All language subtitles for La Grande Strada Azzurra 1957 1080p_Track03

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Original subtitles

C'est la meilleure saison pour la pêche.

En septembre, les poissons quittent les profondeurs,

et s'approchent de la côte,

où l'eau est encore chaude,

et les algues sont tendres et douces.

Ce sont mes archipels.

Je connais bien toutes ces îles.

Chaque récif,

chaque crique.

Le fond de la mer point par point.

Seul un homme au village sait pêcher comme moi,

Salvatore.

Nous avons grandi ensemble,

puis il a continué à pêcher avec des filets.

Pas moi !

Il y avait un autre garçon avec nous.

Gaspare.

Nos chemins se sont séparés.

Il est devenu chef douanier.

Il a un uniforme, payé par l'Etat.

Mais j'aime ce que je fais,

et j'ai quelque chose qu'ils n'ont pas.

On peut t'aider, papa ?

A quoi ? A tous nous faire sauter ?

Reculez tous les deux !

Voilà, maintenant, vous pouvez venir.

- Bore ? - Je suis là, papa.

Assieds-toi et râpe.

Là.

Voilà.

Fais de ton mieux.

Tonino ?

Prépare le goudron.

Râpe, comme si c'était du fromage.

Et si ça explose ?

Pourquoi ?

Les fromages explosent ?

Il faut allumer les mèches pour les faire exploser.

Allez, donne-moi ça.

Bravo, Bore ! Attention à tes doigts !

C'est bon comme ça ?

Plus fin, ce serait mieux. Ca fera l'affaire.

Détonateur.

Ceux-ci explosent rapidement.

Ca, c'est suffisant. Attention.

T'as eu peur ?

Rien en vue.

Vas-y doucement, papa.

Recule-toi !

Il n'y a rien.

Silence.

Les voilà !

Des dorades, papa !

Des dorades, Squarcio !

C'est vrai, les enfants ! Mes bombes ne ratent jamais.

Vite, Tonino ! Plonge !

Combien, papa ?

Prends le plus gros !

Super ! Il pèse six kilos.

Mon Dieu ! Quel poisson !

Tu fais quoi ? Tu les rejetes ?

Je ne les rejette pas, je les mange.

- Salut, Salvatore ! - Salut, Squarcio !

Comment ça va?

Pas terrible... J'espère d'autres coups de filets...

Bonne chance !

Salut !

- Il se moque de nous, papa. - Pourquoi ?

Il aurait passé six heures en mer, pour nous narguer.

- Tu le défends car vous êtes amis. - Ca veut dire quoi ?

L'amitié n'a rien à voir avec ça.

Gaspare aussi a grandi avec nous.

L'adjudant ?

Que veux-tu qu'il fasse ?

Ne t'en fais pas, s'il en a l'occasion, il l'arrêtera !

Dominico !

Dominico !

Dominico !

Salut, Squarcio !

Regarde ce que je prépare !

Tu en veux ?

Pourquoi tu te marres autant ?

Ils ont augmenté ton salaire ?

Je sais... 800 lires c'est peu !

Mais je ne vends pas de TNT !

Dommage !

Je voulais te rendre riche.

Ne t'en fais pas, ça va comme ça.

Les riches vont en prison !

Bonne chance alors.

C'est bon d'avoir un ami honnête.

Bonne chance à toi aussi !

Et si tu repasses par là, réessaie, on se sait jamais !

Salut !

Bonne chance !

Salut !

Attention, Carmino !

On décharge tout ensemble !

Tiens.

Salut, Salvatore !

Santamaria ?

Attends.

Salut, papy !

Vous voulez un coup de main ?

Pas besoin. Oublie ça !

Tu fais quoi ? C'est ton père !

Tu sais bien pourquoi ! J'ai mes raisons.

Salut, Santamaria.

Bonjour, adjudant.

- Bonjour. - Salut.

Salvatore ?

Bonjour, Gaspare !

Bonjour.

Encore des sardines ?

Aujourd'hui, elles sont plus grosses. Tu en veux ?

Oui, mais pèse-les d'abord puis dis-moi le prix.

Oublie ça, Gaspare ! Ca n'en vaut pas la peine.

Alors, ne faisons rien.

Ok, tu les paieras et je te les ferais livrer.

- D'accord. Salut. - Salut.

Passe.

Tire !

Ca s'est bien passé ?

Thons, limandes et dorades !

Et toi, Santamaria ?

On est sorti, on avait fini et...

Arrêté par la police !

Regarde ces merveilles, Gaspare ?

Je t'en offre ?

- Non, ça pue ! - Bizarre.

C'est les derniers que j'ai pêché.

Ca sent le brûlé.

Ca fait 20 ans que je ne suis pas sorti avec des bombes.

Comme j'aimerai te croire.

Qui dit que c'est interdit ?

Tais-toi ! Ne me parle pas de loi !

Je remercie Dieu de ne t'avoir jamais pris sur le fait.

S'il n'y avait pas cette loi absurde sur le flagrant délit,

je t'aurais fait changer de métier.

Pourquoi tu ne portes pas plainte auprès de l'Etat ?

C'est facile pour toi.

J'aimerais bien, à cause de toi !

Qui t'a demandé de porter cet uniforme ?

Si tu veux changer de boulot,

il y a toujours de la place sur mon bateau.

Allez voir ce qui se passe :

Je te le ferai manger cru !

D'accord, Tommaso Fiore.

Dis-moi, qui t'as donné du fric après que tu es détruit ton bateau ?

- Je t'ai remboursé ! - C'est vrai !

La prochaine fois prépare-toi car Natale ne te donnera plus une lire ! Compris ?

Et pour les autres ?

Vous autres avez aussi oublié quand je vous ai renfloué ?

Quand je dis tous, c'est vous tous !

Pas tous.

Toi qui parles tant Salvatore, pourquoi tu ne la fais pas cette coopérative ?

Allez vendre à un autre grossiste.

Courage, battez-vous contre moi.

Lorsque le vent d'ouest vous garde à terre pour un mois ou plus,

ne venez pas à Natale. Je ne vous donnerai pas un sou.

On en reparlera une autre fois. Combien, les sardines ?

Je te l'ai déjà dit, je ne peux pas les payer commer hier.

Les gens du continent n'aime pas ça.

Ils mangent même des poissons-chat et trouvent que c'est bon.

Alors combien ?

Toutes les tailles. 45 lires le kilo.

Plutôt que de lâcher prise, on est tous d'accord.

Vraiment ?

Voyons un peu, Natale.

Voyons ce que nous pouvons faire.

- Essayons ! - N'aies pas peur, ça ne te ruinera pas.

Ca fait dix ans que tu t'engraisses.

Salut les amis !

- Salut, Squarcio. - Salut, Salvatore.

Salut, Squarcio. Une seconde.

Thons et dorades pour les seigneurs du continent.

Mets-les dedans, en attendant. Non !

Tu achètes tout ou rien !

Mais je viens de les acheter Bravo.

À un prix raisonnable, pas vrai ?

Qu'est ce que ça peut te faire ?

Rien. Je viens de griller tes cartouches.

- Ca ne te convient pas. - Peut-être.

Allez, que le premier avance !

Prépare la facture.

- Merci, Squarcio. - De rien.

Bore !

Tonino ! Diane ! Rosetta !

- Qu'as-tu apporté ? - Une surprise !

Fais voir, Squarcio !

Il s'appelle papa, pas Squarcio.

Laisse-le faire, peut-être qu'on nous prendra pour des frères.

Tiens Diana, porte-ça à la cuisine.

- Je veux voir la surprise. - Encore une folie ?

Acheté spécialement pour toi, Rosetta.

Quand tu achètes à ta guise, c'est toujours pour moi.

Donne-moi les ciseaux, Tonino.

- Les voici. - Merci.

- Putain, c'est... - Bas les pattes !

Je l'ai pris à un français sur le marché noir.

Qui sait combien tu as payé ?

- Comment ça marche ? - Moi, je sais.

Ah oui ?

Alors, tiens.

Attention.

Où est le cordon ? Ca ne s'allume pas.

Fais-moi voir. Il fonctionne avec des piles.

Super, hein ?

Rosetta, vin pour tout le monde !

Non, Bore va être malade.

Malade ? Tu ne m'a pas vu boire une bouteille entière !

Six mois que je n'avais pas fait une pêche comme ça.

Contente ?

Demain, on fêtera ça.

On écoutera la messe à la radio.

Et puis, on sortira.

Même pour la messe, tu veux me garder à la maison ?

- Je dis ça pour toi, Rosetta. - Je sais.

La diffusion de musique amateur est terminée.

Maintenant, écoutez plus fort le professeur sur le thème...

Change, Tonino !

Les Mers: Ligurienne, au nord et au centre, calmes,

au nord et au centre de l' Adriatique légère houle...

Sud Tyrrhénienne et mers de Sardaigne et de Sicile,

Lonian, et sud de l'Adriatique,

Houle, et agitées localement.

Que fais-tu ici ?

Pourquoi es-tu venu ?

Vas t'en !

Diana !

Diana.

Non, Domenico. Je t'en prie, laisse-moi partir.

Pourquoi ? Je t'aime, tu sais.

Moi aussi, beaucoup. Mais j'ai juré.

J'ai juré qu'on ne le ferais plus.

J'ai honte, Domenico.

Qu'il y a-t-il, Diana ?

Tu pleures maintenant.

C'est toujours comme ça quand on s'aime.

Ça arrive à tout le monde.

Oui, mais après ils se marient.

Et nous, on ne se marie pas ?

Veux-tu vraiment m'épouser, Domenico ?

Oui.

Diana !

Laisse mon frère tranquille ! Il est plus petit que toi ! Lâche !

Lâche mon frère !

Arrêtez ça ! Vous êtes devenu fou ?

Tonino, tu ne sais pas.

On doit se marier.

Il a juré de m'épouser.

C'est vrai ?

Oui.

- Je veux l'épouser. - Il y a intêret sinon je te tuerai.

Ne le dis pas à Squarcio.

Domenico.

Pauvre Domenico.

Tu m'aimes, pas vrai ?

- Oui. - Oui.

Mon amour.

Et pas de congés spéciaux !

Pas de fiançailles !

Pas de mariages ! Pas de funérailles de vos mères !

Rien de rien !

Pas un !

Pas un d'entre eux pris en flagrant délit !

- Si, en réalité. - Oui, deux !

En combien d'années, hein ?!

Regardez ça.

Plaintes de pêcheurs,

lettres recommandées, réprimandes du QG.

Comment puis-je attraper un bateau qui me dépasse ?

Et ils menacent de me muter ! Ca suffit !

Demain matin, on fouille toute l'archipel.

Iles après îles !

Rocher par rocher ! Buisson par buisson !

Il faut en finir !

Pour moi, vous pouvez rester ici même un mois.

Mais rester ici ne changera pas la situation.

Même un miracle ne rouvrirai pas la carrière.

Écoutez-moi, rentrez chez vous.

Mais, comment dois-je vous le dire ?

Le transport est trop cher. Ca n'en vaut plus la peine.

Vous attendez quoi ? Vous avez déjà été viré.

Faîtes comme vous voulez. Je ne sais plus quoi dire.

Domenico ?

Pourquoi tu ne viens plus me voir ?

Nous sommes ici jour et nuit.

Ils ont dit qu'ils rouvriraient.

Alors que vas-tu faire ? Retourner sur le continent ?

Non.

Pour les premiers temps, j'ai déjà une solution.

- En fait, je dois parler à ton père. - Alors, tu restes ?

Oui, je ne te quitte pas.

Regardez adjudant,

je l'ai suivi sans me faire remarquer.

Des mèches,

de la poudre noire, des bâtons et des détonateurs.

Un détonateur pour chaque bâton de TNT.

On y est ! Cette fois Squarcio va payer !

Retourne vite à la caserne.

Je t'attendrai demain matin à 6h, n'oublie pas.

Laissez-moi rester, adjudant.

Demain matin, j'ai dit. Un seul suffit ici.

Merci, Santucci.

Maintenant partez.

Si quelqu'un nous repère, on annule tout.

Allez.

Stop ! Arrêtez !

Squarcio !

Je t'ai reconnu !

Attends, Squarcio !

On va parler !

Arrête !

Arrête, Squarcio !

On ne tue pas un homme comme ça.

C'était un accident, Squarcio.

Ce n'était pas moi.

C'est malheureux.

Un malheur.

Demain, nous pêcherons tous en mer.

Quel rapport ?

Domenico avait volé pour toi.

Ni pour moi, ni pour un autre.

Il a volé car la carrière est fermée.

Il n'a jamais voulu le faire avant.

- C'était un bon gars. - Si tu le dis.

Je n'ai rien à voir avec ça.

Au contraire, je suis sûr que ça t'arrange.

Viens, allons-y.

- Juste une goutte. - Non, je suis fatiguée.

Je veux me coucher.

- Sans débarasser ? - Laisse, je vais le faire.

Ca prends une minute, pas vrai Diana ?

Oui, papa.

Et toi, où vas-tu ?

Ici, je dois réparer le filet.

Tu préfères pêcher avec celui-ci, hein ?

Je sais.

Ca rapporte trop peu.

Et toi, Bore ?

Bore !

Bonne nuit.

Mauvaise journée, aujourd'hui.

- Tu le connaissais ? - Je l'ai vu, quelques fois.

C'était un bon gars, Domenico.

Honnête...

Si seulement il n'avait pas été viré.

Le TNT ne sert à rien dans une carrière morte.

Il avait besoin d'un peu d'argent, le pauvre.

C'est certainement ce qu'il pensait.

Tu ne crois pas ?

Que fais-tu ?

C'est pour les moustiques.

Ce n'était la faute de personne.

Pas même de Gaspare.

La vie est si difficile,

se marier et avoir des enfants,

et les faire vivre aussi.

Pourquoi ces choses-là arrivent ?

Aller.

Allons faire un tour.

Un vent fort.

Demain sera une mauvaise journée.

Objet :

Demande de congés.

Le 18 de ce mois,

expire ma prise de fonction.

Adjudant, les pêcheurs à la dynamite sont très proches.

A la ligne.

Puisque je n'ai pas l'intention de rester,

plus longtemps dans les garde-côtes,

veuillez considérer ma démission à compter de ma date de congé.

Je reste en attente,

d'une décision de mes supérieurs,

de mon remplacement comme commandant d'unité.

Signé, l'adjudant en chef,

Gaspare Puggioni.

- A envoyer immédiatement. - A vos ordres, adjudant.

Bon voyage !

Gaspare !

- Salut, Squarcio. - Salut.

Bonjour.

Ils m'ont dit à la caserne que tu partais.

Et ton remplaçant arrive quand ?

Il devait arriver aujourd'hui.

Dans tous les cas, je lui ai déjà transmis les consignes.

- Que vas-tu faire maintenant ? - Je ne sais pas.

Je ne sais pas encore.

Si tu as besoin de quelque chose les premiers temps...

Non merci.

Ne te sens pas offenser. On se connaît depuis gosse.

On est amis, non ?

Pas de dettes.

Il n'y a plus de comptes entre nous.

Pareillement, Squarcio. Je te remercie.

Tout le monde à bord !

- Salut. - Salut, Gaspare. Bonne chance.

Au revoir !

Adieu, Squarcio.

Et merci d'être venu me saluer.

Adieu, Gaspare.

Je suis désolé.

Je suis vraiment désolé.

Adjudant Puggioni !

Ce bateau est aux garde-côtes, pas vrai ?

Oui.

Je crois que oui.

C'est un beau bateau !

Je n'en jamais vu de tel dans cette zone.

En effet, moi non plus.

Dans cette zone.

Un fils de pêcheur prêt pour l'armée mais qui ne sait pas nager.

C'est vraiment honteux !

Et il dit qu'il est courageux.

Je n'ai peur de rien !

Ne te sauve pas, viens ici.

Tu ne dis plus rien ?

Allez !

Ca va ?

- Tu aimes ? - Enormement.

Bien.

Bravo.

- Je vais te remorquer. - D'accord.

Avant, je fais une pause.

Papa, les garde-côtes !

Regarde à quelle vitesse ils vont.

Vite, tout par-dessus bord !

Même la bobine de fils.

Tonino, dépêche-toi !

Tu as fini ?

Bravo, Bore.

Vite !

Stop !

Ils sont là, adjudant. C'est lui, Squarcio.

Les voilà, les garçons.

Souriez et pas d'inquiétudes.

Bienvenue, adjudant.

- Qu'il y a-t-il ? Besoin d'aide ? - Non, merci. Je voulais vous rencontrer.

Me voici. Vous êtes satisfait ?

Depuis quand êtes vous irrespectueux envers les garde-côtes ?

Depuis que les garde-côtes insultent les pêcheurs.

D'accord, respectons-nous alors.

Faîtes-voir ce que vous avez pêché.

Ne faîtes pas le mariole !

Montrez-moi celui-là. Vite !

Comment avez-vous eu une telle prise ?

Avec un crochet doré.

Regardez, l'épine dorsale est brisée.

Oh le pauvre...

Il a dû s'écraser contre un rocher.

Ou il était déjà mort quand je l'ai pêché.

C'est suffisant pour moi.

Si nous entendons une explosion, vous passerez la nuit en prison.

On y dort mal, pas vrai ?

Ca suffit.

Nous nous reverrons, Balzano.

En route ! A bientôt.

Salut, chef !

Bref, tout est normal. Un adjudant s'en va,

et un autre arrive.

Sauf que celui-ci est motorisé.

As-tu déjà vu une telle moustache ?

Je parie qu'elle fait 10 nœuds.

Ils me font vraiment rire ces deux bombardiers !

Tu as un fils comique, Salvatore.

Cependant,

fais gaffe de ne pas exagérer.

Qui exagère ?

Il est temps que tu cesses de te moquer des travailleurs.

Parce que peut-être...

- Que je vis d'un revenu ? - Pire.

C'est comme si tu allais à la banque faire sauter les coffres-forts.

- Seulement la mer est à tout le monde. - Exactement.

La mer n'est pas qu'à toi.

Alors, profite.

Qui t'en empêche ?

As-tu peur des gardes-côte ?

Ou de la dynamite ?

Si on pêchait tous comme toi, d'ici un an l'archipel serait vide de poissons.

Je ne pèche pas près de l'archipel.

Vous le savez très bien.

Je nuis à personne.

C'est juste pour ça qu'on se salue encore.

Salut, papa.

Salut.

Salut, Diana.

Pourquoi tu n'as pas envoyé Bore ou Tonino ?

Ils ne sont pas encore revenus.

- Merci. - Salut à tous.

Je vais payer. Dépêche-toi de rentrer à la maison.

Bonne soirée.

- 400. - Bonne soirée.

Merci.

Squarcio ?

Salut, Renato.

Salut.

Salut, Salvatore.

Que voulais-tu me dire ?

Le nouvel adjudant avec son bateau à moteur.

Qu'a-t-il fait ?

Il a arrêté Zerro.

Bonjour, Diana.

Bonjour.

Tu sais, je passe toujours près de chez toi quand je vais pêcher.

Et je me suis dit,

que j'aimerais bien te saluer.

Tu as vu ? J'ai mis ton nom sur mon bateau.

Un joli nom.

Comme aucun autre.

Ici, ils utilisent tous les noms des Saints.

Pas le nôtre.

Le nôtre s'appelle " Espérance."

Mais... " Diana "...

est le meilleur de tous.

Tu ne crois pas ?

Quel âge as tu ?

- 16 ans. - Et moi 19 ans.

Un de ces soirs,

si ça ne te dérange pas,

- Je repasserai te saluer. - Salut.

Salut, Diana.

Voila ton père. Tu es content maintenant ?

Reste couvert.

- Salut, papa. - Salut.

Comment ça s'est passé ?

Rien non plus aujourd'hui.

Qu'a Bore ?

Un léger mal de gorge. Rien de grave.

Depuis qu'il est arrivé, il en a après moi.

Partout où je vais, je tombe sur lui.

Comment tu te sens ?

Bien.

C'est un miracle qu'il nous ai pas mis la main dessus.

Juste à l'extérieur de l'archipel.

- Si papa ne connaissait pas le coin... - Diana, j'ai soif !

Combien de fièvre a-t-il ?

38. Je viens de la prendre.

Reprends-la encore une fois.

Je l'ai acheté aujourd'hui à un paysan qui le fait lui-même.

- Squarcio ? - Que veux-tu ?

- Maintenant qu'on a une maison... - Et bien ?

Je dis que tu pourrais revenir pêcher avec des filets.

Oui et après ?

Tu veux tout recommencer ?

- Plutôt crever ! - Squarcio ?

Squarcio ?

Oui, avec des filets...

Pour pêcher chaque jour suffisement à sa faim.

Puis on obtient une année comme celle-ci.

Deux mois d'affilés sans pouvoir sortir en mer.

PAS D'AVANCES SUR LES PÊCHES FUTURES.

Une année comme ça et vous disparaîtrez,

si vous n'avez pas d'économies.

C'était à la fin de l'hiver...

Que ma mère est morte.

Je lui ai promis de t'épouser.

Mais je ne préfère pas si c'est pour que tu vives comme ma mère.

Comme toutes les femmes des îles.

Mais si je t'épouse,

tu devras avoir une vie heureuse, Rosetta.

Heureuse à tout prix !

Et maintenant je devrais renoncer à tout !

A tout ce que j'ai construit, à ma famille...

Pour l'adjudant Riva.

- Rosetta ? - Oui ?

- Tout va bien, Rosetta ? - Oui, Squarcio.

Tout va bien.

Parfois, un mec pense qu'il a fait une erreur.

- Tu es heureuse, Rosetta ? - Oh oui.

Nous avons une maison,

et trois enfants sains et forts.

Tout ceci coûte de l'argent.

Puis Diana se mariera et aura aussi des enfants.

Seras-tu désolée quand Diana se mariera ?

Pourquoi devrais-je être désolée ?

Moi aussi je serai heureux si elle se marie.

Tu n'as pas à t'inquiéter, Rosetta.

Je vais m'en occuper, tu verras.

Le moteur, Squarcio !

Le moteur !

Le nouveau moteur !

Bore ! Le nouveau moteur !

- Le nouveau moteur est arrivé ! - Attention, Tonino.

Tonino, tu as vu le nombre de caisses ?

Salut.

Je suis le comptable Carlo Festucci.

Squarcio... Giovanni Balzano. Ravi de vous rencontrer.

- Il ne savait pas comment arriver ici. - Tonino ?

- Oui, papa ? - Cours chercher mes outils. Bore ?

- Désolé, M. Balzano, mais d'abord... - Oui, l'argent. Bore ?

Bore !

Vas chercher l'argent à maman, vite !

Les factures.

- Où ? - Ici.

Vous le montez de suite ?

Bien sûr.

- Tout seul ? - Bien sûr.

Vous en êtes capable ?

Non.

Tiens, Papa.

Mets-ça là.

Voilà.

Comme convenu, l'ancien moteur est à votre disposition.

Tu as vu ?

On doit payer tout ça ?

Avec un moteur comme ça,

je sors par n'importe quel temps.

A la santé du moteur !

A la santé...

Tonino ?

Je pensais qu'on arrêterait la pêche à la dynamite.

Non, tu as entendu ? Il ne le fera jamais.

Personne ne l'empêchera, j'en sui sûre.

Hey, Diana !

Salut !

Salut, Diana !

- Ce n'est pas le fils de Salvatore ? - Si.

Que veut-il à notre sœur ?

- Qu'est-ce que tu lui veux à Diana ? - Bore !

Allez les garçons, au lit. Il est dix heures.

Mais je n'ai pas sommeil.

Je ne suis pas dupe !

Qu'il me poursuive désormais.

A la santé du moteur !

A la santé de Zerro !

Tôt ou tard, nous finirons de la même manière.

Moi,

je change de métier.

Tu as peur ?

Oui.

# Quand c'est la pleine lune,#

# quand la nuit est silencieuse,#

Dans les champs...

Venez les lapins amoureux ...

Regarde, mes mains tremblent.

C'est normal, Santamaria.

Tu es vieux.

Normal ?

C'est toujours normal pour toi.

Même si un homme meurt, c'est naturel.

Même si c'est de ta faute, comme pour Domenico.

Tu ne devrais pas dire ça, Santamaria.

- Tu ne dois pas dire ça ! - Lâche-moi.

- Lâche-moi je te dis ! - Qui te touche ?

Dégage !

Emmène-moi avec toi, Squarcio.

Je suis vieux.

Soyons partenaires. Donne-moi ce que tu veux.

Je n'aime pas les partenariats.

Retourne chez ton fils.

Je ne peux pas. C'est trop tard.

Il ne veut plus de moi.

Salvatore ne veut pas de moi.

# Maintenant amoureux...#

# Maintenant amoureux...#

Bonne nuit.

# Maintenant amoureux...#

- Salut ! - Au revoir !

Regarde qui est là.

Ca, c'est intéressant.

Ne fais rien d'imprudent, Squarcio.

Non, c'est juste pour s'amuser.

Accélérez ! A pleine vitesse !

Il n'y a rien à faire.

Tu vois, Rosetta ? Nous allons au moins deux fois plus vite.

Le mégaphone.

Hey ! Espérance !

Arrêtez !

Reste à côté.

Avance, Adagio.

Ne t'inquiète pas, il ne t'arrivera rien.

Bonjour, adjudant.

Permettez ? Je vous présente ma femme.

Voici l'adjudant Riva. Ma femme Rosetta.

- Ravi de vous rencontrer. - C'est un plaisir.

Mes félicitations !

Vous avez acheté un nouveau moteur. À quelle vitesse va-t-il ?

Vous n'avez pas vu ?

Au moins deux fois plus vite que le vôtre.

Personne n'a jamais lancé de bombes près de l'archipel.

- Sur vos ordres ? - Bien sûr.

Allons-y, on fonce.

Madame. Nous nous reverrons, Balzano.

Tiens la barre !

Squarcio...

Santamaria.

Retourne-toi, Rosetta, Par pitié, ne regarde pas !

Ce n'est rien. C'est juste une blessure.

Squarcio, ma main...

Dépêche-toi !

- Serre les dents. - Tu vois ?

Je te l'avais dit. Je ne suis plus bon à rien.

Reste calme, Santamaria.

Mon fils va m'emmenez chez lui, pas vrai ?

Bien sûr.

Doucement.

A côté.

Remorquez le bateau.

Emmenez-le à bord. Vite !

Tu as déjà fait tout disparaître, hein ?

Je n'ai touché à rien.

Doucement.

Tu vois ce qui arrive quand on craque des allumettes ?

Je n'étais pas là.

- Prêt, commandant. - Direction le port.

Allons, ne pleures pas. Santamaria était vieux,

ses mains tremblaient. Ça ne m'arrivera jamais.

Squarcio, ça suffit.

Je t'en supplie...

Allez, Rosetta, je te dis que ce n'est pas grave.

Il va bien se rétablir, tu verras.

C'est une vieille histoire, adjudant.

Depuis que je suis gosse,

il quittait la maison et depuis...

Un pêcheur à la bombe reste un pêcheur à la bombe.

Même si c'est mon père.

Maintenant, il est blessé.

Il est hors de danger.

T'as pas entendu ce qu'ils ont dit à l'hôpital ?

Il parviendra à éviter la prison.

Le bateau sera mis aux enchères.

Comment ça va cette année ?

Mal.

Natale obtient toujours son prix.

Je pense qu'il y aura bientôt un autre grossiste sur l'île.

La coopérative ?

Certainement.

Si vous voulez, je connais des grossistes sur le continent,

à Gênes, La Spezia...

Merci, adjudant.

Mais rappelez-vous que les pêcheurs à la dynamite seront toujours là.

Pourquoi ne pas s'entraider ?

Chacun son travail, adjudant.

Vous viendriez tirer les filets avec nous ?

C'est juste.

Au revoir.

Au revoir.

Allons à Punta Campana, Squarcio.

Oui, pour pêcher des pierres.

Pourquoi ?

Parce qu'on est en septembre,

les poissons se promènent.

Allons à Saracen Cove, alors.

Pour ramasser des palourdes.

Alors allons où tu veux.

Le voilà, commandant.

Très bien, cette fois il ne s'en tirera pas !

Ralentis.

Reste à l'abri du vent.

Longe les côtes autant que possible.

Papa !

Ca va ?

Regarde !

J'arrive !

Non !

Retourne à ton poste !

Avance.

- Continue comme ça. - Il y a peu de fond, commandant.

Ne t'en fais pas. Longe la côte.

L'adjudant, papa !

À quelle distance ?

- Moins d'un kilomètre. - Je démarre le moteur, papa ?

C'est inutile. Ils nous retrouveraient...

À l'entrée de la crique.

Vite, Attache tout !

Les rames, les filets, tout ce qui flotte ! Compris ?

Vite !

On se fout des noeuds ! N'oublie rien !

Qu'est-ce que tu fous ? Dépêche-toi !

Grouille !

Grouille !

Vite, il est proche ! Il arrive !

- Tu as pigé ? - Oui.

Rappelle-toi des repères.

Ce rocher là-bas,

l'entrée de la baie,

cette falaise avec la mousse jaune.

D'accord ?

Pourquoi vous ne démarrez pas ?

Rappelle-toi, c'est ici que Speranza a coulé. Maintenant, plonge !

Tu fais quoi, Squarcio ?

Pourquoi tu ne démarres pas ?

Plonge !

Et toi ?

Saute !

Squarcio !

Tonino !

Saute, papa ! Tu fais quoi ?

Papa !

Adagio, ralentis.

Impossible qu'on les ai manqués !

Demi-tour. A toute vitesse !

Tu as une cigarette, Squarcio ?

Il fait beau, hein ?

Espérons... Il est temps.

C'est mieux en nylon.

Non, les explosifs, c'est mieux. Le nylon coûte trop cher.

Squarcio ?

Alors ?

Il n'y a rien à faire.

J'ai parlé avec ce type de Montefalcone.

Il ne descendra pas sous 30 mètres sans scaphandre.

Bref, si tu trouves quelqu'un, je te prête le bateau quand tu veux.

C'est difficile.

Chacun s'affaire à sauver sa peau.

Salut.

Squarcio ?

Retiens ce que je dis !

Arrête !

Tu sais ce que je fais maintenant ?

Je vends du fromage. Je me sens mieux.

- Même le bateau est aux enchères. - Pauvre Santamaria.

Balzano !

Où est ton bateau, Balzano ?

Je l'ai prêté.

- Tu sais ce que je regrette ? - Quoi ?

Je regrette qu'il n'y ai pas de plongeurs sur l'île.

Oui, chef. C'est vraiment dommage.

Il faudrait un plongeur.

A bientôt, chef.

J'espère aussi.

- Salut. - Je te cherchais, Squarcio.

- Salut, Salvatore. - Tu bois quelque chose ?

Oui. Une bouteille.

Écoute...

C'est drôle.

Ca concerne ta fille.

- Je vais l'épouser ! - Tu as entendu ?

Il veut l'épouser. Tu en dis quoi ?

Moi ?

- Je dis qu'il est idiot. - Je lui ai dis pareil.

Il a 20 ans !

- Tu vas te ruiner, fiston. - C'est mon affaire !

Alors ?

Je te le dit.

Si elle est d'accord...

Je vais lui dire.

As-tu vu cette frénésie ?

Marrions-les de suite.

De suite ?

Non, Salvatore.

Je ne suis pas d'accord pour de suite.

Attendons un peu.

Ça doit être une grande fête.

D'accord. Rien ne presse.

Ecoute...

Je voulais te le dire depuis longtemps.

Si tu es d'accord, on pourrait se réunir comme avant.

Admets-le.

Encore de la misère chez moi...

Non, tu verras, ça ira mieux.

Bientôt, nous aurons aussi un grossiste.

Je ne suis pas du genre coopératif.

A moins que tu ais besoin d'un pêcheur à a la bombe.

Comme tu veux.

Monsieur ? Du vin.

- Salut, à bientôt. - Salut.

Je te l'ai dit, je ne peux pas accepter.

Merci, Renato...

Mais je ne peux pas.

Merci beaucoup.

- Tu en aimes un autre... - Non, ce n'est pas pour ça.

Parce que...

Car je ne suis pas ce que tu penses.

Que veux-tu dire ?

Tu vois, il n'était pas comme nous.

Il venait du continent.

Il avait tout rendu si simple...

C'est comme s'il n'y avait rien de mal à cela.

Il m'aurait épouser !

J'en suis sûre.

Je dois rentrer chez moi.

Salut, Renato.

Salut.

Dommage... J'aimais bien,

quand tu passais me saluer.

Diana !

Arrête, Diana !

Ecoute !

Je t'épouserai quand même !

Tu as compris ?

Je m'en fiche !

Je veux t'épouser !

En attendant, je commence l'inventaire.

Puis je parlerai à votre mari.

Non, attendez.

Prenez donc un verre.

Non, merci.

Je vous en prie.

Une table,

une radio,

un buffet,

une lampe,

un poêle en fonte. Le tout en excellent état.

Attendez, je vous en prie.

Ce n'est pas ma faute si les paiements sont refusés.

Ce seront des hypothèques, chère madame.

Une machine à coudre.

Non par pitié, pas ça.

Une machine à coudre...

En bon état.

De quelle année, madame ?

- Vous n'avez pas entendu ma mère ? - Arrête, Tonino.

Attendez, monsieur. Mon mari m'a offert la machine, il y a deux ans.

Qu'il y a-t-il ?

Que voulez-vous ?

- Comprenez, je n'ai rien à voir avec ça... - Foutez le camp !

Dégagez !

- D'accord. Calmez-vous... - Dégagez !

Attendez un instant. On peut peut-être négocier...

Il va attendre 15 jours.

Ne t'inquiètes pas, Rosetta.

Ne t'inquiétes pas...

C'était proche.

Qui ça peut être ?

Démarre le moteur, Renato. Allons-y !

Vite, Tonino !

Dépêche-toi !

Allez !

Vite, sors !

Arrête, Squarcio !

C'est inutile !

Papa ?

Attendons.

Vas t'en.

Vite !

Pars, je t'ai dit !

Tiens !

Ils sont à toi.

Tu les as tués avec ta bombe.

Ramène-les chez toi !

Tu as fini ?

Ils sont à nous, au contraire.

On travaille ici, Squarcio, avec des filets.

Prends-les alors.

Tu sais que tu as tort, Squarcio.

Pourquoi tu insistes ?

Viens, n'aies pas peur.

Vous êtes cinq.

- Allez, courage ! - On bosse pour cinq, Squarcio.

Lâche-moi, tu vas perdre !

On sait que tu as des ennuis. Mais tu ne dois pas faire ça.

- Ferme-la, gamin ! - Ca suffit, Squarcio !

- Non, papa. - File les sacs !

Tu détruis la mer.

Maintenant, même chez nous tu nous bombardes.

On ne prendra pas de poissons pendant six mois.

Et tu le sais. Voleur !

Arrête, Squarcio.

Arrête, toi !

Tu vas payer ! Charogne !

Squarcio !

Papa !

Lâches !

Sales charognes !

Désolé, les enfants.

C'est votre père qui a tort.

Allons-y.

Doucement.

C'est le rocher.

L'entrée de la baie,

la falaise avec la mousse.

C'est sûrement là.

Halte !

Allons voir.

Pourquoi ne pas me laisser essayer d'abord ?

Peut-être que je peux.

Bien.

Maintenant, attendez que je vous prévienne.

Donc, si un bateau arrive,

jetez aussitôt vos lignes de pêche.

Si vous entendez,

le moteur des garde-côtes,

signalez-le moi avec la corde, comme ça.

Ok ?

Le voilà !

Papa, tu as réussi ?

À quel profondeur est le moteur ?

Tu as l'air fatigué.

Pourquoi tu ne te reposerais pas un peu ?

La clé.

Le voilà.

Il n'y arrivera pas.

Il n'en peut plus. Ca l'épuise.

Dis-lui, Tonino. Fais qu'il s'arrête.

Papa !

73, 74, 75, 76, 77 ...

78, 79, 80, 81, 82, 83...

91...

92, 93...

94...

Papa !

- J'ai réussi, les garçons. - Squarcio !

Papa ! Squarcio !

Papa !

J'ai réussi, Tonino.

Squarcio...

Papa...

- Qu'est-ce qu'il y a, papa ? - Rien, ça passera.

- Tu veux boire ? - Non.

Laissez-moi dormir maintenant.

Nous devons attendre la nuit.

Attention, messieurs, s'il vous plaît !

Tu as vu ? Il y a ton fils.

... De Santamaria Giovanni.

C'est un bateau de pêche de huit mètres.

Il est venu comme tous les autres, par curiosité. Comme moi.

Qui se soucie du bateau !

Natale ? Je t'ai cherché partout.

J'ai besoin d'une avance.

Sur quoi ?

Non, je te l'ai déjà dit, Squarcio...

Écoute, dans quelques jours débutera la coopérative des poissonniers.

Et personne ne travaillera plus pour vous engraisser.

Je sais. Et alors ?

Tu n'imagines pas à quel point ça me dégoute.

Mais je suis le seul disposé à remplir ta poissonnerie.

Comment vas-tu pêcher ?

En nageant peut-être ?

J'ai récupéré mon moteur.

Personne pour 40.000 lires ? Ces petits bateaux coûtent plus cher.

Personne n'offre 40.000 ?

Il peut baisser autant qu'il veut.

Mais si Santamaria ne fait pas de proposition,

il n'y aura pas d'autres offres.

C'est une coutume ici.

Qui offre 30.000 ?

30.000 !

J'ai une offre à 30.000.

Tu vois ?

Tu vois...

Quelqu'un d'autre ? Personne n'offre plus de 30.000 ?

30.000 une fois, 30.000 deux fois...

35 !

C'est Squarcio, qu'est-ce qui lui prends ?

37 !

Un bateau de huit mètres, messieurs. 37.000, personne au-dessus ?

40.000 !

- Peux-tu me prêter quelque chose ? - 40.000 une fois !

- 40.000 deux fois ! - Tu n'as rien ?

Alors, messieurs ?

42.000 !

42.000, messieurs ! Cela vaut beaucoup plus.

Un peu de courage !

50.000 !

Une autre offre ?

Attention, messieurs. Ca ira au meilleur enchérisseur.

- Allons-y. - 50.000 !

50.000, messieurs !

Il s'en va. Tu crois que je dois y aller ?

Bien sûr, vas-y !

Messieurs, une seconde s'il vous plaît !

50.000 une fois !

50.000 deux fois ! Adjugé !

Compris ? C'est fini aussi avec Diana.

Salvatore ?

Courage. Allez !

- Merci, Salvatore. - Je suis désolé.

Je n'avais pas assez.

- Je suis désolé aussi, papy. - Merci.

Merci. Je me fous du bateau.

Allez, viens. Allons-y.

C'est de sa faute !

C'est toujours de sa faute ! Il a gâché ma vie !

Arrête, Diana.

Non c'est vrai !

D'abord avec Domenico, et maintenant avec Renato !

Je ne peux pas sortir avec lui. Il me l'interdit !

Et pourquoi ?

Qu'a-t-il fait de mal ?

Rien !

Il m'a juste dit...

qu'il m'aimait.

Il veut seulement m'épouser.

- Allez, Diana. Tout ira bien. - Non !

Ce n'est pas juste.

Ce soir, il devait m'emmener danser.

Ca fait un mois qu'il me le promet.

- Tout le monde y va et moi... - Où ?

A la fête de la coopérative.

Prépare-toi ! Je vais t'y amener.

- Allez, habille-toi. - Mais... et papa ?

Dépêche-toi ! Je t'ai dit que je m'en occupais.

Non, Diana. Papa t'a dit non !

Papa a tort.

A la santé de la coopérative !

À votre santé !

Écoutez ! Demain matin à 4h00, nous partirons tous ensemble !

Tu es ivre, Tommaso. Tu nous l'as déjà dit quatre fois.

Il a raison, laissons-le parler. Demain, il pêchera mieux !

Viens !

Donc je disais, on aura une meilleure offre des grossistes.

Puis on verra si l'on doit aller directement au marché.

Même Natale fait comme ça.

Bonsoir.

- Salut, Bore. - Salut.

Diana, tu acceptes la compagnie d'un vieux ?

Tu me tiens ça ?

Bravo, Salvatore.

Salvatore, tu as fait fort !

Voilà le suivant.

La danse n'est plus pour moi, j'ai le souffle court.

Il la tient un peu trop serrée.

Tais-toi !

Toi, tais-toi !

On verra ce qu'en dit Squarcio.

- Je m'en moque. - Au contraire !

Tu ne diras plus que papa a tort.

- Qu'est-ce que tu en sais ? - Meiux que toi.

Dès que on sera seuls, tu verras.

- Tu veux me frapper ? - Oui !

C'est une belle charogne, ton père !

Les gars, arrêtez ça !

Ils se disputent comme père et fils et tu les envoie ensemble !

Diana est amoureuse.

Renato est un bon garçon, tu l'as toujours dit.

- Et Bore et Tonino ? - Ils l'ont accompagné.

Les voilà !

- Tu t'es amusée ? - Oui, maman.

Et vous ?

Vous n'aimez pas danser ?

Non. Mais on devait accompagner Diana.

Allez dormir tranquille. Maman m'a tout dit.

- Tu as mon accord. - Merci, papa.

- Merci, maman. - Bonne nuit.

Bonne nuit.

Dépêchez-vous car à 4h00, on part.

Super !

À 4h00, Squarcio ?

Tu vas pêcher ?

Oui, tu comprends ?

Le vent d'est,

sera parfait demain.

Une journée extraordinaire.

Il n'aurait rien fait de plus avec ce bateau,

tu ne crois pas ?

L'important, c'est que Santamaria soit de retour chez son fils.

Certes, il sera heureux.

Dans tous les cas, je lui rendrais dès que je pourrais.

Encore quelques bons voyages,

et nous redresserons la barre.

Combien d'autres voyages, Squarcio ?

Trois ou quatre.

On finira de payer le moteur,

Diana se mariera.

Et ensuite ?

Ensuite quoi ?

Ensuite, on en reparlera.

Ca fait 16 ans, Squarcio...

Que je t'ai épousé.

Ca fait 16 ans que j'ai peur.

Et tu ne m'as jamais rien dit ?

Tu crois que c'est facile de te dire quelque chose ?

En somme, sais-tu ?

Personne ne te donne rien pour rien.

C'est normal.

Oui, mais... Maintenant, nous avons tout.

Un peu de terre, la maison...

En attendant, tu n'as pas pu me donner un autre fils.

Encore trois voyages tu dis ?

- On en reparlera. - Non, je t'en prie, Squarcio.

Tu dois me dire maintenant.

Car c'est faux que je n'ai pas pu.

On aura un autre fils, Squarcio.

Un garçon !

Un garçon, Rosetta ! Un autre garçon !

Et tu dis que tu as peur avec quatre hommes dans la famille !

Écoute, on pourrait même armer un chalutier.

Aucun autre ne pêche comme moi !

Et mes trois fils à bord !

Le plus bel équipage de la Méditerranée !

On aurait aussi un bel équipement !

Tout neuf !

On pourrait même installer un frigo.

Et aller loin...

Loin au large.

Et atteindre les côtes afriquaine.

C'est une super idée, tu verras.

Tu verras ce que je te dis, Rosetta.

Rosetta ?

Squarcio...

N'y a-t-il pas d'autres moyens d'obtenir tout cela ?

Stop !

Stoppez, tous !

Commençons ici, face à l'ouest.

Alors...

Bonne chance. À ce soir !

Beau bateau, Squarcio !

Où l'as-tu acheté ?

Il l'a eu grâce à sa bonne fée.

Rends-le à Santamaria !

Et salue Natale pour nous, Squarcio !

Tu as réussi, Salvatore.

Chacun s'adapte comme il peut.

Bonne chance.

Parle, Salvatore !

On veut un discours, Salvatore ! Force et courage !

Je ne sais pas faire les discours !

Nous faisons cela pour nos familles, pour nous enfants.

Vous le savez très bien.

Plus fort ! Allez, Salvatore !

Allez, parle !

Écoutez !

Tous ensemble, nous pourrions couvrir 10.000 km de mer !

Nous avons notre propre grossiste au village !

Et des bras costauds !

Cela dépend seulement de nous.

Bonne chance, pêcheurs !

- Commençons ! - Force à la coopérative !

Longue vie à la coopérative !

Une journée extraordinaire.

N'est-ce pas les garçons ?

- Un grand jour pour la pêche ! - Oui, papa.

Et l'amiral ne sait rien.

L'amiral dort.

Pourtant, on est de nouveau en mer.

Pourquoi ne parlent-ils pas ?

Qu'ont-ils contre moi ?

Parlez-moi...

Bore, accélère un peu.

T'as peur de brûler trop d'essence ?

Tonino ?

Dimanche, on ira pêcher tous les trois avec des filets.

Content ?

Désormais, je serai le seul fournisseur de Natale,

et Tonino a honte de moi.

Je dois lui parler.

Je dois lui parler immédiatement.

Papa !

Tonino ?

Bore, vas voir Tonino.

Il est vivant ?

Amène-le ici.

- Papa... - Il est vivant !

Tu es vivant, mon fils !

Bore, essaie de m'aider.

Tu dois ramener Tonino au village.

Essayons ensemble, pour l'amour du ciel.

Mes jambes...

Encore...

Encore. Ne t'en fais pas.

Je n'y arriverai pas, Squarcio.

Je ne pourrais pas y arriver.

Papa...

Écoute, ton frère perd beaucoup de sang.

Avec lui, tu réussiras.

Emmene-le au village, Bore.

Directement à l'hôpital.

Puis reviens avec quelqu'un. Allez !

Dépêche-toi !

Prends-le par les bras.

Comme ça, tu soulages sa poitrine.

Papa...

Papa...

Sois fort, Bore !

Sois fort !

Courage, Tonino !

Doucement.

Doucement, Bore.

Doucement.

Viens, Bore.

Viens vite.

Bore.

Ecris ce que je te dis.

C'est mieux, on ne sait jamais.

Courage.

Écris!

Je ne peux pas.

Bore, tu m'as dit que tu avais appris.

Ca ne fait rien.

Alors écoute.

Et répète bien tout à Rosetta. Elle s'en chargera.

Le bateau sera rendu à Santamaria car c'est le sien.

Le moteur sera pour toi et Tonino.

Et vous trois devriez aider Diana quand elle épousera Renato.

Attends, encore une chose...

Salvatore et la coopérative...

C'est une bonne solution tu sais, Bore...

Comme les explosifs.

C'est peut-être mieux.

Dis à Salvatore pour moi que la coopérative...

fera de bonnes affaires.

Car dans quelques années, personne dans l'archipel,

ne saura mieux pêcher que les fils de Squarcio.

Ne pleure pas, Bore.

Les hommes ne pleurent pas. Tu verras.

Tu vas y arriver.

Comme tu es petit,

tu n'as jamais navigué le bateau seul.

Mais je suis sûr que tu réussiras !

Tu dois te dépêcher.

Tonino est entre tes mains.

Et peut-être moi aussi.

Allez, papa ! Je peux y arriver à temps.

La vanne d'air, Bore !

Le vent souffle vers le nord-ouest...

Pitié...

C'était une belle journée pour pêcher...

Comme je pêchais...

Sous-titres: Niko.

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