All language subtitles for oli

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic Download
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Bonjour...

Bonjour à tous !

Je te sers un café ?

D'accord.

Allo ?

Bonjour, mon nom est Marta je suis la chargée de compte de votre banque.

Oui, dites-moi tout.

Vous n'avez pas réglé la totalité des 6 derniers remboursements,

et votre dette s'élève à plus de 120.000 euros,

selon la clause 26 de votre contrat.

Attendez, Mademoiselle, de quel contrat parlez-vous ?

Celui que vous avez signé, monsieur.

J'ai déjà dit des milliers de fois que je n'ai pas d'argent, pas d'économies, rien.

Nous verrons cela monsieur, mais nous sommes fatigués d'entendre vos excuses.

Nous sommes contraints de vous inscrire sur une liste noire internationale,

la liste des fraudeurs.

Quoi ? Hé, je ne suis pas la mafia, Je suis un simple chauffeur de camion !

Pire encore, je suis un esclave. J'ai perdu mon camion de votre faute.

J'ai perdu ma femme, ma maison, mes enfants, j'ai tout perdu.

Vous savez quoi ? Vous pouvez vous la mettre dans le cul ma dette.

Vous m'avez compris ?

Monsieur, la santé mentale de nos clients nous importe beaucoup.

Quoi ?

Nous pouvons vous offrir une assistance psychologique avec 30% de rabais.

Une assistance psychologique ? Qu'est-ce que c'est que cette merde ?

Pourquoi vous me proposez une assistance psychologique ?

Je vous sens tendu, je me trompe ? Vous devenez tout rouge ?

Qu'est-ce que vous dites ?

Ne vous énervez pas. Vous entendez des voix étranges dans votre tête ?

Comme celle de ta nièce, couillon.

Qu'est-ce qu'il t'arrive, andouille ?

Salope, c'est Alma. C'est ma nièce. Non dis m... ? Alma !

Alma, Alma t'es qu'une fille de pute, tu m'as bien eu.

Danse Alca, danse !

...toi et l'autre abruti qui rigole avec toi.

Oui, tu m'as bien eu. tu m'as bien eu..

Alma, Alma.

On ne le trouve nulle part, on a appelé tout le monde,

cherché partout... personne ne l'a vu.

Tu entends ?

Yayo...

Yayo écoute.

Celui qui chante c'est un rossignol ?

Non, ce n'est pas un rossignol, c'est un verdier...

Celui-là, on dit que ce sont les romains qui l'ont planté.

Vraiment ?

Je ne sais pas. Mais cet arbre a au moins deux mille ans.

Tu sais ce que c'est 2000 ans ?

Moi je ne sais pas. Mais je sais que c'est beaucoup d'années.

J'ai toujours vécu ici, et je l'ai toujours vu pareil...

C'est comme ça que l'olivier se reproduit

je vais te montrer, et après tu sauras toi aussi...

Une ficelle.

Qui est-ce qui t'as appris à greffer ?

Mets ton doigt, mets ton doigt...

mon grand père l'a montré, à mon père, et moi à toi.

C'est ça la vie, des uns vers les autres.

Un nouvel arbre.

On attendra qu'il grandisse comme celui-là.

Là bas, Yayo !

Dis-moi. - Un monstre.

Un monstre ? Où ça ?

Ca, c'est un œil, là c'est l'autre œil, son nez...

et là sa bouche ouverte... Bahhh.

Mais il n'a pas de dents.

Tu vois ?

On viendra de temps en temps rendre visite au monstre, non ?

Et on lui amènera des petites choses à manger.

Ay, ay, ay...

Il n'est pas là, Yayo...

Il n'est pas là.

Viens, on s'en va.

Allons-y..

Il fait de nous ce qu'il veut. exactement ce qu'il veut.

A sa botte, là où il veut qu'on soit. A sa disposition.

Toujours à ses soins, sans arrêt. Tu fais chier mon vieux.

La seule chose qu'il veut c'est attirer l'attention...

Comme toi avec tes cheveux. C'est pareil.

Laisse la...

On en a tous le cœur brisé, bordel,

on dirait qu'il veut nous faire souffrir.

Quoi ? T'es pas d'accord ?

Tu veux dire quelque chose ?

C'est ça...

Tais-toi...

cette punition je la connais déjà.

Rafa, ne la regarde pas.

Où tu vas ?

Imbécile, je t'ai déjà appelé six fois, putain !

Désolé, je n'ai plus de batterie, Nelson.

Il y a changement de programme. Il faut amener les poulets à Valence...

Quel crétin, m'obliger à venir pour dire ça.

Pardon, excuse-moi.

Bordel.

Alma, qu'est-ce que tu fais ?

Laisse-le tranquille, connard !

Tarée de merde... Qu'est-ce que tu fais ?

Bordel ! - Arrête !

Je vais te casser en deux, sale conne !

T'as pas de couilles. Viens, viens voir ici !

Lâche-moi connard de Rafa !

Monte en voiture, bordel ! Allez mon vieux.

Fous le camp ! Fils de pute !

Vas chier, folle de merde !

Pourquoi tu te barres ? Où tu te sauves ?

Sale pute ! Malade !

A ton service, quand tu veux, couillon !

Mais t'es folle ? Il aurait pu te faire mal !

Ca, je m'en fous totalement.

Rafa !

Tu ne vas pas me demander de sortir avec toi ce soir ?

Mais, bordel, qu'est-ce qu'il t'arrive ?

Demande-le...

Demande-le moi, Rafa.

Tu sais ce que m'a dit l'infirmière, Yayo ?

que ce qu'on oublie en dernier, c'est les chansons.

On essaie ?

On essaie une chanson ?

Quanjo tenla pocsanys,

el pareem dula a la barcal

em dela quan siguls gran,

no et fies mal de la calma.

Bufa ventet... bufa ben fort...

lalcem la vela que anem al port,

he estat un home valent,

I no he glrat mal la cara...

Comment on fait pour les lèvres ? Comme ça ?

Si.

Ah ! No...

Ca chatouille pas vrai ? Hein ?

Ha ! - Ha ! Ha ! Ha !

J'ai plus peur de toi que du dentiste...

Qu'est-ce que vous faites ici ? - Sortez de chez moi !

On est simplement venus...

Tais-toi, je sais ce que tu fais.

Foutez-moi le camp, et ne revenez pas, hein !

Ne revenez pas parce que je vous en mets deux. Dehors !

Tranquille. - Dehors !

Toi aussi ! Dehors !

Dehors !

C'est 30.000 euros, papa, 5 millions de pesetas, bon sang.

Toute ta vie tu as bossé comme un esclave. Et qu'est-ce que tu as ?

Partout on trouve de l'huile frelatée pour presque rien.

Elle n'intéresse personne, ton huile, personne.

Calme-toi, Louis... - C'est la vérité bon sang !

On n'intéresse personne, bordel !

Certains de tes amis ont vendu des arbres plus vieux comme bois de chauffage.

Depuis qu' on a des dents on laisse notre peau dans ces champs

et on a jamais reçu un centime.

Tu nous dois ça.

Qu'en penses-tu ?

J'en pense, que je ne pense pas vendre.

Parce que cet arbre n'est pas à nous.

C'est l'héritage de mon arrière grand-père, à mon grand-père,

de mon grand-père à mon père, de mon père à moi.

si je vends cet olivier et que je vous donne l'argent,

en une semaine, il n'y aura plus d'olivier plus d'argent, plus de restaurant.

Tu me les gonfles.

Une seconde. Cet arbre n'a pas de prix. Cet olivier est sacré.

Cet arbre, c'est ma vie. Et vous, vous voulez me l'enlever.

Ce n'est qu'un arbre en fin de vie, et nous, on est tes enfants.

Il sera à vous. Je ne l'emmènerai pas.

Tu reste enlisé dans le passé, et tu vas nous faire couler avec toi.

Cet arbre n'est même pas à nous, c'est la vie, c'est l'histoire.

Ne mêle pas l'histoire à ça.

On a une famille ! Et on doit la faire vivre !

Yayo !

Yayo !

Yayo !

Yayo !

Yayo !

La gamine, arrête ! Arrête ! Arrête !

Attention ! La gamine grimpe dans l'arbre !

Alma, mon cœur, descend de là. - Arrête la machine !

Arrête la machine ! Arrête !

Tu vas descendre ?

Descend, Alma, bon sang !

Alma, descends !

Descends petite !

Descends.

Alma, descends de là. Viens.

Allez petite, descends.

Ton père est là. Descends bon sang !

Viens, descends. - Alma, descends.

Alma viens, ne pleure pas. Ne pleure pas mon cœur, ne pleure pas.

Le monstre... Le monstre...

Sa perte de poids et son état me préoccupent beaucoup

si on pouvait le faire entrer quelques jours à l'hôpital,

on pourrait lui faire passer des tests stimuler son appétit

et peut-être envisager une résidence avec une présence médicale.

Si c'est le mieux...

J'essaie de passer le plus de temps possible ici,

mais ça ne suffit pas.

et Louis n'arrive pas à tout faire tout seul, en plus d'être avec papa.

On va être plus tranquilles.

Vous allez le tuer.

S'il ne mange pas, il va mourir.

Ton grand-père n'est plus ton grand-père. Il est déjà parti, Alma.

Il ne lui est rien arrivé. Rien.

Tu veux dire à un médecin ce qu' il doit faire ?

Qu'est-ce que tu veux dire, ma grande ?

Il est en deuil. C'est tout.

Ca fait longtemps que ta grand-mère est morte...

Nom de Dieu... encore ce foutu arbre ?

Qu'est-ce que tu veux, foutre en l'air cette famille, c'est ça ?

C'est comme perdre un fils. C'est ça ?

Le pire, c'est ce qu'on ne sait pas.

Mais Yayo, s'il était dans un endroit agréable, hein ?

Avec plein d'eau, et des gens qui le soignent.

Alors il serait un monstre content... Pas vrai ?

si tu savais que c'est comme ça, tu serais plus tranquille ?

Yayo, tu veux mourrir ?

C'est ça ? Tu veux mourir ?

Yayo...

Yayo je t'écoute, je t'ai entendu, Yayo.

Tu as chanté, Yayo ?

J'ai entendu "Souffle le vent, souffle..." Tu l'as entendu ?

Je crois qu'il a seulement respiré profondément, ma grande.

Mais non, je l'ai entendu. Allez chante, chante avec moi.

"Souffle le vent, souffle bien fort".

Yayo, s'il te plaît, s'il te plaît...

Yayo...

je sais que tu es là je le sais.

Un jour entier ça nous a prit à ton père et à moi...

Bon Dieu...

Et, comment on a pu avaler tout ça ?

Au final, pourquoi ? J' ai perdu Estelle.

Il a abandonné maman. - Non.

Non, ça s'est pas passé comme ça.

Non, c'est elle qui est partie. Mais c'est parce qu'il n'en a pas pris soin.

C'est pas surprenant si elle a laissé tomber, et qu'elle est partie.

On travaillait comme des bêtes On a tous des choses à se reprocher.

Il en a pris soin, ça s'est sûr, mais à sa manière.

Si, et grand-père ? Comment il a traité grand-père ?

Tu t'es demandé une fois comment le grand-père l'a traité ?

Tu t'es jamais demandé ?

Parce que ce vieux était très dur.

On a toujours pensé qu'il préférait ses arbres à nous-mêmes.

Pour toi il a été un grand-père merveilleux, Alma.

mais pas avec nous. - Allez Alca, c'est du passé.

Tu sais quelle humiliation ça a dû être pour ton père de revenir chez son père ?

Dans sa chambre d'enfant ?

Mets-toi à sa place...

Alors toi bon sang, tu n'abandonnes jamais, hein ?

Voilà un truc que j'ai jamais compris, Alca.

A cette époque, les banques accordaient des crédits à tout le monde. Pas vrai ?

Que tout le monde pouvait demander un crédit. Bien.

Alors pourquoi vous aviez besoin de 30.000 pour cet arbre ?

Ca, c'est ce qu'a demandé le maire pour...

para construir tan cerca de la playa.

Quelle horreur, vous êtes tous pareils. Quelle saloperie.

Non, non Alma, on n'est pas tous pareils. On l'a fait pour toi et tes cousins.

Pour pouvoir avoir une entreprise familiale.

On ne voulait pas graisser la patte du maire, bordel.

C'est comme ça que les choses se faisaient.

Je regrette beaucoup qu'on ne soit pas tous de ces putains de saints.

On verra bien ce que tu feras pour tes enfants.

Regarde comme il est content.

Regarde, Emilio, et ce qu'il est devenu...

Je me souviens encore de ces sucettes.

Tu sais de quoi je me souviens moi ?

De ses gros doigts aux ongles rognés. De ça.

Il les mettait dans ma culotte quand je travaillais comme serveuse.

Tout l'été j'ai essayé de le dire à papa,

tout l'été.

J'en avais tellement honte que je ne...

Et une nuit, je lui ai dit... dans la cuisine...

Tu sais ce qu'il m'a dit ton frère ?

Rien, il n'a rien dit. Il est simplement parti.

Alma il... il est resté...

il est resté pétrifié, sans savoir quoi faire.

Ecoute... va te faire foutre.

Vas te faire foutre, toi, et ton frère.

Il ne savait pas quoi faire ? Il savait pas quoi faire ?

C'est trop facile ! Protéger sa fille, crétin !

Ce que j'en sais, c'est que certains sont allés en Chine, ou au Moyen Orient.

dans toute l'Europe, même au Vatican.

des milliers.

Plus de 100 ont terminé dans une banque à Madrid.

Si, mais avec la date du contrat que j'ai ici,

ce que je voudrais savoir, c'est où se trouve celui qui l'a acheté.

Qui croyez-vous que je sois ? Interpol ?

Allez-vous en... ne faites pas chier.

Aujourd'hui, on ne reçoit pas les hippies.

Vous vous souvenez de moi ?

J'étais grimpée dans l'arbre pendant que vous l'arrachiez...

Vous vous souvenez de vos cris, et moi je n'avais que huit ans.

Allez, fous le camp. Dehors, dans la rue.

Ta famille a reçu 30.000 Euros...

elle devrait avoir un large sourire aux dents.

Tu veux que je te dise ? Commence à chercher ton olivier en Chine.

Fous le camp.

Mais moi, je me souviens de tout, et surtout de ta tête de porc.

Allez... tires-toi.

Tu t'appelles Alma, c'est ça ?

Oui.

J'étais là-bas ce jour là. J'étais dans la voiture avec mon frère.

Si, c'est mon frère...

Je n'ai pas oublié.

L'olivier de ton grand-père était très spécial. Mais beaucoup meurrent

au cours des 15 premières années après avoir été transplantés.

Il se peut que tu ne le trouves jamais. Mais ceci pourra peut-être t'aider.

C'est celui là, hein ?

Si...

Gracias.

Düsseldorf... en Allemagne...

La vache... c'est une grande compagnie.

Ha !, Il est là !

Purée... il a la place d'honneur dans le hall d'entrée.

C'est une vedette.

Ca date de quand ?

La page est actualisée, donc il devrait être toujours là.

En plus, ils l'utilisent comme logo de la compagnie.

Ton grand-père va être super fier. C'est vrai.

Ca va le tuer plutôt. Ils l'ont enfermé, il n'a pas d'air.

Mais, Alma, c'est pas un tigre, on ne doit pas le promener.

Il est superbe.

et en plus, dans un des pays les plus importants au monde !

Non, ça va lui briser le cœur.

Ah, voilà Adri, j'y vais, ok ? On se voit plus tard les filles.

Regarde, avec Photoshop je peux le mettre où tu veux.

Que dis-tu d'un jardin au grand air ?

Un petit arrangement, et il n'en saura jamais rien.

C'est ça le problème. Il finira par savoir.

Mais Alma, comment il le saurait ? Ton grand père ne parle même plus.

Wiki, lui le sait. Et je ne veux pas mentir.

D'accord, très bien. Alors, qu'est-ce qu'on fait ?

Yayo...

je sais où il est...

Alma.

Je ne sais pas comment, mais je vais le ramener.

Je vais le ramener. Je te le promets.

Tiens bon Yayo,

Résiste s'il te plaît, je vais te le ramener.

...ce Monsieur Gorblicht était un retraité allemand très riche.

qui est venu vivre à Valence, et il était très croyant.

Et comme dans la bible, pour lui, l'olivier était un arbre sacré,

alors il a eu l'illusion de pouvoir offrir à son église, un arbre millénaire,

de l'époque du Christ. Et quel olivier il a donné ?

Celui de grand-père.

Ce monsieur Gorblicht est mort il y a 4 ans.

Je me suis donc tournée vers le curé de sa paroisse,

qui est la paroisse San Lucas à Düsseldorf, en Allemagne

Et lui, il me dit:

Chut !

...qu'il remercie Ramon.

Elle parle de Ramon.

"J'ai parlé aux anciens de l'église.

"Lorsque nous avons accepté l'olivier de monsieur Gorblicht

"nous l'avons fait avec la meilleure intention,

"mais nous voyons à présent que c'était une erreur.

"Beaucoup de jeunes de notre communauté

"sont conscients que la nature et l'environnement sont sacrés.

"Et donc, après avoir beaucoup prié,

"nous avons pris une décision:

"nous serions enchantés que cet arbre sacré puisse apporter la paix

"et l'harmonie à votre famille et spécialement

"à cet homme âgé qui a passé sa vie à prendre soin de lui.

"Nous pensons sincèrement qu'il devrait retourner à l'emplacement

"où il avait été planté, là où il a grandi."

Qu'ils nous le rendent.

Il parle bien l'espagnol, non ?

Si... parce qu'íl a été 25 ans en mission au Guatemala.

Tu lui a parlé ?

Si...

Et... Où dis-tu qu'il est, l'arbre ?

L'arbre est à Dusseldorf.

Il est dans les jardins de l'église au bord du Rhin.

Je sais pas... comment comment tu l'as trouvé ?

Je l'ai appris à la pépinière.

Bon sang, je croyais que les allemands

n'étaient qu'une bande de pingres avares qui venaient chez nous

sur le tard pour soigner leurs hémorroïdes sur le dos de notre sécurité sociale.

Je me suis trompé. Toutes mes excuses.

Maintenant, tout ce qu'il nous faut, c'est un camion, une grue,

et deux chauffeurs volontaires.

Pour Düsseldorf ? Ca va faire cher.

C'est très au nord Alma. Il doit y avoir du chemin pour y aller.

Il y a 1.659 kilomètres, c'est pas tant que ça.

Et en plus, on peut profiter d'un week end rallongé.

Comment ça ?

Si on pouvait emprunter le camion de ton patron...

Qu'est-ce que tu dis ?

On pourrait revenir avant même qu'il s'en aperçoive, en conduisant sans s'arrêter.

Emprunter un camion d'un quart de million d'Euros

au psychopathe que tu as bombardé d'œufs la dernière fois...

A toi Nelson, il te les couper, les œufs.

Oui, sûrement...

D'accord ?

Non...

En plus, c'est le week end anniversaire de mon mariage, alors non.

Mais t'es divorcé.

Oui, mais on s'aime, Conchita.

Si Estrella se rend compte que je suis allé à Düsseldorf chercher un arbre, Alma,

alors je dis non. Le fuel, l'assurance, les péages... C'est beaucoup d'argent.

Je viens de vendre ma moto 1000 Euros.

Ah oui ?

Qu'est-ce que t'as fait ? Et si c'est pas assez ? Et les visas ?

Pas besoin de visas, c'est des frontières ouvertes. Pas besoin de ça.

Mon grand père se meurt !

Mais si il ne se souvient même pas de ses enfants,

comment il va se souvenir d'un arbre ? Tu déconnes, Alma.

Alca, l'arbre, bon sang, l'arbre.

Alma, calme toi, ne sois pas si exaltée. On doit réfléchir, c'est pas facile.

Estamos hablando de una carga especial

de plus de 14 tonnes, couillonne.

Ecoute moi, si je dois aller à Düsseldorf pour ramener

en traînant cet olivier, je le ferai.

Allez vous faire voir, bande de dégonflés.

Alma, hé, hé, Alma !

Ne me touche pas, couillon !

On va en parler, Alma.

Là, elle est remontée.

Moi aussi j'ai vendu un olivier. Je ne vois pas pourquoi un tel bazar.

Goûte ça va te rendre l'appétit. Allez, papa...

Ils n'arrêtent jamais de manger.

Ils n'ont que 40 jours pour grandir.

Je vais vomir. Je suis végétarienne, Alma...

Je te demande de leur donner à manger, pas de les manger.

En fait c'est très facile, Adeile:

quatre points essentiels comme je t'ai dit, et c'est tout.

Regarde, je t'ai écrit ça là dessus, au cas où... Tiens prends le.

Et s'ils explosent ?

Ca n'arrive presque jamais. Celui-là est mort.

Jette-le, jette-le par là. Ne l'approche pas.

Il faut pas le laisser là.

Quelle horreur. Ah ! Il m'a attaquée !

C'est dégoûtant !

Alma, je suis entrée dans un site d'espagnols à l'étranger

et Sole m'a répondu,

c'est une espagnole qui vit à Düsseldorf.

Elle va t'appeler par Skype ce soir. D'accord ?

T'es un génie, Wiki. Merci. Et la compagnie RRR Energy ?

Ah ça, j'ai envoyé des tas de mails au directeur général,

et à tous les chefs de départements Mais rien.

Je les ai appelés une quarantaine de fois. Ils décrochent, et raccrochent.

Je crois que tu ne pourras même pas t'approcher de l'arbre.

Ouais...

Alma, pourquoi ne pas attendre quelques jours

et réfléchir un peu ?

Je peux pas, je ne peux pas attendre... Mon grand père ne va pas bien.

Ecoute, y aller sans plan d'action c'est idiot.

Alors penses-y Wiki, tu as la cervelle, et moi j'ai l'audace.

Et toi les poulets.

Tu es folle, et t'es un danger...

On devrait t'enfermer.

Oui c'est ça, je sais. Y a pas mille raisons à ça. Je sais, je le vois.

Mais, les filles, quelques fois il faut se lancer la tête la première.

On commence le voyage, et les gens viennent t'aider en chemin.

Et pourquoi ils viendraient t'aider ?

Prends ça.

Non, non. Non je ne peux accepter.

Si, si. C'est de notre part à toutes les deux, s'il arrive quelque chose.

Il ne va rien m'arriver, d'accord ? Rien.

J'en crois pas mes yeux.

Regarde les, innocents comme des agneaux,

qui n'ont pas idée du foutoir où ils se sont mis.

Sainte mère, il faut leur dire

dans quel pétrin ils sont. - Non, non. non, non.

Ne dites rien. Si on leur dit ça, ils font demi tour et on ne les revoit plus.

Ecoute, tu cogites quelque chose et tu m'appelles par Skype. Ne dis rien.

Et maintenant ? Hein ?

Maintenant quoi ? On est en retard. "Et maintenant..."

Et on l'a dans le baba...

Ricardo s'il te plaît écoute moi, il est subitement parti à Madrid avec sa copine.

Il ne rentrera sûrement pas avant trois jours.

Je me suis trompé, Rafa, je veux que tu ramènes le camion.

Qu'est-ce que tu dis ? Nous sommes déjà en route. Allez, reste tranquile.

Je te tiendrai au courant. Je t'assure.

A Grenade, tu as dis ?

A Grenade... Tout ira bien.

J'ai un mauvais pressentiment là dessus.

Tu verras, sois tranquille, c'est vrai. Fais moi confiance. Allez à plus tard..

C'est le responsable de la sécurité du garage. Il a peur.

Mais c'est un type bien, Il fait ça pour m'aider.

Dis moi, ce curé allemand, où est-ce qu'il vit ? T'as son adresse ?

T'as d'autres questions idiotes ?

Te moques pas de moi, Alma, c'est pas tout près tout ça. Hein ?

Peut être qu'il va faire marche arrière.

Marche arrière comment ça ? Il est allemand, curé, et protestant.

Tu connais plus sérieux ?

Bueno, bueno...

Grenade, ma terre de rêve !

Grenade, dit le couillon. Quelle connerie.

Bonjour, je suis Sole. Moi, c'est Katherine, j'étudie le droit.

Moi, je suis Marie...

Bonjour.

Et voilà Sophie, notre responsable de groupe, qui adore les problèmes.

Bien... RRR Energy t'a répondu quelque chose ?

Non, mes amies les ont appelés mais ils n'ont même pas réagi.

Moi non plus, aucune réponse.

Ils doivent prendre ça comme un bobard.

Ca ne m'étonne pas...

J'ai écrit au directeur de la compagnie

et je lui ai proposé de lui rendre son argent, comme si c'était un prêt,

même avec les intérêts, mais il semble...

Elle lui a proposé de racheter l'arbre,

en le payant petit à petit...

Quelle naïveté... Ca donne presque honte.

Venir d'Espagne sans même un plan d'action.

Cet arbre est au siège de l'entreprise. C'est leur symbole, bon sang,

et ils ont payé pour l'avoir. Elle est folle ou quoi ?

Elle dit que je suis folle, c'est ça ?

C'est que, c'est un peu culotté Alma...

Tu pensais vraiment pouvoir arriver et emmener cet arbre tout simplement ?

Ca c'est ce que croient ceux qui sont venu avec moi.

Pouquoi croient ils ça ?

Parce que je leur ai menti. Je leur ai dit que l'arbre est dans une église

et qu'ils vont nous le rendre.

Sans blague...

Ceux qui l'accompagnent ne savent pas qu'ils ne voudront pas rendre cet arbre.

Cette fille est complètement écervelée.

Ne comptez pas sur moi. Je ne veux rien savoir de tout ça.

Je sais que c'est une folie, mais je ne pouvais pas rester assise à regarder

mon grand père mourir de chagrin. Vous comprenez ? Je ne pouvais pas.

Wiki nous a envoyé des photos. Je regrette beaucoup pour ton grand père.

Vous pouvez m'aider, s'il vous plaît ?

Moi je savais pas, je n'ai rien vu venir.

J'avais six camions comme celui-ci, une valeur d'à peu près deux millions.

Ils me devaient une fortune.

Je suis passé de quelqu'un, à rien du tout du jour au lendemain.

Tout à disparu comme ça, sans aucun préavis.

Tu aurais dû le voir, Alca.

Non... non, mon cœur, non. Ils m'ont menti.

Oui... Ils m'ont menti.

Je me suis menti à moi-même, à Estrella.

Les mensonges étaient chaque fois plus grands,

et chaque fois ça créait plus de mensonges.

Je ne pouvais plus m'empêcher de mentir. Je pouvais plus.

Alors un jour, Estrella a mis la cuisine sens dessus dessous

"Le pays tout entier se pigeonne lui même"...

...qu'elle m'a dit, et puis elle est partie.

Alors j'ai décidé de changer de vie. Je lui ai promis.

Je lui ai juré sur la tête du gamin que je ne mentirai plus.

que je dirai toujours la vérité.

Alors hier, je suis allé chez elle et je lui ai dit:

"Ecoute Estrella, je vais rater notre anniversaire

parce que je vais à Düsseldorf".

T'as bien fait, Alca.

C'est bien, parce que tu as dit la vérité.

Elle s'est mise à pleurer.

J'ai cru qu'elle allait me frapper.

Tu lui a expliqué ?

Mes lèvres sont restées collées, Rafa. Collées.

Quel idiot tu es. Elle s'en rendra compte quand on reviendra.

Si, je suis un vrai con. Je me dégoûte moi-même.

J'aurais pu lui dire. J'aurais pu dire: "Ecoute Estrella,"

"c'est pour l'arbre que je vais à Düsseldorf,"

"je reviens dans deux jours".

Elle m'aurait traité d'imbécile, mais au moins elle aurait compris.

Et moi, je n'ai réussi à lui sortir qu'un mensonge.

Un putain de mensonge !

Pourquoi on ne se fait pas confiance ? Bon sang.

Hein ? Pourquoi on ne se regarde pas droit dans les yeux

en mettant nos cartes sur la table ?

Pourquoi on n'est pas honnêtes ?

Pourquoi on ne peut résoudre ensemble nos problèmes, hein ?

J'ai raison ou pas, ma grande ?

Alca...

Fils de pute...

Qu'est-ce que tu fais, mon oncle ?

Ici vit un salopard qui me doit 90.000.

Allez salopard, répond...

Répond, je sais que t'es là.

Eh !

Eh ! Sors salopard, sors. Sors, je sais que tu es là dedans.

Espèce de porc, sors ! Montre toi !

Alca, tu perds ton temps.

No, non, non, je suis sûr que ce salaud est là,

en train de nous observer au télescope depuis son bunker, ce fils de pute.

Mais là, il y a un 4x4.

Il dit que c'est celui de son beau frère, ah ! Et la maison à sa belle mère.

Menteur, voleur ! Sans vergogne !

Et ça, qu'est-ce que vous en dites ? Il l'a acheté à son imbécile de femme.

Parce qu'elle aimait aller faire ses courses à New York.

C'est comme ça qu'on faisait les choses avant ? Hein ?

Bordel, à New York !

C'est rien vieux, viens calme-toi. On y va.

Ma sueur, la sueur de mes 18 heures de travail par jour,

c'est ça qui a payé ce caillou.

Il me doit toujours 90.000. 90.000 !

Il va s'apercevoir ce fils de pute... Il va voir...

Dónde vas ?

Je dis, couillon,

que les allemands adorent tout ce qui vient des yanquis.

Toi tu comprends ton imbécile d'oncle ?

On va vendre cette statue pour un bon paquet de fric.

De quoi tu parles ?

Tu sais pas le nombre de nains de jardins qu'ils achètent par ici.

Alors toi, et Wiki vous allez trouver un riche allemand

à qui on va la vendre par internet. Tu m'entends ?

Oui, oui.

Dis-moi...

Et si on s'allongeait jusqu'à Disney Land, à Paris pour charger un Mickey ?

2000 ans !

Il me rappelle mon grand père.

J'imagine que pour lui ce n'est pas seulement un objet, une chose...

C'est sacré.

Quelque chose cloche là dedans.

Qu'est-ce qui cloche ?

Mettre le chauffage ou prendre une douche bien chaude ?

Qu'est-ce qu'on ferait sans eux ?

Et elle, comment tu la vois ?

Tout ça semble un peu absurde...

mais ça me touche.

C'est une menteuse...

qui trompe ses amis...

et qui vient en Allemagne chercher ce qui ne lui appartient pas.

Mais elle n'a pas tout à fait tord.

On pourrait ouvrir une page sur Facebook.

Ca ne coûte rien, et on verrait comment les gens réagissent.

C'est une bonne histoire.

Il y a des gens qui ne cherchent que des histoires

Oh oui, le monde est plein d'épouvantails qui se grattent les couilles.

Katrin !

Regarde qui c'est.

Ton frère.

C'est ton père Et il sera toujours ton père, Alma.

Au début, quand je lui ai dit, il ne pouvait pas le croire.

Tu sais ce qu'il m'a dit ?

Que tu es très courageuse.

C'est plus que ce que je peux dire de lui.

Il essaie seulement de t'aider, Alma.

C'est sa façon de demander pardon,

et je ne crois pas que ce soit si terrible, non ?

Eh ?

Alma, tranquila.

"Nous optons pour la durabilité"

"Lorsque le droit est mauvais la résistance devient un devoir"

Des mines de lignite à ciel ouvert.

Ils délogent les gens, pour raser les forêts.

Durabilité...

Et leur logo est un arbre. Quels hypocrites !

Comment marche la page sur Facebook ?

Elle intéresse plus que ce que je pensais.

Il y a un groupement qui dénonce la coupe massive des arbres par RRR Energy.

Ils citent notre page.

D'autres pensent... qu'Alma est folle.

Tu ne dis rien, hein ?

A moi, ça me plaît

que tu ne poses pas de questions tout le temps.

C'est bon de garder le silence.

C'est surtout que tu n'écoutes pas trop.

Je ne le prends pas mal.

Tu as beaucoup de rage au fond de toi.

Rafa, je suis désolée, je ne peux pas.

Mais avec des inconnus, si tu peux.

Alma, ça tourne à la folie, il y a un journal local

qui a vu la page des allemands sur Facebook et qui voudrait te parler.

Je peux leur donner ton numéro ? Et ton père me fait tourner bourrique.

Il est venu me parler...

Qu'est-ce que je vais faire, Wiki ?

Je ne sais pas. Rien n'a changé. Souviens toi de ce que je t'ai dit avant ton départ

Qu'est-ce qu'ils ont dit les autres ?

Alma...

C'est pas vrai ! Tu leur a rien dit ? Rafa ne sait pas qu'il risque son boulot ?

Tu entends ? Montre leur un peu de respect et dis leur tout de suite, bon sang !

Rafa parle avec son patron,

il s'est disputé avec sa femme et il est revenu.

Il veut son camion.

Viens, il faut qu'on prenne des décisions.

Je vais t'arracher la tête tu m'entends ?

Pero tú te das cuenta de lo que me has hecho ?

Tu vas me ruiner, connard.

Au moins réponds-moi, espèce d'ímbécile.

Une insulte de plus, Nelson, et je raccroche.

Dis-moi bordel, où tu es.

Tais-toi, et montre-toi un peu plus civilisé. Je vais à Dusseldorf.

Comment tu dis ? Düsseldorf ? Düsseldorf en Allemagne ?

Putain ! - Ecoute moi.

Tout est de ma faute. J'ai menti à Ricardo.

Si tu le vires, tu ne reverra pas ton camion, je le vends à la mafia russe.

Rafa, Rafa, - Enculé...

Ecoute Chaval, quand je vais t'attraper je te coupe les couilles.

Je vais te dire un truc, Nelson... - Non Rafa

t'es un crétin, une tête de nœud et tu peux aller te faire foutre.

Putain Rafa, tu viens de perdre ton boulot.

Ca m'est égal...

Je ferai quelque chose. Je resterai peut être à Düsseldorf. Qui sait ?

Non, je veux que vous rentrez. Tous les deux. Laisse-moi lui parler.

Je vais lui dire que j'ai menti, que cette connerie c'est de ma faute,

Voilà, c'est ça.

Laisse moi lui parler je suis à bout.

Si je lui demande pardon et qu'on lui rend le camion il te pardonnera, ça c'est vrai.

Donne moi le téléphone, Rafa.

Le téléphone. - Non.

Donne moi ce putain de téléphone, Rafa !

Donne le moi Rafa donne moi ce foutu téléphone. Allez.

Ca suffit merde !

Hé, eh...

Comme toujours, tu oublies un détail.

Ce ne sont pas seulement tes oignons, tu sais ?

Nous aussi on a notre mot à dire.

Maintenant donne moi le téléphone.

No, Alma... J'attends dans le camion.

Je ne veux pas rentrer sans l'arbre Alma.

Tu ne comprends pas, c'est un vrai désastre.

Pas après ça.

S'il te plaît,s'il te plaît. Alca, tu ne comprends pas.

Viens, sortons d'ici.

Non, non, tout va bien.

As-tu déjà pensé que tu pourrais tout détruire

...et finir plus bas que tout ?

Ca m'est arrivé une fois

quand j'avais 18 ans...

quand je m'entraînais à Valence.

J'ai cru que je pourrai aller loin,

mais ils m'ont fait un coup bas et finie ma carrière.

Je voulais éclater la gueule de ce type. Je voulais le massacrer.

J'ai passé deux ans dans l'amertume.

Mon physiothérapeute Agustin,

savait dire ce qui m'arrivait rien qu' en me touchant.

Et un jour, après une session, j'ai craqué.

Je me suis mis à chialer comme un gamin.

IL m'a regardé et m'a dit:

Tu veux que ça aille mieux ?

Alors n'aggrave pas ta propre infortune.

Et d'un seul coup j'ai compris.

Ecoute Alma,

tu peux passer ta vie entière à enfoncer ton doigt dans cette vieille blessure,

à entretenir la douleur et empêcher qu'elle guérisse,

mais c'est quelque fois mieux de laisser les choses se faire.

Aller de l'avant.

Favoriser ce que tu as, et pas ce qui n'est plus.

Tu crois que j'aggrave ma propre infortune ?

On le fait tous. Certains plus que d'autres.

Tu n'as pas dormi ?

L'Allemagne.

Si, rien que le nom fait que je me sens plus petit.

Je suis pas une lumière,

mais ici, je me sens doublement con.

Ils sont plus grands, ils parlent mieux l'anglais, hein ?

Ca doit être ce qu'ils mettent dans leur saucisses.

Tu as l'adresse de l'église ?

Un groupe d'activistes dénonce depuis longtemps RRR Energy.

Ton histoire leur a plu.

Dis moi quand tu arrives

Tu crois qu'on peut nous la voler ?

Ca non...

Je pense qu'elle aura beaucoup de succès ici au milieu du Rhin.

Avec les bateaux qui passent à côté comme à New York.

Si mon vieux - C'est certain.

On ne va pas à une église ?

On doit d'abord signer quelques papiers dans un bureau.

Bon sang...

c'est notre arbre...

Putain qu'est-ce qu'il fout ici ?

Pardonnez moi. Je peux vous aider ?

Vous avez rendez-vous ?

Non...

Il est où le curé ? Il devrait pas être là ?

Non...

Je regrette, je dois appeler la sécurité.

Quoi ?

Alors... il n'y a pas de curé ?

pas de curé, pas d'église, pas de pieux croyant, établi à Valence,

ni même d'allemands prêts à nous rendre cet arbre.

C'est ça... C'est ça ?

Quelques fois les lèvres restent collées. Tu l'as toi-même dit.

Mais chez toi, couillon. Elle restent collées chez toi, Rafa.

Pas dans ce merdique Düsseldorf !

par tous les saints, qu'est-ce qu'on fout ici ?

Hein Alma ? Qu'est-ce qu'on fout ici ?

Dis-moi ! Qu'est-ce qu'on fait ici ?

Tu peux me dire ce qu'on fait ici ? - Partons.

Qu'est-ce qu'on fait ? - Tu vois pas qu'elle est sous le choc ?

Putain oui, elle est sous le choc.

Moi aussi j'ai pris un choc.

Qu'est-ce que vous faites ? Que cherchez-vous ?

Qu'est-ce qu'on fait ? - On s'en va.

Vous parlez anglais ?

Je parle ! Ne me touchez pas, s'il vous plaît. Ne me touchez pas.

On a ou pas l'autorisation d'emmener cet arbre, dis moi.

Alma, on n'est pas venus jusqu'ici

à plus de 1.500 kilomètres, avec un camion de 40 tonnes

pour cet arbre énorme, sans aucune permission ?

Ecoutez ! Hé !

Allez, allez.

Cet arbre est à ma famille. Cet arbre est à nous.

Hé, lachez-moi, putain !

Bien, je sors, je sors... Je sors tout seul.

Laissez-moi, tout seul... Mais cet arbre est à nous.

Alma !

Alma, dis-moi bordel, ce qu'on fout ici !

Laisse la tranquile.

Je peux savoir, bon sang de bordel ce qui se passe ici, hein ?

Voyons voir. T'en savais rien, toi ? Hein ?

J'avais un pressentiment.

Un pressentiment, Rafa ? Tu te fous de moi.

Eh quoi, bon sang. J'y avais pensé, mais j'étais pas sûr.

Depuis quand ?

Depuis le début.

Et donc, encore une fois, je suis le pigeon, non ?

J'ai conduit jusqu'ici comme un âne heureux,

pendant que vous deux, vous vous moquiez du pauvre imbécile.

Pourquoi t'as rien dit ?

Pourquoi tu n'as rien dit ?

Pourquoi tu ne m'as pas envoyée bouler ?

Pourquoi tu ne m'as pas envoyée chier ? J'allais venir en stop, Rafa. Pourquoi ?

Dis-moi ! Comment peux-tu être aussi con ?

Comment tu peux être aussi con ? T'as perdu ton boulot. Pourquoi ? Dis-moi.

Pourquoi ? Regarde-moi. Pourquoi ?

Ecoute moi. Je te hais, Je te hais, et toi aussi.

Allez au diable ! Rentrez chez vous avec votre foutu camion.

J'ai essayé de vous le dire. Vous l'avez pas vu ?

Oh oui, que j'ai essayé. J'ai essayé à la cafeteria, j'ai essayé.

Vous n'êtes que des couillons. Des couillons.

Dis moi si j'ai bien compris...

C'est de notre faute ?

Il semble bien.

Elle doit te plaire beaucoup, non ?

Il semble bien.

Je me sens tellement...

trompé, Alma, trahi.

J'en ai marre que le monde entier me traite comme un couillon.

Mais c'est ce que je suis, un couillon.

Pour te faire confiance.

Je t'ai toujours aimée comme un fou depuis que tu étais comme ça.

Et toi, tu ne pouvais pas me faire confiance ?

Regarde-moi.

A moi !

C'était quoi ton plan ?

Jamais de toute ma vie, je ne me suis senti...

si insignifiant.

Jamais.

Je retourne au camion.

Et puis je rentre avec ou sans vous.

Couillon que je suis...

Couillonnerie de statue !

Couillonnerie de vie !

Connerie.

Connerie !

Elle est où ?

Elle dit qu'elle ne bouge pas tant qu'elle n'a pas parlé au propriétaire de l'arbre.

Bon sang, pour qui elle se prend ? Mahatma Gandhi ?

Tu dis ça sérieusement ?

Purée, quelle famille... Mais quelle famille !

Voilà, c'est décidé, je rentre. C'est fini.

Je monte dans le camion, je démarre le moteur

et je rentre, avec ou sans vous. T'as compris ?

C'est ce qu'elle a dit... Que toi et moi on devait rentrer chez nous.

Eh ben voilà... on rentre.

Viens.

Foutoir de merde.

Viens.

Un foutoir de merde !

Je suis désolée.

Je suis très désolée.

Merci de votre soutien, Sole. Nous restons ici, jusqu'à être reçus.

Alma...

Papa.

Merci de me le dire.

Papa, comment va grand père ?

Non, n'arrête pas de lui parler papa s'il te plaît, n'arrête pas de lui parler.

D'accord.

Leur relations publiques nous ont contacté. Ils ne te recevront pas.

Je ne partirai pas tant que je ne leur aurai pas parlé, Sole.

S'ils ne veulent pas nous parler, il faudra qu'ils nous écoutent.

"Hypocrite Menteurs"

Alma !

Louis !

Louis, tu m'entends ?

Quoi ?

D'accord...

On a bien fait de venir avec le camion.

Je regrette, Yayo.

Je regrette.

J'ai vraiment fait tout ce que j'ai pu.

Regarde, c'est de notre arbre. Je l'ai retrouvé,

et on va le replanter.

Cette fois, je te le promets, on va bien en prendre soin.

Je t'aime tellement Yayo.

Toujours je t'aimerai.

Allons à l'oliveraie, papa.

J'ai tellement honte.

Je n'ai pas le droit... pas le droit...

Vous imaginez comment sera la vie dans 2000 ans ?

Espérons que cette fois, nous ferons un peu mieux.

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.