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Je suis terriblement désolée. Tout est de ma faute.
Ce n'est rien de bien grave.
Vous êtes américain ?
Oui.
- Moi aussi. - A la bonne heure.
L'aile avant est très abîmée, monsieur.
Que se passe-t-il ?
M. Wadsworth n'y est pour rien.
Mon assurance fera le nécessaire.
Comment est-ce arrivé ?
J'ai été prise de vertiges
et j'ai perdu le contrôle du volant.
Cette jeune dame devrait voir un médecin.
Asseyez-vous.
Circulez !
Plus vite que ça.
Allez-y.
Ça va mieux ?
Oui.
- Vous êtes sûre ? - Oui, merci.
Il a été magnanime concernant les réparations,
mais indifférent à mes vertiges.
Je sais. J'ai tout vu.
Il est méfiant, le bougre.
Il t'a bien vue ?
Parfait. Les présentations sur le bateau seront inutiles.
Où est Harry ?
Il le suit.
Retourne attendre à l'hôtel.
Entendu.
Entrez, M. Wadsworth.
Bonjour, M. Monetta.
Les voici ! Les perles Koronoff.
Elles sont exquises.
Voici votre chèque de 100 000 livres.
Vous réalisez, j'espère, que vous possédez désormais
les quatre perles les plus belles et les mieux assorties du monde.
Vous réalisez, j'espère,
que vous possédez désormais l'équivalent de 500 000 dollars.
Qui sont ces hommes ?
Bien que votre assurance vous couvre jusqu'aux États-Unis,
notre société tient à vous offrir une protection d'élite
pour votre traversée en bateau jusqu'à New York.
Je vois.
Mais trois hommes ?
Vous jouez au bridge ?
Ça facilitera les choses.
Merci pour l'attention.
- Tu l'as suivi ? - Il a filé à l'hôtel.
A-t-il les perles sur lui ?
C'est certain. Des privés anglais l'escortent.
Je n'aime pas ça.
Pourquoi ?
On ne pourra pas tenter le coup avant New York.
Bonjour, Ed.
Docteur.
Vous connaissez Steve Arnold ?
Bonjour, Steve.
Que faites-vous à Londres ?
La même chose que vous.
J'ai l'oeil sur Wadsworth.
Qui ?
Ne faites pas l'idiot, Dexter.
Asseyons-nous, mes amis.
Écoutez bien.
On aura ces perles, quitte à envoyer Wadsworth six pieds sous terre.
Ce sera délicat de s'en approcher,
désormais, pour quiconque.
Sauf pour vous.
Le vol de bijoux n'a pas de secret pour vous.
Si quelqu'un s'empare des breloques, ce sera vous.
Nous voulons notre part du gâteau.
Nous ignorons de quoi vous parlez.
N'est-ce pas, Harry ?
En effet.
Ne soyez pas bête !
Steve est toujours nerveux quand on refuse d'entendre raison.
Ne vous inquiétez pas, Dexter va se ressaisir.
L'air marin lui remettra les idées en place.
Vous prenez le même bateau que Wadsworth.
Nous aussi.
Et nous ferons équipe, que ça vous plaise ou non.
Venez, Docteur.
A très bientôt, mes amis.
Ce sont des meurtriers en puissance.
Mieux vaut s'associer.
Pas question !
Je déteste les gros bras.
C'est l'entourloupe assurée.
Le voyage retour risque d'être déplaisant.
Nous n'embarquerons pas sur l'Aquitania.
Nous embarquons ce soir. Avertis Vivian.
Et s'ils dérobent les perles ?
Ça m'étonnerait.
Scotland Yard va être informé de manière anonyme, ce soir,
que le docteur Evans et Steve Arnold seront à bord de l'Aquitania
et qu'ils convoitent les perles.
C'est de la délation.
Quel vilain mot, Harry.
Nous ne faisons que nous protéger.
Va acheter les billets.
Vous cherchez votre ami ? Il est là.
Pardon ?
Vous êtes bien mieux sans vos culs de bouteille.
Que nous reproche-t-on ?
Rien pour l'instant.
Mais notre nouveau commissaire de police
désire vous rencontrer.
Pour vous donner de bons conseils.
Qui a mouchardé ?
Inutile de le dire. On le sait.
Tous des vendus, aujourd'hui.
Venez.
Vous auriez palpé gros, avec ces perles, pas vrai ?
Quelles perles ?
Vous ignoriez, je suppose, que ce monsieur là-bas
était sur le même bateau que vous ?
Elles valent 1 million de dollars, non ?
Une photo des perles ?
- Vous les avez sur vous ? - Oui.
On vous attend.
L'état veut y jeter un coup d'oeil.
Un coup d'oeil coûteux !
En effet. Je reviens, messieurs.
Nous avons raté M. Henderson.
Ils vont évaluer les bijoux. Vite.
Le coffret.
Je vais vérifier ces documents.
Encore une ?
A ma sortie, vous pourrez vous en donner à coeur joie.
Messieurs, vous obstruez le passage.
On veut sa photo après avoir payé les taxes.
Il sera moins souriant !
A sa place, j'aurais constamment la banane.
Tout est en règle.
C'est bon. Ouvre.
Chez Vivian, dans une demi-heure.
Nous pensons connaître l'auteur du vol.
La disparition de cet homme confirme nos soupçons.
La jeune femme, elle, est toujours en ville et sous surveillance.
Elle nous mènera à notre homme.
Nous n'aurons qu'à la suivre.
Nous discutions d'un moyen d'activer les choses.
Nous ne pouvons en dire plus, M. Wadsworth.
Je vois.
Très bien, messieurs.
Je ne vois toujours pas comment les coffrets ont été intervertis.
J'ai posé le manteau à côté de moi pour signer la déclaration.
Quelques secondes seulement.
Il n'avait pas besoin de plus.
De toute évidence.
Bonne journée.
M. Wadsworth.
Ross McBride est là ?
Envoyez-le-moi.
Joli cocktail.
On dirait une enseigne de barbier. C'est quoi ?
En voilà, des manières ! Ne soyez pas comme ça.
Je suis un pompier esseulé de passage.
J'aimerais qu'une bonne âme me serve de guide.
Soyez gentille, gardez-moi ça. Il y aura 200 dollars pour vous.
Salut, Danny.
Pardon ?
Qu'est-ce que tu mijotes ?
Comment ça ? Qui êtes-vous ?
C'est quoi ?
Tu n'en as jamais vu, c'est ça ?
Inspecteur.
Quelle perspicacité !
Attendez un peu !
Ferme-la !
Où est ton flingue, Ackerman ?
Ackerman ?
Très amusant. Vous devez confondre.
Je suis Sterling Mason...
M. Sterling Mason.
Actions, obligations et investissements, Chicago.
Je vais te dire qui tu es.
Danny Ackerman, un truand de Kansas City.
C'est le nom sous lequel tu as été emprisonné pour meurtre.
Alors que tu méritais la chaise électrique.
- Criez-le sur tous les toits. - Si ça me chante.
Tu t'es installé
chambre 804, hôtel Clarendon sous le nom de Williams.
Vous m'emmenez au poste ?
Non. On n'a rien contre toi.
Mais quitte cette ville au plus vite.
Retourne à l'hôtel Clarendon,
fais tes valises et mets les voiles, compris ?
Oui.
J'allais juste finir mon verre.
Dépêche-toi !
Oui, c'est M. Williams.
Bonjour, ma belle.
Merci de m'avoir aidé.
Non, je ne m'inquiétais pas du tout.
J'étais sûr que vous étiez réglo.
Il ne vaut mieux pas que vous passiez.
Moi, je peux venir.
Très bien.
Quelle adresse ?
Quel nom ?
Vous dites ?
Palmer ?
Palmer. Très bien.
Je serai là dans 20 minutes.
Au revoir.
- Même adresse ? - Oui.
Donne-moi 5 minutes.
Entrez.
C'est joli, ici.
Merci.
Je voulais revenir au bar, mais ce flic ne me lâchait pas.
Vous l'avez entendu donner mon adresse ?
Il l'a criée assez fort.
Votre argent est sur la table.
Encore merci, ma grande.
2000 dollars, c'est pas rien.
Vous pouviez partir avec.
Ça a pu m'effleurer.
Mais ?
Le portrait que le flic a dressé de vous
n'incite pas à vous arnaquer.
Ne croyez jamais un policier, ma belle.
Tenez.
Non, merci.
Pourquoi ? Vous croyez qu'ils sont faux ?
Que je les ai volés ? Vous vous trompez.
Je m'en suis débarrassé pour éviter qu'il ne me questionne.
Tenez.
Mettez ça dans vos bas, votre sac, votre planque habituelle.
Non, merci.
Comme vous voudrez.
Vous êtes un drôle d'oiseau.
Cigarette ?
Merci.
Permettez que je m'assoie ?
Je vous ai proposé de passer, pas de vous installer.
Ne soyez pas comme ça.
Vous vous appelez Palmer, donc ?
Ça vous convient ?
Bien sûr.
J'adore.
Dommage que je m'en aille.
J'ai plein d'idées sensass pour nous deux.
J'avais raison.
Vous étiez de mèche, tous les deux.
On a bien repéré ton petit manège au bar, Ackerman.
Vous voilà réunis.
Vous vous trompez.
Ah oui ?
Tu ne sais pas qui elle est ?
Ni qu'on recherche un ami à elle, un certain Dexter ?
Et tu n'es pas son messager, par hasard ?
C'est faux. Je n'avais jamais vu cette fille.
- Pas vrai ? - Si !
Taisez-vous ! Je vous embarque.
Un séjour à l'ombre vous déliera la langue.
Habillez-vous !
Vite, des serviettes !
La ferme !
Je t'ai épargné, mais ça me démange de m'en servir.
Très bien. Je ne vais pas gâcher une balle.
Il y a un placard ?
Ouvrez la porte.
Voilà.
Ça te mettra hors circuit quelque temps.
Faites vos valises. On s'en va.
Un coup de main ?
Celle-là est prête depuis des semaines.
- Les trucs là-dedans ? - Oui.
S'il vous plaît, faites attention !
Vous n'êtes pas très doué.
Personne ne s'est jamais plaint.
Il sent bon, ce parfum.
Allez, en route.
Allez-vous me dire enfin où nous allons ?
A l'aéroport de Newark.
Prendre un avion pour la côte ouest.
La côte ouest ?
Vous pouvez descendre à Indianapolis,
Pittsburgh ou Kansas City.
Ce Dexter, il vous attend où ?
De quoi parlez-vous ?
On nous suit.
Détendez-vous. On a de l'avance sur la police.
Je ne pensais pas à elle.
Sachez qu'avec moi, vous courez un danger.
Comment ça ?
Depuis 3 semaines, des hommes prêts à tout attendent que je sorte.
Ils me surveillent jour et nuit.
Pourquoi ?
Ils pensent qu'un ami à moi a fait un coup et veulent leur part.
Il ne s'appellerait pas Dexter ?
Je ne connais personne de ce nom.
Très bien, Palmer.
Pas besoin de me faire un dessin.
Quant aux malfrats dont vous parlez,
ne vous bilez pas.
Alors, on le prend, cet avion ?
D'accord.
Jusqu'où ?
Kansas City.
C'est parti !
Veuillez attacher votre ceinture.
Nous allons décoller.
Ça y est.
Détendez-vous.
Qu'y a-t-il ?
Deux hommes sont montés. J'en connais un.
Soyez maligne, souriez.
Voilà.
Vous êtes bien plus jolie quand vous souriez.
Ne vous en faites pas, Palmer.
Vous ne connaissez pas ces hommes.
Ils ne me connaissent pas.
Pittsburgh. 10 minutes d'arrêt.
On va se dégourdir les jambes ?
Cessez de faire cette tête.
On dirait l'épouse d'un décorateur d'intérieur.
- Mais ces hommes... - Sont dangereux, je sais.
C'est mon rayon.
Que diriez-vous d'une petite balade ?
C'est la pleine lune.
J'adore la pleine lune.
Je me demande bien qui est ce type avec elle.
Peu importe.
Sûrement un homme de main de Dexter.
On va s'occuper de lui.
J'ai une idée.
Quoi ?
Au lieu d'aller à Kansas City, on descend demain matin à St Louis.
Pourquoi ?
Encore qu'en cavale, St Louis vaut n'importe quelle autre ville.
Pour nous débarrasser de ces types.
Je vais au restaurant de l'aéroport,
vous dites au steward de décharger nos valises et on s'éclipse en taxi.
Ça me va.
J'aurais préféré la manière forte avec ces malfrats, mais soit.
Votre plan n'est pas si bête.
Vous avez de la jugeote, miss.
- On y retourne ? - Entendu.
Commandez le petit-déjeuner, je cherche le steward.
Ils nous ont suivis.
Jambon et oeufs pour moi, et un café.
Suis-le, je m'occupe de la fille.
On s'est mariés hier soir.
On a échappé au pire, mais nos amis
ont dû prévenir ceux de Kansas City
de nous réserver un accueil en fanfare.
Je vois. Vous ne voulez pas atterrir là-bas ?
Exactement.
Vous pouvez mettre nos bagages dans un taxi devant le restaurant ?
Entendu. Bonne chance.
- Alors ? - Il a tout avalé.
Ayez l'air d'une jeune mariée.
Vous connaissez St Louis ?
Oui.
On va se poser au Wilton.
Un hôtel dans un coin paumé de la ville.
Un hôtel ?
Bien sûr. Où voulez-vous aller ?
Et il faudra passer pour un couple.
Est-ce vraiment nécessaire ?
Je ne voudrais pas vous laisser seule.
Ne vous méprenez pas.
Je sais que je ne suis que votre sauf-conduit.
- Ils descendent ici. - Tu es sûr ?
Le steward a mis leurs bagages dans un taxi.
Un taxi nous attend.
Envoie un télégramme au Docteur. Dis-lui de venir à St Louis.
Prenez votre temps.
Vous enfournez la nourriture...
L'homme qui est entré vient de ressortir.
Profitons qu'ils sont séparés.
Vous savez utiliser votre jolie caboche.
L'addition !
- Un télégramme. - Bien, monsieur.
Ils filent.
Ils nous suivent.
N'y a-t-il pas moyen de les semer ?
Vous avez de bonnes idées, mais pas toujours.
Si on tâche de les fuir, ils sauront qu'ils sont repérés.
Jouons les andouilles.
Le moment venu, on se débarrassera d'eux en beauté.
Détendez-vous, petite.
Bonjour, messieurs.
Une chambre double.
Je signe.
Pas un étage trop élevé.
Je peux vous proposer la 208 au 2e, la 311 au 3e...
- Le 3e, ça ira. - Très bien.
Nos bagages suivront.
Je les ferai monter.
La 311 pour M. Kane et M. Reynolds.
Par ici, messieurs.
Vas-y, je te rejoins.
Ça te plaît, ma chérie ?
Beaucoup.
Merci, monsieur.
Montez-nous un petit-déjeuner.
Que désirez-vous ?
Que veux-tu, ma chérie ?
Juste du café.
C'est tout ?
Oui, mon chéri.
Un café.
Deux. Et une assiette de jambon et d'oeufs.
Entendu, monsieur.
Attendez.
Tu ne veux pas de toasts, ma douce ?
Non, mon chéri.
- Vous êtes marié ? - Non, monsieur.
- Vous avez de la chance. - Oui, monsieur.
Garçon !
Y a-t-il un salon de beauté dans l'hôtel ?
Il y en a un au bout de la rue.
Aucun salon ne peut vous rendre plus belle.
C'est très gentil à vous.
Mais on n'y va pas que pour s'y faire belle.
Qu'y fait-on ?
On vous lave et on vous sèche les cheveux.
C'est mon jour habituel.
J'y vais. Il y aura peu de clients à cette heure-ci.
Ce café ne me dit rien.
Attendez.
Annulez le petit-déjeuner de la 316.
On commandera plus tard.
Je vous accompagne.
Je ne risque rien en plein jour.
Je ne veux pas prendre de risques.
On m'appelle "Danny le garde du corps".
Vous devrez attendre ici.
O.K.
Si mon rendez-vous est annulé, je prendrai un massage aussi.
Je vais vite le savoir. Puis-je appeler ?
Mais bien sûr.
Un appel longue distance pour la Nouvelle-Orléans.
Euclide 1-7-4-2. En PCV.
J'appelle de Baker 0-9-8-7.
C'est cela.
Faites vite.
Vi, comment vas-tu ?
Ils t'ont suivie ?
Que se passe-t-il ?
Quoi ?
Je voyage avec un inspecteur.
Calme-toi. Il ignore que je le sais.
Je suis censée le prendre pour un caïd.
Leur petit numéro au Mirador était bien rôdé,
mais ils ont fait une erreur.
Je n'ai pas le temps.
L'idée était que je m'éprenne de lui et l'amène à toi.
Mais pourquoi as-tu joué le jeu ?
Pour me débarrasser d'Arnold et consorts.
Le flic sait que je ne ferai rien tant qu'ils me suivent.
Il va les faire cueillir.
Quand la voie sera libre, je m'éclipserai.
D'où appelles-tu ?
Un salon de beauté ?
Où est le flic ?
Le flic ?
Sois prudente, Vi.
Je ferai attention.
Je ne comprends toujours pas pourquoi je dois vous rejoindre.
Va à Shanghai avec Harry
et envoie-moi ma part une fois les perles vendues.
C'est mon dernier coup. Je suis sérieuse.
Nous allons à Kansas City.
Je te rappellerai dès que possible. Au revoir.
Ce lieu ne me plaisait pas.
Je ne vais pas n'importe où.
- Vous pouvez garder un secret ? - Oui.
Je suis un shampooineur hors pair.
Non, merci.
Allons-nous-en. Pourquoi attendre Vi ?
- Il faut l'attendre. - Pourquoi ?
Parce qu'elle a les perles.
Je les ai dissimulées sur elle avant de partir, à son insu.
Je ne saisis pas.
S'ils nous arrêtent, ils n'auront rien contre nous.
Ça y est, je comprends.
Mais attends.
Il n'y a peut-être pas qu'un flic qui la suit.
C'est juste.
J'aurais dû lui dire de planter le gus et de filer au Mexique.
Exactement.
Je vais essayer de rappeler ce salon de beauté à St Louis.
Ils ont dû noter le numéro.
Les appels longue distance.
Où les as-tu planquées ?
Je lui ai offert une trousse de toilette avec un miroir.
Les perles sont dans le manche.
Dans le manche ?
Oui.
Et s'il arrive quelque chose au miroir ?
Sept ans de malheur, si vous l'aviez brisé.
- Vous n'êtes pas superstitieuse ? - Du tout.
J'adore votre parfum.
Curieusement, les parfums me rendent romantique.
J'ai bien aimé ce "chéri" prononcé devant le groom.
C'est une façon de parler.
N'y attachez pas d'importance.
On donne le change, c'est tout.
Ne vous inquiétez pas, je prendrai le canapé.
Nous restons ici ce soir ?
A vous de voir.
Vous avez voulu descendre ici.
Vous voulez pousser jusqu'à Kansas City ?
Je n'arrive pas à réfléchir avec ces hommes à nos basques.
Ne vous bilez pas, Palmer.
J'ai des contacts à St Louis.
Ils peuvent peut-être s'occuper d'eux.
Rassurée ?
Et comment !
Passons la nuit ici et partons à l'aube.
Ça vous va ?
Ça me va !
A défaut de shampooing, il me reste un autre plaisir.
Quoi donc ?
Prendre un bain.
J'y vais de ce pas.
Je vais prendre un bain, dis-je.
Ne vous gênez pas.
Pour prendre un bain, il faut se dévêtir.
Vous voulez un coup de main ?
Je veux que vous sortiez.
J'aurais mis ma tête à couper que vous diriez ça.
Suivant.
Un rafraîchissement.
Bien, monsieur.
La pendule fonctionne ? Désolé, je dois appeler.
Commissariat de St Louis ? Passez-moi M. Claymore.
Ross McBride, commissariat de New York.
Comment allez-vous ?
Oui, j'ai un rapport sous les yeux.
Pas d'anicroches ?
Non, commissaire. Tout se passe bien.
La fille se méfie encore de moi,
mais surtout d'une bande de truands.
Ils la suivent partout dans l'espoir qu'elle les mène aux perles.
Il y en a deux ici.
Au Wilton, où nous logeons.
J'envoie des hommes les interpeller.
Je ne préfère pas, M. Claymore.
Tant qu'ils sont là, elle n'ose pas s'éloigner de moi.
A la longue, elle finira peut-être par me mener à Dexter.
Merci.
Nous nous dirigeons vers l'ouest.
S'il y a du nouveau, je vous recontacte.
Au revoir, M. Claymore.
Vous m'avez fait une peur bleue. Je ne savais pas où vous étiez.
Vous voyez ?
C'est quand le type s'en va qu'on le regrette.
J'ai imaginé le pire. La porte était verrouillée.
Votre serviteur ne craint rien.
Je l'avais verrouillée pour vous protéger.
Où êtes-vous allé ?
Chez le coiffeur.
J'ai appelé des amis à propos des malfrats.
Et ? Quel est le programme ?
Je prends les choses en main de ce pas.
Vous pouvez envoyer la commande de la 316.
Alors ?
J'ai vu les standardistes. J'ai prétexté une affaire de divorce.
J'ai vu la liste des appels.
Pas un seul des chambres 314 ou 316.
Il n'est pas à St Louis.
Attendez un peu.
La fille a passé du temps au salon de beauté, non ?
Oui.
Suivez-moi.
- C'est quoi, le plan ? - Vous verrez.
Vous désirez ?
Je suis des télécoms.
- Une dame a appelé d'ici ce matin. - La Nouvelle-Orléans.
- Comment le savez-vous ? - Ils ont rappelé.
J'ai été très surprise.
Elle devait vérifier un rendez-vous.
Appeler la Nouvelle-Orléans pour un rendez-vous !
Je peux appeler ?
C'est pas moi qui vais casquer, hein ?
Bien sûr que non.
Longue distance.
Longue distance ?
Ici Baker 0-9-8-7.
J'ai appelé la Nouvelle-Orléans, mais j'ai oublié le numéro.
J'aimerais les rappeler. Pouvez-vous retrouver le numéro ?
Oui, j'attends.
Euclide 1-7-4-2.
Oui, ça me revient, maintenant.
Non. Je ne rappellerai qu'après minuit.
Merci. Au revoir.
- Il est à la Nouvelle-Orléans. - Où exactement ?
On trouvera sur place. J'ai le numéro de téléphone.
Un petit verre ?
Non, merci.
Décidément, votre parfum me plaît.
Il coûte cher ?
22 dollars le flacon.
Je vous en achèterai un carton.
Et quand vous n'aurez plus d'argent ?
Je désignerai un type et il m'en donnera.
Vous désignerez un type ?
Oui.
J'oublie de préciser, avec mon revolver.
Trouver de l'argent est un jeu d'enfant. Je n'en manque jamais.
A Chicago, on peut faire un coup à 300 000 dollars.
Un collier de diamants et de rubis gros comme ça.
Mais seul, c'est pas jouable.
Si j'avais un complice,
un type qui connaît les ficelles,
on se partagerait le magot.
D'après ce que le flic a dit sur votre ami Dexter, hier,
il correspond pile-poil.
J'aimerais le rencontrer.
On pourrait se rendre mutuellement service.
Si je le connaissais,
je pourrais vous présenter.
C'est le groom.
Entrez.
Vous avez fini ?
Oui.
L'addition.
Gardez la monnaie, Joe.
- C'est bien Joe ? - Non, monsieur.
Ça devrait l'être.
Je suis épuisée.
C'est un miracle que tu aies tenu tout le dîner.
Deux verres de scotch et c'est moi qui deviens soûlant.
Il te faut une bonne nuit de sommeil.
Très bien, docteur.
Je finis mon verre et je me pieute aussi.
Bonne nuit.
Bonne nuit, Palmer. Faites de beaux rêves.
Vous aussi, Ackerman.
Salut, Palmer.
Venez.
Où allons-nous ?
J'ai une voiture.
Elle vous plaît ?
Vous n'êtes pas fâchée, au moins ?
C'était minable de vous abandonner. Je n'ai pas pu.
Vous étiez si angoissée en croyant que je m'étais carapaté.
Je me suis dit :
"Si la petite se réveille seule en pleine nuit,
"elle aura une frousse terrible."
C'est ce qui s'est passé, non ?
J'ai entendu du bruit vers 22h30.
Je vous ai appelé.
Vous n'étiez plus là.
J'imagine l'effet que ça vous a fait.
N'ayez crainte, je ne vous quitterai plus.
Je vous ai mêlée à cette affaire. On ira où vous voudrez.
En voiture !
Il y a une couverture, si vous voulez roupiller un peu.
Quelle heure est-il ?
Deux heures et quart.
Faire de la route par ce temps est dangereux.
Arrêtons-nous à la prochaine habitation.
Là-bas, avec la lumière allumée ?
Où ça ?
Là-bas.
Exact, c'est une maison.
Ils vont avoir de la visite.
Désolé de vous déranger. La route est impraticable.
Vous ne me dérangez pas. Entrez donc.
C'est la providence qui vous envoie.
J'ai besoin d'aide. Mon épouse va accoucher.
C'est imminent. Et le docteur est injoignable.
- Vous n'avez pas le téléphone ? - Si mais la ligne doit être coupée.
Je ne sais que faire.
Il n'y a que Martha et moi.
J'ai essayé d'aller chercher le docteur,
mais ma Ford s'est embourbée.
- Will ! - J'arrive, Martha.
Où vit ce médecin ?
Au village de Falls, le Dr Williams.
A 12 km au sud.
J'y vais.
Merci, monsieur. C'est au 16 Oakstreet.
Je réveillerai tout le village s'il le faut.
Je peux peut-être aider votre épouse.
Suivez-moi.
Attendez un peu !
La Ford embourbée est votre seule voiture ?
Oui, monsieur.
- Will ! - J'arrive, Martha.
Dépêchez-vous, Ackerman.
Bien.
Si on arrive trop tard, que se passera-t-il ?
Un bébé sera né.
Comme il en naît depuis des milliers d'années.
Avant que l'automobile et que les docteurs n'existent.
Bonjour, docteur.
J'avais peur que vous arriviez trop tard.
Je ne sais pas comment j'ai tenu le coup.
Je frôle la crise de nerfs.
Ressaisissez-vous, Dabson.
Ne vous inquiétez pas pour lui.
La plupart des pères s'en sortent très bien.
Asseyez-vous un peu.
Vous avez dû faire 15 km en une heure.
Je tremble comme un veau qui vient de naître.
On ne réalise pas l'épreuve que c'est pour un père.
Un verre vous ferait du bien.
J'ai mis du cidre à vieillir à la cave, pour l'occasion.
Allons donc à la cave !
- Vous avez entendu ? - Ça oui !
L'héritier des Dabson est né.
Attendez le feu vert du médecin.
Vous avez raison.
Je me demande si c'est un garçon.
Et si Martha va bien.
Mais oui !
Alors ?
Félicitations, M. Dabson. Vous avez des jumeaux.
Deux bébés ?
Un garçon et une fille.
Deux fois bravo !
Deux !
Deux, vous êtes sûre ?
Absolument.
C'est chouette, non ?
Pas mal.
Un garçon et une fille.
Il va falloir qu'on trouve deux prénoms, du coup.
Je sais.
On va les prénommer comme vous et votre femme.
- Comment vous appelez-vous ? - Vivian.
Vivian.
Et vous ?
Danny.
Mais on m'appelle plutôt par mon 2e prénom, Ross.
Ross et Vivian.
Ce sont de jolis prénoms. On va les appeler comme ça.
Je suis l'homme le plus heureux du monde, docteur.
Il y a un problème ? Ma femme va bien ?
Votre femme va bien, le garçon aussi.
La fille est trop petite et a besoin de soins.
- Elle va pas... Je peux y aller ? - Pas tout de suite.
Je peux vous aider ?
Il me faut des bouteilles d'oxygène.
Satané téléphone !
Où y en a-t-il ?
L'hôpital le plus proche est à 15 km à l'est.
Vous me prêtez votre voiture ?
Non, restez ici. J'y vais.
Très bien.
Mettez la petite dans cette chambre.
Donnez ça à l'infirmière en charge.
Vous me suivez ?
Le temps est épouvantable.
Il n'est que 6h30.
Qui ça peut être ?
Qui est-ce ?
J'ai un télégramme pour vous.
- Glissez-le sous la porte. - Vous devez signer.
Qui est-ce ?
C'est un télégramme. De Vi, j'imagine.
Mains en l'air.
Pas de rifs.
Salut, mouchard.
Je n'ai mouchardé personne.
- Où sont les perles ? - Pas ici.
- C'est vrai. - La ferme !
Vous voulez y goûter ?
Attendez, Steve.
Où est la marchandise ?
- Vivian Palmer l'a. - Sale menteur.
On va vite savoir si elle l'a.
Amenez-nous à elle.
- J'ignore où elle est. - Pas nous.
Elle vous a appelé hier de St Louis.
Mais elle est partie.
Pour aller où ?
Je n'en sais rien. J'attends son appel.
Elle doit d'abord se débarrasser d'un type.
C'est quoi, ces bobards ?
Ce type, vous l'avez envoyé.
C'est un flic.
Oui, un flic. Vrai de vrai.
Ça ne marche pas avec nous, mouchard.
Écoutez, Dexter.
Nous attendrons ici
que la Palmer rappelle.
Ou se pointe avec son ami flic.
En attendant, fouillons cette piaule.
Entrez là-dedans.
C'est la 4e bouteille.
Quelle heure est-il ?
Quatre heures moins dix.
Les crises sont plus espacées.
Vous êtes lessivée, Palmer.
Allez vous allonger un peu.
Je suis tip top.
Tip top, ça vous l'êtes !
Vous êtes la plus tip top des femmes.
Vous n'êtes pas mal non plus, monsieur...
je ne sais pas quoi.
Docteur.
Je n'ai pas plus faire plus vite.
Elle va bien. Asseyez-vous.
J'ai dormi longtemps ?
Il est un peu plus de 7h. Je vous ai laissée dormir.
J'ai bien fait.
Je me débrouille pas mal avec les couches-culottes.
Eh bien !
Elle a bonne mine.
Depuis quand ?
Ça doit faire trois heures.
Sa dernière crise a eu lieu vers 16h.
- Elle a beaucoup pleuré. - Bien.
Martha et le garçon vont bien. Montre-moi la fille.
C'est la tante de Dabson. Je suis passé la chercher.
Tante Jane.
Comment va ?
Will m'a tout raconté. Vous avez été merveilleux.
Elle n'est pas souffrante.
Plus maintenant. Elle semble tirée d'affaire.
On vous doit une sacrée chandelle.
Elle n'est pas si petite.
Tu n'étais pas plus grand, et te voilà père de jumeaux !
Il te faut un 2e berceau.
Il me reste 40 dollars à la banque.
Je dépenserai tout pour elle.
Laissons faire tante Jane.
J'allais le dire.
- Installez l'autre bébé ici aussi. - Bien, docteur.
Vous feriez bien de dormir.
Je vous ai préparé la chambre d'amis.
On ne reste pas.
Vous n'avez pas le choix.
Votre voiture est tombée en panne. J'ai dû la laisser au garage.
On ne veut pas déranger.
Pensez-vous ! Vos bagages vous attendent.
- Docteur Williams ! - J'arrive.
Je vous montre la chambre.
La ligne est rétablie. C'est Miller.
Voilà la chambre d'amis.
- Ça ne vaut pas un hôtel. - C'est très bien.
C'est sensass.
On dormira comme des anges.
Vous devez être épuisés.
Moi-même, je suis vanné.
Je vous laisse dormir.
Bonne nuit.
Encore merci pour tout.
J'espère que mes deux petits
seront d'aussi braves gens que vous et votre mari.
On n'est peut-être pas des citoyens modèles, mais on se défend.
Ça fait du bien de susciter le respect, non ?
Quelque chose vous tracasse ?
On dirait, Palmer.
Arrêtez de m'appeler Palmer.
Et d'essayer de passer pour un truand.
Écoutez, Vivian.
Ne m'appelez pas Vivian et ne me donnez pas d'ordres.
Ne vous occupez pas de moi.
Je suis juste...
J'ai les nerfs en pelote.
Mais c'est bien normal.
Je dois avoir une tête à faire peur.
C'est vrai.
Inutile de jubiler. Vous vous êtes vu ?
A nous entendre, on dirait un couple.
C'est drôle, non ?
A ce propos...
comment est votre épouse ?
Quelle fille serait assez folle pour m'épouser ?
Comment...
Prenez le lit.
Je vais roupiller sur le canapé.
Que faites-vous là ?
Je peux aussi prendre le canapé.
Il y a un truc qui me chiffonne.
Ah oui ? Quoi donc ?
Que fait une fille comme vous avec des escrocs ?
Qui a dit que je fréquentais des escrocs ?
Les flics vous surveillaient.
Ce n'est jamais gratuit.
Et ce Dexter ?
La pluie s'est arrêtée.
Ça sent le chèvrefeuille.
La pluie fait ressortir les odeurs.
Très bien, je m'occupe de mes affaires.
Moi aussi, je sens le chèvrefeuille.
C'est peut-être ce qui m'a rendu curieux.
Bonne nuit, Palmer.
Bonne nuit.
Longue distance, s'il vous plaît.
Longue distance ?
La Nouvelle-Orléans.
En PCV.
Euclide 1-7-4-2.
J'appelle de Twin Oaks 2-7-1.
De la part de Mlle Palmer.
J'attends, si vous le voulez bien.
J'ai commandé 3 chop suey et 2 yaka mein.
- Ils livrent en combien de temps ? - Une demi-heure.
Ça y est !
Dexter, répondez.
Éteignez ça.
On s'active !
Surveille-le.
Attendez.
Un faux pas, et vous le regretterez.
Je ne suis pas fou, Docteur.
On ne ratera rien de la conversation.
On va vous dicter le moindre mot.
Décrochez.
Longue distance.
Un appel en PCV de Mlle Palmer.
Vous l'acceptez ?
Oui. Passez-la-moi.
Ed, je dois faire vite.
Ne m'attendez pas. Je n'irai pas à la Nouvelle-Orléans.
Nulle part. J'arrête tout.
C'est trop long à expliquer et tu ne comprendrais pas.
A partir d'aujourd'hui, c'est fini.
Je ne vous ai pas aidés à voler les perles, gardez tout.
Attends une minute, Vi.
Je lui dis qu'elle les a ?
Demandez-lui où elle est.
Et pour combien de temps.
Vi ?
Tu es à l'hôtel, à Twin Oaks ?
Non.
Je ne peux en dire plus. Au revoir.
Vi ?
Elle a raccroché.
- Localisez-la. - Elle va filer.
Asseyez-vous.
Ce que je vais dire risque d'être un choc.
Je suis de la police fédérale.
Passez-moi le commissariat central à St Louis.
Westcott 6-9-8-0.
Faites vite.
Je patiente.
Je suis de la police.
Je le sais depuis le début.
Vous le saviez ?
Je l'ai découvert au bar.
Comment ?
Vous avez donné une carte à l'inspecteur.
J'ai ramassé les morceaux et je l'ai reconstituée.
C'était la carte d'une teinturerie.
Vous auriez dû faire flic.
Allô ? Commissariat de St Louis ?
Ross McBride, police de New York.
J'ai localisé Dexter.
Il est à la Nouvelle-Orléans.
Son numéro est Euclide 1-7-4-2.
Il était là-bas il y a 5 minutes.
Je serai à St Louis demain.
J'ai arrêté une personne.
Venez.
N'allumez pas, s'il vous plaît.
Je veux vous parler.
Et je veux pouvoir vous voir.
Je me demande bien pourquoi. J'ai du mal à me regarder en face.
Tout cela est confus.
Je me démène à jouer les caïds
pendant que vous riez sous cape.
A votre tour de rire.
Non.
La confusion est partagée.
Pourtant, pour vous, c'est très simple.
Vous m'embarquez,
vous m'envoyez en prison et vous récupérez le reçu.
En grand sentimental, vous m'enverrez vos bons voeux.
Mon adresse des prochaines années sera facile à retenir.
Je veux vous aider, Vivian.
Quand je vous ai entendue lâcher vos complices,
ça m'a épaté.
Pourquoi les rejoindre si vous n'étiez pas dans le coup ?
On a toujours partagé, qu'on ait participé au coup ou pas.
Je pensais que cet argent me rendrait
ce que j'ai perdu et qui n'a pas de prix,
la respectabilité.
Ce foyer est un modèle de respectabilité et de bonheur.
Et les Dabson ont 40 dollars sur leur compte en banque.
Mais Dexter ?
Notre relation est purement professionnelle.
Je n'essaie pas de me disculper.
Je n'ai pas une tête à auréole.
Vous pouvez vous en passer.
C'était une riche idée, de vous traquer.
On dirait bien que je me suis fourvoyé.
Je vous ai regardée toute la journée devant ce berceau.
Les yeux rivés sur l'enfant. J'ai regretté d'avoir eu cette idée.
Comment sortir de là ?
Il faut que je trouve une issue.
Vous avez su attendrir le dur à cuire.
Dur à cuire ?
Quelle blague !
Taisez-vous ou je vais me mettre à brailler.
Vous seriez bien embêté !
Je vous prendrais dans mes bras.
Je vous dirais que...
Vous ne croyez pas que...
- Ne faites pas ces yeux. - Assez baratiné !
- Ce n'est pas moi ! - C'est le père Noël.
- Dexter a dû les mettre là. - Sans blague ?
Je lui ai dit que je me retirais.
Certaines choses m'échappent,
mais tout ça n'est pas net.
Vous êtes un mystère pour moi.
Vous êtes sacrément futée.
Vous m'avez bien mené en bateau.
A quoi bon ?
Je suis bien d'accord.
Vous m'emmenez à St Louis ?
Attendons demain.
Dormons d'abord un peu.
Au lit !
Aucun vol pour St Louis ce soir.
On peut avoir un avion privé pour 750 dollars.
En route !
Pas d'imprudence, Dexter.
N'ayez crainte, je ne jouerai pas avec le feu.
Contrairement à vous.
La police va nous cueillir. Le type avec elle en est.
Supposons qu'il en soit.
Il ne nous attend pas.
Il va lui arriver bien des malheurs.
Venez.
Bonne chance.
Je vous laisse vous habiller.
Désolé si votre poignet est endolori.
Il n'y a pas de mal.
C'est votre boulot.
Et j'aime mon boulot.
Bonjour, M. Gilmore.
Bonjour.
Mme Gilmore est levée ?
Elle s'habille.
Vous avez épousé une perle.
Une perle rare. Vous avez des enfants ?
Non.
Jeunes mariés ?
C'est ça.
J'en étais sûre.
Une telle complicité fait plaisir à voir.
Vous aimez les enfants, non ?
Bien sûr.
Un jour, vous aurez peut-être des jumeaux, vous aussi.
Bonjour, M. Gilmore.
Martha est réveillée ?
Pardon, messieurs !
Je vais chercher Mme Gilmore.
M. Gilmore,
le docteur est passé, il m'a redit que sans vous deux...
N'en parlons plus, Dabson.
Je ne suis pas un grand diseur.
Mais c'est plus facile de vous remercier que votre femme.
Elle est tellement jolie que je suis tout chose quand je la regarde.
Je lui transmettrai le message, Dabson.
Je cherche la ferme des Dabson.
C'est juste après le tournant.
Vous avez un bon avocat, Palmer ?
Vous connaissez mon vrai nom.
Il vous en faudra un bon pour vous justifier.
Je donne rarement des conseils aux hors-la-loi,
mais trouvez-en...
N'entrez pas. Je ne vous connais pas.
Pas un geste. Et calmez Dabson.
Ces messieurs sont vos amis ?
Oui. On les a appelés hier soir à St Louis.
Il nous a dit de passer.
J'ai utilisé votre téléphone.
Il n'y a pas de mal.
Je dis à ma tante de prévoir plus large.
Alors ?
Attendez, Docteur. C'est un flic ?
Bien sûr que non.
Tu me l'as dit.
J'avais mes raisons.
- Vous vouliez l'évincer. - C'était un piège.
Pourquoi m'aurait-elle menti ?
Il ne s'est jamais rien passé entre nous.
Je voulais éviter votre rencontre.
Pour qu'il ne se fasse pas d'idées sur nous.
C'est mon mari.
Ton mari ?
Oui. On est mariés depuis 5 ans.
Elle s'appelle Ackerman. C'est mon pseudo.
On m'a arrêté un an après le mariage. J'étais innocent.
J'ai écopé de 4 ans. Je suis sorti il y a 15 jours.
- Je n'étais pas au courant. - Moi, je le suis depuis peu.
J'avoue que je n'étais pas fan de cette étroite collaboration.
Me voilà rassuré, Dexter.
Parlons affaires.
Une fouille s'impose.
Vérifiez son manteau.
Je ne me balade pas avec un flingue.
Je suis connu comme le loup blanc, ici.
Ils seraient capables de m'arrêter pour port de lime à ongles.
Rien à signaler.
Où avez-vous planqué la marchandise ?
Où est le miroir que je t'ai offert ?
- Pourquoi ? - Les perles sont dedans.
Je n'ai rien dit pour ne pas t'affoler.
C'est gentil !
A défaut de participer au vol, tu pouvais bien faire ça.
Assez bavardé. Où est le miroir ?
Dans le tiroir de la coiffeuse.
On a trouvé les perles.
- Comment as-tu su ? - J'ai fait tomber le miroir.
- Où sont-elles ? - A St Louis.
- Si vous essayez de... - On me connaît ici.
Je ne suis pas fou. Elles sont chez un ami.
Vous allez nous amener chez lui.
Très bien.
On veut juste une part équitable.
Absolument.
Habillez-vous, Ackerman.
Vous aussi.
On s'occupe des valises.
Tu es anxieuse ?
Tu n'as pas de raison d'être inquiète, Viv.
Allez, en route.
Huit heures moins vingt.
Et si on s'arrêtait pour manger un bout ?
On mangera à St Louis.
On n'y sera pas avant une heure. J'ai faim.
Viv aussi.
Un café ne serait pas de refus.
Très bien. Arrêtez-vous à la prochaine gargote.
Bonjour, m'sieu dames.
Ici, ça ira ?
Attendez.
Asseyez-vous là.
Vous, à côté.
Dexter, là.
Vous désirez ?
Tu as le visage tout sale.
C'est pas grave.
Non, c'est vrai.
Les toilettes ?
Par là-bas.
Attendez.
Laissez. Allez-y.
Jambon, oeufs et café.
La même chose.
Bacon et oeufs.
Du café ?
Et pour vous ?
Je ne sais pas, j'hésite.
Un café pour commencer. Je verrai ensuite.
Du café pour tout le monde.
Tout de suite.
Je peux ?
J'ai envie d'un steak.
Oui, je vais prendre ça.
Un bon steak.
Mains en l'air ! Je vous arrête.
Des coups de feu !
Ross, le bar !
Lâchez cette arme ! Debout !
Joe !
Asseyez-vous.
Bonjour, Mike.
Qui êtes-vous ? Sortez.
Elle est avec eux.
Ah oui ? Approchez.
Doucement !
Venez.
Je vais où ?
Des inspecteurs de New York veulent vous interroger.
Comment va M. McBride ?
Il va s'en tirer. Ils ont extrait la balle ce matin.
- Comment ça va, Mac ? - Ça va.
Je vous laisse.
Mais pas plus de 10 minutes.
Beau travail, Mac.
Vous avez amené Palmer ?
Oui. Ainsi que le sténographe.
Mais de quoi s'agit-il ?
C'est une procédure inhabituelle.
Je veux juste mettre les choses au clair.
Très bien.
Je vais la chercher.
- Asseyez-vous et notez. - Entendu.
Bonjour.
Comment vous sentez-vous ?
Ça va.
Il y a plus important.
Asseyez-vous.
Je vais vous interroger et je veux la vérité.
Vous connaissiez Dexter et Ames ?
- Pourquoi ? - Répondez par oui ou non.
Oui.
Vous avez travaillé avec eux ?
Oui.
Mais vous dites n'avoir pas participé au vol ?
Oui ou non ?
Oui.
Dexter et Ames sont allés chez vous après le vol ?
Oui.
Dexter en aurait profité
pour placer les perles dans un miroir à vous,
à votre insu.
C'est bien cela ?
Oui.
Vous ignoriez transporter ces perles ?
- Je ne savais pas... - Juste oui ou non.
Alors ?
Vous pouvez répéter ?
En quittant New York, vous ignoriez transporter ces perles ?
Oui.
Dexter et Ames se sont servis de vous ?
Eh bien ?
Oui.
Vous deviez toucher une partie de la vente des perles ?
Oui.
Mais vous avez renoncé
à ces activités, à votre part, et vous le leur avez annoncé.
Est-ce exact ?
Oui.
Toujours sans savoir que vous transportiez les perles ?
Oui, absolument.
Voilà, inspecteur. Qu'en pensez-vous ?
Si elle dit vrai, on n'a quasiment rien contre elle.
Complice par instigation, mais c'est secondaire.
Sauf que sa version est ridicule.
Ne vous inquiétez pas. Sans témoin, ça ne tiendra pas.
Elle a un témoin.
Tout ce qu'elle a dit est vrai. Je peux le jurer.
Et je compte le faire.
Je sais que ça n'est pas très orthodoxe,
alors voilà mon insigne.
Non, Ross !
Ne faites pas ça.
Ne le laissez pas quitter la police.
Il est souffrant. Il agit sans réfléchir.
Il n'a pas l'habitude d'agir sans réfléchir.
Ne m'avez-vous pas dit
que vous aimiez votre métier ?
- C'était... - Oui ou non ?
Oui.
Vous y renoncez pour moi ?
- C'est que... - Juste oui ou non.
Oui.
Vous ne feriez pas ça si vous n'étiez pas amoureux ?
- Vous savez... - Oui ou non ?
Non.
Mon interrogatoire étant fini, j'ai une dernière question.
Inutile de demander, Ross.
Oui.
Adaptation : Sophie Tierny
Sous-titrage : C.M.C.
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