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Original subtitles

Voil� un baiser digne de ce nom !

Champagne !

Donne-leur un autre billet de 20 dollars.

Quand t'en as plus, crie. J'en ai plein d'autres !

Prenez-vous une bouteille.

C'est pas tous les jours que Goldie ouvre un claque � Denver et se marie.

J'aimerais tellement vous accompagner et assister au mariage !

- Ce serait formidable. - Pour s�r !

Pas vrai les filles ?

T'as d�j� vu des demoiselles d'honneur aussi belles

dans toute ta putain de vie ?

Tu penses � quoi, dis-moi ?

Je me disais juste qu'on ferait mieux d'aller se coucher.

On a une journ�e bien remplie � Denver demain.

C'est notre mariage !

Bonne nuit ch�rie.

- Quel est le prochain arr�t ? - Purgatory.

Une ville mini�re. Rien de terrible.

R�veillez-moi quand on y sera.

- Juste moi. Pas Mlle Goldie. - Bien monsieur.

Excellent !

- Le train de minuit est � l'heure Ez ? - Vous savez pas lire ?

- Est-ce qu'il est � l'heure Ez ? - J'en sais pas plus que vous M.Barton.

Mais �a fait bien d'�crire qu'il l'est.

Vous n'�tes pas arm�. Bravo.

M�lez-vous de ce qui vous regarde ou �a va mal tourner.

Justement �a me regarde ! J'ai envoy� le t�l�gramme.

Un t�l�gramme doit rester inconnu de tous.

M�me du t�l�graphiste ?

Je serais plus confiant avec un pistolet p'pa.

Si celui dont il est question dans le t�l�gramme arrive, j'en doute.

Ez, je vous ai dit...

- La bigleuse ! - Ta s�ur s'appelle Patience.

Te m�le pas de �a p'pa.

- Qu'est-ce qui te prend ? - J'apprends la vie � ces �nes de mineurs.

Rends-le-moi.

Je t'ai interdit de tirer sur les gens !

Ils l'ont bien cherch� ! Un homme m'a insult�e.

Il m'a dit: ''Ta m�re sait que tu es sortie Cecilia ?''

C'est une raison pour d�cimer la ville ?

- J'ai tout de suite compris. - Quoi donc ?

Ces types veulent salir ma r�putation.

J'ai jur� d'aller �tudier dans l'�tat de New York � l'institut de Miss Hunter

pour demoiselles de bonne famille. Rien ne m'arr�tera.

A moins que tu tues quelqu'un.

- Je ne vise que la racaille. - Et nous alors ?

- Je vous ai loup�s. - Tu louperais un taureau avec un banjo.

- Toi �a suffit. - Frappe-le p'pa.

Si je frappe quelqu'un ce sera toi. Ram�ne-la � la maison Oriville.

- �te tes sales pattes de l�. - Et qu'elle ne s'arr�te pas au saloon !

- La boisson la rend m�chante. - Pourquoi l'avoir appel�e Patience ?

On l'entend de loin quand le vent porte.

Trop tard pour modifier le panneau d'affichage.

Quel son apaisant !

C'est le calme avant la temp�te si cette fameuse personne est � bord du train.

On dira que vous n'�tes pas descendu � Purgatory.

On ne sait pas o� vous �tes descendu mais s�rement pas � Purgatory.

N'ouvrez pas les portes. On ne d�charge que le courrier. Personne ne descend.

On ne va pas contrarier le chef de train. N'ouvrez pas les portes.

Personne ne descend � Purgatory.

Bonsoir ou plut�t bonjour. Il est une heure du matin.

- J'ai une montre. - Vous �tes arriv� par le train ?

Vous avez d�j� entendu parler de l'aigle qui assure la travers�e du pays ?

- Ma foi non. - Maintenant si.

Je suis venu sur cet aigle.

C'est lui ! Si j'avais mon fusil je lui logerais une balle entre les omoplates.

Ce serait un meurtre. Et puis ce n'est peut-�tre pas lui.

T'as vu son air m�chant ? Et puis, il est descendu en cachette. On fait quoi ?

On le laisse prendre une chambre puis on interroge l'h�telier.

Allons chez le Chinois en attendant.

- P'pa, elle va prendre une bi�re ! - Moi aussi.

Vous savez pas lire ? Y a marqu� ''Prenez une cl� et allez vous coucher.''

O� �a ?

On a d� me d�crocher la pancarte.

�a tire de tous les c�t�s dans cette ville. Enregistrez-vous.

- Nom et lieu de naissance. - C'est d�j� fait.

Smith. C'est votre vrai nom ? Pas que je sois curieuse.

- Donnez-moi une chambre. - Du calme !

Dites-moi, c'est de la soie n'est-ce pas ?

Vous devez �tre riche. Alors ?

- Alors, quoi ? - Vous l'�tes ? Pas que je sois curieuse.

- Je vais aller dans un autre h�tel. - Inutile de vous la p�ter !

Vous p�tez dans la soie en plus !

Elle est bien bonne.

Suivez-moi.

Ici vous serez aussi bien servi qu'au Palmer House de Chicago.

Attention � la marche. Venez.

Si vous entendez des cris ne vous en faites pas.

Un des mineurs a parfois des acc�s de delirium tremens.

Il s'appelle Smith lui aussi.

Vous �tes peut-�tre parents.

Les fen�tres ont deux positions, ouvertes ou ferm�es.

Ferm�es on cr�ve de chaud. Ouvertes les mouches vous bouffent tout cru.

- Je vais vous aider � ranger. - Vous emb�tez pas.

�a ne m'emb�te pas.

Qu'est-ce que c'est que �a ?

Je me suis tromp� de valise !

- Qu'est-ce que c'est que �a ? - C'est une poup�e.

Comme celle que j'ai gagn�e � la foire de Denver.

- La fois o� tu t'es fait rouler ? - Ferme-la !

�a suffit. Allons interroger Martha Perkins sur cet homme.

- Vous avez la monnaie de 100 dollars ? - Non.

Je vais faire de la monnaie et je vous r�gle � mon retour.

Patience Barton, sors de l� !

J'aurais jur� qu'il n'aurait aucune imagination. Smith !

Il ne va pas donner son vrai nom vu l'activit� qu'il exerce.

Patience Barton, rends-moi ma cl�.

Monsieur ?

Vous voulez une paire d'�perons ?

Non.

Ils sont comme neufs bien qu'ils aient �t� utilis�s sur une douzaine de chevaux.

Je ne me d�place pas � cheval.

Il y a un m�decin dans cette ville ?

Un grand gaillard comme vous ! Pourquoi vous avez besoin d'un m�decin ?

C'est au m�decin que je dirai �a. Je d�teste r�p�ter les choses.

Est-ce qu'il y a un m�decin ici ?

Je vais lui dire quoi quand il verra sa valise comme �a ?

- Je vous fais confiance. - Il y a peut-�tre un double fond.

Je l'ai fouill�e trois fois. Je vous ai dit qu'il s'�tait tromp� de valise.

Je vous le r�p�te, il s'est tromp� de valise.

L�che-moi !

P'pa, dis-lui de me l�cher !

Je le tiens p'pa !

Vous lui avez promis de l'�pouser ou quelque chose dans le genre ?

Non. Rien dans le genre. Je ne la connais m�me pas.

J'�tais avec des gars devant le saloon. Elle arrive.

Pour faire de l'esprit, je dis: ''Ta m�re sait que tu es sortie ?''

Elle a failli nous tuer ! Jamais vu des cow-boys d�taler aussi vite.

Elle aime tirer sur les gens.

On peut y aller.

- O� est le m�decin ? - Je ne vois toujours pas pourquoi...

Il doit �tre en train de jouer au billard.

- A une heure du matin ? - Il n'y a pas d'horaires ici.

Trois �quipes de mineurs se relaient nuit et jour.

- Il se fait appeler docteur Schultz. - Merci.

- Vous ne voulez pas les �perons ? - Non.

Un cow-boy doit vraiment toucher le fond pour vendre ses �perons.

J'ai perdu mon cheval et ma selle. Mais je suis sobre !

Il ne me reste plus que ces �perons et un estomac bien vide.

Tenez. C'est moi qui r�gale.

Merci mon ami. Je m'appelle Jug. Jug May.

- Latigo Smith. Bon app�tit. - Je ne sais pas comment vous remercier.

Ne pleurez pas. L'argent n'est pas un probl�me pour moi.

100 dollars ? Monsieur, vous m'avez donn�...

J'ai jamais vu un billet de 100 dollars.

J'ai jamais vu...

Si vous m'aviez laiss� faire, je l'aurais eu entre les deux yeux.

- Tu n'as vraiment rien h�rit� de ta m�re. - Je hais cette ville.

Si je ne vais pas � l'institut de Mlle Hunter dans l'�tat de New York,

je vais la ha�r encore plus et tous ses habitants avec !

T'inqui�te pas. Personne ne t'aime ici.

- Assez Oriville. - Vous ne pouvez donc rien faire ?

Ce sont des histoires de famille Martha Perkins. Merci de ne pas vous en m�ler.

18, noir et pair. Tout le monde gagne. Vous voulez jouer monsieur ?

- Vous cherchez la bagarre ? - Non monsieur.

J'ai l'air assez idiot pour jouer � ce jeu ?

Le r�glement interdit de r�pondre � des questions comme �a monsieur.

Bonjour. Vous jouez au billard ?

- Non. Vous �tes le docteur Schultz ? - A ce qu'il para�t.

Passez-moi la craie s'il vous pla�t.

�coutez-moi. Si un homme dit � son avocat qu'il a tu� quelqu'un,

l'avocat le garde pour lui, non ?

Ce n'est pas de mon ressort mais c'est exact.

L'avocat pr�te serment.

C'est pareil avec un m�decin. Il ne doit pas parler des maladies de ses patients.

Vous devez avoir une maladie tr�s int�ressante.

- Il y a 500 dollars � la cl�. - Votre cas est de plus en plus int�ressant.

Bien s�r je vous arracherai la t�te si vous en parlez � quelqu'un.

Si vous avez la l�pre je ne sais m�me pas � quoi �a ressemble.

Non, je n'ai pas la l�pre. On peut aller en discuter seul � seul ?

�a me para�t �tre une excellente id�e. Mon cabinet est tout pr�s.

Vous avez chang� d'avis ?

Y a que les idiots qui jouent � �a. J'ai l'air d'un idiot ?

- Non monsieur. - Ne l'oubliez pas alors.

Attention � la d�tonation !

- C'�tait quoi ? - Le changement d'�quipe.

La premi�re et la deuxi�me �quipe allument les charges de dynamite.

La troisi�me s'occupe des d�tonations. �a peut durer toute la nuit.

Purgatory est � la jonction de deux mines.

Barton en a une. Le colonel Ames a l'autre.

Depuis deux ans chacun essaie d'atteindre le gisement le premier.

Il est au centre de la ville selon les g�ologues.

C'est comme relier l'Est et l'Ouest par le train.

Celui qui arrive le premier plante la pointe en or.

Et l'autre l'a dans le baba.

Elle tire aussi sur les gens.

C'est la plus gentille fille de la ville.

Je suis curieux de conna�tre votre maladie.

- C'est votre cabinet ? - Je soigne aussi les �nes.

Si vous �tes une t�te de mule venez voir le docteur Schultz.

CABINET

C'est mieux.

Quel est votre probl�me ?

Vous me promettez de n'en parler � personne ?

Je suis li� par le serment hippocritique !

J'AIME GOLDIE

- Bon sang de bonsoir ! - J'�tais so�l ce jour-l�.

Je m'en doute. O� est cette jeune femme maintenant ?

Peu importe. Vous pouvez me l'enlever docteur ?

- Vous avez parl� de 500 dollars ? - En liquide.

Autant que je me souvienne je ne m'y connais pas en tatouages.

Il va falloir que je me documente. Vous restez ici quelque temps ?

Le temps qu'il faudra pour l'enlever. Apr�s je m'en vais.

Vous fuyez cette demoiselle ?

Bien s�r que non.

Mais si vous la croisez vous ne m'avez jamais vu.

- Je la reconna�trai comment ? - Elle a tout un tas de cheveux blonds.

Elle a tout un tas de choses mais surtout des cheveux.

- Je fais quoi ? - Revenez dans deux jours.

- J'aurai fait le tour de la question. - C'est vous le m�decin.

J'aimerais vous parler.

Je ne vous connais pas et je n'en ai aucune envie.

J'ai une proposition lucrative � vous faire.

J'ai de quoi subvenir � mes besoins, merci.

Docteur ! Qui est cet homme ?

�a ne vous regarde pas. Tous les propri�taires de mines sont des voyous.

Vous payez des gens pour tuer des hommes eux-m�mes pay�s pour tuer.

Vous allez vous faire soigner ailleurs et vous me laissez les �nes !

Allez-vous-en ! J'ai du travail.

On vous a d�j� dit que vous aviez un caract�re de cochon ?

- Sortez ! - Vous parlez trop. Je ne comprends rien.

Vous jouez monsieur ? D�sol�, je n'avais pas vu que...

R�p�te-moi �a et je te plombe la t�te.

Oui monsieur. Plut�t non monsieur.

- Une salsepareille. - Quoi ?

Je l'�crirais bien mais je doute que vous sachiez lire. Un jus de fruit.

- Personne ne prend jamais de jus. - Vous ne buvez pas ?

Seulement pour �tre sociable. Or je n'ai aucune envie de l'�tre.

Quels idiots !

- Qui �a ? - Les joueurs de roulette.

- Certains aiment jouer � la roulette. - Les pigeons.

C'est la banque qui rafle tout.

Il faudrait arr�ter tous les joueurs de roulette et les pendre.

La banque a 8% de chances de plus de gagner, que la roulette soit r�glo ou pas.

8%. �a veut dire qu'une fois sur douze on n'a aucune chance de gagner.

Les joueurs de roulette devraient se faire examiner et enfermer.

Et on devrait br�ler toutes les roulettes.

4600 dollars sur le 23.

- Je ne peux pas accepter autant d'argent. - 4600 dollars sur le 23.

Chef !

Ce monsieur vient de parier 4600 dollars sur le num�ro 23.

Lance la roulette.

Num�ro 22. Vous avez perdu.

�a m'arrive de temps en temps.

Je ne contr�le plus rien.

Le num�ro 23 m'attire.

- On dit que l'argent n'est pas important. - Sauf quand on a faim.

Au fait, il te reste combien des 100 dollars que je t'ai donn�s ?

Rien.

J'ai mang� pour 20 dollars. J'ai pay� un verre � une fille. Sa m�re �tait malade...

- Et tu lui as donn� le reste ? - Normal non ?

Imb�cile ! C'est le moyen le plus s�r de devenir l'ennemi d'une femme.

- Ah bon ? - J'ai appris �a il y a bien longtemps.

Allons marcher. J'ai besoin de m'a�rer l'esprit et de r�fl�chir.

- Jeune homme, � propos du travail... - Je vous ai dit de me laisser tranquille.

- Il a parl� d'un travail. - J'aime pas travailler. �a me fatigue.

- On mangera quoi si on ne travaille pas ? - On ?

On pourrait conduire des chevaux.

Des chevaux ?

Je t'ai dit que je ne montais pas � cheval. Je pr�f�re le train.

Il faut avoir la t�te et les fesses dures pour gagner sa vie avec un cheval.

- Je n'aime pas les chevaux. - C'est presque un p�ch� ici.

Y a de l'animation ici.

SALOON - CHEZ JENNY

Ici il y a deux puits mais un seul claque ouvert toute la nuit.

- La moiti� des mineurs boivent dans... - C'est une femme qui tient ce saloon ?

Est-ce qu'une femme tient ce saloon ?

Mlle Jenny.

Tu as toujours les �perons que tu voulais me vendre ? Passe-les-moi.

- Tu en as jet� un ? - Exact.

Installez une autre table.

- Mlle Jenny ? - Elle-m�me.

Je suis venu vous apporter �a.

- De la part de Slim. - C'est une blague ?

J'ai parcouru 300 miles pour vous apporter cet �peron.

La mort d'un jeune homme n'a rien de dr�le.

Nous �tions tous les deux, seuls dans la plaine. Les loups hurlaient au loin.

''Lat'' me dit-il.

''Je ne poss�de rien ici-bas � part cet �peron.''

''Apporte-le � mon seul v�ritable amour, Mlle Jenny.''

J'ai tout de suite su de qui il parlait.

Pendant toutes ces nuits � parcourir les pistes il ne parlait que de vous

- et de votre c�ur d'or. - Je crois que je m'en souviens.

Ce Slim a s�rement exist�.

Sers un verre � ce monsieur.

- Ce gar�on est avec vous ? - Oui m'dame. Je m'appelle Jug May.

Sers-les tous les deux. Et moi par la m�me occasion.

A propos de ce Slim... Il �tait amoureux de moi, c'est �a ?

Madame, je n'ai jamais vu un amour plus noble et plus vrai.

Je comprends sans mal pourquoi ce gar�on ressentait ces sentiments.

Oui madame. Il disait ''Mlle Jenny est diff�rente des autres femmes.''

Il le r�p�tait souvent. ''Mlle Jenny est bonne et elle a le c�ur sur la main.''

''Elle donnerait son dernier cent � un homme.''

- Vous ne mentez pas au moins ? - Je veux bien �tre foudroy� sur place si...

- �a va ? - Si c'est la derni�re �quipe, oui.

D�sol�e. Des fois ils font �a sans crier gare.

Revenons-en � Slim. Il a vraiment dit ces gentilles choses sur moi ?

Oui m'dame. A l'agonie, il a dit des choses encore plus belles.

- Je suis touch�e. - Et ce n'est qu'un d�but.

Il y a un nom pour les hommes comme lui.

Bonjour Patience.

- C'est joli. - Merci.

Essayez celui-ci.

Il me pla�t beaucoup. On le prend.

Vous avez bon go�t Melle Jenny. Qu'il s'agisse des chapeaux ou du reste.

�a me g�ne que vous payiez. Donnez-moi l'argent.

Soyez g�n� si vous voulez. Moi je vais r�gler le vendeur.

T'as un de ces toupets !

Demander comme �a de l'argent � une femme.

- Tu crois que c'est mal ? - Je n'ai pas �t� �lev� comme �a.

C'est une femme qui t'a �lev�, non ?

Tu vois ?

En g�n�ral �a ne se fait pas.

Tu as d�j� vu une femme h�siter en te demandant de l'argent ?

Maintenant que j'y pense non.

J'ai quand m�me commis une erreur.

Je lui ai demand� en plein jour. �a marche mieux le soir.

Bonjour.

- Vous vous achetez un chapeau ? - C'est la dame qui lui ach�te.

�a change quoi pour vous monsieur l'inconnu que j'en ach�te un ou pas ?

Je ne veux pas �tre un inconnu pour vous.

Je suis Colorado McGee.

Vous dites �a comme si j'�tais cens� avoir entendu parler de vous.

Ce n'est pas le cas. Qu'est-ce que vous voulez ?

Savoir si vous �tes aussi rapide qu'on le dit Swiffy.

Comment vous m'avez appel� ?

Je vous appelle M.Morgan si vous pr�f�rez.

Je vais vous attendre dehors.

Si vous ne sortez pas toute la ville vous traitera de poule mouill�e.

- Un duel ? - Vous comprenez vite.

Sortez et comptez jusqu'� dix. Je serai l�.

- Tu l'as frapp� par derri�re ! - Aussi fort que j'ai pu.

- Passe-moi un fer � repasser. - Que vous voulait ce bandit ?

Je ne l'ai jamais vu de ma vie !

Je suis navr� qu'une dame comme vous soit confront�e � un spectacle aussi cru.

Rentrons afin que vous puissiez respirer des sels et vous allonger un peu.

Vu comment il a plac� l'�tui de son pistolet ce type doit �tre gaucher.

C'est le doigt de sa main droite que tu as �cras�.

Mlle Jenny, tournez-vous s'il vous pla�t.

Passe-moi le fer.

Dire que vous avez envoy� ce moins que rien tuer Swiffy Morgan !

- �coutez M.Barton... - Ne le prends pas mal

mais tu n'as jamais tu� personne en dehors du comt�.

Swiffy Morgan est connu du Canada � la fronti�re mexicaine.

Si tu as une meilleure id�e Taylor, vas-y.

- Achetons ce Swiffy Morgan. - Ames l'a d�j� achet�.

Tous les bandits s'ach�tent. Ils n'ont aucune morale. Ce sont des canailles.

Tais-toi !

Offrons assez d'argent � Morgan pour qu'il trahisse Ames.

- Excellente id�e. - Pas si vite !

Comment tu sais qu'Ames a fait venir Morgan ?

Je sais ce qui se passe chez le colonel.

- Il sort avec sa vieille fille de s�ur. - Tu n'es qu'un sale...

Je vous ai vu � v�lo avec sa s�ur install�e � califourchon sur le guidon.

Vous devriez avoir honte de vous comporter comme �a � votre �ge.

Vous devriez montrer l'exemple au lieu de vous dandiner comme un chaud lapin.

Et elle comme un kaki frip�.

- Dites-lui de sortir. - Va-t'en petit.

Je pr�f�rerais me pendre si j'�tais apparent� avec vous !

Imb�cile !

On doit pouvoir d�tourner Swiffy du colonel Ames pour 5000 dollars.

�a fait beaucoup d'argent.

On en perdra encore plus si on ne trouve pas le gisement.

Ce qui risque d'arriver si on ne se remet pas � creuser.

En tant que tr�sorier je sugg�re un conseil d'administration.

- C'est nous le conseil d'administration ! - D�boursons les 5000 dollars.

- J'appuie cette motion. - Impossible ! Vous �tes le pr�sident.

- Il faut suivre la proc�dure. - Ames se fiche bien de la proc�dure !

Il a mis quatre bandits � l'entr�e de notre mine, nous y interdisant l'acc�s.

Il continuera de nous tenir � l'�cart tant qu'on ne r�pliquera pas.

Taylor !

Regarde.

- Le colonel Ames. - On dirait que la ville lui appartient.

Ce sera le cas si on n'ach�te pas Swiffy Morgan.

J'ai port� cette robe au bal du gouverneur il y a 20 ans.

Ce chapeau... Tous les badauds de Purgatory

me montraient du doigt quand je passais dans la rue.

Vous trouvez que je ressemble � une belle-de-nuit ?

- C'est quoi une belle-de-nuit ? - Vous vivez vraiment dans un cocon.

Est-ce que je ressemble � une fille de chez Mlle Jenny ?

Une courtisane ?

- Je n'en sais rien. Je n'en ai jamais vu. - Elles passent toutes sous votre fen�tre !

Je baisse les stores quand elles passent.

- Je mets �a o� ? - Pourquoi pas ici ?

- Qu'est-ce que... - Je vais faire des �tincelles.

Chez Jenny ?

- Tu ne vas pas t'attirer d'ennuis ? - Moi non. Mais lui il va en baver.

Attends.

C'est pour tu sais qui.

Mlle Abigail, pourquoi voulez-vous �pouser mon p�re ?

Il n'est pas tr�s fut� et il ronfle comme un ours !

Ne sois pas inconvenante. Ton p�re a des qualit�s que tu ne lui reconnais pas.

Et notre mariage frapperait mon fr�re d'apoplexie. Qu'il aille au diable !

Quand on parle du loup...

Les domestiques disent que l'ignoble fille de Barton est dans la maison.

- Ouvre ! - Elle n'est pas ici mon fr�re.

Arr�te de frapper !

J'exige que tu m'ouvres Abigail.

Tr�s bien.

Tu es content ?

Je le serai quand tu arr�teras de filer en douce avec Barton sur son v�lo.

On n'a pas fait de v�lo depuis une semaine. Taylor a crev�.

- Qu'il se pr�pare au pire. - Si tu touches � un seul de ses cheveux...

De ses cheveux gris ? C'est un vieillard.

- Il neige dehors, mais dedans �a br�le. - Tu n'as donc pas honte ?

Et toi ? Tu emp�ches les ouvriers de Taylor de travailler !

C'est le seul moyen d'acc�der au gisement le premier.

Son puits est en ville. Moi je creuse sur le double de distance.

- �a ne te donne pas le droit... - Il s'agit d'or !

Tu ne penses donc qu'� �a ?

Taylor Barton ne pense qu'� te courtiser pour m'espionner.

Et je lui dis tout ce qu'il veut savoir.

- Il se sert de toi Abigail. - Pour s�r !

Bonjour.

- Qui �tes-vous ? - Je suis la nouvelle.

- Ah oui ? - Je viens d'arriver de San Francisco.

D'ailleurs je m'appelle Frisco.

C'est un chouette m�tier. Il y a des hauts et des bas, mais c'est chouette.

- Fichez le camp. - Haut les mains !

- Vous allez faire quoi ? - Vous tuer.

Avec �a ?

Je vise mal et je vous loupe � chaque fois.

Pourquoi vous me visez sans cesse d'abord ?

Pour pouvoir aller � l'institut de Mlle Hunter � New York.

- Les mains en l'air ou je vous tue. - Pourquoi les mettre en l'air ?

�a m'emb�te de vous tuer au lit.

Sortez du lit et attrapez-moi que je me d�batte et que j'allume le b�ton.

En tant que chr�tienne, vous devez me dire pourquoi vous voulez ma mort.

La mine !

Si mon p�re ne trouve pas le gisement on n'aura plus d'argent.

Et si on n'a pas d'argent, je ne peux pas aller � l'institut de Mlle Hunter. Pig� ?

Non.

- Quel rapport avec moi ? - Ne faites pas l'innocent Swiffy Morgan.

- C'est le colonel qui vous a fait venir. - Vous me prenez pour le c�l�bre Swiffy ?

Vous m'�nervez. Je vais finir par allumer ce b�ton.

Je ne veux pas vous �nerver mais je ne suis pas Swiffy Morgan.

Menteur ! Mon p�re sort avec la vieille s�ur du colonel Ames.

Elle lui a dit que le colonel vous avez fait venir.

- C'est quoi ? Un hold-up ? - Montrez-lui l'int�rieur de mes bottes.

J'ai fait faire ces bottes � Amarillo il y a plus d'un an. Regardez � l'int�rieur.

Allez !

''Latigo Smith'' ?

Des bottes � 60 dollars. A ce prix-l� on fait graver son vrai nom dedans.

Vous les avez s�rement vol�es � une de vos pauvres victimes !

La fille Barton ? Qu'est-ce que vous faites ici ?

Votre m�re �tait une baptiste exemplaire.

Sortez par l'escalier de service avant qu'on vous voie.

Je n'ai pas dit mon dernier mot M.Swiffy Morgan.

Bonjour monsieur le bourreau des c�urs. ''J'aime Goldie.''

- Je vous ai pr�venu. - Je ne dois le dire � personne.

Je me suis document�. Je crois que je vais r�ussir � l'enlever.

Mais en plusieurs �tapes. �a va prendre deux semaines.

�a me va. Vous avez vraiment besoin des 500 dollars en liquide ?

Je parie que Mlle Jenny les a.

Mais il est vrai qu'elle conna�t bien les hommes comme vous.

- Comment �a les hommes comme moi ? - Elle vous donne tout sauf du liquide ?

Il y a une chose qui ne change pas avec les femmes:

elles sont changeantes.

- O� vous avez appris tout �a ? - C'est le fruit d'une longue exp�rience.

- Bonjour Patience. - C'est quoi son probl�me ?

Un m�decin ne peut pas parler de ses patients Patience.

Docteur, je n'ai que vous comme ami ici et vice-versa.

On n'a pas int�r�t � se brouiller.

Il a juste des douleurs de poitrine.

Lui ?

- Il est fort comme un b�uf ! - Tu l'as pris en grippe ou quoi ?

- Je d�teste les bandits professionnels. - Lui un bandit professionnel ?

- C'est Swiffy Morgan ! - Moi qui commen�ais � l'appr�cier.

Je l'aurais d�j� descendu si mon p�re n'avait pas pris ma Winchester.

Patience, tu dois arr�ter de tirer sur les gens.

Si tu ne visais pas aussi mal il n'y aurait plus d'hommes ici.

J'ai entendu dire que tu avais vis� Elmer Price hier.

- Il m'a demand�e en mariage ! - C'est une raison de lui tirer dessus ?

Docteur, vous avez vu Elmer ?

- Bonjour docteur. - Bonjour Elmer.

M.Morgan ?

- Pardon ? - On sait que vous �tes Swiffy Morgan.

On a une proposition � vous faire.

On voudrait que vous trahissiez le colonel Ames.

Il y a 5000 dollars � gagner.

5000 dollars ?

En liquide ?

Vous pensez que je suis Swiffy Morgan ?

J'ai l'air d'�tre le meilleur tireur de tout le Sud-Ouest ?

Je l'ai su d�s que j'ai vu votre regard vif, votre prestance.

Je suis navr� de vous dire �a, mais Swiffy Morgan c'est lui.

Swiffy, viens voir.

Viens.

Ces messieurs t'ont d�masqu�. Inutile de nier qui tu es vraiment.

Maintenant que vous �tes au courant, t�chez de tenir son identit� secr�te.

Il est modeste. Ces messieurs ont une proposition � te faire.

Tu veux que je me charge des d�tails, comme d'habitude ?

Va terminer ta partie pendant que je traite avec ces messieurs.

C'est bon. Tu peux y aller.

- Il a l'�il vif. - On dit qu'il a tu� 50 hommes.

C'est exag�r�. En fait il en a tu� 32.

Et si vous m'en disiez un peu plus et que vous me donniez le liquide ?

Le liquide est dans mon coffre et il vaut mieux qu'on ne nous voie pas ensemble.

�clipsez-vous et apportez l'argent dans ma chambre dans 15 minutes.

- Tu m'as appel� Swiffy. - En fait c'est Swiffy Morgan.

Ils croient que c'est toi et ils sont pr�ts � payer leur erreur.

Je suis cens� me faire passer pour Swiffy Morgan ? Hors de question.

Ils sont pr�ts � payer.

- Combien ? - Mille dollars.

On partage. �a fait 400 dollars pour toi.

�a me para�t honn�te. Mais je pense...

Non.

Le march� est le suivant, je pense et toi, tu prends l'air mena�ant.

Arr�te. Je t'ai d�j� dit que tu ne devais pas tirer quoi qu'il arrive.

Si on te crache dessus ou qu'on insulte ta m�re,

viens me trouver.

Si je suis Swiffy Morgan j'ai une r�putation � d�fendre.

Ma r�putation.

Ma fiert�.

Si tu te mets � penser le march� est rompu.

Adieu les 400 dollars.

Je m'am�liore. Regarde.

Si tu dois te battre avec un revolver tu perds tout de suite.

- T'es s�r que tu n'es pas rapide ? - Moi je suis lent.

Mais toi tu l'es encore plus.

Ils ont mis le nez dans le registre. Ils cherchaient la chambre de M.Smith.

Je leur ai dit que j'avais quatre Smith.

Merci. Vous pouvez retourner � vos occupations.

Je suppose, vu leurs mani�res,

que vous �tes un de ces bandits qui travaillent pour ces vauriens de mineurs.

Ils vont vous payer pour tuer un type

puis ce sera un autre qui vous tuera.

Pour l'amour du ciel fermez votre clapet et filez.

Vous comprenez pourquoi j'exige d'�tre pay�e � l'avance ?

Encore un Smith. C'est un d�fil� incessant. Ils se font tous tuer.

- L'argent messieurs ? - Swiffy est l� ?

Oui. Donnez-moi l'argent avant qu'on aille voir M.Morgan.

Il est un peu superstitieux.

Il me d�l�gue tout le c�t� financier. �vitez de mentionner la transaction.

D�sol�. On ne voulait pas te surprendre.

C'�tait moins une. Ne surgissez plus dans mon angle mort.

D'accord monsieur. M.Morgan.

N'approchez pas. Qu'est-ce que vous voulez ?

- Je suis venu voir les meurtres. - Quels meurtres ?

Le v�tre puis celui de vos coll�gues.

�a va d�m�nager. Vous quatre contre Swiffy Morgan.

- Je croyais que Morgan �tait avec nous. - Il y a eu quelques changements.

Morgan a pris l'argent du colonel,

puis �galement celui des autres propri�taires de mines.

Pas tr�s r�glo tout �a.

Mais je compte sur vous pour lui montrer la voie de l'honn�tet�.

- Vous m'avez l'air d'hommes courageux. - Quand arrive Swiffy Morgan ?

Il ne devrait pas tarder.

Le voil� !

Vous, restez l�. Je vais le surprendre par derri�re.

- Je t'accompagne. - Attendez-nous !

Ils se sont enfuis M.Morgan.

Ils sont tous partis quand ils ont su que tu arrivais.

Prends l'air d��u.

Ils se sont enfuis ? Je suis tr�s d��u.

- Ils sont partis par l�. - Peu importe. �a leur servira de le�on.

Je suis pacifiste dans l'�me.

Sauf quand on me cherche.

- Voil� M.Barton. - Vous avez r�ussi M.Morgan !

D�s que je vous ai vu, j'ai dit ''Il doit �tre moins b�te qu'il en a l'air.''

J'ai entendu.

Hourra pour Swiffy Morgan qui a sauv� notre ville des griffes de ce sale Ames.

Qu'est-ce qu'on attend ? Messieurs, allez chercher vos �nes.

Au boulot !

- A plus tard. - Tu vas o� ?

- M'�ter un poids de dessus la poitrine. - Et si ces quatre hommes reviennent ?

�loignez-vous de mon revolver.

- Il est comme �a depuis quand ? - Depuis qu'il a entendu parler de la tuerie.

Il ne supporte pas la vue du sang. Allez docteur. Buvez.

- Il en a eu assez, non ? - C'est son propre rem�de.

Je le garde ici pour quand on a besoin de lui et qu'il est so�l.

Faites un effort docteur !

''Toute vie s'arr�te un jour, Les morts jamais plus ne courent,

M�me le fleuve le plus tourment�

Va dans une mer calme se jeter.''

Installez-le dans mon lit.

Il sera sur pied dans quelques heures et pourra s'occuper de vous.

Vous souffrez de quoi au juste ? Si c'est pas indiscret.

�a l'est tellement que si vous le r�p�tez je vous en colle une.

- Bonsoir Elmer. - Bonsoir !

Voil� des dollars Charlie.

Un pink lady.

Il para�t que Taylor Barton donne une grande f�te � la mine demain soir.

Il va y avoir des danseuses, de la musique et tout le tintouin.

C'est comme �a que j'ai cass� mon Colt de calibre 45.

Un type s'est mis � me parler alors que j'avais envie d'�tre seul.

J'ai pli� le canon sur sa t�te.

Excusez-moi.

16, rouge et pair.

La roulette est lanc�e. Faites vos jeux.

Num�ro 14, rouge et pair.

Faites vos jeux.

Les jeux sont faits.

Six, noir et pair.

Chef !

Il vient de parier 4600 dollars sur le num�ro 23.

Lance la roulette !

Vous en avez oubli� un. Le poteau, l�. Vous l'avez oubli�.

Vous devriez vous marier. �a vous �viterait de tra�ner dans la rue.

Vous g�nez pas pour moi. Je sais ce que vous ressentez. Je fais la m�me chose.

- Vous vous assommez ? - Contre les murs de ma chambre.

Parfois c'est contre un arbre ou un rocher.

- Vous jouez � la roulette ? - Non. Je hais cette ville.

Parfois j'ai l'impression que je n'en partirai jamais et j'ai envie de mourir.

Quand �a m'arrive, j'ai envie de me taper la t�te contre quelque chose.

- Vous n'aimez pas cette ville ? - Vous si ?

Non. Je n'aime rien � l'ouest de Riverside Drive.

- C'est o� �a ? - A New York.

- Sur l'Hudson ? - Oui. C'est l� que je suis n�.

- Racontez-moi. - Quoi donc ?

Tout.

Voyons voir... Les gens ne sont pas arm�s.

Il y a un flic � chaque coin de rue pour emp�cher les gens de se tirer dessus.

Et on ne monte pas � cheval.

Il y a des voitures et des tramways. Je crois que j'ai le mal du pays.

- Moi aussi. - Vous n'y avez jamais �t� !

Justement.

Pourquoi vous avez quitt� tout �a pour venir dans ce sale Ouest ?

C'est � cause de ma m�re.

''Va conqu�rir l'Ouest'' qu'elle me r�p�tait.

Croyant que la meilleure amie d'un homme c'est sa m�re, j'ai rappliqu�.

San Francisco, Dodge, Lodestone, Denver. J'�tais mieux l�-bas.

Je croyais que vous �tiez venu pour raison de sant�.

Votre poitrine.

Le docteur m'a racont�.

Le docteur et moi on est de bons amis. Il ne l'a dit qu'� moi.

Gardez-le pour vous ou je tue le docteur et vous n'aurez plus aucun ami.

Ne soyez pas si susceptible. Beaucoup de gens ont le m�me probl�me.

Ils viennent tous se faire soigner ici.

Vous ne toussez pas autant qu'eux.

Non, je ne tousse pas...

La d�tonation de la mine.

�a vous dirait une petite balade Mlle Patience ?

L'air de la nuit n'est pas mauvais pour...

Pas du tout.

- C'est romantique, non ? - Oui. Tr�s.

Latigo.

Cette chose que vous avez... C'est contagieux ?

Je veux dire... je risque de l'attraper ?

Non.

A moins que vous...

- Et m�me si... vous ne risqueriez rien. - Tant mieux.

Je ne pensais jamais embrasser un homme qui est all� � New York.

Pour de vrai !

Vous entendez les clochettes ?

Oui.

Je ne sais pas ce qu'Abigail trouve � mon p�re. Il est ennuyeux comme la pluie.

''Bonsoir mon prince.''

Bonsoir mon prince.

C'est pas bien d'espionner les gens.

Mais c'est bien de voir ma s�ur en cachette ?

Je n'ai que des intentions louables.

Ma s�ur et moi on partage les m�mes anc�tres.

Je souhaite que nos liens de parent� en restent l�. Emmenez-le.

Si mon p�re meurt, je ne rejoindrai jamais l'institut de Mlle Hunter � New York.

Et en plus il sera mort.

Voici l'occasion pour un honn�te homme de se faire quelques sous.

- Venez. - O� allez-vous ?

J'ai beaucoup de d�fauts dont l'un est l'indiscr�tion.

- L�chez-moi. - Elle se d�bat comme une mule !

Taylor mon ch�ri ! Qu'est-ce qu'ils t'ont fait ?

Rien pour l'instant mais tout d�pend de vous.

Je regrette de t'avoir offert ce livre sur Napol�on.

- Colonel, c'est ridicule. - Je suis tout � fait d'accord.

Mais tout sera r�gl� quand vous aurez pris votre d�cision.

Soit vous dites � vos ouvriers de se retirer du site

et vous promettez de ne plus voir ma s�ur.

- Soit ce qui doit arriver arrivera. - C'est-�-dire ?

Mes hommes vous emm�neront dans le marais et vous troueront la t�te.

- C'est un meurtre ! - J'ai fait du droit.

Je sais que c'est un meurtre.

Vous allez faire quoi ?

Je vais sauver la vie de votre p�re et gagner ma cro�te honn�tement.

Je n'aurais jamais d� t'offrir ce livre il y a cinq ans.

- Vous allez o� ? - J'allais entrer.

- Non. - Comment comptez-vous m'arr�ter ?

Comme �a.

�coutez-moi bien monsieur l'affreux jojo.

C'est le pote de Swiffy Morgan.

D�sol�. Je ne savais pas qui vous �tiez.

Vous permettez monsieur ?

Bonsoir.

Votre fen�tre �tait ouverte.

Je n'ai pas pu m'emp�cher d'entendre vos jacasseries.

Je vais vous dire ce qui va se passer.

Allumez-le-moi. Swiffy Morgan et moi on va votre petit diff�rend.

A mes yeux la d�couverte du gisement est une course. Oui, une course.

Swiffy et moi on va rester dans les parages

pour de veiller � ce que tout se d�roule dans les r�gles.

Que je comprenne bien. Swiffy Morgan et vous, forts de son maniement de l'arme,

vous allez nous dire ce que nous pouvons et ne pouvons pas faire ?

Dit de mani�re un peu compliqu�e, c'est �a.

Vous riez ?

- Je pense � quelque chose de dr�le. - Vous �tes d'accord ?

Je n'ai pas vraiment le choix pour le moment.

Vous n'allez pas laisser le colonel s�parer Mlle Abigail et mon p�re ?

Swiffy Morgan et moi nous sommes r�solument en faveur de l'amour.

Vous riez encore. Vous pourriez nous dire ce qui est si dr�le.

Je le ferai en temps voulu jeune homme.

Bonjour.

J'ai pas ferm� l'�il de la nuit.

- Pourquoi ? - A cause de M.Morgan.

Et s'il d�couvre que je me suis fait passer pour lui et qu'il vient me trouver ?

- �a n'arrivera pas. - On n'en sait rien.

Jug, laisse-moi m'occuper de Swiffy Morgan.

Butcher, qu'est-ce qui se passerait si pendant la f�te que Barton va donner � la mine

on d�chargeait de la dynamite dans un ascenseur et qu'elle explosait ?

- Le puits s'affaisserait. - Tout d�gager prendrait du temps, non ?

- Le travail cesserait pendant huit jours. - Voire plus.

Et si Swiffy Morgan nous attrape ?

Laissez-moi m'occuper de Swiffy Morgan.

Bonjour.

Vous allez devoir attendre un peu.

Je ne suis pas press�.

Vous avez le visage triste.

Arr�tez de penser. Un ciel couvert annonce l'orage.

Je dirais m�me ''Qui s�me le vent r�colte la temp�te''.

A quelque chose malheur est bon.

Un malheur n'arrive jamais seul.

C'est pour aujourd'hui ou pour demain ?

A force de se plaindre...

- Quel plaisir de te revoir ! - Il faut f�ter �a !

Champagne Fred ! Ouvre une bouteille de ma cave priv�e. Assieds-toi.

- Qu'est-ce que tu fais ici ma ch�rie ? - Je cherche un homme.

Les bois et les mines en sont pleins

et la plaine d�serte grouille de cow-boys.

- Tu n'as qu'� faire ton choix. - Celui-ci �tait sp�cial.

Sant� !

- O� est cet homme ? - Je ne sais pas. C'est bien mon souci.

- Il t'a abandonn�e ? - �a ou je l'ai �gar�.

Pas facile de les �garer.

- Il �tait sp�cial, hein ? - Mis en bouteille au ch�teau, 14 carats.

Le mien est exactement pareil.

Le jour o� il est entr� ici un �peron � la main...

Un seul �peron. Il a dit ''M'dame, j'ai fait du chemin pour vous apporter �a.''

''C'est de la part de Slim, un Texan qui est mort en murmurant votre nom.''

- Comment tu sais qu'il a dit �a ? - Il m'a fait le m�me coup !

Goldie, ton homme est aussi le mien. C'est le m�me !

Tu veux dire qu'il est ici � Purgatory ?

R�fl�chissons � une fa�on de le faire tuer.

- Mesdames. - C'est lui !

- C'est mon Latigo ! - Que ce soit bien clair.

Je ne suis le Latigo de personne. Je suis navr� si je vous ai froiss�es.

Je suis navr� d'avoir pris votre argent. Mais je vais vous dire une chose.

A propos de l'amour. L'amour n'est possible que si les deux donnent.

Il faut donner jusqu'� avoir mal.

Une bagarre !

Attention � la d�tonation !

Qu'est-ce qui se passe ?

J'AIME GOLDIE

Tu sais quoi Latigo ? �a me rend malade

que la bigleuse ait failli te tuer quand tu as d�barqu�.

Sans parler du fait qu'elle t'ait assomm� avec une chaise. Tu entends ?

Les gens dansent dans les rues pour f�ter ce que tu as fait pour leur ville.

Dans la vie un homme doit semer le bonheur.

- Vous �tes de nouveau d'attaque. - Merci docteur.

Hier soir j'ai bu pour trouver le courage de vous dire quelque chose.

J'aurais d� vous en parler d�s le d�part.

J'allais vous mettre du liniment d'�ne sur la poitrine.

Je vous aurais dit que �a allait faire partir le tatouage.

Mais quand Patience est entr�e en sc�ne

je n'ai pas pu rouler l'homme qu'elle allait �pouser.

- La bigleuse ? - C'est ce qu'elle m'a dit.

Elle vous a dit n'importe quoi.

M'�pouser ?

La bigleuse ?

Je voulais te voir. J'esp�re que je ne t'ai pas fait trop mal.

Le m�decin a dit que j'allais bien.

- Je me suis laiss�e emporter. - Je comprends.

Et si on avait continu� � se voir, qu'on s'�tait mari�s, que tu t'�tais fait tuer

et que j'avais d� identifier le corps ? Quelle honte !

Je t'imagine, �tendu, avec le nom d'une autre femme tatou� sur la poitrine.

- Quelle horreur ! - C'est vrai. Oublie �a.

Imagine un pique-nique. Tu sens des fourmis

alors tu arraches ta chemise et tout le monde voit ta poitrine !

Je pr�f�rerais que tu aies la tuberculose plut�t que ce fichu tatouage !

�a alors ! C'est bien la premi�re fois que je vois la bigleuse pleurer.

C'est une fille sensible.

- Tout est en ordre M.Morgan ? - Tout a int�r�t de l'�tre.

Ou je prendrai les mesures qui s'imposent.

C'est pas merveilleux ch�ri ? Fini les querelles entre mon fr�re et toi.

Dommage que tu ne l'aies pas connu avant qu'il lise ce livre sur Napol�on

et qu'il mette sa main sur sa poitrine.

Dansons !

Tu sais bien manier les explosifs ?

Rien ne m'a jamais explos� � la figure que je sache.

�a me pla�t pas. Et si Morgan d�couvre ce qu'on a fait ?

Je m'occupe de Swiffy Morgan. Fais-nous descendre.

- Vous ne dansez pas M.Smith ? - Vous non plus colonel.

Pourtant je le devrais. C'est un moment heureux.

C'est pas tous les jours qu'on rencontre Swiffy Morgan.

- Pourriez-vous me dire o� il se trouve ? - L�-bas. C'est lui.

Je suis surpris que vous ne l'ayez pas reconnu � son regard de tueur.

- Vous riez encore ? - Oui.

- Vous pourriez me dire pourquoi, non ? - Absolument.

- C'est donc Swiffy Morgan ? - En chair et en os.

Ce monsieur a une chevelure tr�s fournie.

Or Swiffy Morgan est chauve comme un �uf.

Vous plaisantez monsieur ?

Qu'est que vous pensez que Swiffy ferait s'il d�couvrait cette imposture ?

S'il rencontrait l'imb�cile qui a usurp� son identit� ?

Je dois y r�fl�chir.

Je n'ai jamais contact� Swiffy.

J'ai �crit des faux t�l�grammes.

Je savais que mon idiote de s�ur dirait � Barton que j'avais lou� ses services.

Aujourd'hui je lui ai vraiment �crit

pour l'informer qu'un homme se faisait passer pour le c�l�bre Swiffy Morgan.

- Vous ne riez pas jeune homme ? - Je vous avoue que j'ai du mal.

Mon puits !

- Il faudra huit jours pour tout d�gager. - Voire plus.

A cette heure-l� le vrai Swiffy Morgan sera � Purgatory.

- �a veut dire quoi �a ? - Expliquez-lui M.Smith.

Bonsoir messieurs. Et bonne chance.

M.Barton, je sais ce que vous pensez et vous avez raison.

Il y a un train pour Denver demain soir. Prenez-le.

Tous les deux !

Comme je l'ai d�j� dit, un homme doit semer le bonheur dans sa vie.

On a voulu en semer un peu trop je pense.

Contr�le des billets !

- Vous avez un billet monsieur ? - Dans mon chapeau.

Vous ne seriez pas Swiffy Morgan ?

Si.

C'est un honneur de vous avoir � bord M.Morgan.

O� allez-vous ?

A Purgatory.

- H�, toi ! - Moi ?

Donne-moi un cigare Charlie.

Allume-le-moi.

Te m�le pas de �a.

Allume-le ou je te frappe.

- Tu vas laisser ce... ? - Je sais ce que tu vas dire.

Excuse-moi.

Je ne me suis pas assagi au point de supporter des gros lards comme vous.

Gar�on, une salsepareille.

Je suis content que t'aies fait �a. Il t'avait balanc�.

Il t'a balanc�.

Il m'a dit que les propri�taires de la mine t'avaient donn� 5000 dollars.

- Tu m'as dit que c'�tait 1000. - Tu as le droit d'�tre aigri.

- Je ne suis pas aigri. - Ah bon ?

Quand tu es arriv� j'avais faim. Tu m'as donn� un billet de 100 dollars.

J'en avais jamais vu de ma vie.

25 cents.

- Je n'ai pas d'argent. - C'est pour moi.

- Merci Jug. C'est vraiment sympa. - Tu m'as nourri quand j'avais faim.

- Buvons et allons-nous-en. - O� �a ?

N'importe o� pourvu que ce soit loin d'ici.

Je pars pas.

Jug, tu sais que le vrai Swiffy Morgan est en route.

Il va nous cribler de balles tous les deux.

Enfin pas moi vu que je serai parti.

- Moi non. - Pourquoi tu veux rester ?

- Parce que sinon on croira que j'ai peur. - J'ai peur moi. Pas toi ?

Si, mais je ne m'enfuirai pas.

On se fiche de l'avis des autres.

- J'ai ma fiert�. - �a n'arr�tera pas la balle d'un 45.

Tu sais quoi ? Tu es le gars le plus fut� que j'aie rencontr�.

- T'es un des seuls � le penser. - Tu vises haut.

Tu n'as jamais voulu faire les travaux p�nibles.

Je vais faire pareil. Je vais viser haut.

J'ai peu de chances de gagner contre Swiffy Morgan.

- Mais imagine que je le descende. - Imagine que non.

Tu as une chance sur mille de gagner.

Tu finiras enterr� comme un inconnu � Boot Hill, une croix en bois sur ta tombe.

On meurt tous un jour.

L'id�e est de reculer la date le plus possible.

Ma d�cision est prise.

Jug, je ne veux pas �tre responsable de ta mort.

Quittons cette ville et t�chons de faire de vieux os.

Non. C'est la chance de ma vie de devenir quelqu'un.

Justement tu n'as aucune chance ! Swiffy Morgan tire plus vite que son ombre.

Je me suis entra�n�.

Claque des doigts quand tu veux que je d�gaine.

Allons Jug !

Je suis lent Jug, mais tu l'es encore plus.

Le jour J je r�ussirai peut-�tre.

Tu t'embarques pour un long voyage. Pourquoi ne pas y aller vivant ?

Je ne t'oblige pas � rester.

T'inqui�te. D�s que ce meurtrier arrive je m'�clipse par la porte de service.

- Excusez-moi monsieur. - Pourquoi �a ?

Vous allez me f�cher ?

Non monsieur. Pas tant que je serai sain d'esprit.

- Je suis le chef de gare. - Pour l'instant �a va.

Vous �tes le chef de gare et vous �tes sain d'esprit.

- Je suis aussi t�l�graphiste. - F�licitations.

Je suis au courant du message que vous a envoy� le colonel et de votre r�ponse.

- Comment vous savez qui je suis ? - Impossible de se m�prendre.

On voit tout de suite que vous avez tu� 40 hommes de sang-froid.

- Ah oui ? - C'est aussi flagrant que votre... �l�gance.

C'est vrai, je suis Swiffy Morgan. Et apr�s ?

Le message selon lequel vous vous chargez de l'imposteur...

- Eh bien ? - Je l'ai apport� chez les Ames.

Mais la s�ur du colonel s'en est empar�, l'a ouvert et elle a cri�

''Ce sale rat vient donc ici ?''

- Elle parlait de moi ? - Je m'en excuse mais oui.

Elle l'a montr� � Mlle Patience. Une fille.

- J'avais devin�. - Mlle Patience a cri�:

''Ce sale meurtrier Swiffy Morgan arrive ?''

''Le type qui s'est fait passer pour lui doit d�guerpir.''

Je suppose que l'imposteur a fil� sans demander son reste.

- Non monsieur. - Non ?

Il est � l'Eagle en train de jouer au billard.

Voil� ce que vous allez faire.

Allez jusqu'� l'Eagle et dites-lui de sortir dans la rue.

Vous lui dites que l'authentique, le 100% pur jus... bref le vrai Swiffy Morgan

l'attend.

Si �a ne vous emb�te pas je pr�f�rerais ne pas �tre m�l� � �a.

�a m'emb�te beaucoup.

- Il est dehors ! - Qui ?

Le vrai Swiffy Morgan est dehors !

Il va vous cribler de balles. Vous allez ressembler � une passoire !

Il est furieux que vous ayez usurp� son identit�.

N'y va pas imb�cile ! Sortons par la porte de derri�re.

- Le moment est venu mon ami. - Tu as raison.

- Les femmes n'entrent pas ici. - Je suis pas une femme. Je suis Patience !

- Swiffy Morgan est dehors. - Je sais. Je m'appr�te � aller le trouver.

- C'est pas toi qu'il veut. C'est lui. - Je l'ai mis dans ce p�trin, je l'en sortirai.

Lat, si tu meurs je devrai �pouser un de ces minables.

On ne peut pas toujours �tre t�tu comme un �ne.

Peut-�tre que si apr�s tout.

Je suis curieux de voir �a.

Je suis curieux de voir �a.

Vous dans le saloon ! Je suis Swiffy Morgan.

- Sortez. - Je suis d�j� dehors.

Qu'est-ce que vous fichez ?

Je vous conseille de viser haut.

Si vous tirez sur la dynamite vous allez faire sauter la ville et vous avec.

Vous essayez de me ridiculiser ?

- Non, j'essaie de vous tuer M.Morgan. - On ne tire pas assis sur son �ne.

En fait ce n'est pas le mien. C'est celui de Taylor Barton.

- Je l'ai vol�. - Vous avez aussi vol� mon nom.

- J'en suis d�sol�. - Vous allez le regretter.

Swiffy Morgan ne touche que ce que Swiffy Morgan vise.

�a aussi �a me d�sole.

Quand vous voudrez monsieur.

Attention � la d�tonation !

Je me suis tir� dessus !

Ne me laissez pas mourir les bottes aux pieds.

- Il a r�ussi. - Il a d�couvert le gisement !

- On est riches. - Non m'dame.

La d�couverte revient � Taylor Barton. C'est son �ne.

- Tu entends Abigail ? C'est mon �ne. - C'est moi l'�ne.

- Lat ! - Il va bien ma ch�rie.

Il faut plus que de la dynamite pour tuer Latigo Smith.

- Tu disais ne pas savoir monter ! - Ce claque a toujours �t� une mine d'or.

- Le tatouage est parti ! Il a �t� effac�. - Tu plaisantes ?

On peut se marier et faire un pique-nique.

Chef !

Latigo a pari� 10000 dollars sur le num�ro 23.

Je finance la partie !

Lance la roulette.

Bon sang de bonsoir ! 23.

C'est bon de retrouver M.Latigo � bord.

Sers le champagne Sam. Mais laisse-les reprendre leur respiration.

Vous voulez conna�tre la fin de l'histoire ? Ces deux-l� vont se marier � Denver.

Patience n'�tudiera jamais � l'institut de Mlle Hunter dans l'�tat de New York

mais elle y enverra sept de ses filles.

Taylor Barton fait r�parer sa roue de v�lo et �pouse Mlle Abigail.

Le colonel fait faillite. Swiffy Morgan n'a toujours pas enlev� ses bottes.

Et moi ?

Je deviens une star de westerns spaghettis.

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