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UNE S�RIE ORIGINALE NETFLIX
Essaye de t'asseoir.
Voil�. Dieu t'aidera.
C'est mieux ?
�a va.
Quand peut-on faire un attentat ?
Un attentat ?
Bien s�r.
Dans quelques jours ou semaines. D�s qu'on aura un volontaire.
�coute-moi. Des Juifs ont d�barqu� chez ma m�re,
tu� mon fr�re le jour de son mariage.
Je veux faire un attentat demain.
Mais qui envoyer ?
Trouve quelqu'un.
Et si toi, tu ne trouves personne, trouve quelqu'un qui peut.
D'accord.
Il y a une fille, mais je ne sais pas si c'est une bonne id�e.
Qui est-ce ?
Amal. La veuve de Bashir.
Elle veut �tre une chah�d,
mais elle est de la famille.
Elle n'est pas de la famille. Elle �tait cens�e �tre de la famille.
Pr�pare-la pour une attaque � la bombe, aujourd'hui, pas demain, Walid.
Et assure-toi qu'elle survive et ne meure pas en chah�d.
Arme-la d'un syst�me qui rentre dans un sac
et fuyez le pays.
J'ai une id�e pour la cible de l'attaque.
Regarde.
- Qu'est-ce que c'est ? - Je l'ai trouv� chez ta m�re.
Un des Juifs l'a laiss� tomber.
J'ai fait des recherches sur le logo, voil� ce que j'ai trouv�.
Envoie-la l�-bas.
Salut.
Je suis d�sol� pour...
Ce n'est pas grave.
Je n'ai pas...
C'est ton idiot de fr�re.
- Avec qui il est ? - Aucune id�e.
- Bonjour. - Salut.
- Je suis Gali. - Daria.
Je suis Boaz, enchant�.
Salut, je suis Doron.
- Quoi de neuf ? - Comment �a va ?
- Alors ? - Je vais au vignoble.
- � plus. - O� vas-tu ?
Vous voulez un th� ?
Un peu de th� ? Du th�.
Un caf� ?
On vient d'en boire un � un feu de camp au vignoble.
- Au vignoble ? Doron va vous tuer. - Alors ne lui dis rien.
Tu veux que je cache des choses � mon mari ?
Je vous sers quelque chose ?
- Non merci. - Vous faites du vin ici, non ?
Oui, mais il ne sera bon qu'� la fin de l'ann�e 2020.
Alors vous n'avez rien � boire ?
Tu en veux ?
Passe-le-moi.
Tu sais qu'il n'a jamais fum� ?
Bien s�r que si.
Il a peur de se faire virer, s'il tousse en fumant.
Et s'ils apprennent qu'il ment, il se fera virer aussi.
Tiens.
�a te g�ne que je fume ?
- Donne-moi �a. - Boaz, qu'est-ce que tu fais ?
Oh, mince...
Tr�sor...
Il �tait aussi rigolo �tant enfant ?
Tu savais qu'il �tait dans le groupe de th��tre du quartier ?
- C'est vrai ? - Non.
Tu n'imagines pas les pi�ces horribles que j'ai d� voir toutes ces ann�es.
C'est bon.
�a va aller.
Viens, j'ai une id�e.
H�PITAL RAFIDIA, NABLUS
On m'a dit qu'Abu Ahmad est � l'h�pital Rafidia.
Un m�decin urgentiste s'occupe de lui.
Vas-y seul pendant que Naor te couvre depuis l'ext�rieur.
Je sors aujourd'hui, pas vrai ?
- Tu as tout arrang� ? - Oui.
- Il reste un probl�me. - Quoi ?
- Dr Abu Sharif. - Qu'est-ce qu'il a ?
Il dit que tu seras en danger si tu pars.
C'est un abruti, il ne sait rien.
Trouve quelqu'un d'autre.
Je veux �tre dehors aujourd'hui, c'est clair ?
Tr�s bien.
Walid ?
Walid ?
- Shirin. - Walid, c'est toi !
Comment vas-tu, tr�sor ?
�a va. Quand es-tu rentr�e de France ?
Il y a peu.
Que fais-tu ici ?
Comment �a ? Je travaille ici.
Que fais-tu ici ? Tout le monde va bien ?
Oui. Je viens juste faire le point.
Faire le point ? D'accord.
Tu as grandi.
Je t'ai � peine reconnu.
Il y a du nouveau ? Tu pourrais passer de temps en temps.
Je le ferai, je te le promets.
Passe nous voir. Tu manques beaucoup � ma m�re.
Elle me manque aussi.
Eh bien, passe le bonjour � ta m�re.
Passe le bonjour � tante Suha. Dis-lui qu'elle me manque aussi.
D'accord.
- Shirin ? - Oui ?
- J'ai besoin de ton aide. - Que se passe-t-il ?
Je m'occupe d'Abu Ahmad,
la Panth�re.
Il est ici.
- Mais il est mort. - Non, il est vivant.
- Il est vivant et dans cet h�pital ? - Oui, mais il est bless�.
Tu dois m'aider � le sortir d'ici avant qu'ils viennent le tuer.
- Tu travailles avec Abu Ahmad ? - Ce n'est pas le probl�me.
Il faut le sortir de l�. Il est mal en point.
Il est � l'�tage du dessus, � la maternit�.
C'est pour �a que Dr Abu Sharif y va sans cesse ?
Oui.
Si tu as Abu Sharif, tu n'as pas besoin de moi.
Il doit sortir, Abu Sharif ne le comprend pas.
- Il dit qu'il sera en danger. - Je suis d'accord.
Mais le laisser ici, ce serait encore pire.
Allez, aide-moi � le sortir d'ici.
Laisse tomber, tr�sor.
- Pourquoi ? - Je ne peux pas.
Shirin...
Si les Juifs le tuent, on me tiendra pour responsable.
S'il te pla�t !
- Et les enfants ? - Bien, gr�ce � Dieu.
Gr�ce � Dieu.
Je vous donne quelque chose pour la pression.
- Je reviens vous voir dans une heure. - D'accord.
- D'accord ? - Oui.
On m'a appel� d'urgence � la maternit�.
- Vous vous en sortirez seule ? - Oui.
- Bonjour. - Bonjour.
Que s'est-il pass� ?
Je voulais r�parer la fen�tre et je suis tomb�.
- Quel est votre nom ? - Amir, Amir Mahajne.
- Quel �ge avez-vous ? - Trente-huit ans.
Respirez profond�ment.
Regardez ici.
Suivez le stylo, pas moi.
D�sol�.
Vous avez des vertiges ?
- Votre vision est trouble ? - J'ai le vertige.
�a peut �tre une commotion.
Je vous garde en observation.
L'infirmi�re nettoiera cette blessure et on vous fera un scanner.
C'est pas elle, j'ai des infos.
Cherche Dr Abu Sharif,
de m�decine interne. Je t'envoie la photo.
D'accord.
Merci, Dr Shirin.
De rien, Amir.
Que fait Abu Sharif toute la journ�e � la maternit� ?
Parle-moi.
- Papa. - Oui, mon pote.
Il est l�, je suis juste � c�t�.
- Tu en es s�r ? - Je le salue pour toi ?
Non, attends.
Pourquoi ? �a peut �tre fini dans une seconde.
Ne le touche pas, tu m'entends ?
Surveille-le et attends ton fr�re.
Tu ne me fais pas confiance ?
Si, totalement, mais je ne veux pas prendre de risques.
- O� es-tu ? - � la maternit�.
- O� ? - � la maternit� !
- Il est l� ? - Oui.
Je fais entrer ton fr�re. Ne bouge pas.
Doron, promets-moi de ne pas bouger.
Steve, pr�pare-toi � entrer dans 30 secondes.
Envoie des drones au-dessus de l'h�pital et au croisement de Tapuah.
Bon sang, il s'est �chapp� !
Papa,
le patient est parti.
- Avec un v�hicule ? - Une ambulance.
Voil� une ambulance.
Dis � Steve de les choper !
Elle d�marre. Va les chercher � l'entr�e !
Alerte rouge, entr�e est de l'h�pital.
Arr�tez-les et ouvrez le feu si n�cessaire.
Envoie un h�lico tout de suite ! Tout de suite !
Au-dessus de l'h�pital !
- Pris la main dans le sac. - Quoi ?
Je n'ai pas sign� votre sortie.
Mais je vais bien maintenant.
Si j'ai des vertiges, je reviens, vous me soignerez.
Je ne vous accepterai peut-�tre pas, j'aime les patients qui m'�coutent.
Au revoir.
Au revoir.
Il va vers l'est, � Al-Quds.
L'ambulance avance lentement, elle est toujours � Al-Quds.
Vous la rattraperez bient�t.
Juste apr�s ce virage.
La voil�.
Approche-toi de lui, acc�l�re !
- Vous ne l'arr�tez pas ? - Moreno, du calme,
on est juste derri�re lui, laisse-moi travailler.
Steve, d�passe-le, bloque-le, et on chope Abu Ahmad.
- J'y suis. - S'il nous d�passe, tire sur le pneu.
- Approche-toi ! - J'y suis !
D�passe-le. Pr�pare-toi � agir.
�teins le moteur.
Les mains en l'air !
Allez, sors !
Sors !
O� est Abu Ahmad ? O� est-il ?
Qui c'est, �a ?
- O� alliez-vous ? - Au poste de contr�le.
- O� est Abu Ahmad ? - Qui est Abu Ahmad ?
- O� est-il ? - Je ne sais pas !
- O� est Abu Ahmad ? - Je ne sais pas !
Viens, Steve.
Bonjour, Amal.
Approche.
Voici Khaled.
Khaled, voici Amal.
On l'appelle le Juif
parce que tout le monde est s�r que c'est un Juif.
Je t'am�ne au poste de contr�le et tu continueras avec Khaled.
- �a va ? - Oui, �a va.
Tu porteras ce sac.
Regarde.
Ces deux fils de fer sont reli�s � ce bouton.
Sois prudente, ce bouton est tr�s sensible.
Il doit �tre couvert jusqu'� ce que tu sois pr�te � l'enclencher.
D'accord ?
Je vais te montrer comment porter le sac.
Mets-le sur ton �paule.
Fais passer ta main dedans.
Tu sens ?
Voil� le bouton.
Souviens-toi d'o� il est exactement pour le trouver sans probl�me.
Quand tu auras appuy�,
tu auras trois minutes avant que la bombe explose.
Pose-le.
Tu es une h�ro�ne nationale.
Une h�ro�ne nationale ?
Je voulais me marier et avoir des enfants.
Ne t'inqui�te pas, tu le feras.
Bien, allons-y.
Qui sont ces gens ?
Des visiteurs qui vont faire le deuil de Bashir Hammed.
- Je crois que je le connais. - Du mariage ?
Non, il n'est pas d'ici.
C'est Walid Al-Abed, c'�tait un des hommes d'Abu Ahmad.
Nurit, zoome.
Il a parl� � mon m�decin � l'h�pital.
- � propos de quoi ? - Je n'entendais pas.
Nurit, renseigne-toi sur ce docteur.
Shirin Al Abed, 32 ans.
M�re de Nablus, p�re de Paris,
c'est la cousine de Walid Al-Abed.
Elle est toujours entre Ramallah et Paris,
a un l�ger accent fran�ais quand elle parle arabe.
Elle a �tudi� � l'�cole de M�decine d'An-Naja,
a �t� volontaire � M�decins Sans Fronti�res � Beyrouth en 2006.
Veuve. � 23 ans, elle a �pous� un chimiste qui a eu la scl�rose en plaque
et est mort quatre ans apr�s.
Une liaison ? On dirait la Wonder Woman arabe.
Elle n'est int�ress�e par personne.
Elle passe ses journ�es aux urgences, � l'h�pital de Nablus,
une doctoresse excellente.
On devrait plut�t la transf�rer � l'h�pital Hadassah.
- On l'�coute ? - Elle n'a pas son iPhone.
Il faut un contact direct.
Allons le faire � l'h�pital.
Elle ne le l�chera pas.
Alors on trouvera un moment o� elle le fera.
- Je sais quand. - Quand ?
Elle va faire 50 longueurs � la piscine de Ramallah.
- C'est demain pour les femmes. - On envoie Boaz.
Boaz ? Tu vas l'envoyer comment ? En burqini ?
Il est si menu qu'ils ne le laisseraient pas entrer le jour des hommes.
- Je peux y aller, moi. - Oublie.
Pourquoi pas ?
Pas de femmes sur le terrain.
- Nurit sera la premi�re. - Doron, reste en dehors de �a.
C'est plein de femmes en maillot de bain.
Je la guiderai par radio, o� est le probl�me ?
- Faisons-le. - Super, merci.
H�, je n'ai pas dit oui. Laissez tomber.
Nurit, souris un peu. C'est ce que tu voulais, non ?
Nur,
jette-toi � l'eau.
Maintenant !
Elle l'a pris avec elle.
Remets tout dans le sac !
On s'appelle plus tard.
�a va. Ne t'inqui�te pas.
- Bonjour. - Bonjour.
Bien.
Nurit, tout va bien. D�tends-toi.
Sors d'ici lentement.
Nur, �a a �t� ? Tu as battu le record mondial ?
Reste derri�re moi.
Docteur, vous me reconnaissez ? Bonjour !
Bonjour.
Je suis d�sol�e. Je vois 50 patients par jour.
Bien s�r. Je suis Amir, Amir Mahajne.
- Ravi de vous voir, docteur. - Shirin. �a n'a pas chang�.
Ravie de vous voir aussi.
Vous �tes parti avec une commotion, non ?
Vous vous en souvenez.
Je vais bien, gr�ce � Dieu.
Voici ma s�ur Nur.
Nur, voici la doctoresse qui a sauv� ma vie.
Avec une aspirine.
- Je vous d�pose ? - Non, merci, j'ai une voiture.
Je suis en retard pour le travail.
- Au revoir. - Au revoir.
Donne-moi le portable.
O� est-il ?
- Dr Shirin, attendez... - Qu'y a-t-il ?
Donnez-moi votre portable un instant.
Allez, ne vous inqui�tez pas.
Ne vous inqui�tez pas.
Et voil�.
Maintenant, j'ai votre num�ro.
- Vous auriez pu me le demander. - Et si vous aviez dit non ?
Eh bien...
- Je vous appellerai. - Je ne sais pas si je r�pondrai.
Shirin...
Au revoir.
Tout va bien.
N'aie pas peur.
Tu t'en es bien sortie.
TEL AVIV
Nous y sommes.
Voil� le bar.
�coute, je dois te dire quelque chose.
Ce n'est pas un simple bar.
Le type qui a tu� Bashir vient souvent ici.
On va leur faire tr�s mal.
Il est peut-�tre � l'int�rieur,
mais s'il n'est pas l�, il comprendra que c'est personnel.
- Tu es contente ? - Oui, tr�s.
Bien.
On va leur faire comprendre qu'ils ne seront en s�curit� nulle part.
S'ils viennent chez nous, nous irons chez eux.
Amal, tu peux le faire ?
D'accord.
C'est crucial qu'ils n'aient pas de soup�ons, compris ?
Ouvre-le.
G�nial. Maintenant, ferme-le.
Entre, assieds-toi au bar,
commande un verre, enclenche la bombe,
laisse le sac l�-bas et sors.
Tu n'as que trois minutes avant qu'elle explose.
Trois minutes, ne l'oublie pas.
Je t'attends ici
et on s'enfuit. Compris ?
Tu as des questions ?
Qu'est-ce que je commande ?
Commande un soda.
- D'accord, un soda. - Un soda light.
- C'est mieux. Un soda light. - Un soda. Light.
- Dis-le. - Un soda light, s'il vous pla�t.
Un soda light, s'il vous pla�t.
Un soda light, s'il vous pla�t.
Un soda light, s'il vous pla�t.
Un soda light, s'il vous pla�t.
Voil�.
Amal...
Que Dieu soit avec toi.
H�, �a va ?
Qu'est-ce qu'il y a ? Quelqu'un vous a fait mal ?
J'appelle quelqu'un pour vous ?
Vous voulez boire quelque chose ? De l'eau peut-�tre ?
Un soda light, s'il vous pla�t.
Bien s�r, �a marche.
Allez ! O� es-tu ?
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