All language subtitles for [Sans mobile apparent] 1971.BDREMUX

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Original subtitles

-M. Carella, bien reposé ?

-On vous retrouve au commissariat ?

-On s'appelle ?

-Si tu as besoin de moi, tu n'as qu'à siffler.

-Un essai pour moi, M. Sabirnou !

-Je m'appelle Sabirnou et j'en ai marre de ce métier de con.

-À mon tour pour la 5 !

-Je m'appelle Sabirnou et j'en ai marre de ce métier de con.

-Bonjour, soleil ! -Bonjour.

-Le prochain Mysterobjet sera

un bout de ton oreille. ♪ imagine les questions !

-Excuse-moi.

-Sandra, si ta mère l'apprenait !

-Vous me faites la morale ?

-On va te voir au déjeuner ? -Maman vous dit ça chaque matin ?

Il met en marche.

Mon beau-père ne t'aime pas.

-Histoire ancienne.

-Histoire de femmes ?

Musique menaçante

-On s'arrange avec les banques.

Il y a les crédits à long terme.

Et là… -C'est magnifique !

-Mais quel investissement !

-Oui, mais on peut s'arranger avec le crédit.

Aucun problème !

♪ ai des propositions

de contrats. Vous verrez...

Musique sombre

-Attention, doucement ! Doucement !

Mettez ça sous sa tête !

-Faut être deux.

-Vous n'avez rien entendu ? -Non, il est tombé.

-Vous l'avez retenu.

- C'était sûrement un silencieux. - Bon !

Il n'a rien dit ? -Non, il cherchait dans sa serviette.

-Quoi ? -Des papiers.

-Quels papiers ? -C'est là.

-Merci, Di Bozzo.

-Hé, vous n'avez vu personne ?

-C'était dans la serviette.

-Oui, Doumé. -Regardez.

-22 long rifle. Il y en a des milliers en France.

Ça va pas être facile.

-Je préviens la famille ?

-J'irai moi-même. ♪ ai déjà eu affaire à eux.

-Faut tout changer.

-M. Barroyer ! -Oui ! Là, hein ?

-Pour vous.

C'est personnel.

-Je vous en prie. AIlô ?

Bonjour ! Comment vas-tu ?

Ton mari ?

Bon ? Bien. Je te vois au club ?

Je t'embrasse. Au revoir !

Moteur de voiture

-Qu'y a-t-il ? Ça ne va pas recommencer ?

-Non, Mille Forest.

C'est votre beau-père.

Il vient de mourir.

Il a été assassiné.

-Ce sera horrible pour ma mère.

-Quand avez-vous vu votre beau-père ?

-Il y a une heure et quelque. -Où ça ?

-Il m'a croisée.

♪ étais devant le podium de la télévision.

-Il s'est arrêté ? Il vous a parlé ?

-Qu'a-t-il dit ? -Des choses sans importance.

-C'était peut-être sa dernière phrase. Ça a de l'importance.

-Il n'aimait pas me voir avec Sabirnou.

-Le type de la télé ?

Pas dans l'escalier

Et alors ?

-Va t'habiller, Sandra. -C'est pas le moment.

-Va te changer !

Il sifflote.

-Je croyais l'affaire classée.

-Il s'agit de votre mari.

*-Il va vous falloir du courage, chère madame.

*Mais sachez que ma femme et moi sommes à vos côtés.

*-Merci, vous êtes gentil.

*Je ne peux pas parler maintenant.

-Il n'a pas reçu de menaces ?

-Des menaces ? Mais de qui ?

Qui aurait pu lui en vouloir ?

-Pardonnez-moi de poser cette question.

Est-ce que…

Votre mari était très fidèle ?

-Je ne comprends pas.

-Vous saviez tout de lui ?

-Mon mari était merveilleux, monsieur.

-Oui, c'est affreux.

Elle n'est pas en état de parler.

Je lui dirai. Au revoir.

Je vous en prie !

C'est gentil d'être venus.

-Il était vraiment admirable ?

-Il était plutôt admiré.

-C'est-à-dire ?

-Sa vie vous intéresse tellement ?

-La vie privée des gens fait partie de ma vie à moi.

Va me chercher le dossier Andréani. L'affaire de drogue.

La petite Forest était mouillée.

-Je ne vois pas le rapport.

-Je te demande pas de penser. Va me chercher le dossier.

-Cette loupe ?

-Je regarde les insectes. -Et tu fous le feu avec.

-Laisse tomber ce mec, y a plus important.

-On se voit ?

-J'attends que mon mari parte.

-Il bouge plus !

-Il est mort !

-Vite, téléphonez à la police !

-Amenez-le ici.

-Il avait un mouchoir dans son slip. -Et alors ?

-Vous trouvez ça normal ?

-Non, madame. Vous n'avez pas le Mysterobjet chez vous.

-Dommage. -La prochaine fois.

Monsieur, votre nom ? -M. Rémy.

-Alors, M. Rémy.

-Est-ce que je peux battre ma femme avec l'objet…

Attendez.… le... Mysterobjet ?

-Battre votre femme ? Non, désolé.

-Même genre d'homme, même blessure.

Le résultat du labo sera le même.

On a sûrement affaire à un fou.

-Le tueur en voudrait aux mariés de 40 ans

qui claquent du pognon ? Ça promet !

-De toute façon, il faut fouiller leur passé.

-Politique ? -Politique, sexuel, financier.

-Le bordel que ça va faire ici ! -Et en France.

-On avait un rencard ce soir.

-Un peu de chasteté vous fera pas de mal.

T'en as d'autres ? -Ouais.

-Il t'en reste ?

Ouvre ta fenêtre.

Confusion de voix

-Mes respects, M. le Sous-préfet. -Alors ?

Où en êtes-vous ? -Même balle, même crime.

-Ça vous suffit ?

-L'enquête commence, monsieur.

-Et vous ne voyez rien ?

-Excusez-moi. Affaire Sandra Forest.

-Merci. Appelez Di Bozzo chez Mme Forest.

Je le prendrai ici.

Si, M. le Sous-préfet, je vois deux morts.

-Amusant !

Je vous dis que c'est politique.

-Alors ?

*-Forest et Barroyer ne se connaissaient pas.

*Mme Forest voyait son astrologue à l'heure du crime.

*Un certain Hans Kleinberg.

-Hans comment ?

*-Klein.. berg.

-Passez au peigne fin les fichiers des gauchistes.

Ça leur ressemble.

Terroriser la bourgeoisie, la faire vaciller

et ensuite, s'emparer des leviers de commande.

-Et ceux du CID, tant que vous y êtes ?

Le PC et le PSU ?

La SRF ?

Allons, soyons sérieux !

-C'est moi qui vous demande de rester sérieux.

-Comment avez-vous connu Kleinberg ?

-Par mon mari.

-Il s'intéressait à l'astrologie ?

-Non, ils faisaient des affaires ensemble.

-Forest a appartenu à un groupe paramilitaire

pendant la guerre d'Algérie.

Et Barroyer ?

Si je vous disais qu'à 18 ans, il était communiste ?

À 22 ans, il a été exclu pour avoir frappé le chef de cellule.

-Qu'est-ce que ça prouve ?

Moi, j'avais des tendances anarchistes.

Je ne supportais pas l'ordre établi.

-Ces deux-là ne se connaissaient pas, mais...

ils avaient un point en commun que vous ignorez.

C'est confidentiel.

-Je vous écoute.

-Ils plaçaient leur argent en Suisse.

-Confidence pour confidence, je vais vous dire,

plus de la moitié de la bourgeoisie niçoise

a un compte numéroté en Suisse.

-Je vais vous donner un tuyau, M. Carella.

À titre personnel, j'insiste là-dessus.

Je connais le passeur de fonds.

Il exerce son métier peu orthodoxe,

disons, qu'il prédit la bonne fortune tout en la plaçant.

-Kleinberg ? L'astrologue ?

-Oui !

Elle halète.

-Tranquillisez-vous.

L'influence de Saturne assez néfaste

dans le 1er décan de votre thème

n'aura aucune…

Je vous sens pas très présent.

-Oublions Saturne, voulez-vous ?

Comment portez-vous l'argent de Forest et Barroyer en Suisse ?

-J'ai toujours opéré seul.

La Suisse, c'est mon pays.

Je rends des services, c'est tout.

Avec ou sans moi, l'argent passerait, n'est-ce pas ?

-Excusez-moi.

-M. Di Bozzo, mon adjoint. M. Kleinberg.

Astrologue suisse.

Bel endroit pour se faire flinguer.

Monsieur.

-On restera en rapport.

-Une demoiselle ! Quel sourire !

Alors, ce Mysterobjet, vous avez une idée ?

Dites-moi quelque chose !

-Laissez tout tomber ! On ne s'occupe que de ça !

-L'histoire des meurtres ?

Confusion de voix et klaxons

-Demandez-moi Paris en PCV.

-Paris en PCV, voilà.

-Tu crois pas que c'est politique ?

-Ou un règlement de compte.

-La mafia n'existe pas en France.

-Carella, qu'est-ce qu'il vaut ?

-C'est le meilleur tireur au pistolet de la région

et c'est lui qui a démantelé

le réseau Andréani de la drogue.

-La belle-fille de Forest n'était pas compromise ?

-Compromise, tu parles !

C'est elle qui a lâché le morceau à Carella.

Bon ?

-Les fusils sont marqués ?

-Non, que les pistolets. -Ben, bravo !

-Merci.

-M. Carella ? *-OQui ?

-Il y a quelqu'un dehors.

*-Votre mère ? -Dans sa chambre.

*-Bouclez-vous, on arrive.

-Montrez-vous ! -Faites pas les cons !

-Et ma mère le trouvait merveilleux !

-Si vous saviez ce qu'on trouve dans la vie des gens !

-Pardon.

-Que se passe-t-il ? -Rien, maman.

*Qui est à l'appareil ? -Jocelyne, c'est toi ?

*Pas possible ! Carella ? Qu'est-ce qui t'arrive ?

*Tu as changé d'avis ? -Je viens aux nouvelles.

On se voit demain ?

*-Où ça ? -Chez moi.

*-D'accord, chez toi.

*Tu m'invites à déjeuner ? -Oui.

Je t'embrasse, à demain.

Ça, je le garde !

-Ne le prends pas mal, mais évitons de nous faire voir ensemble.

-Je le prends pas mal.

-Mon futur gendre est verseau et ma fille est taureau.

Évidemment, la mère de mon gendre est bélier.

Je n'ai jamais pu savoir quel était le signe du père.

-Savez-vous ce que je pense de tout ça, madame ?

Je pense que vos signes astraux sont très confus.

Très compliqués. Je vous ai toujours dit ça.

-Vous disiez pouvoir prédire l'avenir !

-Ça, non, non ! Jamais !

Non !

Elle s'exclame, il gémit.

-Au secours !

Au secours ! Au secours !

Elle s'exclame.

-Tiens, prends ça. Vite, vite !

Vire-moi ça.

-Je ne peux pas couvrir tous les toits !

-On a demandé des renforts.

-La commission rogatoire va à Genève.

-Paris en ligne !

-Le ministère ! Ils vont rappliquer eux aussi !

Oui. Oui !

-Commissariat, j'écoute.

-Amis, voisins, relations, employés, maîtresses.

Il nous faut tous ceux qui les ont connus.

La solution est dans leur passé.

-On manque d'hommes. -Foutaises.

Tous les flics de France vont rappliquer.

-Jocelyne, je m'en vais.

Je vais déjeuner. Vous fermez tout.

-À tout à l'heure. -Bon appétit, docteur.

-Oui ?

Oui.

Faut vérifier.

-C'est gentil de m'avoir appelée.

♪ ai cru que c'était fini entre nous,

que je ne te plaisais plus.

Physiquement, je veux dire.

-Difficile d'oublier quelqu'un avec qui on veut vivre depuis…

Deux ans.

-Merci.

-Tu connais Tony Forest ?

-Salaud !

Elle rit.

Tu m'as appelée pour ça.

-Oui.

Tu le connais ?

-J'ai connu beaucoup d'hommes avant.

Parmi eux, il y a eu Tony Forest.

-Pourquoi ton nom est inscrit en rouge sur son carnet ?

Tut-tut !

Tu l'as revu récemment ?

-Très récemment.

-Pourquoi ?

-Pourquoi pas ?

-Forest ne t'a rien dit qui pourrait m'intéresser ?

-Si.

Qu'il m'aimait.

Il rit doucement.

-Et Barroyer, tu le connaissais ?

-Je n'ai couché pas avec lui, si c'est ça que tu demandes.

Qu'est-ce que tu crois ? Que je leur ai jeté un sort ?

-Tu les connaissais.

-Et alors ? Ce n'est pas un crime.

♪ ai connu Barroyer à l'université.

Forest aussi, d'ailleurs.

Je devais faire médecine.

-Kleinberg, ça te dit quelque chose ?

-J'étais venue ici parce que je croyais…

Que tu avais changé d'avis depuis nos vacances.

Pas pour subir un interrogatoire.

Tu as bien dit Kleinberg ? -Oui, ça te dit quelque chose ?

Tu le connais ! Ça remonte à l'université aussi ?

-Laisse-moi, je t'en prie !

-Je cherche un mobile à ces trois crimes depuis 48 h.

-Il est mort ?

-On va parler. Un verre ? Qu'est-ce que tu veux ?

Whisky, martini ?

-Je peux faire quelque chose ?

-Que la police boucle le quartier. -Très bien.

-C'était votre amie ?

-C'était mon amie.

-Elle sortait de chez vous.

-Oui.

-Elle savait quelque chose ?

-La preuve !

-Il a dû la rater une première fois.

-Vous n'avez rien entendu ? -Non.

-Pendant ce temps, le tireur agissait.

-Pendant quel temps ? -Ça va.

-Non, ça va pas !

Si je le retrouve, je le raterai pas.

-Pourquoi vous avez revu votre amie ?

-Qu'est-ce que tu fais ?

-Vous avez vu ?

Ils ont été tués dans le même quartier.

On va vous laisser seul. -Attends.

Qu'est-ce que tu m'as demandé ?

-Pourquoi vous aviez revu votre amie.

-Son nom était sur le carnet de Forest. -Quel carnet ?

-Forest y écrivait le nom des filles avec qui il couchait.

Il les notait.

-Quelle note il lui avait donnée ? -Une très bonne !

Il faut vérifier toutes ces adresses.

Aller voir ces femmes.

C'est notre premier lien entre deux victimes.

On repart de Forest, on va voir sa femme.

Et sa belle-fille aussi, la petite Sandra.

Au travail !

-Écoute, c'est grave.

Je peux pas t'expliquer, mais je suis le prochain sur la liste.

-Qu'est-ce que tu as à faire avec ça ?

-J'ai tout à y faire !

-Il ne s'en prend pas à ceux de ton genre.

-Mon genre ?

C'est quoi, mon genre ?

-Pas sérieux.

-Les autres n'étaient pas plus sérieux que moi.

-Alors, va voir la police.

-Non, mademoiselle, non. Laissez-moi tranquille.

Demain sur le podium, pas ici.

C'est… difficile.

Il y a un moyen de ne pas me compromettre.

Faut que tu m'aides.

Tu es capable de voler pour moi ?

-Voler quoi ?

*-Un flash. André Arnaud.

*-Les yeux sont fixés sur Nice

*à la suite du 4e crime du tireur fou.

*La quatrième victime, Mille Jocelyne Rocca,

*a été abattue en sortant de chez l'inspecteur Carella.

*Elle venait de témoigner, semble-t-il, contre l'assassin.

*Est-ce une piste sérieuse ?

*Espérons, car depuis hier,

*Nice est atteinte par la psychose de l'assassinat.

-La petite Forest ? -Elle est pas chez elle.

Elle répète une pièce à l'université avec Palombo, le…

l'animateur culturel.

-Allons-y.

C'est la 2e fois qu'on me parle de l'université.

D'abord, Jocelyne hier.

Elle y a connu Forest, Barroyer et sûrement Kleinberg.

Et Sandra Forest y répète une pièce. Intéressant.

Di Bozzo approuve.

Où est Doumé ? -À la permanence.

M. Carella, je…

Pourquoi vous vous lavez toujours les mains ?

-Tu peux toujours me le demander.

-Il est chiant !

-On ne se reverra jamais plus, jamais plus.

Pourquoi ces mots me rendent triste ?

-Stop ! -J'y arrive pas.

-On va reprendre. Ça roule pas, c'est pas…

Qu'est-ce qu'il y a ? -Je sais pas.

-Vous êtes contractée ou.… ?

Mais.… -On recommence ?

-On a le temps ! On répète !

Depuis le début, hein ?

-C'est une pièce de qui ?

-C'est ce con qui l'a écrite.

-C'est un mélodrame ?

-Non, c'est un mélomerde.

Saut lourd et bruyant

-Les enfants, on reprend tout.

Bien.

-Et ça s'appelle ? -Ça s'appelle pas.

Il change à chaque fois. -Comment ça ?

-Ben oui, cette année, ça va s'appeler Sandra.

La dernière fois, il y a huit ou dix ans,

c'était Juliette.

-Juliette.…

Juliette.

Juliette, ma chérie…

Vous ne croyez pas que vous devriez aller à la police ?

Hein ?

Ils aimeraient vous entendre.

-Vous connaissiez Tony Forest ?

-Oui, j'ai connu Tony Forest.

Mais les autres, non, je ne me souviens pas bien…

Il vient tellement de jeunes gens à mon centre culturel.

-Bonjour, messieurs.

Vous n'avez plus besoin de moi ?

-Non, non, merci Mlle Forest.

Elle est courageuse, vous savez.

Après ce qu'il s'est passé, elle est venue.

-M. Palombo !

Nous recherchons le moindre indice.

C'est le moment de parler.

-Pourquoi ? Pourquoi moi ?

-Vous connaissiez.…

Vous connaissiez Jocelyne Rocca ?

-Alors ? -Oui, je l'ai connue ici.

-Et Hans Kleinberg ?

Kleinberg. -Kleinberg.

Je ne l'ai plus revu.

-Veuillez nous suivre au commissariat.

-Vous continuez sans moi, les enfants.

Je prends mon veston. -Faites.

-Emmène-le, ne m'attends pas.

-Si je vous embarquais ?

-Pourquoi ?

-Pour effraction dans les locaux municipaux.

Qui vous a demandé de venir fouiller ?

Hein ?

Allons, Mlle Forest !

Vous m'avez déjà livré un nom.

-J'ai promis de ne rien dire.

-À quelqu'un qui fait de la télévision ?

-Par exemple.

-C'est à quelle heure, leur émission ?

-À midi.

-Doumé !

-Ca, c'est l'inspecteur Carella.

-Ouais.

-Carella.

Prends un motard, vu la circulation de midi.

Tu te fais conduire

*ou il y a le jeu de la télé.

Tu arrêtes tout.

Protège Sabirnou. Tu sais qui c'est ?

*-Celui de la télé. -C'est ça.

Fais-toi flinguer s'il le faut, tu le protèges.

; Tu penses qu'à ça. -Pourquoi ?

-Il est sur la liste. *-La liste ?

-Fonce ! Attends, attends !

Fais boucler la place et vérifier les identités.

Cours !

Vous êtes tout le temps dans mon dos, vous.

Vous savez qui a tué votre beau-père ?

-Non.

-Ce seront les dernières questions avant que les événements

permettent au Mysterobjet de reprendre.

Je vous rappelle que le Mysterobjet est sombre,

qu'il est rond, qu'on peut l'acheter,

et qu'il est du genre masculin. Monsieur ?

-Dites, le Mysterobjet….

Ce serait pas le fusil qui va tous nous massacrer ?

-Monsieur, restons dans les limites du jeu !

-Poussez-vous !

Cris

Parasites

-Vos papiers ?

-Messieurs, toute votre attention.

M. le Sous-préfet, M. le Commissaire principal,

colonel, messieurs, mesdemoiselles…

Voici une pièce jouée

par le centre culturel universitaire il y a huit ans.

Les quatre premiers

acteurs amateurs,

Antoine Forest, Pierre Barroyer,

Hans Kleinberg

et Jocelyne Rocca…

Ont été assassinés par ordre d'entrée en scène.

La 5e victime aurait dû être Julien Sabirnou.

Il est actuellement sous notre protection ici même.

Francis Palombo, auteur de Juliette,

pièce qui n'a rien d'un psychodrame…

Je m'en suis farci la lecture.… J

Palombo est lui aussi dans nos locaux.

On l'interroge.

Les autres personnages féminins,

Hélène Vallée et Juliette Vaudreuil,

nous les cherchons.

Pourquoi, huit ans plus tard,

le professeur Palombo faisait rejouer sa pièce ?

C'est un point sur lequel nous n'avons pas encore de réponse satisfaisante.

Mais il existe entre ces huit personnages

un ou plusieurs événements

qui ont provoqué ces morts.

Les deux femmes seront difficiles à trouver.

Elles ont dû se marier

et perdre leur nom de jeune fille.

Des avis de recherche ont été lancés.

-Ils sont très forts à la Sûreté.

-J'ai confiance en Carella. Pardon.

Quatre cadavres sur les bras !

Plus aucune erreur n'est permise.

Carella, vous n'allez pas en faire une affaire personnelle ?

Où allez-vous ?

-Chercher les parents de Juliette Vaudreuil.

Di Bozzo a trouvé leur trace.

-Mettez en sous-titre :

"Carella affirme que le fou ne tuera plus."

Oui.

Ouvrez les guillemets, à la ligne.

-Inspecteur Carella ? -Oui, madame.

-Hélène Dumont. -Je suis pressé.

-Nom de jeune fille, Vallée !

Hélène Vallée.

-Qu'est-ce qui vous a poussée à venir, Mme.… Dumont ?

-Vous ne voyez pas qu'il nous tue tous ?

-Qui ça, “il" ?

-Je sais pas.

-Qu'avez-vous fait depuis ?

-J'étais à Saint-Tropez.

-Et vous avez eu peur ? -Ben, oui !

♪ ai dit à mon mari : "On est en train de tuer

"tous ceux de Juliette !"

-Qu'a répondu votre mari ?

-Que j'étais folle.

Comme il n'a pas voulu se déplacer, je…

Je suis venue.

-Vous avez bien fait.

Vous m'accompagnez ? -Oui.

-Conduis.

-Il ne vaut pas mieux la mettre à l'abri ?

-Monte devant.

-Ça vous dérangerait de me répondre ?

-Bien.

Après la représentation, vous êtes allés chez Palombo.

-Oui. On avait pas mal bu.

-Juliette était là ?

-Oui. Toutes les filles étaient là.

-Vous savez si elle s'est mariée et ce qu'elle est devenue ?

-Aucune idée.

-Et comment s'est passé ce verre ?

-Très bien.

Ça a duré toute la nuit.

Palombo est rentré tôt, il était fatigué.

-Il ne s'est rien passé de particulier ?

-Si. On a fait l'amour.

-Qui ça, "on" ?

-Tout le monde.

-Mais ça a commencé…

Naturellement ?

Sans même flirter ?

-À une exception près, on se connaissait bien, mais…

Jamais ensemble.

-Alors ?

-Ben, alors…

Ben, alors.…

On a commencé à deux, et puis trois-quatre, cinq-six...

-Et vous vous êtes revus après ?

-Oui, à peu près, oui.

Sauf Juliette.

Ça s'est pas bien passé pour elle… ils l'avaient fait boire.

-Qui ça ? -Les garçons.

Ils l'ont forcée.

-Forcée ou violée ?

-Violée.

-Et vous ?

-Moi non, j'ai pas été violée.

-Que faisiez-vous ?

-Rien.

Je regardais.

-Hélène Vallée m'a raconté votre orgie.

Pourquoi n'avoir rien dit ?

-On crie pas ça sur les toits.

♪ essaie d'oublier depuis huit ans.

Ça me poursuit.

Ça me dégoûte.

-Vous avez honte et vous les supprimez.

De peur que le scandale éclate un jour, vous éliminez les témoins.

-Vous êtes fou !

♪ ai tué personne, j'en suis incapable.

Je ne sais pas tirer. -Comment ça ?

Vous aviez un colt 45. -Une pièce de collection !

-Il était chargé.

Sur la table de nuit. Pourquoi ?

-J'avais peur. -De quoi ?

-De tout !

Après la mort de Forest et de Barroyer,

j'ai eu peur. Très peur !

Et il y a eu Kleinberg.

♪ ai compris.

-Il fallait venir !

-J'ai pas osé.

La peur du scandale. Ma carrière.

-Ça l'aurait emporté sur la peur de mourir ?

-Vous faites reprendre votre pièce huit ans plus tard.

Et vous engagez la belle-fille de Forest.

Pourquoi ?

-C'est un hasard.

Un hasard.

-Et ça, c'est un hasard ?

On a trouvé cette photo chez vous. Vous la reconnaissez ?

-Oui, c'est Juliette Vaudreuil.

-Et ça, c'est Sandra Forest.

Elles se ressemblent un peu, non ?

-Quand j'ai rencontré Sandra Forest, j'ai été bouleversé.

♪ avais écrit la pièce pour Juliette.

♪ étais amoureux d'elle.

Platoniquement.

Et puis il y à eu cette soirée.

♪ avais juré de ne plus faire représenter la pièce, mais…

Avec Sandra, ça a été plus fort que moi.

-M. Palombo, trois questions.

Y a-t-il un rapport entre les meurtres et la reprise de la pièce ?

Pourquoi ne s'est-il rien passé pendant huit ans ?

Juliette Vaudreuil est-elle capable de tuer ?

-Je ne sais pas.

Mais elle a dû suivre un long traitement psychiatrique.

En partie sur mes conseils.

-Nous le savons.

-Pour un traumatisme somatique.

-Et psycho-affectif, nous le savons aussi.

-Juliette, ma chérie…

Je m'excuse de revenir là-dessus.

Mais il serait bon que vous vous rendiez à la police.

Mais si, Juliette !

Vous courez un trop grave danger, ils aimeraient vous entendre.

-Je pourrai pas leur raconter.

-Mais vous ne leur raconterez rien !

Mais ils vous protégeront.

-Perry, je ne sors jamais.

Je ne cours aucun risque.

Musique sombre

-Vous sortez très peu.

Mais l'assassin peut venir jusqu'ici.

-Mais vous serez là pour me protéger, Perry !

Perry !

-Oui !

Oui, oui.

Oui, bien sûr.

*-Toute la nuit, devant le QG de la police,

*les journalistes ont vainement attendu.

*Aucun élément nouveau

*ne semble filtrer à la fin de ces longs interrogatoires

*dirigés par l'inspecteur Carella.

*On continue donc ce matin, à Nice, de se poser des questions.

Porte qui s'ouvre

-Rien de neuf ?

-Rien, la routine.

Mais le commissariat San Juan signale le corps d'un employé municipal

découvert très tôt ce matin, sur la jetée.

-Essaie d'en savoir plus.

Porte qui grince

Tous les cadavres m'intéressent.

-Ce n'est qu'un pauvre type !

La mort remonte à la veille

et par strangulation.

Aucune trace de 22 long rifle !

Rien à voir avec le dingue.

Les suspects sont ici. À vous de les interroger.

-Bonjour, bien dormi ?

-Pardon, Carella. Bonjour.

-Pourquoi assassiner un pauvre type ?

S'il avait vu quelque chose ?

-C'est une théorie.

Mais vous avez trois témoins. Ça, c'est du concret.

-Seul Palombo m'intéresse. Ses arguments ne tiennent pas.

-Faites-le parler.

Vous ne faites pas parler n'importe qui ?

-Essayez d'en savoir plus sur l'employé.

-Je voudrais l'inspecteur Carella.

Mon nom ne lui dira rien.

Je m'appelle Perry Rupert-Foote, je suis citoyen britannique.

Je suis le mari de Juliette Vaudreuil.

Vous devez protéger ma femme.

Oui, c'est cela.

Non, il faut venir la chercher.

C'est l'ancien hôtel Regina, parc Cimiez,

appartement 296, escalier T.

Inspecteur, il faut être très doux avec ma femme.

Elle est très fragile.

Ma femme sera à vous dans un instant.

-Je peux me laver les mains ? -Oui.

C'est là.

Eau qui coule

-On peut voir ? -Bien sûr.

Carella claque ses doigts.

-Monsieur !

Je compte sur vous.

-Ne vous inquiétez pas, monsieur.

Nous la traiterons avec douceur.

-Arrête-toi, Doumé.

-Depuis quand n'avez-vous pas fait l'amour avec votre mari ?

Vous n'avez jamais fait l'amour.

Mais il vous aime.

Et il a voulu vous venger.

Il a voulu laver l'affront, laver la souillure.

Et il s'est mis à les supprimer un par un.

Avec ou sans votre consentement.

Vous étiez au courant de quelque chose.

Vous vous doutiez de quelque chose !

Je suis dans la vérité, Mme Rupert-Foote ?

Je suis près de la vérité ?

-Je ne peux plus rester ici.

-Ça m'évitera de passer au bureau.

-Pas changé d'avis ?

-Pour vous c'est un succès, pour moi un désastre.

Y a eu trop de sang.

-Carella !

Regardez ce qu'on a trouvé dans la carriole du balayeur.

Le mari avait bien tué l'employé. Vous aviez raison.

Alors, ça ne vous donne pas envie de rester ?

-Au revoir, monsieur.

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