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L'Alsace et la Lorraine
(coup de sifflet) Grouillez-vous.
(bruits de scie)
Ben alors!
Il va tomber, l�.
Ben oui, mais il ne tombe pas.
Il ne tombe pas!
Allez, tombe!
Allez, sois sympa, tombe.
Tu vas tomber, salet�.
(On entend une bicyclette qui freine)
Qu'est-ce qu'il y a?
(on parle en allemand) Rien!
Planquez-vous.
Putain, poteau, ne tombe pas, je t'en prie. Chuu..t
Ne tombe pas. Ne tombe pas!
(bruit de chute)
On pourrait dire que �a ne commence pas trop mal. Allez, hop!
Alors?
C'est bon. Villeneuve est coup� de Moissay.
Ca va, les gars?
J'ai du mal � les tenir.
Il va falloir que tu les sermonnes.
Plus ils restent dans les camions, mieux c'est.
Tu es s�r que les boches sont oblig�s de passer par l�?
En tout cas, c'est le plus court pour Moissay.
J'esp�re qu'ils vont mordre � l'hame�on.
Ils mordront. Pour �a, je ne suis pas inquiet.
Ah bon. T'es inquiet pour quoi, toi.
Tout le reste.
Allez!
Vous travaillez sur quoi, Marchetti?
Sur rien.
C'est quoi, �a?
C'est personnel.
Vous collectionnez les actes de naissance!
Mon oncle, lui, c'est les actes de d�c�s.
Question de temp�rament, sans doute.
Sans doute.
Il en a plus de 3 000.
Il les classe, homme, femme, enfant, jeune, vieux...
Un l�gionnaire de Gournay vient d'appeler.
Il y a des fleurs tricolores sur le monument aux morts.
Il les a enlev�es?
Bin non. Il dit qu'il ne veut pas d'ennuis.
Bon et bien envoyez quelqu'un.
C'est � dire qu'on n'a plus grand monde, l�.
A force de surveiller partout...
H� bien appelez la section PPF de Gournay, c'est des copains.
Le monument aux morts chez nous, il est sous surveillance?
Pour l'instant deux auxilliaires, mais... ils d�crochent � midi.
Bon et bien il faudra les relayer.
He bien, vous irez, Marchetti.
Ca vous rappellera votre d�but de carri�re, non?
Comme � mon avis, vous approchez de la fin...
A vos ordres.
Appelez les gendarmes de Serray et de Poligny.
Et je veux un rapport toutes les heures sur la situation dans les centres villes. C'est compris?
Allez!
Et vous pr�venez la Kommandanture pour les fleurs � Gournay.
Les fris�s vont dire qu'ils s'en fichent, mais ils ne pourront pas raconter qu'on ne les a pas pr�venus.
Passez-moi l'officier de permanence.
J'appelle d'o�, chef. Tous les t�l�phones sont pris.
Et bien, vous allez appeler de mon bureau.
Je m'en fous que le capitaine ne veuille pas bouger!Dites-lui que s'il ne change pas d'avis je fais un rapport sur lui comme r�sistant de fait. Compris?
Tu me tiens au courant.
Le lieutenant de gendarmerie de Poligny. Comme par hasard il a donn� cong� � ses gars le 11 novembre.
Ca ne veut rien dire.
Je sens le coup fourr�, Jeannine.
Un truc se pr�pare. Il y a trop de petits d�tails.
Tu as confiance en Blanchon?
Oui!
Les autres sont des charlots.
Et la milice est coinc�e en zone sud...
Si les antinationaux font un coup ici, je peux dire adieu � la mont�e � Paris.
Mais enfin � ton �ge, ce n'est pas possible. Quand est-ce que tu vas te d�cider � devenir un homme?
C'est pas de ma faute.
Oui! Bon, bin...C'est la faute � qui? Au bon Dieu, peut-�tre?
Qu'est-ce qui se passe?
Il mouille ses draps! A douze ans!
T'avais pourtant promis � Daniel de faire un effort.
Difficile de faire un effort quand on dort, tu sais.
C'est �a, encourage-le, toi.
Bon.Tiens. En tout cas c'est toi qui va les laver.
Pourquoi tu lui dis �a?
Il n'a pas besoin de toi pour avoir honte.
Heinrich, c'est pour toi.
Bon, allez, on y va.
Excusez-moi. Mais c'est quand m�me tr�s bizarre que le commissaire de Moissay ai appel� les boches avant de nous appeler, non?
C'�tait peut-�tre occup�, il a par� au plus press�.
Vous avez r�essay� Moissay?
Toujours rien. Je pense que la ligne est coup�e.
Bon, Marchetti et Delage, vous restez l� avec les bourgeois, les deux plantons qui restent.
Laissez tomber la garde du monument.
On vous appelle d�s qu'on est sur place. Allez, on y va
Le gars ne m'avait pas menti. Ils vont �tre occup�s ailleurs.
J'ai jamais eu aussi peur de ma vie.
Ne vous inqui�tez pas. Ca va bien se passer.
Vous le raconterez � vos petits enfants.
Vous avez vu, tout ce barouf.
Ils sont presque tous partis.
Si �a pouvait �tre pour de bon!
Vous n'avez besoin de rien, madame B�riot?
Non, merci, Maxime. Vous... vous pouvez prendre votre journ�e.
Vous �tes gentille, mais il y a toujours des choses � faire.
A plus tard.
J'aurais pr�f�r� qu'il parte.
Avec lui, rien � craindre, il m'adore.
Tout le monde vous adore, on dirait.
Putain! Ca marche.
Ca court m�me.
Une voiture d'officier, un side car... et trois camions.
Ca fait qu'il en reste combien � Villeneuve?
Je dirais 5 � 10 types.
Moiti� �cole, moiti� Kommandanture.
Qu'est-ce qui me dit qu'il n'y en a pas un qui va se mettre � nous canarder en solo?
Rien.
Bon. On lance les deux commandos. Fissa, hein.
On embarque!
Allez, tout le monde.
On part en position 2. Allez Allez, allez, allez. On monte, on monte, on monte.
Le chauffeur! On y va, l�.
D�p�che-toi, toi!
Allez, on est parti.
Tu g�ches du papier de brouillon, l�.
C'est pas beau de g�cher en ce moment.
Il faut que j'appelle les parents d'Eliane.
Tu les connais?
J'ai auditionn� son p�re l'ann�e derni�re.
Un connard qui la battait � coups de ceinture.
Bon, il faut quand m�me que je l'appelle.
Je peux le faire, si tu veux.
Non, non. C'est � moi de le faire. C'est �a qui me rend fou.
(cris et tumulte) Mains en l'air, tous!
Fais pas le con...
A terre.
Tout le monde. Les mains dans le dos. Mettez-vous � plat ventre.
Fais pas le con. A terre. Reste l�. Ne bouge pas.
D�connez pas, Marchetti. On est 4 et vous �tes seul.
L�ve-toi, Marchetti.
Allez.
File-moi tes pinces.
Oh, t'es bouch�! Les pinces!
Ah, �a va. Ca va.
Tu comptes faire quoi, Vernet, hein?
Tu files en position 2 dire que la situation est sous contr�le.
D'accord.
Bon, les gars...
On a deux heures � passer ensemble. Vous la fermez. C'est moi qui r�ponds au t�l�phone et le premier qui bouge est mort.
En dehors de �a, �a devrait �tre sympa.
Il faut nettoyer la France de la vermine juive.
Il faut purifier la France de la vermine juive.
Tu es oblig� de parler � haute voix? Je me trompe dans mes additions. Ahhh...
Nettoyer la France, purifier la France.
Purifier, je pr�f�re purifier. C'est plus net.
Jeannine... Vite... Il y a des terroristes dans le jardin.
Viens, suis-moi, suis-moi.
Il y a des terroristes.
Oh!
Merde! J'ai oubli� mon r�volver � l'usine.
L�-bas. Viens, viens, viens...
Vite, vite.
Oh j'ai peur, Philippe. Je suis l�, je suis l�.
Il y a quelqu'un?
Police du maquis.
Apparemment il n'y a personne.
Pourtant, la porte �tait ouverte.
C'est peut-�tre la femme de m�nage. Elle est partie faire les courses.
Bon. Fouillez partout. Va voir � l'�tage.
Personne!
Ecoute. On retourne voir Antoine.
Avant coupe lui le t�l�phone.
Ah, mon dieu!
Ils vont revenir.
Qu'est-ce qu'on fait?
Il faut pr�venir les boches, la milice. Mais comment?
On n'a plus de t�l�phone.
Merde!
Allez, �a va aller.
Ca va aller.
Si il devait venir, il serait d�j� l�, non?
Non... Avec l'alerte et le d�part des autres, �a a d� tout chambouler.
C'est affreux, ce qu'on lui fait � Reinhard.
C'est la guerre, Lucienne.
Pour l'instant on ne lui fait rien. Il n'est pas l�.
Je suis d�sol�e si j'ai �t� un peu...
Quand j'ai compris que vous... Ne vous inqui�tez pas.
Tout va tr�s bien.
(bruit de pas)
Mmm. Je ne vous d�range pas?
Non, pas du tout, Reinhard.
On vous attendait.
Normalement je ne pouvais pas venir, mais il y a un exercice d'alerte...
... presque plus personne � la caserne.
Alors, je viens.
C'est vraiment tr�s gentil, Reinhard
Hein, Lucienne.
Oui. Oui, oui, c'est tr�s gentil.
O� est le... le probl�me de plomberie?
En fait, c'est un probl�me de store.
A l'�tage.
Venez, je vais vous montrer.
Vous venez pas?
Non. non... ma petite est malade... je dois attendre le m�decin.
Madame B�riot... vous ne dites � personne que je suis venu aujourd'hui, n'est-ce pas.
Je vous le promets.
Le commissariat est � nous.
A la kommandanture tout est calme.
Pas m�me une sentinelle de visible.
Chassagne n'est pas chez lui.
Je n'aime pas l'id�e qu'il soit dans la nature.
Il n'est peut-�tre pas � Villeneuve.
Les filles de l'�cole... des nouvelles?
Rien.
On a d�j� bouff� 1/4 d'heure de notre temps.
On ne peut pas trainer comme �a, merde!
Elles ont compris que tout d�pend d'elles?
Esp�rons.
Antoine.
C'est quoi, cette tenue?
Ben je suis un de tes officiers.
Et moi? Je suis quoi?
Capitaine. Thierry vient de le terminer. Il cousait encore dans le camion.
C'est pas bien de jouer avec les uniformes.
Antoine... le spectacle du jour... c'est un d�fil�...
... et un d�fil�, il y a des officiers.
Allez! T'as peut-�tre raison.
Et lui?
Non. Moi c'est brigade sp�ciale, service d'ordre...
... on op�re en civil.
Puis moi, l'uniforme... je pr�f�re tirer dessus plut�t que de le porter.
Chacun ses go�ts.
Bien, comme �a.
Bin voil�.
Mon capitaine.
Vous voulez faire quoi, l�. Laissez tous le balcon
Avance! Avance!
Faut �couter, un peu.
Avance. Les mains toujours derri�re le dos.
Qu'est-ce qui se passe?
Une histoire � dormir debout.
... mais si elle est vraie, il faut vite r�agir.
... sinon, je vais bient�t revoir notre m�re Russie.
Oui... Passez-moi le 2 � Villeneuve.
Le commissariat, c'est �a. C'est urgent.
(le t�l�phone sonne) R�ponds.
Je croyais que c'est toi qui devais r�pondre.
Ferme-la!
Toio, si tu dis un mot de travers, je te pr�viens, ce sera le dernier.
Tu me fais mal. Chochotte, va.
Commissariat, inspecteur Delage.
Heinrich Muller S.D. Dites, on me parle d'un regroupement de jeunes gens avec des camions dans le faubourg. Vous �tes au courant?
Non, non. Ici c'est calme.
Vous avez fait une ronde dans la matin�e?
Oui, rien � signaler.
... � part des fleurs au monument aux morts de Gournay.
Dis-lui que l'attaque de Moissay a �t� confirm�e par Blanchon.
Et aussi Blanchon a envoy� une estafette. Il y a bien du grabuge � Moissay.
Tout le monde peut se tromper.
Tu manquais de conviction. La prochaine fois, fais un effort.
Tu sais quoi?
La prochaine fois tu n'auras qu'� le faire toi-m�me.
Ahhh!
Ah, quel con!
Facile de jouer les durs quand on est arm�, pas vrai?
C'est toi qui a d�port� des juifs par dizaines, tortur� des femmes � la cigarette qui va me donner des cours de morale?
Dans pas tr�s longtemps la France sera lib�r�e...
... et vous paierez tous pour vos crimes.
Pourquoi tu ne me ferais pas payer maintenant l�, tout de suite?
Hein? Ca irait plus vite.
Aujourd'hui, on f�te la grandeur de la France.
.. pas la petitesse de ceux qui l'ont trahie.
Pauv'type, va
(rires et gloussements) Reinhard, vous �tes un petit coquin, hein.
Vous �tes belle, Marguerite.
Vous savez, moi, je suis une fille romantique.
J'ai besoin de temps.
Du temps, c'est la chose que j'ai pas beaucoup.
Hmmm... Fermez les yeux.
Ca me fait peur que vous me regardiez.
Allez!
Les yeux ferm�s. C'est moi qui dirige.
Sinon, j'arr�te tout.
Mais, pourquoi?
C'est �a dont j'ai vraiment envie.
Dominer un soldat allemand.
Oh...
Vous voyez que �a valait le coup d'attendre.
Aucune nouvelle des filles.
C'est fichu.
Il faut rebrousser chemin.
On n'est pas venu jusqu'ici pour rebrousser chemin!
Si la radio n'est pas neutralis�e on n'aura m�me pas le temps de passer le pont. Il faudra repartir tout de suite.
Et bien, parions sur les filles.
De toute fa�on, on ne risque rien � aller jusqu'au pont, pas vrai?
Et si on n'entend pas les cloches, on rebrousse chemin. On est d'accord.
Ben oui! Bon.
Bon. Je reste � la protection. On fait un point sur le pont.
D'accord.
Maestro!
C'est � toi.
Bon. S'il vous plait... S'il vous plait, messieurs. Silence Allez, allez. On se rassemble.
On se rassemble.
Ecoutez-moi bien. On est press�, donc pas de discussions, pas de palabres.
Vous m'�coutez et vous faites ce que je dis.
Pour l'instant, sur ordre du capitaine, au pas, en rang par deux.
Les musiciens � l'arri�re. Allez, bougez-vous.
Allez, allez.
Thiery! Thierry, le drapeau. Allez, allez, allez. On se presse.
Plus vite Allez, allez, allez. Devant l�.
Par deux!
Plus vite.
Allez, allez.
Maquis de Villeneuve. A mon commandement. En avant, marche.
(ils avancent au pas cadenc�)
(soupirs)
(gr�sillements de la radio)
Maquis de Villeneuve... Halte.
Repos.
Les hommes sont en position, sur la place du march�.
Combien de temps il vous faut pour aller jusqu'� l'�glise? Cinq minutes.
Bien. Attendez le signal.
Qu'est-ce qui se passe?
On est le 11 novembre. Reculez-vous monsieur, reculez-vous.
C'est pour les actualit�s?
Attendez. On est venu pour eux, non?
Le maquis de Villeneuve d�file pour le 11 novembre, monsieur.
Si tout va bien, on est sur la place de l'�glise dans 5 minutes.
(gr�sillements de la radio)
( la radio parle en allemand)
( la radio s'arr�te)
Il y a quelqu'un?
Il faut pr�venir Moussay par radio.
(ils frappent la porte)
La serrure est bloqu�e. (Hurlements de sir�ne)
Oh Gott! Il faut que j'y aille.
Mais c'est peut-�tre un exercice, non?
Non, non. Il faut que j'y aille!
On va se revoir?
Oui. (la sir�ne hurle toujours)
Et surtout, ne dis rien � personne...
...un t�l�phone!
( ordres en allemand)
Poussez, poussez.
(on s'acharne contre la porte)
Qu'est-ce qu'il fout l�?
Allez!
Ca y est!
Antoine, l�, tu joues avec la vie des gars.
Il faut y aller.
Faut y aller!
Ecoutez-moi. S'il vous plait tout le monde, �coutez-moi.
On a attendu jusqu'� la limite.
Mais on doit rebrousser chemin, maintenant.
Oh non! H�, h�, croyez-moi. Je le regrette autant que vous.
Maquis de Villeneuve! En rang par deux.
Allez, messieurs, plus vite s'il vous plait.
Allez, on se presse, on se presse.
A mon commandement, en avant. Marche.
(Un coup de cloche) Halte!
Tu comprends quelque chose, toi?
Camarades, finalement, on va pouvoir d�filer.
Ouais! (acclamations et cris de joie)
Profitez bien de ce moment.
Vous vous en souviendrez toute votre vie.
Demi-tour... Gauche!
Maquis de Villeneuve. A mon commandement... En avant. Marche.
(bruits de ferraille)
Bon, maintenant, vous allez faire quoi?
Nous sommes quatre, monsieur le maire. Que voulez-vous qu'on fasse sinon pr�venir.
Vous avez des armes, quand m�me.
Nos consignes sont tr�s claires. Nous n'intervenons que sur ordre.
Nous ne savons pas du tout combien ils sont, ni ce qu'ils font.
(On entend un chant patriotique fran�ais chant� � pleine voix)
O� est-ce qu'ils vont!
"... vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine Et malgr� tout, nous resterons fran�ais."
Vous avez pu germaniser la plaine Mais notre c�ur, vous ne l'aurez jamais.
Eh quoi ! nos fils quitteraient leur chaumi�re Et s'en iraient grossir vos r�giments !
Pour �gorger la France, notre m�re, Vous armeriez le bras de ses enfants !
Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine Et, malgr� vous, nous resterons Fran�ais
J'ai eu tellement peur pour vous.
Venez.
Comment vous avez fait, pour sortir?
Il y a une trappe, dans la salle des cartes. Je l'avais oubli�e.
Vous avez pu d�sactiver la radio.
Oui, et j'ai appel� le cur� pour qu'il sonne la cloche.
Mais on est fichu.
Les cl�s!
On n'a pas pu les rendre � Rheinard.
Ca, �a reste jouable.
Il l'aura perdue pendant nos galipettes.
Il faut que j'aille lui rendre, discr�tement.
Il va forc�ment se rendre compte de quelque chose.
Non, pour l'instant il est amoureux.
Tant qu'il croit que c'est r�ciproque on ne risque rien.
Mais c'est fantastique, ce que vous avez accompli.
Les espingouins ...
Oh putain, y a des volontaires.
(applaudissements) Impeccable.
Super!
Bonjour!
H�, h�, h�, h�, h� ,h� va par l�-bas toi, va par l�-bas.
Bravo..... Ca va?
(bruits de foule)
Claude. Claude!
On y va. Pr�pare les musiciens. Vas-y.
Thierry. Thierry!
Les musiciens.
Les musiciens. S'il vous plait.
Ici. Allez, plus vite.
Plus vite. Plus vite.
Ici. Et le grand jeu, hein.
Un, deux trois.
(La musique et la foule entonne la Marseillaise)
Allons enfants de la Patrie Le jour de gloire est arriv� !
Contre nous de la tyrannie L'�tendard sanglant est lev� (bis)
Entendez-vous dans nos campagnes Mugir ces f�roces soldats?
Ils viennent jusque dans vos bras. �gorger vos fils, vos compagnes!
Aux armes citoyens Formez vos bataillons Marchons, ...
(on entend la Marseillaise au loin)
O� puis-je trouver un costume de ton mari?
Qu'est-ce que tu vas faire?
R�ponds-moi. Toi aussi, r�ponds-moi.
Je vais voir l'histoire en marche.
Sous nos drapeaux, que la victoire Accoure � tes m�les accents
Que tes ennemis expirants Voient ton triomphe et notre gloire!
Aux armes citoyens
Formez vos bataillons
Marchons, marchons
Qu'un sang impur Abreuve nos sillons
Aux armes citoyens Formez vos bataillons Marchons, marchons
Qu'un sang impur Abreuve nos sillons
(vivats et applaudissements)
Maquis et r�sistants de Villeneuve. A mon commandement, pr�sentez armes.
Aujourd'hui, 11 novembre, nous f�tons la victoire de nos p�res...
... en attendant la n�tre.
La couronne.
Maintenant, je vais vous demander une minute de silence pour nos morts...
.. des deux guerres.
Aux morts!
(Battements de tambour et sonnerie de clairon)
(on entend l'�cho du tambour)
(sonnerie de t�l�phone)
Allo
Allo, Durieu du cabinet de l'intendant de police � Besan�on.
Un habitant de Villeneuve vient d'appeler pour signaler des troubles?
Il parle de terroristes qui tiennent la ville.
Non. C'est des rumeurs. Il ne se passe rien ici.
Passez-moi Marchetti.
Allo, bonjour inspecteur Loriot � l'appareil.
Le commissaire Marchetti est � Moissay.
Enfin, Blanchon m'a dit qu'il �tait rest� � lieu.
Qui est � l'appareil.
Bon. Il faut d�guerpir. Attachez tout le monde aux chaises, bouzillez les t�l�phones et filez pr�venir Anselme qu'il faut plier d'urgence.
Tr�s bien.
... et malgr� tout nous resterons fran�ais...
Vive la France! Vive le maquis!
Vive nous tous
H�, il faut d�guerpir!
Antoine!
Ca y est. Les boches et les flics savent qu'on est l�.
Il faut y aller. Vite.
Allez, on y va.
On rassemble les gars.
Claude.
C'est bon. Il n'y a pas le feu.
On tient la ville, non? D�p�che-toi.
Rassemble-les pr�s de l'�glise. Allez, on passera par la rue Gambetta.
M'sieur merci.
Les raids pour vous, c'est quoi? Regroupe toi avec Claude.
Allez, on se regroupe avec Claude.
Allez, il faut d�crocher.
Passez par la sortie. Alors, nous, on ramasse les belges.
(il parle en espagnol)
Alex s'en occupe? Oui.
Thierry! Mon petit Claude! Mon petit.
Ton p�re est fier de toi.
Comment tu le sais?
Tu as vu ce qui est �crit sur la couronne?
On va y aller.
Fumier... Ordure...
(cris d'appel) Qu'est-ce qui se passe? Rassemblez-vous avec Claude.
C'est Chassagne. Le maire.
Qu'est-ce qui se passe?
Qu'est-ce qui se passe?
Oh, l�chez-le.
On l'a surpris alors qu'il d�marrait une voiture.
Ordure! Salaud!
Ordure. Je vais vous montrer ce qu'on fait � des fran�ais.
Arr�tez, l�chez-le! L�che-le toi.
L�chez-le! Arr�tez! Arr�tez.
On n'est pas venu pour �a!
Surtout on n'a pas le temps.
Mais prenons-le, le temps.
Les boches arrivent dans 20 minutes.
Ils vont vous massacrer tous autant que vous �tes, vous, vos femmes, vos gosses!
Laissez-moi le traiter comme ils le m�ritent
Monsieur!
On va partir, maintenant.
Les boches arrivent dans 20 minutes.
Vous comprenez?
C'est pas la lib�ration?
Une derni�re tourte. Non, l�che-le.
Allez. Emm�ne-le derri�re l'�glise. Et laisse-le partir.
Miguel, tu pars avec lui. Et ensuite on y va bordel!
(La musique continue de jouer)
T'as pas perdu ton temps hein?
Mais qu'est-ce qu'il fout, Claude?
Mais regarde ils s'en vont. Les espingouins sont partis.
Et donne un coup de feu. Je parle.
Tu peux parler, on n'entend rien.
C'est bon... On a le temps.
Il faut regrouper les gars. On n'est pas press�.
H�, Claude! Tu l'as eu ton d�fil�...
Tu l'as eu!
Il y a les boches qui arrivent!
Ah! Les boches!
Les boches! Les boches arrivent!
Fais comme moi! Les boches!
Les boches. Les boches. V'la les boches!
Venez! Venez tous. Les boches!
(Tumulte et pr�cipitation bruyants)
Allez! D�p�chez-vous...
Les boches. Les boches arrivent!
On y va!
Allez. Cours. Cours, cours...
Reinhard!
Je peux te parler, une minute?
Il ne faut pas qu'on nous voit ensemble, Marguerite.
Une cl� est tomb�e de ta poche, tout � l'heure.
Pendant que...
... enfin, tu comprends.
Ca fait du bien, de sentir ta main.
J'ai envie de toi.
Je ne peux pas te voir pour l'instant.
Tout � l'heure il a �t� un probl�me � la radio...
J'ai m�me pens� que... Que quoi?
Peu importe.
Je crois que je suis amoureuse de toi.
C'est trop dangereux.
Pour toi et pour moi.
Il suffit d'�tre discret.
Je trahirais
Je prendrai contact avec toi.
Moi aussi, je pense � toi.
Qui sont les gens qui sont venus aujourd'hui?
Personne n'est venu.
Monsieur l'officier.
Enfin, je veux dire...
Qu'est-ce que tu caches dans ta main?
Rien.
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