Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Breton
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Portuguese (Brazil)
Punjabi
Quechua
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Mais est-ce que ce n'est pas trop t�t?
Le jasmin d'Arabie fleurit en cette saison... quelle folie !
On dit un tas de sottises sur nous, grand-p�re.
Oui, il me semble que maintenant... ils exag�rent.
Qu'est-ce que notre famille...
avec le malheur qui est arriv�e � ce fain�nant de Fabrizio ?
Tu peux le dire, toi ?
Qu'est-ce que j'en sais ? Demande-leur.
Tu n'as pas pris en charge la presse ? Est-ce que tu l'as fait ?
- Bien s�r. - Si tu l'as fait...
Mais tu sais comment sont les journalistes. Ils inventent tout !
Mais pourquoi tu le mets toujours en cause Raffaele ?
Costanza, qu'est-ce que tu en penses ?
Je dirais, papa, qu'� ce point nous devons nous d�cider.
D'une mani�re ou d'une autre, une attitude ferme doit �tre prise et tout de suite.
Et un avocat non ?
Je ne veux pas vous d�ranger mais je le r�p�te, nous devons trouver un bon avocat.
- Puis, attendre. - Ca ne te semble pas exag�r� de prendre un avocat ?
Implicitement, nous admettons au moins avoir des doutes sur Fabrizio.
Non, pas du tout. En fait Fabrizio pouvait tr�s bien le faire.
Mais qui sait si ce genre de cr�tin serait capable d'en trouver un tout seul.
Au lieu de cela, dans un moment comme celui-ci, il en faut un particuli�rement bon.
Qu'est-ce que nous savons de ce que le juge a dans la t�te ?
Si de tels accidents peuvent arriver...
et ils se succ�dent � la chasse par millier...
Fabrizio est un pi�tre tireur, Dieu merci.
Ce juge Marino, par hasard, n'a rien � voir avec ceux du chocolat ?
Cecilia, quelle absurdit� ...
Qu'est-ce qu'il y a de nouveau ? N'oubliez pas que Fabrizio est en difficult�.
D'accord, je vais m'en occuper. � mon avis il n'y a plus rien � argumenter pour le moment.
D�sol�, Piero, mais tu penses ...
- Tu penses vraiment que Fabrizio a voulu ...? - Quoi ?
Oui, il y a une chance sur mille que Fabrizio... comment dire...
ait voulu tuer Valeria ?
Comme tu es brutal... Je ne voulais pas dire �a.
Si tu ne voulais pas dire �a, Je vais te r�pondre la m�me chose.
Pour ma part, je ne sais pas. Et personne ne le sait pas, pour l'instant.
Autant ne pas poser ce genre de questions qui restent sans r�ponse.
- J'avais raison, avocat, il y a 21 m�tres. - D'accord.
- Brigadier, s'il vous pla�t, donnez-moi le fusil. Terenzi... - Je vous en prie.
Alors on m'a dit que le silencieux sert pour les corbeaux.
Si le coup rate les autres, oiseaux ne s'effraient pas. Pas vrai ?
La lunette, bien s�r, est pour la pr�cision du tir...
Est-ce que vous me montrez, s'il vous pla�t ?
- Attends... - Laisse-moi Vittorio.
- Fabrizio ... calme-toi ... - S'il te pla�t, fais quelque chose, Vittorio !
Il y n'a plus rien � faire. Allez.
- Viens, viens. Lavinia ! - Valeria ... Valeria ...
Valeria... C'est un malheur. S'il te plait, donne un calmant � Fabrizio.
Bois, Fabrizio. Avale.
A petites gorg�es, hein ?
Avertis le docteur Cerri qu'il vienne dans le couloir.
J'accompagne Fabrizio � la maison.
Allez, du courage, nous allons � la maison.
Ecoute, Fabrizio ... je suis ton ami mais dans certains cas...
Oui, il y a des formalit�s � respecter...
particuli�rement dans mon m�tier.
Bref, Fabrizio, les autorit�s doivent �tre averties.
Est-ce que tu comprends �a ?
Allez-y.
Dugoni, je m'excuse, r�cup�rez l'arme.
Malheureusement, je dois demander de r�p�ter tout depuis le d�but.
- Dois-je recommencer ? - S'il vous plait.
Quand vous voulez.
�a suffit comme �a. Nous pouvons y aller.
Encore, encore... �a suffit, c'est bon.
Tu verras �a s�che en cinq minutes.
Valeria... Valeria...
A�e ! Tu me fais mal.
Ces canards... Maria Teresa ne peut pas les souffrir.
Pouquoi tu me parles de Maria Teresa maintenant ?
Je lui ai t�l�phon�e hier soir, Je l'ai invit�e � venir ici.
- Tu ne me l'avais pas dit. - Tu regrettes ? - Non, c'est bon.
Tu sais, quand je t'ai rencontr�, je pensais que Marie Teresa �tait ta soeur.
C'est ma cousine et nous sommes de San Germano nous nous ressemblons tous un peu.
Quand nous sommes all�s dans ce restaurant � Portoferraio...
elle �tait coll�e � toi.
Tout de suite j'ai pens� � une soeur incestueuse.
- Qui ? Maria Teresa ? - Bien s�r.
Elle me regardait d'une mani�re si �trange...
Et elle avait raison, parce que tu m'int�ressais.
Et puis... j'�tais l'�trang�re.
Pire.. la petite provinciale.
- "Ma fille de Lyon", c'est ainsi que je t'appelais. - Vraiment ?
Comment, tu ne t'en souviens pas ? Tu te souviens toujours de tout.
Quelle mis�re, d�j� 16 heures ! J'ai un rendez-vous avec le facteur.
Les rendez-vous... Quelquefois il peut �tre plus important de faire l'amour.
Je regrette, Anna, mais je ne reviens pas.
- Hey, Fabrizio ! Comment �a va ? - Bonsoir. - Bonsoir.
- Salut, Valeria. - Salut. - Bonsoir. - Excusez.
- Qu'est-ce que tu fais y ici ? - Nous �tions dans le coin et une id�e m'est venue.
Ou mieux, l'id�e des id�es... Je ne sais pas pourquoi je l'ai pas eue.
Mangez de la dinde r�tie ici, sur cette terre d�sol�e.
- Est-ce que tu connais Vittorio ? - Oui, nous nous connaissons. - Salut.
Nous nous sommes d�j� rencontr�s. est-ce qu'il n'est pas un ami de Fabrizio, non ?
- Si nous allions tous au cirque, apr�s. Qu'en dites-vous ? - Oui.
- C'est loin ? - Non, 200 m�tres apr�s le p�age.
Je n'habite pas dans ce coin. Est-ce que cela se finira tard ?
Ne vous en pr�occupez pas, vous pourrez venir dormir chez nous.
Alors c'est une caserne... Qu'en dis-tu, Fabrizio ?
On dort bien � la campagne !
Vous dormira bien aussi, mais un �trange coq m'a r�veill� � 6 heures...
- Ce n'�tait pas un coq mais une oie de Magellan. - Quel idiot !
Parce que vous ne venez pas passer un week-end comme �a se fait chez nous ?
Avec la belle saison �a sera merveilleux. Je compte sur toi, Anna.
- J'imagine. On arrange �a, Piero ? - Certainement, pourquoi pas ?
Au printemps cet endroit est splendide, je ne l'�changerai pour rien au monde.
Pas m�me avec Vercelli ?
Alors, c'est d'accord ? Vous venez nous retrouver, ici � la fronti�re.
Et puis, "Visiter des d�tenus" ce n'est pas une oeuvre de mis�ricorde ?
- Quelles belles vaches ! - Oui, mais �a pue, cependant.
C'est l'odeur du fumier. En autres mots, c'est l'odeur de la merde. D�sol�.
Elles doivent manger. Faites attention.
Valeria, heureusement que tu n'a pas contamin� l'engouement des vaches.
Bon app�tit.
Je ne dors pas, ne t'inqui�te pas.
Non... je t'en prie.
Tu es �trange.
Je comprends que la mort de Valeria t'a boulevers�...
mais tu ne devrais plus y penser.
Tu sais, ces choses arrivent aux personnes mari�es.
Si j'�tais peut-�tre rest� avec ma femme �a aurait pu m'arriver aussi.
- Vittorio... - Oui ? Qu'est-ce qu'il y a ?
Rien... Je voulais te dire "bonne nuit".
Bonne nuit.
Tu m'as trait� comme une intruse d�s le premier instant ...
et tu n'as jamais arr�t� de me consid�rer comme telle.
Nous n'avons jamais cess�... pendant trois ans ?
Parce que vous �tes mari�s depuis trois ans, non ?
- Epargne-moi ton ironie. - Je ne fais pas de l'ironie.
Je suis avec les pieds bien sur terre l'un des rares dans la famille.
Alors, quand je te dis que personne ne te consid�re comme une intruse, tu dois me croire.
Au d�but peut-�tre oui, c'est vrai.
Fabrizio a �t� submerg� par une passion d'�t�, en ao�t, bon !
- Tu dois admettre que c'�tait presque... - Je dois admettre quoi ?
Tu penses que Fabrizio s'est laiss� pi�g�
par la premi�re fille qu'il a mise dans son lit ?
Selon toi, je l'ai �pous� par simple calcul.
Il peut y avoir aussi des erreurs de calcul.
Je ne dis pas que tu en as faites.
Ce qui m'a frapp� chez lui c'est sa g�n�rosit�.
Et c'est le seul de la famille a savoir ce que c'est.
C'est un sensible, un vuln�rable ...
Mais vous... vous n'avez jamais rien fait pour l'aider.
Mais c'est ce que tu dis ! Toutes les chances il les a eues, toutes !
Dans les activit�s qu'il contr�le, la banque, l'usine...
Fabrizion'a rien eu d'autre � faire que de choisir.
Choisir quoi ? O� s'enfuir plus vite ?
Dans la banque ? Dans l'usine ?
Vous vouliez le forcer � votre monde sans po�sie, sans imagination.
Mais tu n'as pas r�ussi il y s'est enfui de la main mise.
Il n'est pas comme vous. - Si tu le dis !
Certainement que je le dis !
Il a toutes les qualit�s pour devenir quelqu'un, quelqu'un qui en vaut la peine.
Et comment ? En empaillant des oiseaux ?
Piero ! Ne fais pas semblant de ne pas comprendre. Vous lui avez tourn� le dos !
Et alors il s'est r�fugi� � la campagne. Et toi � la campagne tu y meurs.
Ce n'est pas vrai! J'adore la campagne et je n'en partirai jamais !
Dans ce cas, la faute c'est la tienne.
Hein, je m'excuse, quand il t'a �pous�, il a dit qu'il voulait acqu�rir...
une nouvelle dimension en dehors la famille.
Ca n'a jamais �t� �a, il nous a tourn� le dos.
Et pour quel r�sultat ? Que vous vivez comme deux prisonniers.
Et maintenant ne viens pas me dire aussi qu'il est malheureux !
Mais il ne l'est pas, je ne lui ai jamais dit !
Tout de m�me... parfois... je le vois comme agit�...
comme s'il cherchait une voie de sortie, une v�rit� que je ne conna�trais jamais.
- Pas toi ? - Par exemple, ses recherches sur les croisements...
Tu vois, il fait des essais extraordinaires sur les animaux.
Valeria t�che d'�tre s�rieuse.
Comme tu peux exiger que nous nous int�ressions aux vaches ?
Valeria !
Mais quelqu'un de vous a-t-il averti les parents � Lyon ?
J'en me suis occup�, ils arriveront demain.
- Ce soir j'appelle Maria Teresa. - Qu'est-ce qu'il y a avec Maria Teresa ?
Et alors ! Le mari est avocat de la curie.
Je crois qu'une intervention de l'�v�que aupr�s du juge d'instruction...
pourra lui faire mieux comprendre � quelles personnes il a � faire.
- Mais, maman... - Non, ne dis pas �a. Ca ne compte pas. - Gr�ce � Dieu, �a compte encore.
Je suis content d'avoir attendu les conclusions de notre r�union.
Et je pense que j'ai bien fait de m'adresser � l'avocat Bellini,
en le priant de s'occuper de l'affaire.
Je l'ai fait en premier avant d'avoir entendu votre opinion.
Parce que... j'�tais s�r des conclusions.
Officiellement, Piero, tu vas le consulter.
Voil� son adresse, fais-le tout de suite.
Pour ce qui concerne la n�cessit� de se remuer avec pr�caution...
eh bien, il me semble que sur �a nous sommes tous d'accord.
Quoiqu'il en soit, j'appelle Maria Teresa. Marcello est un homme influent.
Je ne sous-estimerai pas son intervention.
- Costanza, tu sais, m'a t�l�phon�. - Qu'est-ce qu'elle voulait ?
Il semble que le juge Marino veuille poursuivre Fabrizio ...
pour homicide volontaire.
Il voudrait que tu fasses intervenir la curie.
Ils n'ont jamais pris soin d'eux...
ils ont toujours d�test� Valeria et Fabrizio ...
et maintenant tout �a... le mariage d�sesp�r� est fini ...
et pr�cis�ment pas la main de l'incapable Fabrizio...
Je suis s�re c'�tait un accident, Marcello.
Il ne peut en �tre autrement.
Bien s�r, bien s�r ... pour se d�barrasser d'une femme il y a mille fa�ons.
Et pourquoi devait-il se d�barrasser de Valeria ? Ils �taient si heureux...
Recourir au crime, il faut avec des plans. Mais... Fabrizio est idiot.
Mais il n'est pas stupide, au contraire.
Il ne serait pas capable de me tuer.
Tu sais combien �a me co�te de te demander un service.
Qu'est-ce que je dis � Costanza, quand elle me rappelle ?
Tu ne promets rien. Si jamais, je le vois et je te le dirai.
Tu dis que tu ne m'as pas parl� encore.
En fait, je suis sorti.
Armida ?
Tu peux d�barrasser.
Tu permets, mademoiselle... Oh, tu m'excuses, madame !
Mais vous savez que c'est difficile, Je ne peux toujours pas m'y habituer.
Tu es rest�e pour moi. Encore les gar�ons...
- Oh, mais quel bazar... - Pour une fois que tu ne t'inqui�tes pas, Cesira.
Je le mettrai plus tard. Ensuite, quand nous partirons.
- Avez-vous besoin de quelque chose ? - Non, je n'ai besoin de rien. Cesira !
- Oui, madame ? - Comment trouves-tu mon mari ?
Oh, un bel homme !
Mais je vais mettre de l'ordre par l�, hein ?
- Peut-�tre, un peu trop confus... - Hein ? Oui.
- Tous ces gens... Tu sais, ces c�r�monies... - Mais oui.
Mais tout s'est tr�s bien pass�, Maria Teresa �tait vraiment merveilleuse.
- Tu as raison. - Bon, je te laisse, maintenant. - Salut.
- Salut. Tu sais que je tiens � ma cousine. - Reste tranquille.
- Salut, Marcello. - Salut.
Ah, l'avocat... Je pars, madame.
- Je suis un peu en retard. - Excusez-moi. - Je vous en prie.
Je dois encore me changer.
Je ne serai jamais pr�te avant toi.
Tu verras que bien d'autres fois tu devras m'attendre...
Je t'attendrai toujours tout le temps qui faut.
Retarder le plaisir... c'est l'art des libertins, tu le savais ?
Non. Je ne connais pas tellement de choses ...
Je crois l'avoir d�j� retard�.
Encore un peu et je vais me retrouver vieille fille.
Je voudrais te dire une chose.
- Maintenant ? - Oui, je dois te dire quelque chose, Maria Teresa.
Je ne t'en ai pas parl� le premier parce que...
Quel air s�rieux ! Ce serait quelque chose de s�rieux ?
Les choses les plus simples semble les plus compliqu�es.
Tu sais... c'est une situation transitoire...
Tu ne croiras pas qu'il soit si inconscient de sacrifier une femme � un tel point ?
Je n'en crois rien je... je ne comprends pas, voil�.
Si je n'avais pas eu peur de te perdre...
j'aurais attendu avant de t'�pouser d'�tre gu�ri.
Je suis en soin chez un neurologue depuis un an.
Ce n'�tait pas une chose aussi rapide qu'il semblait au premier abord, malheureusement.
Mais ce sont des perturbations passag�res, nerveuses ...
Il s'agit seulement d'avoir un peu de patience, c'est tout.
Est-ce que tu me comprends, non ?
Je le savais que tu �tais... que tu es une femme sup�rieure...
en effet, c'est pourquoi je te veux. Dis moi je t'aime encore plus ...
si c'�tait possible.
Est-ce que tu as confiance en moi ? Tu sais, comme avocat des mariages je m'y connais.
Allez, faisons vite, sinon nous le ferons plus tard.
Maria Teresa ? Tu ne viens pas prendre aussi une douche ?
Est-ce que tu m'entends ? Hein ? D�p�che-toi.
Allez, d�p�che-toi.
D�shabille-toi, qu'est-ce que tu attends ?
Allez, viens !
Mais qu'est-ce qu'il y a ? Tu n'es pas timide avec ton mari ?
Allez, on y va ! D�p�che-toi !
Ouais, bien, bien !
Continue, savonne-moi le dos.
Plus fort, allez ! Ne fais pas la fillette !
Encore, encore ! Courage !
En fait, tu sais ... maintenant que je te vois de cette fa�on, tu es belle.
Plus fort, plus fort, allez, allez !
Tu as fini ?
C'est bon...
Hein... �a va mal...
Ca va...
Parce tu ne remets jamais en place les choses ?
- Hum ? - Hum...
- Est-ce que tu viens avec moi en bas aux �tables ? - Hum... - Non ?
Cette ann�e j'enverrai quelqu'un � la foire de Cr�mone.
C'est d'accord, monsieur Fabrizio ?
Certainement qu'il est toujours en jambe notre vieux Patrick, hein ?
Il ne perd jamais un coup de queue.
J'ai voulu essayer avec Patrick, parce que avec l'ins�mination artificielle...
je n'ai pas r�ussi � l'engrosser.
Ne te fais pas d'illusions, Morese.
T�t ou tard cette vache terminera � l'abattoir. Elle est condamn�e.
Et � partir du jour de votre mariage � ce jour, rien ?
Et tu es silencieuse et bonne ? Est-ce que tu n'en as jamais parl� ?
- J'avais honte. - Est-ce la fin du monde ?
Qu'il ne veuille pas en parler, je te crois. Qu'est-ce que tu veux que je dise ?
- Mais au moins entre vous, vous en avez discut�. - Non, jamais. Ce n'est jamais le moment.
- Tu ne feras pas �a ? - Non, non, Marcello est toujours gentil avec moi.
C'est inconcevable ! Et toi, juste par bonne �ducation ...
- Je te prie ne pas crier. - Comment, ne pas crier ?
Tu n'es plus une fillette ! Nous sommes en train de parler de ta vie !
Combien tu crois en avoir ? Est-ce que tu as deux vies ?
Tu en as deux, alors on rit comme une cr�tine.
Oui, tu as raison, mais tu le sais ce mariage n'�tait pas seulement le mien.
Je suis sortie une dizaine de fois avec Marcello et nous nous sommes fianc�s.
J'�tais plus flatt�e plus qu'amoureuse.
� 21 ans il me semblait anormal de dire non.
- Et puis il plaisait � ma m�re. - Il plaisait � ta m�re d'accord.
D'accord, nous sommes en Italie, o� la m�re est tout ...
Mais nous ne sommes plus au Moyen-�ge ! Tu es compl�tement folle !
Non, pas tellement, Valeria.
Quand j'ai trouv� Marcello entre des bras...
Oui, enfin... j'�tais d�j� dispos�e � tout supporter.
Je n'ai pas fait grand chose.
Et cela n'est rien. Il n'y a qu'un pas, je t'assure.
Tu ne me convaincs pas du tout. Alors qu'est-ce que c'est le mariage ?
- Dis-le-moi, toi. - Je ne sais pas. Mais ce qui est certain, c'est pas �a.
C'est toujours un malheur ... C'est une autre forme de disgr�ce.
Si on va � la guerre, c'est absurde de mourir du cancer.
Et si la cl� de tout c'�tait dans ma frigidit� ?
Ah... je m'y attendais ! Le complexe de la faute !
Mais qu'est-ce qu'il se passe dans ta t�te ? Tu veux que je parle de Molteni ?
Ah ... je me trompe ou est-ce que tu l'aimes ? Ou au moins l'as-tu aim� ?
Je le parie que �a te ferait passer ta frigidit�.
- Ca te plait tellement d'aller � la chasse ? - Non, pas beaucoup.
Pour moi, apr�s avoir mang� ... Je m'endors toujours.
Mais quand il y a un invit�, c'est un probl�me ... Et donc je sors et je vais dormir.
- D'accord, nous sortons. - Ca, c'est une id�e.
Eh bien, alors je vais atteindre les enfants.
Non, s'il te plait, Valeria, viens aussi, ne me laisse pas seul avec lui.
- D'accord. - Couvre-toi bien, il fait froid.
Allons-y.
- Vittorio ? - Hein ?
- Ceci un Purdey calibre 20 ? - Est-ce qu'il te pla�t ?
- Il est magnifique. - J'en prends soin.
- Je vais chercher la voiture. - D'accord.
Me voici.
- Divisons-nous. On se retrouve au fond du bois. - D'accord. Je vais par ici.
- Je vais tout droit, alors. - Salut.
Mais... mon Dieu est-ce que tu es devenu fou ? Pour peu tu me tuais !
Mais o� as-tu la t�te ?
Tu es un incapable ! Ils devraient t'enfermer !
Excuse-moi, Vittorio.
Valeria, apr�s tout, je suis toujours en vie, non ?
Je sais que vous deux, vous avez eu plus peur que moi.
- Je regrette. - Pas grave.
Fabrizio ... attrape-le.
Terenzi prenez note, s'il vous pla�t. Donc, docteur, vous excluez...
qu'il s'agisse d'un homicide volontaire ? Oui.
Vous voyez, Fabrizio comme chasseur est une catastrophe, et vous en avez la preuve.
Alors pourquoi il va � la chasse ?
Il y a beaucoup de ces choses qu'ils font ainsi, sans raison.
- Surtout quelqu'un comme Fabrizio. - Ce qui veut dire ?
- Vous voyez, Fabrizio est un homme singulier. - "Singulier" dans quel sens ?
Cela signifie que c'est un individu ... psychiquement fragile ?
Fabrizio a eu une enfance extr�mement difficile...
il a perdu ses parents vers l'�ge de six ans.
Dans ces conditions, vous comprenez que...
- Et sa femme aimait aller chasser ? - D'une certaine fa�on ...
Il vivait � la campagne et � la campagne on va � la chasse.
Non, d�sol�, soyez un peu plus clair.
- Cela signifie Mme Sangermano �tait une femme conformiste ? - Ouais.
- Et ambitieuse. - L'un et l'autre. Mais, peut-�tre, sans le savoir.
Elle a forc� son mari. Une sorte de vie que son mari n'a pas ...
Ah non, non ... on n'avait pas besoin d'imposer quoi que ce soit.
Fabrizio faisait � la lettre tout ce que Valeria disait.
- Terenzi, excusez-moi une minute. - Oui.
Vous vous rendez compte de ce que je pourrais d�duire de ce que vous avez dit ?
Et qu'est-ce que... j'aurais dit d'aussi grave, monsieur le juge ?
En bonne substance cela veut dire que monsieur Sangermano �tait succube de sa femme.
C'est d�j� un motif plausible pour un meurtre.
Ou � la limite on pourrait supposer dans ce cas pour lequel la dame elle-m�me...
aurait demand� ou ordonn� au mari de la tuer.
Valeria se serait suicid�e par la main de Fabrizio ?
Mais nous ne plaisantons pas, monsieur juge. Valeria aimait la vie, alors...
Je ne pensais pas qu'un juge...
�a pouvait �tre plus imaginatif qu'un psychanalyste.
Eh bien, maintenant vous le savez ! C'est notre travail, examinez toutes les hypoth�ses possibles !
Cependant, pour moi, c'�tait un accident. Un accident pur et simple.
Selon vous, Mme Sangermano avait-elle des relations avec d'autres hommes ?
- Absolument. - Absolument oui ou non ?
Absolument pas. C'est impossible, �a se serait su.
Valeria voulait �tre bien jug�e et de la mani�re la plus �vidente.
Tu entends, Marcello, alors on ne peut plus aller de l'avant.
S�parons-nous et nous effa�ons cette erreur.
- Qu'est-ce que tu dis ? - Tu as tr�s bien compris.
Voulons-nous finir dans la bouche de tout le monde ?
Et par peur des autres je devrais supporter cette situation ?
Ah, parce que pour toi il s'agit de supporter, c'est vrai.
Mais nous ne sommes pas un couple, nous ne vivons pas comme mari et femme.
- Mais je t'aime. - Non. Oui, comme on peut l'�tre.
Tu m'aimes � ta mani�re, mais le tien est un amour qui ne peut pas se suffire.
Est-ce que tu en as parl� avec quelqu'un, hein ?
Tu t'es mise en t�te de me ruiner ! Ou quelqu'un te l'a mis en t�te ?
Te ruiner ? Et toi ? Est-ce que tu ne m'as pas ruin�e ?
Mais pourquoi m'as-tu �pous�e ? Hein ? Pourquoi ?
Les mis�res de ma vie, seulement tu les connais.
Ca te semble �trange que je ne veuille pas te perdre ?
Mais arr�te �a ! c'est ridicule, ne le fais pas ainsi. Tu n'as pas un brin de dignit�.
Non, non! Avec toi, non, je n'en'ai pas ! Parce que je t'aime.
Arr�te, je t'en prie...
Et aussi ce qui arrive et dont tu m'accuses, comme si tout �tait de ma faute...
cela arrive � ceux qui le veulent bien.
C'est ma faute, tu veux bien.
Si tu me d�testais peut-�tre que tout serait plus facile.
C'est bon, n'en parlons plus. Tu fais comme si je ne t'avais rien dit.
Et n'aie pas peur. Je ne reviens jamais sur mes d�cisions.
Armida ?
Oui, avocat ?
Je ne trouve pas mon pull-over bleu. Celui-ci est trop �pais.
Mais le pull-over bleu doit �tre l�. Je l'ai sorti de la lessive hier.
Il est peut-�tre ici.
Courage... fouille mieux.
- Voil�, c'est bon... - Mais avocat, �a na va pas.
- Tu aimes �a, hein ? Tu aimes ... - Oui, j'aime �a ... oui ...
Oui, �a me pla�t...
Vas r�pondre.
Qui est-ce ? Oui, maintenant je le lui dis.
Avocat c'est Alfredo. Il dit que la voiture est pr�te.
Dis-lui que je descends. Je voudrais un caf�, avant de sortir.
- Il dit qu'il descend. Il veut un caf�. - J'en prendrai bien un aussi.
Toujours l'histoire habituelle du pull-over.
- Allez, arr�te ... Arr�te, je te dis ! - Allez.
- Allez, descends maintenant... C'est �a descends ! - Eh bien, c'est beaucoup mieux.
Ce soir ils sortent.
Salut, maman.
Renato, ce jeune homme a tu� sa femme, n'est-ce pas ?
Je ne le sais pas, maman, et m�me si je le savais, je ne pourrais pas te le dire.
�trange... un jeune qui appartient � une si bonne famille...
Tu verras qu'ils vont chercher � le faire passer pour fou.
Bien s�r, ils ont demand� un examen psychiatrique.
- Dans quel journal tu l'as lu ? - Je l'ai devin�.
Mais ce malheureux, tuer sa femme ! Et pourquoi ? Pourquoi ?
- Je ne le sais pas maman. - Ils n'�taient plus d'accord ! Facile !
Comme si je... comme quand je me suis aper�ue que ce type �tait ton p�re...
Et par contre, "pour toi" ! Fini ! Je l'ai plant� ... et basta !
Parce que tu dois encore rabacher cette histoire avec papa ?
Allez ! �a fait si longtemps !
Eh bien le v�rit�, c'est qu'il allait me planter.
- Mais je n'ai jamais pens� � le tuer ! - Il aurait plus manquer que �a.
Pourquoi ? Mon mariage n'�tait pas un mauvais mariage ?
Tu en sais quelque chose, non ?
Mais j'ai trouv� la force de supporter, d'avancer.
Parce que je t'avais ! Mais n'ai-je pas souffert ? Tu ne crois pas ?
Maintenant moins, c'est certain. Je suis vieille maintenant.
Mais je ne lui ai pas pardonn� et ne pardonne jamais, jamais !
- Maman, allez ! - Tu le d�fends toujours. Tu ne l'as pas vraiment connu.
Tu ne m'offres rien ce soir ?
- Pourquoi tu ne me l'as pas dit avant ? Tu as faim ? - Non, je n'ai pas faim.
- Tu ne veux rien ? - Donne-moi un caf�.
- Salut, Maria Teresa ! - Salut, Valeria !
Enfin ! J'ai eu peur de ne pas venir.
Tu vas rester ici jusqu'� demain.
Je t'en prie, ne dis pas non. Nous t'accompagnons.
- Mais oui. Merci, Alfredo. - Avec plaisir.
- Ne me dis pas que tu vas en ville demain. - Pour la charit� !
- Cela signifie que Fabrizio y va. - Non. Et qui lui mettra un fauteuil ?
Alors pourquoi tu m'as fait renvoyer la voiture ?
Parce que... �a fera plaisir � quelqu'un va te raccompagner.
Quelqu'un ? Et qui ?
Qui ? Allons, Maria Teresa... un peu d'imagination.
Tu n'as pas vu sa voiture ? Il y a ton ami Molteni.
Reste tranquille, ce n'est pas un guet-apens.
Il est venu pour des travaux qu'on doit faire � la maison. C'est une simple co�ncidence.
Mais quelle femme es-tu ? Tu sais que j'aime changer, de temps en temps.
- Bonjour, madame. - Bonjour. - Bonjour.
- Salut. - Comme tu as grandi. - Celle-ci papa me l'a offert.
- C'est pour toi. - Allez, va jouer.
- Fabrizio ? Fabrizio ! - Hein ?
Le vent a fait tomber de nouveau la plante grimpante.
- Pourquoi tu ne l'as pas mieux fix�e ? - C'est bon, j'y vais
On n'en finit jamais avec le jardin.
On n'en finit jamais de rien.
Madame, aujourd'hui encore le petit ne veut pas manger.
Pouah, quel bordel... Ces enfants sont tuants.
Ils veulent de l'affection au petit d�jeuner, au go�ter, au d�jeuner...
Je vais vous laisser lire un livre de psychologie...
afin qu'ils comprennent les dangers qu'ils courent.
Excusez-moi, je reviens tout de suite.
Merci.
Pourquoi tu es si nerveuse? Ca t'ennuie de m'avoir trouv� ici ?
Non, pourquoi ? Est-ce que �a devrait ?
- Peut-�tre que �a ne te d�rangera pas de me raccompagner ? - Pourquoi pas ?
Mais tu ne m'as pas r�pondu. Tu sembles inqui�te. Qu'est-ce que tu as ?
Mais rien...
Ou peut-�tre si. Ca doit �tre le temps.
- L'hiver se termine. - Oui.
Je ne comprends pas cette manie de Fabrizio. C'est bizarre, tu ne crois pas ?
Je veux lui demander de m'embaumer aussi.
- Parce que tu veux te faire embaumer ? - Et alors ?
Ah ... quelle belle conversation tu as fait ... le petit d�jeuner est pr�t.
J'aime voir les gens qui s'amusent ...
mais il vaut toujours mieux manger, avant de se faire embaumer.
Voil� ton cochon. Maintenant tu dois faire dodo.
- Quel bon gar�on... - Maman, je ne dors pas.
Et qu'attends-tu ? Couche-toi ... Hein ?
Allonge-toi. Bon... c'est �a.
- Tu vois que tu as sommeil ? - Salut. - Bonne nuit, tr�sor.
- Bonne nuit. - Salut, maman.
- Mais qu'est-ce que tu fais ? - Tu es tr�s belle.
Merci, mais il ne semble pas t'avoir entendu frapper.
En effet je n'ai pas frapp�, j'�tais s�r que tu...
Que je ne dormirai pas ? Tu t'es tromp�.
- Je veux te parler Maria Teresa. - Vraiment maintenant ?
Oui, maintenant et ici.
Valeria m'a dit quelque chose de ta situation.
- Quelle situation ? - La tienne avec Marcello.
- Elle ne devait pas le faire. - Et elle a par contre tr�s bien fait de le faire.
Amour... laisse-moi te regarder.
Comme tu es belle... Je te veux.
- Mais je ne... - Tu ne...? Tu ne veux pas ?
- Ce n'est pas possible. - Pourquoi, mon amour ?
- Je t'aime. - Et Marcello ?
Marcello ? Et tu ne penses pas � toi ?
Cesare, je ne demanderai jamais ni l'annulation ni le divorce. Jamais.
Mon amour...
Je t'en prie, Va-t-en.
- Bonne nuit, amour. - Bonne nuit.
Ce n'�tait pas les voleurs, j'�tais seul, la porte du garage qui battait...
- Porte-le dans la salle bain, sinon tu inondes la pi�ce. - Oui...
Bon... maintenant tu vas dormir tranquille, j'esp�re.
Tu le sais... tu sais quelle heure il est ? Il est 4h du matin.
Avec ces pyjamas toujours les m�mes tu es toujours... le m�me homme.
Molteni est all� dans la chambre de Maria Teresa.
- Est-ce que tu l'as vu ? - Oui. - Est-ce que tu les as espionn�s ? - Oui.
- Bien. - Es-tu moraliste, maintenant ? A quoi penses-tu ?
� rien. Je suis fatigu�, j'ai sommeil.
Je suis compl�tement r�veill�e et c'est � cause de ces deux-l�.
- Je regrette. - Moi non !
Les histoires d'amour des autres me font sentir vivante.
Et gr�ce � Dieu, je le jure � cette heure je n'ai pas fait la pute.
Je suis dans un tunnel, Fabrizio ! Chaque nuit, chaque jour !
Mais comment les autres font-ils ?
Si je pense que ma vie doit se passer ainsi, alors je pr�f�re mourir !
Je ne le veux plus te l'entendre dire, compris ?
Et tu ne dois plus y penser non plus. Tu es belle, jeune...
- Ces choses ne suffisent pas. - Mais que dis-tu ?
Tu as une belle maison, le plus beau mari du monde !
Tu as deux enfants... Qu'est-ce que tu veux de plus ? Hein ?
Fabrizio, non ! Non, ce n'est pas possible !
Je ne sais pas si tu comprends...
Je ne peux pas expliquer, mais crois-moi ou pas ... �a ne r�sout rien.
- Je ne te veux pas ainsi. - Mais, Valeria tout est si beau...
- Beau... et normal. - Alors je d�teste la normalit�.
Si je savais que je serais ainsi toute la vie, je me tuerais.
- Tu es folle. - Ou je te tuerais.
Tu voudrais me tuer ? Pourquoi moi ?
Parce que tu es mon mari. Si je suis d�sesp�r�e, il faut y aller par la force.
Et un jour je pourrais aussi me convaincre...
que �a devra �tre toi qui paie � ma place.
- Les enfants ? Allons-y ! - Je suis pr�te, Mr Fabrizio.
"Monsieur Fabrizio"? C'est quoi ce "Monsieur Fabrizio"?
Nous ne sommes pas tr�s intimes.
Mais cela fait trois semaine que je me d�gonfle devant elle ?
- Est-ce que je l'ai fait mal ? - Non.
Je suis un grand l�che.
Tu penses que petit, quand j'allais chez le dentiste, je ne pleurais jamais.
Ensuite, j'ai eu un peu de courage. Et puis, je l'ai perdu compl�tement..
Pourquoi tu dis �a ? Les choses ce n'est pas entre courage ou l�chet�.
Le fait est que j'ai toujours peur.
Ne me demande pas pourquoi, parce que je n'en sais rien.
Tu veux savoir une chose ?
Quand je vais � la chasse, au moment de tirer je ferme toujours les yeux.
Oui ! Tu le crois pas �a ?
C'est ainsi.
Viens t'asseoir ici un moment et arr�te de commercer avec ce genre de choses.
Arrive.
Tu vois, maintenant, par exemple, j'aurais une grande envie de t'embrasser.
Oui, vraiment, mais je ne le ferai pas. Et pourquoi crois-tu que je ne le ferai pas ?
- Pourquoi je suis un ami de Vittorio ? - On ne parle pas de Vittorio.
- Est-ce tu es vex�e ? - Non, je ne me suis pas vex�e.
Et qu'est-ce qui ne va pas ? Est-ce Vittorio ?
Je n'ai jamais compris Vittorio,, pourtant je le connais assez bien.
Il dit que depuis 10 ans il est s�par� de sa femme, mais il n'a pas demand� le divorce.
- Mais quel divorce ? Vittorio n'a jamais �t� mari�. - Comment �a ?
Non, je l'ai d�couvert par hasard. Il a toujours menti � nous tous. M�me � moi.
Eh bien, �a peut arriver, parfois de mentir sans le vouloir, et puis ...
on n'a plus le courage de dire la v�rit�.
Le courage ... Pendant tant d'ann�es que nous vivons ensemble ...
Ne pleure pas. Tu deviens moche, tu sais ?
En d'autres termes, je lui ai dit clairement quelle �tait mon opinion.
C'est-�-dire, que ce n'est pas un cas de crime...
m�me s'il y a tous les �l�ments pour le suspecter.
"Pour moi", je lui ai dit...
"c'est un accident. Un accident pur et simple".
- Et lui ? - "Lui" qui ? Fabrizio ?
Mais non, le juge ! Qu'est-ce qu'il a signifi� pour Fabrizio ?
Il ne l'a pas dit... "Et alors pourquoi l'avoir d�nonc�"?
Je n'ai d�nonc� personne, soyons clair.
- J'ai simplement fait mon devoir. - C'est �a...
Et qui a t�l�phon� aux carabiniers ?
C'est bon, l'interrogatoire, le juge me l'a d�j� fait...
et ce que j'avais � dire, je lui ai dit, et puis...
Tu as oubli� les contradictions dans lequel Fabrizio est tomb� ?
Je voudrais voir qui ne se serait pas contredit, au moment...
de raconter les faits en d�couvrant sa femme morte l� devant !
Et qu'est-ce que j'ai dit au juge ? C'est �a que je lui ai r�p�t�.
De toute fa�on... est-ce qu'il y a quelque chose de nouveau ?
- L'ihypothermie � 12 heures a �t� r�p�t�e ? - Oui.
Je voudrais y jeter un coup d'oeil. Est-ce que tu m'accompagnes ?
Il y a ta soeur Luigina dans le couloir.
Je dois encore enregistrer ce lot de m�dicaments.
Elle est arriv�e depuis presque une semaine.
Tu es formidable.
Aucune femme ne m'a jamais g�t� comme �a, pas m�me ma femme.
Je les ai achet�s parce qu'elles me plaisaient...
pas pour souligner que tu ne m'as jamais non plus offert une fleur.
Parce que les hommes offrent des fleurs aux femmes.
Qu'est-ce que tu disais de ta femme ?
Oui, ma femme. Je te l'ai dit que je suis mari�, non ?
C'est la premi�re chose que je dis � toutes les femmes.
Mais je suis Lavinia Vittorio, pas "toutes les femmes".
Alors, pourquoi tu le dis pas � ta femme ?
C'est pour �a que tu portes ton alliance ? Pour mieux attraper tes victimes ?
Lavinia, tu es une fille intelligente...
tu ne vas te mettre � me faire une sc�ne de jalousie maintenant ?
Mais pourquoi ? Est-ce que �a te semble une sc�ne de jalousie ?
Tu te trompes, c'est juste... une curiosit� logique.
- F�minine. - F�minine, si tu veux.
De toute fa�on, je me suis s�par� apr�s seulement un an.
Ensuite... �a a �t� comme si j'�tais c�libataire.
Nous sommes rest�s ici seulement trois dans toute la maison...
moi, Rosaria et le jardinier.
Les enfants sont � la villa sur le lac. Elle les a amen�s � Mme Costanza.
Comment faire autrement ? Les pauvres, ils faisaient de la peine...
Surtout Renzo, il a d� s'apercevoir de quelque chose.
Cristina non, elle est encore trop petite.
Mme Costanza �tait ici quand ce journaliste est venu.
Il voulait nous faire l'interview sur le malheur... � nous autres !
Mais Mme Costanza l'a renvoy� d'une mani�re...
- Sais-tu o� j'�tais ? - Non, o� ?
- J'�tais chez le juge. - Toi aussi ?
Oui, en effet, j'ai vu aussi le docteur Conte...
quand il sortait de chez le juge.
Puis ils m'ont interrog�, Morese et ... le fils du buraliste.
- Est-ce que tu le connais ? - Non. J'ai aussi �t� convoqu�.
Qu'est-ce qu'il voudra de moi je ne peux pas vraiment l'imaginer.
- Et qu'est-ce que tu lui as dit ? - Moi ?
Que pourrais-je te dire de nouveau, moi ? Il y avait des corbeaux qu'on chassait l�-bas.
Seul Dieu, � la part eux, sait ce qui est vraiment arriv�.
� la maison il n'y a pas eu de sc�nes ces derniers jours.
- Je l'ai dit au juge. - Et en ce qui concerne les autres jours ?
Eh bien... le juge m'a demand� s'ils s'entendaient.
Et qu'est-ce que j'en sais si ils s'entendaient ?
C'�tait peut-�tre un couple qui s'entendait ?
Je peux passer pour une qui ne sait pas tout sur tout.
De toute fa�on, je lui ai tout racont�...
des disputes et aussi du fait qu'elle le frappait.
Comment �a ? Elle le frappait ?
Fabrizio !
Fabrizio... Fabrizio, s'il te plait !
- Oui ? - Viens ici tout de suite ! - J'arrive.
- Mets-toi � genoux ! - Quoi? - "A genoux", j'ai dit !
- Voil�. - Tu sais que tu m'as mis enceinte une autre fois ?
Tu ne me toucheras plus, je te le jure ! Plus jamais, c'est compris ?
- Amour... - Je ne te le permettrai plus !
- Amour, ne fais pas �a... - Laisse-moi ! Laisse-moi !
Ne me touche pas...
Mais elle l'aimait.
Elle pouvait aussi l'aimer...
m�me s'il l'envoyait en course sans une lire en poche.
Elle le savait, non ? C'est elle qui tenait la caisse, c'est elle qu'il d�cidait tout.
La v�rit�, ma ch�re, c'est que tu ne devrais pas te marier.
Ca finit toujours mal.
Mais il semble riches. Sont-ils faits pour vivre enensemble ?
- Et les pauvres, de leur c�t� ? - De moins en moins.
Beaucoup vivent sans se marier.
Alors, tant que �a dure, d'accord. Et puis ... au revoir et merci.
Elle �tait si bonne Madame Valeria... Quelle malheur �a a �t�, quelle disgr�ce !
Comment �a s'est pass�, � mon avis ? Je ne sais pas, avocat.
Armida appelle-moi madame.
La th�se de la mort de Valeria par accident est digne de confiance.
Je ne serais pas si pessimiste, en l'absence d'un mobile...
Oui, oui, je sais, je suis d'accord, mais c'est fragile.
Non, non, je ne voulais pas dire �a, mais l'un annule l'autre.
Je lui ai dit mon opinion.
Je sais, je suis un t�te un peu l'emp�cheur de tourner en rond, un parent anxieux.
Oui, oui, ne doute pas, avocat, j'ai d�j� parl� � un de la curie.
L'�v�que est indign� contre la justice humaine.
Dieu sait, l� le processus qui a heureusement ferm� les portes...
C'est vraiment le cas de le dire. Oui, oui, fais-le moi savoir.
Bien s�r. Merci. Au revoir.
J'ai fait tout ce que je pouvais faire.
Tu poses une question peut-�tre triviale mais pr�cis�ment...
tu t'attendrais � une r�ponse banale, mais tout aussi pr�cise.
- Est-ce que tu as compris ? - Oui. - Au lieu de cela, tu ne l'obtiens jamais.
- Pourquoi ? Je ne comprends pas. - Je te donne un exemple.
Tu vas en tour pour savoir si le type joue bien au billard ou non, faisons-le.
Il y en a qui dit : "Oui, il joue bien" et un autre dit : "Non"...
et un troisi�me dit peut-�tre :"Assez bien, mais s'il perd s'il est nerveux".
Alors tu dois te demander pourquoi il est nerveux, et quand il est nerveux, c'est souvent...
Toute une s�rie de questions qui correspondent � une s�rie d'hypoth�ses.
Pour un il est nerveux parce qu'il a une maladie du foie...
pour un autre non, il est nerveux parce qu'il s'est disput� avec son beau-fr�re.
Un autre dit qui est nerveux parce qu'au printemps il est toujours nerveux.
Donc, il y a toute une s�rie de questions et une s�rie d'hypoth�ses de r�ponses ...
� partir desquelles tu dois sortir... la v�rit�, c'est tout dire.
Tu sais, j'ai toujours pens� que ton m�tier �tait fascinant.
N'exag�rons pas, et puis, le tien aussi, non ?
Tu ne fais pas d'interrogatoires � tes �l�ves ?
Pas interrogatoires, je dirais interrogations.
Cependant, est-ce que nous pourrions collaborer ?
Toi aussi...
Qu'est-ce que tu trouves ici au service judiciare qui t'int�resse autant ?
Voil�, parce que... parce que cela semble d�nu� de sens.
Un couple heureux... et il tue sa femme.
- Et alors... - Alors ?
Alors... �a devient un crime symbolique.
Il y n'a pas de raisons valables sur le plan personnel...
je veux dire sur le plan priv� de ce couple...
mais il y a peut-�tre des raisons sur le plan social.
C'est le mariage de nos jours qui n'a plus de sens.
Et automatiquement, un crime contre le mariage a un sens.
- Est-ce que je t'ai scandalis� ? - Non, non, tu sembles un peu stricte.
Mais tu es s�re de ne jamais te marier ?
A ta place, je demanderai "Tu es s�r que tu ne voudras jamais m'�pouser" ?
Lidia, s'il te pla�t, je parlais d'une mani�re g�n�rique.
Je sais, je sais, j'�tais en train de plaisanter.
Tu sais, parfois le sens de l'humour me manque et je ne sais m�me pas pourquoi.
- S'il vous plait... - Non.
- Pourquoi pleurais-tu au restaurant ? - Bah, pour rien.
C'�tait une chanson de Mina qui tournait quand j'�tais au lyc�e.
Un gar�on la chantait toujours.
Ah, il y avait un amoureux cach�, alors.
Nous avons fait la derni�re ann�e, nous �tions en classe ensemble.
Pourquoi tu m'en as jamais parl� ?
Parce que c'est une histoire qu'il ne concernait ni toi ni moi.
- Ca le concernait seulement lui. - Et comme �a s'est fini ?
Comment est-ce que �a s'est fini ?
Il n'a m�me pas termin� l'ann�e et est mort dans un accident, juste apr�s P�ques.
Bon, salut, bonne nuit.
Et alors ?
J'�tais l� en train de p�cher, quand j'ai entendu des bruits ...
je me suis tourn� et l� la dame me tenait dans ses bras.
� un moment donn�, il l'a pos�. J'�tais impatient de regarder.
Mais puis j'ai vu qu'elle �tait couverte de sang.
Puis il m'a regard�. J'ai eu peur et je me suis enfui.
Cependant j'�tais tellement retourn�...
et j'ai vu, il l'a prise sous les bras...
et apr�s il l'a train�, en courant...
- Est-ce qu'il vous a vu ? - Il m'a regard�, puis je l'ai vu dispara�tre dans le bois.
Vous pensez qu'il s'est �loign� parce qu'il vous avait vu ?
Je ne le sais pas. Ensuite j'ai entendu un bruit de voiture.
Et vous n'avez pas pens� � avertir quelqu'un ?
Je l'ai dit aux amis du bar, mais ils le savaient d�j� tous.
Mais le fusil et le sac quand les avez-vous vus ?
En revenant en arri�re, apr�s un moment, et puis l�...
j'ai vu l'autre fusil celui avec la lunette.
Mais dis-moi, le stupide Fabrizio...
Quel besoin avait-il, je me demande, d'aller le dire � l'avocat Bellini...
pour un collectionneur consciencieux...
la difficult� ne demeure pas d'embaumer des oiseaux morts...
ainsi que de les tuer dans la r�gle de l'art ?
Imagine Bellini... Peut-�tre que maintenant il pensera aussi que Fabrizio....
Excuse, tu ne sembles pas avoir compromis ?
Au fait, Maria Teresa, ton mari a parl� avec quelqu'un de la curie ?
Oui, avec l'�v�que, je crois. Ils se connaissent depuis longtemps.
- Marcello aurait �t� un pr�tre excellent. - Ah bon ?
Rien Marcello ne parle pas beaucoup mais je sais qu'il l'a fait.
Quant au malheur...
Je suis en s�curit�, tr�s en s�curit� Fabrizio ne l'a pas fait.
D'accord, ils n'y sont pas all�s mais qu'est-ce que �a veut dire ?
Qui ne sait pas battu ? J'�tais avec Giovanni, quand il �tait vivant...
Et toi, avec Marcello... combien de fois ?
Non, non, nous jamais.
Non ? Vous �tes les seuls, vous seriez un couple parfait !
Mais... tous les autres ? Non...
Si chaque couple qui se dispute doit tirer...
il y aurait une guerre civile, tu ne trouves pas ?
Pense que celui l�, l'inquisiteur, il m'a demand� de regarder Piero...
Valeria et Fabrizio, est-ce qu'ils �taient heureux ensemble, est-ce que tu le sais ?
Mais qui est heureux ?
En effet, c'est juste le malheur de se tenir rapproch�s, tu ne trouves pas ?
Ensuite, selon toi, celui qui est vraiment heureux, il le fait ? Il tue ?
- Bonjour. - Le train pour G�nes, s'il vous pla�t.
- Il y a seulement cette valise. - D'accord, monsieur.
J'esp�re que ta m�re se remettra bient�t.
Nous sommes en avance, maintenant il faut attendre une demi-heure. Je te l'avais dit.
Mais tu n'as pas � attendre, tu es rest� gentil. Et puis tu d�testes conduire.
J'ai d� conduire certains jours parce qu'Alfredo a pris cong�.
- Quand est-ce arriv� ? - Juste hier.
Il veut aller travailler � Rome... Qu'est-ce que j'en sais moi ?
Marcello, tu as quelque chose � me dire, pas vrai ? Allez.
- Armida est enceinte. - Enceinte ? - C'est moi.
Oui... moi.
Tu es surprise, bien s�r, pourtant l'explication est simple, non ?
C'est plus facile que de le dire.
Ce que tu penses de nous tu me l'as fait comprendre, n'est-ce pas ?
Tu cherchais une rupture et tu l'as obtenue.
Parfois, les faits les plus mesquins viennent en aide...
et ils r�solvent les situations les plus scabreuses.
Qu'est-ce que tu en penses ? Est-ce que tu me d�testes ?
Je ne pense � rien et je d�teste personne.
Maria Teresa, tu n'as peut-�tre pas compris...
ou tu n'�values pas la gravit� des cons�quences pour tous nous.
Armida attend un enfant ! Le mien !
Cet enfant est le mien et j'entends le reconna�tre.
Je devrai demander l'annulation de notre mariage.
Valence. Gare de Valence.
Tu sais, Terenzi, comme il est pr�f�rable que les beaux beaux crimes soient con�us ?
J'en ai eu un � Sondrio, il y a longtemps...
si parfait, qu'il a fallu trouver une faille
pour comprendre l'ensemble du m�canisme.
Par contre ici tout... tout est normal.
Tout est normal et tout... tous coupables.
Normal que cette pauvresse ait �t� tir�e, vis�e...
Oui, vis�e, parce que l'expertise balistique parle clairement, non ?
Une arme qui s'�chappe et frappe le sol tire vers le haut ...
pas droit, ou horizontalement.
Quel genre d'accident est-ce ? Ensuite, on doit trouver un mobile.
Et qu'est-ce qui vient tout de suite ? La vie de tous les jours.
Je peux refermer le dossier avec �crit dessus "Mobile : la vie".
Elle �tait m�me une �pouse fid�le. Non, il n'y a rien de ce c�t�-l�.
C'est tout ce qu'elle �tait et c'est toi qui a raison...
c'est peut-�tre vague pour en sortir quelque chose.
Peut-�tre qu'il est un minus habens ? Non, c'est une personne intelligente.
C'est un fou ? Pas du tout. Tu ne comprends rien ?
Tu te trouves... face � un accident.
Mais c'est un accident... d�guis� en accident.
- Il y a l� Mme Lavinia Gallo. - Laisse-la entrer. - Je vous en prie.
- Bonjour, madame. - Bonjour.
- Je vous en prie, prenez place. - Bonjour.
Je ne sais pas vraiment si je peux vous �tes utile
Tout ce que pourrais vous dire, je l'ai d�j� dit au docteur Conte.
Oui, en effets... j'ai d�j� eu quelques entretiens avec votre mari.
Le docteur Conte n'est pas mon mari...
seulement dans certains cas �a ne fait aucune diff�rence, oui...
qu'on porte ou non une alliance ?
- Certainement. - Le fait est que... on ne devrait pas se marier.
Vous parlez en g�n�ral ou c'est une allusion au mariage des Sangermano ?
Comment ? Ah, je... non... non.
Je ne fais pas attention � mes mots, ils ne sont pas au bon moment.
- Mais qu'est-ce qu'il a ? Vous semblez troubl�e. - Je me demande ce que vous voulez savoir.
Je t�cherai de le dire, si je le sais. Mais une chose que je peux tout de suite dire...
Fabrizio, s�rement �tait un homme terriblement seul.
Et comment le savez-vous ? Il vous l'a confi� ?
Non. Mais une femme sent ces choses-l�.
Je suis all� quatre ou cinq fois � la villa des Sangermano.
- Je viens juste de le faire. - C'est bon... pourquoi ?
- Mais vous n'�tiez pas l'amie de Valeria ? - Non.
Mais... je ne crois pas qu'elle a dit �a pour porter un jugement sur Valeria.
Ce n'en est pas un, je suis s�re que Fabrizio �tait juste ...
terriblement seul parce qu'autrement...
Dans un mariage, ou aussi dans une simple union...
la solitude... c'est le pire crime, selon moi.
Mon Dieu, combien d'antennes...
Je n'ai pas perdu une retransmission, cet hiver.
Je m'interroge sur le sc�nario. Je sais tout !
Monsieur le juge, �tes-vous mari� ?
Non. Mais pourquoi vous sentez-vous ainsi seule ?
Etiez-vous pr�sente quand Fabrizio Sangermano...
s'est pr�sent� � l'h�pital avec le corps de sa femme ?
Oui.
- Bonjour ! F�licitations, tu es ponctuelle. - Je suis toujours � l'heure !
- Aujourd'hui ton coup de t�l�phone m'a surpris. - Pourquoi ?
Je ne pensais pas te voir avant ce soir.
J'ai laiss� Terenzi au bureau. Il le verra, pour une fois.
- Tu vas bien ? - Quoi ?
- Tu donnes des nouvelles de l'enqu�te, non ? - Top secret. Je ne peux pas en parler.
Je le sais, tu es un juge tr�s conscienceux. O� tu m'emm�nes ?
Manger dehors, � la campagne.
Wow ! Qu'est-ce qu'on f�te aujourd'hui ?
Tout se finit avec des allumettes de cuisine...
C'est incroyable, une patience comme �a ne peut �tre l'oeuvre que d'un chartreux.
- Voil�, monsieur. - Ou un for�at.
- Tu veux faire deux pas ? - Non, assieds-toi une minute.
- Je ne me sens pas vraiment. - Tu as trop mang�, hein ?
Mais tu manques d'estomac comme celui-l�.
- Est-ce que tu es fatigu� ? - Oui.
Au fait, tu ne voudrais pas ... Si on se reposait un peu ?
- Et o� ? - Il y a quelques chambres au-dessus.
Hein ?
Ah, regarde, je ne me repose pas Je voudrai vraiment, mais je vais bien.
Est-ce que tu demandes la chambre ?
Allons l�-haut.
Tu sais, maman tu as gu�ri cette ann�e. C'est tout bon pour nous.
Vraiment, je vais bien, en forme.
Parlons de toi plut�t. Je ne te vois jamais. Comment �a va ? Quoi de neuf ?
- J'ai d�cid� de me marier. - De te marier ?
- Bonjour. - Bonjour, madame.
Voici le docteur Angelini et � c�t� sa soeur.
Pauvre femme ... Elle a �t� boiteuse pendant plus de vingt ans.
Tu ne me demandes pas non plus avec qui je me marie, maman ?
Le nom de la personne qui te saisit est la derni�re chose qui m'int�resse.
Mais qu'est-ce que tu as ?
Tu sais ce que nous avons f�t�, aujourd'hui ? Ma l�chet�.
- La tienne...? - Oui, ma l�chet�.
J'ai dit � ma m�re que je veux t'�pouser.
� ta m�re ? Tu l'as dit � ta m�re avant moi ?
Tu sais, ma m�re a eu une vie difficile, un mariage malheureux...
- Ca arrive ! - C'est une pauvre femme, elle n'a que moi au monde.
Et elle ne veut pas te partager avec quelqu'un d'autre.
Renato, ton mariage je m'en fous, tu sais.
Je ne crois pas au couple, � ce lien r�ciproque...
qui devrait nous rassurer jusqu'� la la mort.
C'est un �cran contre nos faiblesses, nos �checs.
Tu en veux une preuve ? Ta m�re aussi a agi comme si vous �tiez un couple.
Indispensable les uns aux autres ! Et tu vois, le r�sultat ? Deux victimes.
C'est vrai... C'est vrai, Lidia a raison.
- Mais je t'aime. Je t'aime Lidia. - Je t'aime aussi.
Est-ce que tu veux m'�pouser ?
Est-ce qu'on m'a appel�e madame ?
Tu es enceinte de qui ?
- Je ne veux pas parler de ces choses. - De qui ? - L'avocat le sait.
Tu dois me le dire. De qui alors ?
Mais vous saviez qui �tait votre mari ?
C'est impossible. Tu comprends ? C'est impossible.
- Je le sais mieux que quiconque. - Pourtant c'est lui.
Qu'est-ce que tu as ? Est-ce que tu as peur ? Je ne te ferai rien.
- Cependant dis-moi de qui tu es enceinte. - De l'avocat.
- Mais l'avocat est un impuissant! - Laissez-moi, ne me touchez pas !
Ensuite, ne pleure pas. Je t'ai dit que je ne te ferai rien.
Calme-toi, je ne t'accuse de rien du tout. Je sais tr�s bien que l'avocat...
a d� recourir � quelqu'un d'autre pour te mettre dans ces conditions.
- C'�tait Alfredo, pas vrai ? - Non.
Qu'est-ce que tu fais ? Est-ce que tu ne te d�shabilles pas ?
On dira que nous devons le faire cet enfant � l'avocat.
Est-ce que je le garde, crois-tu ? Mais � quoi tu penses du coup ?
Ne fais pas l'idiote. Ce nest pas la premi�re fois que tu te fais baiser.
Et cette fois nous ne devons m�me pas faire attention.
Oui, je vais � la chasse, c'est une ou deux fois que Madame Sangermano...
a organis� une battue pour un groupe d'amis ext�rieur...
Je lui ai donn� un coup de main, je connais le bois et je sais comment d�nicher le gibier.
- Et est-ce que vous n'avez rien entendu ? - Non.
Je les ai seulement vus s'enfoncer dans le bois.
Ils avaient les fusils � l'�paule, ils se tenaient par la main...
- Ils se tenaient par la main ? - Eh, oui.
- C'�tait un beau couple, jeune, riche... - Amoureux.
Ah, �a, c'est un autre discours, je ne sais rien de tout �a.
- Ah! Je me suis foul�e une cheville ! Fabrizio ! - J'arrive !
- Prends-moi dans tes bras. - Voil�...
Est-ce que �a va ? Hein ?
Tu me chatouilles...
- Tu aimes �a ? - Oui. - Je veux faire l'amour ici.
- Allez... - Oui... - Allons jusqu'� la la cabane.
- Je veux faire l'amour ici ! - �coute, je te d�pose.
- Oui, maintenant, ici... je te veux... - Valeria...
Je te veux, Fabrizio ... Ici ... Fabrizio ...
Valeria ! Mais es-tu folle ? Que fais-tu ?
Je te veux... je te veux...
Mais qu'est-ce que c'est ?
�crase-le ! �crase-le Fabrizio ! Tue-le !
- Ce n'est rien Valeria. - Tue-le !
- Allez, mon pote, pars. - Ne me touche pas !
- Mais, Valeria c'est seulement un crapaud. - Ne me touche plus !
- Ne me touche plus, compris ? - Valeria... - Tu me d�go�tes !
Mais pourquoi tu fais �a, Valeria ? D'abord tu me veux et puis tu t'�chappes... pourquoi ?
Pourquoi ? Parce que je suis d�sesp�r�e !
Moi aussi...
- Non, non, pas ici... excuse-moi. Ca va l� ? - Oui, oui, merci.
- Je vous en prie. - Merci.
Terenzi laisse la machine � �crire. Tu verbalises � la main.
Alors, monsieur Sangermano, comme �a se voit, je vous ai content�.
Nous sommes ici, chez vous.
Maintenant, s'il vous pla�t, r�pondez "oui" ou "non" � mes questions.
Monsieur Sangermano, je vous prie de collaborer.
- Avez-vous aim� votre femme ? - Oui.
- Et votre femme vous aimait ? - Oui, j'en suis s�r.
- Votre femme nourrissait quelque rancune � votre �gard ? - Non.
Ou... peut-�tre oui, je ne le sais pas. Apr�s tout, c'est la m�me chose, non ?
Non, ce n'est pas pareil si vous le dites, je dois penser que c'est "oui" ...
qui peut �tre interpr�t� comme un "non", dois-je expliquer ?
Non.
Vous aviez des rapports intimes satisfaisants avec votre femme ?
- Je crois oui... je ne sais pas si les autres... - "Les autres" qui ?
- Eh bien, les choses que font les autres couples. - Ah...
- Avez-vous aim� une autre femme ? - Non.
Etiez-vous fid�le � votre femme ?
Mais pas au d�but. Parce que je n'�tais pas disponible, c'est tout.
- Et vous vouliez l'�tre ? - C'est possible.
Vous jugez votre vie... condamn�e ?
Non, non. Avant Valeria, oui.
Ma vie... elle �tait tr�s triste.
Monsieur Sangermano...
vous vous rendez compte que vous pourriez �tre inculp� de meurtre avec pr�m�ditation ?
Mais �a n'a aucun sens.
Ce qui a un sens, par contre. Le coup est parti droit.
- Qui a dit �a ? - Le fusil l'a dit.
- Quel imb�cile... - Pardon ?
Non, rien. Je parlais au fusil.
vous trouvez quelque chose de tendancieux ou de peu de clair dans mon interrogatoire ?
- Oui. - Quoi ?
On ne m'a pas demand� par exemple, pas une fois si je souffre sans Valeria.
Mais, mon Dieu, monsieur Sangermano...
on ne peut pas exiger que je vous traite comme... comme un veuf !
C'est un homicide pr�m�dit�, jusqu'� preuve du contraire.
De toute fa�on... est-ce que vous souffrez ?
Je ne le sais plus. Je sais qu'elle me manque. Elle me manque terriblement.
- Ma vie est finie, sans Valeria. - Comment pensez-vous survivre ?
- Mais je ne pense pas pouvoir survivre. - Qu'est-ce que �a veut dire ? Vous pensez au suicide ?
Oh, non... j'en n'aurai pas le courage.
- Vous voulez savoir qu'est-ce que je pense continuellement ? - Hum ?
Je cherche quelqu'un qui me parle d'elle. J'y pense toujours.
Vous ne voulez pas collaborer, monsieur Sangermano.
Ce n'est pas le cas, mon client est toujours sous le choc pour le malheur ...
- Qu'est-ce que vous feriez � ma place ? - Moi ?
Je ne pourrais pas �tre jamais � votre place. C'est impossible.
Si nous commettons une faute, ce sera seulement ma faute. Vous voyez ?
Mais bien s�r.
Monsieur Fabrizio faisait tout ce qu'il voulait...
dans les derniers temps il avait d�m�nag� dans une des chambres d'ami.
Il dormait l�...
et il semble qu'il ait tenu sa promesse de ne se plus la toucher.
Ou au moins il a... fait tout son possible pour la tenir.
Rosaria dit que vous n'avez pas toujours r�ussi.
Une nuit je l'ai vu qu'il cherchait � entrer dans la chambre de sa femme.
Cependant elle ne lui a pas ouvert.
Valeria... ouvre-moi... Valeria ?
Sur la table de nuit je laisse toujours un verre d'eau...
parce que si je me r�veille et que j'ai soif...
Mais cette fois je l'avais oubli�.
Il fait chaud, hein ? Cet �t� n'en finit pas.
J'ai une soif � devenir folle. Ca doit �tre quelque chose que j'ai mang�.
Certainement qu'il y n'a pas le moindre courant d'air, cette nuit.
D'un autre c�t�, c'est son heure ...
Viens.
- Non. - Pourquoi ?
Ce n'est pas possible ce soir, il y a de l'orage.
- Qu'est-ce qui est arriv� ? Ils se sont querell�s ? - Presque.
La dame ne veut plus se faire toucher...
Ah... vraiment? Tu n'es pas comme la dame...
Oui...
Je l'ai rencontr�e deux fois, oui.
Je trouve que Marianna c'est une fille fascinante.
- Je suis convaincue que tu seras heureux avec elle. - Tu crois ?
- Merci. - Ce sera une excellente �pouse pour toi.
Tu sais, 9a a �t� quelque chose ... une d�cision soudaine.
Et moi aussi, je vais faire le grand pas.
C'est dr�le...
J'�tais sur le point de te demander d'aller quelques jours � Portofino ...
Vous avezremarqu� que les saisons maintenant �a va �a vient, tu ne crois pas ?
Il y en a une qui ne vient plus. Depuis quelques ann�es, il n'y a plus d'automne.
- Tu m'attends dans la voiture, Terenzsi. - Oui, monsieur.
- Papa, salut ! - Renato !
- Comment vas-tu ? - Bien. Hier j'ai vu ta m�re.
- Et tu ne l'as pas salu�e. - Non, non, elle �tait dans un magasin de tissus
Je m'�tais arr�t� � regarder les vitrines. Tu sais que �a m'a toujours plu.
Ca te pla�t parce qu'il y a des miroirs dans les vitrines.
Dis-moi la v�rit�, Renato. Est-ce que tu me trouves un peu vieilli ?
Tu es toujours un bel homme, si c'est ce que tu veux savoir.
Ta m�re est gravement r�duite avec ce mal, c'est une vieille ratatin�e...
Tu sais, les ann�es qui passent sont encore plus terribles.
Tu as fait un bon choix. Et t�che de rester toujours avec Lidia.
Si vous vieillissez ensemble...
vous ne courrez pas le risque de faire une de ces sales d�couvertes.
- Salut, papa. - Salut, Renato.
Mais l'avocat de Bellini qu'est-ce qu'il est sens� faire ?
Certainement plus qu'a fait le procureur Testa.
Je n'ai pas voulu lui demander quoi que ce soit.
Je m'en serai dout�.
Tu vois, Maria Teresa, je crois qu'il n'y a pas besoin de te dire...
combien nous tous sommes proches en ce moment.
Nous comprenons parfaitement tes sentiments.
Cependant pour ma part, je voudrais ajouter que peut-�tre...
si tu t'�tais confi�e avant, aujourd'hui nous n'en serions pas � ce point.
Et tu que tu t'obstinais � dire que le tien, ton mariage �tait parfait... le seul...
En effet.
Bah, la faute est la n�tre peut-�tre, nous avons voulu le croire...
aussi en sachant que... il n'y a pas de mariages parfaits...
c'est une contradiction de termes.
Nous disons enfin, que le couple est mortel...
parfaitement mortel.
Certainement que vous ne pouviez pas choisir un pire moment, hein ?
D'abord la pauvre Valeria, et puis Fabrizio en prison...
maintenant tu te nous mets aussi...
C'est Marcello qui a demand� l'annulation, pas moi.
En effet.
Il a ajout� une insulte � l'offense qu'il t'a faite...
et il va continuer � le faire jour apr�s jour.
C'�tait juste ce que tu pouvais attendre d'un avocat de la curie.
Et toi maintenant... qu'est-ce que tu vas faire ?
C'est quelque chose que tu n'as pas jamais demand� jusqu'� pr�sent.
J'ai des projets, mais je crois que je les garderai jalousement pour moi seule.
Je m'excuse, le juge Marino aimerait vous voir.
- Tu veux que je t'accompagne ? - Non, non.
Selon toi, qu'est-ce qu'il est venue faire ?
- Il y a peut-�tre du nouveau en vue. - Je ne crois pas. - Nous l'aurions su.
Bonjour.
- Bonjour, monsieur le juge. - Bonjour.
Excusez si j'ai insist� pour vous voir, mais j'ai pens� que cela pourrait vous int�resser...
- Qu'est-ce que c'est ? - Ceci.
Vous �tes venu personnellement pour me remettre �a ?
Je croyais bien avant de le savoir officiellement, vous dire que malheureusement...
Malheureusement cette mort r�sulte d'un cas particuli�rement compliqu�.
Vous en connaissez des simples ?
J'ai r�dig� la sentence d'instruction et je l'ai transmis au minist�re public.
Probablement... on ira au proc�s.
De cette fa�on, pour l'instant vous �tes hors de cette affaire.
- Pour l'instant. - Bien.
Cela me permet de vous demander votre opinion.
Je ne sais pas.
Je ne le sais pas, je crois que personne, pas plus votre petit-fils...
pourrait expliquer ce qui est r�ellement arriv�.
Comment c'est possible ?
Je veux dire ce qui a peut �tre �t�...
un acte volontaire ou quelque chose de semblable � un coup de folie.
ce sont des hypoth�ses contradictoires, monsieur le juge.
Je le sais, je le sais, si �a peut vous r�conforter...
ce sont les termes exacts qui apparaissent dans les actes que j'ai transmis.
O� croyez-vous que cela se terminera ?
Je ne peux pas l'imaginer.
Ils vont essayer de ... d'�tablir...
d'exposer la v�rit�.
Entre temps mon petit-fils doit rester en prison...
pendant que vous cherchez la v�rit�.
C'est �galement probable que votre petit-fils soit coupable.
Quelle sera la sentence, je n'en sais rien. Le tribunal d�cidera.
- Vous croyez en Dieu, monsieur le juge ? - Non, non.
- Est-ce que vous �tes mari� ? - Pas encore.
Le monde devrait seulement �tre habit� par des vieux.
Combien de fatigue en moins...
Excusez-moi si je ne vous raccompagne pas, monsieur le juge. Merci.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.