Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
On ne va pas vous le rendre sous forme de grosse pizza.
- Ce n'est que votre Donald Duck. - Donald Duck, certes.
On a de la chance de vous avoir dansle spectacle ce soir.
Mesdames et messieurs, Richard E.Grant.
Merci camarade.
Que dire de mon dernier invit� ? Il n'y en a pas de plus grands.
Ce gamin �tait un inconnu au Royal Command Performance
que j'avais l'honneur de pr�senter.
En t�te d'affiche ce soir-l� il y avait le grand Tony Bennett
qui s'est faufil� en coulisses pour voir la prestation de ce gar�on.
Il a dit ''Il est magnifique, il faut en parler � Frank.''
Le Frank dont il parlait c'�tait bien s�r Sinatra
et Tony a tenu parole, il a emmen� le gars � Las Vegas
o� l'Am�rique lui a ouvert les bras.
Sinatra est all� le voir chanter et il a dit
''Voil� le prince qui portera ma couronne.''
C'est un plaisir de l'avoir de retour. Souhaitez la bienvenue � Toni Cocozza.
STRlCTEMENT SlNATRA
D�sol� monsieur.
Ici les billets fiston.
C'est bon Mary.
C'est gratuit.
- Des clopes ? - C'est ma derni�re.
Donne-moi une clope poup�e.
Bien s�r.
- �a se passe bien ? - Ils s'amusent comme des fous.
On est en route pour une histoire d'amour,
on peut le dire sans crainte
mais faisons tous les arr�ts
le long de cette route
parce que le probl�me est bien s�r maintenant
de ne pas se pr�cipiter.
Se pr�cipiter serait
un crime
parce qu'en douceur �a marche.
En douceur �a marche.
En douceur �a marche � chaque fois.
D�sol�.
Mesdames et messieurs, merci beaucoup, c'est tr�s gentil.
Non, vraiment. Mais restez s'il vous pla�t
parce qu'on va revenir tr�s, tr�s vite avec encore du swing.
- Viens ici une minute. - C'est ma pause !
Am�ne ton cul ici !
Tu as une requ�te.
C'est une plaisanterie, pas vrai ? Je ne fais pas ce genre de truc.
Toni Cocozza ne fait que ''Strictement Sinatra'', d'accord ?
''Strictement Sinatra''.
Je ne peux pas commencer � faire ce genre de merdes.
Tu ferais bien d'y r�fl�chir. Je l'avais dans ma pile l�-bas.
- On le faisait � ''Spangles''. - Ce n'est m�me pas un vrai chanteur.
C'est un profiteur.
Non, non. Dis-leur ''Dommage, je suis vraiment d�sol� et tout
mais je ne gaspillerai pas ma salive avec lui''.
Regarde donc de qui �a vient !
Puis un soir par d�sespoir
le jeune homme s'�chappe,
il ach�te une arme, il vole une voiture,
il essaie de s'enfuir mais il ne va pas loin
et sa maman pleure.
Alors que la foule se rassemble autour d'un jeune homme en col�re
gisant dans la rue sur le ventre avec une arme � la main,
dans le ghetto
et alors que meurt le jeune homme
par un matin froid et gris � Chicago
un autre petit enfant est n�
dansle ghetto
et sa maman pleure.
- Tu les as rep�r�s ? - Je sais comment sont les gangsters ?
J�sus, tu ne pouvais pas les manquer ! Des grandes cicatrices, des dents horribles.
Tu as un fan.
�a va bien ?
Oui, �patant. Epatant. Merci. Et vous ?
J'ai la sant� et quand on a la sant�, on a la sant�.
Asseyez-vous.
- Je suis Dainty. - Enchant� de vous conna�tre Dainty.
- On se fait une petite soir�e ? - On passe un moment rare.
On a appr�ci� votre spectacle et il n'est pas facile � satisfaire.
- Merci d'�tre venus. - Vous lui plaisez beaucoup.
- Merci. - Et � moi aussi.
Mais cette chanson le met toujours en larmes.
- On voulait vous dire merci. - Quand vous voudrez.
M.Vegas vous a aussi appr�ci�.
- M.Vegas ? - Il y est rest� presque un an.
- A Las Vegas ? - Parlez-lui-en.
Il les a tous vus, n'est-ce pas ? Bobby Darin, Dean Martin,
le petit Noir.
Venez.
On va au casino, �a vous dit le casino ?
- Je ne sais pas. - Vous devriez venir.
Le casino, vous entrerez gratuitement.
- J'ai des choses � ranger. - L'offre tient si vous voulez.
Excusez-moi, prenez une de mes cassettes.
''Strictement Sinatra''. Merci fiston.
Monsieur...
Chisolm.
C'�tait comment Las Vegas ?
On grillait putain.
Vous avez d�j� vu
Sinatra ?
Oui, j'ai rencontr� le grand Frank plusieurs fois.
Vous l'avez rencontr� ? Vous avez rencontr� Frank Sinatra ?
Ton nom sera � la porte.
Ne bois rien avec eux,
ne prends pas un verre avec eux, tu m'entends ?
Si tu prends un verre avec eux ils te tiennent.
Bill, d�tends-toi.
Laisse tomber fiston.
Allez, on commence t�t demain. Le jour du supermarch�.
Je sais. Je t'ai d�j� fait faux bond ?
Non, je ne vais certainement pas commencer maintenant, hein ?
Vous prenez quelque chose monsieur ?
Qu'est-ce que c'est tout �a ?
Turc, Fran�ais, Gauloises, Camels, Conquistadors,
Lucky Strikes, Tomahawk Falls, Marlboro ceci, Marlboro cela,
- on a tout ce que vous voulez. - Incroyable.
- Le monde merveilleux des cigarettes. - Etonnant.
A couper le souffle.
Et je pensais arr�ter.
Et aussi des cigares.
Cubains, Havane, tous genres de cigares bien gros
pour pouvoir chiquer comme un Marx Brother.
Vous n'avez pas l'air d'un fumeur.
- Les fumeurs ont l'air de quoi ? - Ils sont comme moi.
- Vous fumez ? - Mais je vais arr�ter bient�t
et si je peux arr�ter, vous pouvez arr�ter.
- Vous essaierez. - Bient�t, oui.
Eh, on pourrait arr�ter ensemble. Qu'en dites-vous ?
Pas ce soir pourtant.
Eh bien d'accord. Allons-y au jour le jour.
Alors je peux vous offrir quoi du plateau de la mort ?
Un paquet de �a.
Je vais vous rendre la monnaie.
- La maison offre monsieur. - Pardon ?
C'est gratuit.
Merci beaucoup.
Par ici.
On a entendu parler de vous, vous �tes la vedette qui monte.
C'est ce qu'on dit.
C'est Toni Cocozza, le chanteur.
Vous avez un num�ro classe fiston, ravi de faire votre connaissance.
C'est Toni Cocozza, la vedette qui monte.
- �a va ? - Pardon ?
Pardon, je vous prenais pour quelqu'un d'autre.
Mes excuses.
Vous avez une pi�ce ?
Tu ne devrais pas �tre � l'�cole ?
Voil�, va-t'en et ne reste pas dans le froid, tu m'entends ?
Tapette.
Il y avait partout des bols pleins de noix
et en fait
on prenait une poign�e, une pleine poign�e,
on tournait le dos en bavardant et en m�chant
et quand on se retournait, les bols �taient regarnis.
Et elles n'�taient pas sal�es Bill, elles �taient au miel. Au miel.
Des doigts. Du poisson.
On trouve ce genre de noix ici.
- Non, on ne les trouve pas. - J'en ai vues.
Pas les m�mes. Quelle soir�e.
Tu sais qui sont ces gens Toni ?
Une bonne compagnie, un peu rudes mais on s'en fout.
- Ton p�re serait horrifi�. - Nous y voil�.
Promets-moi de rester loin d'eux fils.
Je vais te dire qui c'est.
Des fans, c'est tout.
Et tu sais quoi, ils me donnent le sentiment d'�tre quelqu'un.
- Tu es d�j� quelqu'un. - Pas ici.
Les gens t'aiment beaucoup.
Les gens aiment les tartes mais on n'en voit pas beaucoup � Broadway.
- Et �a c'est �tre quelqu'un ? - Tu en penses quoi ?
Je pense que tu ne vois rien, les gens ont pour toi un certain �gard.
- Excusez-moi. - Oui, d'accord.
Vous �tes Toni Cocozza ?
Moi ?
Oui, comment �a va ?
On a trouv� vos moufles dans le parking,
il y avait votre nom dessus.
Merci.
Il y a un concours d'amateurs.
Je savais que tu avais quelque chose en t�te.
- A la t�l�vision. - Je le savais !
Le Grand ''T''.
- Qu'est-ce que c'est ? - Ce que tu vois en me regardant.
Le talent.
Seuls ceux qui ont ''le Grand T'' peuvent s'inscrire.
Ce n'est pas qu'une merde d'amateurs ?
Apparemment ils prennent aussi des merdes de professionnels.
J'ai d�terr� �a hier soir, j'en ai � peine utilis� la moiti�.
Je vais leur envoyer une bande.
Tu veux m'aider ?
Si j'ai une audition, tu joueras avec moi ?
Je sais ce que tu ressens et o� tu en es
mais c'est un jeu tr�s dur fiston,
�a peut t'en mettre un dr�le de coup.
Je sais mais je veux essayer quand m�me,
je ne veux pas passer toute ma vie � regarder par cette fen�tre
et voir passer le monde,
je veux en faire partie Bill,
je veux �tre quelqu'un.
Tr�s bien.
Tu es une star monsieur C.
�a part � la poste aujourd'hui.
Quant � �a c'est l'�poque de la publicit� �clair
et Toni Cocozza va en faire partie.
''Toni Cocozza : Strictement Sinatra''
C'est vous ! Le type avec les cheveux.
Oui, c'est vrai, Toni, Toni Cocozza.
- C'est vous aussi. - Oui, bien s�r.
Vous �tes sur sc�ne.
C'est fantastique. Qu'est-ce que vous faites ?
Qu'est-ce que vous en pensez ?
Vous �tes un magicien ?
Vous �tes un comique ?
Est-ce que j'ai l'air dr�le ?
Vous �tes cens� l'�tre ?
Je suis un chanteur.
J'aime �a ! Votre poup�e s'appelle comment ?
Pas possible !
Vous montez sur sc�ne et vous faites le truc du ''Doobey-doobey-do'' ?
Il faut que je voie �a.
Je peux venir ?
On arrangera quelque chose.
J'aime tous les trucs de Sinatra, c'est comme un autre monde, pas vrai ?
Tout est l�, ils n'ont qu'� choisir.
- Vous portez un smoking ? - Je ne pourrais pas entrer en sc�ne sans.
Voyez, c'est la classe !
J'aime les smokings. J'ai des photos de ma famille sortant avec des amis,
tous les hommes sont en smoking et les femmes ont leurs plus belles robes,
- j'ai des photos comme �a. - Vraiment ?
Ils font une grande sortie, ils sortent le bateau.
- C'est vrai. - On dirait des stars de cin�ma.
- Eh bien... - Certains d'entre eux.
De films de s�rie B.
C'est dr�le, il y a toujours un beau couple
et il y a toujours un couple avec une femme
qui a un air un peu embarrass� mais aussi comme amus� parce que son mari...
Fait vraiment une t�te stupide ?
�a doit �tre moi.
J'ai toujours voulu passer une soir�e comme �a.
J'ai pass� ma vie � essayer.
Fais-le donc.
Je m'en fous. Fais-le donc putain !
Comment �a va ?
Bien, merci.
Je sais. Qu'est-ce que tu prends ?
�a va pour l'instant, merci.
Entre donc. Assieds-toi.
- Tu t'es amus� l'autre soir ? - Oui, en effet, merci beaucoup.
Le vieux Connolly t'aime beaucoup
- et Dainty, elle t'aime beaucoup. - C'est bien.
Assieds-toi, assieds-toi.
- Tu n'es pas tellement diff�rent de lui. - De qui ?
De M.Sinatra.
Vous venez tous les deux du m�me genre de milieu... proches de la famille.
Oui, ma m�re est morte quand j'�tais petit,
mon p�re �a va faire un an maintenant.
C'est dur.
C'est une grande perte.
La premi�re fois que j'ai vu Frank Sinatra il portait un costume gris.
Veste droite, pantalons � taille haute, quatre plis.
Il avait quelque chose que je ne peux pas d�crire.
Il avait... il �tait comme... comme luisant mais pas luisant merdique.
- Il �tait comme... - Il avait un lustre.
Il avait un lustre.
- Son visage �tait cach� par un chapeau. - Oui, � bord rabattu.
Il a sorti un paquet de cigarettes de sa poche, en a allum�e une, lev� la t�te
266
et il a dit ''Vous en voulez une ?''
Il avait la voix rauque, cool.
''Bien s�r'' j'ai dit.
Il m'a tendu la s�che et regard� droit dans les yeux
et il avait les yeux bleus les plus clairs que j'aie jamais vus.
On aurait dit le ciel d'�t�
se refl�tant dans un ruisseau de montagne,
clairs comme du cristal.
Et � ce moment-l� je me suis senti
comme un type de l'Ancienne Rome
parce que j'�tais en pr�sence
d'un dieu.
Quoi ?
C'est un incapable, incorrigible.
Je te le dis, je te le dis, tu es sourd ?
Je t'ai command� un coup,
bourbon avec des gla�ons.
Vous savez, je ne bois pas d'alcool fort.
Tu ne veux pas accepter mon verre ?
Allons, laisse-moi t'offrir un verre.
A la tienne.
A la v�tre.
Toni, tu voudrais faire quelque chose pour moi ?
Arr�te d'aller si vite.
Doucement, doucement, doucement.
Attends, attends, attends.
D'accord, c'est tr�s simple. Ne farfouille pas dedans, d'accord ?
Ne laisse personne farfouiller dedans, d'accord ?
Ou je le laisserai te farfouiller.
Garde �a ici jusqu'� nouvel ordre et n'ouvre pas la bouche.
Compris ?
Allez cocotte, file.
Allons, ne te cr�e pas davantage d'ennuis.
Laissez-moi tranquille !
- Je suis vir�e, je suis vir�e ! - Quoi ?
- Ils ont donn� mon travail � une autre. - Il ne peut pas faire �a.
C'est le directeur, il fait ce qu'il veut.
- Pourquoi il a fait �a ? - Je porterais la poisse aux clopes.
Il dit que les ventes ont plong� depuis que j'ai pris le plateau.
Il me faut de l'alcool !
Il me traite de tout un tas de noms.
''Phasme'' � cause de mon poids.
''Craquante'' � cause de la probabilit� que mes os cassent.
''Brin'' � cause de ma stature.
C'est irrespectueux ''Brin''.
Ce directeur, il exag�re vraiment.
Eh bien maintenant il a ce qu'il voulait,
une grande frimeuse de minette toute en cheveux et en gambettes.
Je veux dire, on ne verra m�me plus le plateau maintenant.
Je pourrais faire quelque chose, tu sais,
- je pourrais parler � des gens. - Pardon ?
J'ai des relations.
Je n'en dirai pas plus, je connais des gens.
- Tu connais des gens ? - Oui.
Tu veux dire comme les gens avec qui tu �tais au casino ?
Tu les connais, hein ?
Et comment tu crois qu'ils me traitent ?
Eh bien je ne les connais pas vraiment.
Tu sais, ils sont venus voir le spectacle
et ils m'ont invit�, je ne les ai vus qu'une fois.
J'y suis all� par politesse, ce ne sont pas mes potes ou quelque chose comme �a.
Je sais, c'�tait �vident
et si c'�tait le cas je ne serais pas l� avec toi.
Je suis d�sol�,
je me suis laiss� emporter.
Je d�teste l'id�e que tu sois trait�e comme �a.
Eh bien, j'appr�cie cette pens�e.
Prends un autre verre.
Laisse-moi te faire du caf�.
C'est l�-dedans.
Se�or Cocozza ! Mets-la en veilleuse, tu vas r�veiller mes colocataires.
Excuse-moi, je cherchais le caf�.
- Fais-en une cafeti�re. - Tu resteras �veill�e toute la nuit.
- En ce qui te concerne - Quoi ?
�a a �t� une tr�s mauvaise journ�e
confirmant ma suspicion que tous les hommes sont en dessous de tout
mais parmi eux tu te d�marques,
semblant avoir une bonne nature dont le plus grand d�faut est
un manque occasionnel de go�t
culminant avec la permanente dans tes cheveux
pour laquelle on ne peut pas te condamner.
Maintenant je sais que je suis saoule
mais je crois sinc�rement que pour achever une journ�e d�sastreuse
sur une note positive
je pense qu'on devrait enlever nos v�tements
et rouler comme des b�tes jusqu'� ce que nos passions soient assouvies.
Ce ne serait pas bien.
Quoi ?
Ecoute, tu as... tu as trop bu
et tu n'as plus tous tes esprits.
D�sol�, c'est la v�rit�, tu sais.
Ne faisons pas quelque chose qu'on regrettera demain matin.
Dieu, non.
C'est quelque chose ! C'est vraiment quelque chose !
Oui, c'est une lettre forte, hein ? Regarde.
''Nous sommes impatients de vous voir. Rod Edmunds, producteur.''
Le Grand ''T''. Tout le monde n'a pas une lettre du producteur.
Ce n'est pas une lettre standard ?
C'est personnel.
- Mais ce n'est qu'une audition. - Hein ?
''Nous avons le plaisir de vous offrir une audition.
Ensuite les postulants retenus seront invit�s � para�tre dans l'�mission.''
Ce sera nous.
D'accord, disons que tu sois retenu, �a ne veut pas dire que tu vas gagner.
- �a n'a pas d'importance. - Quoi ?
- Je serai pass� � la t�l�. - Et alors ?
A partir de ce moment-l� tout changera,
je deviendrai le Toni Cocozza de la t�l�vision.
Fiston, tu dois garder les pieds sur terre.
Non, pas du tout.
Je vais te dire pourquoi, parce que les choses me sourient.
Quelles choses ?
Toutes sortes de choses, tu verras !
Ma chance tourne.
Les dieux font enfin attention au petit Toni
et maintenant ils sourient
et j'ai l'intention qu'ils continuent � sourire.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Je voulais te dire un mot.
Assieds-toi.
Tu connais tout le monde. Bill et...
On a eu une conversation, n'est-ce pas ?
Bill m'a dit la nouvelle de l'audition, c'est formidable !
Excitant, hein ?
- Merci. - Offert par la maison.
- Merci. - Merci.
Aldo, il faut que je te parle d'une petite chose.
Quelle petite chose ?
Oui, cette petite chose-l�.
L'autre soir j'ai trop bu,
quand je bois trop, je deviens un peu cingl�e.
Je trouve toujours �a tr�s attirant chez une femme � part la bave.
Je voulais m'excuser, je n'aurais pas d� te mettre dans cette position.
Pas de probl�me, honn�tement.
Eh bien les autres types,
tu sais,
ils auraient pris des libert�s.
- Ton cappuccino est bon ? - Mais pas toi.
Des fois Aldo exag�re avec la mousse,
tu devrais le voir se raser.
Tu veux savoir son histoire ?
Il est mont� sur le bateau en Italie et il est descendu ici,
il se croyait � New York, il s'y croit toujours,
on a essay� de lui dire la v�rit� mais il n'�coute pas.
- New York ? - Oui, j'irai un jour,
je lui enverrai une carte postale pour lui annoncer en douceur.
- Lui et Bill ce sont mes potes. - C'est la Bande de Rats alors.
Oui mais il nous manque un �l�ment essentiel,
- on n'a pas de Shirley MacLaine. - C'est une surprise.
Le poste est disponible si tu es int�ress�e.
Tu dois penser que j'ai une vie tr�s triste.
Souriez !
Tr�s bien.
Je suis assis sur vos genoux et mon nom n'est pas Fiston.
Tr�s bien les filles.
- Bonjour ch�ri, votre nom ? - Je m'appelle Simpson.
C'est un autre crooner ? Tu crois ?
Je ne sais pas.
Il est plus s�duisant que moi, hein ?
J'ai de la personnalit�.
C'est ce qui me rend diff�rent, tu sais ?
Je leur en donnerai plein, hein ?
- Chante donc les chansons. - C'est vrai, chante les chansons.
D'accord, merci.
Ravissant ! Tr�s bien.
C'est �a et tournez.
Tr�s bien.
Le concurrent suivant est Toni Coco.
D�sol�e.
On ne trouve plus de personnel de nos jours.
Mesdames et messieurs, c'est un grand plaisir d'�tre l�.
Je m'appelle Toni Cocozza. Cocozza.
C'est bien compris ?
Et je ne fais que ''Strictement Sinatra''.
L'homme au Steinway l�-bas c'est mon pianiste,
M.William Collins.
Bill, pour les amis et Bill pour moi apr�s le spectacle.
Non, vraiment.
D'accord, d�tendez-vous parce que vous allez passer un moment sensass.
R�cemment avec Bill il nous est arriv� quelque chose de dr�le
lors de nos vacances en Am�rique.
On est all�s visiter le Grand Canyon et il �tait ferm� !
Ce n'est pas charmant, hein ?
- Vous �tes chanteur ? - Oui.
- Chantez - D�sol�.
Pardon, c'�tait pour s'amuser un peu.
Ciel, ''Cheveux fous est sur le sentier de la guerre'', hein ?
Je vais vous dire quelque chose mon ami,
Davy Crockett cherche ce chapeau depuis une �ternit�.
D�sol�, d�sol�.
Si le type n'aime pas, il n'aime pas.
Voil� quelque chose qui vous plaira, je le sais,
un classique de la plume magique
de M.Sammy Cahn et de M.Jimmy Van Heusen.
''You Make Me Feel So Young''.
Cocotte, on pourrait vous dire un mot ?
- Des nouvelles ? - Vous serez notifi� par courrier.
Vous pouvez pas nous rencarder ? On est des pros, on jongle avec les dates.
- Eh, le chanteur de swing ! - Le pr�sident du Conseil c'est moi.
M.Edmunds, d�sol� d'avoir un peu tra�n� mais j'�tais nerveux et...
Ecoutez Toni,
les gens croient que mon travail est difficile,
pas du tout, il est facile,
c'est le travail le plus facile du monde
parce que le talent est �vident
et quand il est l� il se voit � des miles
et quand il n'est pas l� il ne se voit pas.
Je peux vous demander votre �ge ?
Vingt-huit ans.
Ce n'est pas pour vous fiston.
Quoi ?
Acceptez le conseil d'un vieux soldat,
trouvez autre chose avant qu'il soit trop tard,
ce n'est pas pour vous fiston.
Fiston.
Les choses se mettent en place, comme on dit. Et voil�, hein ?
C'est un con. Viens, fiston, �a n'a pas d'importance.
Merci et bonsoir putain.
Fiston...
Laisse-moi tranquille, d'accord ?
Oh oh ?
Ecoute-moi tapette
parce que tu as de gros probl�mes putain.
Qu'est-ce que tu regardes putain ?
Fais ce que je te dis sinon tu vas saigner de la gueule,
maintenant rentre � la maison et ferme-la, d'accord ?
Et attends. attends qu'on vienne te chercher.
Ce sera quand ?
Quand on sera pr�ts putain.
Eh Frank, c'est legenre Shirley.
Quisont ces zonards ? Qu'est-ce qu'ils veulent ?
Qu'ils ne t'ennuient pas, tu as de plus gros poissons � frire, comme moi.
Je veux voir ton num�ro alors vas-y, d'accord ?
J'esp�re que tu vas bien.
C'est ouvert.
Dehors !
''D�ner � Huit Heures''.
Pardon ?
''D�ner � huit heures'' !
Elle a trop faim pour d�ner � huit heures,
elle aime le th��tre
mais n'arrive jamais en retard.
Elle ne se pr�occupe jamais
des gens qu'elle d�teste,
- c'estpourquoicette dame... - Est une tra�n�e.
Elle n'aime pas jouer au craps avec les barons et les comtes,
elle ne va pas � Harlem en hermine avec des perles,
elle ne raconte pas de ragots
avec les autres filles,
- c'estpourquoicette dame... - Est une tra�n�e.
- Allons-y ! - Elle aime la libert�,
la fra�cheur
- du vent dans les cheveux, - Il est bon, hein ?
elle vit sans soucis.
Elle est fauch�e et donc
elle d�teste la Californie.
ll y fait froid et humide,
c'est pourquoi cette dame,
c'estpourquoicette dame,
c'estpourquoicette dame est une tra�n�e.
On en avait besoin,
tu n'�tais pas l� alors on les a prises.
- Et ce soir ? - On voulait t'entendre chanter.
Dainty est folle de toi, c'est tout.
D�sol� d'avoir manqu� ta prestation, on m'a dit que c'�tait formidable.
- Je t'ai parl� de Kim Novak ? - Kim qui ?
Novak, la star de cin�ma.
Tu ne peux pas la conna�tre, elle faisait des films en knickers.
Mais tu la connais, hein Toni ? Hein ?
Je l'ai aussi rencontr�e.
C'�tait quelqu'un.
�a me met en sueur, quand je pense � elle.
Une peau d'alb�tre.
Si j'avais essay� quelque chose
ils m'auraient estropi�
mais �a aurait pu en valoir la peine, hein ?
La petite Kim.
Mais elle a fait un film avec Frankie, pas vrai ?
Il chante dans des tripots, il la rencontre,
- il tombe amoureux d'elle-- - Pal Joey.
Pal Joey.
- Puis il se produit dans un grand club. - C'est vrai, un endroit formidable.
Une grande sc�ne, une grande piste, des tables avec des petites lampes dessus.
Oui, des tables avec des petites lampes dessus.
Tu es d�j� pass� � la t�l� ?
Oui, non, j'ai fait une audition pour Le Grand ''T''.
- Je connais. - Aujourd'hui en fait.
Le producteur m'a pris en grippe pour une raison quelconque,
il m'a trait� comme si j'�tais quelque chose sur ses chaussures.
Comment s'appelle ce trouduc ?
Je ne sais pas. Edmunds. Rod Edmunds.
Assieds-toi.
Ce n'est pas bien de te traiter comme �a, ce...
comment il s'appelle d�j� ?
Comment ?
- Je n'arrive pas � m'en souvenir. - Edmunds. Rod Edmunds.
C'est bon, tout va bien maintenant,
ne dis pas un mot de plus.
Accepte-le avec gr�ce putain
parce que �a va arriver.
D'accord ?
- Tu regardes quoi t�te de rat ? - Rien.
Qu'est-ce qui s'est pass� ici ?
Tu es un cr�tin,
un trouduc stupide de premier ordre, 24 carats !
D�sol�.
Tu seras beaucoup plus d�sol� avant d'en avoir fini.
- Je t'ai dit de pas te frotter � lui ! - C'est plus facile � dire qu'� faire.
Reste hors de leur chemin, tu les vois venir, tu disparais
et s'ils te voient d'abord
excuse-toi du mieux que tu peux et quitte leur compagnie, file.
D'accord ?
Oui, d'accord.
Avec un peu de chance ils se d�sint�resseront de toi
et tu n'entendras plus parler d'eux.
On peut r�parer �a,
j'ai besoin de tous les morceaux.
Tu es quitte avec eux maintenant ?
Tout � fait quitte.
Toni Cocozza. Vous �tes Kenny ?
- On a parl� au t�l�phone. - Donnez-moi une minute.
Je ne crois pas que ce soit notre genre d'endroit.
Bien s�r que non,
je ne peux pas emmener Irene dans notre genre d'endroit.
Je veux aller quelque part de diff�rent, quelque part de propre.
Je vous ai vu.
Vous faites de la merde.
Kenny,
ce que je pr�pare, c'est un genre de tremplin.
Le fait est que vous n'aurez rien � payer. Vous comprenez ?
En ce qui vous concerne il n'y aura absolument aucun d�boursement.
- Qu'est-ce que vous regardez ? - Je ne regarde rien.
Bon.
Vous savez qui est notre client�le ici ?
Des divorc�es menant une deuxi�me vie,
cherchant � se prendre le pied sans conditions.
- C'est mon public... le swing. - Non, votre public est g�riatrique.
C'est Valley of the Dolls et couches pour incontinence.
Ces gens sont dans le coup,
ils veulent une musique qui leur ressemble,
sophistiqu�e et �l�gante.
- Comme quoi ? - Comme Neil Diamond,
- il fait un malheur ici. - Vraiment ?
Voil� un vrai chanteur,
c'est-�-dire un vrai chanteur avec un vrai style.
Oh, vous marchez l�-dedans, n'est-ce pas ?
Col roul� noir, cheveux ramen�s de derri�re l'oreille.
- Au moins il a des cheveux. - Qu'est-ce que �a veut dire ?
- Qu'est-ce que vous regardez ? - Je ne regarde rien.
- Si, vous fixez mes mains. - Pas du tout.
- Il ne regarde rien. - Il fixe mes mains !
- Laissez-le, il ne les fixe pas. - Il ferait bien.
On n'arrivera � rien ici,
mettons-nous donc en route.
Oui, d'accord. Merci quand m�me.
Quand vous voudrez.
- Tripot. - Qu'est-ce que vous avez dit ?
- Vous croyez que j'ai dit quoi ? - Toni !
Dehors.
Avec plaisir.
Connard.
- Qu'est-ce que vous avez dit ? - Je n'ai rien dit du tout.
- C'�tait quoi l'allusion des cheveux ? - Quelle allusion des cheveux ?
Neil Diamond, ''Au moins il a des cheveux''. Qu'est-ce que �a veut dire ?
Qu'au moins Neil Diamond n'est pas un sale chauve comme Frank Sinatra.
Frank Sinatra n'�tait pas chauve.
C'�tait le postiche du si�cle mon pote.
- Vous ne savez pas ce que vous dites ! - Il �tait chauve.
- Il n'�tait pas chauve ! - C'�tait un marchand de tapis !
Il portait tous les motifs d'Axminster clou�s sur le cr�ne.
- Vous exag�rez mon pote. - On peut encore le voir,
- il l'a l�gu� � Bill Shatner. - Vous voulez une baffe ?
- Vous allez m'en donner une ? - Arr�tez ! Bande de cingl�s !
Toi, sors d'ici ! Bouge-toi !
Je suis d�sol�, je ne sais pas ce qui lui a pris.
All� ?
C'est moi.
M.Edmunds.
Rod. Comment allez-vous ?
- Merci. - Je vous veux tous l�-bas.
- Tout le monde vient. - Tu vas �tre une star de la t�l�.
- Je vais enfin te voir. - Il va vous falloir un chaperon.
Oui, pour la prot�ger de toi
- mais c'est tr�s bizarre. - Quoi ?
Ce revirement, ses sentiments pour toi n'auraient pas pu �tre plus clairs.
Il disait avoir une mauvaise journ�e, des probl�mes � la maison ou autre.
Il a fait une erreur, c'est tout, il a �t� assez large pour l'admettre.
- C'est dr�le quand m�me, non ? - Qu'est-ce que �a a de dr�le ?
C'est dr�le, c'est tout.
Tr�s bien, allez-y maintenant.
Vous avez du feu camarade ?
Bien s�r.
Tu sais une chose Irene ?
Je te regardais et je pensais
et tu sais ce que je pensais ?
Je pensais que tu as une allure sensationnelle.
Voil�, je l'ai dit.
- �a va bien ? - Il faut que j'y aille,
je dois rencontrer une fille du casino ce soir.
- N'y va pas. - Je suis d�sol�e,
c'est un peu bizarre.
Je croyais �tre un des types.
Tu es un des types, tu es le seul qui me plaise.
Quoi ?
Ecoute, au sujet de cette nuit-l�...
S'il te pla�t, ne parle pas de cette nuit-l�.
Je n'ai pris aucune libert�, pas vrai ?
Oui, c'est ce que tu dis.
Eh bien ce n'�tait pas facile.
Alors �a veut dire quoi ?
Tu me plais vraiment, vraiment beaucoup,
c'est tout ce que je dis.
Tu me plais vraiment beaucoup.
On pourrait... on pourrait se retrouver plus tard ?
- Il est d�j� tard. - Je sais.
Mais on pourrait... je ne sais pas, se retrouver
et en discuter ?
Il faut que j'y aille.
L'appartement...
l'appartement est libre, ce soir.
Excuse-moi, je peux te dire un mot ? J'ai quelque chose en train,
- on a besoin de toi. - Pour faire quoi ?
Si tu ouvres la bouche la fille d�gustera.
Quelle fille ?
Tu nous crois idiots ? Tu serais fut� de te d�tendre.
O� tu as trouv� Tweetie Pie ?
Asile psychiatrique, alors attention � ce que tu dis putain. Avance.
Il va s'en sortir ?
Si tu avais fait ce que tu devais faire on n'aurait pas besoin de lui.
- Je te l'avais dit putain. - Tu es un putain de menteur !
Putain de salauds.
Oui merci putain !
Putain de chiens stupides !
Voil�.
- Voil�. - Quoi ?
Joue avec les chiens, c'est ton boulot.
Le reste de leurs trucs est l�-bas. Ne montre pas que tu as peur.
Viens.
- Allons-y. - J'esp�rais aussi un petit c�lin.
Le patron t�l�phone !
Fais-les taire putain !
Toi t�te de merde, viens ici.
Fais-les taire !
All� patron.
Tranquille comme la tombe.
Non �a va les chiens.
Quelques coyotes.
Je vous l'ai dit cent fois putain, le jeudi c'est ma soir�e Tai Chi.
Putain d'enfer, le patron a d�cid� de nous refaire putain.
- Qu'est-ce que tu vas faire ? - Bel effort connard !
- On a les cigarettes et les sucreries. - Qu'est-ce que tu racontes ?
- Tu as l'argent. - Quel argent ?
On porte le bl�me. Tr�s bien.
Allez ! Allez !
- Merde, la porte. - Quoi ?
La porte !
Allez !
Allez ! Allez !
Oh ciel !
S'ils m'avaient attrap� ils m'auraient tu�.
Tu aurais pu t'en d�barrasser facilement, fais donc ton num�ro.
Les choses ont tourn� en notre faveur. Tu as une part.
C'est bon, honn�tement.
Equipe-toi donc pour le spectacle.
Non, j'ai mon smoking, il me porte Bonheur, c'�tait celui de mon p�re.
Et qui a jamais entendu parler de lui putain ?
Il n'�tait pas tr�s connu, il �tait tr�s aim�.
On �coute encore le petit Toni, n'est-ce pas ?
Le petit Toni qui va se d�battre dans le froid et la mis�re
jusqu'� ce que ses os craquent et que sa pisse coule.
Oublie-le.
Pense � l'autre Toni,
celui que les gens remarquent quand il arrive,
celui qui sait comment se tenir.
Hein ? Regarde-le dans les yeux, enlace-le et dis
''Qu'il en soit ainsi''.
- Hein ? - Je vous le rendrai.
Laisse tomber.
Pour toi et ta copine.
Oh merde !
- Rieur le Clown ? - Ce n'est pas son vrai nom bien s�r
mais il passe par une p�riode d'enfer, une petite menace de cancer.
Quelqu'un l'a quitt� avec ses grosses godasses alors il picole.
C'est un d�sastre parce que ''A'' c'est un alcoolique
et ''B'' il doit se pr�senter demain � la cour.
- Tu l'as ramen� � la maison ? - J'ai �t� oblig�,
s'il ne se montre pas demain il va perdre sa fille,
il ne verra plus jamais la petite Brandie.
Quelle histoire.
J'ai t�l�phon� � Bill.
Vraiment ?
Il a dit que �a ne te ressemble pas,
qu'il avait d� arriver quelque chose, une urgence.
C'�tait hors de mon contr�le.
Alors tu as fait ce qu'il te fallait faire.
Tu aurais pu t�l�phoner.
Dieu, je suis d�sol�, je suis vraiment d�sol�.
Je vais t'appeler un taxi.
Je suis vraiment d�sol�.
Tu dois rentrer.
D�sol� camarade.
Pas de probl�me, c'est ma faute.
''Tailleur sp�cialiste de la coupe italienne''
Jack Daniels, un grand plein de glace.
Quelque chose pour vous barman.
- Qu'est-ce que tu prends ? - �a va pour l'instant.
Costume luisant.
Il n'est pas luisant, c'est un lustre,
tu pourrais �clairer la rue.
Excuse-moi putain de Beau Brummel.
Je me suis retrouv� avec un peu de liquide.
Tu veux voir quelque chose ?
Des billets pour le spectacle, ils sont arriv�s aujourd'hui.
Le Grand ''T''. Qu'est-ce que tu en dis ?
O� tu �tais hier soir ? lrene m'a t�l�phon�.
- Je sais. - Elle �tait tr�s inqui�te, moi aussi.
Je vais bien alors tu peux te d�tendre.
Je ne suis pas stupide, je te connais et quelque chose ne va pas
- alors crache le morceau. - Laisse tomber.
- Tu �tais avec eux ? - Tu vas laisser tomber ?
- Tu �tais avec eux, c'est �a ? - Et alors, et si j'y �tais ?
J�sus, qu'est-ce qui se passe ? Tu es un dur maintenant ?
- Un mafieux ? C'est bien le nom ? - Tu crois que je suis stupide ?
- Le rythme de ''Stupide'' te d�passerait. - Laisse tomber.
Tu es un dr�le de mafieux, qu'est-ce que tu faisais pour eux ?
- Tu leur cirais les chaussures ? - Un boulot � titre d'information.
- Quel genre de boulot ? - Un putain de hold-up mec !
Alors colle �a sur ta canne et va te balader avec.
Tu plaisantes.
Tu es en train de plaisanter, pas vrai ?
Tout le monde sait ce qu'il faut faire quand il ne s'agit pas de soi.
Tu les as vus.
Tu as vu le genre. Qu'est-ce que je suis cens� faire putain ?
J�sus.
J�sus !
Pourquoi ? Pourquoi ?
Parce qu'ils m'ont fait une faveur.
Quelle faveur ?
Qu'est-ce que tu crois ?
Oh mon Dieu !
Allez, un whisky. Un grand... un grand whisky.
On en est l� ?
On en est arriv�s l� ?
Personne n'a touch� le type, il a compris, c'est tout.
- La m�me chose pour moi. - Pas moi.
- Ne me fais pas �a. - J'arr�te.
S'il te pla�t ?
Ce tremplin est notre grande chance,
ne la g�chons pas cette fois.
Je ne veux rien avoir � faire avec �a. Rien !
Et si tu �tais sens� tu arr�terais aussi.
Alors pars Bill, vas-y.
Je crois que tu as tort mais je suppose que tu montres l�
ton instinct troublant de la r�ussite qui t'a conduit l� o� tu es aujourd'hui.
Quoi ?
Regarde-toi, tu es un clown.
La m�me chose.
Ch�rie, je t'attendais.
Tu m'as menti !
De quoi tu parles ? Tu permets ?
C'est une affaire priv�e.
Tu dois penser que j'ai la t�te viss�e � l'envers.
- Non ch�rie, c'est des gamineries. - Incroyable que j'aie �t� si stupide !
- S'il te pla�t, j'ai �t� oblig�. - Laisse-moi tranquille !
S'il te pla�t ! Pourquoi on se dispute ?
Allons, la vie est trop courte. On devrait aller manger quelque chose.
On prendra un verre, on clarifiera tout �a, hein ?
Regarde dans quel �tat tu es, tu as l'air d'un maquereau.
�a ? Ce sont des paillettes, c'est tout, je suis dans le spectacle.
Je suis un bon gar�on, tu comprends ? Je suis un bon gar�on.
Ne me touche pas. Ne me touche pas !
Vous ne l'acceptez pas.
Aucun de vous ne l'accepte putain. Le petit Toni
a un peu de succ�s, le petit Toni va passer � la t�l�
et �a vous ronge.
Va donc te regarder longuement et objectivement Toni.
C'est toi qui devrais te regarder ! Toi, Bill, et tout le reste !
J'ai une chance de faire quelque chose de ma vie
et vous ne pouvez pas l'avaler, hein ?
Eh bien ce n'est pas de l'amiti� !
Il y a plein de gens qui seront heureux pour moi putain,
plein de gens qui seront ravis de voir mon nom briller en lettres de feu.
Si tu passes dans cette �mission tu seras leur d�biteur toute ta vie.
�a me regarde.
Oui, en effet.
Je suis un bon gar�on.
Je suis un bon gar�on.
Je suis un bon gar�on.
Moi, Toni.
Le bon Toni.
Je suis un bon gar�on.
Passez au plan large.
Coupez et le signal � Jim.
Voulez-vous souhaiter la bienvenue
dans le style Grand ''T'' mesdames et messieurs,
au swing de Toni Cocozza !
''Toni Cocozza de la T�l�vision''
On y va � fond les amis, c'est pour �a qu'on est l�.
�a me garde jeune de c�ur, �a vous garde aussi jeunes de c�ur.
Nous sommes l� toutes les semaines, dites-le � vos amis.
Ce sera ma derni�re.
Alors vous faites la grande soir�e Joe ?
La soir�e priv�e ? Oui.
Tout le monde sur le pont pour �a.
Vous verrez quelque chose ce soir-l�.
Vous verrez des visages qui ont �t� d�sassembl�s
et qu'ils n'ont pas pu remonter correctement.
Et c'est seulement les femmes.
Pourquoi tout ce tralala ?
- C'est l'anniversaire de Dainty. - Qui est Dainty ?
C'est la femme d'un de nos hommes d'affaires locaux les plus �minents.
Marchez sur la pointe des pieds pour ne pas retrouver vos orteils dans le Martini.
Lui et elle et leurs pittoresques associ�s
feront la noce toute la nuit dans cet excellent �tablissement
absolument gratis.
Gratis.
De plus, une soir�e de divertissements leur sera offerte
par certains des meilleurs artistes du spectacle
et par moi aussi.
Mais vous �tes bon.
Allons, allons.
Cinqui�me. Est-ce que c'est bon ?
Je suis arriv� cinqui�me.
Remarquez, j'ai fait l� mieux qu'ailleurs.
Ailleurs je suis arriv� dernier je crois.
Pas plac�
dans la course humaine.
Et pourquoi ?
J'ai toujours pens� qu'il y aurait plus.
C'est mon probl�me, je pense toujours qu'il y aura plus.
Alors je n'ai pas vu
toutes...
toutes ces choses pr�cieuses.
Je n'ai pas r�alis�
combien
elles �taient fragiles avant de les avoir bris�es.
Un dernier pour la route, hein ?
Chisolm veut te voir.
- Mais quoi ? - C'est l'anniversaire de Dainty.
�a prendra une demi-heure putain.
La f�te est pour Dainty, voil� ce qui la retient.
- Je n'aime pas ces trucs de drogues. - Ce que tu aimes
n'a d'int�r�t pour personne putain.
Le train arrive � 7 heures, tu livres le truc. Tu foires, tu es mort. Salut.
Le Grand John F, je t'ai parl� de lui ?
Kennedy, vous avez rencontr� Kennedy.
Pas exactement rencontr�
mais nos chemins se sont crois�s si tu vois ce que je veux dire.
Ne fais pas �a s'il te pla�t Irene. S'il te pla�t ?
Tu as raison de me tourner le dos mais tu veux me laisser faire �a ?
Je ne te demanderai pas de me pardonner parce que je suis impardonnable, je sais,
mais si tu penses pouvoir me donner une autre chance, tu me le feras savoir ?
S'il te pla�t. Tu es formidable, je le jure sur la tombe de mon p�re.
Tu es formidable.
- Qu'est-ce que tu fais l� ? - Laissez-moi tranquille.
Filez d'ici. Vous tous ! Filez !
On ira o� on veut putain.
D�gage, d'accord ? Tu m'entends ? D�gage.
- Vous vous croyez malin ? - File d'ici, hein ?
Si je te revois par ici je te d�fonce la t�te � coups de pied.
- Ne le touchez pas. - Fermez-la, d'accord ?
- Fermez-la ! - Je vais vous montrer camarade.
Je vais vous montrer camarade. Je vais vous montrer...
- Calme-toi fiston. - Vous voulez que ce soit r�glo ?
Venez, �a va �tre r�glo.
Eh, qu'est-ce qui se passe ?
Rien tu sais, vraiment rien.
D�gagez.
Tu s�mes vraiment la terreur dans leurs c�urs, hein ?
Moteur !
Viens ici.
- Mais je ne suis pas bon pour... - Avance !
- Ne le laisse pas passer, tu entends ! - Je ne peux pas l'arr�ter...
Si tu le laisses passer tu es mort !
Allez !
Assieds-toi. Assieds-toi !
Assieds-toi fiston !
J�sus. Oh mer...
D�clare-le � l'aide sociale ou d�clare-le � un truc social.
- Qu'est-ce que tu racontes ? - Promets-moi de t'occuper de lui.
Oui, d'accord, d'accord.
Ils vont me tuer.
- O� est Irene ? - Tu ne l'as pas vue ?
- Qu'est-ce que tu racontes ? - Elle a dit qu'elle allait te voir,
- elle avait quelque chose � te dire. - Aller me voir o� ? O� ?
Je vais y aller � ta place fiston, je vais la faire sortir.
S'ils n'arrivent pas � m'avoir ils se vengeront sur elle.
- Quoi ? - C'est moi qu'ils veulent.
Fiston.
Si vous pouviez bouger un peu, �a bloque l'entr�e.
Et maintenant pour...
Vous y allez aussi ?
Et un grand favori de notre vedette du jour.
Mesdames et messieurs, applaudissez s'il vous pla�t
M.Toni Cocozza !
Il va falloir passer par devant.
Chante Toni !
C'est ma derni�re prestation.
C'est une chanson pour quelqu'un de tr�s sp�cial,
elle saura ce que �a veut dire.
Et maintenant
la fin est proche
et donc j'affronte
le rideau final.
Mon ami,
je le dirai clairement,
j'exposerai mon cas
dont je suis s�r.
J'ai v�cu
une vie pleine,
j'ai parcouru
toutes les routes
mais surtout,
par-dessus tout,
je l'ai fait � ma fa�on.
Des regrets j'en ai quelques-uns
mais encore
trop peu pour les mentionner.
J'ai fait
ce que je devais faire.
Je suis all� au bout
sans exception.
- J'ai organis� mon parcours - Bienvenue � Toni Cocozza !
et chaque �tape avec soin
au long de ma route
mais surtout,
par-dessus tout,
je l'ai fait � ma fa�on.
Oui, il y a eu des moments,
je suis s�r que vous le savez,
o� j'ai eu les yeux
plus gros que le ventre
mais� travers tout,
quand il y a eu des doutes
je suis all� jusqu'au bout,
j'ai dit ce que je pensais.
- Je les ai tous affront�s, - Oh, merci.
je suis rest� la t�te haute
et je l'ai fait � ma fa�on.
J'ai aim�,
j'ai ri et j'ai pleur�
tout mon content.
J'ai eu ma part de pertes
et maintenant
que les larmes s'ass�chent
je trouve tout �a
tellement amusant
Depenser
que j'ai fait tout �a
et si je peux dire
pas de fa�on timide.
Oh non,
oh non, pas moi.
Je l'ai fait � ma fa�on
parce que c'est quoi un homme
et qu'est-ce qu'il a
sinon lui-m�me N
Alors il n'a pas
� dire les choses
qu'il ressent vraiment
et pas les mots
de quelqu'un � genoux.
Le pass� montre
que j'ai encaiss� les coups
et je l'ai fait
� ma fa�on.
Oui, c'�tait
� ma
fa�on.
- O� il est ? O� il est all� ? - �a va ? Mon arme !
Qu'est-ce qui se passe ?
Personne n'est bless� ? �a va bien ?
- O� est Bill ? - Je lui ai dit de filer. Nous aussi.
Et merde.
Qui est l� ?
Personne.
Je ne vous connais pas ?
Je ne crois pas.
Vous n'�tes pas le pianiste ?
Je joue du piano, oui.
O� il va aller ?
Qui ?
Vous avez d�j� entendu parler d'un certain Toni Cocozza ?
Je connais ce nom.
C'est un type qui croyait �tre quelqu'un
mais vous savez quoi ?
Finalement
ce n'�tait rien.
Ce n'est pas � ce Toni-l� que je pensais.
Rentrez prudemment.
Il faut �claircir quelque chose.
Quoi ?
- On a l'appartement. - Allons-y !
La Bande de Rats.
- Tu n'as pas mis ton nom. - Aldo et Bill sauront que c'est moi.
- Quel nom tu as donn� ? - Tu es Johnny Risotto.
Johnny Risotto. Et toi ?
J'ai dit que je suis Mme Risotto.
J'aime �a.
D'accord Mme Risotto, rentrons � la maison.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.