut y aller � fond.
Si vous n'aimez pas le sang, ne venez pas m'insulter chez moi.
Il ne voulait pas t'insulter.
Et je ne voulais pas le menacer.
�coute.
Lara ne restera pas longtemps en place. Ils l'enverront
quelque part, comme ambassadeur.
L�, tu pourras le tuer.
J'ai �t� insult� par un ministre, pas un ambassadeur.
Vous voulez conna�tre mes plans ?
Ils sont d�cid�s ?
Ils croient l'�tre.
Tiens.
Qu'est-ce qu'on c�l�bre ?
Le fait que tout va changer.
Je veux que tu l'aies sur toi
en permanence.
Ouvre-le.
Tu plaisantes ?
Non, les choses vont devenir tr�s compliqu�es.
Tr�s.
Je n'ai pas besoin d'un flingue.
Pas moi.
Je veux que tu saches ce qui se passera quand ils viendront
s'en prendre � toi.
Ils d�chireront cette robe que tu portes,
de chez...
- Thierry Mugler. - Celle-l�.
Ils la baisseront
et te maintiendront au sol.
Des tas de soldats
te violeront � tour de r�le.
Ils les feront venir pour toi,
de la jungle,
en mal de femmes.
Ils te passeront dessus,
l'un apr�s l'autre,
jusqu'� mettre ton vagin en pi�ces,
et ils briseront...
des bouteilles.
Ils y fourreront ces �clats de verre,
des mixeurs, des s�che-cheveux, et...
ils les mettront en route en toi.
Et quand tu penseras t'�vanouir,
ils te r�veilleront � l'eau froide...
pour que tu accueilles le prochain groupe de soldats.
Ensuite,
ils te laisseront...
saigner � mort,
de l'int�rieur.
Je ne peux pas te faire de plus beau cadeau, mi amor.
Prends-le.
S'ils t'attaquent � trois,
tue le premier,
le plus proche.
S'ils sont quatre ou plus, alors...
Autant te suicider.
Je veux partir.
- Ne pleure pas. - Je veux partir.
Je te raccompagne.
�COLE DE MOTO DES SICARIOS RANCH DE SABANETA
Les sicarios.
Les narcos offrent aux gar�ons pauvres
l'�ducation que le gouvernement ne leur offre pas.
Ils acceptent de mourir,
s'ils peuvent l�guer 20 000 � leur m�re,
parce qu'ils savent que c'est plus qu'ils ne gagneront dans leur vie.
Pour �tre un bon sicario,
il ne faut pas seulement �tre pr�t � tuer.
Il faut �tre pr�t � mourir.
La moto ! La moto !
Approche-toi !
Plus pr�s !
Plus pr�s !
Mon Dieu, la Colombie
est pleine de g�nies comme vous.
Juan, Carlos Andr�s, gracias.
� pr�sent, allons � Carthag�ne des Indes,
pour l'une des plus grandes c�l�brations de Colombie.
Nous avons une d�p�che de derni�re minute...
selon laquelle...
Excusez-moi.
Le ministre de la Justice, Rodrigo Lara Bonilla,
a �t� assassin�
il y a quelques minutes, � Bogot�.
Lors d'une d�claration sp�ciale,
le Pr�sident Belisario Betancur
a qualifi� ce meurtre de crime contre l'humanit�...
Qu'est-ce qu'il y a ?
... et d�clar� le pays en �tat d'urgence.
De nouvelles informations
d�s que nous aurons des pr�cisions
sur cet �v�nement.
Le gouvernement s'attaque � la Mafia.
Le Pr�sident Betancur
promet d'activer le Trait� d'Extradition.
La corporation se d�localise.
O� ?
L� o� se trouve l'argent.
PANAM� 29 MAI 1984
Le Cartel propose de n�gocier avec le gouvernement,
qui envoie un ex-Pr�sident �couter les propositions de Pablo.
... qui contr�le � peu pr�s
80 % du trafic global.
Nous proposons de rapatrier nos capitaux � l'�tranger,
pour relancer l'�conomie nationale,
et rembourser la dette ext�rieure de notre pays,
actuellement estim�e � 12 milliards de dollars.
En �change,
nous demandons l'amnistie...
et la garantie qu'en aucune circonstance,
aucune circonstance...
nous ne serons extrad�s vers un autre pays
pour toute activit� illicite
qui aurait eu lieu jusqu'� ce jour.
Vous savez que la situation est tendue...
depuis ce meurtre.
Nous avons �t� navr�s de l'apprendre, monsieur.
Avant d'aller plus loin...
ni l'ex-Pr�sident Michelsen ni moi ne sommes ici.
Le Pr�sident n'a pas autoris�
cette rencontre.
Elle n'existe pas.
- C'est clair ? - Merci de le clarifier.
Exactement comme mes clients,
assis � cette table,
repr�sentent des tiers
plut�t qu'eux-m�mes.
L'extradition...
n'est pas n�gociable.
Nous ne pouvons rien garantir
sans l'accord de nos alli�s nord-am�ricains.
Ce sont des gringos.
Qui en a besoin ?
�a ne regarde que les Colombiens.
Sainte m�re...
R�voquez ce Trait� d'Extradition.
R�voquez-le.
Dites-le � ce Pr�sident que vous ne repr�sentez pas.
Quelle est l'autre option ?
La guerre.
Nous savons tous ce que �a signifie.
C'est le plus riche
qui gagne.
Et regardez-nous.
Qui est le plus riche, ici ?
Pablo n'a pas tenu parole.
Sa fille est n�e hors de Colombie.
Il tient les gens qui l'ont fait fuir pour responsables.
Le r�dacteur en chef du journal
qui a divulgu� son pass�
se fait tuer.
Il y a quelqu'un ?
Tu ne portes pas ton cadeau. O� est-il ?
J'aurais d� deviner...
en voyant tes hommes, en bas.
Mes hommes ne sont pas en bas.
Se�ora Vallejo.
Tellement d'agences te suivent
qu'on ne peut plus se garer.
J'ai l'habitude que les hommes me suivent.
Tu vois quelqu'un d'autre.
N'oublie pas que j'�coute tes conversations.
Vraiment ?
Alors tu as entendu les menaces.
Depuis que tu tues des ministres,
on m'appelle sans arr�t.
J'entends des tron�onneuses,
des marches fun�bres.
Le ministre l'avait cherch�.
Et ce qui va arriver � ce pays est la faute de l'�tat,
pas la mienne.
Les gringos veulent m'extrader,
apr�s Lara. Il faut annuler ce trait� � tout prix.
Nous qui courons le risque d'�tre extrad�s,
nous allons envoyer un message.
Au gouvernement, aux juges et aux journalistes.
�a va s'arranger.
Tu perds la raison.
Tu n'�coutes personne.
Tu crois pouvoir affronter tout le monde � toi seul.
Tu cours au suicide.
Tu vas m'accompagner.
Tu seras ma biographe,
tu te souviens ?
Celle qui racontera l'histoire.
� qui ?
Il ne restera personne pour l'entendre.
Oui, mais vous ne pouvez pas entrer.
Je suis navr�e,
je dois ob�ir aux ordres.
Attendez, attendez.
Emportez �a. Vous vous trompez de maison.
Juge... Carlos Alberto Alarc�n ?
C'est moi.
C'est bien pour vous.
De la part...
de don Pablo
Escobar Gaviria.
Qu'est-ce qui se passe ?
Mon Dieu, aidez-moi !
Pablo fait de la menace
une seconde nature.
Venez m'aider !
Mon Dieu !
Seulement 1 000 millions de pesos !
C'est vraiment des encul�s !
Non, voil� ce qu'on va faire.
Armer les bas-fonds. Au maximum.
2 000 flingues, je m'en fous.
M'appelez pas "Patr�n" !
M'appelez pas "Patr�n" !
Pour chaque flic mort, j'offre 2 000 $ !
Pour chaque sergent, j'offre
5 000 $ !
Pour chaque lieutenant,
10 000 $.
Pour chaque capitaine, 20 000 $.
Pour chaque major de l'arm�e, 50 000 $ !
Pour �tre pay�s, qu'ils m'apportent les insignes...
des hommes qu'ils ont tu�s.
On va te crever, salope !
On va taillader ta petite gueule !
On va te l'arracher, connasse !
On va vous d�figurer,
toi et toute ta famille.
La loi instaure vite des repr�sailles
dans les bas-fonds.
Dix ex�cutions pour chaque officier de police mort.
Ils voient dans chaque adolescent
un futur sicario.
Je ne vous le demande pas, je vous l'ordonne.
Et je vous laisse 24 h pour obtemp�rer
ou je tue votre m�re,
votre p�re, votre grand-m�re...
Bient�t, tous ces morts,
tu�s par Pablo ou ses ennemis,
me hanteront aussi.
Le gouvernement colombien
cr�e une unit� sp�ciale exclusivement pour mon compagnon.
Q.G. DU BLOC DE RECHERCHE MEDELL�N
Nous sommes 500, ici,
tous de Bogot�.
Concentr�s sur la capture de Pablo Escobar.
Nous ne pouvons engager personne localement.
Nous apportons m�me notre nourriture, de peur d'�tre empoisonn�s.
Pourquoi la DEA vous a impos� ici ?
Le Trait� d'Extradition ne fonctionne pas.
Vous ne nous les envoyez pas ? Nous venons les chercher.
G�nial.
Avec 3 r�cepteurs sur le terrain,
nous pouvons trianguler le signal
dans un rayon de 200 m.
Si un avant-poste
d�tecte une information pertinente,
�a active le protocole.
Ce bouton
envoie un signal sonore
qui informe l'officier que l'enregistrement est en cours.
Monsieur ! Escobar !
Dans le secteur 2, La Victoria.
Sur une ligne mobile.
La DEA a install� des syst�mes sophistiqu�s
pour rep�rer Pablo.
Escobar ! Il d�jeune � l'Eldorado.
Un t�l�phone public.
C'est � l'autre bout de la ville.
Escobar ! Il est dans l'ar�ne.
Il est partout � la fois ?
Ils n'avaient pas tenu compte
de l'astuce des paisas.
J'ai vu Pablo au coin de...
de l'avenue Bol�var.
�coutez.
Je l'ai vu hier,
sur Independencia.
Rien n'est �ternel, Virginia.
Nous avons ces nouveaux sponsors, et...
ils ont ordonn� des changements.
Et ta...
rempla�ante...
a les bonnes personnes derri�re elle.
Le probl�me, ce n'est pas qui elle baise.
C'est qui je baise.
N'inverse pas les choses.
Ta vie priv�e ne nous int�resse pas.
Ils t'ont ordonn� de me virer.
Personne ne m'a donn� d'ordre.
C'est...
une d�cision artistique.
Me remplacer par cette pute
est une d�cision artistique ?
Depuis quand ?
Dis-le.
Admets-le.
C'est � cause de lui.
Dis-le !
Peu nous importe...
comment...
monsieur ton amant gagne sa vie.
�a pourrait bien changer, esp�ce de fumier.
Ordure !
Et sois sur tes gardes.
Je dirai � Pablo de faire sauter ton immeuble
avec toi et ta famille � l'int�rieur !
Fils de pute.
Et ce sera aussi une d�cision artistique !
Oh, les hommes !
On ne vous a jamais dit d'appeler une femme avant de venir la voir ?
Rangez votre insigne.
J'accepte.
Bonne nouvelle ?
Excellente.
La t�l�, c'est comme les hommes.
Il faut parfois la quitter pour �tre appr�ci�e.
Et quels sont vos projets ?
J'ai une offre d'�mission en Floride.
Je pourrais accepter.
Une nouvelle vie.
Mais il me faudra un homme.
Toujours mari�,
agent Shepard ?
Attendez d'avoir fait l'amour � une Colombienne.
�a change tout.
Ne mettez pas ma vie en danger.
Pablo n'a pas besoin d'excuse pour tuer un agent de la DEA.
Il vous entra�nera dans sa chute.
Vous le savez...
n'est-ce pas ?
Vous avez �t� vir�e
par votre cha�ne.
Vous n'avez pas d'offre, personne ne voudra de vous.
Ni ici ni � Miami. Nulle part.
Vous �tes cram�e.
� vie.
Vous devrez faire autre chose.
N'importe quoi.
Et vous n'avez plus 20 ans.
Vos jambes ne sont plus ce qu'elles �taient.
Ni votre sourire.
Vous me proposez quoi ?
Aidez-nous.
En �change de quoi ?
Notre protection.
La protection, �a n'existe pas.
Pablo me trouvera,
o� que j'aille.
Vous croyez qu'il ne me fait pas peur ?
Que toutes...
les menaces, les morts,
l'odeur de chair br�l�e ne m'affectent pas ?
Aidez-nous � le trouver.
Vous savez...
la t�l� ne veut plus que des petites filles.
Ils se fichent de l'exp�rience d'une femme.
C'est ce que Pablo appr�cie en vous ?
Exactement.
Et ma loyaut�.
La note a �t� r�gl�e.
Restez l�.
Non, �coute-moi.
Il veut quoi, ce gringo ?
Ce que veulent tous les gringos. Me toucher.
Le salopard. Il est � Medell�n ?
- Tu me suis ? - Non, je ne te suis pas.
Et pourquoi pas ? Tu as quelque chose � cacher ?
Pablo, ne me suis plus et ne m'appelle plus, c'est clair ?
Tu me pourris la vie.
J'ai �t� renvoy�e � cause de toi !
On m'�vite comme la peste !
Personne ne m'approche !
�a n'a pas l'air de g�ner ce type.
Arr�te de parler de lui, et �coute !
Ne t'approche plus de moi !
Je t'en supplie !
L�che-moi !
Tu dis �a parce que tu es sur �coute.
Tu leur fais croire que c'est fini entre nous.
C'est fini entre nous !
Tu entends ? C'est fini !
Si quelqu'un �coute, qu'il enregistre !
Je n'ai rien � voir avec le tueur
psychopathe qui est en ligne !
�coute, je te rappellerai.
Cette pute est vraiment �nerv�e.
Tu aimes les oiseaux ?
S�... ils incarnent...
la libert�.
Les ma�tresses de Pablo.
Des adolescentes des quartiers pauvres,
fournies par leur famille
pour quelques milliers de pesos.
Pas facile de coucher
avec l'ennemi public de Colombie
et de garder le secret.
Je suis bien plac�e pour le savoir.
Il suffit qu'une d'elles parle
pour que le Bloc de Recherche le trouve.
Des h�licopt�res !
Des h�licopt�res !
Foutez le camp !
C'est pas vrai...
Nom de Dieu.
Foutez le camp !
Ils arrivent !
Cours, petit, cours !
Allez-vous-en, restez pas l� !
Il faut que je parle � Pablo.
Notre �quipe de Miami se rel�che.
Les routes s'effondrent,
et le Cartel de Cali r�cup�re tout le territoire !
On ne peut pas financer cette guerre
si les affaires s'arr�tent, OK ?
Non, esp�ce de fumier !
Ne les tue pas ! C'est notre lien avec lui !
Trouve Pablo, c'est tout !
C'est trop dur � comprendre ?
La mort de Monje signait la chute
de l'aile financi�re du Cartel.
La mort de Garza signait la chute de l'aile la plus dure.
Pablo perd ses hommes forts.
D�sormais...
il ne peut que fuir.
On demande la paix depuis des ann�es,
mais on a seulement eu droit
� la pers�cution officielle et syst�matique
de nos familles et organisations.
Je d�clare donc la guerre totale
au gouvernement et au syst�me politique.
S'ils m'obligent � fuir, ils devront fuir aussi !
Le terrorisme est la bombe atomique du pauvre !
On n'utilise plus le plomb.
Dor�navant, c'est la dynamite.
C'est compris ?
Et... qui nous prouve que vous �tes bien
Pablo Escobar Gaviria,
et pas quelqu'un qui se fait passer pour lui ?
C'est tr�s simple.
Je le prouverai en vous tuant ce soir, vous et votre famille,
et en dynamitant votre station de radio.
Vous croyez que �a suffira ?
Vous �tes c�l�bre, dans votre pays.
Pourquoi venir � Miami
pr�senter une �mission ?
Eh bien...
je n'ai plus rien � prouver en Colombie.
Mais...
Je crois que ce qui m'attire, c'est...
le d�fi.
L'excitation d'une nouvelle aventure.
Et il y a des hommes tr�s s�duisants dans cette partie du monde.
Quelle �tait votre derni�re �mission, en Colombie ?
A�ROPORT INTERNATIONAL DE MIAMI
Bonjour.
FBI.
On peut voir votre passeport ?
Vous transportez de l'argent ?
Mon ex ne m'utilise pas encore comme mule.
Que se passe-t-il ?
Ils viennent de fermer l'a�roport.
- Pourquoi ? - Je vous rappelle.
Un avion d'Avianca a explos� en vol.
Apr�s les premi�res bombes,
le peuple a demand� � l'�tat de faire vivre un enfer � Pablo.
Regarde-moi cette petite merveille.
Elle est jolie.
J'aime bien celle-l� aussi.
Laquelle tu veux, mi amor ?
Tu veux celle-l� ?
Au bout d'une douzaine de bombes,
le peuple supplie l'�tat
d'accorder � Pablo ce qu'il veut.
JOYEUX NO�L
Venez, venez !
Montez, Patr�n.
Pablo, monte vite !
AMBASSADE DES �TATS-UNIS BOGOT�
Newell...
J'avais un Newell, en terminale.
�a pourrait �tre lui ?
Pardon ?
Les victimes du vol Avianca.
107 personnes � bord.
Ils viennent de l'envoyer.
Robin Newell et Katherine Gilmore.
35 et 32 ans.
Mari�s.
Monsieur ?
Attendez !
M. L'ambassadeur.
Il y avait deux Am�ricains sur le vol Avianca.
�coutez.
La directive 12.333
autorise les op�rations arm�es � l'�tranger
pour prot�ger nos citoyens.
Merci, Sarah.
Agent Shepard.
Vous connaissez M. Velarde.
Charg� de n�gocier la reddition de Pablo Escobar.
Je vous pr�sente M. Castro,
le repr�sentant l�gal de M. Escobar.
Il a accept� de se rendre aux autorit�s.
En �change de quoi ?
En r�voquant le Trait� d'Extradition,
nos juges et magistrats ont donn� au monde
une le�on de souverainet�,
d'ind�pendance et de patriotisme.
PRISON LA CATEDRAL, MEDELL�N PR�SENTATION AUX M�DIAS
19 JUIN 1991
Pablo ajoute une derni�re condition
� sa reddition.
Il fournit la prison.
Elle est jolie,
pas vrai ?
Il c�de son terrain � la municipalit�
� travers un pr�te-nom,
pour qu'ils la construisent l�.
Bordel.
Tout le monde est l�, � part le Pr�sident.
Il a �t� retenu.
Probl�me d'agenda.
Sans l'�p�e de Damocl�s de l'extradition,
Pablo a besoin d'un endroit s�r pour r�organiser ses affaires.
Pour la paix en Colombie.
Et le gouvernement lui en fournit un.
Les routes de Conception et Norman Key sont rouvertes.
Celle de Fany tourne
� pr�s de 100 %.
Nous avons 250 avions en service,
et 30 Pipers, toujours immobilis�s � Santamarca.
Tu parles au num�ro 2 des autorit�s a�riennes ?
C'est un fr�re.
S'il se d�file, am�ne-le ici, je lui parlerai.
Bien, Patr�n.
Une demande pour tous ceux...
qui sont encore dehors.
Personne
ne bouge un gramme sans que je le sache.
Compris ?
Ils doivent payer...
les taxes... qu'ils me doivent.
20 %.
Ils ne seront pas d'accord.
Cali demande 5 %.
Tout le monde ira vers eux, tu le sais.
Comment tu le sais ? Tu leur as parl� ?
Je les connais pas.
Non, non, �coute.
Si tu pr�f�res ces tarlouzes de Cali,
va les voir et tente ta chance.
J'ai cr�� les routes.
J'ai annul� l'extradition � moi seul pour que vous puissiez bosser.
Alors, dis � tout le monde
que celui qui ne paie pas
en liquide, en nature ou en biens,
paiera de sa vie.
C'est clair ?
C'est bien compris ?
- Oui. - Oui, monsieur.
Quoi d'autre ?
Des joueurs de foot de la ligue
viennent jouer avec les trafiquants.
L'attaquant chevronn� Escobar
s'empare de la balle !
Quelle ma�trise !
Quelle agilit�, quelle �l�gance !
C'est pas vrai, mon fr�re !
Et le match ne se termine qu'� la victoire du Patr�n.
Voil� les assistantes sociales !
Roulez, roulez ! Allez...
Le dimanche est r�serv� � la famille.
Dans mes bras !
Mi amor...
Comment va ?
Pourquoi t'es pas � la maison avec nous, papa ?
Parce que je travaille ici...
princesa.
Ma princesse.
C'est mon ch�teau.
Tu vois ces tours ?
Elles sont � moi.
Je suis un roi. Un roi a des ch�teaux.
Et tu es une princesse parce que tu es ma fille.
Mais y a des gardes.
Bien s�r. Pour me prot�ger.
Maman dit que tu peux pas sortir.
Elle pleure tout le temps.
Comment �a, je peux pas sortir ?
Qui a dit �a ?
Maman.
Non, mi amor, non.
C'est mon ch�teau. Je vais...
et viens � ma guise.
Tu veux voir ?
Tu veux qu'on sorte manger...
une cr�me glac�e ?
O� est-ce que...
Ce grand parc, pr�s de l'�glise,
celui que tu aimes ?
Allons-y.
Tu as mang� quoi, ce midi ?
Une pot�e colombienne ?
Ne nous attendez pas.
Manuela et moi, on sort manger une glace.
Pablito a toujours le sens de l'humour.
- Bonjour, bonjour... - Patr�n.
Qui commande ce ch�teau ?
Qui est le boss, ici ?
Vous, Patr�n.
J'aime entendre �a. Ouvrez la porte.
Ouvrez la porte !
Ouvrez.
Le roi et sa princesse sortent manger une glace.
Quel parfum tu veux ?
- Fraise ! - Fraise !
La princesse a une fringale !
Si vous osez nous arr�ter, le roi vous coupera la t�te.
Ouvrez la porte.
Regarde !
Notre carrosse nous attend. Qu� bueno.
Envoie les cl�s.
Les cl�s, hombre.
Le roi veut les cl�s de voiture.
Envoie, envoie.
Pas un geste ! Arr�tez !
J'ai oubli� de te dire, ma princesse.
Je leur ai fait livrer
la meilleure glace...
la meilleure glace � la fraise...
du monde, pour toi.
Une glace � la fraise
faite avec de la vraie glace du p�le Nord,
sp�cialement pour ma fille.
Ma princesse, sp�cialement !
La meilleure du monde !
Pour toi.
C'est vrai ?
On t'a parl� des icebergs � la fraise du p�le Nord ?
Ils sont c�l�bres.
Non seulement les m�dias m'ont bannie...
mais mes contrats publicitaires sont annul�s,
ce qui me force � vendre ma maison
pour payer ma dette.
Attention avec �a.
Vous venez de pousser du pied
un objet d'art indon�sien hors de prix.
Ne vous servez pas de votre t�te.
Servez-vous de vos bras, �a suffira.
Je loue un appartement � El Nogal,
o� vit une ancienne Premi�re Dame.
Pourvu que ses gardes du corps veillent aussi sur moi.
�a va, les gar�ons ?
Bien, merci.
Et je peux oublier les menaces t�l�phoniques.
Il fonctionne, madame.
Je n'ai pas chang� de num�ro ?
Mais pas pour longtemps.
Juste ciel !
Bonjour.
Charmant h�tel !
Notre livre avance ?
Quel livre ?
Qui voudrait lire un livre sur toi ?
J'ai mes admirateurs.
Ils sont analphab�tes. Trop jeunes.
C'est vrai. Une de leurs qualit�s.
J'ai quitt� une r�union pour toi. Qu'est-ce que tu veux ?
J'ai besoin de savoir...
si je suis en s�curit�.
Comment je saurais ?
Personne ne l'est, dans ce pays.
Par rapport � toi...
je peux me sentir en s�curit� ?
Personne ne tue son biographe, ne crains rien.
D�tends-toi.
Quoi d'autre ?
Tu ne peux pas savoir
comme ma vie est devenue terrifiante.
Mon t�l�phone sonne sans arr�t.
Des menaces. Tous les jours.
Tu as une arm�e qui te prot�ge.
Mais qui me prot�ge ?
Moi ?
J'y peux rien.
Je veux que tu dises
� tout le monde qu'on n'est plus ensemble.
Tu me brises le c�ur.
Apr�s tout ce que j'ai fait pour toi.
Tu as fait quoi ?
Rien !
J'avais une carri�re, avant toi.
Ne l'oublie pas.
Et je suis la seule femme
� t'avoir aim�
sans rien attendre en retour.
Et �a inclut ta femme.
Ne te compare pas � ma femme.
Ne prononce m�me pas le nom de Victoria.
Elle �tait avec moi quand j'�tais sans le sou.
Tu m'aurais remarqu�, � l'�poque ?
Sans avions, ni voyages, ni shopping � New York ?
Tu m'aurais remarqu� ?
Non, dis-le-moi.
Je ne crois pas.
Je suis ruin�e, Pablo.
Ruin�e ! Ma carri�re est finie, par ta faute !
Personne ne m'engagera plus,
par ta faute !
Il faut que tu m'aides !
Tu as besoin de quoi ?
Dis-le-moi.
Tu as besoin de quoi ?
80 000 $.
Pour aller en Europe.
80 000 $ ?
C'est beaucoup d'argent.
Por favor...
80 000 $.
Je ne les ai pas.
Vraiment pas.
Et tu es ma biographe. Reste ici.
J'ai vu des choses, Pablo.
J'ai vu des choses.
Quand j'�tais avec toi.
Tu as vu quoi ?
Des choses qui impliquent des tas de gens !
Si je voulais parler !
Si tu quoi ?
Je m'attendais pas � �a de toi. Vraiment.
Por Dios, je ne le pensais pas !
Jamais je ne te trahirais.
Je suis juste d�sesp�r�e,
je ne sais plus ce que je dis !
Pardonne-moi.
Allons, fais-moi un c�lin.
Ne crains rien.
Ne crains rien, je prendrai soin de toi.
Je te prot�gerai,
tu auras une longue vie.
Tu veux savoir ?
J'ai de mauvaises nouvelles.
Personne ne t'approche
parce qu'ils ont peur que je les tue.
Alors, tu seras toute ta vie...
dans la merde.
Chienne.
Quel gamin !
C'est comme �a, Pablo.
�a devient dur, dehors.
Les affaires...
ne sont pas bonnes, vieux.
Non, pas bonnes.
Une question.
Rien qu'une question.
La route de Fany...
fait transiter...
dans les 10 kg par mois ?
Et vous me payez...
combien ?
50 000 ?
Oui, mais �coute.
La Fany a merd� deux fois, ce mois-ci.
On a perdu deux envois de 600 kg.
Il faut qu'on paie...
les propri�taires...
les avocats pour les pilotes.
S�,
mais le deal, c'�tait 250.
C'est moi qui vous ai fourni cette route.
�coute, mec.
250, c'est impossible.
Impossible, s�rieux.
Fais-nous confiance.
On est tes partenaires, esp�ce d'enfoir�.
Ensemble, depuis le d�but.
Parole !
Pas ensemble.
Je suis ici, et vous, dehors.
Oui, on le sait.
Pour qui tu nous prends ?
Mais... vous devez me payer la taxe.
Alors ?
Pas le choix.
Ou vous payez, ou je la double.
Faut qu'on en parle aux familles.
�coute, Pablo.
Le business a beaucoup chang�.
C'est plus du tout comme avant.
50 000 devraient suffire. Voil�.
"50 000 devraient suffire. Voil�."
Alors, vous venez...
vous asseoir devant moi,
avec cet or, et ces...
ces v�tements chic ?
Vous vous enrichissez, pendant que je croupis ici.
Vous flirtez avec les Cali ?
Et en plus, vous refusez de payer ?
Pablo ! Qu'est-ce qui te prend ?
C'est pas �a !
- � quoi tu joues ? - T'es dingue ?
Ne vous plaignez pas !
Vous �tes d�j� morts !
C'est qu'une formalit�.
Finis-les.
Pablo ! Me tue pas comme �a !
Fais pas ta fiotte !
Tire-moi une balle !
Vos familles pourront recoller les morceaux.
Remerciez-nous, fils de pute.
Tiens-lui le bras.
Les m�dias apprennent les meurtres de La Catedral,
et accusent l'�tat de complicit�.
Sa cr�dibilit� est enjeu.
Ils d�cident de transf�rer Pablo dans une prison militaire.
21 JUILLET 1992
Allez ! En avant !
La cl�ture de la prison �tait �lectrifi�e.
Mais le commutateur...
�tait dans la chambre de Pablo.
Nos gens se retournent contre nous.
Apparemment, ils se disent...
"S'il a fait �a � Santoro et Hermosilla,
"il va nous faire quoi ?"
Les encul�s...
Ces poules mouill�es filent � Cali.
Quoi ?
J'ai eu tort ?
Sans aucun doute.
Les ex-associ�s de Pablo
coop�rent avec le gouvernement
en �change d'un casier vierge.
PRISON D'ITAG�� MEDELL�N
Des douzaines de narcos pr�ts � le combattre
sont lib�r�s.
� l'a�roport.
Fais tes adieux, fils.
Ce n'est pas un pays.
C'est une fosse commune.
Qui �tes-vous, bordel ? Vous voulez quoi ?
Des ennemis de Pablo,
des membres de cartels rivaux
et des groupes paramilitaires,
alli�s aux forces de s�curit� du gouvernement,
avec l'appui de la DEA
et de la CIA,
forment la meute la plus mortelle
de tous les temps.
"Pour...
"avoir... travaill�...
"avec... Pablo
"Escobar."
Les corps de ses avocats,
de ses tueurs, comptables,
et leurs familles
sont dispers�s
dans tout Medell�n.
Tous ceux qui ont �t� ses proches
deviennent une cible.
Bonjour. Je peux vous aider ?
�a appartenait � une famille royale europ�enne.
Et ces boucles d'oreilles.
Faites-moi un bon prix, j'en aurai d'autres.
Laissez-moi voir.
Des merveilles.
N'ouvrez pas.
Vous le connaissez ?
Appelez la police.
Appelez la police ! Vite !
D�sol�.
Qu'est-ce que vous faites ?
D�sol�.
Laissez-moi entrer !
Laissez-moi entrer !
Je vais devenir une star.
Regarde.
Tu entends, Victoria ?
Manuela sera la star d'un spectacle de No�l.
Tu viendras me voir ?
Oui, je viendrai.
Maman m'a fait un costume � paillettes.
Tu seras s�rement tr�s belle.
Victoria, que pasa ?
Ne pleure pas.
Elle ne sera pas dans le spectacle.
Pourquoi ?
Les autres parents ont refus�.
Ils se sont r�unis.
Elle ne sait pas encore.
Pourquoi ?
Pourquoi ?
Ils ont peur que tes ennemis
fassent sauter l'�cole, voil�.
Ils sont terrifi�s.
Les fils de pute.
Putain, les cons.
Donne-moi ta main.
Emm�ne les enfants.
Prenez l'avion.
Quittez ce pays.
�a devient tr�s dangereux pour vous, ici.
Vous ne pouvez pas rester.
Quand vous serez partis...
je r�glerai tout �a.
Tu ne peux pas tenir parole, Pablo.
Tu avais promis que tout s'arrangerait,
que mes enfants auraient une vie normale.
C'est �a, une vie normale ?
Une femme te demande.
Son nom ?
Elle m'a engueul� quand j'ai demand�.
Elle dit qu'elle est connue.
Il doit faire sortir sa famille du pays.
Ils ne peuvent pas rester ici.
En Am�rique non plus. Ils doivent aller en Europe.
D�s que ce sera fait,
il se sentira libre de tout d�truire.
Ne les laissez pas partir.
Tant qu'ils seront ici, il devra les prot�ger.
Croyez-moi, ne les laissez pas partir.
C'est son point faible.
Sa famille, sa famille !
Rien d'autre ne compte.
Et vous l'avez constat�,
n'est-ce pas ?
Vous n'avez pas id�e.
On ne peut pas.
C'est le Procureur g�n�ral qui les exfiltre.
Ils ont fait un deal.
Apr�s �a, Pablo Escobar
se rendra.
Reniez votre parole.
Faites pression sur le Chancelier.
Ils atterrissent � Cologne
dans... deux heures.
Ne les laissez pas d�barquer.
Ils ont le droit d'aller en Allemagne.
Ramenez-les.
Sa famille est un app�t.
On a besoin d'eux en vie, au pays.
Isolez-les, et attendons.
Pablo essaiera de les joindre. D'accord ?
Le moment venu, on sera pr�ts.
A�ROPORT EL DORADO BOGOT�
La famille de Pablo Escobar
a �t� accueillie par les forces de s�curit�
� son arriv�e � Bogot�, ce matin,
apr�s avoir �t� refoul�e
d'Allemagne.
Sa femme et ses enfants
ont pass� la nuit � l'a�roport de Cologne
avant d'�tre rapatri�s sur un vol r�gulier.
Les encul�s ! Ils ont pris ma famille en otage.
Putain !
Les fils de pute !
... � la demande de la famille
� son arriv�e.
L'arm�e a �tabli un cordon
autour de l'appartement o� ils sont log�s.
L'op�ration a �t� men�e
par le bureau du Procureur et le Bloc de Recherche.
Juan Pablo, s'il te pla�t, �teins.
Il vous faut autre chose ?
- Merci beaucoup. - De rien.
2 D�CEMBRE 1993
J'aurais d� vous demander ce que vous vouliez.
Appel !
Victoria, tout le monde va bien ?
On nous a bien trait�s.
Ne t'en fais pas.
Sois prudent, d'accord ?
Comment ils vont ?
Comment vas-tu ? Comment va Manuela ?
Comment elle va ?
Elle va bien,
mi amor, elle va bien.
On pense � toi.
Pablo, tu nous manques tellement.
Quand vous vous d�placez, ils vous prot�gent ?
Ils vous s�questrent ?
Y a une arm�e, dehors.
Puppy Dog, vous recevez ?
Il est au t�l�phone.
Secteur La Am�rica, je r�p�te,
secteur La Am�rica.
On est en chemin.
Demande au Procureur g�n�ral de vous lib�rer.
Le Procureur g�n�ral.
Il n'y a que moi
qui veille sur ma famille, personne d'autre.
Quelqu'un �coute ?
2 minutes, Patr�n.
Je sais que vous �tes tous l�, � �couter.
Cach�s comme...
une bande de foutues tarlouzes.
Le colonel et ses connards,
et tous vos putains de b�tards de gringos,
et la CIA,
et ce fumier de la DEA.
Je vous ai d�j�
�pargn�, je ne recommencerai pas.
Compris ?
�coutez bien, bande de b�tards !
Je vais vous tuer,
vous, vos enfants, vos femmes,
et je garderai une balle
pour ton putain de cr�ne !
Et tu pisseras le sang � en crever !
T'as entendu, esp�ce d'encul� ?
N'appelez plus ici, monsieur.
Y a des flics partout.
Me dis pas ce que je dois faire !
On t'a rien demand�.
Veille sur Manuela.
Les encul�s...
Fils de pute !
Du calme.
B�tards...
Va voir.
Stand-by.
Le calme avant la temp�te
est toujours le meilleur moment.
Comme quand on attend
l'homme qu'on aime.
Ou qu'on s'appr�te
� ouvrir un cadeau.
Les p�cheurs, au large de la Colombie,
disent que le plus important,
c'est l'attente.
Sentir la brise sur son visage...
le sel sur ses l�vres.
Imaginer ce petit poisson � la con
qui s'approche de l'app�t.
Il a envie de mordre,
mais il h�site.
Mais si l'app�t est assez tentant,
le poisson finira par mordre.
M�me s'il sait qu'il cache un hame�on.
Il mordra.
Appel !
Papa ?
Comment va la plus belle
�toile du ciel ?
Maman dit que je ne serai pas dans le spectacle.
Maman se trompe, elle dit �a...
pour que ce soit une surprise.
Ne lui dis pas que j'ai dit �a.
J'ai un signal !
Quelque part
� Los Olivos, entre la 80e et la 90e.
Los Olivos, 80e et 90e.
Los Olivos, Los Olivos !
Et ta robe est pr�te ?
Elle est toute paillet�e, papa.
Merveilleux.
Merveilleux.
Tout va aller
beaucoup, beaucoup mieux...
maintenant, tu verras.
Tu verras...
Correction, 70e et 80e !
Tu viendras me voir ?
Je viendrai. Bien s�r.
Ils te laisseront ?
Eux ?
Oui... bien s�r que oui.
Tu sais pourquoi ?
Parce que tu es le roi ?
Oui, je suis le roi.
72e et 80e !
74e et 80e !
74e et 80e !
Sur ma gauche !
50 m !
Tourne !
Passe-moi Juan Pablo.
- Je l'ai vu ! - On le tient. Informez le Pr�sident.
Papa ?
Patr�n... 2 minutes.
Te voil� l'homme de la maison.
Veille sur ta m�re et Manuela.
Compris ?
Prends des notes, pour la presse.
- Vas-y. - �cris, �cris.
Le Procureur g�n�ral avait promis
de vous faire sortir du pays,
mais il a c�d� � la pression
de mes ennemis en Colombie et � l'�tranger.
Dis-leur qu'Escobar allait se rendre une fois sa famille en s�curit�,
mais ils n'ont pas tenu parole
et ils en assumeront les cons�quences.
Tout ce qui va arriver est leur faute.
R�p�te ce que j'ai dit.
Ce n'est pas ce que j'ai dit !
J'ai dit qu'ils sont responsables de tout,
et qu'ils doivent assumer les cons�quences.
- Compris ? - Oui, papa.
- Je vais raccrocher. - Dis � ce fils de pute...
Dis-le !
Apprends �a par c�ur !
� d�faut de t'aimer,
oblige les gens � te respecter.
Et s'ils ne te respectent pas,
oblige-les � te craindre !
Compris ?
Oblige-les � te craindre !
Tu as entendu ?
Quitte pas.
Papa ?
Vive la Colombie !
Vive la Colombie !
Vive la Colombie !
Vive la Colombie !
Derni�re minute.
Pablo Escobar Gaviria,
ex-chef du Cartel de Medell�n,
a �t� abattu
par des membres du Bloc de Recherche,
dans une zone r�sidentielle de Medell�n.
En plus d'Escobar,
la police a abattu
Carlos Mej�a Rosales...
alias Pelado.
Pr�te ?
Je vous attends dehors.
Vous l'aimez toujours ?
J'aime Pablo.
Je hais Escobar.
Vous t�moigneriez devant un juge f�d�ral ?
Il m'a demand� de raconter son histoire.
Il n'a pas sp�cifi� � qui.
ESCOBAR
Adaptation : Philippe Videcoq-Gag�
Sous-titrage : ECLAIR
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