All language subtitles for Paris.Police.1900.S01E08.FiNAL.FRENCH.720p.WEB.H264-PROPJOE

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian Download
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
da Danish
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French Download
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew Download
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal) Download
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish Download
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

---

Souffle

...

Un homme tousse.

Quelqu'un ronfle.

Musique douce

...

Fracas

...

- On a gagné, monsieur ?

...

- Doit-on donner l'assaut ?

- Non, rien ne presse.

Laissez-les pourrir.

Chant des oiseaux

- J'avais confiance en toi. - J'ai pas eu le choix.

C'était le seul endroit...

- A l'ambassade ? - Oui.

- J'avais confiance en toi !

Il a dit que son père était l'assassin ? C'est une fable.

Weidmann l'a cru, et toi aussi, parce que ça vous arrangeait.

Gabriel est le père de Matthias, pas le comte.

Gabriel a une garçonnière rue de Nevers, pas le comte.

La chemise APX38 appartient à Gabriel !

- C'est pas ce que tu crois.

- Joséphine voulait faire chanter Gabriel.

Gabriel connaît du monde à l'ambassade.

- Ce n'est pas ce que tu crois.

Mme Berger avait confiance en lui. Il ne veut aucun mal à son fils.

- Gabriel Sabran a tué Joséphine. C'est un assassin.

Tu sais ce que ça fait de vous ?

Tu as tué un homme, hier.

- Arrête-moi si ça te soulage.

Tu n'as rien compris.

Elle parle en allemand.

"Des allégations insensées."

Joséphine accusait sa mère de quelque chose. De quoi ?

Elle nous l'a dit hier.

Le père de Joséphine est appelé

en janvier 70.

Joséphine est née le 17 décembre.

Mme Berger est restée enceinte 11 mois ?

J'ai fouillé ses affaires.

J'essayais de t'aider.

J'ai trouvé cette lettre.

Joséphine a écrit le nom de son père.

Il te faut une traduction ?

- Henri Sabran de Pontevès.

Joséphine était... - La soeur de Gabriel.

Maintenant,

sors de chez moi.

Musique calme

...

- Vous feriez mieux de faire le mien.

- Je vous ai dit... - Que vous démissionnez ?

Je sais.

Votre dernier rapport, madame.

Triomphal.

Vous infiltrez les ligues et démantelez leur complot.

Une héroïne !

- Vous n'arrêtez jamais.

- Je vois...

un cercle.

Ici même.

Un cercle de jeu.

Tous les samedis, vos amis viennent

admirer les croutes de ce cher Adolphe.

On parle un peu peinture, et puis, on sort un jeu de cartes

ou une paire de dés.

Les gens peuvent s'amuser.

- Combien ? - Quinze pour cent.

Je ne suis pas le seul à vouloir votre bien.

Le comte Sabran

est prêt à investir un million dans cette affaire.

Pour une petite signature

et cette photographie coquine que vous m'avez cachée.

- Le million d'abord ! Ca sera plus...

plus amical.

- Joseph Fiersi vient d'être appréhendé par mes services,

à deux rues d'ici.

Il venait vous voir ?

- Que voulez-vous de lui ?

- A vous de me le dire.

Une sonnette retentit.

Vous signerez plus tard,

quand vous aurez le temps.

Je ne suis pas pressé.

Musique intrigante

...

- Les forcenés sont toujours rue Chabrol.

Le verdict de Dreyfus est imminent.

Paris peut s'embraser à tout instant.

L'armée doit intervenir sur-le-champ.

Si vous ne faites pas confiance...

- Ne vous fatiguez pas, nous sommes sauvés.

Le ciel vient à notre secours.

- J'ai confiance en l'armée, mais la décision appartient au préfet.

- Vous entendez ?

Les orages !

La pluie éteint les incendies et calme les émeutes.

Rentrez chez vous. Paris sera calme, aujourd'hui.

S'il avait plu le 14 juillet 1789,

notre pays serait toujours une monarchie.

...

- On est en démocratie.

On ne peut pas vous reprocher vos opinions politiques.

Tous les philanthropes financent des associations.

Ou des ligues.

- Ce civet est excellent.

- Accusations légères, un homme connu...

J'ai décidé d'accéder à la demande de vos avocats.

Vous serez assigné à résidence en attendant votre procès.

Il reste à régler la question de votre fils.

- Gabriel Sabran est votre informateur à l'état-major.

Il a trahi son père, l'armée et il est soupçonné de meurtre.

- C'est un patriote.

Il risque sa vie pour la République.

- Un espion dreyfusard ! Traître et assassin.

Vous ne devez pas être associé à lui.

Votre gouvernement n'y survivrait pas.

Musique douce

...

Le tonnerre gronde.

- Ce sera vite passé. Les bouchers reviendront.

- C'est un signe. Vous le savez. - Non.

Je ne veux pas le croire, madame.

Il reste encore Dreyfus.

Le verdict... - La voyante saura.

Elle nous dira ce que le ciel nous réserve. Amenez-la ici.

- En êtes-vous certaine ?

Le spiritisme, dans votre état ?

Les révélations peuvent être fatales.

Souvenez-vous de la dernière séance.

- Faut que je sache.

Il le faut !

- Très bien, madame.

Je serai avec vous jusqu'au bout.

...

Une porte s'ouvre.

Le tonnerre gronde.

...

...

La pluie tombe.

Tintements de clés

Il déverrouille la porte.

- Fermez la porte et avancez.

Où est Gabriel Sabran ? - Je ne peux rien vous dire.

- M'obligez pas à vous faire mal.

Où est-il ?

Gémissement

- Vous manquez de métier, inspecteur.

Vous avez oublié le vitriol.

Qu'avez-vous fait à Mlle Chauvin ?

Vous l'avez brutalisée, elle aussi ?

Je ne sais pas où est Gabriel Sabran.

- Il va vous appeler, c'est votre client.

Je crois que je vais attendre avec vous.

...

- Regarde-toi.

Tu es un meurtrier en cavale.

Je suis le directeur de la Sûreté parisienne.

Résiste et tu ne reverras jamais ta famille.

L'affaire Joséphine Berger est classée.

Jean Dornet s'est pendu dans sa cellule. Coupable.

Tu veux venger ton "Hirondelle" ? C'est très facile !

Gabriel Sabran, rien que pour toi.

Et tous tes ennuis disparaissent.

Pourquoi trahir

quand il suffit de demander ?

Musique angoissante

...

- Croyez-moi, inspecteur. Il n'y aura jamais de procès

pour Gabriel Sabran.

- C'est ce qu'on verra.

- La mort de Joséphine Berger était un accident.

Gabriel Sabran aimait cette jeune femme.

Il ne voulait pas la tuer.

- Vous saviez que c'était lui...

Vous avez menti à Jeanne.

Le téléphone sonne.

...

...

...

- Cabinet Weidmann.

Oui, je suis seul. Je vous attends.

Vous n'avez pas idée de ce que vous faites.

Musique intrigante

...

Le tonnerre gronde.

...

Coup de feu

Aboiements

...

...

...

- Je vous arrête pour le meurtre

de M. Chagnolle, fonctionnaire au ministère.

- Je veux parler au préfet.

- Vous couchiez avec la femme Chagnolle.

Il paraît que c'était une paillasse.

Emmenez-le.

- Fiersi a filé.

- Laisse-le tranquille. Où veux-tu qu'il aille ?

...

- Félicitations !

Vous êtes le héros du Fort Chabrol.

- La presse exagère.

Nous ne leur dirons pas, mais j'ai été un peu aidé.

- Par qui ?

- Les anarchistes, madame.

Petit rire

- Dans la rue, vous êtes le meilleur.

Vous gagnez vos batailles.

Mais vous perdrez la guerre dans un couloir.

Puybaraud est plus fort que vous à ce jeu-là.

- Ceci est une opération de la Sûreté parisienne,

sur ordre du ministère.

Appelez Waldeck, il confirmera.

Vous n'avez rien vu.

Personne n'a rien vu.

On est à la Villette. Les gens ont l'habitude, ici.

Ils savent se taire.

Le tonnerre gronde.

...

Emmenez-moi ce tas de viande aux abattoirs.

Découpez-le proprement.

...

M. le comte veut qu'il ne reste rien.

Allez !

- Qu'est-ce que tu as fait ?

Il pleure.

Regarde-moi !

Qu'est-ce que tu as fait ?

- Ce qu'il fallait pour rentrer.

- La police va venir te chercher ?

- Je sais pas,

mais je peux plus courir.

- Est-ce que tu es en danger ici ?

(- Je sais pas.)

Mais j'ai plus la force.

J'ai plus la force.

...

Musique douce

...

Les escaliers craquent.

...

- Où est-ce que tu vas, toi ?

Tu abandonnes ton frère ?

- C'est fini, maman.

On a perdu. Les bouchers nous lâchent, Sabran est en prison.

Son fils nous a trahis.

- Je t'avais confié un travail simple.

Est-ce que tu as tiré ?

Et tu as raté !

Il souffle.

- Maman...

Sois raisonnable, viens avec moi.

Exclamation attendrie

- Mon petit chéri... Elle rit.

Tu veux que maman t'accompagne ?

Et puis, on emmène le magot, hein !

- On tenait la fortune !

30 000 cotisations ! Les recettes de l'Antijuif à siphonner,

les abattoirs !

De quoi gratter pendant vingt ans !

Et on a tout foutu en l'air.

Pourquoi ? Pour...

Je suis un escroc, moi.

Pas un politicien.

Il y a que mon con de frère

pour y croire !

Il gémit de douleur.

Elle crie.

Oh, maman ! Elle gémit.

... - Qu'ai-je fait ?

Oh, Seigneur ! Qu'ai-je fait ?

- Tout va bien, je suis là.

Je vais rester un peu avec toi.

Il faut que tu te reposes.

Elle cherche son souffle.

Jules va avoir besoin de toi.

- Je dois pas t'en vouloir.

J'ai eu ton frère, c'est déjà...

...

On peut pas toujours avoir de la chance.

- Repose-toi, maman.

Repose-toi.

- Frapper ta vieille mère...

Elle sanglote.

Quand Jules saura...

- Il saura pas.

- Mon pauvre petit. Quand Jules saura...

- Il saura pas, maman. On va pas lui dire.

Faut que tu dormes.

Gémissements

Il faut que tu dormes.

Dors, maman.

Cris

Dors, maman ! S'il te plaît, dors !

Gémissements

...

Le tonnerre gronde.

Coups à la porte

...

...

...

...

Le tonnerre gronde.

- Il faut que je voie votre mère.

L'heure est grave.

Henriette, la voyante, n'a pas voulu venir.

Elle dit qu'il est trop tard.

Il est trop tard.

Musique calme

...

Henriette est infaillible. Elle lui avait prédit.

Quelle tristesse !

Louis pleure.

Nous pouvons entrer en contact avec votre mère.

De l'au-delà ! Sa voix nous guiderait.

- Non, je...

Je préfère qu'elle repose en paix.

Courage, mon ami.

...

Il faut prévenir Jules.

- Achetez L'Aurore !

Fort Chabrol :

Guérin s'entête !

Son public se lasse !

A Rennes, le verdict est tombé !

Alfred Dreyfus est...

- Coupable ! - Coupable !

- Coupable !

Coupable !

Tout le monde sait que Dreyfus est innocent !

Il peut pas être coupable.

Tous nos plans reposaient sur son acquittement.

Dreyfus est innocent !

Innocent !

- Coupable, évidemment !

Mon témoignage a sûrement pesé en faveur de sa condamnation.

Mais... vous voulez que je vous dise ?

Ce préfet n'est pas prêt de se débarrasser de moi.

Pardonnez ma vulgarité, mais il me mange dans la main.

Il rit. Quel ignare ! Il m'a demandé, à moi,

de préférer la dactyloscopie au bertillonnage.

... Vous savez ce que j'ai dit ?

Bertillonne-moi ça, coco !

Et au millimètre ! Le bertillonnage ne souffre pas l'imprécision !

...

- Bertillon ? - Mais oui !

Oh, M. le Préfet !

- Il y a 7 917 policiers en poste à la préfecture.

Je veux 7 917 fiches anthropométriques

sur mon bureau à la fin du mois. - Bien, M. le Préfet.

- Alfred Dreyfus vient de recevoir une grâce présidentielle.

Il dormira chez lui ce soir, en homme libre.

- Oh... Excellente nouvelle, M. le Préfet.

Mon témoignage a sûrement pesé en faveur de ce revirement.

- Oreille droite : 6,5.

Largeur tête : 14,4.

- Je soussigné, Jouin...

Antoine Marie Joseph,

désire soulager ma conscience...

- Largeur épaule...

- Et reconnaître mon crime. - 42,5.

- J'ai assassiné Alphonse Chagnolle,

après avoir abusé de son épouse, Hélène.

Je soussigné, Jouin...

Antoine Marie Joseph,

désire...

soulager ma conscience

et reconnaître mon crime.

Antoine tousse.

J'ai assassiné Alphonse Chagnolle,

après avoir abusé de son épouse, Hélène.

Cri

Je soussigné, Jouin

Antoine Marie Joseph,

désire soulager ma conscience et reconnaître mon crime.

J'ai assassiné Alphonse Chagnolle,

après avoir abusé de son épouse, Hélène.

Je soussigné, Jouin Antoine Marie Joseph,

désire soulager ma conscience et reconnaître mon crime.

J'ai assassiné

Alphonse Chagnolle, après avoir abusé de son épouse.

Gémissement

- Je suis pas un anarchiste.

Je suis un citoyen honnête.

Je n'ai jamais prôné la sédition.

Je le jure sur tout ce que j'ai de plus cher,

sur la tombe de ma pauvre mère.

Je ne suis pas un anarchiste.

- Je vous crois, monsieur.

Nous allons voir M. Puybaraud pour qu'il répare cette injustice.

Il vous écoutera, j'en suis sûre.

- Serez-vous présente, madame ?

J'ai peur de lui.

- Si vous insistez.

Des pas approchent.

- M. le Préfet est là, madame.

- Faites-le entrer.

- Mme Steinheil.

- L'artiste a toujours une préférence,

mais c'est au client de choisir.

Dites-moi, laquelle préférez-vous ?

Ah, d'ailleurs...

C'est idiot, nous avons oublié d'évoquer le prix du portrait.

C'est que... mon mari est très demandé.

Vous comprenez ?

Ce n'est pas du chantage, c'est...

C'est une offre de service.

Musique douce

...

On m'a offert un million de francs pour ce cliché, hier.

- Qui ?

- A votre avis ?

Il acquiesce.

Il souffle.

- Votre prix sera le mien.

- Fiersi.

Vivant.

Aucune poursuite.

C'est tout ce que je vous demande.

Sauvez Fiersi.

Et je vous rends l'original.

- Il va de soi qu'il ne pourra plus être policier.

Elle souffle.

- Je crois qu'il en sera soulagé. Il acquiesce.

- Choisissez vous-même. Pour moi, elles n'ont aucun intérêt.

- Vous avez tort.

Je crois que celle-ci vous fera honneur.

Un homme sévère, mais...

mais digne.

- M. Puybaraud.

Merci d'être venu.

- C'est toujours un plaisir, madame.

J'allais justement rendre visite à M. le Préfet.

- Je voulais vous montrer le courrier que j'ai reçu.

Au fond,

nous avons des intérêts communs.

Vous voulez être préfet,

et mon mari me manque.

- Dites-moi comment lui faire entendre raison.

Lequel de nous devra lui parler ?

Croyez-moi,

je n'ai aucune envie de ruiner votre réputation.

- Si je vous disais que M. le Préfet fréquente des anarchistes ?

- J'aurais du mal à le croire.

Il me faudrait les éléments concrets.

- Vous pouvez entrer, Félix !

Vous le reconnaissez ?

Son témoignage vous intéressera.

- Attention ! Coups de feu

- Salope !

Petit cri

- Mort aux bourgeois ?

Arrêtez-le !

Il a tiré sur le commissaire !

Arrêtez-le !

Il a tiré sur le commissaire.

Respirations haletantes Musique douce

... ...

...

Elle s'exclame.

Appelez du secours ! Vite !

- Je ne suis pas un anarchiste !

- On ne me laisse pas le temps d'arriver. Attention !

Pardon !

J'ai pas le temps de poser mes fesses

que c'est déjà la panique.

Puybaraud râle.

...

...

- Tout est de ma faute.

Un anarchiste chez moi !

Il a braqué son arme et il a dit :

"Mort aux bourgeois !"

- Voudriez-vous un peu de laudanum, madame ?

- Une petite cuillère seulement.

Elle pleure.

- Maman !

Maman !

Maman !

Maman !

Jules Guérin pleure.

...

Il hurle.

Sanglots

...

...

Jules renifle.

- Elle n'a pas souffert. Elle est partie dans son sommeil.

- Qu'est-ce qu'elle t'a dit ?

Qu'est-ce qu'elle t'a dit ?

- Dans son sommeil. Elle dormait.

- Vous êtes épuisé. Vos hommes aussi.

Rendez-vous, monsieur.

- Renoncer ?

- Vous assisterez aux funérailles de votre mère.

(- Non.)

Je dois continuer.

Jusqu'au bout.

Pour elle.

Louis,

tu vas relancer l'Antijuif,

avec un portrait de maman à la une.

"Morte pour la France !"

- Jules... - Morte pour la France !

- Il n'y a plus d'Antijuif.

On a dépensé des fortunes.

Tout ce qu'il reste, c'est pour toi,

pour organiser ta défense.

- Je vois...

Vous abandonnez !

(Oui...)

Les rats quittent le navire.

Pas les rats, non... Les juifs !

- Ah, non, monsieur. Pas ça !

Vous n'avez pas le droit !

Je compatis à votre douleur, mais ce langage est indigne.

- Sale juif ! - Arrête, Jules.

Juif !

Musique inquiétante

...

- Juste un mot.

- A quel sujet ?

- La balistique, monsieur.

La balistique est l'étude de la trajectoire des projectiles.

Alors, l'anarchiste était là,

le commissaire Puybaraud, là,

mais les balles...

Les balles ont été tirées de là.

Pan, pan, pan et pan !

Ne vous inquiétez pas,

la dactyloscopie ne donnera rien.

- Debout ! Le préfet veut te voir.

Un téléphone sonne.

...

...

...

- Inspecteur Fiersi,

au rapport.

Lépine souffle.

- Le commissaire Puybaraud a ordonné une rafle aux abattoirs.

Trois bouchers ont résisté. Violemment.

Vous avez pris les mesures nécessaires pour défendre votre vie.

- Bien, monsieur.

- Votre dossier est exécrable.

Une police moderne a besoin de cerveaux, et non de brutes.

Vous êtes renvoyé. Avec effet immédiat, sans pension.

Des questions ?

- Une seule, monsieur.

Comment va Puybaraud ?

- Il est au plus mal.

Une porte s'ouvre.

- Inspecteur Antoine Jouin.

Musique calme

Grincement de la porte

Lépine souffle.

- L'homme que j'ai croisé

est un meurtrier. Le préfet rit.

...

- Décidément, Jouin,

vous êtes impayable.

- Allons, enfants de la...

patrie !

Le jour de gloire est arrivé

Contre nous, de la juiverie

L'étendard sanglant est levé

- L'ETENDARD SANGLANT EST LEVE

ENTENDEZ-VOUS DANS NOS CAMPAGNES

MUGIR

CES FEROCES YOUPINS

QUI VIENNENT

JUSQUE DANS NOS BRAS

EGORGER NOS FILS ET NOS COMPAGNES

AUX ARMES, MILICIENS !

SAIGNEZ TOUS CES COCHONS !

MARCHONS

MARCHONS

QU'UN SANG IMPUR

ABREUVE NOS SILLONS !

Ils s'exclament.

Brouhaha

- Oui, je le reconnais.

Je croyais que c'était un de vos collègues.

Il surveillait la rue.

- Il était là, le soir de l'incendie.

Vous l'aviez déjà vu ?

- Oui. Il y a trois semaines. La petite table près de la fenêtre.

Il surveille la rue...

- Les abonnés ont des factures détaillées,

sinon ils refuseraient de payer.

- Excellent outil de police, le téléphone.

Continuez.

- 31 rue de Nevers, quand j'y étais,

un appel passé depuis le café, au 29.

C'était la 2e fois que le patron voyait Siniac.

La première fois,

c'était le soir du meurtre.

- Gabriel Sabran a rendez-vous avec Joséphine Berger.

Le tueur attend au café.

Ensuite ?

- Il voit partir Gabriel, pas Joséphine.

Il sort et 10 minutes plus tard, il revient et téléphone.

Domaine de Pontevès.

- Le père engage un assassin,

mais c'est le fils qui tue Joséphine.

L'assassin nettoie la scène et embarque le corps.

Mais...

Pourquoi la valise ?

Pourquoi pas les abattoirs ? On l'aurait jamais retrouvée.

- Je ne sais pas.

- Vous voyez ! Vous ne savez pas tout.

La valise gouttait, perdait du sang.

Il y avait deux agents de l'autre côté du Pont-Neuf.

Le tueur n'a pas voulu prendre de risques.

- Si vous le dites.

- La reconnaissance de paternité ?

- Je pense que Gabriel voulait reconnaître son fils.

- Oui...

Mais Puybaraud surveillait Joséphine.

Il vole la lettre. Chantage.

- Elle a dû penser que Gabriel l'avait trahie.

- M. l'inspecteur est déçu.

Il voulait arrêter l'assassin.

- J'ai compris, monsieur.

Il y a les affaires qu'on résout, et les autres. Le préfet me l'a dit.

- Ne faites pas cette tête-là !

Je suis convalescent. Réconfortez-moi.

- Je suis ravi de voir que vous allez mieux.

- Merci.

Comment va la traductrice ?

Musique intrigante

- Je sais qui vous êtes. L'avocat de Rothschild.

- C'est un de mes clients, oui. Pas le seul.

On ne me parle que de lui.

Serait-il célèbre

s'il était riche et catholique ?

- Vous avez peur ? Rothschild aussi ?

- Je l'ai dit : ce n'est pas mon seul client.

- Il y aura un pogrom terrible

si Dreyfus est libéré. - Je représente votre fils,

Gabriel.

Voici une reconnaissance de paternité, remise par Lépine.

Cette lettre fait de Matthias Berger l'héritier de Gabriel...

et le vôtre.

Vous pouvez contester ce document.

Article 403 du Code civil :

reconnaissance rejetée pour cause d'inceste.

La France entière saura que les Sabran sont des dégénérés.

...

Musique dramatique

...

- "Je n'ai choisi ni cette vie ni ce pays.

"Je n'ai pas choisi le nom de mon père.

"Henri Sabran de Pontevès t'a séduite.

"A toi d'en supporter les conséquences.

"Il a détruit ta vie, mais Gabriel ne détruira pas la mienne.

"Je suis la mère de son fils, il m'aidera.

"Si la vérité doit le briser à son tour, tant pis.

"Je n'ai pas d'autres choix. Joséphine."

- Il ne savait pas.

Elle a dit qu'elle était sa soeur.

- Il l'a frappée pour la faire taire.

Brouhaha

...

C'est tout ?

...

- Je te demande pardon.

Musique douce

Rires d'enfants

... ...

...

- Il paraît que vous êtes au chômage.

- Vous aussi.

- J'ai un bel endroit, ici.

Je pourrais tenir salon.

Quelques amis viennent admirer les oeuvres d'Adolphe,

et quelqu'un...

Quelqu'un sort un jeu de cartes ou des dés...

- Un cercle ? Chez vous ?

- On ne va pas empêcher les gens de s'amuser.

- C'est toléré, mais illégal. Beaucoup d'argent circule,

beaucoup de monde autour... Dangereux.

- C'est ce qui me plaît.

- Vous avez un protecteur ?

- J'aurai la bénédiction du préfet Lépine lui-même.

- Vous n'avez pas besoin de moi. - Si !

Si.

- Pourquoi ? Vous avez peur ?

- Je suis terrifiée.

- C'est une question d'habitude.

Elle souffle.

...

- Tu avais raison pour Alice.

Alice, elle s'est rendormie

et elle y est retournée.

- J'espère qu'il y aura le valet de coeur.

- Moi aussi.

Alors...

"Ce qu'il y a de sûr, c'est que...

"la petite chatte blanche n'y fut pour rien.

"C'est la chatte noire qui fut la cause."

...

La porte s'ouvre.

...

- Le pauvre homme qu'on a arrêté est dérangé.

Il sera envoyé dans un institut.

Quant à Puybaraud, il restera handicapé. Muet.

Cérémonie officielle, médaille d'honneur, départ en retraite.

Je vais devoir écrire un discours.

- Je vous aiderai avec plaisir.

- Ce cliché est révoltant.

- Mais il vous a donné des idées ?

...

C'est pas samedi.

- Je sais.

- Je ne vous ai pas invité.

Mais vous êtes le bienvenu.

...

- C'est la première fois que je couche avec une meurtrière.

Elle rit.

...

- Monsieur !

Tic-tac d'horloge

...

On veut sortir. On n'en peut plus.

- Jamais !

Musique calme

...

Maman !

...

Sous-titrage TITRAFILM

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.