All language subtitles for The Alamo.1960.1080p.WEBDL_Track04

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Original subtitles

- Le général Houston est arrivé. - Rafraîchissements ?

Merci, docteur.

Cent quatorze km de vent, de froid et de cahotement depuis hier.

Tu ne le voudrais pas autrement, Lightfoot.

Compagnie, en avant.

Compagnie, halte.

Garde-à-vous.

C'est tout.

Pardonnez-moi, général Houston.

Puis-je ordonner de bivouaquer ?

Ces deux dernières marches forcées ont épuisé les troupes.

L'infanterie peut. Faites manger les autres, soignez leurs chevaux

et dites-leur qu'il y aura une autre marche forcée d'ici une heure.

A vos ordres. Sergent, suivez-moi.

- Docteur. - Sam.

- Dickinson. - Mon général.

Mon général,

ça ne me regarde pas,

mais vous n'avez pas mangé depuis hier.

Je le pose sur la table ici.

Où est Jim Bowie ?

Certains deviennent plus méchants qu'un lynx s'ils ne mangent pas.

M. Dickinson.

Je vous ai posé une question.

- Où est Jim Bowie ? - Il est indisposé, mon général.

Indisposé ? Si vous voulez dire soûl, dites soûl.

Il est soûl, mon général.

Comment vous appelez-vous ?

James Butler Bonham, sous les ordres de Travis, mon général.

Neil, viens au nord avec moi.

Le colonel Travis commandera ici.

Major Travis, mon général.

Colonel Travis, j'enverrai son brevet.

Merci, mon général. Je vous assure que je ferai tout ce que je peux...

Laissez les politesses, colonel. Maintenant,

on m'a donné le commandement des armées du Texas,

mais l'os, c'est qu'il n'y a pas d'armée au Texas.

Quelques bons amis

et des volontaires.

Je devrai faire une armée de ces hommes

et pour cela, j'ai besoin de temps.

Vous devez me gagner ce temps-là ici sur le Rio Grande.

Vous devez contenir Santa Anna

jusqu'à ce que je puisse l'affronter.

Vous m'ordonnez de...

Merde. Je vous ordonne de commander.

Comment vous le faites vous regarde.

Sam, qu'en est-il de Jim Bowie ?

Jim Bowie, comme M. Bonham nous en a informés, est indisposé.

Oui, général, mais j'aimerais vous faire remarquer

que Jim Bowie est à la tête de cent volontaires,

alors que Travis commande moins de 30 soldats de métier.

Vingt-sept.

Général Houston, je pense que nous devrions en discuter.

Dégagez la pièce.

Messieurs, je voudrais dire un mot à M. Travis, veuillez nous excuser.

M. Travis, alliez-vous vous plaindre de Jim Bowie ?

Pas me plaindre, mon général.

Bien sûr, Jim Bowie est soûl.

Il a pris cette ville du général Coz.

Il s'est battu et il a bu.

Cela me semble naturel.

Ou peut-être voulez-vous parler d'autre chose que son ivrognerie ?

Vous allez me dire qu'il a beaucoup de terres dans la région ?

Qu'il a épousé une aristocrate mexicaine ?

Oui, mon général.

M. Travis, je confierais ma vie à Jim Bowie.

Mieux encore, je lui confierais la vie de ma famille

et encore mieux, je lui confierais la vie du Texas.

- C'est tout, Travis. - Oui, mon général.

Vous ne m'avez jamais plu,

mais vous êtes aussi des rares hommes

à qui je confierais la vie du Texas.

Merci, mon général.

Il se peut fort bien

que cette vie soit entre vos mains maintenant.

Jethro, c'est toi ?

Oui, général, c'est moi.

Comment se peut-il que tu sois encore vivant ?

Tu avais les cheveux gris quand j'étais gamin

et nous paraissons du même âge.

Oui, général.

J'ai toujours été un homme tempéré et pieux, général.

Je suppose que ma mémoire fait défaut.

Dis à ton M. Jim que je suis désolé d'apprendre qu'il est malade.

Je lui souhaite prompt rétablissement

et assure-le de mon affection éternelle.

Oui, général. Général Sam, il vous aime aussi

et vos bons mots le remettront vite sur pied.

- Il a des coliques. - C'est ce qu'on m'a dit.

A l'estomac.

Reste tempérant, vieux. Neil.

Colonne de droite. En avant. Marche.

Bonne chance, messieurs.

Ça va mieux, M. Jim ?

Oui. Assieds-toi, Jeth.

- Vous voulez quelque chose ? - Non, non, reste assis.

- Houston est parti ? - Oui, monsieur.

Venu et reparti et moi qui cuvais mon vin.

Mais... votre estomac Monsieur Jim.

Et cette fièvre, et tout le reste...

- Si on est malade, on peut... - Bah !

Je ne suis jamais malade, Jeth, et tu le sais.

Il n'y a pas que le ventre, le cœur aussi...

Je suis heureux d'être aussi vieux.

- Vous le savez ? - Pourquoi donc ?

Car il me semble que je préfère éviter

d'affronter certaines choses.

Des choses qu'on doit affronter aujourd’hui...

Votre famille si loin...

sans pouvoir les voir et être avec elle...

Cette belle contrée déchirée par la guerre...

C'est trop pour un vieil homme...

Tu as raison !

Mais, Jim Bowie, que faites-vous ?

Ça ne sert à rien d'être ivre !

Ne vous torturez plus, Monsieur Jim !

Le général était inquiet de votre absence et de votre état.

J'en suis désolé, Major.

Colonel.

Le général m'a promu.

Je vois.

Vous avez compris qu'il m'a confié le commandement.

Maintenant que vous le dites, oui.

Rassemblement à la mission demain matin.

Avec vos hommes.

Je ne nierai pas que j'ai du mal à le dire...

Oui, mon colonel.

Salut, Jim. Que fait-on, maintenant ?

On te le fera savoir.

- Lieutenant Bonham ? - Oui, colonel.

- Exécutez les ordres. - Bien, mon colonel.

Bonne chance, Jim.

Colonel Travis. Bowie s'en vient.

Halte.

Continuez, sentinelle.

Faites l'appel des troupes.

Préparez-vous à la levée du drapeau.

Détachement, en avant, marche.

Halte.

Détachement, halte.

Demi-tour.

Présentez armes.

Ordonnez armes.

Nous voici prêts à faire notre devoir

et conscients de la volonté de Dieu.

Capitaine Dickinson, rompez la cérémonie.

Capitaine ?

Informez les hommes

que les groupes de travail seront rompus à 16 h 30

pour que les chefs de famille réunissent leurs dépendants à l'intérieur des murs.

Oui, colonel.

Lieutenant Blake.

Oui, colonel.

Veillez à donner des quartiers aux volontaires de Bowie.

Oui, colonel.

Suivez-moi les gars !

Oui, colonel.

Blake vous conduira à nos quartiers.

Colonel Bowie.

Santa Anna a une armée de 7 000 hommes.

Alors ?

Vous n'allez pas tenter de défendre cette église délabrée

contre 7 000 hommes aguerris ?

Colonel Bowie,

vous étiez soûl au dernier appel des officiers...

et je préférerais remettre notre discussion au prochain appel.

A ce moment-là, j'exposerai mes plans

et je donnerai l'ordre d'exécuter ces plans.

Hé, Jim !

pourquoi il faut travailler comme ça ?

Je me suis engagé à me battre, pas bâtir des forts.

Pourquoi s'esquinter ?

Parce que Sam l'a dit à Travis,

Travis me l'a dit et je te le dis.

Des hommes arrivent au grand galop.

Halte.

Pas un pas de plus.

Caporal de la garde, poste numéro un.

Aucun civil ne peut entrer dans le fort, señor Seguin. Désolé.

Laisse-les passer, Dick.

Capitaine Dickinson.

- Oui, mon colonel. - Venez à mon bureau, capitaine.

Bonjour, colonel Travis. Nous avons des nouvelles de Santa Anna.

- Mon fils et moi... - Bonjour, señor Seguin.

Señor,

vous devez savoir que même si vous êtes alcalde de San Antonio de Bexar,

cela ne vous exempte pas des interdictions militaires.

Cet établissement est fermé à tous les civils.

Je suis désolé, colonel Travis.

Si j'avais su que vos restrictions s'appliquaient à ma famille et moi...

Un instant, Travis. Les Seguin ont des nouvelles de Santa Anna.

Il y a chaque jour des rumeurs.

Vous ne pouvez pas simplement... Juan, dis-le-lui.

Colonel, les Indiens de San Blas

ont envoyé des messagers aux vaqueros de mes terres

sur le Sangre de Cristo.

Ils disent que beaucoup de soldats

ont franchi la Baja Diablo il y a deux jours.

Ils sont donc beaucoup plus près que vous ne pensiez. Continue, Juan.

Les Indiens ont estimé leur nombre à plus de 5 000.

Il y a aussi beaucoup de cavaliers et de trains de ravitaillement.

Plus bas sur la Baja Diablo,

une autre bande indienne a vu des traces de chevaux tués...

Je suis désolé, señor Seguin.

Comme civil, vous ne pouvez savoir que ce genre d'information est inutile.

Des Indiens ont dit à des vaqueros...

Merci quand même et au revoir.

Vous savez que les Seguin sont absolument fiables.

- Excusez-moi. - Je ne veux pas vous offenser.

Mais je ne peux fonder un plan d'action sur des rumeurs de troisième main.

Je ne me sens pas offensé, colonel Travis.

Sinon, je serais forcé d'agir autrement

qu'en vous disant simplement bonsoir.

- Adios, Juan. - Adios.

Vous êtes un pauvre idiot, Travis.

Un vrai gentleman, ce Seguin.

Je déteste être grossier avec lui.

Même en tenant compte de l'exagération d'un charro,

Santa Anna doit avoir traversé la Baja en force.

Mais je devais l'être.

Je dirais que nous avons deux ou trois jours au mieux

avant de voir son fanion.

Les hommes écoutaient et je ne peux laisser savoir à cette racaille

combien faibles nous sommes et combien fort est l'ennemi.

- Vous ne pouviez pas, hein ? - Non, je ne peux pas.

Mon ami juste, honnête et au franc-parler.

Vous le pourriez peut-être, mais pas moi.

Jetez un coup d’œil là-dessus, ce rempart oblique ici.

C'est une question de bon sens, Dick.

Pourquoi ces hommes resteraient-ils s'ils connaissaient la situation ?

C'est différent pour Bowie, bien sûr.

Il a gros à perdre au Texas. Huit cent mille hectares, dit-on.

- Mais ces hommes-là... - As-tu des dollars ou des hectares ?

J'ai qu'un habit de rechange. Tu le sais.

Mais moi, c'est différent.

Pourquoi ?

Parce que je suis différent de ces hommes.

Pour être clair,

je vaux mieux que cette racaille.

J'imagine que cela...

Tu penses que mon attitude va à l'encontre de ce que prône

ton idole, Thomas Jefferson.

l'apôtre de l'égalité.

Tu trouves cela snob que je me sentes supérieur à eux.

- Will, laissons cela. - Dites-moi.

Acceptons la première partie de sa théorie sur l'égalité.

Que tous les hommes sont égaux dès leur premier souffle,

et que cela dure jusqu'à la tombe où nous finissons tous.

Nierez-vous que la plupart vivent dans une vile compromission,

dans le but de saisir chaque opportunité de s'enrichir ?

D'assurer leur petit bien être et leur sécurité ?

Que mon voisin s'engage !

Qu'il prenne les armes !

Qu'il respecte aux exigences du code de l'honneur !

Même votre Jefferson,

écrivant dans sa tour d'ivoire de Montecello,

a dû admettre que la plupart agissent ainsi.

Seuls certains,

malheureusement très peu, se couchent dans la tombe sans tâche à leur honneur.

Sans jamais avoir touché

la richesse des opportunistes.

Ni la popularité gagnée en flattant ces masses obscures !

Alors, pouvez-vous, ou tout être honnête ou même votre Jefferson,

affirmer que ces hommes valent autant que ces créatures là-bas ?

Alors, je dis :

sans mépris ou orgueil,

que je vaux mieux que ce rébus qui est là.

Vous savez, Will,

je me demande parfois,

comment notre amitié résiste à...

ces querelles.

Car nous sommes pareils, Dick.

En dépit de vos efforts pour défendre la cause des hommes médiocres.

Je vous ai apporté du café.

On entend vos chamailleries depuis la cuisine.

C'est ça, alors ?

San Antonio de Bexar.

C'est-à-dire Saint-Antoine. Le colonel parle l'espagnol.

Vous voulez prier, monsieur ?

Mais pourquoi ?

Il n'y avait pas de doute que nous la trouverions.

Le colonel ne savait pas lequel des ruisseaux était le raccourci.

Il n'est pas venu ici depuis 15 ans.

Tu devrais donner le signal.

Oui, monsieur. J'espère que cette poudre n'est pas humide.

Ça ne vous gêne pas que je pose autant de questions, pasteur ?

Non, c'est la façon d'apprendre... demander.

Oui, monsieur.

Mais tant de fois par jour, vous arrêtez et vous remerciez.

Je ne comprends pas pourquoi vous remerciez le Seigneur.

Il n'y a rien de spécial.

Je le remercie de l'heure et du lieu.

L'heure et le lieu, pasteur ?

L'heure de vivre et le lieu de mourir...

C'est tout ce qu'a l'homme.

Rien de plus, rien de moins.

- Lance le signal, mon garçon. - Oui, monsieur.

Ce doit être le pasteur et le gamin.

Je pense.

Eh bien, la voici, colonel, après 20 jours de dure chevauchée.

Est-ce qu'il faudra apprendre le dialecte de par ici, Davy ?

Où allons-nous, Davy ? A la ville ou au fort ?

Ce n'est pas un fort, c'est une mission.

Tu ferais mieux d'y regarder de près.

Il y a plein de gens qui s'affairent là.

Ces canons ne me semblent pas d'une mission.

Colonel, que veut dire

"C-A-N-T-I-N-A" ?

Cantina. Est-ce ce que je pense ?

En effet.

Ça veut dire qu'on change ces peaux de daim pour de beaux vêtements.

Tu as mon manteau.

CANTINE

Pedro, passe-moi cette guitare.

Maintenant, je veux que vous vous approchiez.

Je demande aux Texicains d'ouvrir leurs oreilles

et d'écouter un air du Tennessee.

Voici pour les dames que j'adore toutes

Pour celles que je me rappelle

Voici pour les dames mariées ou libres

Je les trouve toutes belles

Les grosses et les maigres Les petites et les grandes

Capitaine Dickinson, partagez votre patrouille

et envoyez la moitié en aval

pour voir s'il y a des signes.

Puis, regagnez la mission.

Bien, mon colonel. En avant.

Désolé, monsieur. Je l'ai perdue.

J'aimerais...

J'aimerais parler à David Crockett.

Vous venez de le faire.

Lui, c'était David Crockett du Tennessee ?

Oui, monsieur. Je suis bien placé pour le savoir.

Nous sommes voisins là-bas.

Nous habitons à 75 km l'un de l'autre.

Colonel Davy.

- Êtes-vous David Crockett ? - C'est moi.

Je suis le colonel Travis, commandant de la garnison.

C'est ce que je pensais.

Mon gars, il est temps de grandir.

Je voudrais vous parler d'une chose de la plus haute importance.

D'accord.

Trouvons un coin.

La conversation, ça assèche.

Tu apprends vite.

Colonel, je te quitte.

Je vais épouser Conchita et je serai l'homme de la maison.

Embrasse-moi, señorita.

Je parle un peu d'espagnol aussi.

Les mots les plus importants.

Dansons un peu, mamacita.

Asseyez-vous, Travis.

Je vais le mettre au lit.

Il ne supporte pas le whisky.

- Pasteur. - Oui, Davy.

- Emmène-le. - Oui, monsieur.

Mouillons-nous le bec. Les mots sont poussiéreux.

Je ne bois pas.

- Jamais ? - Non.

J'en ai vu comme ça.

Étalez votre wampum, Travis.

- Je porte le titre de colonel. - Je suis colonel aussi.

Ce serait un peu ridicule de se lancer des colonels

comme deux oiseaux des marais.

Appelez-moi simplement Crockett. Laissez tomber mon titre.

Le vieux soûlaud de général Flatford

me l'a donné dans la guerre des Choctaw.

Je vous appellerai Travis.

Très bien, Crockett.

Je voudrais votre permission de parler à vos hommes.

Ils ont entendu bien des discours quand j'étais député au Congrès.

- Vous leur parlerez de quoi ? - Oh, de la liberté.

Ils n'ont pas besoin de tels discours.

Ce sont des hommes du Tennessee.

Je voudrais leur expliquer pourquoi je veux qu'ils se portent volontaires

pour combattre Santa Anna.

Ne sois pas si imprudent.

Tu ne peux acheter de fripes de ce côté de Nacogdoches.

D'accord.

Les hommes du Tennessee ne détestent pas se battre,

mais ils n'aiment pas beaucoup écouter des discours.

Que leur direz-vous ?

Je leur parlerai des misères auxquelles les gens sont soumis

sous le régime tyrannique du dictateur Santa Anna.

Nous n'avons pas de droits en cour, pas de marché pour nos produits.

Il a interdit le commerce avec le Nord.

Je veux récupérer mon argent.

Laisse Davy tranquille. Il t'a battu 38 fois.

- Trente-six. - Trente-huit.

- Trente-six. - J'en ai pour un instant, Travis.

Donne-moi les plumes.

Messieurs.

Tenez vos plumes en équilibre.

Prêts. Allez.

- Je t'ai eu cette fois, Davy. - Tout était régulier.

Si nous pouvons continuer...

Un instant, Travis. C'était pour décider qui porte le premier coup.

- Prépare-toi, Davy. - Je suis prêt.

Il est encore debout.

- Oh, non. - Oh, oui.

Oui, et c'est mon tour.

Trente-neuf. Hein, Davy ?

- Il me semble. - Tu n'apprendras jamais. De l'eau.

C'est un jeu que les garçons jouent au Tennessee.

Même s'il reste peu de temps, je reprendrai la discussion

quand nous serons assurés de ne pas être interrompus.

Descendez de vos grands chevaux.

On n'a pas de lard sans bouillir le cochon.

Fumez un cigare.

Je les ai rapportés de La Nouvelle-Orléans.

Allez-vous dire à mes hommes

qu'une poignée de braves

sains d'esprit et de cœur,

entendent soulager la misère du peuple de cette région ?

Ou leur direz-vous que Steve Austin, Houston et les autres

et vous aussi, Travis,

projetez de proclamer une république ?

De proclamer la République du Texas ?

Leur direz-vous cela, Travis ?

Je ne savais pas que c'était déjà connu.

Oh, ce ne l'est pas encore.

Pas jusqu'à ce qu'Austin sépare les brebis des boucs.

Pas avant qu'il décide lesquels sont du bon bord.

République.

J'aime ce mot.

Ça veut dire vivre librement, parler librement.

Aller et venir, acheter ou vendre,

être soûl ou sobre, à son choix.

Il y a des mots qui inspirent.

République est un de ces mots qui me serrent la gorge.

Le même serrement qu'on a à voir son enfant faire ses premiers pas

ou son aîné commencer à se raser et à parler comme un homme.

Certains mots réchauffent le cœur.

République est l'un de ces mots.

Crockett...

Je crois avoir appris deux choses de vous.

Bonnes, j'espère.

Vous n'êtes pas le paysan illettré que vous laissez croire.

Vous parlez une langue claire et concise quand vous le voulez.

Vos fautes de langage sont une façade.

Il faut faire pas mal de choses pour se faire élire au Congrès.

J'ai embrassé beaucoup de bébés aussi.

Et vous êtes venu au Texas pour combattre avec nous.

Ne le dites pas à mes hommes.

Ils croient que nous sommes venus pour chasser et...

nous soûler.

Ils semblent l'avoir déjà fait.

Bonsoir, ma fugitive dame.

C'est incroyable. J'ai fait venir cette calèche pour me prendre...

Tu me fendrais le cœur si tu quittais Bexar maintenant

et encore plus si tu partais avec mon attelage

qui pourrait me rapporter beaucoup à un moment

où deux factions achètent tout ce qui marche à quatre pattes.

- Vous avez affaire ici ? - J'ai promis à mère.

Votre mère ?

De prier l'étoile du Nord. Dix minutes tous les soirs.

Nous vénérons les étoiles.

Le culte chasse le rhumatisme.

Il me semble que vous cherchez des ennuis.

Vraiment ?

Montons, à moins que tu veuilles discuter de tes affaires

devant tous les fainéants soûls de Bexar.

Je suppose que cet ignare mal fringué fait partie de la racaille

assemblée ici pour combattre Santa Anna.

Ils y trouveront leur tombe. Santa Anna balaiera...

Mal fringué ? J'ai donné du bel argent pour ces fringues.

Vraiment ?

Les bagages de la dame.

Pourboire pour le gamin. Vous avez oublié.

J'ai le sentiment qu'il ne te donnera rien.

J'ai aussi promis à mère

de ne jamais laisser personne me braquer.

Madame, il se peut que je me trompe,

mais il me semble que vous trouvez

la compagnie de ce monsieur désagréable.

Dis-lui de s'en aller.

Merci, mais je ne vois pas comment vous pouvez être utile

et je ne suis pas en danger.

Je vous dis bonne nuit, madame.

Pourboire pour le gamin.

Votre bien, monsieur.

On nous garantit donc la protection du généralissime.

Ah, mais je t'en prie, comprends-moi bien.

Je ne veux pas toutes tes terres.

La moitié me suffira. Je ne suis pas goinfre.

Doucement, Graciela, doucement.

Je parle ta langue, mais c'est trop vite pour moi

quoique, si j'ose dire, je fais mieux de ne pas comprendre.

Tu veux vraiment que je signe ceci ? Cette atrocité ?

Je veux vraiment. Oui, je le veux.

Tu es une femme instruite, Graciela, intelligente.

Y a-t-il une autre façon de rétablir les biens de ta famille ?

Les administrateurs de Santa Anna dominent Potosi.

Tu crois que je vais t'épouser ?

Avec mon père, mes quatre frères et mon mari

frais enterrés à Potosi ?

Je le crois, parce que c'est logique.

T'épouser ? Logique ?

Bien sûr.

Je suis acceptable à Santa Anna, et s'il est vaincu,

je saurai me rendre acceptable à ses successeurs.

C'est le secret... être acceptable aux pouvoirs éventuels.

Ne te prétends pas veuve inconsolable.

Tu le connaissais à peine.

Le mariage était arrangé comme le serait le nôtre.

Ta famille l'a choisi.

C'est la coutume de mon peuple.

Tu accepteras.

Tu n'as pas le choix.

Comme toutes les femmes, tu traîneras la décision,

mais tu finiras par accepter.

Pardonnez-moi, madame,

mais je fumais sur cette galerie.

Je n'ai pu éviter d'entendre. Je n'espionnais pas.

Ça m'irrite qu'on tente de forcer quelqu'un à faire quelque chose.

Vous ne m'avez pas vu avant ce soir, mais je vous offre mes services.

Si ce type vous force à rester à Bexar,

je vous offrirai volontiers les moyens d'aller où vous voulez.

Et d'autre part, si vous voulez rester à Bexar,

je verrai volontiers à ce qu'il ne vous ennuie pas.

Voulez-vous répondre à une question franchement,

M. Grand Américain ?

Madame, la modestie m'empêche de vous dire

que je suis largement connu pour ma franchise.

Me défendriez-vous aussi volontiers si j'étais vieille et ridée ?

Ou est-ce parce que je suis jeune et veuve

et que vous êtes loin de chez vous et de vos bien-aimés ?

Merci quand même, monsieur.

De toute façon,

aucun étranger ne pourrait m'aider dans ce cas.

M. Grand Américain ?

Je crois qu'une femme en difficulté

même vieille et ridée, pourrait solliciter votre aide.

Bonne nuit, madame.

Merci, l'ami.

Si tu n'insistes pas pour les garder,

- je te donnerai un coup de main. - Avec plaisir, l'ami.

Tu dois être Jim Bowie.

Tu réponds à la description

et ce couteau est certainement tout ce qu'on m'en a dit.

- Je suis Bowie. - Je suis Davy Crockett.

J'ai beaucoup entendu parler de toi.

J'ai entendu parler de toi aussi.

J'aimerais t'offrir un verre, ou huit ou dix.

Excuse-moi.

Tu as des ennuis avec Émile Sand ?

- Qui est Émile Sand ? - Le marchand.

- Le grand aux cheveux blonds. - Oui, c'est lui.

Je lui ai dit quelques mots. Je compte lui en dire d'autres.

- Et ce verre ? - Honoré, député Crockett.

Je t'en prie, j'essaie de me faire pardonner ce titre.

Voici ton autre veste, Davy, et une carafe.

C'est gentil. Tu devrais te coucher, Smitty.

Je ne suis pas fatigué. Le Mexique... La nuit est excitante.

Quand même, tu ferais bien de dormir un peu.

D'accord, Davy.

- Bonne nuit, Smitty. - Bonne nuit, colonel Bowie. Jim.

Il a fallu du temps pour que la nuit s'apaise.

En effet.

C'est une vraie belle nuit.

On me dit que tu es maintenant installé ici.

Je ne pensais pas m'y installer.

Je suis venu voir et j'y suis resté.

Tu sembles t'y plaire.

Davy, si tu connaissais le Mexique. C'est merveilleux.

Je croyais que c'était un vaste désert.

C'est l'opinion des gens du nord. Ce ne l'est pas.

Des vallées et de hautes montagnes.

Tout ce qu'un homme pourrait souhaiter comme pays,

pour l'admirer ou le cultiver.

Mais surtout... Ce sont les gens, Davy.

Ils ont...

C'est difficile à expliquer,

mais ils ont du courage et ils ont de la dignité.

Ils n'ont pas peur de mourir.

Et ce qui me paraît plus important, ils n'ont pas peur de vivre.

C'est aujourd'hui qui compte pour eux,

pas le dollar que demain peut apporter.

Les Yankees les trouvent paresseux.

Je dis que c'est un mode de vie.

Et les femmes...

Eh bien, Davy.

Je savais que tu aimais les Mexicaines.

On me dit que tu en as épousé une.

Oui, c'est vrai.

Je...

Eh bien, Davy, je n'ai pas...

ta facilité pour la parole,

mais j'ai une bonne famille.

Une femme et deux fils superbes.

Je suppose qu'on me trouve chanceux.

Ce n'est pas une mauvaise façon de dire les choses.

Je les ai envoyés à Cohuila, à cause de l'agitation qu'il y a ici.

Tu sais, je ne voulais pas qu'ils soient mêlés...

- Puis-je vous parler en privé ? - Bien sûr, mais...

Vous êtes la señora de Lopez, n'est-ce pas ?

Señor Bowie. Je suis désolée, je ne vous avais pas reconnu.

- Señora, ce lieu n'est pas... - Je sais, mais c'est urgent.

Puis-je dire quelques mots à ce monsieur en privé ?

Bien sûr. Excusez-moi. Je serai à l'intérieur, Crockett.

Vous êtes le fameux Davy Crockett ?

Eh bien, je suis Crockett

et on m'appelle Davy du nom d'un oncle

qui n'a pas légué sa ferme à mon père.

Eh bien, M. Crockett, peu après votre départ de ma chambre,

j'ai entendu une altercation dans la rue.

J'entendais le bruit, mais je ne voyais pas de ma fenêtre.

Ce semblait être... une bagarre de soûlauds.

D'ici, je n'ai rien entendu.

J'ai vu de la lumière dans la vieille église

et des gens qui circulaient.

L'un d'eux était Emil et une idée m'est venue.

Comme vous savez, le colonel Travis a ordonné

la saisie de la poudre et des balles des marchands de Bexar.

Et il n'en a pas trouvé dans l'entrepôt d'Emil.

Je crois que tout est caché dans le sous-sol de l'église.

Et, M. Crockett, les défenseurs du Texas

auront besoin de cette poudre contre Santa Anna.

- Vous êtes contre Santa Anna ? - Férocement, bien sûr.

- Et cet Emil, il est de son bord ? - Oui, il l'est.

Comment peut-il penser que vous l'épouserez ?

Les querelles politiques n'agrémentent pas le dîner.

Néanmoins, je l'épouserai. Je vous en prie, n'en parlons pas.

Je m'appelle Davy et je ne pourrais pas dormir la nuit en pensant que vous...

Vous direz bonsoir pour moi à M. Bowie ?

Je peux trouver mon chemin.

J'espère que le renseignement sera utile.

C'est intéressant, Jim. Pasteur, trouve deux ou trois hommes,

assez sobres, et rejoignez-nous dans la rue.

Où allons-nous ?

A l'église.

Oui, Davy.

Hé. Pasteur.

Pasteur, tu allais partir sans moi ?

Je lui ai dit de rester. Il est soûl.

N'évite pas la question. Pourquoi partais-tu sans moi ?

Jim, je te présente Beekeeper. Jim Bowie.

Tu peux venir, mais retiens ton souffle.

S'ils le sentent, ils sauront que nous venons.

Excusez-moi.

- Prenez cette torche. - Oui.

Excusez-moi.

- Eh bien. Tenez, pasteur. - Oui, monsieur.

- Des fusils. - Il doit y en avoir 50.

- "Pulvera" ? - De la poudre à canon.

Laissez-moi jeter un coup d’œil.

- Reculez et ne bougez pas. - Excusez-moi.

Il doit y en avoir une tonne.

J'ai hâte de voir le visage de ce soldat

quand nous le lui apporterons.

Vous n'en aurez jamais le plaisir.

Vous avez un point commun avec le type qui m'a battu aux élections.

- Lui aussi avait de l'à-propos. - Vous allez mourir en parlant.

Et rapidement.

Et toi, l'ivrogne !

Excusez-moi.

Lâche ça !

Va rejoindre les autres.

Pas le garçon.

Il est trop jeune pour mourir.

Les portes du Paradis

ne s'ouvrent pas pour les meurtriers des enfants !

On va tous aller en enfer !

En tout cas quelques uns d'entre nous !

Il t'en a fallu du temps pour comprendre !

Vous menez des braves, Davy.

Jim, ce couteau-là,

prenez-en soin.

C'est bien la première fois que j'ai envie de voler.

Il... il est mort ?

À peu près.

Nous viendrons récupérer tout ça demain matin.

Il est temps d'aller dormir.

J'ai vu la lumière allumée.

Je pensais que vous dormiriez, le jour va se lever.

Je n'arrivais pas à dormir.

J'ai trop de choses en tête.

Oui. J'ai toujours envié les personnes qui

oublier les problèmes en dormant.

Moi, je déambule dans ces cas-là.

Puis-je... Il reste une bouteille de vin et...

Je sais que c'est contre les convenances mais...

J'ai tellement besoin de parler à quelqu'un.

Et maintenant que quelqu'un est là,

Je ne sais pas par où commencer.

Commencez par me dire votre nom.

Vous connaissez le mien mais moi pas le vôtre.

Bowie a dit "de" quelque chose...

Mais "de" quoi ?

Je m'appelle Graciela Carmela Maria de Lopez y Vejar.

C'est trop long pour que je le retienne.

Comment vous appelle vos amis pour faire plus court ?

Petite, on m’appelait Flaca.

- "Flaca" ? - Ça veut dire "maigrelette".

Il faut être aveugle pour vous appeler comme ça.

Ce serait le bon moment,

on pourrait le penser, pour vous cacher que

vous n'épouserez pas ce blondasson d’Émile.

Il est mort.

Mort...

- Mort ? - Par le couteau de Bowie.

Ça n'est pas facile d'arrêter de mentir.

Bowie ne l'a pas tué. C'est moi qui tenais le couteau.

Ne croyez pas que je m'apitoie sur son sort.

Mais je vais pleurer.

Mais il m'est arrivé tellement de choses en si peu de temps.

Ma famille, je n'ai...

personne sur qui...

m'appuyer...

Allez-y, pleurez, Flaca.

Ça vous soulagera.

C'est une belle journée, Davy Crockett.

En effet, Graciela Carmela

Maria de Lopez y Vejar.

Mon Dieu, vous vous rappelez ?

Je ne suis pas aussi bête que j'en ai l'air de prime abord.

Comment dit-on "déjeuner" en espagnol ?

"Desayuno."

Eh bien, prenons un paseado et allons prendre le desayuno.

- Paseado ? - Ça veut dire marcher.

Ça veut dire "avoir marché", mais qu'importe, je m'habille.

Un instant.

Écrivez-moi d'abord une lettre.

- Une lettre ? - En espagnol.

Bien entendu.

À qui la lettre s'adresse-t-elle ?

A monsieur Davy Crockett.

Vous voulez écrire une lettre à vous-même ?

Oui, à monsieur Davy Crockett,

ancien député au Congrès des États-Unis d'Amérique.

Cher monsieur...

D'accord, allons-y.

Dépêchez-vous là-haut.

- Tu as vu Davy ? - Personne ne l'a vu. Il n'y est pas.

Premier mensonge du jour, Thimblerig.

- Bonjour, Davy. - Salut.

Davy, quelle sorte de charge as-tu là ?

Des présents pour des amis.

Allons-y, pasteur.

Oh, non !

Marybel, prends les rênes.

Il manquait plus que ça !

- Je vais vous aider. - Merci, mademoiselle.

Il est parti sur notre meilleur cheval.

Et il a fondu tous nos couverts pour en faire des balles !

Et il est parti rejoindre ce maudit Sam Houston !

- Marybel, donne-lui du lait. - Je peux pas, je tiens les rênes !

Je pars, a-t-il dit, prêt à mourir pour le Texas.

Il avait pris son fusil, sans ça il n'aurait pas été tué par Santa Anna.

Tout homme qui quitte ses enfants pour partir à la guerre,

n'est qu'un lâche.

Merci, Mademoiselle.

Halte. Qui va là ?

- C'est toi, Bob ? - Bien sûr. Tu ne vois pas ?

Quelle sorte d'idiotie est-ce alors... "Qui va là ?"

Eh bien, Travis, le colonel Travis, dit que je dois...

Je me fiche de ce que dit Travis.

Ouvre la porte avant que je te descende.

Sentinelle, ouvrez la porte au colonel Bowie.

Voilà une tonne de poudre à canon. Déchargez-la.

Le grand là, c'est Davy Crockett

et trois de ses hommes.

Celui-là est bien jeunot

même s'il fait l'homme.

Te fie pas aux apparences,

ce n'est pas du lait sur sa manche mais bien de la poudre !

Une bagarre ?

Oh, pas grand chose. N'est-ce pas... Jim ?

J'ai connu pire.

Bonjour, Travis.

Colonel Crockett.

On dirait une prière exaucée.

Colonel, faites-moi le plaisir de prendre un verre chez moi.

Je veux bien.

Vous aussi, colonel Bowie, si vous voulez.

Je suis étranger par ici.

Qu'est-ce que les Texicains boivent comme whisky ?

- Comme whisky ? - Vous avez des manières, non ?

Capitaine Dickinson, le colonel Davy Crockett.

- Enchanté. - Enchanté. Bonjour.

Et ma cousine, Mme Dickinson. Le colonel Crockett.

- Colonel Bowie. - Bonjour, Sue.

Enchantée, Davy Crockett.

J'ai le sentiment de vous connaître déjà.

Une partie de ma famille vient du Tennessee

et tout le monde vous connaît là-bas, chez nous en tout cas.

Merci, madame. C'est bien de se savoir populaire.

- Maman. - Oui, chérie.

Je t'ai dit de ne pas monter l'escalier seule.

- Qui est-ce ? - Dis bonjour au colonel Crockett.

Bonjour.

Plus elles grandissent, plus elles semblent adorables.

Veuillez m'excuser, messieurs ?

- Au revoir, colonel. - Au revoir.

C'est dommage qu'il faille que les enfants grandissent.

Je suis content que vous soyez là. Cigare ?

Mettez-vous à l'aise. J'ai des nouvelles.

Fannin se tire bien d'affaires à Goliad.

Il a réuni près de mille hommes

et devrait prendre la route du sud au début de la semaine.

Mille ? Ça ne semble pas possible.

Ça semble trop beau pour être vrai, je dois avouer.

Mais nous ne pouvons exprimer nos doutes qu'entre nous,

dans l'intimité de cette pièce et pas devant les hommes.

Pour ce qui concerne les volontaires,

nous nous assurerons que Fannin a mille hommes ou plus.

- J'ai une réputation de franchise. - Pas moi.

On me dit menteur né.

Mais qu'on le dise à voix basse ou haute importe peu pour l'heure.

Ce qu'il faut savoir,

c'est combien d'hommes il a et arrivera-t-il à temps ?

Dans un cas comme dans l'autre, on sera coincés ici. Et sans raison.

Nous devrions incendier Bexar, y compris cette mission, et...

Et faire du harcèlement.

Gêner Santa Anna dans sa marche vers le nord du Texas.

- C'est la théorie du colonel Bowie. - Faire une guerre éclair...

les attaquer à chaque carrefour...

- Vous oubliez une chose. - Quoi ?

Que c'est moi qui commande et j'ai déjà rejeté votre plan.

Discutons d'un problème plus important.

Vos hommes, colonel Crockett... Se battront-ils, colonel ?

Autant que je sache, ils n'ont rien contre l'idée de se battre.

Pouvez-vous les persuader de venir dans cette mission ?

Je peux leur demander.

Et vous êtes très convaincant, si j'en crois votre réputation.

Dites-leur que Fannin a 1 000... non, 2 000 hommes.

Minimisez la taille de l'armée de Santa Anna.

Nous en avons discuté. Il veut que je mente à mes hommes.

Si la force de Santa Anna est ébruitée dans la cour,

il ne restera pas une douzaine d'hommes avant l'aube.

Dites-vous que mes hommes sont lâches ?

Évitons le feu d'artifice.

Rappelez-vous ceci, Travis. Mes hommes sont des volontaires.

Ils sont ici parce qu'ils le veulent.

Mais il n'y a rien qui les empêche de faire leurs bagages et de partir.

Je sais que vos hommes sont miliciens

et comme tous les volontaires, indisciplinés.

Bonne journée, colonel Bowie.

Vous avez eu une idée de la discipline de mes hommes hier soir.

Notre position est désespérée.

Où va Crockett, je sais que ses hommes le suivront.

Oui...

C'est une responsabilité qui m'inquiète un peu.

Davy, il y a quelques années, j'ai juré de ne plus sortir mon couteau

dès que quelqu'un conteste mes idées

mais ce Travis est en train de me rendre fou et...

Ce mot Jim, euh...

- Quel mot ? - Pyrotechnique. Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire...

Vous le savez aussi bien que moi.

Bien sûr.

Et vous étiez tout prêt à faire des étincelles, n'est-ce pas ?

Au revoir.

Merci, messieurs. Je passerai le mot

que ce que les Texans boivent comme whisky,

c'est du whisky.

Et ce qui est plus important, vous avez de bonnes manières

compte tenu que vous n'avez jamais vu le Tennessee.

Davy, est-ce vrai que tu t'es battu avec Mike Fink pendant quatre jours ?

C'est un affreux mensonge,

une de ces histoires que répandent les sales langues.

Mike et moi avons cessé le soir.

Ce n'aurait été le quatrième jour que le lendemain matin. Au revoir.

File, pasteur.

Señora Lopez.

Don Juan, c'est M. Davy Crockett.

- Je suis honoré. - Enchanté.

Le señor Seguin est l'alcalde... C'est-à-dire le maire de Bexar.

C'est une ville qui bouge.

Les gens fuient comme des brebis à l'odeur d'une meute de loups.

Je n'ai jamais rien vu de tel.

Quand on a apporté la poudre,

Travis a demandé si nous nous joindrions à lui.

C'est tout. Il ne nous a pas demandé de livrer sa bataille.

- Mange un peu. - Manger. De la tortilla ?

Tamales.

Je ne bois que ce qui brûle.

Je ne connais qu'une partie de ce Texas

et les Texans ne sont pas mes parents,

pourquoi me battrais-je pour eux ?

Exact. Ce n'est pas notre bœuf qui se fait encorner.

Parlant de bœufs qui se font encorner, pensez à ceci :

Un type s'habitue à encorner des bœufs, ça lui ouvre l'appétit.

Il peut ensuite monter au nord et encorner les vôtres.

Nous sommes dans une mauvaise passe.

Le taureau en chef, le général Santa Anna, est en colère contre nous.

- C'est vrai ? - Il nous a écrit une lettre.

Elle est en espagnol, je ne peux pas la lire, mais la jeune dame la lira.

Elle est adressée à Davy Crockett et aux hommes qui l'accompagnent.

"Sachez que vous êtes des intrus

dans un pays où vous n'êtes ni désirés ni bienvenus.

Voici l'ordre que je vous donne :

partez sur-le-champ,

parce qu'il est venu à nos oreilles

que vous envisagez de vous joindre aux rebelles

terrés dans la mission.

Ce n'est pas votre guerre. Partez.

Si vous n'obéissez pas à cet ordre,

je vous châtierai même jusqu'à la mort.

Signé, généralissime Antonio Miguel de Santa Anna."

Il se donne des airs, celui-là, non ?

Il a tout un nom en tout cas.

Nous donner des ordres. Pour qui il se prend, Andy-Dieu-Jackson ?

J'ai horreur qu'on me dise où je dois aller et pas aller.

Je n'ai jamais été chassé de nulle part,

sauf quand mon vieux me bottait le cul sur toute sa terre de l'Ohio.

Mais j'étais gosse et mon père avait de grands pieds.

Qu'en dis-tu, Davy ?

Le laisserons-nous nous dire quoi faire ?

Davy, nous devrions seller nos montures

et lui rendre une petite visite.

Châtier veut-il dire ce que je pense ?

Justement.

Davy, sellons nos montures

et allons apprendre des manières à ce monsieur.

Ce n'est pas la peine. Il brûle ses montures pour venir à nous.

Je suppose qu'on ne peut pas l'empêcher de venir,

mais on peut s'arranger pour qu'il boite au retour.

Je commençais à penser que ces Texicains

n'étaient pas de très bons voisins,

mais voilà qu'ils nous préparent une belle bataille.

Je devrais vous dire une chose :

Santa Anna n'a pas écrit cette lettre.

C'est moi qui l'ai écrite.

J'ai demandé à cette dame de l'écrire.

Je cherchais comment vous parler de ce bal populaire texan

et j'imaginais ce que Santa Anna dirait aux gens du Tennessee

s'il avait la chance de le faire.

Je n'ai jamais dit que je n'ai jamais été battu parce que ce serait faux.

Mais je donne à chacun la chance d'attaquer et de faire le boulot.

Je n'ai jamais pris la parole de quiconque prétendait me châ...

- Châtier. - Châtier. Merci.

Parle, Davy. Nous restons, non ?

- Je réfléchis. - Qu'y a-t-il à réfléchir ?

Tu vieillis ? L'homme a osé nous menacer. "Châtier."

- C'est vrai, châtier. - Mais j'ai écrit la lettre.

Ne commence pas à ruser. Tu l'as dit toi-même,

ce sont les mots qu'il écrirait s'il nous écrivait une lettre.

Messieurs, vous m'avez convaincu. Nous nous battrons.

- C'est mieux comme ça. - Là, tu parles, Davy.

Mais d'abord, la jeune dame et moi allons "pasear".

Ramassez ce que vous pouvez et je vous rejoins plus tard.

D'accord, Davy. Là, tu parles.

Votre espagnol s'améliore.

Ça me réjouit de voir le colonel avec cette dame.

Ces deux dernières années, il commençait à m'inquiéter.

Depuis un moment, il ne regarde plus les filles comme s'il était affamé.

Les séjours au Congrès ont ruiné beaucoup de bons hommes.

Tout ce que j'entends, c'est "Crockett, le tueur d'ours",

"Crockett, le chasseur d'Indiens",

"Crockett, le bagarreur".

Crockett est brillant.

Je l'ai longtemps caché.

- Mes hommes vous plaisent ? - Oh, oui.

Je pourrais en passer 10 000 au crible sans trouver mieux

que ces 23 hommes.

Chacun de ces hommes m'a épaulé,

sauf le gamin Smitty, quand j'ai eu des ennuis.

Les uns se baignent moins souvent que le font les bonnes gens,

mais ils me paraissent tous avoir bonne odeur.

Et moi qui ai dit que ce pays n'était que sable brûlant.

Il est vert et luxuriant,

comme ces prés verts dont on parle.

Grand Dieu, que voilà un bel arbre.

Cet arbre devait déjà être grand

avant que l'homme souille la prairie des traces de ses pieds.

Le genre d'arbre sous lequel Adam et Eve ont dû se rencontrer.

Tu sais, Flaca ?

J'ai vu je ne sais combien d'arbres

avant de m'arrêter pour en regarder un.

Je regardais pour voir si un ours ou un Indien se cachait derrière.

Davy, que nous arrivera-t-il ?

Je veux dire, à toi et à moi ?

Quand j'étais enfant au Kentucky,

un garçon amoureux devait trouver un bouquet d'arbres comme celui-là,

en abattait un pour servir de faîtage,

et construisait sa cabane contre les autres.

Ça semblait suffisant à tout le monde alors.

Je crois que certains ont besoin de bien plus.

Il m'est arrivé tellement de choses depuis quelque temps

que je ne suis plus sûre de rien,

mais je pense que je t'aime.

Peut-être.

Le vieux cerf, la jeune biche...

Chacun a quelque chose que l'autre n'a pas.

Je te dirai une chose, Flaca, et je veux que tu m'écoutes bien.

J'aurai l'air de parler de moi, mais je parle en réalité de toi.

Comme question de fait, je parle de tout le monde.

Quand je suis venu au Texas, je cherchais quelque chose.

Je ne savais pas quoi.

Si je faisais la somme de ma vie, il me semblait avoir tout dépensé

à casser des gueules ou, parfois, à me la faire casser.

J'ai gagné de l'argent et des médailles,

mais ma vie ne semblait pas mériter

la douleur de la mère qui m'a enfanté.

Il me semblait que j'étais vide. Eh bien, je ne suis plus vide.

Voilà ce qui est important : me sentir utile dans ce monde.

Corriger ce qu'il y a de mal et encourager ce qu'il y a de bien

au risque de me faire mal en cours de route.

J'ai peut-être l'air d'un pasteur,

tentant d'enflammer ses ouailles au gué d'une rivière,

mais ça ne change rien au fait.

Il y a le bien et il y a le mal. Il faut faire l'un ou l'autre.

Tu fais le bien et tu vis.

Tu fais le mal et tu marches peut-être,

mais tu ne vaux pas un castor.

J'espérais un cheval,

mais un bon mulet fera l'affaire.

Mes choses. Mes bagages sont dans le boghei.

J'en ai donné l'ordre.

Tes babioles sont peut-être mal emballées,

mais elles sont toutes là.

Tu me chasses.

Tu as parlé de la lutte contre le mal, mais...

Tu m'envoies en sûreté.

C'est ça ton amour ?

Flaca, tu as un nom important.

Tu sais un million de mots et comment les utiliser.

Je t'envoie pour livrer ta bataille, pour haranguer la foule.

Je reste ici à me battre.

J'espère que tu sais mener un mulet.

Il s'appelle Jésus, m'a-t-on dit. Il me paraît un brave mulet.

Je ne te reverrai peut-être plus.

Si c'est écrit, c'est écrit.

Quand il est temps, il est temps.

Parler ne fait que rendre le départ plus pénible, Flaca. Vas-y.

Mais Davy, je...

Tu ne pries jamais, n'est-ce pas ?

Je n'ai jamais trouvé le temps.

Les hommes du Tennessee.

Colonel Travis. Crockett et ses hommes.

- Descendez ouvrir la porte. - Je vais beugler l'ordre.

Vos ordres sont de descendre, pas de beugler, M. Dennison.

Oui, mon colonel.

Ce sont des tireurs d'élite.

Il nous faudrait vingt fois leur nombre et davantage.

Désolé, Will, ces propos pessimistes ne sont destinés qu'à tes oreilles.

Est-ce Bowie qui galope pour les rattraper ?

Il me semble l'entendre plaider sa cause.

Crockett semble être du type à choisir Bowie.

Tu veux dire que Crockett n'est pas du type à me choisir.

Oh, Will, tu es toujours aussi brutal.

La vérité est souvent brutale.

Regarde-le jaspiner à Crockett. La guerre d'escarmouches.

Sellons nos montures. La guerre d'escarmouches.

La guerre d'escarmouches.

Priver Santa Anna de 50 ou 100 hommes

à chaque passage à gué d'ici vers le nord.

Ça semble raisonnable, comme tu le dis, Jim,

mais Travis a aussi raison.

- C'est à réfléchir. - Hé, Jim.

Halte. Qui va là ?

Bob, je jure que je te descendrai, un jour. Es-tu aveugle ?

C'est ce qu'on m'a dit de beugler chaque fois.

Ne le beugle pas à moi.

Idiot. Réfléchis, Davy, tu te rangeras avec moi.

Qu'est-ce ?

Les gars du Tennessee, Nell... 23, tous de chez nous.

En reconnais-tu, Jocko ? Mon frère Malachi est peut-être avec eux.

Il adorait aller où il y avait des ennuis.

C'est vrai. Mais, Nell, tu sais que Malachi a été pendu,

à ce qu'on nous a dit.

Je suis ravi que vous ayez persuadé vos hommes de se joindre à nous.

Ils ont insisté, plus ou moins.

La plus chaleureuse bienvenue.

Mesdames et messieurs,

nous sommes fiers d'accueillir ces patriotes

qui ont parcouru 2 400 kilomètres pour nous prêter main-forte.

- Sergent Lightfoot. - Mon colonel ?

Dites à vos hommes d'acclamer nos vaillants alliés

- de l'illustre État du Tennessee. - Oui, mon colonel.

- Hip, hip. - Hourra.

Capitaine, veillez à cantonner ces hommes.

Une fois que vous serez logés,

je vous ferai faire le tour des installations.

Par ici, messieurs.

Crockett. Davy Crockett.

- Nous sommes du Tennessee. - Bonjour.

Nous vous avons vu quand vous êtes venu à Stink Wells

parler de ce poste au Congrès.

- Vous m'avez serré la main. - Je vais le refaire.

Mais il n'a pas voté pour vous. L'autre type lui a donné un dollar.

- Je suis désolé. - Je vous en prie.

Il fallait des braves comme vous pour me débarrasser de ce boulot.

Plus tard, nous ferons une bonne jasette.

Mais pour l'instant, nous devons nous installer dans nos quartiers.

Vous nous excusez ?

Tu aurais dû voter pour lui, Jocko.

De nos 24 pièces d'artillerie, cinq tirent des boulets de 3 kg.

Ça bouge dans la ville.

Les dames à l'abri, s'il vous plaît.

Hommes, aux postes de combat.

Capitaine Dickinson, vos hommes sont-ils à leur poste ?

À leur poste, mon colonel.

Personne ne tire avant que j'en donne l'ordre.

Ces hommes sont protégés par un pavillon de trêve.

"Du quartier général du généralissime Antonio Lopez de Santa Anna,

chef absolu du Mexique,

au commandant rebelle qui prétend commander

les rebelles occupant la mission.

Sachez que :

la province du Mexique, appelée Texas,

commet un acte de trahison

envers le régime du généralissime Santa Anna.

Le généralissime, dans sa bonté, émet l'ordre suivant :

les occupants de la mission partiront sur-le-champ

laissant armes et munitions derrière eux.

Si cet ordre n'est pas suivi promptement,

le généralissime s'attaquera à la mission et la détruira.

Il ne fera aucun quartier."

Qu'en penses-tu, Jim ?

J'ai horreur de prêter une seule qualité à ce chenapan,

mais il connaît les raccourcis vers la guerre.

Sixième.

Le 6e régiment de Vera Cruz.

Ils bivouaquent à 1 500 m au sud du bastion ouest.

Artillerie légère, lanciers, quelques ingénieurs.

Pas une unité d'assaut n'est encore arrivée

et il y a déjà 2 000 hommes.

Ce sera à notre avantage, Dick.

Le corps principal doit s'étendre sur des kilomètres.

L'infanterie, l'artillerie lourde et les trains de ravitaillement

n'arriveront pas avant quatre ou cinq jours.

Et la bataille ne peut commencer d'ici là.

Il y aura une sortie occasionnelle et du tir d'artillerie

pour sonder nos défenses.

Mais il n'y aura pas de véritable assaut

avant que Santa Anna arrive avec le gros de ses troupes.

- Et alors ? - Alors, Fannin sera ici.

Plus de troupes d'heure en heure.

La plus belle armée que j'aie vue.

Si je sors mes hommes, est-ce que tu me suis ?

Davy, tu sais que cette mission ne peut résister

à l'armée de Santa Anna.

- Ma façon est la seule. - Travis dit que Fannin s'en vient.

Travis dit... Je ne me fie pas à Travis

pour distinguer la nuit du jour.

Attends mon garçon, je vais t'aider.

Non, ça va aller.

- Un brave garçon. - Oui.

D'ailleurs, c'est chic de votre part de venir nous aider dans ce combat.

Après tout, c'est nous que ça regarde.

Pourquoi êtes-vous là ?

On était las des femmes et du whisky.

Tu risques de te lasser des balles ici.

Tu as vu tous ces soldats devant.

C'est seulement la moitié. On dit que Santa Anna possède 7000 hommes.

Les chances paraissent faibles.

Il faut aller chercher de l'aide.

Je peux demander à mon frère de venir.

Ça sera plus équitable !

Vous êtes si fiers, les Tennesséens, que vous devriez vous installer au Texas.

Tu crois que Davy...

nous a fichu dans un sacré pétrin ?

Il ne nous a jamais engagé dans une partie injouable.

C'est vrai.

Voilà Bowie.

Il a l'air de bonne humeur...

Je m'y attendais.

Au crépuscule, je ferai sortir mes hommes de ce piège.

Et vous, Crockett ?

Je pèse le pour et le contre.

Je file dès qu'il fera noir .

Si vous enfreignez mes ordres, vous serez un traître.

Oublions ce que les autres penseront.

Le pensez-vous, vous ?

Réfléchissez bien avant de parler,

précieux ridicule, car votre vie en dépend !

Messieurs, soyez raisonnables !

- Bowie, Fannin arrive avec des renforts. - Vraiment ?

Il viendra !

- Je vous en donne ma parole. - Votre parole ?

Je disais justement que je ne me fierai pas à vous pour distinguer la nuit du jour.

- Colonel Bowie ! - Arrêtez, Dick !

Vous êtes inexcusable.

Je suis obligé de vous demander de...

Un cavalier au grand galop descend la colline.

C'est Jim Boneyn.

Je l'ai envoyé à Fannin avant-hier.

Notre conversation personnelle attendra.

J'ai fait un bon ragoût. Il sera chaud dans un instant.

- Je le mangerais froid ! - Votre rapport, Jim ?

L'avant-garde de Fannin traversera le Royo Diablo demain après-midi.

Je l'ai traversé et il est plein. Mais ça ne devrait pas poser problème.

Les premières troupes devraient arriver dans l'après-midi, dans trois jours,

ou, au plus tard, le matin du jour suivant.

Ça vous va, Bowie ?

Fannin arrive avec 1000 hommes.

Vous ne faites pas confiance à Jim Bonham non plus ?

Jim, je te connais depuis que tu portes des culottes courtes,

1000 hommes...

Est-ce une estimation ou un chiffre avéré ?

Le colonel Fannin a dit 1000.

Ça me suffit.

J'attendrai.

Bravo, Jim.

Mange et repose-toi.

Je suis un menteur, Will.

Le colonel Bowie m'a mis mal à l'aise.

Vous m'avez envoyé avec mission de revenir en annonçant 1000 hommes pour Fannin.

Quelque soit la taille de ses troupes.

- Il n'en a que 500.. - 500 ?

500... Ça semble suffisant.

Mais mille, ça sonnait mieux.

Reposez-vous et rejoignez Fannin.

Pressez-le d'arriver, aussi vite que possible.

Vous avez besoin d'un autre cheval.

Prenez la jument de Dick, elle est rapide.

C'est la meilleure du Texas.

Will est si généreux.

Donnant ton cheval sans remords.

- Mais... - Pas de "Mais".

Tu as besoin d'un cheval frais, Jim.

- Prends celui de Will. - Assez, Sue.

Will pense que c'est Dieu lui-même qui l'a nommé commandant

et qu'il doit décider et penser pour chaque être humain sur Terre.

Je commence à penser comme Sue, Dick.

La mouche est dans le babeurre. Ouste, mouche, ouste.

Fourmis dans le sucre, deux à deux, c'est tout.

- J'ai porté deux fois plus. - Tu es deux fois plus gros.

La patrouille est poursuivie.

Merde, Beekeeper,

je pensais que tu n'ouvrirais pas cet alcool avant le crépuscule.

- Qu'est-ce qui te prend ? - Il fera noir dans une demi-heure.

En plus, c'est mon tonneau, non ?

Donne-moi de ce truc. J'ai si peur que je pourrais tout le boire.

Peut-être que je le ferai.

- Qu'as-tu vu, l'Irlandais ? - Plus que je voulais voir, Jim.

Un tas d'hommes arrivent.

Et ils ont le plus gros canon que j'aie jamais vu.

Quelque chose comme ceci.

Quatre à cinq mètres de long.

Il dessine bien, non ?

Effrayant. Quatre à cinq mètres. Tu en es sûr, l'Irlandais ?

Eh bien, oui. Oui, colonel.

Tu as l'ordre de me faire rapport, pas de faire un discours. Viens ici.

D'accord, Will... Euh, colonel Travis.

Hé, Travis, avec un canon pareil,

Santa Anna peut s'asseoir devant et nous le laisser avoir, non ?

Il n'y a pas de tel canon sur le continent nord-américain,

même s'il y en a en Europe, selon les dernières nouvelles.

Le lieutenant Finn exagère.

Il est gros, Davy, et il tire de loin.

Batterie un, votre canon est prêt ?

- Nous sommes prêts, colonel. - Le plus fort angle d'élévation.

Oui, colonel.

- Le canon est prêt, colonel. - Feu.

Un peu court, colonel Travis.

Je suis content d'avoir vu ce canon campé dans la prairie.

J'ai cru un moment qu'on nous tirait dessus

de l'un de ces vieux pays, là-bas en Europe.

Bonté divine.

Non. Ils n'oseraient pas.

Ce n'est pas une façon de faire la guerre.

Je suppose qu'il vaut mieux faire quelque chose à ce propos, Crockett.

- C'est clair. - Une heure après le crépuscule ?

Bien.

Thimblerig, 15 hommes, sobres, à la nuit tombante.

- Bou ! - Halte.

- J'ai perdu mon pari. - Hein ?

J'ai parié que je pouvais t'approcher sans que tu m'entendes.

L'ami, veux-tu que je te fasse un trou dans la tête.

- Ligotez-le. - Éteins ce feu, pas d'ombres.

Allons. Par-dessus le mur, allons.

- Tout est prêt ? - Oui, mon colonel.

D'accord, c'est l'heure. Ouvrez la porte.

Colonel Travis. Sentinelle ici.

- On l'a attaqué. - Et comment !

Ils m'ont poussé par terre, attaché et marché sur moi en passant

sans qu'aucun d'eux ne s'excuse.

Bon sang !

- Retournez à vos postes. - Oui, colonel.

Fermez la porte.

Vous faites mieux de sortir avec vos hommes.

- Voyez si vous pouvez les aider. - Oui, mon colonel.

Détachement, à vos chevaux.

Va chercher la poudre.

- Où est la boue ? - Elle arrive. La voici.

Dégagez. Je vous couvre.

Vous l'avez entendu.

- Allez, petit, ouste. - Je peux tirer.

- Ciel, quel canon. - Allez, prends un cheval.

Caporal Pardee,

personne ne tire à moins de pouvoir identifier la cible.

Oui, colonel.

Donnez-leur un coup de main. Allez-y.

Ramenez-les, ramenez-les. Deux en selle tout le monde.

Allez, prenez-les.

- Colonel Davy, ouvrez la porte. - Il est touché.

Fermez la porte.

Bon travail, Smitty.

Tu ne nous as pas manqué, Jim. C'est bien de la part du gamin.

Le cheval est tombé avec moi.

- Ça va ? - Oui.

- Oh, M. Smith, vous êtes blessé. - Ce n'est rien.

- Jetons un coup d’œil. - Ce n'est rien, je vous dis.

Docteur.

Pas de fracture. Il faut juste un petit tonique du Dr Beekeeper.

Tu vois ? Je...

- Deux cheveux. - Bowie ?

Oh, il n'a rien. Il a renversé sa monture.

- Jethro ? - Oui, monsieur.

Dites au colonel Bowie que je veux lui parler.

Oui, monsieur.

Ici, où nous serons plus tranquilles.

Oui, monsieur.

- Postez des hommes ici. - Oui, mon colonel.

Will, considérant la façon dont ça a tourné, je...

Ne t'en mêle pas.

Colonel Bowie,

j'en ai assez de votre insubordination.

Vraiment ?

D'accord, allons droit au but. Où et quand ?

Vous êtes bon tireur, donc battons-nous au pistolet.

Pas le couteau des voyous ?

- Messieurs, je vous en prie... - Dick, tu seras mon second.

- L'heure ? - Attendez la fin de la guerre.

Oui, dès l'instant où la guerre prendra fin.

- Jim ? - Ça me va.

Un dernier mot, Bowie.

L'épisode de ce soir.

En sortant sans ordres, vous avez mis ce commandement en danger.

Sans l'heureuse intervention du capitaine Dickinson,

un grand nombre de volontaires seraient morts

au lieu d'être à leur poste.

Je veux que vous me promettiez que cela ne se reproduira plus.

Sinon, je serai forcé d'ordonner votre arrestation.

Ne vous inquiétez pas d'arrestation ou d'insubordination.

Mes hommes et moi partirons à l'aube.

Colonel Travis, je suis un vieillard,

mais vous avez tort.

Ce Jethro...

- Ça me rappelle une histoire... - Je vous en prie, Crockett.

Pas de sagesse ni de philosophie à quatre sous.

Pas de ces mots d'esprit de paysan pour lesquels vous êtes fameux.

Bonne nuit.

Allez-y mollo avec moi.

Cette affaire de code d'honneur ne me fait ni chaud ni froid.

S'il y a des ennuis, je frappe de partout

de façon aussi soudaine et inattendue que je peux.

Mon seul souci ici, ce sont les 23 hommes du Tennessee.

Vous avez donc intérêt à me dire ce que vous avez en tête.

J'aurais cru que ce serait évident pour vous.

C'est aussi simple que ceci.

Santa Anna a 7 000 hommes là.

Ici, la rivière Sabine.

Quelque part ici,

Sam Houston tente de réunir une armée.

Entre les deux... il y a l'Alamo.

Santa Anna ne peut laisser un fort sur sa ligne de ravitaillement.

Il doit prendre Alamo d'assaut.

Chaque minute que nous gagnons pour Sam Houston

est une précieuse minute de plus dans la vie du Texas.

Et, Crockett, personne ne dira jamais

que William Barrett Travis n'a pas gagné tout le temps qu'il pouvait.

Ça a du sens. Pourquoi ne pas l'avoir dit à Bowie ?

Parce qu'un commandant n'a pas à expliquer toutes ses décisions.

Vous me l'avez expliqué.

Je vous respecte, Crockett,

mais je n'ai aucun respect pour cet aventurier.

Je croyais tout combattant digne de respect.

Mais je ne suis pas... un vrai soldat.

Je n'ai combattu que les Indiens,

à part les Britanniques.

Je vous prie de pardonner ma grossièreté envers vous.

Je pardonne facilement,

parfois.

Bonne nuit, Travis.

Débouchez des carafes et apportez cette guitare.

Qu'allons-nous faire, Davy ?

Chanter.

Eh bien,

j'espère que tu as dit à cet idiot ce que tu penses de lui.

- Je ne sais pas quoi penser de lui. - Qu'est-ce que c'est ?

Je pensais boire un coup et nous raconter nos tracas.

Un instant. N'essaie pas de me charmer. Ma décision est prise.

Nous pouvons prendre un pot d'adieu.

- Tu veux dire que tu restes ? - Je pense, Jim.

D'accord, nous prendrons un verre ou deux ou dix,

mais tu ne vas pas me soûler et me faire changer d'idée.

Bien sûr que non.

Patrouille du matin, allons. Debout. Au poste.

- Beekeeper, debout. - Cesse.

Debout. Thimblerig, allons, au devoir.

- Au devoir. - Tu n'as pas à tous nous réveiller.

- Je vais les lever, sergent. - Merci, pasteur. Merci.

Deux dollars, américains, si tu fais mon quart.

Deux dollars ? Ce matin, dix ne suffiraient pas.

- Moi, si. - Marché conclu, Scotty.

Eh bien, Davy, il semble que tu as encore réussi.

Il semble.

Bowie ?

Ça m'a l'air d'être match nul.

Au devoir.

Bonjour, colonel. Il dort encore.

Je m'en charge, Jethro.

- Que diable... - Bonjour, Smitty, docteur.

Bonjour.

Tu t'es rendu célèbre hier soir.

Maintenant, chaque fois qu'on parlera de Jim Bowie,

on devra parler de l'homme qui l'a sauvé des Mexicains.

Non, vraiment ?

Jim, le gamin a toujours voulu savoir à propos de cet épisode en mer.

- Oh, laisse, Crockett. - C'est la vérité.

Il n'a entendu que des histoires.

Oui, M. Bowie. Tous les gars de par chez nous en parlent.

À propos, Smitty,

dis au revoir à Jim.

Vous partez, colonel... Jim ?

Non, je ne vais nulle part. Crockett le dit pour rigoler.

Remets-toi, mon petit Smitty. Et merci de ton aide.

- Qu'est-ce que tu fais ? - On doit partir ce matin.

Je te dirai quand nous partons. Range cet attelage.

Tu as vraiment mauvais caractère.

N'essaie pas de te payer ma gueule encore une fois.

- Une fois suffit. - Je prends mes décisions.

Je n'en ai jamais douté, Jim.

Tu crois qu'il reste un peu de ce tord-boyaux ?

Question de chasser ce goût de goudron dans la gorge.

C'est une bonne idée, Davy.

Une très bonne idée.

Je te trouve toujours grincheux.

Du bétail. Du bétail texan.

Ça en fait de la bonne viande !

Il y a beaucoup de bouches à nourrir.

Repartons.

Ils sont trop nombreux. Filons !

La patrouille est attaquée !

Amenez-le à l'infirmerie.

Doucement, les gars ! Faites attention à lui.

Allons-y.

Deux hommes y sont restés, colonel.

On était pris entre une patrouille de dragons et une patrouille de lanciers.

- L'Écossais ? - Il est mort.

Et Losoya.

Losoya ?

- Sergent Lightfoot ? - Mon colonel ?

Vous informerez sa...

- Inutile, sergent. - Bien, mon colonel.

Señora Losoya.

Tous les soldats de cette enceinte vous offrent leurs condoléances.

On arrête les patrouilles.

Il n'y a rien à voir de plus que ce l'on voit d'ici.

Caporal de garde, poste numéro 1 !

Caporal de garde, poste numéro 1 !

Alerte !

- Qu'y a-t-il ? - Des cavaliers approchent, mon colonel !

Qui va là ?

Parlez ou gare !

C'est Juan Seguin.

Je cherche Jim Bowie.

Ouvrez les portes !

- Mais le colonel Travis a dit.. - Tais-toi !

- Allez, ouvre la porte ! - Enlève la barre !

Nous sommes venus pour nous mettre sous vos ordres.

Beaucoup voulaient venir avec nous.

Mais je n'ai accepté que les hommes bien armés.

Voici des hommes de Gonzalez qui nous ont rejoints en route.

- Voici le señor... - On se connaît depuis toujours.

- Ça va, Al ? - Et toi, Jim ?

George, vous voulez nous aider, hein ?

À voir l'armée que nous avons traversée, nous ne serons pas de trop.

On dirait.

Pour être honnête, je vais peut-être faire sortir mes hommes demain.

Vous serez donc amenés à combattre loin au Nord de chez vous.

C'est vous le chef. Si vous voulez aller au Nord,

- ...nous irons. - Bien.

Bienvenu, Señor Seguin.

Nous ne manquerons pas de besogne pour vous et vos braves.

Merci, colonel Travis.

Il est pas fiable, celui-là.

Au moment où on veut la bagarre, il est d'accord avec vous.

Allons, Juan, allons trouver un bivouac pour vos hommes.

Quel jour est-on ?

C'est mon anniversaire, aujourd'hui.

J'ai du gâteau pour tout le monde !

Ma chère Lisa,

du plus profond de nos cœurs, nous te souhaitons un joyeux anniversaire

et voici...

notre cadeau.

Mon premier vrai lit !

Quel beau cadeau, Lisa.

Chante moi une chanson, papa.

Oh non, pas ici, devant tout le monde,

c'est notre petit secret à nous.

Mais tu me la chantes toujours quand je suis au lit.

Mon bébé du Tennessee

Au nom si doux

Ma chère rose du Sud

Tu es si douce

Que tous les voisins affirment

Que le sucre ne fond pas

Dans ta bouche

Car Lisa

Notre Lisa

Chère petite rose

du Sud

Car Lisa

Douce Lisa

Que le sucre ne fond pas

Dans ta bouche

Nous sommes tous les trois ensemble.

Pour toujours.

Jeune damoiselle,

je crois que chaque fille doit pouvoir danser à son anniversaire.

Puis-je avoir l'honneur de la première danse ?

Violoniste !

En avant la musique !

Voici pour les dames

que j'adore toutes

Pour celles que je me rappelle

Voici pour les dames

mariées ou libres

Je les trouve toutes belles

Les grosses et les maigres

Les petites et les grandes

Ils ont oublié ce qu'il se passe.

Il en faut pour être heureux. Un peu de...

musique, à manger et à boire.

Et une petite qui sourit car c'est son anniversaire.

De 17 à 89 ans

Mon plus jeune est de sa taille.

Ils se préparent.

Halte. Qui va là ?

Ne tire pas, amigo. Un message pour Jim Bowie,

dans le sombrero.

Il est censé y avoir un message dans ce chapeau pour vous.

Une drôle de façon d'envoyer des messages, hein ?

Oui.

Peut-être que Santa Anna a capitulé.

Qu'y a-t-il, Jim ?

Je ne savais pas que la nuit pouvait être si noire.

Ma femme...

Elle...

Elle est morte.

Je suis passé par-là, Jim.

C'est dur.

C'est la peste,

la foutue peste.

Oh, Dieu. Mon Dieu.

Elle... Elle était si petite,

si délicate, si fragile.

Elle voulait rester à Bexar pour être près de moi,

mais je l'ai forcée à aller à Cohuila.

Je l'y ai forcée.

Mon homme, le pasteur...

est une sorte de prédicateur.

Il dit toujours :

"Nous, mortels, savons peu de choses."

Redresse la tête, Jim.

Colonel Bowie.

Vous avez eu un message de l'extérieur des murs.

C'est contraire à mes ordres. Quel renseignement avez-vous reçu ?

Bowie, donnez-moi cette lettre.

Il se peut que vous mouriez ce soir.

La petite dame, Jim,

ça ne lui plaira pas.

Colonel Bowie,

veuillez accepter mes condoléances

et mes excuses de vous avoir dérangé à un moment pareil.

Ceci ne diminue en rien votre droit de m'appeler au champ d'honneur,

plus tard.

Mais je tiens à vous faire part de mon chagrin pour vous...

et présenter mes excuses d'être aussi rustre à une heure pareille.

Vous êtes comme vous êtes

et je suis comme je suis.

- De quoi s'agit-il, sergent ? - 32 cas hospitalisés ce matin.

Dis-leur de se remettre vite. Après la fête d'hier soir...

Oh, non, monsieur. Ce sont des femmes et des enfants.

Un autre appel des officiers.

- Voyez vous-même. Tous comme ça. - Colonel.

Messieurs.

- Docteur. - C'est simple, messieurs.

J'ai eu 32 cas de dysenterie légère ce matin.

J'ai vérifié les barils de petit salé des rations... c'est avarié.

- Tous les barils sont avariés. - Sergent ?

Sans le petit salé, j'estime que nous avons

trois ou quatre jours de rations à servir à la garnison.

Vous voyez le dilemme, messieurs.

Nous n'avons presque plus de vivres.

Santa Anna ne souffre pas du même handicap.

Donc, la solution est évidente. Veuillez me suivre.

Je regarderais bien ce spectacle d'un lieu plus confortable.

Silence.

Oui, colonel ?

Il reste une demi-heure avant l'aube. Préparez-vous à seller vos montures.

Oui, mon colonel.

Les vachers de nuit. Deux sur chacun.

Ne ratez pas. Il y aura des enfants affamés. Allez.

Prenez un cheval pour Smitty.

Trouvez-en un bon.

Colonel Davy,

puis-je vous demander une chose, face à face ?

Bien sûr, petit.

M'envoyez-vous parce que je suis bon cavalier, comme vous dites ?

Aussi vrai que je respire.

Tu es plus rusé que Beekeeper et tu nages mieux que le joueur.

Ce n'est pas parce que vous pensez que je ne tiendrais pas mon bout ?

Smitty, laisse-moi te dire une chose.

De tous les hommes, c'est toi que je voudrais à mes côtés.

- Tu vois ? - Ciel.

Enfourche ce cheval.

Il n'y a rien d'autre que la nuit devant toi.

Bonne chance, Smitty.

Il lui faudra plusieurs jours pour rejoindre Houston.

C'est ce que je calcule.

Le flanc sud est dégagé.

Prends un cheval.

On ne peut qu'attendre.

- C'est la partie difficile. - En effet.

Allez, Dick, bonne chance.

Merci, Will.

Bonne chance, Dickinson.

En avant.

S'ils ne tirent pas bientôt, nous devrons y aller.

Emmenons-les.

Ne tirez pas.

Choisissez vos cibles. Feu.

Feu à volonté.

Deuxième rang, feu. Repliez-vous.

Feu. Repliez-vous.

Feu. Repliez-vous.

Deuxième rang.

Feu.

Repliez-vous.

Troisième rang.

Prêts ?

Feu.

Cessez le feu.

Fermez la porte.

Une chose est sûre, il a les nerfs solides.

Tant mieux. J'ai horreur d'affronter un lâche en duel.

Tu n'es pas du genre à pardonner et oublier, n'est-ce pas ?

Non.

De la viande pour le dîner.

Oui, monsieur.

Le porc ne peut pas vraiment passer pour de la viande. Mais le bœuf !

Santa Anna. Le taureau en chef.

Allons-y.

Les dames à l'abri. Les hommes à leur poste.

- Capitaine Dickinson. - Oui, colonel.

Que les hommes se relaient pour manger.

Faites distribuer les munitions.

C'est l'armée la mieux vêtue que j'aie vue.

Les beaux vêtements ne font pas des combattants.

Ils étouffent des révoltes depuis deux ans. Ils savent se battre.

"Le généralissime Santa Anna est arrivé

avec le corps principal de son armée

et vient d'apprendre la présence de femmes et d'enfants dans la mission.

Il demande aux dames d'accepter ses excuses

et les informe que ses forces n'ont jamais attaqué une position

sans donner à l'ennemi la chance d'évacuer les femmes et les enfants.

En conséquence, vous avez une heure pour évacuer les non-combattants

à qui du transport sera fourni vers la destination de leur choix.

Signé, Antonio Lopez de Santa Anna, chef du Mexique."

Votre réponse ?

Mes compliments au général pour sa galanterie.

Nous évacuerons les non-combattants.

Les célibataires restent à leur poste.

Les hommes mariés veillent au transport de leur famille.

- Sue, dépêche-toi. - Elle ne veut pas partir.

Inutile de gaspiller ta salive.

D'accord, dis-le.

L'homme qui ne sait pas se faire écouter de sa femme est à plaindre.

Tu sembles oublier que je suis marié aussi.

Je fais mon devoir.

Je suis femme de soldat. Mon enfant est enfant de soldat.

Nous restons.

Très bien, Sue. Dick.

Ne m'en veux pas.

Je ne t'en veux pas.

Je suis fier.

- Dick, à ta patrouille. - Oui, colonel.

Hommes mariés, à votre poste.

Ouvrez la porte.

Capitaine Dickinson.

Escorte. En avant.

Madame, je n'ai pas de femme à qui dire au revoir.

Puis-je vous dire au revoir ?

Bien sûr.

Allez, en avant.

Jocko, Nell, il est temps.

Allez, Jocko. Fais de ton mieux.

Je ne peux pas.

Je ne peux pas, les gars.

Colonel Bowie...

C'est une demande et non un ordre.

Si criants que soient nos besoins,

ceux de cette famille le sont davantage.

Monte dans ce chariot, Jocko, et va avec ta famille.

Vous voyez ce que c'est. C'est plus qu'un homme peut supporter.

Elle ne s'est jamais apitoyée sur elle

depuis dix ans qu'elle est aveugle.

Will Travis, pour qui vous prenez-vous ?

Mme Robertson,

je vous assure qu'aucun blâme ne s'attachera à votre mari.

Monte, Jocko, ou je t'y forcerai du bout de ma botte.

Tais-toi, Jim Bowie. Toi et Travis, écoutez-moi bien.

Mon homme reste. Il est aussi homme qu'aucun de vous, peut-être plus,

même s'il n'est pas aussi riche que toi, Jim

ni aussi bien instruit que toi, Will Travis.

Jocko, retourne à ton poste sur ce mur.

Tu es aussi bon soldat que n'importe qui

et c'est ton droit.

Et je suis aveugle, mais aussi brave que n'importe quelle femme au Texas.

C'est mon droit de partir et de te laisser.

Nous nous sommes embrassés et nous sommes dit au revoir.

Mais je le redirai encore. Il faut voir la réalité en face.

Tu risques de te faire tuer dans cette bataille

et je ne sais pas ce que tu diras en arrivant à la porte du ciel.

Moi, je dirai qu'aucune femme n'a eu un meilleur mari.

Maintenant, vas-y.

Hip. Hip. Hourra.

Capitaine Dickinson ?

Oui, colonel.

Dites au docteur d'installer l'hôpital dans la chapelle.

Et prenez charge personnellement de la batterie numéro quatre.

Ne tirez pas. Ne tirez pas.

Allez-y.

Attaque directe de front.

Il nous faut plus d'hommes ici. J'en demande à Dickinson.

Muraille avant. Dépêchez-vous.

- Qui est-ce ? - C'est le pasteur.

Cessez le feu.

Cessez le feu. Ils se retirent.

Brancardier.

Vois si nous avons des blessés.

Je serai en bas à me laver le visage et m'humecter la gorge.

Davy, c'est le pasteur.

Nous avons eu de la chance aujourd'hui.

Vérifiez les dommages. Appel des officiers dans dix minutes.

Emmenez-en un autre.

Les gars...

T'as trouvé un truc pour échapper au corvée, n'est-ce pas ?

Je suis content que tu sois là, Davy.

Je voulais te remercier.

Du plus profond de mon cœur, je voulais te remercier.

Moi ?

J'ai découvert le monde grâce à toi.

J'ai vécu 60 ans dans un petit village isolé,

et tu m'as emmené ici pour voir ce grand pays.

J'avais toujours voulu voyager.

Mais je devais rester chez moi.

Il y avait toujours un enfant à élever.

Et ce fut un cadeau du ciel quand tu m'as dit

"Viens avec moi, si tu le veux, vieil homme."

"Mais je n'aime pas trop les prières."

C'est ce que tu m'as dit, Davy.

- Tu t'en rappelles ? - Oui.

C'est tout, Davy.

Je voulais te dire ma gratitude.

On ne s'est pas beaucoup parlé, Seigneur.

Les seules fois où j'ai invoqué le Ciel,

je demandais quelque chose.

J'étais dans l'impasse.

Comme un gosse démuni qui demande son père.

Et maintenant, je réclame encore.

J'ai fais venir ces hommes ici

sans leur demander s'ils voulaient participer à cette guerre.

C'est un de mes défauts

de décider pour les autres.

Si vous trouvez cela juste

que ces hommes survivent à cette bataille,

je vous en serais éternellement reconnaissant.

Mais si vous n'êtes pas de cet avis,

n'oubliez pas, Seigneur,

que ce sont des hommes bons. Tous.

J'ai sûrement tué un tas de braves.

Bizarre. J'étais fier d'eux.

Même en les tuant, j'étais fier d'eux.

C'est admirable que tant d'hommes ne craignent pas de mourir,

parce qu'ils croient être dans leur bon droit.

C'est admirable.

- Postez des hommes ici. - C'est déjà fait.

D'accord, sergent.

Rapport.

Cinquante victimes... 28 morts, 22 blessés.

Le moral est bon.

Le moral ne nous aidera guère si Fannin n'arrive pas bientôt.

Cesse de râler. Tu devrais être couché. Tu ne marcheras jamais.

Santa Anna nous a manqué de respect aujourd'hui et l'a payé cher.

Maintenant, il reviendra avec un plan de bataille des quatre côtés.

Nous sommes déjà amputés du tiers.

Combien de temps pourrons-nous tenir ?

Santa Anna n'attaquera pas aujourd'hui.

Il dégagera le champ de bataille de ses morts et de ses blessés.

Fannin arrivera demain, même sans marche forcée.

Avec ses 500 hommes, nous pouvons tenir ce fort au moins un mois.

Cinq cent ? Je croyais qu'ils étaient mille.

Cinq cent.

Bonham arrive, colonel.

Bien. Fannin devrait le suivre de près.

Alors ?

Le colonel Fannin ne vient pas.

Ses hommes sont tombés dans un guet-apens.

Il n'y aura pas d'aide.

Rassemblez les volontaires dans l'enceinte.

Je sors mes hommes demain, nous irons vers le nord.

Tu viens ?

Il ne semble pas y avoir de choix.

Messieurs, Jim Bonham a rapporté de mauvaises nouvelles.

Fannin est tombé dans une embuscade.

Nous ne pouvons attendre d'aide.

Je reste à mon commandement.

Ceux d'entre vous qui le veulent peuvent partir avec honneur.

À défaut de renforts, l'Alamo ne peut tenir.

Ne partez pas la tête basse.

Personne ne peut vous le reprocher.

Ici, sur ces remparts,

vous avez gagné à Houston dix jours de temps précieux.

Vous avez saigné l'armée ennemie.

Vous êtes de braves et nobles soldats.

Ouvrez la porte.

Dieu vous bénisse.

Fermez la porte.

Halte.

Tu entres en zone dangereuse. Où vas-tu ?

Je cherche le général Sam Houston. J'ai un message pour lui.

Tu es au bon endroit.

Caporal de la garde. Poste numéro trois.

- Qu'y a-t-il ? - Il veut voir le général Sam.

Viens.

Le gosse a un message pour le général.

Oui, monsieur.

Descends, mon gars, mange des haricots et dors un peu.

Non, monsieur. Je dois retourner à l'Alamo.

Hier j'ai lu le message de Fannin

disant qu'il ne peut arriver à l'Alamo à temps.

Aujourd'hui, je reçois ceci de l'Alamo.

Ils sont encerclés et nous ne pouvons pas les aider.

Demain,

si vos recrues se mettent à râler,

dites-leur...

que 185 de leurs amis,

voisins et compatriotes texicains

sont coincés dans une église délabrée en aval du Rio Bravo

et leur gagnent ce temps précieux.

J'espère qu'ils se rappelleront.

J'espère que le Texas se rappellera.

C'est peut-être moins confortable ici, mais c'est plus sûr.

Il a eu une dure journée.

Will, je suis désolée.

Pourquoi ?

J'ai été insolente avec toi. Mais je pensais ce que j'ai dit.

Tu es une femme merveilleuse. Oublie ça.

Reste autant que tu peux, Dick.

Je n'aurai pas besoin de toi avant le matin.

Je n'ai fait qu'ajouter à tes soucis, n'est-ce pas ?

Je dois être très égoïste.

Mais je ne pouvais envisager d'affronter le monde sans toi.

À quoi penses-tu, Davy ?

Je ne pense pas,

je ressasse des souvenirs.

J'ai sûrement fait un tas de trucs que je n'aurais pas dû faire,

mais ils semblaient urgents sur le coup.

J'ai fait un tas de péchés dont je devrai répondre.

Je les regrette.

Je suppose que saint Pierre me fermera les portes du paradis au nez.

Il n'y a pas de portes du paradis.

Quand tu meurs, tu deviens de la pâture pour les vers. C'est tout.

Tu veux dire que tu ne crois pas à l'au-delà, pas de vie éternelle ?

Des contes pour les enfants. Foutaises et âneries.

Un type risque gros à parler comme ça dans mon pays.

Sachez que je suis membre à part entière de l'Église de la Rivière du Castor.

J'y ai été baptisé par immersion.

Parce que le Jourdain est trop loin.

Je crois à l'enfer, au feu et au souffre,

aux portes dorés et aux harpes pour les bons,

à l'enfer et au purgatoire pour les autres.

Et je ferai taire ceux qui nient qu'il y a quelque chose après.

Tu en as dit assez, l'ami.

Cette discussion est très élevée.

- Si ce mot est le bon. - C'est ça.

- Oui, c'est bien ça. - Alors, assieds-toi.

Il n'y aura pas de disputes, juste des échanges.

Voilà ce que je dis :

moi, je crois.

Je ne sais comment convaincre ceux qui n'ont pas la foi,

mais je crois au Dieu Tout-Puissant,

omniscient et miséricordieux.

Et je crois que le bien triomphera à la fin

et que le mal sera vaincu.

Je crois à l'autre monde.

Moi aussi.

Un homme doit croire, il doit croire au bien

pour croire en lui-même.

Les vertus comme le courage, l'honnêteté

et l'amour.

Jethro ?

Oui, monsieur ?

Voici une chose que j'ai promise à Mme Bowie.

- Tu sais ce que c'est ? - Non, monsieur.

C'est ta liberté.

Tu es libre.

Merci, monsieur.

Tu ferais bien de ramasser tes choses et de partir ce soir.

Ce sera féroce ici, à partir de maintenant.

Bonne chance.

Merci, monsieur.

Colonel Bowie, vous dites que je suis libre ?

C'est ce que j'ai dit.

Eh bien, si je suis libre,

j'ai le droit de décider de ce que je ferai.

Il me semble que c'est pourquoi vous vous battez.

Donc, je crois...

que je resterai.

Regardez.

Messieurs, bonne chance.

Prenez vos postes de combat.

Qu'est-ce que c'est ?

C'est bruyant en tout cas.

- Emmenez Bowie dans la chapelle. - Oui, monsieur.

- Ça va. - Ne bougez pas, colonel Bowie.

- J'ai dit que ça va. - Le colonel Crockett a dit...

Ne commence pas.

Batterie numéro trois, allez.

Va à l'infirmerie.

Feu.

Crockett. Crockett !

Mur du nord.

Dressez une barricade ici.

Allez au mur du nord.

Est-ce ce que je pense ?

Je crois bien.

Où est papa, maman ?

Que les vieux disent le récit

Que la légende grandisse

Des 13 jours de gloire

Au siège de l'Alamo

Levez fièrement les étendards

Tandis que brille le Texas

Que le fort de l'ancienne mission

Rende à jamais hommage

A ceux qui nous ont donné la liberté

C'est tout que nous devons savoir

Des 13 jours de gloire

Au siège de l'Alamo

Les clairons se sont tus

Et les épées sont rouillées

Cette petite bande de braves

Dort dans les bras du Seigneur

Dort dans les bras du Seigneur

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